Monthly Archives: novembre 2011

Joyeuseries Musicales – Fêtes 11

Hé oui! Huitième volet des joyeuseries musicales, gimmick que j’entretiens depuis maintenant deux ans. Pour un post qui peut paraître un peu flemmard, c’est en fait le type de post qui prends le plus de temps, après les Mario Maso et le bilan annuel… si vous ne connaissez pas le principe, c’est tout simple : je partage une douzaine de coup de coeur musicaux récents en décrivant sporadiquement ce que je peux y aimer – la porte ouverte à la découverte de l’album correspondant… tout en respectant la sacro sainte règle des 30 secondes pour pas me prendre l’injonction d’une grande maison de disques. Go!

Iron Maiden – Iron Maiden (Live) 

Iron Maiden, du groupe Iron Maiden, de l’album Iron Maiden. Le morceau Alpha du groupe : expliquer son existence a quelque chose de très compliqué et on arrive facilement à des dialogues « Juste Leblanc » – je connais très mal la Vierge de Fer, son historique et ses pochettes laides à en mettre le doigt dans la bouche mais je suis un minimum normal et je suis un peu obligé de kiffer quelques uns de leurs morceaux, dont celui-là… et dont j’ignorais honteusement l’existence! J’ai découvert ce live par un moyen détourné mais la version studio est tout aussi intéressante, presque groovy, top. Hé, sur le tarmac Islandais je suis tombé sur le Jet privé du groupe (Bruce Dickinson est pilote, il collectionne les deux métiers les plus stressants et lucratifs du monde, je suis sûr qu’il est neurochirurgien la nuit) et c’est aussi le gimmick du Flight 666, compilation des meilleurs lives de la tournée du groupe anglais historique. J’aime ce live pour ce « IRON MAÏDEUN » de la foule qui me donne un petit frisson quelque part, pour sa gratte déjantée, son coté « rebondissant », ce refrain atroce de qualité et cet esprit global qui nous prouve que OUI, MEZIEUDAMES, LE HEAVY C’EST DU BON … quand ce n’est pas frustrant de difficulté sur divers jeux. The Number Of The Beast, The Trooper, allez caguer.

Honest Bob and The Factory-to-Dealer Incentives – Soy Bomb

Au delà de ce nom à rallonge (On peut pas dire qu’il est à coucher dehors puisque vous allez vous retrouver dans le jardin du voisin, à ce stade), la troupe Honest Bob, fidélisée depuis longtemps à Harmonix (à moins que ce ne soit l’inverse, en tout cas, un membre a un jour bossé chez l’autre et réciproquement) est connue pour quelques morceaux dont cet instrumental de deux minutes trente. Je n’irais pas dire qu’Honest Bob est un excellent groupe puisqu’ils ont le don de cultiver la simplicité – ce qui est sympa sur le court terme, mais un peu irritant sur l’intégralité d’une discographie, il faut bien l’avouer. En revanche, c’est précisément ce morceau, extrêmement cliché dans le style surf rock, bananes et blousons en cuir et attitude rockabilly que je préfère puisqu’il sublime ce style fort bandant. Bonne idée de pas mettre de voix par dessus mais de garder une gentille structure couplet/refrain/sortie, basse cool, remplis de gimmicks bien cool. Difficile de trouver d’autres qualificatifs. C’est cool.

General Elektriks – Little Lady

Voilà une bonne découverte FRANCAIIIIISE! LA FRAAAAAANCE! A Rock En Seine, je vous ai déjà plus ou moins décrit les exploits de cette bande de tarés, dirigés par un sosie de Vincent Desagnat. Leur nouvel album vient de sortir et… je dois avouer que c’est nettement plus sympa en live. On pourrait accuser au General (ne pas confondre avec le Colonel Reyel Aurelie-bouge-ton-boule-yay-babe) de faire de la musique d’ascenseur et je dis mensonge! Bonne galette remplie de passages instrumentaux et délirants de ce genre. Bien entendu, il faut être fan de la musique chewing-gum (comprenez : synthétique et rebondissante) mais ce genre de formules rythmiques est toujours un délice. Ici, un solo assez dansant et sympathique dans un morceaux long, varié, très tranquille (on est évidemment loin du grindcore) mais de quoi dodeliner de la tête en oubliant ses petits tracas. Je le repête, c’est de la musique de live, si l’occasion – peu onéreuse – se présente, je vous le recommande. Après, ça ne va pas taper dans une grande variété de style, il faut aimer ce mélange de disco/funk/pop qui fait *mut mut* … mais j’adore ça, voilà.

Yes – Heart Of The Sunrise

Vous vous souvenez peut être de Roundabout, l’un des morceaux-phares de ce gros jeu de rythme sorti fin 2010. Une écoute de Fragile plus tard, un DLC sorti mi-Aout m’a rappelé l’existence de ce morceau étrange. Je suis le seul à le voir comme un morceau d’ouverture alors qu’il conclut l’album, mais cette trèèèès longue tournerie de 10 minutes à pour particularité de ne dérouler que ce gimmick très barré que vous entendez présentement… encore, encore, et encore, une petite dizaine de fois, en l’enrichissant de temps en temps, puis en l’entrecoupant de quelques petites pauses vocales qui feraient presque hors-sujet tant ce morceau à l’air voué à l’instrumentalisation exclusive. Ca, ce n’est que mon avis, mais ça reste un très bel exploit de coordination : ça reste quand même très véloce pour l’époque et le batteur est quelqu’un qui mérite le plus grand respect pour sortir aussi longtemps et rigoureusement cette formule qui tue les bras.  Ecoutez du Yes, écoutez du Rock Progressif, n’écoutez peut être pas Fragile car ce disque est un peu déstabilisant avec ses trois morceaux de dix minutes et ses trois pauses néo-classiques de trente secondes… bref. Le bonheur rétro.

Jukebox The Ghost – The Stars

Groupe complétement inconnu au bataillon et, sauf coup de moule, voué à le rester. Voilà le cas typique d’un fantastique album (Everything Under The Sun) d’une scène locale qui fait du meilleure matos que nombre de pros : faites écouter ça, on vous donnera du MGMT et consorts… ce disque est truffé de morceaux catchys, inventifs, toujours dans un esprit gentil, pop et chaleureux. Gross débauche d’harmonies, de batterie disco et de petits synchronismes pêchus et agréables, voilà de la bonne musique totalement deux mille onze (avec du piano ni saturé, ni synthétique) – je dois personellement remercier le Rock Band Network pour cette trouvaille… et figurez vous qu’ils ont très récemment joué à Marseille en compagnie de James Blunt devant 4000 gonzes. On ne peut que leur souhaiter de rentrer de le radar d’une grosse légume car leurs pistes sont un gros plaisir non-coupable. Ce morceaux est assez «  » » »consensuel » » » » mais ils n’hésitent pas à taper dans plus délirant et entêtant, quitte à être un peu irritants (Schyzophrenia et son piano) bref, de l’inde brut de décoffrage, c’est toujours bon.

Foo Fighters – Best Of You

Ah oui bah là on quitte carrément la musique inde pour le gros son, les gros label et les pointures du Rock & Roll. J’avais déjà mis The Pretender il y a dix-huit mois, j’ai pris le temps de découvrir dans ce groupe très bourrin (que je n’aimais pas beaucoup à l’époque, mauvaises premières impressions entêtantes) et il s’avère qu’après quelques temps, je suis devenu leur fan numéro 1. Enfin, non, je dois être dans les 5000 premiers, un truc du genre. Best Of You est une piste hurlée à la mort dans un album très très heavy (In Your Honor est un double : un CD inaudible et électrique, un autre acoustique et tout gentil, tu parles d’une dualité) et on envoie la chanson d’amour pas fine pour un sou – Dave ne devait pas en pincer pour une anorexique, à cette époque – avec tout ce qui caractérise les Foos : power chords, double stop en répétition, on gratte de l’accord sur du binaire à en mourir et on chante sa joie de vivre avec un enthousiasme débordant. Je vous recommande le Best-Off du groupe, bon moyen de se farcir le résumé des exploits musicaux de l’ex-Nirvana sans trop dépenser… ils ont un peu de mal à se détacher des mêmes réflexes mais la bonne nouvelle est là : si vous kiffez un seul de leurs morceaux, vous aimerez nécessairement tout les autres… et en live, c’était quelque chose.

Red Hot Chili Peppers – Look Around

CLAP CLAP. Entamons le micro-arc des « Le nouvel abum de… » avec les Rouge Chaud Chili Poivre, grands apôtre du funk depuis une vingtaine d’années. Ils ont tous vieillis, se sont tous farcis la Californie en poudre blanche façon Lord Of War et John Frusciante, guitariste, s’est barré du groupe. Embêtant quand on sait que chaque membre du groupe est un virtuose de son instrument… enfin, Anthony Kiedis est connu pour ne pas pouvoir rester dans les aigus trop longtemps mais c’est un homme, il est imparfait. Que vaut « I’m With You », finalement? Un assez bon album, pas bouleversant mais issu d’un groupe au niveau ambiant très élevé, ne l’oublions pas. Je sais que Raindance Maggie pas sur les bandes depuis quelques temps mais je serais très étonné que Look Around ne devienne pas rapidement un single : cette bonne vieille formule de refrain archi speed (qui ressemble à un morceau de Stadium Arcanium qui devait s’appeller « C’mon Girl ») où notre gratteux en culottes courtes égrène l’habituelle formule funk, derrière une ligne de basse un peu moche et dissonante (booouh) mais globalement, ce morceau est cool, cet album est cool, ce groupe est toujours cool… mais ne pas s’attendre à les voir durer, je crois que le coche est passé. C’est pas grave!

R.E.M – Radio Free Europe

ET BAH VOILA. J’en parlais la dernière fois et ça les a tués. Du coup, c’est la troisième fois que j’invoque Michael Stipe and compagnie mais ça risque d’être la dernière puisque le groupe vient de se séparer, sans aucun ressentiment pour qui que ce soit. C’est peut être mieux ainsi, au moins, ça vous donne l’occasion de vous procurer un ultime best off de 40 morceaux, collectant, grossomodo, les singles de cette belle dizaine d’albums. Là, on écoute un extrait de Murmur, leur tout premier – à l’époque où R.E.M. lançait le « Rock Alternatif » entre deux cours à la fac d’Athens. Murmur part d’un principe : chaque piste ne doit PAS être mise en valeur par rapport à une autre, ce qui donne cette sonorité étrange et cette impression de chant venu depuis la pièce d’à coté, surtout quand Michael Stipe prononce plus qu’il ne chante. Merci les gars pour toute cette qualité constante (bon, on oubliera un peu Up mais rien de bien grave) et pour tout les autres, il y a nombre d’albums-clé à écouter.

Coldplay – Every Teardrop Is A Waterfall

Damned, je ne sais pas pourquoi j’ai culpabilisé trente secondes en choisissant de diffuser un morceau du nouvel album de Coldplay. Ce n’est pas parce qu’un groupe est mondialement connu qu’il est mauvais, damn it! Il faut peut être se dire que l’efficacité est synonyme de qualité, non? En tout cas, Mylo Xyloto, cinquième galette du groupe de Chris Martin (le mari de la fille qui fait « aaaargh » au début de Contagion) est pas mal. Loin de la qualité d’A Rush Of Blood To The Head mais pas mal, il doit se situer en avant-dernier, quelque chose du genre… assez décrié par la critique, je trouve qu’il garde toujours cette cohérence interne qu’ont ces albums, dont l’esthétisme individuel est conservé dans des dimensions quasi-autistes : cette fois, c’est « l’ambiance urbaine », le tag, les murs peinturlurés, ce genre de choses… je ne savais pas qu’Every Teardrop était le premier single, du coup je me sens très mainstream, j’aurais du pondre un extrait d’Hurt Like Heaven ou de A Hopeful Transmission (qui dure 36 secondes, argh) mais ouais, les pistes de transitions sont parfois plus cool que ce qui les enrobe. Every Teardrop est un morceau qu’on peut détester : criard, au son un peu crades, harmonies gaëliques inutiles, on apprends pourtant à l’adorer, à aimer cette énergie, cette ambiance festive et ce chaaAaaAaaAAant venu d’ailleurs. Chaque galette de Coldplay attire un procès pour plagiat : saurez vous retrouver le concerné? I Go To Rio. Je vais à Rio, de Claude François, pour la version Française. Mais si, pensez-y…

Horrors – Do You Remember

Encore un truc au son très caractéristique. Je commence à bien connaître les anglais ténébreux puisque je les croise en concert tout les deux ans… force est de constater qu’ils sont plus sympas à écouter en disque qu’à voir en live, tout simplement parce que leur matos s’apprécie bien plus quand leurs pédales d’effet sont bien réglées. Primary Colours est un album pas si émo et dark qu’il peut laisser paraître : possédant un morceau final très optimise, son déroulement passe nécessairement par ces morceaux sooooombres qui donnent envie de se mettre de l’eye-liner. Non, je déconne, Do You Remember est atrocement cool et planante. Typique du groupe : son distordu d’outre tombe, tremolo-picking qui traverse une octave et voilà un riff caractéristique qui ponctue un excellent morceau. Inutile de dire qu’avec un tel niveau de premier degré, tout se fait dans l’attitude : je doute qu’il soit possible d’interpréter ce morceau avec une extinction de voix, par exemple. Ne tapez pas ce groupe dans Google Images, vous allez les détester d’avance… et écoutez donc Primary Colours, vous y trouverez quelques morceaux qui restent en tête avec cet habituel combo son spectral + batterie sérieuse. Bon, peut être pas du bonheur musical mais du bonheur concret.

The Kinks – Lola

Alors figurez vous que je suis en train de taper ce paragraphe devant « LOL », ce film qui sent des pieds et qui m’avait fait sortir un vieil article début 2009. Le rapport c’est que cette chanson défile en fond sonore, ce qui coïncide avec la passion récente que j’ai eu avec ce morceau trèèèès connu. En fait, j’ai redécouvert tout ça avec un BD… je vous recommande de lancer le morceau intégral sur Youtube et de mater en parallèle cette bande dessinée très cool. Sinon, belle chanson à histoire avec un plot twist bien connu mais quand même TRES suggéré tout le long du morceau. C’est du vieux rock, un grand machin qu’on déterre de temps en temps mais quel machin! Classée dans l’énorme liste Rolling Stones des 500 meilleures chansons de tout les temps, utilisant du BANJO (ce qu’on a pas vu depuis Sing, soit le premier post de ce genre il y a deux ans) et chanté avec une passion certaine. Que voulez vous, j’ai un faible pour les belles histoires… et les alternances entre passages épiques et petits morceaux plus chuchotés, selon l’émotion à transmettre. Voilà, maintenant vous saurez qu’ils ont fait autre chose que « You Really Got Me ». Bon, le héros de cette chanson doit vraiment avoir un problème de vue quand même, hein.

Silversun Pickups – Panic Switch


Au cas ou vous vous poseriez la question, le dernier Mario Maso se termine sur « Well Thought Out Twinkles » et son riff entêtant comme jamais. On connais probablement ce groupe aux initiales amusantes pour « Lazy Eye » mais voilà le deal : ils n’ont fait « que » deux albums. Deux très très grands albums. Carnavas et Swoon vont dans la lignée directe des grands Smashing Pumkings et autres formations des années 90 au son éthérés… sauf que là nous sommes quinze ans plus tard et (ho ho ho) en bien! Alors évidemment, on retrouve souvent le même esprit : saturation mortelle, batterie en pilote automatique et martiale (ce sont des lignes inventives mais ça reste un peu toujours la même chose) et voix aussi androgyne que fascinante. On est à l’extrême opposé de la simplicité des reprises de Brigitte, si vous voyez ce que je veux dire. Panic Switch est un morceau qui avatarise (sic) bien le reste du groupe : riff d’annonce, lente progression, solo de folie et quelques cris passionnés pour conclure le tout en beauté. « Comment dors-tu avec un nerf vivant »? C’est la question que tout le monde se pose… je kiffe les chansons angoissées fait par des angoissées, celle là est particulièrement « stellaire » (je me comprends) et, ho hasard, est dans la setlist de Rocksmith. Je recommande expressément « Growing Old Is Getting Old », belle à en pleurer et à se tirer une rafale de balles. Damned, après Snow Patrol, j’écoute toujours ce genre de musique saturée en Novembre…

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Hic et nunc

YES PÔPÔ.

Alors nan je ne vais pas me lancer dans l’élégie de mon propre paternel qui, avouons-le, m’a elevé comme il faut, m’a nourri au grain, m’a initié à la bonne zik’ et m’a dit de prendre Grec au lieu de Latin – ce qui est, avouons-le, un conseil de première fraîcheur, j’espère que vous suivez son exemple (moi, je suis dispensé d’enfants) non, je parle d’un gimmick tout aussi frais d’une personne encore plus fraîche… et fortunée. Et ça vient participer à Koh Lanta?

Car oui, au commencement et au premier jour, le Tout-Puissant créa la lumière. Une semaine plus tard, il avait déjà bien bossé mais il se décida également à créer l’île et les gens dessus qui s’entre-éliminent de manière épique. Comme si cela ne suffisait pas, il créa ensuite la caméra, le divertissement et les étudiants qui bloguent sur le sujet pour convertir les masses. Décidément, le monde est bien fait.

Ca tombe deux ou trois fois par an : je me sens obligé de faire un post « Survivalisme » – ce mot à intérêt à exister car je l’ai placé dans un argument clé d’une copie clé – qui recense l’actualité de la planète-Realtv, toujours avec cette emphase sur Survivor et ses dérivés… enfin, Expédition Robinson et ses dérivés, pour les vrais de vrais. Non pas qu’il y ai grand chose à dire mais donner envie à des gens de mater tout ça ne peut que me rendre tout fier du bout des doigts, non pas que ça puisse rentrer dans la case du « divertissement de luxe » maiiiiis il faut avouer que ça à un coté addictif. En tout cas, si vous ne savez pas comment vous procurer des émissions étrangères, et parce qu’il me semble que c’est légal tant que ce n’est pas diffusé en DVD sur le pays émetteur (je crois. Je crois? Pitié?) sachez que vous pourrez tout télécharger, sans sous-titres mais dès le lendemain matin, en torrent sur vtze (rembobinez) et en téléchargement direct sur golslr (là aussi, vous allez devoir rembobiner, c’est dire si je suis confiant sur le sujet.)

La bataille du « lol sur l’île » n’a pas fini de faire rage : chez les ricain, Survivor 23 se conclut dans, vraisemblablement, trois petites semaines. C’est signé jusqu’à une 26è mouture et, in fine, jusqu’à début 2013. Cela rejoint donc le point fatidique où une show de real-tv a eu plus de temps d’antenne que les Simpsons au jour d’aujourd’hui et il est assez triste de constater lequel des deux est devenu le plus fun à voir et à faire, probablement. Cela ne fais rien, gardons le moral et téléportons nous d’abord sur la planète France où les gens sont jeunes et cons, vieux et fous*

Koh-Lanta vient de dépasser ses dix ans. Souvenez vous, en retirant une unité à notre premier chiffre qui nous sert d’âge, nous mations ça en lousedé le Samedi après-midi, c’était animé par un Hubert Auriol assez timide et la dernière épreuve avait duré plus de neuf heures… époque désormais révolue puisque, désormais, si un challenge dure trop longtemps, on le fait « évoluer » – comprenez par là qu’on ampute les candidats restants d’une jambe et on admire fièrement le résultat. Aujourd’hui, Koh Lanta a bien grandi, cette émission est très loin d’être mort et, mine de rien, on peut y trouver quelques petites marques de progressisme. Tenez, par exemple, l’émission devient totalement deux.zéro! Comme son homologue américain, le grand, le beau Denis Brogniart fait des live-tweets des émissions… et comme Jeff Probst, il tweete n’importe quoi. Bien, dans cette onzième édition des « quatre rois », qu’est-ce qui est toujours si peu génial?

– Les épreuves manquent encore d’originalité. Personne ne semblent vouloir débloquer un budget pour améliorer quelque peu le matos utilisé : cher amis, arrêtez – arrêtez d’imaginer qu’on peut faire quelque chose de beau avec trois bambous et un mêtre de ficelle. Je ne sais pas, moi, faites comme à Pyongyang : contentez vous de peindre l’extérieur avec de jolies couleurs criardes, privilégiez les machins en bois, les créations… et cultivez le souci identitaire. J’y reviens – d’autre part, quand ils essaient de pondre un nouveau jeu, nous, pauvres mortels, sommes tout contents de voir un peu d’originalité et de bijoux de familles sur le buffet, tout ça. Problème : elles ne durent jamais plus de trente secondes. Pourquoi? Ce sont toujours de vagues jeux d’équilibres… que les candidats inaugurent, sans équipe de bêta test (de l’autre coté, on appelle ça la dream team) et à l’écran ça fait un gros plouf. Un peu comme, dans un moment de panique lors de mon tout premier oral de Français en Première, j’avais réussi à sortir que Voltaire avait écrit le Cid. Plouf.

Faut dire, mon jury était un peu spécial à l’époque.

Souci identitaire, donc. Des gens, une île, c’est bien mais c’est interchangeable. De l’autre coté, on a trouvé la parade : on réussit, pour chaque saison, location, à pondre une esthétique, à installer des gimmicks graphiques et on s’y tient. Je me répête pas mal depuis le temps et Adventure Prod n’as pas l’air de vouloir appliquer (car il me paraît évident qu’ils se sont posés la question depuis longtemps… mais qu’il ne veulent pas trop brusquer la ménagère qui paniquerait à l’idée de voir autre chose que des équipes rouges et jaunes) et ça me rends tellement triste, regardez, je prends deux heures de mon temps pour l’exprimer!

– Les candidats sont encore trop archétypés. Vingt têtes de pipes, pourquoi pas, c’est la porte ouverte à plus de personnalités et donc plus de fun mais on retombe toujours dans les vieux poncifs : une batterie de gens invisibles, des gros relous, un « true warrior » né pour se faire avoir à la toute fin et le méchant de service, ce genre de choses –

– Attention… TOP DEPART, VOUS DEVEZ LIRE CE POST TETE EN BAS. Car la loi de Koh Lanta est immuable, elle est aussi à géomêtrie sinusoïdale : il subsiste des petites bizarreries de gameplay qui ne devraient pas exister. Addendum : chaque sortie devraient être définitive – médicale, volontaire, horizontale – car personne ne veut se retrouver avec l’embarras total devoir soit deux gagnants impossibles à départager, soit un gagnant s’étant déjà fais expulser une fois.

En revaaaanche… pas mal d’éléments font que cette mouture est largement la meilleure depuis un bon paquet d’années. Malheureusement, on se coltine toujours la voix suave de Denis, grand narrateur de l’impossible, expressions improbables prêtes à être dégainées – mais on peut noter un certain effort de montage. La moyenne vient de chuter subitement parce que ces teubés ont jugé bon de spoiler le retour d’un candidat dans l’épisode suivant mais, généralement, les choses se font de manière plus subtile en terme de suspence. Il y a toujours ces atroces séquences où on est sensé vomir des arc-en-ciels par les oreilles parce que les candidats appellent leurs proches (pas vu depuis dix jours, bah oui) ou visitent les papous-de-la-production pour mater des enfants sourire, façon Pékin Express. Au delà de ça, le montage sait créer une SURPRISE. Double emphase dans la typo car cela semblait un concept oublié depuis longtemps!

Miracle, les enfants, miracle. Il y a des évolutions de gameplay. Elles sont toutes discrètes, pas énormément mises en valeur, un peu en phase de rodage donc maladroites… mais elles font évoluer une « aventure humaine » (insérer ici effet sonore de pet) en un véritable petit jeu. Bon, je vais pas vous surprendre, rien de tout ça n’est original : le vote noir est une règle qui nous sort des Philippines et le « collier d’immunité » est une spécialité Américaine, aujourd’hui en fin de vie. Mine de rien, cela fait longtemps qu’on (« on » désigne une quinzaine de fans sur Internet, c’est dire si c’est une victoire) attendait un truc pareil et nous n’avons pas été déçus : les candidats, fidèles petits pions candides, ont su choper des opportunité et établir des « stlatégie ». Ouais, cette année y’a un Tahitien dans le cast et ça donne des morceaux de phrase mémorables du genre « Mon ami Laulent ». … d’autre part, parmi les quelques clichés sur pattes… y’a des petits gars intéressants. Là, il y avait bien ce petite gars de Sciences Po qui a tellement sorti son méchant-joueur-de-Survivor-illustré qu’il s’est fait griller pour tout bien trop tôt, c’est dommage… et il y a de quoi citer ce mec de 60 ans, qui n’avait ni dents, ni don de la nage. Il a du manger un fruit du démon. Ouais, concrètement c’est peu de choses mais si l’équipe de production arrive à cerner les autres petits trucs qui stagnent depuis longtemps, le futur de l’émission n’en peut être que plus sympa… surtout avec des commentateurs tels que Davy Mourier. TOP POUR MANGER.

Non mon jeune ami, ce n’est pas Zeus qui a mangé ses enfants, mais son paternel. YES PAPA KRONOS

Sur planète Thanksgiving, on diffuse Survivor South Pacific (pour ne pas dire Samoa, mais c’est déjà la troisième saison tournée là-bas… et la prochaine ne bouge pas d’endroit non plus. Le concept? Une équipe d’hommes, une équipe de femmes… tous sur la même plage. Gné?) et, contre toutes attentes, c’est bien. Je vous le jure, des témoins pourront attester des phrases malencontreuses du genre « Han, je vais pas regarder » ou « Survivor c’est mort » mais il se trouve que cette vingt-troisième édition est l’une des meilleures depuis deux ans. CE N’EST PAS NORMAL puisque les deux émissions sont sensées s’équilibrer d’elle mêmes, on avait l’habitude de se réfugier dans l’une quand l’autre n’était pas terrible (toujours dans le même sens) et non, c’est encourageant. Pas génial, mais bien, encourageant. Pourquoi donc? Les réductions budgétaires et l’ultra-longévité du show font que chaque nouveau concept sonne comme une mauvaise idée. South Pacific (comme la comédie musicale Oscarisée) c’est tout les éléments pourris de Redemption Island, son petit frère : un lieu de dernière chance après s’être fait éteindre son flambeau où l’on « combat » le prochain éliminé pour ne pas se faire définitivement jarter – tout ça avec le retour de deux figures bien connues qui en sont à leur troisième jeu – je ne vais pas en faire la description, ce serait une perte de temps. Le show s’éloigne de ses écueils du passé : le temps de parole y est bien mieux réparti, pas de gus monopolisant le show… il y a bien des invisibles et des gens sur-exposés – John Cochran, ce fameux nerd sorti d’Harvard ou Brandon Hantz, neveu… de Russell Hantz, ce premier s’avérant être aussi maboule que son tonton, lui tape dans la religion, c’est la fête. Des têtes connues, de nouvelles, que des gens appréciables d’une manière ou d’une autre. C’est l’une des saisons les plus équilibrées qui soient (enfin, jusqu’à ce que quelqu’un ose tenter le choix stratégique!) et on a beau avoir un challenge sur deux, on y trouve un fun certain. J’ai venté les mérites de la version américaine à de trop nombreuses reprises et je ne m’étendrais pas mais je recommande très chaudement d’y jeter un oeil, damn it.

Tout ça pour dire que l’industrie du Survivalisme se porte bien. COMMENT CA C’EST COMPLETEMENT FUTILE? Je ne sais pas moi, mettez vous à The Amazing Race, l’émission qui te fait faire du bodybuilding à Bruxelles après avoir fait de la course de lapins à Copenhague. En fait, non, matez vous d’autres saisons plus anciennes, celle-là n’est pas terrible terrible.

Bon. Joyeuseries musicales, petite rigolerie hors-sujet, listing des podcasts sympas, hommage à la GBA, Mario Maso, Rayman entre temps, plein de trucs qui vont rapidement nous téléporter vers le bilan 2011. Wow, j’ai déjà le titre. (J’accepte les pronostics. Si vous avez capté ma façon de penser, vous pouvez deviner)

*J’ai cette chanson en horreur, je tenais à le dire

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Mario Maso 4×01

« Hé oui, une saison qui sent la victoire puisque c’est le saison quatre! Comme chacun sait, le quatre, c’est que des trucs biens! Sonic 4, etc »

Alors déjà je dois me rappeler à l’ordre pour avoir confondu « IVG » et « VIH » ce qui transforme un running gag taquin en une phrase un peu immonde, pardon. Sinon, je pense que vous savez quoi faire… si cette suite de chiffres vous laisse de marbre, c’est en fait la (quatrième) reprise d’une série où je m’adonne au Let’s Play d’un rom hack de Super Mario World, la difficulté de cet Rom devant être nazie. Cette fois, on commence par N-JAMM, Not Just Another Mario Mod, bon hack un peu brouillon mais qui nécessite pas mal d’inventivité.

Prestation solo mais je suis plutôt content de moi, diction toujours plus confiante, je me perds pas trop dans mes pensées, on sent qu’il n’y a aucune difficulté pour le moment, du coup, tout est fluide. Un peu d’actualité ego, un peu d’actualité JV, pas mal de modalités d’usage et hop hop, quelques niveaux bouclés dans la foulée… et en UNE seule vidéo de 40 minutes, enfin!

P’tain, j’ai un peu du mal à croire que je suis en train d’écrire ces lignes. Ho oui, mets donc du seul sur les plaies!

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Sweet!

Je vais te décevoir, ami : après ce post tout bête qui sortait un peu des schémas critiques si redondants, en voilà un autre encore plus bête mais carrément promotionnel, entre le compte rendu et l’anticipation pour ceux chez qui ça déclencherait des vocation. En plus, ce post va être minablement court, je suis à cette période où les rendus s’accumulent et où chaque ligne ici correspond à une pause prise entre deux pages de tel ou tel bouquin interminable. Bref, ce soir j’aimerais vous compter la belle histoire des Golden Blog Awards. Enfin, ce n’est peut être pas une histoire de conte de fées mais une soirée sympathique et toute simple dans un cadre assez fantastique.

Je rappelle en quoi consiste l’évènement puisque, après tout, j’ai déjà eu la chance de gagner un petit trophée de l’exact même nom grâce à l’équipe Total Manga. Là, c’est une autre histoire, hors de toute sphères de connaissances sévissant sur l’Internet puisque – au delà de son intention éminemment Parisienne – s’adresse à tout les blogueurs qui souhaitaient tenter leur chance pour gagner un petit trophée noir sympa. Une quinzaine de catégories traversant tout les pans de ce qui peut fasciner les foules – oui oui, même la mode – en excluant la politique par définition puisque, l’année dernière, la soirée a eut la malchance d’être quelque peu récupérée par des langues trop extrémistes. Bref, sans imposer quelconque forme, réelle limite d’âge ou du nombre de gens derrière l’écran. News, pavés, photos, toutes formes de blogging étaient au rendez vous pour une compétition saine dont le déroulement ne l’était pas moins. Chacun étant libre de s’inscrire dans la catégorie lui semblant la plus appropriée, le vote des lecteurs a donné, au temps X, une shortlist de dix blogs départagés par un Jury des « gens du milieu » et d’un dernier vote organisé par un organisme partenaire et professionnel. Le Gagnant monte sur scène le 16 Novembre, parle une minute dans le micro et se voit embarquer derrière la scène pour un gangbang journalistique.

Non, je n’étais pas shortlisté moi même, sans y avoir vraiment cru – déjà très content de ma première acquisition, j’aurais surtout dû m’inscrire beaucoup plus tôt… puis dès que vous whorez discrètement pour du vote, vous aurez toujours des petits malins qui crieront au scandale, ces mêmes petits malins qui n’ont pas l’air de comprendre que le hobby de pondre 5000 mots par semaine pour leurs beaux yeux devrait rester un loisir agréable… et c’était exactement le but premier de la soirée – voir du beau monde et se divertir un peu de manière sophistiquée. Hors concours donc, mais néanmoins invité (en billet +1, chaque participant avait l’honneur de pouvoir inviter quelqu’un – ce qui pourrait sembler un peu automatiquement légitime mais ça n’en reste pas moins une initiative très généreuse, merci donc) pour assister à la soirée et à la remise des trophées, du « cocktail dinatoire » et autres coupes de champagne pour faire du Ballroom Blitz en tenue chic et choc. Si vous êtes parisien et que vous travaillez dans un orgnanisme de presse, vous connaissez bien ce genre de chose – le sac cadeau à la sortie qui contient plein de papelards des partenaires, etc.

~ Allégorie colorée ~

Je dois avouer que ce n’était pas la soirée idéale pour provoquer une rixte dans l’Hotel de Ville puisque – et ça mérite bien un paragraphe – je n’ai jamais été aussi zombifié qu’en cette soirée. Nuit extra-courte grâce aux conneries toujours plus passionnantes de la clique du Captain Web (je développe prochainement), journée de fac trop longue pour mon rythme de feignasse, lectures interminables, je me suis rarement senti aussi petit vieux à déambuler dans Paris le soir pour retourner dormir à Port Royal. Novembre n’a jamais été mon mois et je suis soumis à un strict régime Actimel© pour renforcer mes défenses naturelles© car là j’ai la moitié du squelette en lambeaux et c’est un peu tôt pour toutes ces conneries! Quoi qu’il en soit, je me suis sauvé de la fac et de l’étude de Rodogune en avance pour rejoindre le froid hivernal précoce et emprunter le A un soir de semaine, rarissime pour ma pomme, et de constater que c’est dans ce genre de contexte que Chatelet peut devenir angoissant de monde et se vider en deux secondes. Direction Hotel de Ville – ligne 1, juste à coté – pour rejoindre mon co-pilote du jour, tellement mieux habillé que mon uniforme-journée-d’étudiant-en-lettres, devant les galeries commerciales décorées pour les fêtes. Ha, Noël dans la capitale, rien de plus beau. Paris la nuit et en fin d’année, c’est la meilleure des récompenses pour quiconque à la chance d’habiter dans le coin.

Quoi qu’il en soit, il faisait FROID SA MERE et j’avance la malchance d’être, une fois n’est pas coutume, à l’heure pour faire la queue. C’est l’un des axes principaux de cette soirée – tout le monde est placé sur un pied d’égalité – participants, presse, partenaires, invités… (oui, il y avait émission de places gratuite mais limitées pour qui voulait) et donc tout le monde avait le droit et le devoir de faire la queue. Pas longue, pas interminable, avançant plutôt vite mais un poil bordélique : faire la queue une fois pour obtenir son bracelet (il est toujours sur le bras gauche – et en plastique, non seulement j’en ai de plus en plus mais ils sont de plus en plus solides – et refaire la queue pour entrer et passer les portiques. Pas compliqué mais un peu brouillon, pas super balisé, de quoi languedeputer sur les blogueuses mode avec son voisin avant de passer par le portique qui, pour une fois, a été clément. Non pas qu’il n’a rien détecté (j’ai sonné, je sonne toujours, je serais à poil et écorché que je sonnerais – après ma mort, je serais dématérialisé et je passerais quand même sous les portiques d’aéroport pour les faire imploser – et nous voilà à monter les marches de l’Hotel de Ville. Sublime succession de salons qui mériteraient tout les haïkus du monde, décorations historique et environnement spacieux, je me sens juste fier d’être du coin. L’hôtel de ville est un endroit que je voulais voir depuis un certain temps (les expos ne permettent pas d’y voir les mêmes recoins) et nous sommes lâchés dans l’arène, avec un gros millier de personnes. Autant dire qu’avec notre vingtaine, nous sommes dans le très très bas du panel des âges de l’évènements. Il y a bien deux trois gamines accompagnées (ce qui explique pourquoi certains Over Blog moches étaient shortlistés) mais c’est une soirée très trentenaire qui s’annonce. Pas de quoi s’assoir, chacun suit le bazar comme dans la fosse d’un concert, on peut marquer son nom au marqueur sur les énormes badges distribués et c’est parti pour la ripaille.

Béatrice a tenté sa chance dans la catégorie « Putasserie »

Musique d’ambiance, croiser des visages connus (l’équipe de Captain, la fameuse Salomette, Alex Nassar et, votre préféré, Julien C) tenter de conquérir le buffet sur les cotés et lever la tête et admirer le plafond et les lustres de manière un peu béante, autant d’activités agréables… quand on a pas de smartphone – puisqu’au pays de l’égo, nous sommes évidements tous des Twittos et le sport national semblait être le placement de la meilleur vanne live grâce au hashtag de la soirée, #GBA11. Pas eu la chance d’assister à ça – pas le matos, mais toutes les distractions possibles et annexes étaient au rendez vous : bornes d’arcade sur le coté (Wow) buffet et petites brochettes raffinées, Abdel Alaoui est venu faire le kek en live (mais il n’a pas jonglé avec des couteaux comme il le fait souvent sur Canal, c’est dommage) et nous proposer son fameux concept de « cuisiner en mixant » et etc etc, l’habituelle valse de partenaires qui offrent des services de soirée un peu incongrus. Bref, ça commence (en retard, peste de vous) et on se groupe devant la « cérémonie » pour voir le monsieur Nassar et son sidekick inconnu au bataillon pour dérouler les lauréats. J’ai eu la chance d’aller aux Gérards il y a trois ans et c’était bien plus fuuuuun.

Bien entendu, personne n’est obligé de faire des sketches entre deux remises mais ça avait un coté un poil automatique, le discours de base étant noyé sous le pshpshosef de la foule qui papotait avec son voisin, les remerciements expédiés par les gagnants, tout l’interêt du bouzin résidait dans ces moments bien hilarants que nous offraient involontairement les protagonistes : le lauréat du blog qui avoue n’avoir que six mois d’ancienneté (sachant qu’il en fallait cinq pour s’inscrire, les dates ne collent même pas) – Franck Provost qui dit « et je vous offre un relooking avec votre prix » ce qui peut sonner, pour les esprits cyniques, comme un « vous êtes MOCHE », ce moment où avant la catégorie jeu, une andouille de l’espace vient militer pour les indignés avec son costume bling bling (ce qui faisait surtout de lui le lauréat du plus grand kek pique-assiette de la soirée, oui) et ce grand moment de désespoir général où, pour la catégorie mode *rire du public* une vingtaine de nanas viennent faire une chorégraphie écliptique devant une assemblée qui commence à douter du pourquoi elle est venue, de base. Ha ha ha, les blogueuses mode pfflol. En tout cas, l’interêt majeur vient évidemment de la foule – bien élevée, hype et choc, qui bouscule un peu son prochain pour glaner quelques rangs, pas un seul perturbateur ou de visage antipathique : les organisateurs ont su être select sans réellement le montrer – c’était, évidemment, à mille lieux de ce à quoi peut ressembler une nocturne Epitanime mais je parle bien entendu de deux planètes bien différentes. Bref, ça se vide au fur à mesure des perdants qui quittent des yeux la scène et à la fin de la cérémonie (pas de trophée pour « l’espoir » cette fois? Houuuu) nous revoilà livrés à nous même pour le COKTAIL DINATOIRE §§§

Mais non, ce serait trop facile. Dans un état trop grabataire, atteindre de la nourriture semble être aussi facile que d’intégrer l’ENA et il fallait fendre la foule pour atteindre le moindre coin de table, on se laisse donc plutôt conquérir par l’idée que les pâtes chez soi peuvent être une bonne alternative. Aller-retour donc dans ce monde étrange des gens qui font des news à la pelle pour notre plus grand plaisir. La liste des lauréats se trouve ici, vous pourrez en tirer la substantifique moëlle selon vos goûts. De notre coté, nous repartons déjà après ces circonvolutions. Dommage, il fallait remettre l’actualité du hashtag sur le grand écran, s’aurait été l’occasion de faire passer des messages amusants! Pour la prochaine fois, messieurs dames, mettez le paquet sur l’animation de la soirée, travaillez votre sono… une « présence féminine » était promise, que s’est-il passé? Il y a du potentiel derrière tout ça. Moyen de rendre la future troisième édition plus « impactante », plus légitime en tant qu’évènement majeur et annuel – bien sûr, cela doit rester suffisamment confidentiel pour être agréable mais on sent que tout ça est encore en rodage niveau présentation. Quoi qu’il en soit, ce fut un honneur d’être invité par la mairie donc, ça méritait bien un peu de promo d’anticipation.

L’année prochaine, si je suis encore là à faire mes conneries (ce qui semble méga improbable, toujours plus) je retente dès le départ, je bourre les votes et je tente le hold-up. En attendant, écrivez, écrivez bien

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Ter ter dans mon ter

Leeeees bons conseiiiiils…

Les japonais sont chtarbés! Ce n’est probablement nouveau pour personne mais l’un de leur fétiche les plus célèbres vient encore de frapper : celui des trains. Depuis la semaine dernière, cette vidéo plus étrange qu’un creepypasta fait le tour des réseaux sociaux – comprenez, Twitter. Pour ceux qui auraient la flemme (et qui manqueraient quelque chose) on y voit l’intégralité des RER – Réseaux Express Régionaux – s’y mouvoir derrière une musique toute mignonne et sucrée, comme un générique de série archi gnan gnan qui mettrait en scène… nos transports en commun parisiens. Nous, derrière la dinguerie de cette situation, n’avons pas eu autre chose à faire que d’imaginer ce que pourraient donner des personnifications des différentes lignes, souhait exaucés par untel et untel. De mon coté, je me suis dit qu’il était peut être nécessaire de faire un petit rappel sur la base des lignes de l’île de France et de leur utilisation… on dirait pas comme ça mais si le train du bonheur sera à l’heure, il t’accueille pas nécessairement à bras ouvert.

La ligne Rer A Par Baka-Saru. En tsundere. Normal.

Loin de moi l’idée de vous prendre pour des teubés ne sachant pas monter et descendre d’un train maiiiiis être l’un des innombrables usagers du réseau ferré à quelque chose d’héroïque puisqu’il y a un certain nombre de paramètres à prendre en compte. Oui, toi, le provincial qui veut venir en convention Parisienne mais qui ne sait pas trop comment faire, du haut de l’agglomération dans laquelle tu montes de temps en temps pour prendre le tramway tout neuf, n’aies nulle crainte! Je suis là pour t’aider, après… ho, cinq petites années d’utilisation intensive de carte Imagin-R! Tu sauras tout ce qui est nécessaire pour prendre le métro comme un BOSS!

Tout d’abord, il s’agit de distinguer RATP et SNCF. Le dernier est l’organisme qui te transporte à travers le pays et qui te permet d’agréables voyages en première classe où tu pourras étendre tes jambes et brancher ton ordi. « Peuh! Je suis prolo, je ne peux pas me le permettre » et ben figures-toi qu’en t’organisant bien sur le site dédié (ou en agissant de manière un peu kamikaze, a.k.a. espérer voir des places s’écouler très peu de temps avant ton supposé départ) tu peux éventuellement trouver des billets first… au même prix, voire moins. Ce n’est qu’une question d’opportunités et de chance. Quoi qu’il en soit, tu es arrivé dans la capitale ou dans ses environs et ton destin dépends désormais de la Ratp. C’est un Établissement Public à caractère Industriel et Commercial (ce qui, vous en conviendrez, est assez EPIC) qui sera à la fois votre meilleure copine et votre pire ennemie… car c’est typiquement l’endroit où toutes les lois de Murphy semblent s’appliquer. Vous voyez le logo? Visualisez ça comme la Seine traversant l’Ile de France… à moins que ce ne soit un visage? Nul ne sait.

Vous devez d’abord distinguer les différents types de wagons. Comme en Allemagne, à défaut de U/S-Bahn, il y a différent types de trains qui impliquent tous une certaine distance à parcourir depuis le centre de Paris. Il ne faut pas confondre ce bon vieux Métro (qui dessert toute la capitale en détail plus pas mal de banlieue sur la proximité de la majorité des lignes) du RER (qui, en prenant les mêmes raccourcis, te permettent davantage de rejoindre la capitale ou de retourner quelque part en Ile de France) du TER (même principe avec des points plus stratégiques, plus éloignés et souvent avec des horaires très calibrés sur les heures de travail). Il y a bien entendu le bus mais hé, je ne veux pas vous prendre pour des billes.

Pourquoi toute cette nomenclature serait-elle importante? Les tarifs, chers amis, les tarifs. J’ai tendance à rencontrer pas mal de gens qui « montent sur Paris » (cette expression me donne des boutons aaaaaraargh) et qui se retrouvent coincés, à un moment ou à un autre à cause d’un billet mal acheté et donc… non valide. Ces billets s’obtiennent dans n’importe quelle gare de n’importe quel type mais attention : rare sont les guichets (donc humains) qui délivrent des tickets de transports. Au mieux, ils vous donnent un passe si il y a marqué « bonne volonté » sur votre figure et que vous expliquez un petit souci logistique – mais vous affronterez, un jour ou l’autre, ce fameux guichet. Voilà donc quelques conseils importants qui pourraient vous aider dans ce pays qui, contrairement à une villes comme Londres, privilégie l’achat en Masse :

– Gardez en tête qu’on valide en entrant et en sortant… mais pas en sortant du métro! Là, on ne rencontre que ces fabuleuses portes automatiques qui permettent l’imitation du Jedi utilisant la Force.

– Le fameux Ticket + est valable dans tout Paris, dans tout type de transports mais DANS PARIS. Vous sortez de là, vous êtes screwé. Vous ne devez PAS sortir de la zone 1. Regardez une carte, un plan, n’importe quel gribouillis dans les rames, c’est toujours indiqué. Vos copains de la Capitale qui ont un passe Imagin-R ont payé une blinde pour avoir telles zones en illimité… mais peuvent se ballader à loisir le week-end et les vacances. Vous, ne paniquez pas, si vos déplacements sont intra-muros, personne ne viendra vous violer pour illégalité. Un transport, ce n’est pas quitter les sous-terrains, les changements sont tout à fait autorisés – la plupart, si ce n’est la majorité de cas, il n’y aura pas de tourniquet à valider.

– La meilleure façon de ne pas se planter de Zone pour 100% des déplacements est de demander aux bornes (mais si, deux gameplays différents : cette espèce de sopalin métallique qui ne s’arrête jamais où on veux où cette écran tactile qui met trois ères glacières à annuler une étape) le « à partir de cette gare » et d’indiquer sa destination. Ticket et prix personnalisé, hop, vous allez tout déchirer.

Miss Rer E est toute choupie! Bravo Lachesis!

– Dites, au lieu de faire trente déplacement dans la journée et de payer une fortune, demandez plutôt un « Mobilis » qui couvre vos zones de déplacement. Vous ne dépasserez presque jamais la quatre, mais d’un autre coté, la deux n’existe pour pas grand chose… c’est rapidement rentable. Même chose pour le Vendredi et le Week End, pensez au « Ticket Jeune », supposé que vous ayez la tête de l’emploi (mais je doute vraiment avoir des lecteurs de plus de 26 ans… n’hésitez pas à hurler votre désapprobation, c’est trop calme depuis que j’ai changé d’adresse ici) – quoi qu’il en soit, vous ne dépenserez jamais moins de 1E70. Gardez votre monnaie ou votre carte sur vous, ce serait dommage de casser un billet pour si peu.

– Manger dans une Bonne Journée donne le cancer !

Tonton Concombre! Je me retrouve seul sans ticket devant un tourniquet à franchir! Haaaa~

PAS DE PANIQUE JEUNE BEOTIEN! Tu as screwé les règles ou tu as fait une fausse manoeuvre! Je suppose donc que tu es seul. Il s’agit de distinguer quelle type de sortie te poseras problème, un RER ne pouvant être qu’impliqué. Un bête tourniquet? Saute par dessus, c’est simple comme bonjour, utilises tes bras. Le souci, c’est qu’une porte peut se trouver de l’autre coté ou pire… une porte automatique… cet outil si stressant, même pour l’usager innocent qui perds quelques poils dans le processus. Hé bien, la meilleure façon est de demander. Le Parisien est parano mais cet état de fait vient justement de tout ces gens qui peuvent t’enquiquiner sans demander leur reste. Toi, tu prends n’importe quel quidam venu, « je peux passer avec vous svp » et il le fera dans 95% des cas, garanti. Ne passe pas derrière quelqu’un en te collant sans demander, c’est vraiment être un gros connard. Non, tu es glacé et sophistiqué, tu quitteras ton copilote en de bons termes, qui se diras « damn, finalement, les gens sont polis içi »… et il te tiendras la porte à sens unique, ce qui étais ton objectif de base, après tout.

Haaaaaaaaa des contrôleurs haaaaaaaaaaa ~~

HA PARCE QUE TU ARRIVES A PAS ETRE EN REGLE DANS TOUTE CETTE HISTOIRE? Bon, c’est une question de culot. Généralement, un « raid » de contrôleurs se fera sur plusieurs gares d’affilées donc rarement utile de faire des détours drastiques. Deuxio, ce sont des gens charmants, respectables, faisant un dur labeur – il faut jouer fair play. Il faut donc jouer invisible. Ce genre de situation ne peut se produire qu’à la sortie d’une gare RER (ouch) ou dans un grand changement. Là, il y a de l’espoir : traverser, être innocent, penser innocent, incarner l’innocence même. Enorme conseil : le summum de la culpabilité dans ce cas là, c’est le mec qui s’arrête net devant les agents pour lire une carte sur le mur et attendre que ça se tasse. Perdu, là on va carrément vous chercher, et le « bonjouuuuur » de rigueur va rapidement se finir en amende. Ha, z’avez pas d’argent. Z’avez pas de carte d’identité non plus? Heu… donnez un faux nom? Hey, Joey Joe Joe, évitez quand même de vous faire coffrer pour une infraction. C’est même pas une contravention, c’est un peu la honte. Accessoirement, vous pouvez payer votre ticket.

Dans le métro comme dans le RER, des règles de politesse implicite existent et elles sont toutes évidentes, sauf une – priorité à ceux qui sortent. Toujours, dans n’importe quel contexte, mettez vous sur le coté quand des portes s’ouvrent et que vous êtes sur le quai. Rien de plus chiant que de batailler pour sortir d’une rame. Oui, tenir sa droite sur un escalator peut aussi sauver des vies mais l’élémentaire est là.

Les déplacement en eux mêmes n’ont rien d’effrayant : croyez-le ou non mais nous disposons d’un réseau assez simple; Vous êtes à Gare A, vous devez vous rendre à Gare B : des plans sont partout, repérez les lignes, raisonnez en cumulant les variables lignes + direction et c’est du tout cuit, plus intuitif, tu meurs. Tout sera toujours fléché pour les déplacements – parfois loooongs (vous finirez par cavaler dans Chatelet pour presque dix minutes à pieds, toute une expérience) et là je dépasse le simple conseil pratique pour entrer dans le domaine de l’évidence, donc stop.

Maintenant, si vous le voulez bien, parlons un peu des Rames. Lettres pour le RER, Chiffres pour le métro. Chiffres pour le tramway, pour le fun.

Cette chère ligne A est, me semble-il, la voie la plus fréquentée d’Europe, quelque chose du genre. Normal, elle dessert le centre financier de la Région (la Défense) et Disneyland à son extrême est. Bondée dans une direction le matin, dans l’autre le soir, elle peut être une torture de lenteur… mais arrivera toujours à l’heure. Des rames peuvent être supprimées de temps en temps mais ce ne sera jamais un problème intra-muros. La B, elle, peut être un enfer car laissant rarement de l’oxygène à ses usagers. Le wagon bondé est une expérience initiatique qu’on oublie pas de sitôt – un jour de Japan à des horaires mal maîtrisés finira de vous le faire comprendre… surtout quand c’est pour faire un aller à l’aéroport Charles de Gaulle, en bout de liste. La C est légendaire d’incompréhension. Elle va partout, a un plan farfelu, il faut descendre, remonter, vérifier, ne pas se laisser emporter dans un choix foireux. La D a très mauvaise réputation – évitez comme la peste sa branche Nord. Un Samedi soir. Seul. A poil. Avec votre 3DS et votre appareil photo autour du cou. Cependant, n’oubliez pas qu’il ne faut pas raisonner en rames à risques, mais en gares à risques. Chatelet est un point névralgique… mais c’est aussi la gare où il y a le plus d’emmerdes, hé oui! Enfin, la E, discrète et confidentielle… je l’ai jamais prise de ma vie, hé hé hé hé.

Quid du métro? Sans détailler et pour sortir de petits fun facts au hasard : la 1 est classieuse et historique, elle sera bientôt automatisée comme la 14, touristique par excellence – cette dernière desservant Bercy, mon territoire, mon gang, yo. La 4 est bondée comme les près et la 13 aime bien imiter ça. La moitié de la 6 est un plaisir à prendre car elle passe en extérieur devant la tour Eiffel, ça fait toujours son petit effet. Pour le reste, il y a Ratp.fr, qui vous donnera (souvent) la marche à suivre la plus pratique pour vous rendre à destination. Fermeture général à un peu moins d’une heure du matin : ne vous laissez pas surprendre, c’est personellement mon pire cauchemar.

A défaut, on peut prendre le Rail Tracer et se faire défoncer la face

Haaaa! Un palefrenier quémande mes Euros dans la rame! Haaaaa!

C’EST FINI D’HURLER A TOUT BOUT DE CHAMP OUI. D’une, tu n’es pas obligé de prêter attention à cet homme ou a cette femme qui fait son monologue (parfois carrément étrange, barré, intriguant ou juste dément) qui viendra probablement déposer son petit papier mystérieux sur un coin de siège – tout ça dans le but de suggérer habilement une contribution financière. Toi, tu t’en fout, t’as eu une journée pourrie, tu viens de te faire plaquer et ton poisson rouge est mort… mais le regard aura des ténèbres ne fera rien. Voici ma solution : lire un livre. Un peu moins efficace dans l’échelle mais néanmoins : avoir un casque sur les oreilles et passer en mode « lol mdr je t’entends pas, mon casque est fait pour ça de toutes façon tmtc toi-même tu sais ;P » – enfin, s’en foutre de manière générale est la meilleure des solutions. DONNER PEUT PARAITRE SATISFAISANT ET KHARMIQUE SUR LE MOMENT MAIS OH MON DIEU, tu vas déchaîner la colère du Dieu finances puisque tu vas devenir une cible privilégiée. C’est davantage un phénomène de banlieue mais il y a des personnages publics bien connus et vous ne voulez pas les croiser tout les jours pour offrir le même regard gêné… hé, vous avez déjà vu quelqu’un avec les genoux inversés? Moins non plus, mais il paraît que c’est super flippant.

Et voilà, tu as ton diplôme d’usager néophyte. Tu as toutes les cartes en mains pour passer une bonne convention/séjour chez le copain/pyjama party surprise!

Maintenant, en attendant la grande aventure Parisienne, quelques kilos de pages à lire pour avoir la rate qui se dilate. De rien! Dans l’épisode suivant : le mystère des rames inutiles à Rueil, l’incohérence quantique de Nanterre Préfecture…

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