WhoaaaaAAAAAAAA

« BONJOUR PARIS CA VAAAA? » Bien sûr que ça va mon p’tit père, d’ailleurs on est pas exactement dans la capitale mais à Saint Cloud. Bon, jouons le jeu, de toute façon confondre innocemment les deux est le gimmick favori de tout banlieusard qui se respecte! C’est là-bas, toujours pour la fin de la dernière semaine d’Aout que se déroulait la dixième édition du festival Rock-En-Seine, toujours supervisée par Jean-Paul « The Boss » Huchon toujours toujours toujours. Troisième festoche consécutif pour ma face et de bons espoirs en tête après deux jours plein de surprises en 2009 et un dimanche extrêmement fourni l’année dernière.

Faire un post sur un festival est une démarche qui peut sembler un peu étrange, surtout pour celui là qui, malgré ses airs de block-buster de fin d’été, fait toujours un peu palot comparé au mastodonte Pukkelpop, toujours deux semaines avant en Belgique… et je m’excuse d’avance pour n’importe quel autre music geek qui lira ses lignes puisqu’à sa place, je ne serait pas d’accord non plus. C’est toujours un petit plaisir coupable de lire les articles « spécialisés » des différents papelards tirer à boulets rouges sur des groupes toujours différents… ou de les encenser avec des périphrases à la mord-moi le noeud. C’est pas facile le journalisme musical! Je tenais donc à m’excuser en avance pour tout flagrant délit de gout de maÿrde que vous trouverez dans ce post. En faire un compte-rendu tenait plus ou moins du mini-ordre moral puisque, joie et bonheur sur Terre, on m’a offert un pass trois jours! Merci encore donc, encore une bonne occasion de cosplayer un sapin de Noël avec un bracelet supplémentaire. Toujours plus d’intro inutile pour vous : spéciale dédicace à ce salaud qui m’accompagne toujours et avec qui je pensais faire ce troisième round qui m’a planté la veille du top départ : tu ne l’emporteras pas au paradis, cow-boy. Ne faites pas comme moi, prévoyez plus d’un camarade/copain/copines (mais ne faites pas venir vos deux copines en même temps, malheureux!) pour vous éviter une situation un peu gênante où vous perdez tout les bonus du festival social. C’est une évidence mais elle a le mérite d’être rappelée puisque je ne suis pas moi même foutu de l’appliquer!

Obligatoire « point malédiction » de l’année – les routards des festivals musicaux savent bien que fin Aout est une période où il faut sévèrement se protéger la tête pour espérer passer des concerts sans souci – jusqu’à maintenant, le seul problème étant l’annulation imprévue (Amy Whinehouse, Oasis) des artistes, voire l’annulation forcée (souvenez du chanteur d’Où Est Le Swimming Pool qui a purement et simplement annulé son existence) on pouvait bêtement penser que les artistes étaient les seuls menacés, relayant les festivaliers au titre de dommages collatéraux. Très gros manque de bol, le mauvais temps extrême au Pukkelpop a fait rejouer la pub des dominos avec des arbres et plusieurs personnes y ont laissé leur peau. On y peut évidemment rien mais c’est nul et assez flippant. C’est pas plus utile de le constater platement comme ça mais c’est flippant. Heureusement pour nous autres, la seule menace météorologique était une pluie fine que se contrait avec un simple parapluie et un bon sens du timing. Un peu de chance dans le temps pourri, surtout après le set perturbé d’Arcade Fire l’année dernière!

Des nouveautés sur le domaine de Saint Cloud? Hé bien, une quatrième scène, sobrement intitulée « scène pression live » (comprenez Scène Kronenbourg – l’omniprésence de la bière dans le festoche passe du running-gag au quart du festival, bien) ce qui implique une vingtaine de prestations en plus, ce qui allège le planning et les superpositions gênantes entre la Cascade et l’Indutrie, scènes trop rapprochées où il n’y aura donc jamais deux trucs en même temps) et devenue une gageure pour tout ce qui est estampillé « découverte » dans la programmation du festival. OUI, l’ouverture d’esprit, c’est essentiel. OUI, j’en manque sur le coup mais cette année, le festival manquait de grosse pointure, d’argument d’autorité, de gros nom qui tâche! Ce n’est pas un défaut en soi si un programme se veut éclectique et je ne suis pas à la place des gens qui démarchent tout le monde mais tout ça était un peu noyé dans les noms inconnus et les petits machins français. Loin de moi l’idée de fustiger les petites pointes, ce serait archi-déplacé mais le festoche a perdu deux trois poils de standing qu’il commençait à imposer. On espère tous encore plus de mastodontes pour la suite! Trouvez donc un meilleur compromis entre « gens à propulser » et « gens qui propulsent les ventes! » S’il vous plaît!

J’arrête le whine un peu hypocrite ici et je m’attarde sur mon propre programme, un peu pantouflard avec uniquement les soirées en vue, 18 heures-Minuit quotidien, programme parfait pour pas trop s’épuiser en aller-retours – le domaine est grand, dix minutes de traversée entre la grande scène à la sortie – la contrebande de bouchons sévit toujours, il faut les cacher au préalable dans ses fesses ce qui n’est pas très cool (sérieusement, de quoi peuvent ils avoir peur) et en avant pour le désormais habituel monceau de souvenirs sympas, entre bouffe délicieusement frite et couchers de soleil avec gros song. (toujoursg)

Vendredi 26 Aout – Un bus, un tramway et un RER plus tard, la remise du bracelet se fait sous le son archi planant de Grouplove – formation américaine et inconnue difficile à juger sur un quart d’heure néanmoins très apprécié. Prenons-le par la négative : ce n’est pas très électrique, ni inutilement punchy, juste sonore cool, « sympa », même si ça se fonds dans la masse. Avec un peu de bonne volonté, je serais arrivé pour CSS, vous savez, le machin brésilien électro tout aussi sympa. C’est ça le dilemme, dépasser le « sympa ». Quelque part entre le « sympa » et le « génial », il y a le « bath » qu’on atteignait pas encore et qui n’arrivait pas non plus avec The Kills et l’apparition remarquée de celle que je nomme affectueusement « la grosse Alisson ». Les fans hurlent, le show commence en duo avec un joli dandy gratteux et là il y a comme une impression très embêtante qui démarre dans mon crâne, cette impression qu’un duo sur scène où dans les bacs et en 2011 fait toujours plus ou moins la même musique… ou, curieusement, ont les mêmes idées. Vous savez probablement où je veux en venir, une zique très « roots » très basse, souvent lente, lourde et très rarement joyeuse, comprenez un peu molassone. Difficile de pogoter sur ça, ça invite plutot à la réflexion transcendantale et ça a peut être un peu plus sa place dans « Confucius-En-Seine » mais je digreeeesse. Pas de morceaux qui se distinguent les uns des autres, une heure de show un peu égoïste et mécanique (mais c’est un syndrome qu’on retrouvera aussi pas mal, malheureusement) mais assez planant. C’est pas comme si on s’amusait mais on en profite et on peut s’imbiber de ces riffs new-wave qui sentent bon la danse « je chasse les nuages ».

C’est pas tout de se gaver de bière, des pétards passivement fumés un peu partout et des jambon-beurre à taille variable (encore un syndrome local! C’est un champ de guerre ce festival! Pukkelpop à coté c’est… bref) mais il faut bien s’occuper entre deux sets et voir ce qu’il se passe en mode « découverte » à la scène de la Cascade. Ca sent bon l’électronique lent et barré, ça s’appelle General Elektriks et c’est français. J’aimerais pouvoir en dire tout le bien possible et ignorer un peu la presse qui n’a, en majorité, pas du tout aimé le truc mais elle a bien tort parce ce que c’était très cool. Un sosie de Vincent Desagnat est aux platines et il a à sa disposition une mini-armée de clones multi-instrumentistes qui sautent partout. Un peu d’énergie quoi, c’est positif, surtout avec une telle palette de machins qui font du bruit en rythme. Je vais paraphraser un certain monsieur Youn mais c’est un bon exemple de « frunpk » – un mélange d’électro, de funk et de formule rythmiques qu’on connait bien. C’est certainement plus sympa en live qu’en disque; le format scène permettant d’allonger les phases instrumentales et c’est là que le grand Dieu Kif fait son apparition : c’est propice aux impros. Du xylophone, des synthés qui font de jolis « pouet pouet » et une bonne énergie. Le rock est loin, très loin mais qu’importe, c’était beaucoup de plaisir pris devant ce genre de lignes. C’est avec pas mal de regrets que je les quitte pour la tête d’affiche de la journée… et du festival.

Fin de la malédiction : les Foo Fighters sont venus, sobres, toujours ensemble, il a plu trois gouttes et fin de l’histoire… mais quelle histoire les enfants. La presse et les journaleux n’aiment pas non plus. Les fans de Courtney Love font partie du même club, mais en même temps, personne n’aime les fans de Courtney Love. Je rappelle le contexte : les FF sont issus de la séparation forcée de Nirvana (dans les épisodes précédents : Kurt Cobain annule lui aussi sa vie) – Dave Grohl, le batteur, monte un album en y jouant la quasi intégralité des pistes, se monte une petite équipe et propage la magie avec une demi-douzaine d’album, dernière mouture toute récente. Revenons à notre amie la presse qui trouve les Foos un peu … datés, en stationnement pendant que le reste évolue. Osef la presse, avatarisée par deux connards derrière qui ont passé leur vie à commenter le bazar et à dire à quel point c’était inutile et veillot, ben fallait voir ailleurs messieurs merci salut!  ils sont peut être dans une capsule mais elle est cool, énergique, peut être un peu HURLEE mais plus que sympa. C’est d’abord un leader charismatique : Dave Grohl parle à la foule, dit des conneries, imite un français ou baragouine l’anglais haut perché comme on le ferait « dans le milieu » pour se marrer.  Un vrai showman qui sait interagir avec son public, perdre cinq minutes à faire le guignol avec un riff, quitte à se foutre des gens qui font un rappel inutilement long une demi heure plus tard. Une reprise de « Young Man Blues » des Who qui tuait, excusez du peu, enrobée d’une quinzaine de tubes du groupe – pour à peu près le même nombre d’hurlements subis par nos vierges tympans. C’est pas grave, c’est toujours un plaisir de se faire hurler dessus par un mec aussi rigolo et volontaire. Il présente son staff (ovation pour Taylor Hawkins, pour une fois que le batteur est populaire) et annonce souvent ses prochaines cartes, lues et écoutées avec délectation – du rock très gentil et innocent mais brut, clair, cool. My Hero, Monkey Wrench, Times Like These, Breakout, tout défile dont une singerie de Chuck Berry, les refrains les plus connus sont souvent « donnés » à la fosse et, petit plaisir coupable, quand Dave Grohl crache sur la scène c’est toujours en gros plan sur grand écran. Deux heures étalées au possible de show et le traditionnel final retentit avec Everlong, il faut déjà se barrer où se raccrocher aux branches. Si tout ça ne vous dit rien, payez vous le best-off, il peut servir.

Samedi 27 Aout – Même heure, même festoche – pit stop obligatoire à la boutique pour se prendre le désormais traditionnel portfolio – autant d’affichettes que de groupes en plus (un artiste, un groupe, c’est génial et très décoratif) et divers goodies estampillés de ce mec en banane-lunettes qui domine l’identité graphique de cette année. Hey, vous ne savez pas quoi faire, rien ne vous plaît musicalement? Le festival propose moult activités qui n’ont rien à voir! Venez faire le gogole avec Sam, le capitaine de soirée! Jouez à Time’s Up dans le coin enfant! Avec des enfants! C’est tout à fait normal! J’ai même eu l’occasion de militer trois secondes contre la peine de mort, en regardant le stand et en pensant « rooooooh c’est pas bien »* – on peut même essayer de retrouver ce cher Nataka qui bosse au stand de bouffe sino-japonaise, et abandonner en voyant le monde devant le-dit stand. Ce démentiel éventail d’activités peut éventuellement s’accompagner d’une dose de concerts et c’est ce que je fais en allant voir Interpol. Ha, pardonnez moi, avant Interpol, parlons rapidement des BB Brunes. Le grand Dieu Kif a prouvé une fois de plus son existence en faisant pleuvoir pour l’exacte durée du set des prévenus. Avant, après, pas un pèt- mais de la pluie pour eux. INTERPOL DONC, grand membre du groupe Facebook « Ceux dont je ne connais que deux ou trois titres, comme pas mal de gens » et qui, à travers ces trois titres, illustrent des gimmicks toujours très éthérés, toujours plus loin dans la musique qui te fait bouger la tête sur un axe nord-sud. C’est pas très surprenant, je ne me souviens pas grand chose de cette prestation. C’était sympathique mais vite oublié, un peu comme les jambon-beurre… c’est pas cette fois que je me fascinerait davantage pour eux. En même temps, il y a des groupes aux noms à coucher dehors (« Le corps mince de Françoise » en français dans le texte) et, après un peu de Keren Ann, c’est le duel de la soirée et deux écoles bien différentes – Sexy Sushi contre les Arctic Monkeys. Les premiers balancent sur les autres, montrent leur cul et invitent des personnalités improbables sur scène… ça aurait probablement été un meilleur choix de suivre leurs frasques mais je voulais absolument voir les anglais qui ont déboulé sur scène et très propre sur eux, Alex Turner arborant un look lui aussi très… banane.

Musicalement, c’est top. Rapide, précis, du rock anglais jusqu’au bout des seins avec du matériel d’avant-guerre, comme le veut la tradition. Le truc c’est qu’ils n’avaient pas l’air très concernés par leur affaire : concert un peu succin, rappel un poil prétentieux et peu de personnalisation entre les morceaux, on les sentait un peu en mode automatique et c’est bien dommage. On a pas toujours les deux et c’était une bonne occase avortée – il n’empêche que musicalement c’est toujours aussi efficace et dansant, tout ce que j’aime. Il parait que pendant ce temps, sur la scène de la Mousse, les Wombats font du rock rigolo, ça évoque les Fatals Picard en mieux mais je suis juste lessivé alors en avant pour le round suivant.

Dimanche 28 Aout – Vite vite vite y’a My Chemical Romance sur la grande scène. Le temps d’apprendre que courir partout sur le périphérique n’est pas la meilleure des idées, I’m Not Okay (I Promise) est déjà sur le point d’être fini… et le concert se termine sur The Black Parade. Entre les deux, c’est du récent et donc de la découverte et quand bien même j’aime régulièrement me payer la tête du single sus-cité (celui qui fait très mi-temps du Superbowl, en version émo) et je dois avouer que c’est franchement cool. D’une, ils sont d’une indéniable bonne volonté (deux concerts épuisants les jours précédents) et de deux, le leader-chanteur et quelqu’un de très sympa même si il tourne très souvent le dos entre deux morceaux. My Chemical Romance, c’est du punk très coloré à la Green Day des débuts… mais avec l’attitude Green Day de la fin. Pensez-en ce que vous voulez mais c’est très (faussement) joyeux, toujours passionné et damn, tellement FORT…! Mais qui oserais abandonner un concert pour aller chercher des bouchons d’oreilles si difficiles à assumer? « Protégez votre audition qu’ils disaient, pff, j’ai vu les Foo Fighters l’avant-veille moi, monsieur. » – tout ça pour dire qu’ils peuvent aussi baisser le son mais c’était très mélodique, très majeur, souvent hurlé, aussi… mais un mec qui hurle aura toujours plus simplement mon affection qu’une fille qui susurre ou qui fait du « wawawuwou » façon Nina Simone sans l’être, donc voilà, chacun son style, et le punk rock émo et bah c’est gratifiant, de temps en temps.

Aller-retour sur mousse-land avec les Horrors, petite découverte 2009 qui ont subi une sorte de rétrogradation pour leur deuxième apparition lors de ce festival… c’est l’autre coté de la musique émo, avec cette fois l’attitude et la dégaine (ils n’ont pas changé leur photo sur le programme et elle est toujours aussi ratée) et, pour une fois, je trouve ça nettement plus sympa en album. Ca vient de sortir, c’est tout aussi *insérer épithète pompeux* et bla bla bla mais plus sérieusement, encore quelque chose qui « s’écoute » avant de se « vivre ». Bien, mais peux mieux faire, encore.

ET SOUDAINEMENT, DEFTONES. Un sosie de Greg Grunberg monte sur la scène, prends le micro et fait des bwaaaaaah en sautillant partout, dont sur le public. Lui ne se fait pas raccompagner par la sécurité comme les pécors qui tentent le crowd surfing et sa capacité à chanter impeccablement tout en faisant de l’acro-branche est épatante… pour le reste, je n’ai pas tout compris. Le nu-métal n’a jamais été mon truc (et rien qu’avec cette phrase, pas mal de spécialistes vont s’étouffer d’effroi au vu de mon imprécision) parce que je cherche avant tout un bon texte allié à une musique planante ce qui n’est évidemment pas le cahier des charges local. Sympa, sans plus, cool quand tu manges ton kebab-frites tranquillement, dans cet espace toujours très pratique à la gauche de la scène, tout devant avec les journalistes et photographes. Bon, sinon? Hé bien, pause Nneka et l’énergie du single Heartbeat, seul machin connu au bataillon, n’était pas là puisque la dame à surtout fait de la soul très engagée, on nous a donc servi du ba ba bu woub woub woub et nous de faire ronfl zzz. Enfin, Archive et son orchestre symphonique, assez fascinant, très différent du reste du festival avec un mélange des gens à la Linkin Park… mais en bien plus long, instrumental et en un poil plus varié! De quoi être hypnotisé mais toujours pas de GROS SONG. On me signale dans l’oreille que Lykke Li c’était très sympa mais je n’ai fait que passer devant, un véritable petit aveu de faiblesse.

La morale de cette histoire? Dave Grohl est un bonhomme formidable.

* : J’ai gagné mon ticket pour l’enfer en faisant semblant de ne pas m’intéresser à une cause pareille. Pardon à tout les condamnés à mort qui me lisent

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12 Responses to WhoaaaaAAAAAAAA

  1. YllwNgg says:

    P’tain, mais fallait aller voir Sexy Sushi, merde ! Tout ça pour aller voir les certes plaisants et dansables Arctic Monkeys, mais so so so 2007. Quand ces Britanniques certainement très sympathiques spéculent sur le fait que telle fille doit être vachement belle sur le dancefloor, les autres gugusses beuglent « Crève Jean-Pierre Pernault, crève » ou « Rachida, mon p’tit chat, t’as besoin que d’un seul doigt pour m’envoyer en prison ou me filer 10 coups d’bâtons ». Génial, forcément génial ! A fortiori quand ils te balancent du thon en boîte sur la gueule. Monsieur Concombre, sur ce coup, vous me décevez.

    • Concombre Masqué says:

      Je me suis aussi un peu déçu sur le coup mais c’est comme ça. Un jour, je suis tombé sur « Cheval » et le temps de guérir mon cancer des oreilles, j’étais toujours fan de Monkeys. 🙁

  2. Vins says:

    YOU KNOW A YOUNG MAN

    Ahbenzutalors. J’y étais aussi.

    Dommage, je serais venu te saluer si je t’avais vu. 🙁

    Et alors je suis tout à fait d’accord avec ton paragraphe concernant le line-up. Perso, à la base j’étais surtout très motivé car il y avait les Foo Fighters (j’ai d’ailleurs hésité à faire les 3 jours) et s’ils n’avaient pas été là, ben j’aurais pas été là non plus. Donc ouais ça manquait un peu de grosses pointures. En parlant de Pukkelpop, c’est vrai que quand on voit leur prog, on a l’impression que « Rock-En-Seine = les restes de PukkelPop » … xD Avec ça et Rock Werchter et ptet une pléthore de moins imposants, on peut dire qu’ils sont bien lotis ces enfoirés de belges. :/ (mais j’ai bien l’intention d’y mettre les pieds un de ces jours)

    Serions-nous en droit d’attendre une programmation plus prestigieuse pour les 10 ans du festival l’an prochain ?

    En tout cas, je me souviendrais de ce vendredi soir. Après un Funeral Party plutôt dynamique qui aura brûlé toute son énergie en 1/2h suivi de The Kills qui effectivement étaient « sympa » mais où en effet « Pas de morceaux qui se distinguent les uns des autres » résume bien le problème. Trop répétitiiif, Grr. Donc voilà après ça on y croyait plus trop (il faut se mettre à ma place, petit provincial naïf et bercé d’illusions qui « monte sur Paris » voir son premier festival musical). Et puis à 21h45, le monde changea (eh oui car en plus ils ont démarré en avance, les salauds). En fait c’était assez étrange avant que ça commence, au moment où les types préparaient la scène, rien que voir la batterie prendre place au centre du truc c’était un peu la première manifestation concrète de quelque chose jusque-là un peu irréel … Bref, je sentais qu’un truc spécial se préparait tandis qu’une petite voix dans ma tête, pleine d’assurance est venue me dire « Oublie un peu ce que t’as vu avant car là ça va être tout autre chose. ». Et la voix avait raison. Ensuite tout est allé très vite. Bridge Burning commence à peine et voilà qu’on se mange un mouvement de foule venu de derrière qui nous propulse encore un peu plus vers l’avant (comme si on était déjà pas assez près) et ensuite plus de 2h à brailler, gueuler, sauter, taper dans ses mains, le tout sur une setlist chargée de hits couplés à 4-5 pistes de la dernière mouture. Un vrai régal. J’y aurais laissé ma voix et mes tympans pour le reste du week-end mais ce fut assurément un grand moment que nous ont offert là Grohl et sa clique.

    Et la petite pluie fine qui vient se déposer juste à la fin au moment optimal pour refroidir l’ambiance emplie de sueur et d’émotion … Une chose est sûre, après ça, tout regret vis-à-vis du prix des billets (train+festival, urg) s’était déjà envolé. :3

    Et ensuite, je me suis dit qu’ils auraient dû les mettre en clôture car en termes de performance, ils ont quand même placé la barre bien haut.

    Sur la suite, l’expérience aura été plus « posée » d’une part car je connaissais pas trop les autres groupes et aussi car on s’est ensuite placé beaucoup plus loin de la scène et là j’ai compris qu’on ne vit pas le truc tout à fait de la même manière suivant là où on est (et tant mieux, j’aurais ptet pas survécu à ce rythme-là).

    Au niveau des découvertes, Austra était sympa à écouter, son synth-pop un peu planant avec voix d’opéra et concours de jolies cuisses sur scène.

    Arctic Monkeys, loin d’être un fan de la première heure, mais ouais c’était sympa. Bon le type qui, à peine arrivé te balance un « I’m a rock star. ». Euh ok, ça fait partie du jeu mais … ça va les chevilles ? 😀

    Les québécois de Simple Plan malgré leur trop plein d’énergie et de joie de vivre semblaient peiner à faire bouger la foule plus loin que les premiers rangs … Le « On est cousins ! Pas vrai ? » se traduisait dans ma tête par « On est cousins alors merde, bougez-vous le cul un peu ! ». xD
    Surpris de voir autant de gens arborer leurs t-shirts n’empêche.

    Et hop, on va faire un tour sur l’autre scène derrière voir The LA’s. Mais si rappelle-toi, ils sont connus pour ça : http://www.dailymotion.com/video/x5ic7_the-la-s-there-she-goes_music
    Bon ok, en fait on peut pas dire qu’il y avait une ambiance de dingue, y’avait pas tant de monde que ça au début et y’en avait peut-être encore moins à la fin … Peut-être à cause de la voix du chanteur qui m’aura personnellement motivé à mettre les voiles et voguer vers une autre scène … There She Goes fut donc le point culminant … mais culminant pas grand-chose. x(
    Cela dit, les revoir 20 ans après, c’était fun … même si t’es un peu triste pour eux de les voir mal vieillir.

    Retour sur la grande scène donc, j’avoue que de My Chemical Romance, je ne connaissais rien d’autre que Black Parade, conclusion épique et seul moment que j’ai à peu près kiffé …

    Deftones que je ne connaissais que de nom fut une bonne surprise pour ma part. On sentait par moment l’influence Rage Against The Machine ce qui n’était pas pour me déplaire. Et puis oui, ce chanteur effectivement monté sur ressorts … A se demander si le promontoire placé au milieu de la scène n’était pas un trampoline.

    Clôture avec Archive … Ce que j’avais entendu très rapidement avant de venir ne m’avait pas trop emballé mais j’ai été finalement agréablement surpris. Déjà tout l’orchestre sur la scène, c’était tout de même la classe et ça a donné à l’ensemble un côté assez grandiose je trouve. Et puis des morceaux variés allant du rap au rock prog (pratique d’avoir un chanteur pour chaque genre …) tout en restant dans ce registre toujours un peu sombre. Bon après faut aimer mais j’ai trouvé qu’ils ont plutôt bien conclu le festival au bout du compte.

    Ah oui et pour BBBrunes, on s’est fait la même réflexion avec un pote, alors que nous festoyons de nos sandwichs/bières, tranquillement installés sur la pelouse derrière ladite scène (ben non pas devant, malheureux), voilà que les petits galopins nous offrent dès les premières notes la seule grosse averse des 3 jours … 🙁

    Sinon, si j’avais un seul reproche à formuler sur le plan technique, il ne viendrait pas des artistes mais des gars au mixage du son au niveau de la grande scène. Je sais pas si c’était aussi dû à l’endroit où on était placé (« 4eme carré vert en partant de la scène » diraient les habitués) mais le son des instru était un peu trop fort. Pas trop fort en lui-même (vu l’endroit, c’est normal …) mais trop fort par rapport au son du micro ! Je l’ai d’ailleurs remarqué la première fois pendant le concert des Foo où l’instru couvrait un peu trop la voix de Grohl (pourtant, hé) et j’ai l’impression qu’ils ont un peu arrangé le truc au fil du temps pendant leur passage (c’était nettement mieux à partir de la moitié) mais j’ai constaté ça à plusieurs reprises pendant les 3 jours et toujours sur la grande scène. Dommage.

    Bon j’ai l’impression d’avoir involontairement fait un méga-pavasse donc désolé d’avance ! J’aurais peut-être du écrire un machin-là dessus de mon côté après tout …

    Quoiqu’il en soit, article très sympa à lire qui m’a rappelé ce séjour qui l’était tout autant. Merci.

    PS: Le site de Sexy Sushi me fait peur.

    • Concombre Masqué says:

      Dommage, dommage, j’y suis régulièrement, il fallait le dire. 😛 Sinon j’ai effectivement passé le week-end à me demander pourquoi le noms « The La’s » me disait tant quelque chose… argh

    • Jacalyn says:

      , »Evidently so. However the environmental cause is probably much the same. »What do you mean by « evidently »? Where is the evidence to justify this assumption that various African, Asian, and American populations have developed epicanthic folds ineependdntly?

    • Hi Keith,This is a nice knife and would make a nice upgrade over the Wilcor. The tip is very fine however, you could snap it off if you aren’t careful. I might recommend the Scallion or Skyline over the Leek. However, if you like the knife I do recommend it – it’s well made.

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