Monthly Archives: novembre 2011

Pas de rapport

ALERTE ROSE BARIOLÉE. POST MANGAS.

DENIS APPROUVE.

Voilà, je pourrais tomber dans la déchéance du catch-up alors je vais quand même le faire, en presque moins de dix lignes. Soul Eater 17 est plus-que-cool. Toujours plus loin dans la dinguerie et, expression pompeuse mais si plaisante à utiliser, inventivité formelle. Quelques pistes marrantes et finement bourrées de fanservice – ça sent l’arc à rallonge mais au moins, c’est du bon, c’est du frais, c’est presque excitant, j’ai envie de dire, tellement à propos avec un raccourci scénaristique qui… inverse le sexe de la moitié du casting? C’est du bon, mangez-en et Kurokawa nous fait même la pépite de sortir le dix-huitième dans un mois… avec plus que deux ou trois tomes de mou. (Mais ouais, retour du fanservice gratuit et de la schizophrénie de ton, Ohkubo n’est qu’un sale gosse) C’est pour ça que le les aime et que j’achète Yotsuba - inutile de faire une critique d’un univers inconnu et d’un tome qui n’a pas dépassé le stade « sorti du sac Fnac » – MAIS vous pourrez faire une bonne action, la fabuleuse maison d’édition ré-édite au fur et à mesure cette série à raison, (d’hypothétiquement) un tome tout les deux mois, en parallèle avec la parution des nouveaux tomes. Cette initiative est issue de la demande des lecteurs, c’est donc à vous de la concrétiser, la demande. 

Le dernier Mirrai Nikki est perturbant. Un peu couillu mais pas toujours très clair dans ses intentions – ce manga n’était pas sensé être aussi compliqué avec ses histoires de théorie des cordes. Là, on se retrouve avec une harpe et des gens qui y font des aller-retours, sans compter la toute fin un peu nébuleuse sur l’utilité du reste de la série. N’hésitez pas à relire le tout début (ou a mater l’anime) pour vous rappeler comment tout ça a commencé, c’est d’autant plus perturbant… bonne série dans l’ensemble mais terrible syndrome d’écriture par strates. Dommage! Enfin, Black Butler 8 est glauque, encore plus glauque, toujours plus glauque, à mi-chemin entre le fétichisme glauque semi-avoué et la comédie noire. J’approuve cette mentalité mais damned, ce n’est plus à mettre entre toutes les mains.

Mais avant de poursuivre, une page de publicités.

(Oui! Maintenant que je m’auto-héberge, je peux y POSTER DES CULS.)

Continuons. Aujourd’hui, j’aimerais faire la promotion de deux séries Kurokawa et continuer de vendre mon âme déjà trustée par Harmonix à cette fabulousse maison d’édition qui s’efforce à publier des séries de QUALITAŸ. Cependant, deux débuts de série méritent d’y accorder un peu d’attention pour voir en quoi elles sont imparfaites, voire pas terribles du tout.

The Civilization Blaster était vraiment attendu au tournant. Promo appuyée cet été avec distribution d’échantillons à la Japan Expo, ce shonen avait tout pour plaire, et ce dès la couverture – classieuse, claire, plutôt stylisée et … embêtante puisque c’est l’un des rares, sinon LE manga qui possède l’incroyable mais si peu envieuse faculté a avoir des couvertures qui s’amochissent avec le temps.

Ah pardon, le Commandant veut squatter mon Mac. Je vous le passe.

C’est bon ça enregistre là? Dingue ça, quand on appuie sur les touches d’un mac ça écrit du texte! Moi qui croyais encore que ça implosait le disque dur au contact du doigt humain! Du feu, les flammes de l’enfer, peine, souffrance et désolation ! Tiens ça me rappelle quand j’ai envoyé Laïka dans l’espace tout ça. Quelle belle époque! J’en suis tout nostalgique, j’en ai tout plein de frissons de bonheur. Enfin bon, je ne suis point là pour me remémorer l’historique du borscht improvisé dans l’espace intersidéral, mais bien pour parler, pour parler de…? Sérieusement c’est vraiment ça tes sujets?! Tu m’étonnes de bloguer autant si tu parles de la moindre saloperie inutile qui te tombe sous la main…

Nous allons alors prendre le moins pire des deux. Le manga Pokemon donc tu dis, Version Noir et Blanc tu dis?

Entendu!

Donc une splendide histoire d’amour multi-ethnies entre deux pokemons qui n’est pas sans nous rappeler les critères sociaux de la plupart des téléfilms policiers comme l’on peut en voir à l’occasion sur TF1 ou France 2. Dans un monde de ségrégation omniprésente où les pokemons noirs n’ont pas le droit de s’assoir à l’avant des pokéballs, ces deux jeunes pokemons dont l’amour saura rester le plus fort et triompher des regards en coins, aux paroles blessantes de leurs entourages respectifs. Une belle harmonie qui, malheureusement, ne saurait durer suite à l’arrivée de Version Jaune et Version Mexicaine qui apparaissent dès le tome deux pour des raisons évidentes de quotas et… attends qu’est ce que tu fais?! Rends-moi ça! J’étais sur le point de faire ma comparaison entre la Pension Pokemon et Auschwitz !!! JEknskdkodjdns…..

Super. C’est la dernière fois que je donne ma superbe tribune a quelqu’un, probablement alcoolisé de surcroît… ce avant la prochaine session portes ouvertes (facilitées par WordPress et son multi-comptes) cet espèce de parvenu a non seulement sali les principes élémentaires de syntaxe, mais il se permet de spoiler la deuxième partie de mon post. Assurez vous qu’il sera puni. The Civilization Blaster donc, shonen extrêmement récent et donc à la publication peu fournie (5 tomes publiés au Japon) bénéficiait d’une couverture trahissant une volonté de l’éditeur d’en faire son nouveau « grand coup ». Pari réussi? Pas tant que ça, ce manga provoque chez moi un sentiment extrêmement mixé. Ce ne serait pas le premier ni le dernier, mais j’ai l’impression d’avoir loupé le coche – la faute à un scénario un poil prolixe, ayant trop tendance à s’éparpiller. Demandez à quelqu’un le scénario de CB, il devrait bafouiller et retourner chez sa maman, contrit. PAS DE SOUCIS, je vais tenter ma chance – dans un monde vaguement futuriste, les pérégrinations fantastiques de deux adolescents perdus dans une situation post-apocalyptique… et d’une sorcière canon (oubliez l’imagerie moyen-âgeuse) isolée quelque part sur une île déserte. Le trio communique tant bien que mal par poupées vaudous interposées afinde rétablir quelconque ordre, supposé qu’il y en ai un… et l’un des deux jeunes hommes semble téléguidé mode kamikaze puisqu’il veut venger la mort de sa soeur – qui, hasard, sortait avec le deuxième. Tout ça est fantastiquement confus et le manga souffre d’un syndrome qu’on pourra désormais attribuer à pas mal de trucs : on dirait un manga inventé par les deux héros de Bakuman.

Ce n’est pas nécessairement un reproche mais on dirait un pot-pourri d’intrigues et de références piochées ça et là, ça rejoint cette tendance du manga – la citation Shakespearienne. Au début, ça semble un poil prétentieux et sorti de nulle part… puis ça finit par trouver une explication rationnelle. C’est un peu ce qui caractérise l’ensemble de ces deux premiers tomes : on ne s’attend pas à grand chose et l’histoire nous sort un bon gros twist des familles qui remet un peu d’attention au lecteur. The Civilization Blaster est un shonen d’action un peu bourrin un peu cliché où des héros partent en quête (vaguement) initiatique à la recherche d’un ennemi (plus ou moins défini) en se mettant sur la gueule. Flingues, talismans, artéfacts divers, l’histoire n’hésite pas à inventer sa propre magie/sorcellerie/surnaturel/quesaisje et… c’est honnêtement bienvenu. Rythme assez haletant, genre bien posé et défini, le titre lui même contient l’une des pistes les plus intéressantes de l’action, elle est juste vraiment confuse. Restons dans les images putassières : contre-exemple, svp.

Voilà, là, au moins, ce gag manga nommé Houkago Play est concis, direct, straight-to-ze-point. Notez la pertinence du titre des « gags »!

Ca n’empêche pas The Civilization Blaster d’être pétri de qualités, bien au contraire! Ce sont des détails qui me sont chers mais les tomes sont fantastiquement épais. Mettez les en face d’un Black Butler récent, vous recréerez une scène biblique bien connue. 250 pages de contenu pur, c’est rare et apprécié, le manga n’étant pas plus verbeux qu’un autre (il souffre de ce genre de moments où un personnage tient un flingue et le pointe toujours cinquante pages plus tard, sans n’avoir concrètement rien fait) et il est assez bien dessiné. Il rappellera toujours tel ou tel style mais à part cet manie des visages parfois étranges, on y voit des personnages admirablement dessinés, détaillés au possible, parfois séduisants (je ne vise personne, mais ça prouve que je rentre encore dans le moule shonen) et deux trois pages formellement épatantes. Je ne déconne pas, je parle vraiment de deux pages mais rares sont les dessins épinglés sur deux feuilles qui ont autant retenu mon attention, ces derniers temps. Après deux tomes, je ne sais pas trop quoi penser de manga. Il contient des pistes mais il essaie tellement dur d’être cool. Comme un mec qui aimerait tellement copiner avec vous qu’il passerait du temps à vous stalker pour repérer vos gimmick et vos centre d’intérêts… avant de surgir de nulle part et de les matraquer devant vous. On ne sait pas exactement où il veut en venir, quel est son objectif, son histoire, c’est dommage… il lui manque encore une réelle identité. Des gimmicks, ça, the CB en impose mais une fois de plus, ça semble forcé, peu naturel, un peu balourd… les personnages sont un poil surréalistes dans leur façon de s’exprimer, d’agir, de réagir… et de sortir du Shakespeare comme ils distribueraient des bonbons. Je sais, je suis monomaniaque mais dans le contexte, c’est vraiment perturbant. Pour l’instant, l’ensemble n’est tenu que par de grosses (et belles) révélations qui promettent un étoffement intéressant mais c’est un peu faible pour un manga qui sentaient bon le nouveau shonen à la mode, c’est dommage. On attends et on regarde, comment disent les gens branchés.

Bien. Ca devait être un moment de perdition, un petit instant de déprime survenant par derrière dans une Fnac – la résultante d’une fièvre acheteuse, je me suis procuré le tome 1 de l’adaptation de Pokémon Noir et Blanc, toujours chez Kurokawa. Avec le même postulat de base pour Phoenix Wright, on pouvait s’attendre à quelques affaires supplémentaires, de quoi fournir un matériel acceptable pour la plupart des fans. En fait – et c’est sans surprises – le manga Pokémon adapte le «  »déroulement »" du jeu éponyme pour en faire de belles aventures dessinées. Exactement ce que pourrait être l’anime avec les personnages du cinquième jeu – celui là, donc. Mais… vous vous souvenez du moment où l’anime était sympa? Où, c’était il y a dix ans… et nous étions quelques un à avoir le même âge. Là, ça semble juste… con.

(Dessin de Kejimatsu, Dieu dessinateur spécialisé dans le Dieu Pokémon)

Alors oui, voir des Vipélierre, des Gruiki et des Moustillon en dessin a quelque chose de charmant mais il est archi-évident que nous sommes tous bien au delà de la limite d’âge invisible posée par ce manga. Il aura du mal à contenter les fans adultes : reprenant la structure du dessin animé : un chapitre égal, grossomodo, la présentation d’un Pokémon et de ses particularités sans but précis derrière… y’a bien des bribes d’humour ici et là mais, pour tout vous dire, Black est le héros principal le plus neuneu et ouvertement idiot de ma mangathèque, White est une fille pas plus intelligente, embourbée par la vie d’acteur de ses bestioles de poche. Mbfbfbfbbon. Il n’y avait pas de quoi avoir des attentes démentielles derrière mais ce n’est évidemment pas un manga que je recommande pour un achat curieux, pas même hasardeux. La substance n’est pas au rendez-vous, ca ne devrait pas tenir sur la longueur (je n’imagine pas le nombre d’aventures sans interêt que Black va pouvoir affronter entre deux badges et donc, hypothétiquement, tout les cinq tomes.

Il y A des passages sympas. Le fait que Black n’aie en tête que son envie de conquérir la ligue, le fait de le hurler à tout bout de champs et le fait qu’il doive se servir d’un Munna pour vider son esprit est réellement drôle mais je doute que vous ayiez envie d’une histoire où le héros est incapable de monter un escalier et de mâcher un chewing-gum gum en même temps. Pour rester dans le temps, c’est agréablement dessiné mais on ne joue pas dans la même cour que TCB – bien plus rond, épuré, on lit davantage le manga pour y apprécier les Pokémons que ses compères humains. N fait une apparition dans la fin du manga et le personnage n’a pas l’air plus équilibré dans le jeu ce qui, je suppose… est un souci de cohérence?

Je développerais une prochaine fois mais, en gros, lisez plutôt Black Adventures.

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Sonic cycle zone

Omondieu omondieu omondieu. Hystérie. Pour comprendre un peu les enjeux salement exagérés derrière ce jeu, résumons un peu les épisodes précédents :Tout début des années 90. SEGA se cherche une vraie mascotte après divers tentatives et opte pour un hérisson bleu au regard malicieux. Ils font même un pari osé et vendent le jeu en question en bundle avec sa Megadrive, prenant ainsi un risque non négligeable… mais rapidement rentabilisé, appuyé par un fort succès Etatsunien. Une suite arrive. Puis une autre. Puis une autre… puis sur Megadrive CD. Le temps passe, un opus sort en 3D en toute fin du siècle, puis une suite. A partir de là, les choses se gâtent : après un ultime bon opus sur Gamecube, chaque revival, chaque sortie de jeu est une torture pour tout le monde : c’est ce qu’on appelle le Sonic Cycle – et ça dure depuis 2006. Un trailer sort, on entre dans un sentiment proche de l’excitation, les premières nouvelles tombent, on plonge dans l’inquiétude… le jeu sort, se fait défoncer par les critiques et par les joueurs et on se dit « plus jamais ça ». Entre gens qui ne savons pas se détacher des trucs que nous n’aimons pas, nous avons donné trouze-milles chances et subi autant de raclées…

Et je prends ce ton méga solennel puisqu’on vénère la saga du mammifère. C’est comme une drogue : nous avons grandi avec, nous nous sommes émerveillés devant les meilleurs passages de la saga (en gros, « l’ère Mégadrive » et « l’ère Dreamcast ») et chaque opus depuis cinq ans est davantage une réanimation et un râle de mort de la mascotte – pas surprenant de dire que c’est douloureux de voir un truc se faire caca dessus en permanence après tant de gloire donc ouais, Sonic a tout d’une rockstar sur la fin. Fatalement, le dernier truc qu’il reste à faire est de l’oublier définitivement et de passer à autre chose… ou à nous souvenir comme des sales.

… et on va pas se priver. Il y a certes toute cette masse de jeux « périphériques » qui ne suivent pas le gameplay original (un jeu de plateforme marqué par sa ra rapidité et sa musique toujours fabuleuse – je le rappelle pour les ALIENS) mais la plèbe veut du neuf ET du bon! L’avenir nous dira si le Sonic Cycle se brisera un jour (et j’en doute, même si le récent Sonic Colours était encourageant – malgré des prises de positions encore améliorables) mais là, depuis l’E3 de l’année dernière, nous savons que Sonic Generations serait probablement vieux mais bon. Un sur deux quoi, ça ne pouvait être qu’acceptable.

Essayez de pas avoir trop peur devant la pixellisation des cinématiques… et la disparition spontanée de certains pans de niveaux!

Bah ouais, tout ce bazar a commencé il y a vingt ans. Generations se veut être un objet de collection, un hommage, un petit coup agréable dans le rétroviseur sur tout ce qui a été bon dans la saga. Du coup, la dernière occurrence anniversaire de la saga c’était Sonic Adventure 2 – sorti en Juin 2001. Lui aussi avec son édition collector. Damned, déjà dix ans qu’on a dévalé cette si iconique réplique de San Francisco? Grosse déprime les aminches! Redonnez moi mon année de cinquième, où on faisait du Tamagochi-Chao en cours d’Allemand! Maintenant, laissez moi prendre position pour des clopinettes : Adventure était vraiment bon. Adventure 2 était EXCELLENT. Heroes était bon. Voilà, ça c’est pour situer le degré de fanboyisme -

C’est donc après moult péripéties que j’arrive à réserver l’un des 12000 exemplaires de cette grosse boiboite collector, grande première pour ma pomme qui va rapidement se poursuivre avec Rayman Origins – je vous évite l’unboxing et la critique détaillée puisque les seuls exemplaires restant en vente doivent atteindre des prix surréalistes – disons simplement qu’entre la (grande) figurine, le ring numéroté, le petit artbook, le documentaire d’une demi heure et la BO… c’est effectivement un objet de collection, un peu inutile. Seuls les fans sauront pourquoi acheter ça plus de 100 Euros alors que le jeu vient à peine de sortir, à bas prix sur PC, par exemple… mais le fait est qu’exactement comme Rock Band 3 l’année dernière – et à la même exacte période – certaines enseignes ont lâché les exemplaires un peu en avance et j’ai pu y jouer une semaine avant tout le monde… consommé d’une manière terriblement expéditive : 20 heures plus tard, à J-5, c’était déjà bouclé. Il est sorti il y a quatre jours et je l’ai quasiment complété, ce qui permet une critique nettement plus pertinente pour vous que d’habitude. Ca se trouve, vous lisez ce texte juste avant de le commencer! Hé, je suis comme ça, plein de clairvoyance.

OUI, il est correct. OUI, il vaut le coup, même pour sa cinquantaine d’euros en version console. NON, le Sonic Cycle n’est pas à invoquer sur ce coup… mais il faut quand même acheter ça en connaissance de cause : j’insiste sur le coté « musée » du jeu : il ne contient pas d’inédits à proprement parler. Il réinvente, certes, mais le problème numéro un du jeu est malheureusement sa courte durée et, par extension, son assez petit contenu. Neuf niveaux en groupe de trois (classés d’une manière un peu poisseuse : l’ère Mégadrive, l’ère Dreamcast -avec Sonic Heroes, meuh – et l’ère Moderne) qui se dédoublent simplement, c’est la le gimmick du jeu. L’acte 1 est en 2D, le 2 en 3D. Dix huit niveaux pour neuf univers bien connus : dans l’ordre – Green Hill, Chemical Plant, Sky Sanctuary (1,2, &Knuckles) Speed Highway, City Escape, Seaside Hill (Adventure 1,2, Heroes) puis City Crisis, Rooftup Run et Planet Wisp (The Hedgehog, Unleashed et Colors) et c’est peu. Pour un objet qui se veut aussi mémoriel, il y avait peut être la place pour plus de niveaux – tous pouvant se finir d’une a quatre minutes. On a évidemment tous nos niveaux préférés dans une saga aussi dense et on regrettera tous à notre façon certain choix et absences du jeu mais le fait est que l’histoire principale se termine vite. Très vite. *insérer vanne douteuse et prévisible*

D’ailleurs, il y en a une d’histoire et elle est bien débile : tout les amis de Sonic se réunissent pour son anniversaire, se font capturer dans la musique des sphères et votre boulot va être de traverser le temps et l’espace pour les sauver… finir des niveaux, quoi. Surprise : votre ennemi est inédit! Vous allez bien entendu affronter de vieilles connaissances mais le boss final correspond bien au thème du jeu. La progression se fait d’une manière récurrente mais light dans la série : vous parcourez un hub (pas aussi fourni que celui de Banjo&Kazooie, juste une ligne droite en 2D) où le niveau suivant se débloque si vous finissez le précédent dans les deux versions. Trois niveaux, un boss, on recommence deux fois et c’est fini. Il s’agit de différencier les deux types de Gameplay :

- L’esprit 2D est franchement bien conservé. Même inertie, même sauts, vous retrouvez le spin dash, les sensations seront les mêmes (vous pourrez même comparer puisque le jeu original se débloque) et on retrouve des mécaniques perdues : sauter sur un ennemi pour atteindre un point élevé, cette bonne veille eau et son compteur de noyade anxiogêne, etc…

- L’esprit 3D est le même que Sonic Colours. Bonne et mauvaise nouvelle : c’est à la fois la résultante d’expérimentations, donc de pas mal de corrections… mais en ce qui me concerne, je trouve les niveaux moins ouverts et plus linéaires que ceux, par exemple, de l’ère Adventure. Je sais que rétrospectivement ce n’était qu’une illusion mais cette alternance 2D/3D n’est pas top top, même si chaque niveau récupère des réflexes de gameplay du-dit jeu. Vos deux armes principales : le turbo et le homing attack, cette fameuse attaque à tête chercheuse qui fait s’arracher les cheveux à pas mal de gens (moi ça va, merci de demander)

Le deal n’a pas changé : se rendre au point B en un minimum de temps. Choisir certains passages, découvrir des raccourcis (récompensés par des rings rouges et, par extensions, d’artworks/musiques à débloquer) et survivre aux ennemis/trous/etc, souvent à grande vitesse, évidemment. Comme tout les Sonics récents, le jeu alterne entre les phases d’habileté et les passages où on fonce en ligne droite à ne pas trop comprendre ce qui nous arrive, ou presque. Là, c’est pas Unleashed où les choses allaient trop vite. Tout à l’heure, je parlais de réinvention : ok, tout les niveaux sont inédits sur la forme. Disons qu’ils sont réinventés, chaque part de réels (gros) morceaux de niveaux inspirés, remaniés, adaptés… avec quelques transitions inédites pour adapter au gameplay qui, lui, a évolué entre temps. En 3D, chaque niveau comporte des gimmicks propre au jeu original – on se transforme en Whisp, on fait une « attaque rodéo », etc… et pour chaque niveau inspiré, il y a son penchant inédit dans l’autre dimension. Même musique (inspirée ou remixée) et même esprit, même univers… tout est identifiable en un clin d’oeil. Syndrome étrange : j’ai trouvé les deux niveaux des deux pires jeux… donnant envie de jouer aux originaux! La sensation est inverse : la reprise 3D de City Escape et Speed Highway m’ont un peu déçu, peut être moins funs que les originaux. Ce n’est qu’un avis. Le travail d’adaptation est là!

Par contre et ça c’est indéniable, c’est beau. Vraiment, vraimement, terriblement détaillé. On a rarement le temps de perdre ses yeux dans le décor mais un petit coup d’oeil de temps en temps a de quoi ravir – c’est aussi beau que le promettaient les démos et ça… ça fait plaisir. Techniquement, en revanche, le jeu a une tendance malsaine à ralentir quand il ne faut pas. Il me semble même que le jeu ralenti comme un porc… exactement au même passage que le jeu original (après l’immeuble dans Speed Highway) j’espère me tromper/que ce soit pas un hommage, ce serait MABOULE. Ces ralentissements sont rares et interviennent toujours au mêmes moments, quand il y a beaucoup d’éléments à gérer… et pendant les boss qui sont, eux, désastreux. C’est la même chose à chaque fois : absolument pas intuitifs pour quelqu’un n’étant pas « calibré » à l’univers Sonc… mais cultivant cette imprécision, ce sens du timing hasardeux qui ont perdu quelques fans en chemin. Dommage, vraiment dommage, surtout pour un jeu qui, globalement, est vraiment facile. Se voir attribuer un S sur tout les niveaux sera une partie de plaisir, il suffit de faire un temps assez laxiste et de ne pas mourir en chemin, donc de faire attention à deux/trois endroits clés par niveaux, facile.

Beau, parfois ralenti, souvent imprécis, Sonic Generations prolonge bien l’esprit Colors sans franchement l’améliorer. Après, il est engageant pour cet aspect historique que je rabâche encore et encore mais c’est tout l’interêt du jeu : il est auto-référentiel à en crever! Pas comme si c’était une mauvaise chose… mais que ce soit en plein jeu ou dans les cinématiques, le jeu est rempli de pépites, de petites vannes, de signes distinctifs et de références plus ou moins pointues. Ca, c’est top… et l’expérience se complète avec une tonne d’objets à mater et à débloquer. Ca reste peu (et le jeu est ouvertement léger) mais l’expérience peut se compléter avec 90 missions pas vraiment comparables à celles de DX : plutôt que d’accomplir de mini-succès, il s’agit davantage de faire une portion de niveau dans des conditions différentes. Plaisants, rapides, rarement ratés (le combat contre Vector est le summum de l’imprécision, justement) ils s’enchaînent vite et les complétionnistes (sic) en auront vite fait le tour (jamais plus de deux minutes par mission)

Voilà, Générations pêche davantage sur les fantasmes qu’on a pas pu projeter sur lui. Pas de mode multijoueurs, pas d’élevage de Chaos, pas plus de niveaux… il y a bien un mode en ligne mais il reste peu substantiel : un défi amusant où on doit aller le plus vite possible en 30 secondes (le double aurait été plus judicieux, le début des niveaux se fait souvent à fond les ballons ce qui laisse trop peu de marge d’erreur) et un autre mode tout con qui donne l’opportunité d’envoyer son meilleur temps par niveau. En gros, TOUT veux vous faire parcourir et re-parcourir les mêmes passages, jusqu’à ce que vous n’en pouviez plus! Référentiel mais calibré : la Sonic Team fait l’autruche sur ses échecs passés et ça se voit. Le documentaire de l’édition collector ne fait pas mention du moindre « mauvais » jeu… après, que dire? Que la VF est celle de Sonic X et qu’il y a de quoi se gondoler en entendant « C’est un missile téléguidé » en boucle pendant le boss final? Que c’est perfectible mais bon? Qu’il y a la toute petite originalité de pouvoir « améliorer » Sonic en lui répartissant quelques compétences? Que ça approche le feeling des vieux Sonic mais que ce n’est qu’un feeling… et que le fond du problème est là?

En tant qu’hommage, c’est bon. En tant que jeu, c’est très acceptable. Souvent bien fichu, coloré comme c’est pas permis, les fans aimeront. Les autres en entendront parler quelques temps et passeront à autre chose… et nous, on peut se souvenir un peu… mais il va vraiment songer à passer par la grange, un jour prochain.

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Going commando

Cher Internet, ceci est l’histoire de ma déception. Profonde. J’aurais pu faire ce post il y a précisément deux ans. Entre temps, je suis devenu un poil plus mature, donc plus cynique, j’ai tristement gagné des points au test de pureté et encore plus tristement perdu environ 7% de masse capillaire potentielle (le MCP, l’unité de mesure du désespoir) j’ai pris deux grades en études universitaires et j’ai progressé dans pas mal de trucs. Pendant ce temps, Eden Of The East stagnait et ne faisait rien d’autre que de sortir deux films pour conclure son (assez bon) anime. J’attendais, un peu frustré par cette première fin qui ne voulait pas dire grand chose et qui en concluait encore moins. C’était l’été 2009, il faisait bon, je devais me faire une injection toutes les dix minutes pour trouver que jouer à la Wii procurait du fun et je matais pleins de bons animes, dont Baccano! et bientôt Haibane Renmei. Sur ce coté là, les choses allaient bien… mais Eden Of The East avait une fin décevante. Drôle de hasard, cette fin n’a pas changé avec le temps et elle demeure décevante.

Deux ans plus tard donc, j’étais là à préparer mon avenir et à obtenir ma licence en jouer hardiment à Sonic Generations comme le dernier des sales et je me suis souvenu que cet anime se concluait avec deux films que j’espère sincèrement en direct-to-dvd car des gens ont du être déçus, le cas échéant. Sans être réellement mauvais, ils possèdent un terrible défaut : je me suis demandé si je pouvais, en plein milieu du deuxième, accélérer la vitesse de la vidéo par deux… et c’est seulement là que le truc m’a paru normal. J’ai donc regardé dix minutes (donc vingt compressées) comme ça pour la première fois de ma vie et quand bien même des sensations nouvelles sont toujours bonnes à prendre, celles qui transfigurent l’ennui ne sont peut être pas souhaitables. Pas de panique, je ne parlerais pas de ça si ce n’était pas intéressant alors revenons un peu en arrière… et à l’anime de base. Titre original : Higashi No Eden.

L’emphase sur ce trou de deux ans entre mon visionnage de base et la rédaction de cet article n’est pas innocent : rétrospectivement, l’anime se déroulait vingt minutes dans le futur, et ben ca y est, nous avons dépassé ce stade – aujourd’hui, cette micro anticipation est à peine derrière. L’action doit se dérouler quelque chose du genre fin 2010 ou début 2011. C’est très embêtant de ne pas se souvenir de ça deux jours après avoir vu le film mais hé, c’est de l’anticipation très douce. On peut même parler d’anime-d’Amérique-post 11-Septembre – et je suis comme n’importe qui, je trouve cette expression archi redondante – mais c’est vrai, on y voit cette tour sur Ground Zero qui était dans les tuyaux à l’époque . Ca casse un peu mon intro mais en parlant d’expressions pompeuses, je trouve que cet anime a une certaine aura derrière lui, celle d’une bonne ouverture vers les animes « adultes ». En tout cas, c’était le point de vue des Inrocks qui faisait de la pub pour le coffret DVD. Après tout, c’est une bonne mentalité : si un otaku hardcore vous demande un groupe de classic rock, vous allez lui répondre Journey. Un néophyte total vous demande de partager ce genre de trucs avec vous? Bam, Eden Of The East peut être un début de solution. (Mais pensez aussi à Baccano! hein)

D’ailleurs, vous aurez peut être aperçu des extraits dans les compilations AMVS : si vous vous demandiez d’où viens le America/Razorlight dans le A Problèmes et ce qui illustre le « Coucou… tu veux voir? » dans l’Enfer, c’est ça. L’anime commence précisément avec cette scène d’un mec à poil qui débarque à New York, un Colt à la main. Adulte? Oui, probablement… mature? Oui… probablement… disons qu’encore une fois et pour notre plus grand bonheur, on reste dans un univers cartésien. Un peu fantaisiste mais pas fantastique pour un sou. Ha, attendez, on me signale qu’il y a précisément dans l’anime une goutte de fantastique. Une grosse goutte, voyante, impossible à manquer et JAMAIS EXPLIQUÉE. Comme une grosse goutte de sirop dans un grand verre d’eau : on la sent quand même et ça rend le tout indescriptible… mais pas sucré. Je vais être redondant mais les animes qui lancent des pistes sans se permettre d’y répondre me rendent dingue et me donnent envie de sortir et  d’aller taper quelqu’un au hasard avant de violer cette même personne. Hey, bonjour Monsieur l’agent!

Revenons sur un peu de cohérence et l’exposition du scénario. Début 2011 (voilà, j’ai vérifié entre temps) le Japon déplore des attaques de missiles. Gros malaise mais l’action démarre à Washington où, ce cher Akira Takizawa se réveille le Johnny à l’air. Oui, si vous vous demandez ce que veux dire cet espèce de running gag subtil dans cette saga, « Johnnie » ou « Johnny » est l’équivalent anglophone de ce qu’on appelerait le « Popol » – le pénis, donc. Mais Eden Of The East c’est plus qu’un pénis, c’est surtout la rencontre d’un mec un peu sorti de nulle part qui apprends qu’il aurait commandité là-dite attaque de missiles – ce qui paraîtrait un poil improbable, vu son sourire ravageur – et d’une fille toute mignonnette qui passait par là. Son plus grand crime, à elle, c’est d’avoir jeté des cailloux dans le jardin de la maison blanche. Les deux se tombent dessus dans des circonstances mémorables et développent un lien fort qui, ne vous faites pas d’illusions, n’aboutira pas à grand chose. Ha, le mystère…

La deuxième moitié du scénario est plus intéressante même si elle peut paraître déjà vue – il s’avère qu’Akira participe à un jeu. Pas pervers façon Saw mais plus une habile variation de l’univers Mirrai Nikki – c’est l’un des douze Seleçaos, des « élus » choisis pour sauver le Japon de sa décadence, et, par extension, pourquoi pas, le monde. Chaque participant dispose d’un portable ultra sophistiqué, d’une poignée de millions et d’une voix informatisée qui peut faire strictement tout ce qu’ils désirent, du plus utile au plus idiot. Chacun doivent faire ce qu’ils veulent pour sauver la nation, tout ça sous le regard approbateur de « Mister Outside », l’organisateur bienveillant du bouzin… qui vient vous zigouiller si vous dépensez tout. Hé ouais, encore des éléments du « il-n’en-restera-qu’un » quand bien même c’est, là aussi, une fausse piste. Pas qu’il y ai de quoi s’en plaindre mais non, il n’en restera pas qu’un, on ne les connaîtra pas tous, etc. C’est davantage un jeu d’argent qu’un jeu d’élimination… mais ça, c’est l’intrigue de cet anime d’une douzaine d’épisodes.

Parlons un peu technique. Il est déjà archi surprenant de voir ce bel opening avec pour fond sonore… Falling Down… d’Oasis? Ha, ouais, ce fameux morceaux que j’espérais voir en live en Aout2009enfinbref- rien que cette minute trente montre que cet anime à tout pour lui car il se permet une codification assez poussée : Les chiffres, les citations Shakespearienne (le fameux « Noblesse Oblige ») et autres trucs mystérieux qui ne sont là que pour poser des questions sans réponse façon Lost. L’Ending, lui, est un joli petit travail de papier qui conclut proprement chaque épisode – en gros, c’est bien emballé et ça fait toujours plaisir. C’est donc un anime d’action qui alterne bien temps morts, scènes trèèèèès gentiment sentimentales et références étranges (Le Grand Bleu ? La réputation nippone de Luc Besson serait-elle concrète?) et le développement de cette multitude de pistes high-tech – dont le fameux Eden – sorte de navigateur sophistiqué et participatif, mix entre Google Images et NicoNico. Après, l’action qui se repose beaucoup sur son intrigue… et ne la fait pas beaucoup avancer, sinon au compte goutte. C’est largement comparable à FFXIII et c’est pas comme si on avait le temps d’en prendre, vu la faible durée du truc! Fatalement, ça se termine un peu en eau de boudin avec plein de nouvelles pistes qui ne seront vues que dans les deux films. Un poil décevant avec un postulat de base aussi solide…

MAIS

Eden of The East possède des personnages… étonnamment cools. Porté par son protagoniste principal, Akira. Présenté comme un dangereux terroriste par procuration, ce mec possède un charme certain, il est très charismatique, tout simplement. Le genre d’équilibre parfait entre mystère et transparence – il n’y a pas un moment où on doute que ce soit un bon gars. De l’autre coté, il y a Saki, 21 ans, étudiante, « héroïne » très posée (et donc, rare) ni potiche, ni neuneu, pas nécessairement très lucide mais franchement dépassée par les évènements et cet espèce de clown awalpé qui débarque soudainement dans sa vie. Les deux sont confrontés à des évènements de plus en plus dingues (d’abord des missiles, puis des tueries par téléphone interposées… et cette vague de disparition de No-Life? Ou est-ce que ça va aboutir? Pas mal d’intrigues habilement mêlées dans un univers très « riche » – au sens alpha du terme – ce cher Akira, à défaut d’avoir un compte en banque tout droit sorti de chez Gringotts, vit dans un environnement rêvé – se payer un centre commercial pour y squatter son cinéma (qui, technologie du futur, s’auto-projette) est un gros fantasme, sans blagues. On y suit plusieurs plans, nos deux lascars… ou la « Team Eden », le cercle d’amis de Saki, sorte de bandes de sidekicks à la Pixar, fondateurs et gérants du système « Eden » – tout le potentiel comique de l’anime réside là, avec « l’amant éconduit », « la loli a connexion internet universelle » etc etc, je me suis retenu de dire « la Milf » puisqu’on sait rien de sa descendance et elle est même pas désirable, hé. Enfin, l’anime n’est pas là pour eux puisque les bougres ne sont là que pour faire casting de fond. Comme Mirrai Nikki, la focale quitte rarement le « couple » – puis deux trois Seleçaos (et la, paf, fantastique pourquoi pas de raison n’en parlons plus) et ça suit son cours avant de se terminer. Au final, on a vu quoi? Un festival de gags dirigés sur l’entrejambe? Nan, bien plus que ça et ça laissait un peu sur la faim. Ca se vaut réellement, c’est un bel anime, clair et assez novateur (à mon sens hein, faut pas oublier) plutôt joli et planant. Conclusion frustrante donc, mais voilà qu’arrivent…


 … les deux films qui complètent l’intrigue, à savoir The King Of Eden et Paradise Lost. Il ne démarrent pas vraiment du bon pied car ils seront complètement inaccessibles à ceux qui n’auront pas vu la série au préalable : pas de résumé, pas de grosses connections et à peine une sorte de déjà vu (un taxi, les States, une arme sortie de nulle part) et trois petites heures plus tard, on ne ressort le même plat un peu rance – les personnages n’ont pas accompli grand chose, pas vraiment évolués, on appuie allégrement sur le bouton Reset en disant bêtement « je ne sais pas » – ben nous on sait, on a un peu perdu notre temps sur le coup. C’est embêtant pour un complèment d’intrigue hein. Dispensables sans vraiment l’être… car je ne saurais pas réellement dire en quoi les choses ont « avancé ». La fin du scénario rejoue la carte du flou comparable à la fin de l’anime, on en apprends plus sur les personnages – et ça fait du bien pour des gens sans passé, ni libido, Akira fait presque clone maléfique de Tintin – mais ça ne dépasse pas le statut référentiel. C’est chaud quand même, une suite qui ne fait que refléter son univers de base sans le compléter… surtout avec cette schizophrénie de ton : l’anime cultivait une certain gravité, affichait un peu de violence ici et là : dans les deux films, on a l’impression que l’enjeu est inexistant, que personne ne craint rien, que la tension est un concept – et c’est parce que c’est un peu le cas. En gros, DES GENS SONT MORTS POUR RIEN BIEN JOUE.

Bon, j’avoue, c’est un peu exagéré. Pour tout vous dire, le « jeu » ne se termine que dans ces films et c’est peut être la raison qui peut pousser à boucler, en plus de deux trois explications cohérentes (mais toujours pas sur cette fameuse goutte de fantastique, lié à un personnage qui ne sert à rien) L’action y est extrêmement minime, le rythme lent, trèèèès leeeeent… beaucoup de papote et de paraphrases, on dirait mes introductions en scripté. L’accompagnement sonore et musicial y est très minimaliste, ce qui rends le tout très silencieux… et, à chaque fois, je commençais à regarder le temps restant sur la fin ce qui n’est paaaas bon signe. C’est un poil chiant mais pas dénué d’intérêt, un peu comme le film 24, justement (Redemption, si mes souvenirs sont justes) mais cette propension à ne pas répondre aux pistes lancées est un handicap un peu trop lourd pour moi. Dommage… mais jetez un coup d’oeil à l’anime, pour son scénario, ses personnages et son univers léché – hé, après tout, c’est aussi le notre.

Post Scritum : Un jeu vidéo vient de sortir. Il s’appelle PAYDAY. « Bonjour, je voudrais vous prendre un PAYDAY. » « -Mmh, je ne sais pas si il me reste un PADAY en stock. »

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