Monthly Archives: décembre 2011

2011 // Safety Dance

Comme d’habitude, le dernier post de l’année est celui qui résume les… 110 posts et quelques des douze mois précédents. Aucun sujet important. Que du lapidaire, de l’impression flash, l’année du blog en version laconique. Aucun lien. Gras only. Post final.

JANVIER///////////


Scott Pilgrim Versus The World est un film parfait pour nous autres, à n’en pas douter, mais la série de comics est encore plus géniale avec son histoire originale, ses personnages attachant et sa traduction plus qu’impeccable, l’un des plus beaux fil rouge de l’année. Bref, on décuve et on rattrape son retard en se prenant Bioshock et on plonge sous l’océan steampunk et l’idéologie objectiviste. Très très loin de cet esprit culturel, il y a DJ Hero 2 qui embête son monde avec ses succès aux chiffres improbables… dernier jeu d’Activision avant la mise en berne de la franchise Guitar Hero, aujourd’hui en pause. En pause, c’est ce qui caractérise le Velvet Video Burger qui fêtait alors sa première année! Découverte de l’univers Spice And Wolf : son héroïne est réellement sexy mais ça ne va pas plus loin, la faute à un rythme trop soporifique.

Tiens, j’ai également vu un autre film très décevant : Black Rock Shooter. C’était mignon mais cette grande métaphore sur l’amitié n’a pas servi à grand chose, elle promettait pas mal de bonnes choses avec ces prédispositions et ces codes graphiques sympas mais gros pschiiit dans les faits. Attention, un anime est dans les tuyaux! De l’autre coté du spectre, La Traversée du Temps est un film un poil plus posé et réaliste sur la relation avec autrui… et si il envoie l’argument semi-fantastique, lui le fait d’une manière cohérente et touchante!

Minecraft, concept de l’année, est définitivement sur les rails, son créateur empoche des millions et c’est bien mérité vu son investissement dans le jeu. Avant de m’y mettre et de décrocher rapidement, fascination extrême pour les tutoriaux Youtube dédiés. Sur Twitter, un concours débile d’abstinence se lance, le NoFap. Votre serviteur y participe, pète des durites en chemin, on l’y reprendra plus. Heureusement, pour calmer mes ardeurs, il y a le fabuleux Patrick MacGoohan qui gère ses affaires de Prisonnier comme il peut, se barre de l’île comme un chef mais personne n’a toujours rien compris. Dans la catégorie « je rencontre mes lecteurs », j’appelle Petrified Eyes! Tant qu’on parle musique, les Whites Stripes lâchent l’affaire, mais Rolling Blackouts, album angélique, est dans les bacs. Enfin, allons tous voir Arrietty au cinéma, tiquer sur les même détails mais kiffer malgré tout.

L’expression de l’année.

/FEVRIER///////////


Ca commence à chauffer en Égypte, le printemps arabe s’amorce… mais ici, bien au chaud, tout va bien. Les partiels sont passés, on déballe quelques bons jeux : Sonic Colours, plutôt mignon mais un poil décevant de par un certain sens de la répétitivité dans le level design… et il n’a pas de particularité, sans être réellement mauvais. Encore plus « controversé », il y a Final Fantasy XIII, ce fameux jeu en ligne droite qui « ne devient bon qu’après 20 heures » – si vous voulez mon avis, ça se tolère tout à fait. En attendant sa suite, un an plus tard….

*fap* Oups, perdu, troisième. De toute façon, y’avait pas d’enjeux. Hey, bonjour Kirox! Le J-Truc se lance dans le Let’s Play et je fais la rencontre de l’un de ses rédacteurs via des circonstances un peu honteuses. D’ailleurs, je dois l’avouer, je développe un fétiche extrêmement étrange pour Tout le monde veut prendre sa place, je me prends d’affection pour les champions qui durent, je perds du temps pour mater leurs performances, etc. Etrange, je vous dit.

« Ce mec, Hope, est présenté dès le début comme un lâche, fils à maman, socialement barré, émo, etc. Mais dès qu’un combat commence, il sort littéralement un boomerang de ses fesses et rejoint la rixte! COOL TA CONTINUITE »

« a part aman sa lui faiser de l’effet il bander » Quelque part sur internet, quelqu’un écrit des fanfics débiles sur Justin Bieber et nous on est là pour le lire et se désoler. Dans les plaisirs coupables, toujours, le Royal Rumble se déroule, c’est le triomphe du mauvais goût, dixit les commentateurs à propos du gagnant. Twitter, toujours : c’est le Kafuuday, le jour de l’optimisme béant. Dédé Manoukian danse avec les stars, je m’engueule sur Internet avec le claviériste de Freezepop, la Rom de Mario Maso me donne des boutons et Enter The Void est un objet étrange, un peu anxiogène et super branleur, passé son générique hypnotisant. Dommage pour un film de deux heures trente. Sur Nolife, on fait juter les Magnéton et au Nicaragua, on lance Survivor Redemption Island, quatrième tentative pour M. Mariano, il aura enfin sa victoire. Ca ferait bien rire ce cher Yathzee de Zero Punctuation, découverte critique de l’année, ses vidéos hebdomadaires dégrossissant un jeu vidéo en cinq minutes sont fascinantes et assez géniales et verbeuses dans leur genre. A voir!

En fin de mois, on accumule toutes les cérémonies du genre : les Césars où Sara Forestier chope le melon en direct, les Oscars qu’on ne voit pas parce qu’on dort lors de la diffusion en direct, puis on se rendort devant la rediffusion parce que c’est à mourir, mais les Gérards du Cinéma sont là pour rehausser le niveau avec une remise hilarante. Décidément, c’est le mois du fap! Culturellement parlant, il y a le live at Donnington d’ACDC pour faire un peu sérieux dans tout ça.

//MARS//////////


Ne soyons pas trop optimistes tout de même, ce n’est pas fini : l’heure n’est pas aux gateaux, Gameblog contre la blogosphère, ce n’est valorisant pour personne, au suivant. Top Chef, par exemple, c’est bien plus fun avec son Cyril Lignac qui descend son assiette comme personne.

Tremblement de terre en provenance du Japon : Pokémon Noir et Blanc débarque en Europe! Et oui, rappelons-le, cette cinquième génération est extrêmement encourageante dans son approche, ses petites tentatives de renouveau, son bon chara-design et ses quelques musiques étonnamment catchy qui sortent du lot. Bon, évidemment, il y a aussi le véritable tremblement de terre et le désastre nucléaire à Fukushima mais le traitement de l’information n’est pas très glorieux, ici.

Ne paniquez pas, chers amis, Nolife est sauvée. « On va enfin pouvoir faire de la merde! » Carglass non plus ne connaît pas la crise et continue de nous bombarder avec son armée de robots-changeurs-de-pare-brise, découverte d’Heavy Rain sur Youtube pour tenter de comprendre, un an plus tard, ce haro lancé à David Cage. La réponse n’est évidemment pas dans le jeu. True Grit au cinéma : des flingues, Jeff Bridges et une sacrée gamine. Coming Out est un album qui n’enchante pas grand chose et lololol Carré Viip. La qualité télévisuelle va trop loin dans l’auto-parodie, ça ne prends pas. En parlant de la haute, Ezio Auditore connaît tout le monde : de Michel Ange à Machiavel – mais passé son intro poussive, Assassin’s Creed Brotherhood est un jeu prenant, en plus d’être une bonne alternative au Monopoly. La 3DS sort, loupe la marche, n’envoie aucun jeu acceptable dans son line-up : la démarche de Nintendo est plus qu’étrange… et personnellement, j’attends toujours.

Salon du livre – n’oubliez pas qu’en 2012, le Japon est à l’honneur! Découverte très tardive de la saga Professeur Layton : ce n’est pas aussi fascinant que ça pouvait en avoir l’air, cette ambiance maronnasse et cette esthétique vieillotte ne joue pas vraiment en sa faveur. Je reçois Arez pour Mario Maso, lui podcaste, moi, je bois son Mars Liquide, ce n’est pas sale. The Go! Team fait un concert mémorable à Paris, merci aux Inrocks pour supporter ce genre de soirées de qualité. Enfin, diplomatie : après la Diurne Epitanime, tout Bulle Japon pionce à la maison.

///AVRIL////////


Pour le premier avril, je fais semblant de kiffer K-On, j’habille le blog aux couleurs de Michel Sardou (ca aura au moins fait rire une personne) et Youtube passe en mode 1911. Un nouveau challenger apparaît dans le microcosme parisien du jeu vidéo : Barre de Vie, honorable travail collectif, ouvre et lancera, peut être, des carrières. Au cinéma, Sucker Punch intrigue : étonnante collection de plans barrés à l’extrême, quelques tableaux presque fétichisés, un film rendu au ralenti et une bande son composée de reprises qui déchirent : à voir. Petit week-end dans le Calavados. Atchoum!

Au retour, c’est la Formpring Fever : Anonymous se déchaîne et je me retrouve à contribuer à la dinguerie générale en fournissant plus de mille réponses en trois mois. Ca, c’était avant qu’Anon nous montre son côté obscur… L’AMV ENFER est définitivement sur les rails, son montage commence – avec, un amas hallucinant de petites contrariétés techniques, vous n’avez pas idée. Bon, tout le monde en est dingue, mais je n’ai pas réussi à dépasser le premier épisode de Doctor Who. Je ne doute pas de la qualité de cette série mais une approche chronologique n’était peut être pas la bonne… et pour rester dans le registre qualitatif des séries, diffusion de Twin Peaks sur Arte.

Déferlement de qualité dans la Japanimation : d’une part, nous avons Bakuman, manga de plus en plus prenant – parce qu’il est dense, posé, relativement réaliste… et juste fantastiquement agréable à lire. De l’autre, nous avons Panty and Stocking with Gaterbelt, véritable pétage de câble orchestré par Gainax. Archi vulgaire – dans le spectre adulte du terme, mais à se pisser dessus. Une suite serait terriblement appréciée. Lectures un peu moins réjouissantes : The World God Only Knows n’apporte pas grand chose avec son amas de clichés – fut-ils assumés – et l’adaptation manga de Phoenix Wright ne valait pas la peine.

Traquenard Désinvolte, tortionnaire de l’année, débarque dans Mario Maso et se prends une Santos Y Major dans les dents, ça fait un bien fou. On peut aussi allumer son poste pour mater Pékin Express : si vous aimez voir un sosie de Dave pagayer dans le vide en hurlant « J’arrive, mon César! » pendant que son co-équipier se noie, c’est pour vous. Ubuesque.

////MAI///////


Oups, Ben Laden a lui aussi glissé sur une peau de banane, décidément. Ici, c’est la désinvolture à son meilleur, ça fait du montage, ça prépare les enjeux de fin d’année, ça twitte n’importe quoi en cours de grammaire… mais heureusement, Portal 2 est là pour tous nous sauver. Heureusement bien plus long et toujours aussi équilibré, ce jeu témoigne d’un humour noir toujours aussi efficace – du quick and dirty, presque sitôt oublié, dans l’espace, dans l’espace.

Il est sorti fin Janvier mais ce n’est que maintenant que je met la main sur You Don’t Know Jack – jeu de trivia américain, fabuleusement bien écrit, Game OF The Year immédiat si on raisonne en rapport qualité/prix/amibion. (Et la boucle sonore de la question 7 me fait grimper aux rideaux)

On se lance dans la jungle des IRL parisiennes entre grosses légumes (hi hi) – première Unrelated. Bienvenue dans le royaume des gens qui ont dix fois plus de followers! Ego, toujours, je n’ai strictement pas le temps de blogger et j’invite donc à mes lecteurs de le faire pour moi, ce qui m’aura donné trois textes sympas, je le referais sans aucun doute. Soirée Simon Pegg – le combo Shaun Of The Dead et Hot Fuzz me fait découvrir un gonze jusque là complètement inconnu, et me prouve que j’aurais du mater ça depuis bien plus longtemps. Réalisés par Edgar Wright, montage nerveux, one-liners du feu de Dieu, etc.

Découverte de The Office US et c’est une rare preuve qu’une série comique peut devenir encore plus drôle au fil du temps – et éviter de facto le vieillissement. Pas mal et casting all-stars!

Les possesseurs de PS3 peuvent ronger leur frein : le PSN est mort, vive le PSN. Bien sûr, en attendant, on peut aussi jouer à L.A. Noire : incomparable aux productions Rockstar récentes, le jeu est moins animiste, plus linéaire et dirigiste, trop facile et pas décontracté pour un sou… mais le travail d’écriture est réel et l’animation des visages, élément essentiel du gameplay, est épatante.

Mémorable soirée d’Eurovision : rétrospectivement, je n’aurais jamais cru que j’aurais pu voter par SMS pour un truc pareil, encore moins pour la Moldavie. Je suis certain que vous êtes incapables de vous souvenir des gagnants! C’est officiel, DSK est un héros national, je lui lève mon verre. C’est parti pour une implosion d’égo : je suis sélectionné pour les Golden Blogs Awards de Total Manga, l’Epitanime démarre, la projection de l’AMV ENFER est rassurante au possible, tout le monde passe un bon moment, tout va bien dans le meilleur des mondes… et j’obtiens enfin une signature de Marcus, micro-fantasme qui courrait depuis une décennie. Pour l’asso Epita, c’est un peu le début des problèmes qui s’amorce… nous, on va voir Les Rois de la Suède en concert, accompagné du gratin qui entoure le duo. Mémorable, encore, toujours… puis c’est déjà l’heure des partiels. On peut se consoler en lisant Black Adventures, le comic délicieusement crétin basé sur Pokémon B/N, où mater Robot Chicken en mangeant des céréales Trésor ce qui est, j’en convient, très adulte. La série, elle, est tout aussi croustillante et c’est bien normal – c’est Seth Green qui s’en ocuppe.

/////JUIN//////


TERREUR : LE CONCOMBRE TUE. Le mariage princier aussi. Autant d’évènements qu’il n’est pas évident d’ignorer quand l’ère des marronniers commence – le moment est tout trouvé pour mater un doux navet : Very Bad Trip 2 est, supposément, bien plus cool si on a pas vu le premier, l’effet de surprise devenant alors inexistant. Enfin, Bradley Cooper en chemise ouverte et lunettes de Soleil. ~

Le quart d’heure de gloire arrive : l’AMV ENFER – Troll No More est finalisé, il accuse d’une bonne réception, gros soulagement pour ce qui représente le plus gros travail filé de cette année scolaire. A part une sombre histoire de spoiler, les gens aiment, y’aura-t-il une suite? Hé bien… nous verrons, c’est en chantier autre part. Fin de la success story pour le Visiteur du Futur qui a pu s’offrir une deuxième saison, plus décousue, moins constante mais toujours aussi drôle… et avec plus de moyens. Yayifications!

Hystérie collective : l’E3 démarre. Ubisoft présente du prometteur mais tape dans une présentation trop barrée, Nintendo continue de nous vendre du rêve sans rien montrer, Sony s’étale, Microsoft vit dans son monde, on a actuellement toujours pas plus de détails sur la fameuse Wii U. Les autres se lancent dans le concours du plus grand viol de la convention de Genêve avec une avalanche de teasers où les otages ne survivent pas.

Drame collectif, encore : la folie des petits poneys touche définitivement la toile. La série animée touche un public moins jeune que prévu avec sa belle animation et ses personnages rigolos mais, avouons-le… ça reste une série destinée aux moins de six ans, d’où le malaise. En revanche, c’est une belle source mémétique! Rattrapage, toujours : Batman, Arkham Asylum présenté comme jeu de l’année 2009, est effectivement très sympa et une excellente ouverture vers le monde de Gotham… dommage qu’il soit si raide et qu’il donne un peu mal au crâne.

C’est déjà les vacances, c’est parti pour jouer au globe-trotter : départ en grandes pompes à Londres pour tâter un peu du snobisme anglais et pour écouter la garde royale interpréter « Day Tripper », ce qui est symboliquement étrange. On rentre? Pas le temps de respirer, on retourne directement à coté, à Cork, en Irlande. Surréalisme total quand nous nous retrouvons en pleine nuit, devant la petite scène locale à siroter des bières devant le sketch le plus pourri de tout les temps. Au moins, on aura découvert l’orchestre d’hommes-orchestre. Ego, toujours, les chiffres symboliques tombent : 3 ans de blogging, 400è post en vidéo, et genre, Peter Falk casse sa pipe? C’est complètement inacceptable!

La presse vidéoludique commence à rejoindre cet état d’esprit (Yellow Media glisse sur une peau de banane) et justement, de l’autre coté de la Manche, Edge et Games continuent à coexister tout en offrant un très joli travail de maquette et d’esthétisme, tout en offrant deux approches aussi différentes que qualitatives. Gideon Gordon Graves est un connard, les Kaisers Chiefs sortent un nouvel album dont on peut choisir les pistes et Kaiji, cet impayable trublion, se fourre dans des périls toujours plus surréalistes sans jamais savoir s’arrêter. Anime qui noie le poisson dans des dimensions encore inexplorées mais qui capte terriblement l’attention.

//////JUILLET/////


Oh oui, L2 enfin validée. Pas trop tôt… et c’est déjà la Japan Expo? Bonne convention, toujours moult trucs à voir et à découvrir, l’aspect « jeux vidéo » y fleurit tant bien que mal et l’endroit est optimal pour, disons, se faire tripoter où donner des frites au fessier de son voisin. GBA : deuxième; hold up d’un joli trophée symbolique, grande joie après une compétition nourrie au sang et aux larmes.

Découverte de la très stakhanoviste chaîne Video Games Awesome : le boss, sa copine, deux péons derrière le canapé, tous prennent un jeu et font 15 heures de Let’s Play dessus, étrangement fascinant. Kirox revient et il n’est pas content : fin de Mario Maso, troisième mouture… et découverte d’un podcast très barré et bien plus facile à écouter/mater pendant les vacances puisque son enregistrement se termine souvent vers trois heures du matin : Captain Web est dans la place. La fièvre du podcast commence à atteindre le microcosme de l’Internet…

De mon coté, je sacrifie mes yeux et mes doigts pour Child Of Eden – belle tentative pour ressusciter l’esprit « Rez » avec un autre rail shooter très psychédélique. Court, très difficile, très joli, assez fascinant mais pas assez précis avec Kinect. Full Metal Alchemist voir son dernier manga publié, six ans après les débuts de Kurokawa, une bonne occasion pour se mettre à Brotherhood et se laisser porter par son excellente histoire… et constater que l’anime original veillit, hé oui, déjà.

Autre fin d’une autre époque : adaptation de la fin d’Harry Potter au cinéma (et en avant première 3D gratuite comme le dernier des parvenus, s’il vous plaît) et c’est évidemment décevant, mais comment bien adapté un livre pareil? Oups, une peau de banane glisse sur Amy Whinehouse. Faut le faire.

Globetrotteur – épisode 2, cette fois à travers la France : d’abord dans le Doubs, invité dans une ancienne saline, puis à Angers, une semaine à se faire démonter sur Mario Party, ce qui est assez scandaleux. Sinon, Onion Movie est un film rigolo parce qu’il fait des blagues doucement limite… et, soudainement, implosion des Ragecomics sur « notre » web, tout le monde adopte la joie des Pokerface.jpg et des «Not Bad ». Pourquoi pas, hé.

Un an après, retour à ce cher John Marston qui se réveille dans un monde zombifié et qui se voit obligé de sauver, encore une fois, le monde… en pyjama. Ouais, Undead Nightmare est une extension rigolote mais un peu trop courte. Black Butler continue son petit bonhomme de chemin et s’enfonce toujours plus loin dans la glauquerie. Ca lui va bien! Enfin, la publication française de Soul Eater publie ENFIN du canon frais et ça fait un bien fou… surtout quand ça coïncide au moment où le manga devient vraiment bien dessiné.

///////AOUT/////


Mince! Cars 2 était sensé ne pas être terrible, et il s’en sort en étant franchement pas mal. Attention, parce que coté critique, ça commence à moins faire illusion. Sa morale est étrange : même le plus péqueneaud et crétin des types peut séduire une belle nana. Ah bon? Tournage en lousedé d’une Sagadaytay avec Kirox : 4 à 3 sur You Don’t Know Jack, dans ta face!

Globe-trotter, troisième : c’est parti pour un tour du sud de l’Islande, dans des conditions passionnantes mais qui strictement rien à voir avec l’état d’esprit de cette page : je ne saurais pas comment rendre cette semaine à crapahuter dans la nature fascinante. Le pays, lui, l’était, assez inoubliable, même. On revient en France pour se la couler douce dans le sud, comme chaque année, hé oui.

Pendant ce temps! Ano Hana est un anime qui s’oublie vite, très vite, je n’ai pas trouvé d’impact émotionnel derrière, droppé au quatrième épisode. Genshiken lui, traite d’un sujet infiniment intéressant… mais il est terriblement laid et mal animé ; une expression s’impose, what the fuck? Enfin un peu de séries, avec Mad Men, plongée assez passionnante dans un univers qui ne fait pas du tout envie, surtout si vous êtes physiquement capable d’avoir du sable vous-savez-où.

Maria Holic Alive! Continue parfaitement l’esprit instauré dans sa première saison (à savoir beaucoup de pas grand chose mais avec un certain sens de la distraction luxueuse) et anime les derniers chapitres publiés par la maison d’édition Tokyopop qui vient aussi de glisser sur une peau de banane. « Pop », toujours, c’est une demi-douzaine de personnes qui glissent sur une autre peau de banane (grosse hécatombe bananière cette année) au festival Pukkelpop qui a du mal à ne pas voir mourir ses festivaliers/artistes… cette fois, c’est l’extrême mauvais temps qui est en cause. Lecture du début de la saga Hunger Games. Heu… c’est une saga pour ados et ça se voit. Vraiment. Beaucoup.

Ho oui, pour continuer dans la fière tradition estivalière, matage d’une nouvelle saison d’Higurashi. La dernière, puisque l’ensemble qui vient de sortir en OAV est en train de causer des vagues d’étranglement chez les fans. Comme toujours, l’été se termine musicalement avec le festival Rock En Seine avec sa programmation plus qu’agréable : Foo Fighters, My Chemical Romance, The Horrors, Arctic Monkeys, etc. Pour finir un mois extrêmement dense, on revient sur le fauteuil de gamer et on joue à Bastion, très bel objet dématérialisé qui allie parfaitement gameplay et narration. Top. Masterchef (l’émission) est de retour dans le business, Sébastien Demorand s’est transformé en lycéen choupi. Bon, sinon, le nouvel album des Red Hot est tout à fait correct, même sans Frusciante, voilà.

////////SEPTEMBRE///


REVOLUTION SUR L’INTERNET, je me barre d’Over Blog pour m’installer sur un joyeux domaine en .fr auto hébergé. C’est plus classe, mais tout est à refaire, c’est encore loin d’être fini, et ça ne le sera probablement jamais. Redline enthousiaste les foules, mais si, vous savez, ce film d’animation sur… une course, quelque chose du genre? C’est en to-do list.

Les gens hashtag #lesgens, expression totalement bad boy et trois point zéro pour désigner les petits emmerdeurs du quotidien, c’est cool. Go go go à Arcade Street, la nouvelle salle … d’Arcade Parisienne ouverte depuis… plus d’un an! Hey, deux étages de fun à bas prix, il y a même une bat-cave où on peut se dépenser sur DDR, c’est de toute beauté. Folie dépensière, c’est parti : achat d’Insanely Twisted Shadow Planet, l’autre jeu dématérialisé de l’année. Comme disait Nolife, il serait sorti il y a deux ans, tout le monde aurait cru voir la Vierge. Renouveau de la fiction Française? Inutile de lever ce trop précieux bouclier pour Platane mais oui, il y a quelque chose, un bon esprit, ils sont sur la bonne voie, c’est bien. C’était avec Eric Judor et ça défonçait pas mal de murs, dont le quatrième, régulièrement. Est-ce qu’on peut dire la même chose de The Civilisation Blaster? Naaaaah… au moins, les tomes sont archi-épais, ce qui est toujours agréable mais l’histoire se perd un peu en conjonctures, on ne sait pas trop ce que ça veut dire et où ça va, c’est un peu embêtant (hmm, sorcière sexy) – Nevermind a 20 ans. Je préfère me dire que c’était ça la bande son de ma naissance, au lieu, disons, de la Zouka Dance.

« Et là, Concombre en était déjà à 3625 mots. Il savait que personne n’allait atteindre cette ligne de texte. A quoi bon continuer? » Si ma vie était celle d’Alan Wake, je me serais bouché les oreilles depuis longtemps – une narration omniprésente n’est peut être nécessaire que si elle n’invoque pas tout ce qu’on est déjà en train de voir… pour le reste, bonne ambiance, combats pas terrible, bons DLC. A bas prix, ça le fait. En revanche, Drive : San Francisco est, lui, un excellent, excellent jeu. Impossible de lui trouver des défauts : fun, bien écrit, bien dosé, pas trop dur, bon multi… et ce n’était pas vraiment sensé être le cas. Bien joué, c’est une recommandation personnelle. R.E.M. Glisse sur une peau de banane… mais sur une note positive cette fois, tant mieux. Une compilation finale vient de paraître, je vous la recommande tout autant.

Christophe Hondelatte sort un album dans lequel on peut trouver le sublime « Docteur House ». Il évite la peau de banane de peu et ça me fait encore rigoler, honnêtement, j’ai une obsession malsaine avec ce morceau. Tiens, malsain – la transition est toute trouvée, le Violongay fait un comeback remarqué sur les planches grâce à sa super intervention chez Madame Coucoune. Mémorable. Enfin, nous étions sensés aller au festiblog mais on a préféré picoler à la place, hé oui.

/////////OCTOBRE//


Quoi, c’est DEJA la rentrée? Genre, que trois mois et demi de vacances? Bon, fini de rire, on ne peut plus mesure nos Klout. Je le rappelle, c’est cette nouvelle unité de valeur de l’influence, basée sur des rations mystérieux. D’ailleurs, tant qu’on est dans le concours de zguegues, une atroce guerre de podcasteurs éclate. C’est un crime sans victime mais certains y laissent des plumes : à commencer par Cortex, un crétin lambda qui n’a pas compris qu’insulter tout le monde devant une caméra n’était pas une bonne idée, surtout quand on affront la terrible ligue des gens qui se filment en gros plan sur plan large avec des gros titres en blanc derrière. Ha, vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à Steve Jobs. Hé oui…

Bon, consolons nous. D’une part, il y a d’autres hommes sur terre, dont ce qui semble être le beau gosse de l’année, Ryan Gosling, mastodonte monolithique dans Drive – film très étrange et baroque qui plait beaucoup à la presse snob. On peut le retrouver dans Les Marches du Pouvoir et Crazy Stupid Love. C’était un peu son année, quoi.

Ca y est, certains otaques nous prouvent qu’ils se traitent comme de la bouse : arouhi.fr entre dans la suite logique d’une vague de créations de tumblr-bêtisiers, sauf que celui est à l’image des créateurs : trop obscur pour être compréhensible, trop ciblé, trop règlement de comptes passif, donc inutile. Space Channel 5 part 2 débarque enfin sur le XBLA apprès des bazillions d’années d’attente, hnng. Haut, droite, haut, droite, chu chu chu. C’est la fête du slip, je suis invité dans l’émission mensuelle Respawn. L’occasion de se pencher un peu plus sur le très intense travail fourni par l’équipe Radio01.net – la question demeure : ces bonnes âmes arrivent-elles à avoir une vie en dehors du boulot? J’espère pour eux! On revient chez Canard PC qui obtient un supplément Consoles, ce qui permettra peut être à de bons rédacteurs de sortir du chômage, ce qui serait une double bonne action.

« Ja, ich bin melomane !» Et vous? De mon coté, je découvre les deux albums des Silversun Pickups et je dois avouer que c’est assez formidable si on aime la musique éthérée ou exagérément bruyante. Mirrai Nikki trouve sa conclusion… et nous, on cherche désespérément du sens dans tout ça mais dans l’ensemble, c’était fort et c’était bien.

ALLEZ VIENS. ON EST BIEN BIEN BIEN BIEN BIEN. REGARDE TOUT CE QU’ON PEUT FAIRE. C’EST GENIAL NON?

Bon, Coldplay sort un nouvel album, il est toujours aussi cohérent mais il y aura des gens pour crier au plagiat et à la musique neuneu, on s’en fout. Tintin sort enfin au cinéma et c’est une très très bonne surprise – qui justifie la 3D, pour la première fois. Ce film cultive quelque chose pour les effets de loupe, de lumière, de perspective, c’est un régal technique, l’adaptation est top, il y a même une blague zoophile sortie de nulle part, tout y est. C’est l’heure du Paris Games Week! Le quinzième événement où j’ai la chance de ne pas sortir le porte-monnaie est cool mais il ne concerne que des jeux qui sortent les deux semaines suivante ce qui est un peu hors de mon champ de compréhension. Des gens fêtent Halloween, moi j’ai la chance de mettre la main sur Sonic Generations une semaine en avance, de le finir en un jour et de le compléter en sept. Le Sonic Cycle est brisé, oui… mais il n’apporte rien de nouveau, évidemment. C’est une question de balancement… et ça n’en reste pas moins un bon jeu, et un bon Sonic!

//////////NOVEMBRE/


La fête des morts est un moment bien choisi pour jouer à The Binding of Isaac, jeu archi glauque fait pas la team Super Meat Boy. Son secret? Une construction faite autour d’une excellente replay value… mais y jouer seul dans le noir n’est peut être pas une excellente idée. Le Teaser de GTA V est dans les tuyaux et… pas plus d’infos à prévoir avant quelque temps.

Est-ce que les films Eden Of The East valent le coup? Honnêtement, non. Trop… c’est terrible à dire, peut être un peu injuste, mais trop chiants. Ils n’apportent rien à l’anime de base qui, lui, est à voir.
Kyan Khojandi est le nouveau maître de l’internet français : Bref est la nouvelle micro-série à la mode et elle le mérite, avec ses sujets universels et son montage archi-speed. C’est pas comme si la concurrence était rude… mais ça fait un bien fou.

Fin du parcours Forum Thalie pour moi, à ce stade, je n’allais plus servir à grand chose. Houkago Play est un « gag manga » sympathique relatant l’histoire d’un gamer se faisant maltraiter par une gameuse tsundere. Le parfait résumé de mon année, quoi… et tant qu’on est dans l’esprit « feel good », Kurokwa réédite les Yotsuba, à raison d’un tome par mois. Tout le monde aime cette série, et ça se comprends : tout sauf prise de tête, les aventures d’une gamine ayant littéralement une cervelle d’oiseau… c’est dans ce registre que les gens peuvent aimer K-On, je suppose.

Mode étrange : une vidéo japoniaisante sur nos RER franciliens provoque une vague de « personnifications » de nos transports en commun adorés : ce sont les RER-Tan. La créativité, c’est la vie! Ca se complête bien avec le Haikuday, tout aussi spontané et arbitraire.

Golden Blogs Awards, deuxième. Ce n’est pas la même chose, cette fois, c’est à la Mairie de Paris, vraie cérémonie avec tout le tremblement et sa batterie de bloggeuses mode, beuark. Mario Maso reprends (encore!) Time Out est un film avec un terrible potentiel pas génialement exploité, bizarre pour Andrew Niccol… Contagion, lui, est plus posé, mais manque un peu d’enjeu pour une bande qui zigouille un centième de la planète. Deux films intéressants en soi.

Rayman Origins sort enfin. Le nouveau messie de la plate-forme : terriblement beau, bien animé, d’une difficulté suprenante, il n’a pas de réel défaut. Sa durée de vie est même plus qu’acceptable, il ne manque que le jeu en ligne! Enfin, début de visionnage de Code Geass, plus grande illustration hi-tech de l’ascenseur social… une relecture du Paysan Parvenu, avec des méchas quoi.

///////////DECEMBRE~


Et enfin… mettons nous à Mawaru Penguindrum, unanimement qualifié comme l’un des meilleurs animes de l’année. Effectivement, son postulat est intriguant, dommage qu’il s’enferme immédiatement dans une sorte de routine moins sensée… à voir avec la suite! Colourful, lui, est un film à se tirer une balle, et pour cause, c’est son sujet principal. Encore une bande distribuée dans quatre salles à travers la France, la boucle est bouclée. Le Commandant fait son passage local, marque sa trace de putasserie et met en chantier l’AMV ENFER 2 (Nom Provisoire) – et, de mon coté, petit catch-up série. Dexter ne progresse pas d’un iota, Weeds traverse des phases de qualité comme des passages un peu honteux où la série devient une parodie d’elle même… mais le dernier épisode en date aurait pu faire une excellente conclusion. Tout le monde à le nez rivé sur 9gag et il est effectivement peu évident de s’en défaire…

Vous avez le swag? Toujours dans cette série de néologisme, celui-là est particulièrement malin, espérons qu’il ne devienne pas relou. Mission Impossible : Ghost Protocol au cinéma – particulièrement fun, avec plein de Simon Pegg dedans, formidable. VoxMakers s’ouvre avec pour ambition de devenir « le That Guy With The Glasses français » ; je suis personellement très sceptique mais je suis sûr qu’ils vont me prouver le contraire. Nos amis Poulpe et Davy laisse tomber On Va Loler Sur Vos Tombes pour le Golden Show et font des vannes à base de gens qui sautent par des fenêtres. C’est chou!

« J’espère que ce vote te donneras un million de raisons de sourire! »

Sophie Clarke remporte Survivor South Pacific, une fille intelligente, posée et mon cheval de course, de surcroît… dans une saison passionnante où Jésus à plus de visibilité que certains candidats. Un pronostic qui aboutit enfin, cool! Exposition GameStory au grand palais : attendre dans le froid vaut la peine puisqu’à l’intérieur, c’est une rétrospective intelligente et très portée sur l’interactivité – une expo fort honnête, dans tout les sens du terme. Noël approche, habituels Gérards de la Télévision avec des hommes nus, nus, nus, regardez! Nostalgie sur le XBLA : Beyond Good & Evil, joli jeu d’aventure créé par Michel Ancel, rien de révolutionnaire mais que du classique bien exploité… puis Sonic CD, objet un peu perdu dans l’histoire du rétro-gaming, avouns-le, les niveaux manquent pas mal de personnalité.

… puis l’habituelle moisson du sapin est là. Skyrim, Skylard Sword, Fallout New Vegas, Assassin’s Creed Revelations… terminons tout ça en allant voir Cabaret pour nous rappeller une bonne fois pour toutes qu’il serait temps d’arrêter de faire des blagues sur les nazis dans les vidéos commentées. Ha, et La Petite Amie de Minami est un one-shot choupi se terminant bizarrement très mal, d’où un certain malaise. Enfin, mon dernier conseil : ne reproduisez pas les vidéos d’Epic Meal Time.

Maintenant, les choses sérieuses commencent! Année du diplôme, année des concours, les grandes manoeuvres et les grandes décisions vont affluer. Soyez sages. Bon réveillon.

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Mario Maso 4×03

Je n’aimerais vraiment pas poster un truc juste pour le plaisir de vous souhaiter un joyeux Noël parce que ce serait un peu créééééétin de valoriser chaque chiffre rond de posts après MAIS il se trouve que j’ai un épisode de Mario Maso qui tombe pile à cette date, quel hasard! Vous y retrouverez une vieille connaissance de l’Internet et votre serviteur blasé – l’ensemble donne une certaine saveur Muppet Show dont vous saurez vous délecter, j’en suis sûr. J’en connais qui vont bientôt avoir les tympans bouillis tant leurs oreilles vont siffler – et vous, de votre côté, pourrez jouer au grand jeu à boire du « rappelons-le ».

Vraiment, qu’ils sont blasés les gens dans la vidéo là, ils sont pourtant jeunes, fougueux, actuellement accompagnés, ils leur faudrait une bonne guerre.

« Et tout ces petits chocs, je conduirais ma dynamo imaginaire »

Hey, très bonnes fêtes de fin d’années à vous. Je n’écrirais pas toutes ces bêtises pour rien si je n’y prenais pas un certain plaisir, j’espère que le votre est toujours intact. On se retrouve pour le traditionnel résumé de l’année – ou un peu avant pour un dossier spécial, si j’ai le temps. En attendant, faites gaffe à vos genoux.

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Reality sucks

(Un lieu super culturel est caché dans ce post, sauras-tu le retrouver?)

Dans la catégorie « Je n’ai pas grand chose à dire mais je vais quand même tenter ma chance »

Je voulais, pour le dernier post non « mécanique » – comprenez ni fil rouge, ni « traditionnel » faire un dossier bien débile sur un sujet qui ne l’est pas moins mais les échéances de l’exposition Game Story me forcent un peu à en parler maintenant. La sortie faussement culturelle liée au Jeu Vidéo de fin décembre à l’air de devenir une sorte de tradition et cette année, c’est cette expo qui s’y collait. Petit état des lieux!

Ouaip, ça a fait le tour des médias, des magazines spécialisés et le tour des bouches de chroniqueurs-cools de talk-show généralistes, le jeu vidéo (pluriel : Jeux Vidéo – « vidéo » reste, jusqu’à preuve du contraire, un concept invariable) s’invite au Grand Palais, lieu éminemment symbolique dans la capitale puisque grand étendard de sophistication artistique – ça ne veut peut être pas dire grand chose mais la symbolique est là : un truc à priori sans sex-appeal pour le péquin moyen se retrouve dans l’un des lieux d’exposition les plus classe qui soit, c’est dit. Une excellente initiative appuyée par la fabuleuse collection de M05, véritable petit trésor mémoriel… et encore, pas évident de parler d’histoire quand on ne brosse qu’une trentaine d’années. Ca pose quelques problèmatiques : comment exposer un support aussi barré que le jeu vidéo? Je ne vais m’engager dans un grand discours sur la place du vidéoludisme dans l’art – ce n’est qu’une question de long terme et ça reste, avant tout, une industrie, donc attendons encore quelques décennies avant de considérer ça – mais si vous êtes intéressés par cette ouverture du jeu dans le monde de l’art (ou aller au même endroit par dépit pour tester la très prometteuse expo sur les… manèges?) il faut vraiment vous presser : l’exposition ferme le 9 Janvier!

Je n’avais qu’une seule crainte en allant voir ceci (première incursion tardive au Grand Palais) – et c’est enrayé dès l’affiche. On pouvait peut être redouter une certaine condescendance envers le sujet principal, comme si l’expo s’adressait au « grand public » en le prenant par la main, ton paternaliste et trop inutilement « explicatif » à l’appui. Rien que cette image montre qu’elle s’adresse à tous, en n’hésitant pas à faire péter les références plus ou moins pointues (vous remarquerez l’omniprésence des personnages Sega ; et une tentacule) mais force est de constater que le public était franchement hétérogène – entre les gamins venus avec leurs parents&co, les jeunes trentenaires venus se faire une petite dose de nostalgie et les autres, en plein milieu, toujours en train de jouer et de constater cette évolution. Il y a évidemment quelques péquins ouvert d’esprit mais ne vous attendez pas trop à ce que « la haute » aille y poser les pieds spontanément – de toute façon, l’expo semble rentabiliser, avoir son public et plaire suffisamment à ceux qui y mettent les pieds, donc tout le monde est gagnant.

C’est donc avec Amo que nous déboulâmes en face du petit Palais en sortant de la sainte ligne 1 et voilà pour vous une première leçon de vie salvatrice – soit vous réservez, soit vous prenez un autre pull car l’exposition possède une capacité assez limitée. Les gens sortent et font donc rentrer d’autres gens… mais dehors, il fait froid et à l’intérieur il y a toutes ces bornes à essayer – l’équation est simple et le résultat est fatal pour vous : on reste dehors un certain temps – un mètre de file d’attente équivaut à une demi-heure, plus ou moins. Attention à vos doigts, ils vont tomber si vous ne venez pas au bon moment – ou si vous osez les mitaines. Bref, une fois le portique de sécurité passé et quand vous aurez prouvé que vous n’êtes pas là pour reproduire la première mission de Ghost Protocol, vous voilà lâché dans l’arêne pour vous lancer dans la petite galerie H du palais et faire un joyeux aller-retour avant de récupérer vos affaires que vous aurez déposé gratuitement (hiiiiiiîîîîîiiiii)

L’occasion est là pour jouer à une multitude jeux cultes, plus ou moins connus. Alex Kid, Contra, GoldenEye, Pac Man, Layton etc etc… jusqu’à Child of Eden jouable en Kinect, conclusion et ouverture à l’ensemble… tout en contournant quelques raccourcis de supports – les organisateurs ne sont pas des super-héros et ont du, de temps en temps, faire appel à des versions démos ou zigzagger un peu entre les supports originaux –  et admirer quelques objets rattachés à certains de ces univers. Que dire d’autre?

C’est avant tout une approche chronologique de l’histoire – son début, du moins – du jeu vidéo, du début des années 70 à aujourd’hui. Le bazar divise son approche en trois tableaux : les oscilloscopes, les gros pixels et la haute définition (il est évident que je dégrossis à mort mais vous comprendrez l’idée) l’idée étant de progresser – et ne s’embarrasse pas d’artifices ou d’animations superflues – ce n’est pas une convention ou un évènement live, ne vous attendez pas à voir Marcus débarquer pour signer des T-Shirt (bon, il préface un bouquin de la boutique et en écrit un autre MAIS) mais juste une progression très, très, trèèèès verbeuse pour illustrer tel ou tel exemple ou propos. Une bonne occasion pour parler du ton de l’exposition : n’oubliez pas qu’on s’adresse ici à tout le monde et qu’il y aura toujours un propos qui fera tiquer n’importer quel mec un tant soit peu « pointu » ou passionné par son sujet. Je ne sais pas, personellement, si Rayman peut être qualifié de kawai mais passons… l’exposition consiste en une succession de bornes d’essai, toujours accompagné d’un petit texte factuel. L’ensemble brasse large : de l’Odyssey des tout débuts, en passant par la Dreamcast et la 64 pour arriver sur un PC connecté à World Of Warcraft… difficile d’imaginer toute ces machinerie de fils planqués quelque part dans ces grosses boiboites. Pourtant, c’est là tout l’intérêt du truc – l’appellation de « musée » est tout à fait légitime grâce à l’impressionnante masse de matos fournie par M05. Toutes les consoles y sont, bien conservées et tout à fait fonctionnelle. On ne peut pas évidemment jouer à tout (j’aurais adoré pouvoir tester les jeux crétins de l’Odyssey et pouvoir singer ainsi l’Angry Video Game Nerd) mais la grand majorité des consoles est tangible et cette galerie est véritablement une petite capsule temporelle.

Je dois admettre que l’expo n’est pas organisée par des novices qui ne savent rien sur le sujet – la variété des jeux choisis est vraiment impressionnante, que ce soit une histoire de nationalités, de studios… ou de tranches d’âges visées! Un gamin n’aura aucun mal à jouer a Alone In The Dark, GTA III ou cette borne très mystérieuse de ce fameux FPS en ligne des années 2000 qui fait mourir les jeunes – mais qui y joue? Probablement le plus grand mystère d’une salle d’expo depuis le piano de l’expo John Lennon qui répondait tout seul! Il n’y a pas de point focal, pas de préférences envers tel ou tel major du genre, on y trouve une véritable palette de supports. On pourrait reprocher une vision un peu sur/sous exploitée de telle ou telle période mais ça remet quelques pendules à l’heure – jouer à Sonic Adventure vous rappelle subitement que ça datait bien avant la PS2 et toute son apogée, et oui. Si vous pensiez que les jeux d’aujourd’hui avaient déjà ce faciès en 2005, ce sera une bonne occasion de jouer à Resident Evil sur Gamecube et de piger que les choses évoluent depuis toujours… avant de se lâcher sur la borne DDR où sur Donkey Konga. En revanche, on pourrait reprocher un manque de « regard périphérique » on pourrait peut être avoir droit à un peu plus d’accessoire farfelus ou de bornes qui pensent un peu en dehors du simple écran. Tout les accessoires du genre sont du dernier siècle et son ainsi cantonnés à rester derrière une vitrine mais hé, si vous voulez jouer au Visual Boy de Nintendo, il vous suffit de visiter n’importe quelle convention otaku parisienne. Enfin, détail génial : le toit de l’Expo est un pong géant. Qu’on dirige avec une manette Xbox. Le temps de piger qu’on peut diriger ce rectangle blanc qu’on voit gigoter depuis le début… grande idée! L’approche « méta » prouve aussi que le jeu est traité comme n’importe quel autre support et n’hésite pas les rapprochements plus ou moins farfelus avec certains films, etc.

Bref, riche initiative, bonne manière de sortir en alliant lieu classe et passion, tout ça mâtiné d’un bon sens de l’interactivité. Les gars, la prochaine fois, n’hésitez pas à accentuer le petit travail sur le son déjà présent – l’histoire de la musique dans les jeux est encore autre chose et mériterait d’être plus exploité. En tout cas, c’est une bonne idée de sortie!

Enfin, petit paragraphe sur la boutique qui ravira les férus de beaux bouquins – vous saurez aisément faire la différence entre les goodies un peu inutiles au prix exorbitant – mais ça peut être, d’une manière simple de choper des Pix’N Love qu’il vous manquerait (on peut accéder à la boutique avant de passer le contrôle) ou de choper de beaux et bons bouquins, massifs et plutot chers, comme n’importe quel beau livre acheté à la fin d’une expo. L’ouvrage éponyme remplit bien son contrat malgré son handicap évident (jusqu’à preuve du contraire on ne peut pas jouer à Tetris sur un bouquin) et je vous recommande particulièrement le bouquin rouge où l’on trouve une plante carnivore de Mario – ça peut faire un cadeau de Noël assez original. Game Story – le livre – va dans le sens de l’expo et dépasse simplement l’approche « ludique » en alignant un énoooooorme amas de texte en l’illustrant de fort belle manière, comme un Edge géant de quatre cent pages… et en invoquant des exemples bien plus culturels que les jeux vidéo et en brassant un spectre formidablement large. Plus instructif que l’expo en elle même, c’est un must-have qui, honnêtement ne vous apprendra pas grand chose à toi, le gamer archi calé… mais pense à ton comparse né un peu plus tard, ou au casual gamer qui sommeille. En gros, si vous n’avez pas le temps ou l’envie, rien que la boutique peut être un bon argument d’autorité, pour vous ou quelqu’un d’autre.

Bon sang, je me sens tellement Pierre Bellemare, pour le coup.

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Problèmes de la fac

Ceci un est hommage gentil, lui même rendant déjà hommage au fameux même des « First World Problem », ces petits machins futiles de sales gosses riches sur lesquels on ne peut pas s’empêcher de râler. Je vous rassure, ce post n’a pas vocation à voir son existence rappelée toutes les cinq minutes sur Twitter.

– Voir son diplôme invalidé parce qu’on a pas rendu ses livres de bibliothèque à temps

– Remodeler l’intégralité de son emploi du temps parce qu’un prof a oublié qu’il assurait un créneau tôt le matin

– Constater qu’aux partiels, le dernier rang est un endroit stratégique pour mater des informations sur son Smartphone pendant que tu déchiffres ta langue morte

– « Toi même tu sais »

– Lancer un concours de bites général sur le rendu des copies, se persuader d’en rendre une bonne et prendre un air suffisant, comprendre que celle de tes camarades est deux voire trois plus longue

– Garder un sérieux impérial en cours tout en consultant les derniers RageComics. Pimenter les choses en prenant la parole

– Voir de plus en plus de potes abandonner ta filière pour se lancer dans l’Administration

– Remonter le temps

– Être pris pour une bille par ses profs (« Alors, vous connaissez Proust? »)

– Être surestimé par ses profs (« J’imagine que vous avez lu La Prisonnière »?)

– Se vanter de son attitude bluffeuse devant le corps professoral et lui demander une recommandation immédiatement après

– Vouloir s’acheter une canette entre deux cours, n’avoir que 70 centimes

– Placer « méta », « topos » et « prospective » dans chacune de tes copies depuis trois ans

– « Mais si, l’équivalent Latin de la Pythie, la Cyprine »

– Finir un exposé, s’attendre à des applaudissements. Ha non, tu n’es plus en prépa

– Se voir attribuer un partiel un Samedi soir en pleine semaine banalisée

– LE SECRÉTARIAT

– Sécher un cours pour aller voir un film pas terrible

– Constater la guerre froide et l’occupation mutuelle entre les étudiants de Droit et de Lettres dans la Bibliothèque

– Vérifier que son professeur vient effectivement de dire une bêtise improbable sur les dates de deux auteurs. Ne rien dire parce qu’il est connu et parle bien

– Trouver une citation sans aucun sens sur sa table. La retrouver vingt centimètres après, sur sa table. Sur la table d’à coté. Sur le mur derrière. Dans les toilettes.

– Ne pas pouvoir regarder le trailer du prochain grand jeu vidéo attendu parce qu’on est en cours (et le faire quand même)

– Choper le cancer en accompagnant les pauses clopes de tes petits camarades

– Représenter le tiers de la gent masculine de ta promotion. Constater qu’un deuxième tiers n’est jamais là

– L’ascenseur est en panne!

– Arriver d’une heure en retard à un cours de deux heures parce que, la nuit précédente, tu as pris du bon temps. Personne ne bronche. Tu reçois une bonne note, le prof te félicite et tu recommenceras la semaine d’après

– Constater une pointe d’absentéisme et comprendre que c’est à cause du meeting NPA, de l’autre coté du campus

Ça ne veut RIEN dire. Ça ne vaut pas la superbe citation sur Jay-Lo qui a son propre groupe Facebook, han

– Vouloir faire du sport. Devoir prendre un abonnement. Devoir prendre un deuxième abonnement. Devoir acheter son matériel. Acheter un panini à la cafétéria

– « Des recommandations professionnelles? »

– Ne strictement rien faire pendant un cours clé. Constater que le prof vous aime bien et vous a dressé une liste de lectures optionnelles importantes. Culpabiliser

– Être obligé de rester bosser parce que quelqu’un a eu des tendances suicidaires un peu trop concrètes ce jour là, sur les rails

– Traverser le manque d’envie, le mauvais temps, les retards de la RATP et les chutes de météorite pour comprendre que son seul cours de la journée est annulé et que l’info ne t’ai pas parvenu. Refaire le même scénario la semaine d’après, c’était encore prévu

– Être le quinzième a aller faire la petite commission en plein cours. Être celui qu’on accuse d’aller faire une pause cigarette

– Cultiver un complexe d’infériorité envers tes compatriotes en grandes écoles. Se rabattre sur les autres, en école d’informatique

– Manquer de batterie sur son portable alors qu’il reste encore une heure d’exposés

– Ne plus avoir son sandwich préféré au stand de la gare

– Voir qu’en cours, personne ne consulte le même site distrayant (9gag, Facebook, Twitter, Gmail, Tv Tropes, Le Monde, Youporn)

– Croiser des démarcheurs à l’entée du campus. Faire le petit malin. « Mais non, elle met un stérilet, nous ne sommes pas intéressés »

– Tomber d’un air gêné sur le même maboule à l’air vaguement clochard de soixante ans, qui fait probablement sa deuxième année depuis vingt, et qui te considères comme étant son meilleur pote parce que tu lui as répondu un jour

– « Nan, mais là je me suis vraiment chié dessus » – 14/20 – « Hey, là j’ai bossé, je suis fier de moi » – 7/20 –

– Finir un devoir le jour même entre quatre et six heures du matin. S’indigner devant les filles qui réclament de le rendre le soir

– Lire 300 pages d’un bouquin pour adolescents en deux jours. Faire durer 1000 pages de Tolstoï sur un an

– Faire de la morphologie en Ancien Français, devoir valider le deuxième en faisant le premier, serrer les dents

– Le derby contre les philosophes

Ahah, celui là, je te le pique.

– Être soudainement très fier parce qu’on est venu travailler les cinq jours de la semaine d’affilées

– Soupirer devant sa camarade qui joue ouvertement à Skyrim en plein TD. Lancer Minecraft

– Devoir faire son inscription administrative dans un immeuble qui n’existe pas

– Être accro aux interventions-surprise de l’UNEF

– Remplir d’interminables dossiers pour son avenir, associer immédiatement ce concept au diplôme préparé, rire jaune

– Constater que vous êtes lu

Je vous jure, ça bosse dur sinon.

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#Ladrogue

 « Rayman n’a jamais été un héros d’un grand jeu d’un calibre de Mario ou Donkey Kong Country. Ne pas le reconnaître serait au mieux, faire preuve de mauvaise foi ou, au pire, un manque de discernement inquiétant. A notre sens, sa réputation est assez surfaite (…) »

STOOOOOP. Temps mort. Je ne sais pas qui a écrit ce test sur Nolife mais il doit lui manquer un élément de compréhension pour sortir un truc aussi aberrant. C’est impossible de raisonner comme ça. Ne serait-ce qu’évoquer les deux premiers jeux, sortis quelque part autour de 1995 et 1999, c’est parler de deux moutures assez différentes mais terriblement volontaires dans leur démarches, animistes, créatifs à en mourir, le top du top de la plate-forme, rétrospectivement. Animation, gameplay, musique impeccable… et encore, c’est ignorer la sortie de Rayman 3 en 2003 (le jour où ça fera dix ans, en février 2013, ça fera vraiment mal.) Rayman 3, c’était surtout un humour à couteaux tirés et une belle succession de tableaux. Ca sort bientôt sur le XBLA et j’en ferais probablement un rétro post.

Et soudainement, Rayman Origins sort il y a un petit mois. Je ne vous ferais pas l’historique (Pix N Love le fait très bien, honnêtement) Disons sporadiquement que la création de la mascotte et du jeu originel ont été fédérateurs pour le studio ET la place du jeu vidéo français dans le marché mondial, je rigole pas. Rayman, pour les béotiens, est une mascotte créée sans bras ni jambes – ce qui, d’une part, lui donne un certain charme et a lancé une petite mode qu’on voit là et là. (J’ai un fétiche inexpliqué pour l’absence de membres, et non, ce n’est pas de l’acrotomophilie beuargh) et d’autre part c’était un moyen ingénieux pour faciliter l’animation du personnage. Bon, de 2006 à aujourd’hui, Montreuil nous a pondu un opus des Lapins Crétins chaque année (ce qui revient un manger un oeuf Kinder de Pâques géant tout les jours pendant cinq jours ; la première fois, c’était très savoureux) et l’E3 2009 nous fait soudainement la promo de ce retour aux sources qui avait l’air de déchirer. Un jeu animé en 2D, jouables à plusieurs, présenté comme le premier titre qui mériterait ENFIN le titre du « c’est comme un dessin animé »? Waah, il en aura fallu du temps et des grandes décisions pour le voir en boîte. C’est à peine moins bandant que dans les premier teasers. D’abord sensé se vendre en épisodes en dématérialisé, quelque chose a du refroidir Ubi Casablanca et Montréal dans le processus. Sonic 4? Non, probablement pas… mais le stand alone n’était peut être pas le choix le plus judicieux puisque Rayman Origins se vends mal, très mal. Aucune idée des chiffres français mais cela n’a évidemment pas beaucoup de sex appeal aux USA… et c’est, pour une fois, vraiment injuste. Il aura eu la malchance de sortir dans l’un des mois les plus vidéoludiquement chargés depuis, facilement, quelques années. (Rayman et Sonic dans le même mois, pour moi et d’autres fans, c’est byzance. Conceptuellement byzance tant l’émotion est forte derrière ces deux GRANDS noms.)

En tout cas, il est bien là, avec son édition collector peu chère (pute borgne cong baiser Fanny) et sympathique car l’OST est plus qu’agréable, le petit livret d’artworks est drôle et bien fichu. Je reviendrais sur la zique – mais maintenant, révolution, Rayman Origins est un jeu de PLATES FORMES. Un vrai de vrai comme on n’en fait plus depuis bezef (sorti en boîte, en tout cas) car honnêtement, quel est le dernier bon gros die-and-retry que vous avez parcouru ces cinq dernières années sur un grand écran, hein? Les vraies questions! Origins, c’est ça. Une carte du monde, une demi-douzaine d’univers différents et roulez jeunesse pour une soixantaine de niveaux qui peuvent, en étant doué, se traverser en une, deux ou trois minutes. Bon, le fait est que ça ne va pas se passer comme ça, la première fois, tout du moins. Mais attention! Je sors de mon schéma de déroulement habituel! Si je ne change pas ça, l’univers implose!

Pourtant, le scénario, il n’y a pas grand chose à dire. Il est débile, rigolo, un gros prétexte qui sert de vitrine : Rayman et ses potes DORMENT TROP BRUYAMMENT, CE QUI ROMPT L’EQUILIBRE DE L’UNIVERS – je sort d’une séance prolongée d’études de textes médiévaux et je dois vous avouer que ce n’est pas très différent – le boss final (qu’on voyait me semble-t-il depuis le tout premier trailer,  ne fait même pas partie du gameplay de base, il est optionnel) bref tout ça est un peu inutile mais reste une bonne porte ouverte au moteur tout frais, Ubi Framework, qui anime le jeu. Voilà, je vais le dire maintenant, c’est bien animé, très bien animé, vraiment très très très bien animé. Terriblement. Les personnages bougent le plus naturellement du monde, ont des mouvements archi-fluides, il n’y a pas une seconde de ralenti ou la moindre saccade, c’est un foutu délice. Si il n’y avait que ça – c’est un jeu sublime. Pas beau comme les fonds de Final Fantasy XIII qu’on voit sans pouvoir toucher – là, tout est nuancé, comme un beau dessin Photoshop perpétuellement animé, avec des fonds chargés sans péter les yeux ; Tout ça avec un gros sens du détail. Il faut le voir pour le croire, comme ces pubs crétines pour Blanco Vanish, le doublage débile en moins. Effets de lumière, d’ombre, d’eau, de clair/oscur – il manque qu’un niveau en noir et blanc ou en 3D (durp di derp) pour compléter un tableau vraiment, réellement valorisant. Là aussi, on pourrait râler sur les niveaux qui n’existent pas mais hé, ce serait un poil branleur. Et dieu sait si je ne suis pas… wait –

Donc donc donc donc. Plate-forme pure : le but du jeu est d’arriver au point B en fonçant vers la droite et ignorant la masse d’ennemis qui semble ne pas accepter votre existence dans cet univers fantastique. Comme dans Rayman 1, l’objectif secondaire est la complétion de médaillon et de différents paramètres : finir le bazar sans checkpoint et un temps (très) serré (ça c’est, de mon coté, joué à la seconde prêt sur une bonne demi-douzaine de niveaux – mais hey, les stages sont excellemment faits pour pouvoir faire tel saut, telle course sur une grande distance en rebondissant sur X ou Y. C’est bien fait, quoi. Ces médaillons se remplissent avec des cages, comme le premier jeu, sensé se passer « après » celui là (ce qui impliquerait une mentalité étonnante de Rayman envers son propre look pff) – une en fin de niveau, deux, toujours planquées quelque part où il y a un interstice suspect. Ouais, elles sont mal planquées mais raisonner autrement aurait été une singularité quantique, on va donc largement pardonner pour ça.

Non, la véritable difficulté, c’est la gestion des Lums. Quand même rares dans Rayman 2 (souvenez vous du millième planqué) ils sont ici noooombreux. Et toujours là pour vous frustrer : un triple quota détermine en fin de niveau si vous gagnez une, deux cages… ou une médaille. Et ça, les gars, pour ça va falloir trimer comme des champions et assimiler quelques principes pas forcément très intuitifs, on vous laisse un peu vous démerder avec ça. Des lums, il y en a partout, mais ils se planquent « sous » les plateformes (saut-fessier pour toutes les déloger d’un coup) et des vagues apparaissent de temps en temps. En gros, il faut faire les bonnes « séquences », la bonne série de mouvements, comme un bac de gymnastique! Encore plus si vous chopez un « Roi Lums » qui, pendant dix secondes, double le quota ramassé. En gros, des machins importants à collecter si vous avez cette folie de la COMPLÉTION. Ce mot existe à peine, c’est génial, regarde tout ce qu’on peut faire. Donc, attendez vous à moult suicides pour recommencer un partie d’un niveau afin de le « perfectionner ».

Au final, quid de la difficulté? Heeeeey, pas si donnée que ça. Oui, au début, c’est un peu donné. Ca se complique très gentiment au fil des mondes et des acquisitions de pouvoirs – courir sur les murs, rétrécir, planer, le stuff habituel – si on considère une dose tout les septennats comme une habitude – et soudainement, le jeu devient moins tolérant. Puis, passé le « premier round » du jeu, on sent qu’on monte d’un cran. Et soudainement… le dernier monde, le temps de deux-trois niveaux, vous VIOLE. Sans demander pardon – ce n’est pas d’une difficulté herculéenne mais ça demande quand même un minimum de bagage en plate-formes. La difficulté dans ce contexte, c’est quoi? Pas nécessairement plus d’ennemis mais placés a des endroits plus difficiles, plus tordus. Il y a même la Lande aux Esprits Frappés, niveau bonus mais tellement ultime tant chaque saut, chaque obstacle agit comme un tutorial… pour les gens qui maîtriseraient le jeu. Comme le niveau Elite 4 dans l’école de Théophile, quoi, hum hum. D’ailleurs, pour accèder à cet ultime niveau, il va falloir s’investir dans un long processus…

Parce qu’heureusement, il n’y a pas de niveaux seulement « classiques » – on y trouve deux autres machins ; les stages à dos de moustique (Moskito donc, pour les vrais) où vous dézinguez tout ce qui bouge, des vagues intelligentes, bien fichues et qui transpirent le bon sens et la bôôôôtée. Mémorable… mais pas autant que les niveaux « coffre au trésor » où vous devez poursuivre une boîte sur pattes, le temps d’une ou deux minutes, dans un scrolling forcé et toujours très peu évident – une véritable chorégraphie qu’il va falloir apprendre ; si certaines vous poseront aucun problème, certaines (la quatrième, la dernière) vont ramasser vos dents maiiiis c’est tellement hypnotisant. Ne serait-ce que regarder ces séquences est un énorme plaisir pour les yeux – je met l’emphase sur le chorégraphié – c’est comparable à la séquence un peu dingue dans les marchés de Tintin.

Il est intéressant de noter que l’emphase a longtemps été mise sur l’hypothétique mode multi du jeu – je craignais qu’il soit omniprésent, presque nécessaire… d’autant plus que le monde Online… est quelque part entre le triangle des Bermudes et le boson de Higgs – nulle part. Dommaaaaaage. De toutes manières, c’est du « bonjour/au revoir » – on peut se co/déconnecter n’importe quand avec le joueur principal, qui sera le seul à gagner des succès/trophés. Vilénie ! M’en fout, j’ai pas trois amis moi. Enfin, jamais en même temps. C’est arrivé deux fois dans ma vie, quoi.

Histoire d’y trouver des défauts – et putain ce que je me force – Rayman a beau être maniable, il souffre de petites imprécisions qui ne seront éliminatoires que si vous visez les hi-scores – hitboxes peu précises, sauts pas toujours très calibrés, un accident est si vite arrivé… surtout dans les derniers niveaux qui demanderont un nombre assez éloquent d’essais. Enfin – vous serez peut être plus doués.

Et merde, la musique. J’ai acheté la version collector parce que j’accordais une confiance strictement aveugle à cet aspect du jeu. Banco – c’est démentiel. Habile mélange de chants yaourt, de guimbarde, de yuku, ça vous évoquera nécessairement LocoRoco – mais c’est unique en son genre, CA TUE. CA ME DONNE DES ENVIES D’EXCLAMATIONS. Allez sur Youtube, tapez Rayman Origins Soundtrack et hop – j’aime ce concept de chants choupi-mimi de lums qui font « glou glou glou » en feignant la noyade. C’est réellement indescriptible – je tiens à une bonne bande son et là, ma joie est grande sur ce point. C’est pourquoi je conseille de vous délester de cinq pauvres euros pour ça, ça vaut le coup.

Easy. J’ai pas grand chose à dire sur ce jeu, il n’a pas de réel défaut. Peut être une répétitivité très minime dans son gameplay qui, malgré tout, se renouvelle au minimum en balancant les mécanismes bien connus du genre. Le jeu est pas génial mais il représente tout ce qu’on attendait de lui – il est réellement très bon. J’abuse de cet adverbe mais c’est ce qui caractérise Rayman Origins : plus d’humour mais un énorme travail d’ambiance, d’animation, c’est parfait dans le genre – si pauvre et oublié de la plateformes. Je l’ai complété, c’était un très grand plaisir, des DLCs seraient vraiment les bienvenus mais allez-y, boostez-moi les ventes de ce jeu injustement noyé sous la vague d’autres bons jeux. Tout aussi bon, juste bien plus original – parce cette resucée-hommage était, en comparaison, mieux foutue que Sonic Generations – et c’est pas comme si on parlait du bas du panier – si votre timeline de jeux de plate-forme dinguos s’est arrêtée à Little Big Planet, voilà enfin votre nouveau jeu. Bonne nouvelle, on peut aussi se mettre des baffes entre amis.

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