Monthly Archives: mai 2011

Tu peux pas test

Les choses sérieuses commencent! Les 15 blogs concurrents pour le concours Total Manga sont sélectionnés, votre serviteur en fait partie avec, au hasard, Néant Vert. Je pourrais faire un grand commentaire altruiste sur la compétition mais au risque de vous surprendre, je m’y suis inscris dans l’idée d’y tenter ma chance. En jeu : pas mal d’égo, une jolie photo à la JapEx et un petit trophée symbolique mais surtout pas mal d’égo. C’est à vous de jouer pour provoquer cette future explosion de E-Peen! Votre rôle, si
vous l’acceptez, va être de choisir un blog dans le lien du nouveau module en haut à droite de la page. Au hasaaaard… le cinquième. Vous pouvez décerner un vote unique par poste MAIS vous pouvez revenir tout le jours pour le vote communautaire, ce sont deux prix différents, avec celui du jury. Je ne voudrais pas influencer votre choix, mais j’ai des peluches Digimon en otage et un vote pour moi c’est un repas offert pour eux alors pensez aux Digimons. 

 … sauf qu’évidemment, comme je lui ai dit deux jours avant ma sélection pour la sienne, Amo est aussi en course. Si l’un des deux remporte un prix et pas l’autre (ce qui est loin d’être impossible, statistiquement) on va se faire la gueule au moins vingt bonnes minutes alors évitons tout ça et pensez à Amo aussi)

Ouais, malheureusement, on rentre dans une période très égo. L’anniversaire du blog et le 400è post risquent fort de coïncider… sans compter le prochain en cours d’upload, mais chuuuut. En attendant, parlons peu, parlons bien, parlons PORTAL 2.

portal-2-xbox-360-1303392469-183.jpg

Pour la SCIENCE! Portal 2 fait partie de ce cercle ultra fermé de jeux dont nous savions tous à l’avance qu’il serait excellent, c’était inconditionnel. Un jeu bon voire moyen était tout simplement inconcevable et c’est sous ce principe qu’on a tous vu les premiers retours émerveillés des gens un peu dingues mais passionnés qui ont sacrifié leur nuit fin Avril pour acheter et finir le bazar dès le premier soir avant de poster des réactions dithyrambiques.

Alors évidemment, Portal 2 est un bon jeu, très bon même… mais il n’a rien de fabuleux ou de génial. C’est une question de repères : passé le coté quantique démentiel du truc, Portal est un jeu inférieur en termes de scénario, « d’univers », de gameplay, de longévité… par rapport à pas mal d’autres trucs sortis cette année. Il est évident que Portal 2 est un excellent jeu qui mérite inévitablement l’attention mais peut être pas les 19/20, 99% et autres-notes-qui-expriment-la-perfection-mais-la-perfection-humble! En gros, pas la peine de crier au génie mais en tant que jeu, pas de souci, c’est de la méga bonne.

En ce qui me concerne, l’expérience Portal remonte à Paques 2008, acheté avec Audiosurf dans le cadre d’une découverte très tardive mais franchement joussive de la plate forme de téléchargement légal, sur le coup. Une fois les options vidéos triturées pour ma machine déjà préhistorique dans le contexte, c’était trois heures de kif intégral, d’humour, de réflexion, je vais pas vous la refaire puisque vous la connaissez tous par coeur. Pour la suite, c’est spoilers minimaux mais existants.

Contrairement à son petit frère qui n’était qu’un soft sensé être bonus dans l’excellente Orange Box, Portal 2 n’est pas franchement vouer à imploser sur le net comme le premier, trois ans et quelques avant lui. C’est ce coté « court mais chaque morceau impeccable » qui a fait la réputation de ce jeu, l’aspect mémétique-culinaire-sucré du truc ajoutant une espèce de durée de vie intangible au jeu qui perdurait grâce aux trois mêmes types qui n’arrivaient pas à décrocher des vannes contenant les mots « cake » et « lie » – il y a
peut être plus drôle pour commencer un webcomic sur les jeux vidéos, c’est sûr – mais Portal 2 c’est comme passer au plat principal. Fort heureusement puisqu’il s’achète en boîte au prix fort…
subdivisé en dix chapitres, l’histoire solo prends ce qui ressemble à une grosse demi-douzaine d’heure, rajoutez-en quatre pour le mode multi, c’est évidemment assez peu et la replay value n’est
pas une notion pertinente. Sérieusement, vous pensez rejouer au multi en laissant votre partenaire comprendre ce qu’il se passe pendant que de votre coté, vous agirez comme le boulet qui sait
d’office ce qu’il faut faire? On garde donc le même esprit « one shot » puis on passe à autre chose… il n’empêche que les deux modes de jeux vaudraient 30 euros sans soucis, individuellement.

Au cas ou : Portal est un jeu d’action/réflexion à la première personne, dont la progression s’axe autour du « portal gun » – un portal jaune quelque part, un bleu n’importe où autre part et l’un vous amène directement à l’autre. A partir de là il faut violer les régles élémentaires de logique pour placer des blocs sur des boutons, pour diriger des lasers vers des réceptacles et éviter les tourelles qui vous trouent avec amour. Pas de surprise, Portal 2 reprends cette mécanique en y ajoutant progressivement quelques notions, invoquées au fur et à mesure dans un scénario qui se subdivise simplement en trois étapes.

On rajoute à tout ça : des « gels ». Répulsifs, accélérateurs, « banalisés » pour rendre toute surface propre au « portail », puis des rayons lumineux tangibles, rayons tracteurs positifs et négatifs. C’est moins compliqué que ça en à l’air puisque l’intégralité du mode solo reprends cette ficelle du « tu te débrouilles, on ne montre pas le
chemin mais on fait les choses en douceur ». On se réveille donc une centaine d’année après la fin de Portal 1 dans une chambre d’hotêl, on est accueilli par Wheatley, adorable robot gaffeur et un peu crétin, s’ensuit une séquence culte parmi une longue chaîne de séquences cultes et le tout s’enchaîne dans une grande ligne droite jusqu’aux crédits de fin.

Niveau scénario, motus : Glados est de nouveau dans le coup et c’est tout ce qui est nécessaire pour aborder le jeu, qui adopte une storyline un poil prévisible mais néanmoins sympa puisque Portal adore jongler avec les codes de son prédécesseur… je m’explique. Portal était une longue succession de « tests scientifiques »
numérotés – on savait vaguement quand le bazar allait se finir, surprise finale pimentant un peu les choses… là on entame une première batterie de tests dans un contexte un peu plus « tropical » mais il n’y a pas trop de certitudes, le scénario à une fâcheuse tendance à apparaître par derrière et à terminer une phase de gameplay plus vite que prévu. Le jeu impose pas mal de trucs qu’on ne fait jamais dans un autre jeu vidéo, être contraint de refaire une test à peine terminé est un bon exemple! Le scénario aime bien codifier pour déconstruire, toujours avec humour et pas mal de talent (car oui – passage obligatoire sur la suprême qualité du doublage VO et VF, tout les deux excellents à leur manière) mais rien ne devrait poser problème pour vous en terme de difficulté. Oui, Portal 2 va sévèrement vous imposer la réflexion, non, cela ne veut pas dire que vous bloquerez dessus. Tout le monde aura des petits passages à vide très différents et la solution sera toujours sous votre pif parce que vous n’aurez pas considéré « tel ou telle zone » dans votre champ d’action.

On dit que pour résoudre un problème, il faut s’en éloigner un peu puis s’y replonger… c’était tout à fait le cas. Après avoir bloqué une demi heure à tourner en rond sur un passage, je me suis endormi, j’y suis revenu et le problème a été résolu du tout premier coup. C’est une question d’angle d’attaque qu’on a pas forcément, il va
falloir cheater la matrice du « préconcu logique » à une ou deux reprises, rien de bien grave. En revanche, les deux trois derniers tests sont assez retors, tant sur la solution que sur son exécution : même en ayant grillé une petite migraine à comprendre ce qu’il fallait faire, il faut un certain doigté et un bon sens du timing pour concrétiser ce que vous visez. Portal 2 demande largement moins dans la mobilisation des réflexes, tripotés à fond dans le premier opus où il fallait enchaîner les portails « à rebond », technique un peu chaude avec une manette (oui parce que grande surprise, j’ai fait tout ça sur console, seule gageure d’avoir une expérience techniquement potable) – tout coule de source mais le jeu offre deux phases de gameplays bien
différentes et autant de sources de problèmes. Les « tests » en tant que tel seront un souci tant que vous ne comprendrez pas le « petit truc » qui manque mais Portal 2 c’est comme une bonne grosse dissertation de philosophie : tout tiens dans deux lignes disséminées là et là, le reste digresse et ventile comme il peut.

Transposées au jeu, ces phases de transitions ressemblent à un enchaînement de grands espaces où les seuls puzzles sont en fait un travail de recherche où il faut trouver la bonne surface, au loin. C’est archi simple mais ça peut poser problème tant on envisage pas le « simple », par moments. Pour faire simple, il m’est déjà arrivé d’être bloqué parce que je ne trouvais pas la porte devant moi… aussi con que ça puisse paraître. Si vous le refaites (le jeu permet de reprendre à n’importe quel début de chapitre, pratique pour les quelques succès « manquables ») ça ne prendras que le temps de la traversée vu que le premier run va surtout être consacré à l’écoute attentive de la narration.

portal-2-xbox-360-1303392751-233

 Ouaip, y’a de la nouveauté à ce niveau là, les personnages ne sont pas les mêmes et on trouve quelques nouvelles voix qui parlent, parlent, paaaaarlent. Le soliloque est constant, dans d’autres jeux ce serait chiant mais ici ça vaut toujours la peine d’attendre une minute en plus et de ne plus bouger, au cas où il y aura une nouvelle petite connerie de dite… c’est un régal de découvrir toujours plus de contenu, on peut aussi signaler l’existence du mode « commentaire des développeurs », passionnant et sympa.

Puis cet humour, cet humooouuuur. Ce cynisme était surprenant dans Portal, là il est récupéré mais tiens pas mal sur la longueur, qu’importe la version du doublage qui est culturellement calibrée (« Le Gloubi-boulga des tests. » Wow) là c’est comme un tapis roulant de tartes à la crême et de vannes archi sophistiquées, souvent basés sur une bonne diction – je connais une ou deux personnes qui jouent au jeux vidéos par définition avec le son éteint (??) ben faites une exception parce que le peu à écouter n’as pas de prix. Y’a un vrai travail derrière, au delà des petites musiques d’ambiance ou contextuelle (la petite ritournelle mécanique qui s’enclenche quand on fait un vol plané, génial) et tout ça se savoure.

Tout ça s’étire un peu mais on s’ennuie pas vraiment… et le final est franchement épatant. Pas choquant de génie mais foutrement bien trouvé, et il n’appelle pas nécessairement de suite, on pourrait tout à fait s’arrêter ici, dommage que le boss final soit un peu fadasse mais hé, le gameplay ne permet pas grand chose, on allait
pas l’affronter au curling.

Finir le mode solo avant le multi est un avantage double : vous maîtrisez d’office les mécaniques de jeu et vous évitez les mini-spoilers qui ponctuent cette traversée bonus. En ligne ou sur écran splitté, cette expérience est indispensable car c’est l’une des rares parties de coopération que le jeu vidéo peut nous offrir de
temps en temps, idéal. En l’occurrence, je me suis dépêche de finir le solo pour accueillir Amo avec qui nous avons expédié tout ça dans le temps imparti. C’était fun mais là aussi je me suis un peu laisser aller à des attentes un peu grosses et gratuites : je m’attendais à plus de putasseries possible, plus d’interactions entre les deux joueurs (oui, on peut se faire des câlins et jouer à Pierre-Feuille-Ciseaux, bon, c’est cool) mais je pensais que le machin aurait été davantage conçu pour screwer son comparse autant que l’aider pour avancer, exactement dans l’esprit de Zelda Four Swords, si vous voyez ce que je veux dire… ce dernier faisait un excellent équilibre entre la progression et les coups bas. Là, c’est surtout Glados qui mêne la danse et
distribue les points de collaboration scientifique. Ce n’est pas scripté, tout dépends de votre comportement et je me dois de dire qu’entre nous deux, c’était moi le petit chuchou du prof <3
Glados, je t’aime <3

portal-2-xbox-360-1303392751-257.jpg

 Le mode multi est simple : les deux joueurs incarnent deux petits robots, Atlas et P-Body, dans une autre batterie de test qui se fractionnent à l’ancienne – 5 vagues de tests qu’on peut rejouer à l’infini. Aucun ajout de gameplay sauf, bien évidemment, une double paire de portails qui complique bien évidemment les choses
et c’est là que la notion de « puzzle » apparaît. Là encore, strictement rien n’a posé souci et ce sont des erreurs tout à fait humaines qui ont miné notre progression, comprenez mon incapacité totale à discerner un portail « source » d’un portail « secondaire ». Un chance sur deux, on a rarement été gagnants à ce niveau là, mais hé. Plus compliqués mais pas nécessairement plus vastes, l’écran splitté n’a pas posé souci (mais sur un vieux 4/3 posé en coin de table ça doit être franchement moins évident) et seule la toute dernière salle nous a posé quelques petits problèmes, avant qu’on comprenne un peu par hasard ce qui doit être compris par hasard (le rapport entre un bouton et ce qu’il active/désactive donc)

Tout ça pour dire que la difficulté dépendras un peu du joueur. Clair qu’être un peu con sera discriminatoire mais, franchement, chaque joueur est intelligent par définition, surtout si il met une galette de Portail dans son mange-disque. Pas de réel scénario ou de canon à ce niveau là, le multi de Portal 2 est au solo de Portal 2
ce que Still Alive était à Portal, un approfondissement, un bonus archi-nécessaire… tout ça en attendant les futurs DLC garantis par Valve. Important : l’acheter sur PS3, c’est débloquer la version sur Steam et donc y jouer gratuitement sur PC!

Franchement bonnard. Un peu coupé à l’eau dans son traitement mais ces digressions sont d’excellents prétextes pour incruster un peu de fond à cet univers qui en a bien besoin, vous pourrez même recouper ça à d’autres jeux Valve mais là aussi, surprise. A faire dans l’ordre : si par hasard vous n’avez toujours pas joué au premier, c’est le moment de se faire une petite intégrale et de savourer ce petit bijou. On y revient pas mais c’est une collection de moments indispensables à vivre!

Hé, Devine qui viens dîner dans le prochain post?

Posted in Vidéo-lubrique | Tagged | 3 Comments

Epitanime 11 ~ Monde cinglé

T’as beau pas être beau, oh oh oh oh, j’tai dans la peau, ho ho, hohooo.

Si des photos, des titres, des expressions telles quelles vous évoquent un petit air de déjà-vu dans ce post, c’est tout à fait normal, cela signifie que les deux sources ont eu le même point de vue à l’instant T. En gros et pour faire court, zut. 

P1000440.JPG« C’était le meilleur weekend de toute ma vie. » Bon, je ne serais évidemment pas aussi enthousiaste mais je peux tout à fait concevoir qu’un premier week-end du genre puisse poser un filtre rose bonbon devant les yeux. Les épisodes précédents pour moi sont assez thématisés : édition 2009 un peu dingue, trop de nouveautés, de « concepts de convention » expédiés dans la face, pas mal de rencontres clés et il faisait un soleil à s’en arracher l’épiderme et le manger avec un peu de mayonnaise. Un an plus tard, c’était l’édition all-stars associative – les débuts de Forum Thalie, l’esprit Nocturne, l’ambiance très étrange de l’hôtel… nous nous étions tous quittés avec une impression étrange de n’avoir pas eu le temps de profiter de quoi que ce soit.

Maintenant je vais vous révéler un secret millénaire : j’ai mon petit « spider sense » à moi, que j’aime bien appeler « mes règles ». En gros, si j’ai « mes règles » avant une convention ou tel évènement lié à un rassemblement de gens qui se connaissent via internet, il va s’y passer quelque chose de compromettant. Ne cherchez pas, moi j’ai arrêté il y a longtemps. Il n’empêche que d’une manière très surprenante, « règles » il n’y a pas eu et de facto la convention s’est passée comme sur des roulettes. Avec des hauts, des bas (ces derniers étant assez simples à analyser) mais globalement tout ça était assez peinard et agréable. L’épitanime c’est comme Minecraft, il faut s’y pointer avec des objectifs en tête et les accomplir, tout simplement… mettez vous en tête et en avance le propre succès que vous allez y débloquer. Que ce soit s’y balader cosplayé en Bébé Mario (c’est pas la première fois, faites un arrêté préfectoral pour l’interdire, par pitié) s’incruster en pleine activité Thaliste, faire un peu le chiant pour se faire rembarrer ou contribuer à cette mode très étrange de faire photographier sa peluche par tout le monde (si vous vous sentez visés, sachez que j’ai sept ou huit personnes différentes en tête) – allez-y pour y affirmer un dress code un peu osé ou pour venir déguisé en maid, même si vous devez y subir ma réaction faciale un peu désolée. En gros, établissez un plan d’attaque et tenez-vous en, quoi qu’il arrive!

En ce qui me concerne, après une année du coté visiteur et une année du coté associatif, j’ai envisagé cette édition selon une contrainte de temps prévisible : je devais être frais et dispo lundi matin, tôt – ce qui dégommais d’office la possibilité de suivre sérieusement les nocturnes. C’était prévisible et je me suis arrangé
depuis longtemps pour apporter quelque chose à l’association sans pouvoir être là aux jeux… je me suis donc farci les deux diurnes et le Vendredi soir, en me contentant de relever les impressions de chacun, et c’est exactement ce que j’ai pu faire, tout en allant à mes partiels et en les réussissant du mieux que je pouvais. Faites la même chose donc, essayez de trouver des compromis et de vous faire un programme, je trouve ça toujours plus rassurant de procéder ainsi.

Rassurant n’était pas quelque chose qui caractérisait cette édition de la très dense convention du Kremlin Bicêtre pour cette année. Pas mal de changements au niveau du staff, date habituelle avancée d’une semaine, rumeurs d’invités n’ayant jamais abouti, je n’ai pas vendu la peau de l’ours avant de m’être fait mordre les fesses mais on craignait tous une édition dans le creux de la vague, comme ces fameux « papes de transitions » qui font l’apanage des plus fins analystes. Ca dépendra vraiment du point de vue car certains trucs ont été exceptionnellement décevants, dans le sens là où on ne l’attendait pas trop. Il faut pas charrier, il y a avait toujours quelque chose à faire mais on a tous senti les petits soucis latent de notre coté.

Mon objectif numéro 1 était donc de venir présenter l’AMV ENFER, pour deux diffusions. Un chouilla en avance le Vendredi soir, scandaleusement à l’heure le Dimanche matin (c’est dire si je suis quelqu’un de sérieux avec les horaires) les choses ont failli tourner court puisque j’étais le seul possesseur d’une version aux sous-titres un poil améliorés et c’est stressé comme la mort que j’arrive une vingtaine de minutes en avance pour faire la queue avec quelques camarades. Seulement voilà, après la queue il y a … la deuxième queue à faire pour entrer dans la cour (à 22 heures? Après deux heures et quelques passé le début de la convention? Wtf) et il a fallu faire du forcing pour passer outre et aller se pointer à temps. Je n’ai absolument pas à me plaindre mais ça à du sévèrement craindre pour ceux qui étaient venu à temps et qui ont probablement poireauté dans le froid, les loups et les clodos bourrés de la porte d’Italie qui parlent Martien et qui te sortent des coups de feu dans le métro (anecdote véridique, cette fois c’est TetsuoVegeta et moi qui avons flirté avec l’amour du risque, un an après Arez et ses traversées de périphérique) – supposé que les festivaliers ont su prendre sur eux et patienter, coté salle c’était le chaos et ils ont réussi à se débrouiller avec
une sévère carence de matériel. Moi même je dois ma vie à deux trois personnes pour avoir eu un ordinateur fonctionnel et ne tournant pas au ralenti au bon moment et au bon endroit, merci.

Bref! Je m’amène donc le Vendredi soir, mon siège reservé au premier rang est chaud bouillant, la salle est déjà comble, je case les trois mots classique d’intention et c’est parti. Là mes amis, si vous n’y étiez pas et que vous avez hésité, j’aimerais bien que vous relisiez plusieurs fois ces lignes et que vous vous étranglez de frustration parce que c’était p*tain de bonnard. Passez moi le coté un peu vulgaire du truc, c’était juste galvanisant. Public extrêmement réactif, hilare par moment et aux meilleurs passages, très réactif aux running gags et autres private jokes, aisément le best moment ever de mes expériences Epitéennes. Je suis sérieux, c’était le pied absolu, les gens jetaient un coup d’oeil pour regarder et galéraient pour trouver un semblant de place assise, les autres faisaient la queue pour essayer de voir de quoi il était question, les mèmes d’usage ont fait rire tout le monde et j’ai eu la chance d’y rencontrer quelques contributeurs, bref si vous y avez participé, sachez que vous avez participé à quelque chose de très très grand et je vous en remercie du fond du coeur. Pardon à l’appareil photo si coûteux que j’ai un peu prématurément veilli par enthousiasme, héhé.

Il a fallu que je m’en aille rapidement après la première séance mais même celle du Dimanche matin à fait son petit effet aussi, nous sommes tous restés à discuter longuement du truc et à rêver d’une éventuelle suite. Hé ouais, on est comme ça, on en veut plus dès le début. On va pas parler de ça mais juste insister sur la grandeur du moment et donc ça, c’est grâce à vous.

P1000448.JPGLe reste des activités Thalistes? Pas mal, pas mal, mais les échos que j’ai eu au réveil m’ont un peu terrifié. Je ne l’ai bien sûr pas vu mais au cas où : un de nos jeux s’est assez mal passé, un de nos membres à eu un comportement un peu dingue sur scène et a casé des mots très sortis de nulle part pour qualifier un public mal réveillé, si vous y étiez, désolééééé! Cela permettra une franche reconsidération du concept, du partage des tâches et de notre notion de « difficulté » des différents énoncés. En espérant que cela ne nous « grille » pas à vie mais sur le coup, entendre ça m’a sévèrement vissé les tympans… un peu comme les messages très étranges planqués un peu partout par certains groupuscules Thalistes, où on atteignait parfois le revers flippant de certaines privates jokes. Tout ça pour dire qu’en convention notre comportement dépasse un peu le sens rationnel et que ça peut se rapporter sur des cibles imprévues. Du coup, supplique : faites gaffe, s’il vous plaît, réfléchissez… ne minez pas les jeux associatifs, ne faites pas les relous pour le plaisir de faire les relous, laissez les gens faire leur « boulot » bref respect et enjoy, tout simplement.

En tout cas, ce genre de déconvenue ne me concernait pas directement pour ce round là, où je me suis donc contenté de profiter un maximum des activités habituelles proposées. L’un des lieux-clés de l’Epitanime est bien sûr le fameux forum, toujours aménagé pour les achats ponctuels. C’est étrange, cette année il faisait un peu moins dense que d’habitude, si on met de coté le fameux dépot-vente (que j’évite autant que possible tant mon karma est mauvais avec lui, j’y oublie toujours mes papiers d’identité parce que je suis un peu bêêêêête), l’habituel stand HK isolé (qui est là pour des raisons tout à fait tangibles, personne n’y peut grand chose) et les deux trois pépites du genre, on ne savait pas trop comme dépenser son pognon de manière originale. D’excellents coffrets intégraux à 15 brouzoufs faisant foi, tout n’était pas perdu mais le coté fanzine était, de son coté, très pauvre. Je cherchais expressément quelques jolis trucs pour décorer ma nouvelle piaule mais le tour était vite fait, une fois dit bonjour aux copains de la brigade S.O.S…

Important : Pierre Bancov, a.k.a. Pbsaffran était encore présent à l’appel. Traducteur pro, le monsieur continue à égrener la traduction du visual novel « Le Sanglot des Cigales » et vendait donc le troisième quart de la version écrite de l’univers, c’est toujours un plaisir de nourrir la machine de ce coté là. Il vendait également le jeu de combat Umineko sur PC et ça a fait pas mal d’heureux, j’en suis certain! Merci beaucoup… par contre, la présence très sympa de MangaPal n’a visiblement pas été reconduite cette année. C’est dommage parce que je suis certain qu’un Oasis de doujins serait salutaire et contenterait les fans.

Du coup, il fallait se tourner vers No-Life. Stand un peu planqué sur le coté, le pauvre (mais toujours aussi formidable) Sébastien Ruchet s’embêtait ferme à tripoter son portable parce qu’on était tous en pâmoison devant Marcus. Bah oui, c’est du passé, la chaîne est presque sortie d’affaire et le capital sympathie est un flux difficile à maîtriser. Haaaaaaa! Marc Lacombe est un mec pour qui je voue une certaine admiration, dont les Level One vieux de déjà dix ans ont orienté pas mal de très bons choix d’achats dans ma petite période « Dreamcastienne » et cela faisait déjà un certain temps que je voulais dire au bonhomme que son boulot était source de pas mal d’inspiration. La queue pour la dédicace a quelque chose d’unique : il y a des consignes de sécurité à transmettre au prochain! Bref hop, le temps de claquer deux bises, d’évoquer les bons souvenirs avec Didou et de lui demander son avis sur le gros caca que sont devenus les Simpsons, on nous donne l’occasion de prendre une petite photo pro et posée que j’ai récupéré. Protocolaire mais proche de ses « auditeurs », ce mec est aussi sympa en vrai qu’il en a l’air. L’occasion de le re-rencontrer le lendemain lors d’une petite conférence organisée en amphi principal où je me suis permis de prendre la parole et de poser deux trois questions à la faveur du JOURNALISME TOTAL :

– Si il est revenu sur GameOne bien après ses soucis de connivence entre la chaîne et Infogrammes, c’est par affection envers la l’ambiance de base de Game One et parce que l’équipe n’était plus vraiment la même, ce qui restait potable, soit. (Par contre, j’ai oublié de lui demander si les « Retro Game One » n’était pas en fait des rediffusions masquées de « Mémoire Vive » parce que ça me fait tiquer depuis un certain temps)

– Nolife est vouée à rester une chaîne « libre », auquel cas ils se saborderont avant qu’il y ai un souci du même tonneau. Là aussi, on veut bien les croire.

C’est important parce que ça reste une forme de média qui m’est chère, en plus d’être un exemple pour les médias spécialisés. Après les différentes palabres sur les geekeries habituelles, l’évocation surprise de Matthias, son psycho killer de pote qu’on adore tous et autres piques lancées à Secret Story (oui je pourrais être gratuitement méchant mais quand on sort de son plein gré d’une chaîne qui commence à caster les Lofteurs pour ses JT, tout prends alors un sens) nous nous sommes tous quittés avec la certitude d’avoir passé un bon moment, Epitanime 2011 c’était aussi la rencontre avec une assez grosse figure nostalgique, mine de rien. J’espère qu’il me lit pas parce que je vais lui foutre un coup de vieux, argh

Images-lol-0333.JPG

 Merci à Kitsune pour la photo! Les reverse-trap, c’est fantastique, et tu te défendais bien.

 Ce même amphi est d’ailleurs le point névralgique de la convention puisqu’il abrite le grand secret magique du week end, le fameux logiciel Toyunda qui envoie les playlist de karaoké sur lesquelles tout le monde s’époumone. J’en ai pas fait cette année (« hooooooo ») MAIS il est toujours intéressant de constater les différentes « factions » du web qui s’y forment. Comprenez, entre otakes, on est « méchaphile », « JVTard », « moetard » etc etc. C’est encore plus sectaire que ça en à l’air puisqu’on ne peut pas aimer plusieurs catégories ou être indifférent aux animes moe et mecha à la fois (ce qui est franchement mon cas) tandis que le parquet 15-18 de l’Otakusphère française ne manquait pas de continuer à disséminer sa bonne réputation si consciencieusement acquise. Ca donne des gifs hilarants quand on connaît d’avance tout ces petits clivages et quand on sait qui appartient à quoi. Ouais, Internet c’est un peu West Side Story!

Je n’ai pas eu le temps de participer à un jeu organisé par une autre association et c’est bien dommage. Tengumi deviennent des killers et ils sont un exemple pour nous tous… BulleJapon, Ikkatsu et la Brigade Sos étaient là, je me suis inscrusté à un de leur blind test qui m’a bien fait comprendre que je n’avais sérieusement pas le bâgout nécessaire, pas grave. En revanche, le maid café et son affiche lilliputien est toujours un bon endroit pour se reposer un peu entre deux activités. Bon, je n’y ai vu ni Maid ni Butler (c’est peut être pas plus mal hu hu hiargh) mais pouvoir poser ses fesses en convention est une chance démentielle qu’Epitanime est l’une des seules à offrir. C’est aussi un truc qu’on peut toujours faire devant la grande scène où des jeux épatants y était présentés… tout comme des trucs transcendantaux mais pas dans le bon sens, dont un type qui s’est époumoné trois minutes en prenant des poses au premier degré d’un niveau gargaaaantuesque. Toi aussi, tu rejoins l’arrêté préfectoral avec le bébé Mario. En revanche, c’est toujours la convention où l’ont trouve les meilleurs cosplays. Les délires du moment y sont toujours représentés, un duo de « Worms » y faisaient sensation (oui pas de lien avec la phrase précédente) et une troupe de FFXIII nous a bien fait rire malgré son sens roumain de la synchronisation. D’ailleurs, l’escalier du parking est toujours le Cannes Local où il faut savamment zigzaguer pour ne pas faire du picture bombing involontaire, c’est pas génial et il faudrait un endroit attitré pour ça. Par contre, c’est dans ce couloir qu’on pouvait accéder à la salle de bloggeur bédés où il y avait, par exemple, Kek. Pour lui rendre hommage, j’ai rejoué à son casse brique et j’ai maté la surprise du jeu avec un bol de céréales.

Bon, l’un des objectifs de l’année précédente était bien sûr de respecter un peu plus la présence de la salle jeux vidéos. C’est un abus de langage puisqu’il y en a trois, dont la salle Orgame, toujours dédiée aux jeux musicaux où on pouvait jouer à MJ The Experience sur Wii. Bon… en revanche, on pouvait faire le kek sur Dance Central pour ceux qui n’ont pas toujours fait ça dans la Fnac du coin. La salle régulière était toujours sympa dans le genre, toujours un tournoi de Bomberman en fond, toujours ce mystérieux concours Sega… et un virtual Boy! Cet objet étrange qui avait enfin un peu d’espace devant lui, j’ai essayé pour vous tout en discutant avec Ballabird (oui je suis un mec à la politesse un peu sinusoïdale parfois) et c’est juste très étrange mais bien moins fatiguant qu’une 3DS. On a surtout porté notre attention sur la PS2 qui faisait tourner les jeux Buzz, entre deux bornes d’arcade et un Power Stone sur Dreamcast. Que des veilleries et j’adore les veilleries, c’est toujours cool de voir des Sonic 2 et 3 tourner pour ceux qui n’avaient pas la chance d’être
nés assez tôt.

Maintenant, paragraphe nécessaire pour parler de l’aspect ultrasocial de cette convention. C’est toujours un degré plus haut à chaque année, tu n’as pas le temps de sérieusement entamer une conversation tant tu enchaînes les mains serrées et les formalités quand bien même tu as envie d’aller bien plus loin, parce que tu dois enchaîner avec quelqu’un d’autre. Les Thalistes, les habitués, les nouvelles têtes, les « connus du milieu », les « guest-star », les petits timides qui insultent tout le monde direct sur Twitter juste après et ceux qui t’abordent même si tu ne les connais pas, bonus point si la phrase « j’aime beaucoup ce que tu fais » est lâchée. (Ho, vous savez me prendre par les sentiments)

C’est toujours un plaisir de rencontrer des lecteurs, d’autres rédacteurs, des connaissances communes, des comptes Twitter avec qui on rigole bien, de mettre des têtes sur des pseudos, etc. Entamer une liste serait quelque chose de suicidaire (et je suis sûr d’avoir moi même involontairement snobbé des gens car il y toujours un probable rapport connaissance de tête/pseudo non réciproque, surtout si le tien est marqué sur ton front) mais je remercie toutes ces personnes avec qui j’ai passé tel ou tel moment dans la convention. J’ai rarement été seul et j’ai toujours eu la chance de traîner avec X ou Y, toujours des gens de qualité. Que ce soit Kirox et Mithrandir, Pso, Sonocle Udjedex alias l’Ermite Moderne (le mec le plus pointu du monde,
sérieusement, je crois que sa connaissance dans le domaine est singulière) certains Thalistes avec qui j’ai eu des discussions importantes, des tas de « potes » sur Twitter… le tout en hébergeant et chouchoutant Amo le reste de la semaine, avec qui j’ai pu faire le coop de Portal 2, le week end associatif se terminant avec le très sympa concert des Rois de la Suède avec Sedeto. Merci pour le badge, c’était une gentille attention! En gros, pas un seul moment je ne me suis « scotché » à un cercle bien précis, j’ai pu passer de bons moments avec à peu près tout le monde et c’est ce qui fait de ces week end quelque chose d’assez rare et dingue.

Dans mon dos c’était la remise des Sama Awards dont j’ai un peu oublié… la participation, mais ne vous inquiétez pas, je ne vais absolument pas tarder à mobiliser vos clics. Idem pour les habituels tournois de Mah-jong/Melty Blood qui ne me diront rien à vie mais ça vaut la peine d’être mentionné car ce sont des activités récurrentes qui peuvent vous intéresser. Toujours dans le domaine du « pas vu mais c’est dommage » – le reste des projections officielles valaient le coup – autant d’occasions de découvrir de bons trucs manqués. Dommage mais espéront que ce programme soit aussi qualitatif par la suite.

 Je continue la tradition étrange du Loot (oui Helia, tu as raison, c’est étrange) mais c’est surtout pour exhiber ma moquette noire du charisme!

P1000450.JPG

Un poster grave ok, grave in, grave bath, Excel Saga en intégrale chopé pour peanuts (ce qui va me permettre de virer des DVD Gravés et me faire de la place), UN BRASSARD BRIGADE SOS. Avec une Crona qui dit « je ne suis pas à une contradiction prêt », DANS TA FACE, ANONYMOUS. Totoro, Hinamizawa tomes 5 et 6 (spoiler : ça tourne mal) et la dédicace de Marcus. Cool! Je n’ai pas emporté ce manga feuilleté où une fille aime bien avoir ses règles dans une piscine (illustration à l’appui) mais j’aurais du, question de
principes.

Bref… les temps changent, les animateurs des premières conventions sont passés dormir à la maison, les cercles s’étoffent, ma position varie plus ou moins mais c’est toujours aussi spécial à vivre, chaque édition possède son identité propre et non, la qualité de la convention n’est pas inversement proportionnelle à la mocheté de l’affiche, ça n’a rien à voir. Des soucis d’organisation pour tout le monde qui seront surement corrigés. Des tas de monde et la rencontre avec un « gros » invité, tout est fait, contrat rempli.

Maintenant je devrais sérieusement songer de couper mes bracelets avant d’être tenté de les garder des années. Le prochain post? Oh oui oh oui oh oui.

Posted in Otakeries | Tagged , | 7 Comments

Mario Maso 3×11

Partiels, retour d’épita, trucs à monter, je serais peu capable de faire une description étoffée et volontaire de la vidéo qui suite. Disons que mes runnings gags sont un peu visibles et que je devrais arrêter d’émietter des biscuits pour les consommer par les narines! Sinon, vous devez absolument aller sur Lock-On, chaque clic nous rapproche un peu plus du Total Noob… d’Avril!

… LINOLEUM !



Posted in Mario Maso | Tagged , | 7 Comments

Dieu, Jésus, Bouddha … Phoenix

Paradoxe temporel! Le début de ce post est écrit il a déjà quelques temps! J’espère que mon moi du futur n’est pas trop aigri et qu’il reste dans la limite du vivable mais il vous avait prévenu : Mai sera un mois tout aussi peu vivable… et comme disait l’autre, « l’humour est une chose trop sérieuse pour la confier à des rigolos »

Ceci étant dit et avant de passer aux MEGA-POSTS (Mario Maso, Epitanime, Portal 2 et Amv Enfer, j’aime avoir un programme tout fait, c’est tellement rare) passons en revue trois morceaux de publications qui ne casseront pas autant de pattes à un canard maaaaais qui peuvent vous intéresser, d’une manière ou d’une autre… soit parce qu’elle est dérivée d’un truc bien meilleur, soit parce qu’elle est d’un genre qui peut vous intéresser, soit parce qu’elle peut s’améliorer sur la longueur. Si vous avez trouvé les trois mangas de ce
post pot-pourri, allez miser quelque chose au casino de province du coin parce que vous êtes des bons. Arrêtez de plumer les petites vieilles!

Ace Attorney


793a07fbf374cc73b23220ad214cc135806ba5b5.jpgC’est un piège et c’est bien triste : il n’y a pas de Vérité Wright dans ce post ni dans ce manga

Oui alors je ne sais pas si ça s’est vu car étrangement, personne « dans le milieu » n’en parle vraiment… et il y a peut être une raison derrière! Cette double voyelle DOIT vous évoquer la saga Phoenix Wright, excellentissime trilogie policière qu’il ne sera jamais trop tard de découvrir sur la bonne vieille DS Tank. Figurez vous qu’il existe un manga en cinq volumes adapté de cette série, cette mise en abyme étant chapeautée par deux auteurs aux initiales plein de « K ». Coïncidence archi inutile mais sympa à souligner puisque c’est Kurokawa qui édite cette publication, illustre boîte qui a donc gagné mes faveurs à vie en récupérant ce qui sont aujourd’hui mes deux univers shonens préférés.

C’était l’un des petits arguments de vente de la dernière Japan Expo et j’y annonçais alors un achat aveugle et automatique tout en y émettant quelques réserves : et si les affaires perdaient en intérêt sans l’interactivité automatique qu’offre le statut de « jeu » accolé à la franchise? Si ces dernières manquaient de personnalité et n’étaient que des petits repompages de certains chapitres de Détective Conan? Super, tout ça était plus ou moins vrai.

Onze mois plus tard, les cinq volumes uniques me sont passés sous les yeux et je dois avouer une certaine déception. Ce n’est ni mauvais, ni fabuleux, vraiment mi-figue mi-raison, ces petites attentes étaient justifiées : c’est un bonus, quelques petites pastilles pour ceux qui veulent, comme ces bonbons que tout bon commerçant ont à coté de la caisse. Ce manga n’as pas grand chose de canon et s’inscrit dans une chronologie non déterminée dans la trilogie Phoenix Wright (au cas où, il existe un quatrième jeu mettant en scène un autre personnage) mais l’auteur sait exactement pourquoi on a son boulot entre les mains, il a donc casé de facto le plus de références possible aux jeux originaux (un peu étrange quand on sait que ce sont des éléments du jeu Apollo Justice qui sont souvent cités… quand on sait pertinemment que les deux « sphères » ne sont pas compatibles chronologiquement) et on se retrouve donc dans une espèce de grand yaourt au fanservice « de scénario ».

 Râler sur ça serait un peu tirer sur des ambulances puisque c’est probablement l’unique objectif du manga : satisfaire les fans de la série. Je suis très fan effectivement mais le produit en croix ne marche pas toujours… en fait, les mangas font tout ce qu’ils peuvent pour s’approcher au mieux des jeux : ils se subdivisent en « affaires », la narration s’alterne entre des phases d’exposition et d’autres de procès en suivant les sacro-saints codes, grandes « OBJECTIONS » à la typo typique, personnages repères de la cour bien présents et,
spoiler, il n’y a pas de bad end, le personnage accusé sera toujours libéré et délivré de tout soupçon à la fin. Ne vous attendez pas à une figure de style ou a une quelconque surprise, même le méchant de l’histoire est prévisible puisque c’est, dans la plupart des cas, marqué sur son front.

Le plus grand défaut de ce manga est probablement le fait de ne pas se positionner nulle part par rapport au manga, ce qui reste supeeeeer paradoxaaaaaal avec option allongement de voyelles! Entre nous, on parle de l’affaire « 3-2 » ou « 1-4 » par exemple pour situer tel ou tel épisode DS, j’aime bien appeller ces chapitres « M-1 », « M-2 » etc etc… La fiction obéit au duo Phoenix + Maya mais impossible de savoir quand le bazar se passe précisément, pendant, après, en tout cas… Benjamin Hunter et Franziska Von Karma s’y relaient
sans véritable lien logique, c’est un peu la roulette russe du canon, limite « les aventures de Phoenix et Maya » qui se balladent et tombent sur le meutre aléatoire du jour. Tout à l’heure je parlais de Détective Conan, le même vice est souligné par Dick Tektiv, fatalement : « je ne me demande même plus pourquoi vous êtes toujours sur les scènes de crimes »

Les affaires en elle même ne sont pas supra-passionnantes. C’est à dire qu’il y a toujours cette volonté légitime de rendre les situations assez « fantasques » – parce que oui, honnêtement, un bête crime d’un mec troué parce qu’il n’a pas voulu donner son portefeuille manque de sex-appeal… et d’éloignement par rapport à la réalité – mais tout ça manque démentiellement de vraisemblance. Je ne dis pas que les affaires de base ont les pieds sur terre mais les auteurs ont eu une sorte de trip pour le paranormal, le fantastique et les
situations occultes de tout poil – si on fait exception de la troisième affaire qui, comme d’habitude, chope le « gimmick festif » comme le statut de petit canard de l’ensemble – mais tout y est globalement moyen, les personnages présentés manquent de consistance (ils n’existent que pour arborer des tronches caractéristiques que le pire des physionomistes ne pourrait oublier) et le déroulement des affaire subit fortement le « syndrome Scooby-Doo » – à savoir un meurtre toujours réalisé avec quelques bouts de scotch et un minimum de logique farfelue. C’est là qu’on retrouve le coté « sous Détective Conan » puisque tout y est moins compliqué, moins réfléchi… et à bien y réfléchir, le dessin ne fâche pas mais n’est pas fantastique non plus.

A réserver aux fans inconditionnels donc, les autres risquent de ne pas y trouver leur compte. Dans le doute, piquez-le à un copain.

Les Vacances de Jesus et Bouddha
67aa27dde0edf4eabfa6fdaed983ebfc6a18e117.jpgAlias « Saint Young Men », ce manga au nom à rallonge est aussi édité par Kurokawa et ce choix pourrait sembler relativement éclectique vu la hype très éphémère dont le premier tome à eu droit autour du Salon du Livre (bon, je dis surtout ça parce que c’est là-bas que je me le suis procuré mais on va tous y croire) – tout à l’heure j’évoquais le format « les aventures rigolotes et bigarrées de X et Y » ET BEN FIGUREZ VOUS QUE C’EST EXACTEMENT CA. EMPHASE MAJUSCULAIRE §

Tout est dans le titre! Jésus et Bouddha sont deux jeunes adultes catapultés dans la Japon Moderne et comme il n’est pas facile d’être une divinité et d’avoir huit ans/être une agrapheuse/derpidy durp di dumb par les créateurs de derp di dum di dumb l’intégralité du manga est consacrée au pur comique de situation à l’ancienne. En gros, je crois avoir lu mon premier manga humoristique, rétrospectivement, je n’en trouve pas d’autre… pas d’histoire, pas de drama, pas d’angst ou de flingues de Checkhov – juste un chapitre = une
situation qui créera le maximum de décalage. Sans déconner : dans un chapitre, Jésus et Bouddha vont dans un parc d’attractions, à la piscine dans un autre, l’un des deux ouvre un blog dans le troisième. Moult hilarité anachronique à prévoir.

Vu comme ça on dirait que c’est super nul mais pas du tout, franchement loin de là. Si on se débarrasse de toutes ces petits réflexes analytiques cet unique tome (bon ok, le deuxième paraît en Septembre. C’est loin) on se rends compte que l’ensemble est quand même vraiment drôle, excepté les deux-trois premiers chapitres pas géniaux qui se cherchent un peu. Un chapitre de Saint Young Men, c’est un peu comme ce qu’aurait pu être une bonne chronique de Tania Bruna Rosso : plein de références à notre culture et une
ambiance fraîche et rythmée, nourri au gag christique.

C’est un assez bon argument de vente, ce manga ne se contente pas de te servir des vannes archi-solides mais il se targue d’incorporer discrètement mais très fréquemment un tas de petites anecdotes culturelles sur les cultes incarnés par le duo. Je ne vais pas dire que le manga est instructif mais il n’est pas moins chargé en anecdotes qu’un hypothétique C’est pas Sorcier sur le sujet.

Franchement pas mal mais pas encore majeur faut de volume ou de consistance assumée. Dans le doute, piquez-le à un copain.

 (Attention! A partir de cette ligne, nous sommes de retour dans le présent!)

The World God Only Knows

001a099bfde909fa1ae5fd84fe4431bdc4b48675.jpg

 Ou « Que Ta Volonté Soit Faite » selon Kana, un titre à la consonance différente mais qui n’appelle pas à un débat éternel… série elle aussi qui ne témoignera pas de mon éclectisme absolu puisque c’est aussi un des trucs ayant été le plus cité depuis ce début d’année et la deuxième saison de l’adaptation en anime est en cours de diffusion. Le troisième tome vient à peine de sortir mais on se contentera de l’intrigue des deux premiers –

Keima est un jeune lycéen de 17 ans à la mentalité pas super enviable – il ne vit que pour le jeu. Pas dans le sens « on vous disait de ne pas laisser vos enfants jouer avec la portière » ou « lui aussi plume les petites vieilles au black jack » non. Keima est un grand fan de dating sim. Il ne se sépare pas de sa simili PSP et
s’est passionné pour les jeux de drague, ces fameux machins à textes où votre objectif est de faire les bons choix pour choper la nana qui vous plaît le plus – quand ce n’est pas son handicap – ce qui lui confère un certain manque… d’interactivité sociale avec le beau sexe. En gros, il saît tout sur les minettes virtuelles, comment elles marchent, pensent, monologuent intérieurement façon Scrubs. SOUDAINEMENT. Une démone tout mignonne sort des enfers et a la lourde tâche de collecter les âmes des jeunes filles en fleurs débauchées – elle s’adresse donc à Dieu – Keima donc – Dieu tombeur qui sait tout des femmes… et lui colle donc un collier explosif façon Battle Royale. Evidemment, elle était mal informée sur les capacités réelles du jeune homme et le duo va donc devoir s’acquitter d’une dette sortie de nulle part. Comment récupérer
les âmes des jeunes filles, me direz vous? En les apaisant… par la bouche. Ces deux premiers tomes obéissent donc à la logique : un chapitre, une nana à mater. Sur Tv Tropes, on pourrait appeler ça : the nana of the week

Deux états de fait sur la prévisibilité du manga : Keima et Elsie (la démone, donc) vont se débaucher et Keima va avoir droit au super accomplissement du héros. Sur le long terme je sais pas mais de manière très pragmatique, tout ça est dans les tuyaux à la vitesse flash puisqu’il faux trois chapitre pour retrouver le
duo à poil dans la même baignoire, et Keima emballe donc une demi-douzaine de filles différentes en deux tomes. Après l’habituelle introduction, chaque chapitre présente une fille à la personnalité ultra marquée, vivant sur planète-lafilleenquestion et c’est à Keima de la conquérir et de la bécoter en venant à bout des défenses féminines pompés sur ses fameux jeux. Bizarrement, si ces trois mangas ont tous le même déroulement très mécanique, il semblerait que ce soit celui là qui puisse offrir le plus de diversité.

Bon, je ne sais pas si cette histoire vaut quelque chose après quelques tomes de plus. Je veux dire, dès le deuxième, l’histoire fait un peu semblant de faire une figure de style vieille comme le monde et ça se voit. Le personnage de Keima est intéressant en soi – je doute quand même super fortement qu’il soit un modèle en
termes de drague mais je parle au demi-pourcent qui raisonnerais éventuellement comme ça – et Elsy… kiffe les camions de pompiers. Enfin, les voitures de pompier, grand débat de traduction là aussi.

Simple et pas prise de tête donc. Pas démentiel, plutôt agréable à parcourir et bien dessiné. Pas non plus le genre d’histoire qui peut sur-valoriser intérieurement son lecteur mais il y a un certain potentiel derrière ces filles toutes ultra cliché (rire franc derrière la fille qui méprise le prolétaire) mais c’est ni génial ni révolutionnaire, le genre de truc qui mérite un tiers de post, en gros. Je ne sais pas si je continuerais à l’acheter, personnellement. Faites comme moi, dans le doute, piquez-le à un copain.

Huit tomes de manga pour une cinquantaine d’euros. Dans le doute, piquez-les à un copain.

Posted in Otakeries | Tagged , , | 2 Comments

Les femmes mentent mais elles ont des seins

… et j’aime les seins.

 Non pas qu’il y aie quelque chose de mal à ça. Helia est khâgneuse ce qui signifie deux choses : d’une part, elle a réussi là où je me suis contenté de faire une bonne sortie et je peux vous dire que ça m’inspire un respect assez tellurique. D’autre part, elle est donc fatalement en plein concours ce qui ne l’as pas empêchée de me faire un billet télévisuel. Bonne chance! D’autre part, nous sommes copains de Plate Forme mais je n’oserais pas trop me comparer à elle… j’attire votre attention sur un point bien précis : elle rédige un visual novel avec des personnages aux… gros seins.

Image-1.jpg

Je n’ai pas pour habitude de parler série, notamment parce que cela fait des années que je ne regarde plus la télévision, mais là il y a une exception que je devais absolument faire, de préférence pas sur mon propre blog (que j’essaye plutôt d’orienter vers les animes et japoniaiseries en tout genre). C’est donc l’occasion rêvée pour vous parler de la série la plus lol du monde (que dis-je, de l’univers) : Le cœur a ses raisons. Derrière ce nom complètement pourri tiré d’une maxime philosophique se cache en fait une parodie des soap-opéras américains avec tout ce que cela implique de loufoque.

 
Image-2.jpgLe pitch de départ, un pastiche direct et peu reluisant, nous indique que Doug Montgomery, puissant dirigeant de l’entreprise de cosmétique Montgomery internationale, est mort dans d’étranges circonstances, que sa famille va se déchirer pour prendre sa succession et blablabla, osef. Ce synopsis n’est qu’un vague prétexte pour basculer dans un monde où règne l’absurde et l’anarchie. C’est bien simple, tous les clichés possibles et imaginables du genre passent à la casserole à un moment ou à un autre : les acteurs
s’embrassent torridement à deux mètres de distance, miment la copulation aussi élégamment qu’une troupe de gorilles, surjouent avec du vent dans les cheveux dans des scènes d’intérieur (sinon ça serait moins drôle), déclament de terriiiiiiibles révélations telles qu’une pénurie de pichets en ville, le manque de papier hygiénique dans les toilettes ou le menu du jour, et se jettent des regards pseudo-dramatiques à tout bout de champs sur fond de musique qui va bien (généralement ça va avec les révélations).
Image-3.jpgTous les cliffhangers de soap opéras possibles et imaginables sont utilisés de manière incohérente et poilante : les héros sont beaux, riches, ont une liste impressionnante d’exs délurées qui apparaissent régulièrement sous des prétextes plus ou moins légers (des guest-stars généralement) et les femmes ont souvent des poitrines très volumineuses à base de ballons de baudruche en plus d’une hystérie assez systématique. Une héroïne est enceinte ? Elle accouche au bout d’un mois. Son copain prend l’avion pour aller au supermarché d’à côté ? Il se retrouve dans le Sahara après un crash bien évidemment. Le manoir est en feu ? Chantons. Quant aux décors et effets spéciaux, ils sont volontairement cheap et sources de marrade, surtout lorsque les personnages décident soudainement de se faire une virée au pôle Nord ou dans la jungle amazonienne pour le fun.

Image-4.jpgLe cœur a ses raisons se centre donc sur les péripéties de la famille Montgomery, foyer à dingues de la région il semblerait. Il y a Brett, le fils aîné (joué par Marc Labrèche), qui est le prince charmant par excellence, toujours à parler de façon châtiée et archaïque, médecin sur son temps libre. Une excuse qui lui donne le statut tour à tour de gynécologue ou de pédiatre selon la situation. Ne touche plus à l’alcool depuis que, sous sa terrifiante emprise, il a oublié de mettre sa serviette de table ! Toujours par monts et
par vaux, Brett n’a pas très envie de s’occuper de l’entreprise familiale qu’il laisse un peu au bon vouloir des autres, dont son frère Brad (toujours joué par Marc Labrèche) qui est le type du jumeau MALEFIQUE, la preuve il porte la moustache et des pantalons en cuir ! Beaucoup moins niais et guimauve que le médecin effarouché (et pas toujours très viril), lui aime beaucoup comploter dans le dos des autres, parler tout seul pour exposer ses plans DIABOLIQUES et faire des blagues au téléphone. Quand Brett et Brad se rencontrent, il y a toujours une mise en scène bien cheap pour se moquer du fait que Marc Labrèche joue les deux personnages (à chaque saison il se récupère un nouveau rôle d’ailleurs, ce qui multiplie les possibilités), genre « Oh tiens, pendant que je te parle, je vais en profiter pour me cacher derrière mon journal ». Bizarrement les deux frères n’ont aucune agressivité quand ils se croisent alors que Brad fait un peu de
son passe-temps de tuer « discrètement » son aîné, principale source de manipulations foireuses.

 Mais que serait le prince charmant/charmeur sans sa princesse ? Et c’est comme ça que Brett se retrouve assortie d’une délicieuse compagne au nom tout aussi adorable : Criquette Rockwell (jouée par Anne Dorval). La douce enfant a été particulièrement bien pourvue par la Nature sur le plan mammaire et étale régulièrement son narcissisme un peu partout parce que, pensez-vous, c’est une star la madame, elle est reporter ‘tention (reporter signifiant surtout se rendre dans les kermesses du coin). Criquette est surtout
connue pour ses réactions au quart de tour, ses cris, son aversion pour les aspirateurs et son hobby qui consiste à maltraiter Madge, la bonne de la maison, dès qu’elle se sent un peut patraque,
c’est-à-dire tout le temps. Son couple avec Brett traverse quasiment en permanence des « crises » qu’ils règlent soit au lit soit en jouant au scrabble. Criquette possède aussi une sœur jumelle, Ashley (encore jouée par Anne Dorval) qui est infirmière et d’une naïveté incroyable. Ashley aime beaucoup jouer les justicières et défendre la bienséance partout où elle va, le tout en déclenchant moult catastrophes au passage. Elle apparaît surtout pour démonter les plans MACHIAVELIQUES des méchants en les traitant de vilains, ce qui se révèle souvent totalement inefficace pour les stopper (on se demande pourquoi). Malgré son affection pour sa sœur, elle ne peut tenir une conversation de plus de trente secondes avec elle.

Autour de ce quatuor de choc gravite toute une galerie de personnages plus absurdes et plus attachants les uns que les autres comme Crystale Bouvier-Montgomery (Sophie Faucher), la mère des jumeaux, qui est botoxée jusqu’à l’ongle et ne peut plus avoir d’expression faciale tant elle est défigurée par la chirurgie esthétique. Non contente d’être barjo, elle est aussi atteinte d’amnésie récurrente, ce qui fait qu’on doit lui expliquer régulièrement où elle est et à qui elle parle…souvent en vain. Il y a aussi Ridge Taylor
(Pierre Brassard) le bellâtre présentateur télé et ex de Criquette qui, même en étant l’ennemi juré de Brett, se retrouve sollicité inexplicablement (et mêlé aux différents complots), une situation dont il profite pour tripoter dès qu’il le peut la poitrine avantageuse de la reporter ; Becky Walters (Pascale Bussières), la fiancée de Brad et sa complice en cas d’acte malfaisant à accomplir, qui apparaît toujours de nulle part ; Megan (Macha Grenon), jolie blonde complètement à l’ouest et droguée notoire, qui a du mal à garder prise avec la réalité, son incompétence est sa principale source de fierté ; Brittany Jenkins (Elise Guilbault), 72e meilleure détective de la ville, à l’intuition foireuse. Je pourrais élargir longtemps comme ça, en évoquant par exemple Flatsy, la chienne des Montgomery, qui est la conseillère de la maison et conduit la voiture de Brett de temps en temps quand celui-ci est trop occupé à répondre au téléphone.

 Ils ont tous du mal avec lé téléphone dans la famille Montgomery d’ailleurs…

 Vous l’aurez compris, c’est du lourd ! Chaque épisode du Cœur a ses raisons contient des dizaines de vrais-faux cliffhangers plus ou moins sérieux, du deux ex machina à outrance, des métaphores sexuelles complètement loufoques et des tas de running gags visant à se foutre de la gueule du soap opera. C’est juste impossible de rester de marbre devant une telle pluie de gags. Les acteurs sont très bons, les situations abracadabrantesques et le scénario part dans le sens qu’il veut quand il veut (Un des méchants est accusé de meurtre envers les héros ? On le reçoit dans le salon le lendemain comme si de rien n’était). Le seul reproche qu’on pourrait faire à la série c’est qu’elle s’essouffle avec le temps : la première saison est hilarante, la deuxième très bonne mais commence déjà à perdre un peu de charme, et la troisième est apparemment encore moins bien (je me suis arrêtée à la 2e pour éviter d’être déçue). Cependant ce serait dommage de bouder son plaisir devant tant de qualité (en plus les fins de saison sont souvent complètement épiques)

Si vous avez envie de rire un bon coup, c’est pile ce qu’il vous faut. Je vous encourage donc à découvrir Le cœur a ses raisons et à propager la bonne parole autour de vous ;). Et ne vous fiez pas au premier épisode, c’est loin d’être le meilleur, il est surtout là pour poser les bases.

Posted in Télédérision | Tagged , , | 6 Comments