Facteur X

Scott Pilgrim c’est de la bombe, bébé. Sceau de qualité, fin du post!


scoott-pilgrim-368x294.jpgNon, je déconne, c’est pas aujourd’hui que je ferais le fameux post en une ligne, je garde celui là pour Evangelion, je me construit un fort quelque part en Alaska en attendant. Toujours est-il que Scott Pilgrim est un titre qui doit immédiatement évoquer les mots clés « fun » « geek » et « comic ». Les deux premiers passent bien, ils sont chez eux, ont leur propre futon et un tiroir à chaussette mais comic? Ci joint la phrase que je peux sortir de temps en temps, un peu automatiquement :

 » – Mfffmfmfmf j’aime pas trop les comics »

NON! ERREUR! Que cette phrase est mesquine et de mauvaise foi! C’est une litote gentille et innocente pour « Je ne connais pas le genre et je n’ai pas trop le temps d’avoir l’ouverture d’esprit pour me détacher de cette vilaine image qui veut que les comics sont les machins emballés façon doujins qu’adorent certains persos toujours obèses de séries américaines » – c’est lourd, c’est sentencieux, beaaaargh. J’en parlais déjà en début d’année mais c’était avant tout une incitation à voir le film depuis sorti en DVD et Blue-Ray. Maintenant, l’intégrale de l’oeuvre de Brian O’Malley est sortie depuis deux jours (depuis 2004 localement, nous sommes des gens chanceux, ou juste chanceux de connaître un phénomène à la bourre) et chacun peut en profiter et découvrir ce très agréable monument de pop culture (phrase à prononcer en portant la frange) et le lire au lit, sous un parasol, sur une étoile et sur un oreiller.

Six jolis petits tomes qui ressemblent à des gros mangas qui se liraient de gauche à droite, normalement. Couverture cartonnée sensuelle et design chamarré pour un maximum de sensations au fils de cette demi-douzaine fois deux cent pages et quelques – six euros le tome, c’est moins cher qu’un manga et l’histoire est bien plus épatante qu’une grande majorité d’entre eux. 

Avant tout… j’aimerais revenir sur la définition de Comic. C’est typiquement l’exemple qui voudrais faire croire au mec en terrain inconnu que c’est une façon de tordre la limite entre Manga et Bande dessinée – la « vraie de vraie » bien francophone, cartonnée pour une soixantaine de pages… le comic serait juste une vague mouvance de BD a des formats un peu inhabituels, en prenant pour constante l’origine américaine du truc? (Anglophone en l’occurence, il y a un piège…) en chinant un peu dans les Albums et autres boutiques spécialisées, il y a toujours cette distinction entre les bon gros comics hardcore (emballés, donc, à l’ancienne) et toutes ces nouvelles bandes dessinées stylisées un peu indéfinissables. Vu le
style graphique qu’arbore Scott Pilgrim (qui est tout sauf réaliste, l’imagerie que je me fait des comics étant un truc archi pointu et carré, avec plein de petits traits partout) on est loin de cet étalonnage mais pas de souci, quoi que ce soit, c’est bon et super réjouissant.

Tout ça pour dire que rien de tout ça n’aurait eu de sex appeal sans son style et son scénario. Le scénar, késsadire? Aurais-je vraiment des lecteurs qui ne sauraient toujours pas de quoi qu’on cause? Hop, exaucé! L’action de « Scott Pilgrim versus the World » se déroule dans un Canada actuel, un environnement tout à fait normal pour un cadre normal et une histoire à priori normale… les premières pages se déroulent quand Scott (22 ans) fait son petit fanfaron après s’être trouvé une petite amie chinoise, allant dans un lycée catholique (Knives Chau, 17 ans, chinoise catholique) – son entourage est assez surpris car cette révélation fait un peu bouche-trou, un an après que Scott se soit fait larguer par l’innommable. C’est pas grave, Scott est un mec cool, hype, chic et choc puis il joue dans ce groupe, les Sex Bob Ombs. Tout irait presque comme sur des roulettes jusqu’à ce qu’il rencontre Ramona Flowers, jeune fille fort mystérieuse et Américaine qui aime bien les gimmicks et les fringues à gimmicks. Révélation pour Scott qui voit en elle la nana de sa vie – les deux commencent bientôt à sortir ensemble mais voilà – pour la conquérir, il va falloir combattre ses sept exs maléfiques.

Résumé laconique du résumé : mec aime fille, fille a un passé assez lourd et mec va devoir se débarrasser de l’intégralité du casier de la fille. Le mot « combattre » n’est pas une métaphore, il va falloir les mettre KO au sens le plus strict du terme, les massacrer jusqu’à ce qu’ils agonisent et se vaporisent en nuées de pièces. (Dans quel film les gens se changent-ils en pièces quand ils meurent? Cinq milles balles pour une bonne réponse) grosso modo, une liste de sept ex petits amis (enfin, des exs tout court, comme dirait Ramona) et chaque tome va plus ou moins être centré sur la « résolution » de conflit avec l’un d’entre eux. Bien sûr, tout ça ne se fait pas à force de discussions ou même de poings dans la gueule mais d’une manière toujours un peu flamboyante et sortie de nulle part (pour faire un peu de teasing, le tout premier commence en baston un contre un façon jeu de combat et tourne rapidement en numéro bollywood.) Pourquoi? Parce que. L’univers de Scott Pilgrim a beau se baser sur une posture tout ce qu’il y a de plus cartésienne, on est dans un cadre un peu délirant ou tout et n’importe quoi peut arriver sans que personne ne se pose de question, un peu comme à Bikini Bottom et South Park… tout en abordant des sujets biens plus vastes – comprenez, des sujets qui nous touchent bien plus directement.

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 Maiwai Wallace, on parle de toi dans pas longtemps.

Une très grosse part de sex appeal dans Scott Pilgrim vient donc de ce style de dessin. Je doute fort que ce soit un tracé « aime ou déteste » comme l’exposait Kaiji trois posts plus tôt – ici on a juste une sorte de gloubiboulga très rond, tracé au feutre-critérium mystère (le genre de truc qu’on les gens en dédicace, vous voyez le genre) et nous sommes propulsés dans un espèce de monde parallèle opposé au Yaoi de base :  si quelqu’un pose son menton sur un meuble Ikéa et tourne la tête, il ne dévissera pas les planches, comme dans la vraie vie! Ca nous empêche pas de retrouver ces quelques repères qu’on adore tous : yeux énormes et pupilles ultra-dilatées, esthétique manga et bris du quatrième mur permanent, tout ça
plus un amour total du jeu et du renversement avec les codes graphiques du genre (les fameuses « tête qui brillent », ça n’a pas de prix) – le récit et les personnages n’hésitent jamais à faire les petits malins avec le lecteur, les clichés du genre, c’est la méta-party habituelle et ça fait du bien puisque c’est toujours plus ou moins justifié… sans sombrer dans l’humour référentiel à deux kopecks.

Scott Pilgrim c’est avant tout une sombre histoire de… déjà vu de la vraie vie, c’est ça? Toute l’histoire se base sur un argument d’autorité qu’on verra tout à l’heure mais c’est avant tout une belle grosse métaphore pour le méga mic-mac amoureux qu’est la vie. Scott est un cas un peu à part – peut on honnêtement douter qu’à la conclusion du roman, il ne chope pas la fille après avoir vaincu tout son passif? Pensez ce que vous voulez mais j’en doutais un peu en le commençant, à vous de voir comment ça se goupille – mais c’est un comic qui retranscrit bien ce concept archi jouissif et instable à la fois qu’est l’amûr. Cette fiction est un assez gros polygone amoureux, pas grand chose n’est stable, ce qui semble l’être va se manger quelques murs de temps en temps, rien n’est acquis, il y a des surprises partout, des gens vont avoir le mauvais rôle alors qu’ils ne le méritent pas, l’inverse est tout aussi valable, etc. Pour faire simple, si vous avez entre 20 et 25 ans, vous allez nécessairement vous identitifer quelque part dans le bordel… à moins que vous n’ayez jamais considéré la question, que vous soyez juste très peu chanceux ou pas encore réellement intéressés. Retournez d’où vous venez, faites une rhinoplastie et lisez ça quand ça se débloque – parce que si dans l’univers de Scott Pilgrim, tout semble compliqué, insurmontable ou juste très hasardeux, c’est parce que c’est vrai!

« Relation » « Ex » « Sortir avec » « Amour » et tout le vocabulaire de l’innamoramento est donc utilisé en occultant un peu le sexe – de mémoire, il n’y en a pas frontalement dans la saga – ça n’en reste pas moins un truc tout à fait dans l’esprit de tout à chacun et certains manqueront de faire des grosses bêtises. Comme dans la vraie vie! La tentation, les situations gênantes, les pulsions, les jalousies, ce genre de trucs auquel est confronté n’importe quel djeun’s un peu normal et intelligent. Nous, vous, moi, toi, tout le monde. Scott Pilgrim, c’est un peu « les sentiments pour les Nuls » et même en étant pas moi même un très gros modèle d’expérimentation, tu te sens tellement pris par la main, tellement rassuré sur par un bouquin que te dis « hey hey, c’est pas grave, c’est normal est on est tous dans la même galère, tout va bien. » – bon, c’est pas un bouquin trop dépravé non plus, Scott ne se réveille pas d’un plan à trois dans les seins cocaïnés d’une jeune roumaine, il y a un juste milieu.

Damn, je relis ça et je me rends compte que ça fait un peu émo sans que ce soit le but. Disons que Scott Pilgrim est une oeuvre pour djeuns mais un regard adulte, en regard djeuns intelligent. Voilà, là c’est plus clair.

Hé, que serait un bon drama sans de bons dramaturges? Ici à Toronto, tout le monde semble avoir des noms allitératifs et une personne sur deux est douée de pouvoirs psychiques mais ça ne les empêche pas d’avoir des comportement normaux de jeunes adultes. Il serait grave chelou velu de voir Scott comme un mec cool, sympa et irréprochable qui fait l’habituel parcours initiatique du héros – que dalle! Scott est un mec un peu coté de ses pompes, parfois connard, parfois lucide, ascendant « jerkass » – cool mais relativement normal et assez comparable à n’importe quel internaute. Il a des réactions parfois prévisibles, parfois normales, parfois injustes et il lui arrive de dire n’importe quoi mais une fois de plus, c’est la même chose pour tout le monde… dans un univers où on distingue surtout les gens grâce à leur sexe et à leurs coupes de cheveux – une véritable petite galerie de personnages ultra-charismatiques. Mention spéciale et obligatoire pour Wallace Wells, le colocataire de Scott qui implose le charisme par tout les pores. Un grand gaillard barbu ayant le fétiche des chemises à carreaux, un petit crétin qui sait tout sur tout le monde, des beaux parents invisibles mais terrifiants, une galerie de nanas complexées, une fille sympa et innaccessible autour d’une batterie d’exs maléfiques qui, eux, sortiraient davantage d’un cartoon mais c’est normal, ils sont maléfiques! Ils se sont reconvertis et ont donc acquis des pouvoirs psychiques, des compétences de ninja, le pouvoir, l’alcool etc etc. Autant de situations qu’on peut situer simplement autour de nous, de petites soirées au coin du feu avec le même mec qui ne boit pas d’alcool par principe (ou pour avoir l’ascendant moral, bien entendu) et la confluence de tout ça donne un joli petit feu d’artifice de triangles amoureux potentiels. Ca sonne comme une fiction banale? GRAVE PAS CHER AMI.
scott_pilgrim_havetogo.jpgL’intrigue principale vaut ce qu’elle vaut, elle est passionante en soi (on va pas se mentir, voir l’évolution de la relation entre Scott et Ramona n’a rien de voyeur, c’est même carrément adorable) mais elle permet d’aborder en périphérie plein de petits trucs sur une multitude de seconds couteaux. Chacun vit sa vie, trouve des boulots, galère sur tel ou tel point, se remet et re-casse avec la même nana, c’est comme jouer à une très bonne partie des Sims, la partie parfaite car agissant en miroir pour chaque joueur – on peut voir le comic comme complètement centré autour de la relation de base où le moindre pixel semble une contrainte à ce dévelloppement OU envisager l’inverse, où Scott X Ramona n’est qu’un petit détail dans le grand jeu de la vie. Les chosent ne stagnent pas vraiment, n’évoluent pas réellement non plus… c’est la vie hein, je massacre à la redondance cette idée mais c’est celle qui m’apparaît si attachante dans cet ensemble de livres. Faut juste situer celle là dans une ambiance très « rock indé », dans une multitude de bouges, de battles de concerts et de petits groupes débutants – ça donne un cachet irrésistible à l’ensemble et c’est ce qui peut attirer dans cet univers.

Tout ça pourrait sembler un peu léger car une kilotonne de fictions abordent ça à leur manière, tout aussi bien. Le gros plus de Scott Pilgrim, c’est son ambiance : j’évoquais plus haut un « semi-réalisme » mais ce dernier doit bien puiser sa source quelque part, et Scott Pilgrim est connu pour son haut taux d’humidité geek/jeux vidéos. L’ensemble du comic tourne à la référence, parodie voire pastiche mais il est également habité par cet esprit. Si les gens règles leurs comptes comme dans les jeux de baston, si on soulage sa « pee bar » en allant aux toilettes et qu’on ressuscite et utilisant cette vie chopée plus tôt, c’est parce que Brian O’Malley est un gros geek – mais nous aussi, quel hasaaaaaaard ! Le tout baigne dans cette esthétique JV rendue subtilement – le récit sait être sérieux quand il le faut mais il offre aussi pas mal de tranches de rires, l’équilibre y est impeccable – mais un petit délire ou deux peut parfois faire son apparition sans que cela ne gêne personne. Ca peut dérouter au tout début, il faut simplement se dire « ça ne tombera jamais dans la redondance et la répétition », c’est garanti. Au delà du schéma un peu simplounet de la tram principale (et encore) on y trouve un excellent esprit, des dialogues souvent cultes et une foutue quantité de petits détails et trucs hilarants à trouver par case. Hé, voilà la bonne nouvelle : la version française y est excellente. Exactement comme celle de Portal 2 : aussi marrante que l’originale, faisant un bon équilibre entre adaptation locale et culturelle. Les mecs qui ont traduit ça s’y connaissent un peu niveau geekeries et ça se ressent… tout en supposant qu’un parfait béotien au genre s’y retrouverait aussi tant certains passages et détails sont loufoques à souhait.

Vlà le truc : l’auteur est un génie. C’est sûr. Ce mec a tellement d’idées, dans ses dialogues, dans sa façon de présenter les choses, toujours cette grosse étincelle verbeuse qu’il est si bon de retrouver. Sans adopter un vocabulaire inutilement soutenu hein, juste usuel mais manié avec beaucoup d’idée.

C’est du bonheur en tomes, j’ai pris énormément de plaisir à lire tout ça et je vous invite prestement à réserver quelques deniers pour vous ymettre, c’est une fabuleuse lecture pour l’été.

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8 Responses to Facteur X

  1. YllwNgg says:

    Il eut été étonnant que tu n’aies pas aimé Scott Pilgrim et je m’en réjouis. Dès le jour où j’ai entrouvert le premier volume en VF chiné au hasard chez mon libraire BD d’alors, je me suis
    empressé, dans les 24 heures, de commander les 5 volumes + préco du 6ème sur les internets. C’était il y a un an (déjà…) Chose que tu omets au sujet de cette formidable BD, c’est que non
    seulement O’Malley est un gros geek, mais aussi un fan absolu de rock indé. Les références aux groupes des scènes alternatives US et canadienne sont légions, et c’est un bonheur de se dire qu’on
    découvre des pépites musicales via un support imprimé.

     

    Pour trouver une alternative au terme « comic » qui transpire un peu trop les super-héros testostéronnés, on a inventé l’expression « graphic novel » dans les années 1970-1980, qui signifie
    grosso-merdo « BD US qui se prend un peu au sérieux et où les onomatopées sont pas omniprésentes ». Même si Scott est un peu un super-héros à sa façon, et que le scénar’ ne se prend pas toujours au
    sérieux, je pense que la case « graphic novel » correspond bien au bouzin.

     

    Et Wesley Snipes qui explose en morceaux tout congelés à la fin de Demolition Man, c’est pas un peu comme des pièces qui tombent ? J’ai gagné 5000 balles ?

  2. Sedeto says:

    « Dans quel film les gens se changent-ils en pièces quand ils meurent? Cinq milles balles pour
    une bonne réponse »

    Scott Pilgrim. Non ? J’ai faux ? : D

    Ok, je retourne lire~

  3. Sedeto says:

    Et pour me faire pardonner de mon post précédent, après avoir bien tout lu, tu réussis à me faire regréter mon tome 1 donné à Amo pour Forum-Thalie et laché en cours de route. Fourbe !

    Quant à la technique, tu penses peut-être aux « feutres pinceaux ». Je suis au bord de te dire que c’est peut-être bien fait tout à la palette graphique… Mais j’en doute en fronçant les yeux. Et
    définitivement quand je vois les coins des cases.

    … Et quelques trames mine de rien, à ne pas oublier. Et comme ça dépasse de partout peut-être bien de la traditionnelle (même si en vrai on peut déborder sur le pc aussi)

  4. Hasaki says:

    Personnellement, je n’ai vu que le film Scott Pilgrim. Bien que ma religion m’interdise de croire en l’existence du Canada, j’ai particulièrement aimé le film. Si seulement il y avait une
    boutique convenable dans ma ville (dont le seul interêt « culturel » est le foot –« ), je m’empresserais d’aller chercher ces bouquins mais… le monde est cruel. Tant pis, je finirais bien par
    trouver un jour.

    Pour le film où les ennemis se transforment en pièce à leur mort…euh…le film Super Mario Bros. ? *fuit*

    Soit dit en passant, j’ai découvert récemment ce blog, c’est mon premier commentaire, et comment dire… ? Je suis fan !

  5. Kaeso says:

    Je me demande, ça vaut la peine de voir ça après avoir vu le film?

    La notion de sexe est quand même un peu abordée, nottament lors d’une scène avec un plan à 3 un peu fortement suggéré par le réveil du coloc^^

  6. Acanthus says:

    Ca me rappelle que justement il faudrait que je me penche sur Scott Pilgrim VS the world. Hmmm, d’abord le film ou la BD ?

    Je suppose qu’il y a une sorte d’équivalence entre les deux de toute façon. Même si le mieux va toujours (en général) du côté de l’oeuvre d’origine, donc ici la BD. Alors quel est le mieux pour
    commencer ?

  7. Ninita says:

    @ Acanthus   : Commencer par les livres ou le film ? Franchement, ça dépend des goûts. J’ai lu les trois premiers, puis vu
    le film, et pas encore fini les livres (faudrait que je finnisse les bouquins mais j’ai TROP de trucs à lire en ce moment –‘)

    J’avais bien ressenti à la lecture le coté « rock powa » et il est super bien rendu dans le film (pi assez subtil avec ça… Je pense en particulier à la scène de la soirée, faut reconnaître la
    musique en fond sonore pour apprécier toute sa pertinence et pourtant elle fonctionne super bien sans référence. )

    Sinon ya un truc quand même… Les mecs hétéros sont quand même très peu mis en valeur dans cette série (et dans le film c’est encore pire) comparé aux filles et à Wallace (WALLAAAAAAAAAAAAAACE !
    KIAAAAAAAAAAAAA !) et j’aimerai bien en connaître la raison…

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