Monthly Archives: juin 2011

But i thought you wanted whining

Encore un billet jeu vidéo? C’est à dire que j’aurais pu faire la review d’un manga assez intéressant mais qui – franchement – risquerait un peu de mettre en taule tant son contenu est fait pour plaire à un laaaaarge panel de fétiches, euh, je veux dire, de gens.

Si par un hasard un peu glauque il se trouve que vous venez sur cette page uniquement pour suivre mon compte Twitter (ce qui, je le répète, serait quand même assez glauque) vous aurez probablement remarqué en début de semaine plusieurs … crises de ce qui ressemble plus ou moins à de l’hystérie caps-lockienne, toujours accompagnée du mystérieux hashtag #E3. Tout va bien! C’est un syndrome collectif : nous sommes sur Terre une poignée de personnes à avoir ce même engouement collectif une fois par an. Que ce soit sur internet, assis dans une grande salle, sur la scène de cette même grande salle ou derrière un grand bureau et un tas de pognon, cette excitation passagère qui nous lie est due à l’E3, l’Electronic Entertainement Expo, sorte de grand salon annuel – si ce n’est LE plus grand salon annuel – du jeu vidéo, là où le rêve se vends et là où le concept de « pessimisme » prends forme. En gros, pour une fois, le jeu va être de parier pour savoir si il va en valoir la peine!

Image-1-copie-5.pngJ’utilise tellement de screens de Zero Punctuation que mon blog commence à perdre de sa personnalité hu hu beuh

Précisons : l’E3 est un salon qui, sur les années, disposait d’un engouement un peu sinusoïdal de la part de notre peuple si à cheval sur ses doudous virtuels. Le salon Angelenos est un rendez vous immuable dans les news du genre, le Cannes vidéoludique – snobisme inclus mais déplacé à partir de « j’ai un badge et un billet pour les States et pas vous, dans vos faces » MAIS il n’a pas toujours eu cet impact sur les joueurs/annonceurs. Rétrogradé en « petit machin discret et confidentiel » le temps d’un duo d’années récentes, la chose est redevenue un véritable salon événementiel et gigantesque (n’importe quel vidéo vous montrera ce fameux bâtiment grand comme le stade d’une course de Stock-cars) qui fait mousser n’importe quel type concerné de près ou de loin. C’est ce qu’on compris les développeurs dont le rôle est de faire naître chez nous la « hype ». Si le salon en lui même est une longue succession d’annonce et de borne d’essais pour les journalistes débauchés pour l’occasion, le monde entier aura les yeux rivés sur les fameuses « conférences » des grands éditeurs qui déballent gros trailers et grosses annonces. Le surréalisme de l’enjeu donne naissance à des moments surréalistes et certaines conférences sont connues pour leurs ratages!

Tout ça ne date pas d’hier. Il fut un temps où certains mensuels fournissaient, avec leur numéro de Juin, un DVD regroupant les meilleures vidéos de présentation. C’était sympa et c’est avec une nostalgie non dissimulée que je me remate de temps en temps ces premières images de The Wind Waker en me disant « Haaan qu’est-ce que c’est loin »…
Parce que oui les p’tits potes, tout ça est loin. Cela fait trois ou quatre ans que les conférences se résument à l’annonce d’une tripotées de suites, de jeux de shoots et de machins nous ayant
déçus sur tout les termes possibles, nous rendant un peu aveugle sur le bon qui passe parfois inaperçu. L’an dernier, nous avions laissé Nintendo casser la baraque… mais qu’est ce que cela a donné d’ici aujourd’hui? La 3DS… et d’autres annonces encore laissées en plan? Voilà comment je vois les choses. Surprise : c’est très hautement objectif!

Microsoft a ouvert le bal. Mes attentes étaient assez désabusées : j’avais peur de voir exactement tout ce qui s’est passé, j’étais donc à mi-chemin entre l’attitude blasée et l’auto-satisfaction. Oui, on peut toujours ramener ça à soi, d’autant plus que la frénésie Twiterrienne est toujours un concours rigolo de celui qui sortira la remarque qui équilibre le mieux humour et pertinence! 

Microsoft, donc. J’aimerais me débarrasser de cette image que la 360 tiens tellement à se donner : une ludothèque faite pour les étudiants américains qui jouent de temps en temps à trois FPS à succès avant d’enchaîner sur la rencontre sportive du jour sur ESPN. Vous voyez le genre? Deux mecs qui font une partie de Halo dans leur chambre d’étudiant, s’ouvre une canette et éteignent leur console avant de se faire un high-five bien viril. Le truc c’est que Microsoft tiens à ce cliché en le déclinant à une sauce connue, normal, l’immeuble d’en face roule sur l’or avec ça : prenez des gens en chemise Lacoste qui jouent tout sourire dans un appartement spacieux et éclairé. Comment ça? Ils gesticulent? Bien sûr, puisqu’ils jouent à KINECT. HAAAAAAAAAAA –

http://h3.abload.de/img/futuramas02e08001kinecweyi.gif Kinect était malheureusement le support intégral de cette conférence. Il faut leur dire, sérieusement : ça réunit trop de conditions. En amont, des gens sur Formspring réussisent à avouer qu’ils n’ont pas de vie en dehors d’internet alors imaginez les en train de trouver la console, beaucoup d’espace, deux amis et mille balles en plus pour une batterie de jeux qui équivalent plus ou moins au line-up de la 3DS? S’en suivent de longues et gênantes minutes où toute l’industrie veut te faire croire que c’est « une nouvelle façon de jouer » etc etc. Que ce soient des jeux uniquement basés sur le gimmick (Kinect Adventures S2 – hum) ou une featurette dans tel ou tel jeu – faire « Pan pan » avec les doigts pour zigouiller un mec en vrai est quelque chose de rigolo mais qui fait sonner les cloches de l’imprécision, attention aux civils – il y a même eu ce moment où Tim Shaeffer débarque… si, vous savez, le même type de moment où on a cru qu’on allait avoir droit à du Rayman en plein Video Games Live : hé non! Un jeu Sesame Street où, pour bien nous montrer la technologie totale derrière Kinect, on met en avant un gosse qui n’est pas le gosse du (faux) père du gosse (respiration) et hop les deux se mettent à gigoter devant la séquence de Shrödinger, enregistrée ou pas, personne ne le saura jamais. En tout cas, ça fait des gifs rigolos. 

Mais Crosoft semble viser de part et d’autre de ce qui « nous » concerne : faire joujou avec Elmo, visiter Disneyland Paris depuis son fauteuil sont de charmantes attentions mais je ne me résume pas à une consommation de masse de FPS gris/marrons! PITIE! L’annonce d’Halo 4 (puis d’un 5, d’un 6) est une torture pour le bon sens et ce n’était que la conclusion d’une longue série de jeux ne proposant guère plus : Call Of Duty, Modern Warfare 3 et son trailer nautique – il y a deux degrés de suites dans ce titre – Mass Effect 3 – Gears Of Wars 3 – Troies, le jeu 3 – Ghost Recon (Attention! Là, je généralise) ne m’ont pas franchement émoustillé. Pas plus que le Star Wars qui ne m’excite pas puisque… Star Wars ne m’a jamais fait cet effet.

Un illustre Peter M. nous a vendu sa came Fable pour la enième fois en nous montrant un… rail shooter qui faisait très utilitaire à la Zelda Crossbow Training – osef passif donc – MAIS il y a eu de belles choses, comme ce Tomb Raider qui affichait un soin tout particulier aux effets d’eau, de lumière, de flammes, assez prometteur. Harmonix n’a choqué personne en lançant les pistes essentielles sur Dance Central 2 mais on avait rapidement fait le tour des jeux. La folie Kinect était déjà de mise avec ces démos qu’on avait déjà vu l’an dernier – cette fameuse reconnaissance vocale qui ne nous concerne pas. En gros, les gens l’ayant déjà et les futurs acheteurs étaient mis sur le même pied d’égalité…
Pas de mensonge, pas de fausses promesses mais sérieusement, tout ça ne vaut pas vraiment la peine! Pas un mot sur le X-Box Live (c’est dommage) et surtout, pas un mot sur une éventuelle génération suivante – Egoistement, ça me va très bien puisque j’ai acheté la bécane récemment. Tout va bien! Sinon, Minecraft sur 360 (succès ET accès multijoueur pour moi, regain d’interêt) et les joueurs sur scène n’ont pas de pile mais ça c’est de l’ordre du détail rigolo.

Ubisoft est une compagnie qui a gagné mes faveurs depuis longtemps : des jeux tombent du camion de Montreuil à chaque Noël et c’est ce nom qui nous a apporté Rayman, le produit français qui surclasse le fromage. (SI.) (VRAIMENT §)

http://www.gifsoup.com/webroot/animatedgifs5/2637321_o.gif

C’était leur tour Lundi soir. L’année dernière ils se sont un peu affichés par un sens du spectacle un poil déplacé et ces petits malins ont récidivé en plus fort, plus farineux! Mister Cafféine (c’est son nom de scène, mais le Mister Cocaïne était évidemment plus de rigueur vu le running gag évident de la conférence) a donc débarqué en pogo-stick mental sur scène pour étaler ses « dick jokes » et autres remarques étranges témoignant d’un très très fort enthousiasme. La marque française fêtait ses 25 ans et Ubi a eu une bonne idée : introduire ses jeux par des petites pastilles montrant ce qu’auraient été ces jeux dans le contexte. Ces mêmes pastilles étant introduites par le lancement le plus omgwtf de tout les temps, l’ensemble avait belle gueule : il y avait du show. Bref, Rayman Origins était l’atout de la conférence et sans déboîter mes attentes à la truelle, ça à l’air super joli, super mignon et très bien animé. Ce jeu est passé du téléchargement direct par épisode façon Sonic 4 (insérer bruitage de vomissements) à celui de jeu complet emballé et j’étais exactement dans le même état… à voir si il offre plus que ce gameplay très linéaire à la Little Big Planet. En tout cas, ça faisait vraiment envie.

Far Cry 3 a un peu fait peur à tout le monde avec son personnage drogué jusqu’aux omoplates – un vrai teaser très bien foutu, très cinématographique où le héros subit la pire dizaine de minutes de sa vie. Je ne connais rien à la série mais force est de constater que c’était épatant.

Un sosie de Jeff Bridges nous a fait la démo du jeu Lapins Crétins sur Kinect ~

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA TUER TUEEEEER TUUUUUEEEEEER ~

Le festival de la farine s’est donc poursuivi avec ce clone d’Inglorious Basterds (hein?) la pelletée de suites et de jeux dont on a pas vu une once de gameplay, je pense à Your Shape Evolved, mais c’est pas avec ma cinquantaine de kilos que je vais me sentir concerné, et pas besoin d’accessoire pour faire des abdos. (Là aussi je suis inutilement blasé, Eye Toy Kinetic était franchement marrant mais c’était une autre époque)

Au delà du festival d’accents français, le cocorico se sentait bien dans cette adaptation du film Tintin qui sent bien le « bof » à plein nez mais qui n’empêchera personne de dormir. Un peu l’inverse de l’autre Blockbuster de la conférence : Assassin’s Creed Brotherhood, qui non seulement envoyait un teaser démentiel mais enchaînait avec une séquence de gameplay qui avait l’air honnête, même si, entre nous, on ne balance pas une grenade en pleine rue aussi impunément. Bien sûr, quand je dis honnête, c’est au niveau du « allons nous aussi griller des bateaux au lance flammes à ce moment précis? » parce qu’il ne faut pas trop rêver, les vidéos se la pêtent pour une raison bien précise. Les amateurs de Trackmania auront vu les grosses légumes de la boîte rachetée par Ubi – tout ça à l’air rassurant. Plein de bonnes choses, du gameplay, des bons jeux et des présentateurs drogués : c’est la fête du slip chez Ubisoft.

uncharted-3-drake-s-deception-playstation-3-ps3-1295260138-.jpg

 Uncharted 3. C’est beau. Rien à dire

 Aaron Priceman avait déjà sa page sur Know Your Meme que la conférence Sony commencait avec un quart d’heure de retard… je regardait cette présentation d’un oeil distrait et solidaire : je ne suis pas directement concerné et entre 2h30 et 4 heures du matin, nous nous sommes tous sentis un peu partir… Jack Tretton, boss de rayon States, a directement commencé la présentation sur ses excuses pour l’état du Network. Ceci étant fait, les petits chiffres d’usage qui Sony aime bien déballer : la playstation Vita à un prix, c’est 250 Brouzouf sans la 3D – mais ça c’est Kaz Irai qui a craché le morceau. Vita est le nom définitif de la bestiole portable de Sony dont le principal argument de vente semblait être l’écran tactile, gameplay alternatif pour certains jeux dont Uncharted : Golden Abyss, le Wario Ware Touched de Sony… et c’est même pas une vanne, il semblait y avoir une pression à faire pour tout, pas intuitif de jongler entre les deux types de gameplay. Enfin, ça reste une option. Ruin, Modnations Racers, Little Big Planet, Street Fighter et Wipeout sont les autres titres à prévoir pour ce qui à l’air d’être un line-up alléchant. Malheureusement, je ne suis pas journaliste et ce texte n’est formellement qu’un hobby donc – je m’en fous et je ne dévelloperais pas!

Deuxième axe de monsieur Sony : le Playsation Move, qui nous a montré qu’en plus d’avoir une garde-robe douteuse, les gens de chez Sony sont cardiaques! Kobe Bryant est venu cachetonner pour nous dire a quel point le jeu de basket Osef 2012 était réaliste, on veut bien le croire, mais Sony envoyait quand même du contenu avec le très beau Uncharted X (tu sauras trouver le chiffre manquant) avec son héros invincible mais c’était un peu l’année du God Mode. Bioshock Infinite a fait plaisir a tout le monde et c’est bien légitime : méga léché, beau, aérien, les épithètes que vous voulez pour ce trailer, il créait le besoin et là était l’essentiel. Bref bref bref, en comptant les titres Move, pas mal de variété, des titres, un peu de nouveauté, Sony envoyait le bois si on oublie cette sombre histoire d’Internet qui lui veut du mal.

C’est bien évidemment Nintendo que j’attendait personellement au tournant. Je l’attendais avec mes potes à la sortie du bahut pour lui faire les poches mais hé, c’est parce que je l’aime fort d’amour. D’une part il me brosse dans le sens du poil avec ses annonce (ENFIN Mario Party 9, Paper Mario, Mario Kart, mon dieu y’aurait-il une constante?) mais comme d’habitude ils ont fait les DEUX trucs qu’ils matraquent depuis toujours, sans jamais vraiment se planter : ne créer aucune franchise et nous hypnotiser avec leur nouveaux matériels.

Si on squizze cet hommage musical à la série Zelda et les habituels petites auto-toucheries de Nintendo sur les ventes de la Wii, il reste quand même pas mal de trucs, livrés par messieurs Miyamoto et Fils-Aimé, inconditionnels de l’évènement. Mettons les choses au clair : que ce soit le nom de la console qui va avec ou pas, le Wii-U n’est qu’un périphérique, le reste n’est pas assez chaud pour être proprement présenté à la presse… mais rien que le nom me bloque. Wii-U, 3DS, on dirait qu’ils ne veulent pas de « nouvelle génération » à proprement parler mais plutot faire une sorte de transition qui arrive par la fenêtre en la brisant, laisse sa carte et repart en volant. Vous voyez la contradiction? Allez, envoyez la grosse boîte au super matos et à l’impeccable système online, on t’attends Nintendo, tu peux le faire! Revient aux cartouches ou aux disquettes molles si ça t’éclate!

Comment souvent, big N a annoncé ses gros titres et fait plaisir à tout le monde mais cette fois, personne ne savait trop comment ni pourquoi. Sans aller dans le confus, il fallait peut être prendre une autre approche, nous aborder d’une autre manière et clarifier certains points. Tout ça devient complexe : la Wii U en tant que tablette est compatible avec la Wii. La console devrait être rétrocompatible également. Les premiers screens nous prouvent qu’elle en a un minimum dans le ventre et elle fout la Gamecube droit de le cadre « rétro ». Je garde ma définition de deux générations en arrière et c’est ce qu’on touche du doigt. (Ca, c’est un peu effrayant) Le bouzin est également compatible avec la 3DS, les deux sont faits pour communiquer, Four Swords (le bonus du remake d’A Link To The Past hein, n’allons pas trop vite) est offert dans le store Dsi et Skylard Sword est toujours prévu sur Wii. Hey, j’ai entamé quelque chose de sympa! Faisons des remarques déstructurées!

the-legend-of-zelda-skyward-sword-wii-1307478390-078.jpg

– La conférence alliait donc concision et confusion mais il est clair que la 3DS ne reste toujours pas un deal intéressant, dans ma manière de voir les choses en tout cas. Oui, même Paper Mario n’as pas l’air de faire autre chose que de se reposer sur son nom et je suis citoyen d’un pays connu pour ne pas adorer les logiques claniques

– Un nouveau Smash Bros sur Wii U? Bloody fucking hell, la encore pas de surprise mais préparez vous à de longs mois passionants d’investigations pour trouver l’identité des persos. Hé, vous vous souvenez de ce temps il y a trois ans où on découvrait Brawl? Et qu’on y touchait plus après? Ca me rends super triste!

– Le chara design de Skylard Sword est très très laid. Pas autant que ceux de Twilight Princess mais il faut définitivement un coup de truelle bien placé à ce niveau là pour obtenir quelque chose de potable

– FUCK YEAAAAH DE LA HDééééé POURQUOI CELA EST IL SENSE ETRE UN SOULAGEMENT

AAAARGH

– Mon Dieu, il y a plus d’innocents exécutés dans les trailers des autres conférences que dans une saison de 24, mais il y a ENCORE PLUS de bons jeux issus d’éditeurs tiers prévus sur Wii U. Des gens font largement confiance à ça et c’est … rassurant?

Big N a pris des noms et botté des culs. D’une manière un peu loufoque et purement basée sur les préliminaires mais ils ont l’air de savoir ce qu’ils font – même si leur politique marketing de la 3DS m’échappe totalement avec leurs plannings maboules, il y a à boire et à manger.

J’oublie des conférences? Yay, un nouveau Need For Speed, et double yay pour le SSX. Sinon, tout est dit. Microsoft est comme un gus qui va au toilettes mais qui accuse d’un syndrome de « double-jet » et en met partout, Nintendo vends du rêve et Sony est très pro dans sa démarche. Pendant ce temps, Ubi sniffe ses cheveux et prépare de bonnes choses.


Je suis expédié à Londres pour le week-end. Amusez vous bien avec Duke Nukem Forever même si, -attention, moment boule de cristal – je suis sûr qu’il est décevant et que cette attente surréaliste ne va pas du tout être comblée. Hé!

Posted in Vidéo-lubrique | Tagged , | 4 Comments

C’est la piquette

Bon alors les gars, vous en avez pensé quoi de la conférence Microsoft de l’E3?

Image-1-copie-4.png N’implosez pas de blasitude, j’ai quelque chose qui va vous remonter le moral. Alors oui comme ça peut arriver de temps en temps, ce poste est un acheminement vers un produit… plus ou moins inaccessible. Histoire de filtrer tout de suite les concernés, le jeu du jour n’est disponible qu’en import, requiert un assez haut niveau d’anglais et est zoné (comprenez : impraticable) sur 360. Heureux?

Rien de mieux que jouer à plusieurs devant la même console. Ma soeur a sept ans de plus, « l’époque compatible » était assez mince et pour garder cet exemple, nos meilleures expériences en duo se résumaient à quelques sessions épiques de Tomb Raider 2, pas le summum du multijoueur, donc. Les occasions sont rares et dès que j’arrive à mobiliser un ou plusieurs amis dans le même périmètre, je sort automatiquement les mêmes petites distractions dans l’espoir d’y retrouver mon quota nécessaire. Pas mal de jeux récents redéfinissent comme ils le peuvent la notion de « coopération » – et c’est plus un retour aux sources du terme qu’une redéfinition mais je pense être assez clair – mais strictement rien de mieux qu’avoir un jeu qui émet une émulsion entre les joueurs, ceux là étant tous devant leur écran. Pourquoi? Parce qu’on peut les taper.

Je ne rabâcherais pas les meilleurs jeux du genre maaaaais je me permet une petite emphase sur un type bien précis de jeux multijoueurs… qui sont les jeux de Trivia, ou les petits quizzs à faire  devant son écran. Généralement c’est un concept qui ne se désolidarise pas des jeux de sociétés mais ces derniers ont tendance à devenir de plus en plus compliqués et « interactifs » – comprenez beaucoup de bazar périphérique impliqué avec les traditionnels cartons de questions. Ca fait faussement ami de la nature comme remarque mais certains sont excellents : prenez Scene It, en boîte. Il est fourni avec un DVD complètement indissociable puisque tout le jeu se base sur des extraits de films, impeccable pour faire son cinéphile qui sait tout sur tout (sport que je prends très au sérieux)

Pour prendre ce même exemple, toute une franchise Scene It existe sur 360. Trois jeux plus ou moins thématisés qui reprennent les mêmes ficelles mais qui permettent un jeu où tout le monde participe en même temps et où tout est « mécanique » – pas de triche, pas d’ambiguïté et la rapidité à répondre à une question est un facteur crucial. Le format permet aussi des petites épreuvettes animées et rigolotes et surtout un renouvellement des questions avec les DLC disponibles, quand bien même le jeu original et les adaptations en jeux arrivent à ne pas tourner en boucle après un certain temps. L’essentiel dans ce genre du jeu, c’est la petite manette-champignon toujours fournie.

En parlant de Buzz, qui n’a jamais joué au jeu éponyme sur PS2? Que ce soit sur la culture générale ou sur un pan bien précis, ce jeu allie un contenu évidemment plus pauvre que la moyenne (après tout, une batterie plus ou moins fournie de question avec un emballage lui aussi plus ou moins fourni) avec une quantité démentielle de FUN à imbiber. Il FAUT être celui qui en sait le plus dans ces QCM aux rêgles et contraintes variables… le simple concept de base permet de passer de bons moments, même avec un jeu très cheap/moyen, même à deux (souvenez vous du pas-super-immémoriel Tv Show King) mais jusque là, rien ne
se démarquait de ce genre si discret, le seul objectif étant d’avoir le présentateur le plus excentrique possible. Figurez vous qu’un jeu archi récent se permet de faire les deux, et de le faire bien.

vlcsnap-2011-06-07-23h28m46s120.png

 « Au fait, je suis en train de filmer votre réaction face à cette question. Votre tête n’a pas de prix« 

 Il est extrêmement peu probable que le nom de You Don’t Know Jack vous dise quelque chose. Souvent sommé de « Quizz irrévérencieux », c’est à la base un jeu PC qui se démarquait par ses questions tordues et sa voix-off un peu barge… et le bazar était traduit en Français mais on revient droit dans les années 90. Le concept a été adapté en jeu télé-américain pour durer une ou deux bonnes semaines et silence radio jusqu’à Février dernier… et croyez moi quand je dis que c’est un produit extrêmement « local », c’est comme si un bloggeur Américain tentait de louer les mérites de « Tintin Objectif Aventure » sur Playstation… non, attendez, très mauvais exemple.

Mais oui, You Don’t Know Jack est le jeu du genre qui manque sur l’hexagone et à l’Europe en général. Le souci est que c’est l’archétype du jeu « Blair Witch » – il mérite une rentabilité trente fois supérieure à son coût de production! Développé par une toute petite société, doublé en deux jours dans une cabane, vous voyez le genre… et pourtant, ce machin sublime l’art du contenu « petit mais génial ». En gros, il ne vise pas haut mais il dégomme tout dans sa catégorie.

Concrètement, ce jeu a petit prix ne dépasse pas les 750 questions. Sur-concrètement, elles sont toutes divisées en 75 épisodes pré-déterminés comportant toujours les mêmes questions – si vous rejouez à un épisode déjà parcouru, vous pouvez faire complètement semblant de découvrir la chose et de pousser votre sens d’acteur au maximum pour décrocher une victoire sans vous faire griller. En gros, replay value très basse alors autant griller ces 75 parties potentielles avec trois amis au lieu d’enregistrer des Let’s Play seul pour Youtube. Si une partie dure en gros 15 minutes, ça fait quand même une durée de vie de *hnng réflexion du littéraire* quelque chose qui ressemble à un peu moins de vingt heures. Hey, quand même.

Nous voilà débarrassés des palabres sans interêt et plongeons nous dans ce qui intéressant. Comment ça marche? De un à quatre joueurs (deux seulement pour le PC) démarrent donc une série de dix questions à choix multiple. Quatre choix, une touche, une réponse, chacun peut soumettre sa tentative sans influer qui que ce soit… la rapidité du joueur donne ce que le même joueur met en danger dans sa propre cagnotte : une bonne réponse rapporte en Dollars le nombre de centièmes avant le gong mais une mauvaise réponse retire l’équivalent. Sachant que le jeu accepte les cagnottes négatives, ça donne souvent des fins de partie à l’écart démentiel. Petite porte ouverte au génie dans l’écriture des questions : chaque partie est sponsorisée par un produit loufoque… mais si on arrive à faire le lien entre ce produit et la « mauvaise réponse du jeu » qui la sponsorise en la sélectionnant au mépris de la bonne réponse de la-dite question, le bonus en cash est franchement conséquent! Il y a du jeu et du métajeu, c’est fantastique.

Cependant, le jeu à l’intelligence d’incorporer deux « égalisateurs » à la moitié et en fin de partie. A mi parcours, le joueur le moins fortuné – ou le plus pauvre – participe à un « Dis or Dat ». En gros, on lui catapulte sept propositions et ils doit se grouiller pour savoir si ça appartient à ça ou ça, « Sel ou Poivre » donc. Un bon exemple de Dis Or Dat : « Un Tweet du Dalaï Lama OU Un Tweet de Taylor Swift. » Le joueur sélectionné peut ainsi se refaire mais ses mauvaises réponses peuvent profiter aux autres qui peuvent aussi « voler » les bonnes réponses que le concerné n’aurait pas chopé.

En fin de partie, c’est le Jack Attack – là aussi, sept propositions à relier avec un thème bien précis mais les enjeux sont ridiculement haut, tant et si bien qu’on se demande si tout ce qu’il y avant a un sens concret. Tout le monde participe, une mauvaise réponse c’est – 4000 Dollards, etc. Le reste sont des questions « conventionnelles » mais apparaissent parfois quelques petites catégories, emphase mise grâce à des petits jingles délicieux – mettre des propositions loufoques dans l’ordre, retrouver la star de qui on fouille la poubelle, reconnaître le film que la voix off à maté à partir de son rêve loufoque de la veille, ce genre de petits concepts brillants.

Petit élément de gameplay sympa : chaque joueur peut, avant que quelqu’un d’autre aie pioché une réponse, screwer son prochain et le forcer à répondre dans les 5 prochaines secondes, un fort transfert d’argent sera effectué en fonction du résultat. Seule opportunité d’embêter ses adversaires et elle reste nettement suffisante puisqu’à 4, ça peut au mieux mobiliser la moitié des questions d’un round.

Pourquoi je mettrais l’emphase sur un jeu qui, en plus d’être concrètement peu accessible, paraît donc super simple? C’est vrai qu’on pourrait croire que You Don’t Know Jack a été pondu avec une version musclée de Powerpoint… Il y a d’abord tout une histoire d’ambiance, tout est fait pour te faire sentir cette espèce de pression du show télé, animé par Cookie Masterson, le mec à la voix la plus cool du monde. Omniprésent, il n’as beau être qu’un tapis roulant de phrases pré-enregistrées, il rends le jeu extrêmement vivant… parce qu’on sent un énormissime travail de fond sur le doublage. Chaque mauvaise réponse, chaque micro-situation correspond à une ou deux sentences personnalisées qui rendent le jeu hilarant, on se rends compte que ce genre de contenu est extrêmement fourni et qu’il y a toujours quelque chose à découvrir…

vlcsnap-2011-06-07-20h59m12s208.png Mais l’argument principal de You Don’t Jack est bien sûr son matériau, sa substantifique moëlle : les questions. Géniales à deux niveaux : elles sont toujours posées d’une façon un peu détournée et loufoque mais elles restent toujours très compréhensibles, on « traduit » sans vraiment le faire explicitement vers un énoncé plus simple… le jeu trouve un bon équilibre, mais sans parler totalement couramment l’anglais on pige bien ce qui nous est demandé. D’autre part, il est complètement adapté à notre temps et n’a cesse d’invoquer
le monde des réseaux sociaux, des starlettes, des mèmes… et arrive toujours à nous apprendre quelque chose en invoquant un chemin beaucoup moins culturel. Il faut le voire pour le croire, la toute première partie du jeu est un bon exemple. C’est assez novateur parce que ce génie certain dans les énoncés permet un raisonnement à deux vitesses, il faut un micro temps pour comprendre ce qui nous est demandé et un autre pour mobiliser ses souvenirs et essayer de trouver la réponse qui semble correspondre. De ce fait, comme beaucoup d’énoncés se basent sur des jeux de mots et nécessitent une connaissance extrêmement usuelle de l’anglais, il faut avoir une excellente connaissance de la culture anglophone et, en particulier, américain. Pas mal de trucs se basent sur des petites choses seulement connues outre-atlantique… il vaut mieux donc y vivre, y vivre dans sa tête où avoir une certaine connaissances des médias locaux.

L’habillage est évidemment ultra minimaliste mais il le fait bien. Il a beau tourner sur quinze effets sonores et dix (excellentes) boucles musicales – que vous reconnaîtrez probablement – le tout s’enchaîne toujours très vite, le bazar est sonore, rythmé, animations absentes ou très sommaires. Ca marche sur une multitude de petits détails, de petites attentions qui font plaisir. Tout ce qu’entreprends ce jeu est obtenu avec une efficacité démentielle et c’est cette bonne volonté permanente qui manque par chez nous… Ils n’ont strictement pas les moyens de le sortir au Royaume-Uni (alors une traduction qui nécessite une refonte d’une grosse majorité de questions, plus un redoublage qui doît couter la moitié du budget, pensez-) et je bave littéralement devant mon écran pour ce qui ressemble au meilleur trivia-game qui soit. Je met franchement l’emphase sur l’hyper-diversité des questions, l’intelligence de leur écriture et l’humour permanent qui entoure ce jeu, jusque dans les succès (« My first time » pour Screwer quelqu’un, ou, par exemple, un succès qui se débloque parce qu’on a pas débloqué de succès pendant cinq heures, logique)- le top du top. Pas étonnant que la franchise possède sa fanbase d’habitués, fanbase malheureusement très discrète parce que couverte par les hurlements des
gamins qui jouent en ligne à Call Of Duty. Bon ok, je suis franchement de mauvaise volonté!

Si vous avez une PS3, que votre niveau d’anglais est impeccable et que vous avez quelques bons amis pour la main, c’est pour vous. En gros, ce post est fait pour Traquenard Désinvolte. Si on considère que la qualité d’un jeu se quantifie avec son coût de production, ça fait de You Don’t Know Jack le meilleur jeu du monde, point. Je conseille nettement de taper « You Don’t Know Jack Episodes » sur Youtube et de s’amuser à parcourir les énoncés, c’est loin d’être barbant et ça encourage à atteindre ce niveau.

Posted in Vidéo-lubrique | Tagged , | 4 Comments

AMV ENFER – Troll No More

  Je suis déçu! La vidéo suivant ne contient ni ViolonGay, ni aucune référence à la real tv américaine, c’est très très très mal. En attendant, voilà donc la vidéo tant attendue.

Le concept ne vous dit rien? Je ne le râbacherais pas une quinzième fois, je vous laisse parcourir les liens ci-dessous ou découvrir la chose sur le tas. Après l’AMV Hell à problèmes, on a donc lancé le concept et pouf, six mois plus tard, voilà la vidéo bêta expédiée en diffusion officielle de l’Epitanime. Maintenat, la voilà et plusieurs options s’offrent à vous. Soit mater la vidéo en streaming… n’ayez pas peur de « gâcher » votre visionnage, c’est exactement la même qualité qu’en téléchargement direct! (Créative Content refusé par Daily. Tant pis pour eux!)

SPOIL SEVERE de Portal 2 entre 50′ et 50″30. Après le sketch Ace Ventura.

Soit, si vous arrivez à avoir la patience nécessaire, vous pouvez passer par ce lien de téléchargement direct. (Megaupload, 560 MO). 

> Deuxilème lien de téléchargement direct via Twilight
> (Enregistrer sous)

UPDATE! Voilà une DEUXIEME version où le spoil Portal 2 est balisé et où on retrouve
le sketch manquant de Shar. Megaupload, encore
.

Enfin, les sous titres sont là et sont signés Amo. Ils ne sont compatibles qu’avec la version 2. (Enregistrer sous)

Je vous ai également fait un petit commentaire audio qui délivre mes impressions sur le pourquoi de tel bon/moins bon sketch, les ficelles à exploiter, celles qu’il faut oublier un peu plus, etc. Vous pourrez le trouver à cette adresse, toujours sous Mégaupload (compatible uniquement avec la V1, du coup)

Les crédits sont disponibles dans la page dédié sur la colonne de droite!

Si je devais analyser un peu la vidéo comme je l’ai faite pour l’AMV HELL 5, les petits trucs en deça apparaîtraient rapidement : les six premières minutes sont un peu faible mais c’est une gageure dans ce genre de vidéo, il faut toujours « le temps de s’y installer » et le début regroupe toutes ces vidéos dont le gag est un peu à retardement. De plus, la vidéo est largement trop parlée et j’en suis le premier conscient et embêté, je vous avais prévenus… le concept original est bon parce qu’il agit comme un grand zapping musical propice aux découvertes, là vous n’allez pas entendre grand chose pour la première fois mais cet état de fait a un revers puisque tout devient plus compréhensible à la première vision. Dommage quand même, trop de vidéos parlées qui s’enchaînent, ça se voit, et ça dénature tout ce qui fait le génie des vidéos de base… et qui pose quelques petits soucis de rythme ici. Ce n’est qu’un petit reproche et je ne suis de toute façon pas super bien placé pour juger du produit fini. Je tenais juste à remercier Melow, Galoo et Amo pour leur aide respective ainsi que l’intégralité des contributeurs pour leur super boulot et leur motivation. Merci!

Posted in Otakeries | Tagged , , | 48 Comments