Monthly Archives: août 2011

Sagadaÿtaÿ⁴ #13 : Cerceuils pour vivants

HONK HONK. Il n’y avait pas de meilleure situation et c’était même pas scripté : trois partout, ce match va donc être décisif. Coup de bol, l’épisode est excellent et on se permet même un petit bonus round qui a la particularité d’être « cassé » – en effet, dans la deuxième partie de la vidéo, la rédaction part pique-niquer et toute la fin de la partie glisse lentement dans le délire quand les personnes sur le plateau improvisent la série au fur et à mesure. Bugs et hilarité en conséquence. En tout cas, vous allez assister à une partie où les participants sont SUPRA CHAUDS, répondent en unisson (même si c’est pour répondre n’importe quoi) et ma connaissance en univers Barbie est révélée au monde entier, super. L’épisode du vocabulaire météorologique! Débat du jour : dit-on « des fesses triangulaires » ou « des fesses pointues »? Désolé, mais j’ai du mal à quitter mon point de vue sur le sujet.

Puisqu’on parle d’hilarité, c’est la toute première vidéo Daily de plus de 20 minutes que je vous poste puisque notre ami hébergeur vient de faire sauter la fameuse limite de temps…

« Babouche? Tu OSERAIS dire quelque chose de mal sur Babouche? »

Si ça vous intéresse de voir une question « Nocturnal Admission » – a.k.a Cookie a trop mangé et fait un rêve débile impliquant toujours sa mère et ses deux chats, Mayonnaise et Poopsie. Le principe de la question est simple : trouver le film à l’origine du rêve. Un exemple, avec des gladiateurs! (Mais celle là est sur-simple)

Bref, j’espère que tout ça vous aura donné envie de jouer à ce jeu différent et original mais attention – la version PC est un peu désastreuse, paradoxalement : pas de mode online, pas de DLC, limite à deux joueurs à cause du partage de clavier… c’est zoné sur 360 et, joie, la version Wii réussit l’exploit d’être en dessous des autres
graphiquement. (Médaille d’or du contre-exploit improbable) J’espère que cette vidéo vous aura procuré beaucoup de LOL, on se retrouve très bientôt pour la reprise plus soignée des évènements. En attendant, que le grand Yaka soit avec vous. Ho, allez, une dernière pour la route?

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Ah ben didon.

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Sagadaÿtaÿ⁴ #12 : Flagrant des lits

Cher Internet, cher lectorat, je te sais amateur d’histoires glacées et sophistiquées, tu es croustillant de ces petites anecdotes crétines qui illuminent cinq bonnes minutes, au coin du feu ou quelque part dans le box du boulot que tu pensais temporaire. Tu es cultivé, je le sais, et ce titre t’as immédiatement fait penser à Polnareff. Hé bien, mon histoire c’est un peu la même chose, beaucoup de suggestion pour pas grand chose et pas mal de scandale qui brasse du vent mais une belle histoire quand même qui, je suis sûr, te fera rêver.
Cette histoire (qui remplit donc la case annuelle du mème issu de la télé américaine), c’est la fantastique épopée d’Antoine Dodson, connu pour ses exploits contre « l’intrus des lits »


Antoine-Dodson-doll-Bed-Intruder-song.jpg(Le personnage principal – représentation non exhaustive)

Nous sommes donc le 28 Juillet 2010, dans l’état de l’Alabama – capitale : Montgomery – devise « Il bat sa femme! Il va pioncer! Alabama maaaan! » – un état bien connu pour son raffinement et sa virilité. C’est l’été, les jeunes filles fleurissent, les esprits s’échauffent et voilà-t-y pas que cette nuit, un gonze décide mine de rien de
s’incruster chez la famille Dodson, dans la ville de Huntsville … et de se glisser, mine de rien, dans le lit de Kelly Dodson. Bien sûr je ne connais pas personellement ce gars et je ferais que supputer ses motivations mais il se pourrait qu’il voulait faire crac-crac sous l’effet de surprise (qu’on appelle fatalement le « sex par surprise » – comprenez viol) – il n’empêche que le même individu est rapidement refroidi dans ses ambitions puisque la fille se réveille et hurle, attirant par la même son frère, Antoine, qui le pourchasse hors de chez lui… on ne le retrouvera pas, ce dernier ayant détalé on-ne sait où ne laissant que son haut derrère lui. Plus de peur que de mal mais une information qui fait quand même l’actualité des faits divers sur une chaîne locale…

Une anecdote qui ne dépasserais pas cinq minutes dans un podcast et qui, à priori, n’a pas de potentiel « mémétique ». Le viol, même rendu marrant avec ces circonstances loufoques, ça n’a jamais beaucoup fait rire internet sauf cas exceptionnel (par exemple, l’affaire DSK n’ jamais touché Reddit et autres sites d’habitués) mais notre héros sauveteur-des-lits-illégitimement-occupés est devenu, en quelque sorte, la star du web et de ses occupants.
Le même jour donc, une chaîne diffuse ce reportage où il raconte les exploits coquins d’un inconnu dans une petite ville de l’Alabama. Exposition des faits à l’ancienne, deux trois plans de reconstitution quand la caméro se tourne sur le principal protagoniste, cela donne CECI

« Planquez vos maris, femmes et enfants, on a violeur en ville! » Un petit monologue aux inflexions rigolotes qui n’enlève pas la portée héroïque de son geste mais être maniéré de pardonne pas trop sur le web. A force de jouer au ping pong avec sa tête à chaque mot, ce cher Antoine a hypnotisé les téléspectateurs qui ont immédiatement pris des captures et matraqué la tête de cet individu sur Reddit. En anglais, ce monologue, c’est un peu comme du Moundir : le vocabulaire et la prononciation est un peu inhabituelle, bizarrement ghetto-verbeuse, yo, il est en devenu culte! Tout ça pourrait s’arrêter là mais le phénomène va être toujours plus fourni par le même mec. Très peu de temps après, un reportage est diffusé où on signale cette popularité à l’intéressé… qui créé un site web à son nom un peu moins d’un moins après le début des évènements. On sent rapidement qu’il y a une implosion d’égo potentielle quand la marque des grands arrive…

Les « Gregory Brothers » ont mis en ligne un morceau remixant le monologue, auto-tune à l’appui. (Vous savez, ce procédé qui fait « chanter » n’importe quel mot, plus discrètement utilisé dans des morceaux du genre « Wake Me Up When September Ends » ) c’est peu de choses sur le papier mais quand on invoque le sens artistique d’Internet, c’est qu’il y a potentiel-drôlerie derrière. Ultime preuve de succès : Antoine Dodson est sur Rock Band! Yo dawg, j’ai entendu que tu aimais les mèmes, j’ai donc mis un mème dans ton mème : Youtube s’amuse immédiatement à faire des reprises sur les instruments les plus improbables qui soient. (A ce stade, je sais pas si tout ça est super
mature mais c’est Internet, brfrfrf)

Implosion effective d’égo de notre ami Antoine, télé-réalité créée à sa gloire, récente arrestation pour des broutilles, la routine pour une micro-célébrité des médias. Le net continue ses remixes et ses images macro qui ne fonctionne qu’avec les autres occurrences du viol dans l’actualité, fatalement.

Quel exemple pour la jeunesse, Alabama-Man!

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Sagadaÿtaÿ⁴ #11 : Câbles Ted

« Voilà voilà voilà. »

TROIS A DEUX. KIROX MENE. C’est intolérable, il faut régler ça de toute urgence!


Ok, vu que je pousse le « meeeerde! » le plus Pérusse qui soit à la révélation de la question 5, je pense avoir compris le mic mac avec un peu de recul – comme je le souligne juste après, il y a effectivement des sirènes dans l’Odyssée, on sait tous pourquoi… mais comme Céline Dion est une chanteuse, que Michael Phelps est comparé au dieux des Mers et que, derechef, ce brave Sammy Davis Junior inconnu au bataillon doit être borgne (non parce que des vrais cyclopes on n’en trouve que sur Gelbooru, en tapant « monstergirls »)
Circe est la seule erreur de casting, surtout si elle est interprétée par un mec! Une bonne occasion manquée de ne pas se la péter en live, donc. La morale de l’histoire : LIRE LES INTITULES! 

Cette fois, on va vraiment aborder les six « W » du journalisme (Comme Cookie l’explique, ce sont les six pronoms qui permettent d’avoir une
histoire « intégrale » – et découvrir que j’ai, visiblement, trop de dents. Un épisode qui, je l’espère, n’est pas visionné par mon prof de sciences politiques, il retrouverait mon numéro et
m’enverrait un SMS pour me dire « arrêter de vous la pêter et prouvez ce que vous dites »… puis je l’ai coincé sur « casuistique », ce petit coquin.

DEUX questions archi données pour des français dans le même épisode, cette débauche. Auche. Auche. Heeey. Heeeey.

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Sagadaÿtaÿ⁴ #10: The Room

YOU ARE TEARING ME APART INTERNET
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Ce post est dédié a mes quelques lecteurs nanarophiles, qui auront d’emblée reconnu le mème du jour – et si ce n’est pas le cas, ils ne peuvent tout
simplement pas légitimement réclamer ce statut… comme ça, tout le monde s’y retrouve.

Avant toute chose, je vous conseille nettement de mater cette vidéo de Galoo. C’est une version sous-titrée en français de la vidéo Nostalgia Critic d’un film nommé – The Room – alias « la pièce » ou la chambre. La pertinence du titre m’échappe un peu mais, de retour en Juillet 2010, date à laquelle la vidéo originale est postée, le film ne me dit rien et je n’ai pas la bonne volonté de regardé ce qui peut passer pour un bête film un peu raté des années 90.

Perdu! The Room est un film qui ne dépasse pas 2003, il a été tourné, réalisé, écrit par Tommy Wiseau, un huluberlu aux origines très incertaines (on lui prête avoir vécu à la Nouvelle Orléans avec son vague accent français) qui a néanmoins passé une majeure partie de sa vie à récolter et sauver ces fonds pour concrétiser ce qui fait très « projet d’une vie ». Un truc relativement intimiste pour ce film qui va devenir l’une des cibles préférées du web, cette année là (han-han han-han) … seulement voilà, je n’ai donc pas regardé cette vidéo critique et je ne me serais probablement pas rendu compte du « phénomène » si le Nostalgia Critic ne s’était pas fendu d’une deuxième vidéo plus tard, intitulée le « Tommy Wiseau Show ».
Intriguant – on comprends rapidement que le one-man band du film en question s’est empressé de faire valoir ses « droits » et a fait retirer presto la critique (qui conseillait honnêtement de voir
le film pour une raison pas méga flatteuse mais qui en fait la promotion, néanmoins) ce qui a donc valu à notre cher Doug Walker, de manière exceptionnelle, de se payer ouvertement la tête de quelqu’un. La vidéo originale a été re-mise en ligne quelques mois après mais qui de film en lui même et de sa critique? Ben, pour paraphraser le lien ci-dessus…

Ce n’est pas comme s’il y avait un problème dans ce film, ce film est un problème. On dirait qu’il a été très intelligement pensé particule par particule pour ressembler à une parodie de série Z mais il n’en est rien, tout a été sorti et pensé par un esprit extrêmement sérieux dans sa démarche. Ne serait-ce que l’image datée tout droit sortie de l’époque Beethoven (le chien, je précise) et l’affiche qui, en plus de faire peur, fait aussi dans le style Wordart ce qui n’est pas incompatible – les acteurs jouent comme des patates, le scénario est à caguer par terre puis à se rouler dedans et nombre de lignes du script font mourir de lol grand nombre d’Internets. Ca ne s’est pas limité à ça puisqu’à sa sortie (très locale, donc) – le film a généré autour de lui un culte célébrant une telle nanardise. Un peu comme le Rocky Horror Picture show même si on joue évidemment pas dans la même catégorie : des gens organisaient des séances de nuit, s’habillaient comme leurs persos favoris et balancaient des objets « iconiques » en pleine séance comme par exemple… des cuillères.

Tout ça est bien beau mais cela ne concerne pas encore Internet, qui n’a découvert le bazar que bien après, la vidéo du Nostalgia Critic accélérant sérieusement les choses. Ce n’est pas Doug Walker qui a fait découvrir le film au monde – un excellentissime jeu Flash ayant fait son apparition six mois avant, par exemple – mais la toile a compris le potentiel mémétique de ce film… et de ses personnages. Que ce soit la pimbêche aux dialogues-disque-rayé, le gamin creepy dont les origines sont inconnues le fameux duo comique « doggy et la fleuriste » ce sont surtout le héros (interpété par Tommy Wiseau donc) et ses inflexions pourries/phrases débiles/jeu d’acteur atroce qui font mouche. On peut se repasser une bonne partie de ces ratages avec cette soundoard, par exemple.

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Cela fait donc dix huit mois et quelques que sur Internet, 4chan, Reddit, Twitter ou même n’importe où In Real Life, tout le monde s’amuse à caser des mimiques de notre ami Johnny. Son hilarant gimmick du « Haï » pour saluer tout le monde, le « Anywaw, how’s you’re sex life » sorti de nulle part voire bien plus loin et autres « ha ha ha ha ha ». Un modèle de nonchalance dans l’un des films les plus soigneusement ratés qu’il existe… mais vous connaissez le Tropes : c’est du so bad it’s good. Ca vaut effectivement le coup d’oeil et vous aussi, vous pourrez mixer votre culture même avec de l’anglais bizarre… et peut être faire le film à votre gloire. Vraiment! Il faut le voir pour le croire… et ça explique les deux trois références que j’ai pu faire cette année.

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Sagadaÿtaÿ⁴ #9 : Sauce Betchup

« Mon Dieu, c’est terrible »

L’épisode où on se rends compte que je suis un joli petit trou des fesses dans les deux premières minutes. Ca ne fait rien, gardons le moral, deux partout, balle au centre… et diantre, faut que j’arrête ce réflexe ignoble de dire « c’est trop facile » à tout bout de champ quand je pense avoir la bonne réponse, ça doit être lassant à la longue…

L’épisode du CASSOULET. L’épisode où on ne comprends pas tout mais on réponds quand même bon parce que le talent, c’est ça aussi. Je me suis permis
de donner directement la question dans le deuxième réponse parce je ne suis pas certain de la signification de la première proposition… si quelqu’un a plus de vocabulaire que moi, merci de
lever la main.

 

Bon, on va apprendre ce qu’est un gaffer (mais aussi entendre en entier le fond sonore de la question 5, épicité maximale) – réviser les six W du
journalisme et retrouver ce sentiment extatique de repérer la réponse sponsorisée du jour à trois kilomêtre… quand elle est sortie de la tête de votre concurrent. Billy O Brian est de retour et
il va pêter des jambes, quand on vous dit que les marionettes sont des objets rassurants! « Daniiiiieeeeel! En vérité je te le dis, je t’avais prévenu! Tu sera jeté au lions! » Et oui, au lieu de lancer ce screw, j’aurais pu me souvenir de
cet épisode de Malcolm où Reese atteint l’illumination et décide de s’envoler avec une chaise pliante et trois ballons d’hélium mais hé, c’est la vie.

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