Science genius boys

shanesilverhammer.png

 Ce post est un véritable petit plaisir symbolique! L’autre jour, quand je parlais d’Excel Saga et que j’évoquais « La Kaz » – toujours aussi fabuleux créneau horaire Japanimation de Canal +
dans les temps anciens, la nostalgie ne fait pas moins effet après deux semaines – je parlais rapidement des autres animes diffusés avant et après celui-ci : Noir, GTO et Fullmetal Alchemist. Rassurez vous, c’est pas demain la veille que je vais pouvoir pondre un truc sur les deux restants mais FMA est un anime qui, rétrospectivement, m’a tant passioné que j’ai attendu patiemment d’en voir la fin avant de commencer à en vanter les mérites… et essayer de vendre un truc avec six années de publications en retard.

Si Excel Saga était mon premier anime maté religieusement et quotidiennement, la différence avec FMA était franchement flagrante : on ne jouait pas du tout dans le même terrain. Que ce soit une question de qualité technique, de genre, de studio etc etc, deux animes très différents mais celui là est probablement celui qui m’a fait dire « Wow, un animaÿ peut vraiment être excellent, c’est pas un « truc » à ignorer » –  parce qu’en y réfléchissant bien, de retour en 2005, FMA pouvait passer comme un petit anime peu connu et original, discret… loin de la réputation qu’il a aujourd’hui. En 2011 et bien avant, ce n’est plus du tout la même chose : c’est LE shonen. Canal et consorts ont fait un excellentissime choix, bouche-à-oreille aidant et les animes diffusés avant ayant bien fait leurs rôles d’aspirateurs, tout les ados et jeunes adultes ayant leur poste allumé entre 17h40 et 18h sont complètement tombés amoureux de cet anime… dont le manga était publié par Kurokawa (en tant que manga phare pour les tout débuts de la maison d’édition, gros enjeu donc) côtoyant aujourd’hui Yostuba, le manga Phoenix Wright et… tiens, Soul Eater. Outre le même lien avec Square Enix, les deux partages le même studio pour les adaptations respectives en anime et plus important : FMA était un aussi gros coup de coeur, il y a 5 ans et quelques.

C’est paradoxal car j’ai l’impression d’avoir le même coup de coeur pour un anime plus mature… en l’ayant été moins moi même. Allez savoir – l’impact est d’ailleurs plus gros puisqu’il s’agit aujourd’hui d’un univers fini, clos, définitif. Il y a bien un deuxième film qui vient à peine de sortir au Japon mais il ne faut pas considérer ça comme autre chose qu’un bonus – je me souviens nettement avoir été totalement emporté par cette diffusion quotidienne. Ca devait aller plutôt vite : 52 épisodes, dix semaines et quelques – deux mois et demi pour un anime que j’ai l’impression d’avoir regardé une année entière avec le recul. Certains – je tairais les noms, je suis clément – ont maté leur premier porno en essayant de trouver un épisode bonus sur Emule – l’impact émotionnel était extrêmement fort et c’est, pour beaucoup d’entre nous, la première fois que nous nous sommes attachés à l’identité d’un anime, l’envie d’acheter des goodies et des dvd hors de prix allant de paire avec tout ça. Une sorte d’éveil qui doit témoigner du gros impact qu’à eu FMA… à prendre avec des pincettes, ça aurait pu être n’importe quel autre anime, peut être un meilleur ou un moins bon mais c’est tombé sur celui là. Symboliquement toujours, il a une grosse fanbase et un grand bagage derrière lui.

Tout ce qui est lié à ce nom est un peu compliqué à situer dans le temps pour ceux qui débarqueraient sans rien connaître de cette oeuvre. Un manga est d’abord publié par Hiromu Arawaka (une fermière reconvertie, aujourd’hui connue pour Hero Tales) puis adapté en anime par BONES. Problème : l’adaptation ne peut pas couvrir l’histoire … qui n’est pas encore sortie! Du coup, à mi chemin, l’anime sort de la route « officielle » et embraie sur une deuxième moitié alternative. Le manga continue sa parution et l’annonce imminente de la fin, une poignée d’années plus tard, coïncide avec la sortie d’une « deuxième » saison, FullMetal Alchemist Brotherhood – l’anime est plus « actuel » techniquement, quitte le sempiternel 4/3 et suit le canon du manga d’un bout à l’autre. Plus rapide que son prédécesseur sur les « zones déjà couvertes », il n’invente pratiquement rien et se targue plus d’être une adaptation officielle, là où le premier anime était inspiré du manga mais noyé dans l’inédit. Un cauchemar pour les fans car avoir un univers fétiche bicéphale est un joyeux casse tête mental… en ce qui me concerne, je suis en plein visionnage de Brotherhood, le manga vient d’être bouclé et le premier anime trône en DVD sur mon étagère comme un trophée de guerre obtenu après une longue bataille de patience (souvenez vous des incroyables DVD… avec trois épisodes par unité) j’espère que tout ça démêle un peu les choses si vous étiez perdus parce qu’il y a de quoi.3d9f30aaa96023ffa1b7dff14c29687d00f7a6d1.png

Fullmetal Alchemist, c’est d’abord un scénario en titanium trempé : contrées imaginaires dans une époque un peu floue (les dates indiquent un début de 20è siècle ayant une avance technologique assez sordide, comme si le reste du monde en était au stade du Brésil) mais la science n’est pas vraiment là, toute démarche positiviste est en fait remplacée par l’Alchimie, sorte de maîtrise cosmique des éléments permettant de faire pas mal de trucs cools. Ce n’est pas de la magie, ce n’est pas de la psynergie, juste du Lavoisier appliqué de manière très hardcore. Il existe des mouvances dans le monde sur l’intégralité du continent mais l’esprit est là : on a appris à dominer la matière.

Les frères Elric sont donc deux jeunes bambins plutôt doués et intelligents qui pourraient avoir droit à une vie normale et classique, mais que diable, ce sont les héros d’un shonen et leur père est cruellement absent. De fil en aiguille, cette situation va poser problème et un événement tout sauf joyeux va les obliger à jouer la carte ancienne comme le monde : l’hubris. Une « transmutation » ratée issue d’un acte peu réfléchi et voilà qu’Edward, l’ainé, se retrouve amputé d’un bras et d’une jambe, tandis que son frère cadet, Alphonse… s’est complètement volatilisé. Son frangin utilise donc la première armure venue pour sceller l’âme de son frère qui se retrouve « vivant », mais dépersonnalisé et dépourvu de toute sensation… cette scène en elle même n’est pas évidente, franchement glauque et l’idée seule fait un peu froid dans le dos – même si miam miam animisme – mais elle n’est qu’un gros point de départ. En encore, je triche puisque toutes les formes de l’oeuvre commencent in medias res, je mâche un peu le travail de narration. C’est donc un duo mi géant-de-fer mi Steve Austin (dans cet univers, on a les « automails », des greffes d’acier qui remplacent parfaitement un membre normal) qui cavale dans les régions d’Amestris à la recherche de la Pierre Philosophale, seul passe-droit à la fameuse règle d’échange équivalent – et la première étape est la formation d’Alchemiste d’Etat, corps d’armée ultra-puissant donnant accès à une vaste banque de données.

Rien que ça, c’est déjà raconter beaucoup et ce ne sont que les prémisses des prémisses – communes aux trois « versions »… et dans tout les cas, l’histoire y est toujours extrêmement dense. Pas de textes à foison façon Death Note ou Bakuman mais les lieux parcourus, les personnages rencontrés et les évènements s’enchaînent assez rapidement et sur la globalité des animes, il s’y passe bien plus de choses que dans la vaste majorité des séries. C’est parfois lié, c’est en l’occurence le cas : FullMetal Alchemist prouve que son auteur a en tête un univers extrêmement poussé et complet, avec sa planisphère, son monde, ses codes, son système politique, son passé etc etc, jusqu’à avoir sa propre monnaie, sorte de preuve ultime. C’est pas notre monde mais la porte est ouverte, on peut observer une version alternative qui tient complètement debout et qui fait preuve d’une cohérence à tout rompre! C’est un registre évidemment fantastique mais tout est fait pour que n’importe quoi semble « accessible » à notre sens rationnel, tout se gobe, tout semble cohérent, il n’y a pas de souci là dessus. Il a même pour crédo de vous donner la recette chimique du corps humain!

c3474e744094f81a3806d69f5ce56e8c07a21690.png

 Je vais pas vous faire le topo sur le coté foi VS science, ce truc si agréablement récurrent et si bien abordé. L’anime tord bien les limites de la raison et pousse le vice spirituel jusqu’à l’onirique (si, cette phrase VEUT dire quelque chose) – le concept de « Vérité suprême au lourd tribut » est juste fabuleux, pardon – L’alchimie semble être une science peu accessible et réservée à une élite savante, elle fait toujours son petit effet chez la « plèbe » – visiblement démographiquement très majoritaire. Même l’urbanisation est réaliste dans FMA : la capitale propre sur soi, les quelques banlieues, les bidonvilles tout autour et cette vaste peuplade éloignée qu’on craint un peu depuis que l’armée a du y faire le ménage de façon un peu arbitraire. Ca vous rappelle quelque chose, voire trois/quatre trucs différents? Biiiien, c’est souvent comme ça, cette fantaisie si proche de la réalité, FMA fonce sur cette corde raide et arrive de l’autre coté en Moonwalk… ça a l’air si simple!

Deux versions diffèrentes, donc. Le manga est strictement adapté à Brotherhood, le premier anime offre du canon inédit à partir de la seconde moitié de l’anime. Dans tout les cas, les bases sont les mêmes, le postulat se dessine et les méchants apparaissent – les homonculus, humains artificiels qui semblent vraiment adorer semer le dawa derrière eux – mention spéciale à Envy, j’ai envie de dire « bien évidemment » – et l’homme derrière l’homme derrière l’homme derrière l’homme… le grand classique, nous sommes bien dans un anime d’action/aventure avec son schéma situation de base/péripéties coin coin, bien après Perrault et consorts, FMA offre du rebondissement en barre chocolatée – à manger plusieurs fois. Franchement pas le genre d’anime où tu regardes ta montre toutes les cinq minutes pour savoir quand l’épisode va se finir!

Après cette base en commun, l’anime prends son envol et propose une fin alternative (rétrospectivement donc, elle est longtemps restée comme « officielle » faute d’autre chose) loin d’être mauvaise, si ce n’est assez couillue et sans réel défaut. Le déroulement n’est ni attendu, ni sorti de nulle part, peut être trois ou quatre passages en trop (bizarrement, l’anime jongle souvent entre l’accélération trop rapide et la priiiiiise de teeeeeemps outrancièèèère pour des séquences péraaaves) et la fin est une des meilleures portes ouvertes de la Japanimation récente! Pour arriver là, il faudra parcourir cinquante fois vingt minutes et quatre (très très bons) openings différents témoignant tous d’une « identité » phare dans tel ou tel point de la série. Je pinaille avec un vocabulaire inutilement compliqué mais vous pourrez mater ça en DVD, sur le câble ou grace à l’actuel rediffusion de MCM, en 16/9 traficotée. Ce premier anime vous marquera probablement via deux trucs flagrants :

– La fraternité des Elric semble être le truc le plus inflexible qui soit. ENFIN – il y a bien un passage un peu ansgty traversé par Alphonse mais dur dur d’être une armure, c’est normal – cette relation si fusionnelle sans être déplacée ou glauque fait plaisir à voir et sera facteur de moult séquences émouvantes 

– FullMetal Alchemist est un anime qui aime bien vous planter un couteau dans le bide, le tourner un peu et verser de l’huile bouillante dans le trou avant de le reboucher avec du Smecta. Comprenez qu’il est parfois très cruel et couillu dans son approche du rebondissement. Demandez deux épisodes marquants à n’importe quel fan, je peux garantir que neuf sur dix sortiront les deux mêmes, légitimement. Je prends des précautions, j’estime qu’on peut ne pas avoir encore vu cette série et tomber des nues devant les pires surprises! Sa gestion du drame est assez impeccable. Il sait rendre quelque chose de grave, ponctuer son bazar d’un peu d’humour ici et là, mettre le quota de baston nécessaire et surtout de rendre une copie sans aucun temps mort ou passage un minimum chiant. Cette immense palette de personnages aide beaucoup et les fillers sont peu nombreux (ils existent quand même) donc quand l’anime a décidé de vous faire souffrir, vous allez souffrir!3c6ba31fc4eb03ac6d1ddb395dcc02f393e2d35d.png

 Par contre n’allez pas croire que l’anime est rigolo parce que je sors des images mignonnes de mes persos préférés, c’est sombre et re-sombre

 Le manga et Brotherhood abordent donc une autre version qui, en zappant énormément d’éléments du premier anime, se bouclent en soixante trois épisodes! C’est extrêmement large mais la lecture du manga m’a gêné sur un gros pan pouvant représenter un bon gros tiers de l’action : souvent, en prenant un nouveau tome deux ou trois mois plus tard, je n’avais plus de souvenirs sur ce qu’il venait de se passer, tout simplement parce que le canon entre dans une sorte de « redondance militaire », un très vaste passage où tout pète et où on a l’impression que peu de choses avancent, mis à part la mise à mort progressive du casting. Toute la petite odyssée à Briggs m’a laissée cette impression, en même temps que la bataille finale qui s’étale sur un peu trop … de tomes. Le rapport diégèse/narration est parfois schizophrénique et on oublie parfois les enjeux : pourquoi les persos font-ils ce qu’ils font, pourquoi sont-ils là, quel était « l’objectif en cours »? Reproche aujourd’hui désuet puisque l’intégralité de la lecture peut se faire d’une traite mais certains tomes se ressemblent d’une manière un poil coupable. Pas si grave, le style est attachant et la gestion du rythme y est toujours aussi bien faite…

… le manga en lui même propose quelques bonus (enlever la couverture d’un tome signifie toujours beaucoup de choses) – les gags bonus sont toujours hilarants et les quelques fascicules offerts avec le tome X et Y sont parfait pour rire et lire dans les toilettes. Vingt-sept tomes qui auraient facilement être un peu plus condensés, rien de grave si ce n’est pour vos finances, cette histoire est assez essentielle.

 Si, comme moi, vous avez parcouru tout ça dans l’ordre (Anime 1 – Manga, Anime 2 en parallèle sur la fin) vous vous rendrez rapidement compte que le premier anime commence à veillir… toujours très regardable mais on sent qu’il n’est plus si « actuel » que ça. Étrangement, je le trouve toujours aussi nécessaire car il gère mieux les « moments graves » dans le sens où il leur donne plus d’impact – c’est toujours bon d’être émotionnellement bousculé par une fiction, ça prouve qu’elle marche et qu’on s’implique.
Tout se base sur ça : la quête de vague rédemption des Frères Elric est supra jubilatoire, sonne comme une aventure archi trépidante et est loin d’être uniquement pour les enfants – c’est
saignant, gentiment vulgaire, parfois glauque, parfois glauque sans être saignant. (L’Armée et son « univers » est une bonne excuse pour dégainer quelques passages un peu maboules) – je
ne connais pas la VF de Brotherhood mais il est quasi-inutile de rappeler que celle du premier anime était très bien, n’hésitez pas, donc.

La deuxième version est peut être un peu trop longue, la première est peut être un peu mal foutue, de toute manière ça reste un univers extrêmement bien fait et attachant où TOUT fait de l’oeil à celui qui mate et qui verse une larme de temps en temps. Ho, vous ai-je dis que le premier film dédié à FMA a recruté une grande star des années 40 pour faire un petit caméo complètement sorti de nulle part? Non? Tant mieux, ça n’a rien d’un argument de vente, je disais ça comme ça.

Archi-symbolique, beaucoup de bons souvenirs, un excellent anime et une excellente reprise. Sens philosophique poussé sans être pipeau. Extrêmement prenant, varié, émouvant, touchant.  Si vous n’y avez pas encore goûté, bouffez en encore et encore, c’est très grand et rempli de charisme, PAS COMME EDWARD ELRIC. CE PETIT BLONDINET D’UN METRE CINQUANTE. HAHAHA

Les roues du coup de coeur font VROUM VROUM VROUM. Ne vous prenez pas trop la tête et commencez la version de votre choix. Ho, vous préferez une indication? … Matez la première version en priorité.

This entry was posted in Otakeries and tagged , , . Bookmark the permalink.

5 Responses to Science genius boys

  1. Garland says:

    Ah, FMA… je ne saurai dire si j’ai connu d’abord en animé ou enn manga… En tout cas, je n’ai toujours pas pu me procurer la fin de la version papier (et je rage) mais les 10 DVD de la
    première série animée trônent sur mon étagère *fier*

  2. Tetho says:

    >en y réfléchissant bien, de retour en 2005, FMA pouvait
    >passer comme un petit anime peu connu et original, discret…
    Genre en 2005 ça faisait pas 2 ans qu’il avait remporté l’Anime Grand Prix jpn, et genre la même année avant de passer sur Canal son equivalent fr. Donc ouais, genre c’était « connu et
    original, discret
    « , GENRE.

  3. Hasaki says:

    Ah, FMA, tant de bon souvenirs ! Le passage sur la psynergie m’a fait bien rire, parceque c’est justement à cause de l’alchimie de Golden Sun que je me suis interessé à ce manga en premier lieu.

    J’ai pas eu l’occasion de lire le manga, hélas, mais le premier anime que j’ai bouffé à 13-14 ans, et Brotherhood l’an dernier, ça je l’ai pas raté. J’ai clairement préféré Brotherhood. Coup de
    coeur particulier pour l’épisode « La morsure d’une fourmi », qui rien que par son titre dégage quelque chose de très fort à mon goût.

    Par contre la VF de Brotherhood… j’ai pas entendu tous les persos, mais le simple fait que Ed ai une voix plus grave que Roy m’a pas mal déçu. Vu la différence de taille quoi…

  4. Kaeso says:

    J’ai pas maté Brotherwood, mais j’ai peur de la redondance entre les 2 FMA, me retaper les débuts qui sont pas les passages les plus intéressants de l’anime.

    Pour les passages marquants, même si ça fait longtemps, je dirais le passage où il y a l’affrontement avec la fausse mère, et l’espèce de scène qui raconte le moment où elle est créer (mais juste
    après quand Alphonse amène le corps complètement éstropié de son frère).

    Très bon souvenirs, et un de mes premiers animés.

  5. kingdom103 says:

    Je tiens à te féliciter, étant un gros gros fan de FMA (et de ton blog ^^), jamais je n’aurais pu mieux résumer et mettre en valeur cet excellent manga. Lire ton article m’a rappelé plein de bon
    souvenir et m’a donné envie de regarder les FMA Brotherhood encore une fois. Bonne continuation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *