Monthly Archives: avril 2011

Mario Maso 3×10

« Hooo, ils se filment dans leurs chambres seuls devant la webcam, ils sont mignons. » Dernière fois que vous verrez ces murs jaunes, j’ai tout changé entre temps (il était temps de virer tout ces petits vestiges de l’adolescence) au profit de murs cramoisis, du rouge qui empêche de dormir, ce qui explique l’heure à laquelle ce post est publié, épisode qui voit le retour d’un type qui a déjà fait son passage il y a bien longtemps. Non, gardez vous la surprise… et ouais, les previews sont assez parlantes, enfin un peu de VARIETE.

C’EST GUEDIN. 


Meh meh meh meh

  

 Pourquoi Daily me fout toujours une preview bizarrement étirée pour la deuxième vidéo de façons systématiques? Parce qu’ils sont racistes! Et homophobes! Et intolérants envers les roux obéses! Ils conspuent le mariage royal! BOUH

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C’est un peu ça la vie d’aventurier

Bon, si c’est la première fois que vous posez les yeux sur ce blog, je vous pardonne d’avance. Si vous n’aimez pas mes fautes de syntaxe mais que vous êtes toujours ici, je vous aime bien quand même. Les autres sauront quand même que je suis un pur Nintendosexuel et je demanderais avec beaucoup de sympathie aux autres d’essayer d’arrêter de lire des pages Internet avec leurs fesses mais nous pouvons désormais classer les gens en deux catégorie :

 – Ceux qui se sont laissés aller et qui se sont fait avoir

– Ceux qui ont temporisé les choses et qui peuvent se moquer allégrement de la première catégorie

 Deuxième double constat et, mâtin, il concerne exclusivement ma personne :

– Soit j’ai sévèrement ruiné une enfance sociale pour rien

– Soit (option certes un peu schizophrène) Nintendo me demande personnellement de lâcher l’affaire et m’encourage passivement à définitivement voir ailleurs!

Image-1-copie-2.pngParce que c’est fait, vérifié, confirmé, avéré : la 3DS EST UN ENORME ET FANTASTIQUE PIEGE! Si vous l’avez dans les mains, c’est perdu. Passez à autre chose. Je vous aime bien quand même mais vous êtes partis pour ne pas l’utiliser sérieusement avant Noël, au bas mot. Divers constats, essais dans les grandes surfaces et bidouillages gratuits grâces à mes relations et à mes relations potentielles m’ont amené à la
phrase si sentencieuse – je vous conseille de vous abstenir pour le moment.

Pourquoi? C’est un gros faaaaake, une boîte remplie de jolis petits trucs mais une boîte quand même! D’accord, le StreetPass est une option amusante pour les amoureux du chiffre, d’accord des tas de petits machins rigolos se débloquent avec les pas que vous faites avec votre console, d’accord la réalité augmentée est assez bluffante en soi. Seulement, et je vais pas vous l’apprendre, il n’y a stricto sensu qu’un jeu et c’est bien sûr Super Street Fighter… portage parmi d’autres mais aisément le meilleur du lot et exploitant au
mieux les featurettes du tankantroidé.

 Rayman est un portage inférieur à la version Revolutions, Ridge Racer vaut mieux qu’Asphalt (??) – Pilot Wings Resort est un tout petit jeu qui ne mérite que la moitié de son prix et Super Monkey Ball est une fantastique déception, un opus post-Wii de plus sans aucune difficulté, un petit Mario Kart famélique et un atroooooce jeu de combat. Le grand vide sidéral, et la 3D dans tout ça? Bluffant, effectivement, tant qu’on trouve la position adéquate et qu’on en bouge pas, comme prévu. Pratique avec un jeu qui reconnaît tes
mouvements, euh? Je n’ai pas eu la chance de tester le mode gyroscopique de Monkey Ball mais ça m’as au moins évité de jouer à Twister tout seul et devant témoin. Témoin gênant. *chargement du shotgun*

 Tout ça est dramatique et comme j’ai l’impression d’avoir échappé de peu au pire line-up de l’histoire il fallait que je tape sur un truc, ne serait-ce qu’un peu gratuitement, et professeur Layton et l’étrange Village passait par là en toute innocence et je ne pouvais m’empêcher d’appuyer sur le champignon et de
l’envoyer dans un monde meilleur avant de courir dans une échoppe m’acheter Portal 2 et L.A. Noire qui seront les deux grands « axes du bien » de ce joli mais si stressant mois de Mai.

 Là encore vous me dites « HE mais ce jeu est sorti il y a deux/trois ans, tu glandais à la fac ou… » et bien OUI certes mais je suis toujours abasourdi par le prix fixe dont ce jeu ne veut pas décoller, en grande surface, chez les spécialisés ou sur Internet. Trois options : trouver de l’argent, se diriger vers l’occasion ou… se
prendre un linker. Révolution! Piraterie! Arrêtez directement vos fantasmes où je suis envoyé en prison et violé par tout le monde façon anime hentai malsain parce que ce n’est pas mon linker mais toujours ces mêmes connaissances, que je salue affectueusement au passage.

Ce cher Professeur, ça faisait quelques payes que je l’attendais au tournant au volant de ma Concombremobile. Ayant vu passer la trilogie avec une certaine indifférence, la sortie du Destin Perdu se faisant quand moi même j’achevais la saga Phoenix Wright (enfin, la saga traduite) d’où un parallélisme appuyé entre les deux sagas… Après tout, les ressemblances sont simples et factuelles – peu de gameplay en tant que tel, une série de saynètes sur plans fixes, beaucoup de textes et des décisions à prendre. Les deux sont s’approchent donc de ce que l’on nomme « visual novel » (tiens, d’ailleurs, vous n’avez toujours pas essayé Katawa Shoujo?) – mis à part la différence de métier entre ces deux hommes, métiers qui dictent tout l’esprit du jeu. Si Phoenix Wright est un avocat qui recherche des indices, interroge les témoins
et présente des évidences contradiction, cela veut-il automatiquement dire que le Professeur Layton est payé pour suivre des gens et les regarder vivre leur quotidien bien planqué dans sa voiture? Noooooon parce qu’Hershel Layton est un Détective gentleman, comprenez par là un haut de forme dissimulant sa probable calvitie et un accent anglais/goût pour les cup of tea/ petit sidekick au bérêt. Layton est donc le détective Nintendo qui part au village de Saint Mystère résoudre… des énigmes… derrière une trame principale où s’accumule les petits évènements et lieux mystérieux.
7337b13df215647e15bf2244f1018a3cf8af7b76.gifProfesseur Layton et l’étrange village est donc assez cheap dans son approche : menu principal direct, petites cinématiques en vidéo et gameplay classique d’écrans en écrans. Basiquement, c’est un point and click : on utilise l’écran tactile pour tapoter partout et choisir une destination, la petite map étant simplifiée par l’écran du
haut faisant office de carte. Sur les différents décors se trouvent les éléments « cliquables » – chemins, voies, portes… mais aussi les différents personnages avec qui vous tapez la discute et faites progresser le scénario, sans oubliez… les pièces SOS, récoltables un peu partout si vous tapotez frénétiquement à chaque pixel de chaque écran du jeu. Ces pièces servant au jus, à la substantifique moëlle du Prof Laiton et de son shota en pull : les énigmes. A saint Mystère, tout le monde surkiffe les énigmes, chaque anecdote, chaque ligne de
dialogue se suit d’une paraphrase à la « TIENS CA ME RAPPELLE UNE ENIGME » qui t’es directement imposée. On va pas se tromper sur la marchandise : la saga Prof Nickel est un prétexte pour instaurer
ce genre sympa du « jeu à énigmes », purement basé sur la réflexion, l’utilisation des méninges et l’occasion de se prouver qu’on n’a pas grillé toutes nos dernières neurones sur Bulletstorm.

 L’essentiel du gameplay réside donc dans ces fameuses énigmes qui sont catapultées au joueur toutes les cinq minutes. Chacune valent X Picarats, « unité de valeur du kek » et chiffre qui diminuera inexorablement avec chaque tentative ratée. Une énigme se présente toujours de la même façon : un texte explicatif et des actions à faire/un choix à cocher/un chiffre à donner.

Rapidement, c’est la migraine : on peut aborder ce genre de jeu avec un certain pédantisme avant de se prendre un premier « FAUX! » dans la figure et se prendre une bonne grosse claque. Ce jeu est assez difficile en substance mais… strictement rien ne nous empêche de sauvegarder avant une énigme, de dépenses les « pièces SOS » dans les trois indices possibles – bien comprendre le pourquoi du comment, éteindre la console et recommencer l’énigme clé en mains sans rien perdre.

 Ca, c’est pour les petits malins – mais si vous êtes paranos comme moi, vous aurez beau être à 69 énigmes sur 120, vous serez toujours avec 50 pièces SOS en main et une incapacité totale à les dépenser, comme si les garder allait débloquer un succès DS sorti de nulle part. Je doute être le seul à être compulsivement pingre avec ces pièces qu’on trouve en tapotant partout aux hasard dans les écrans, processus suffisamment crétin et répétitif pour ne pas l’exploiter par la suite… je suis bizarrement fait, que voulez vous.
D’ailleurs, si il y avait un vrai problème avec ces énigmes, ce serait peut être… la logique complètement sortie de nulle part, la faute parfois à des intitulés bizarrement tournés. Soyons clairs : les consignes le sont rarement! Il y a bien sûr on bon petit paquet de Pièges A Cons mais certaines sentences sont étrangement traduites et peuvent conduire à une interprétation biaisée. D’autre part, il existe un « esprit Prof. Chrome » qui nécessite d’avoir un raisonnement un peu étrange pour répondre à certaines énigme à concept. C’est un peu comme l’Impossible Quiz, il faut davantage se mettre à la place de la personne qui a concu le jeu que de raisonner de votre propre manière… enfin, je pourrais râler contre la deuxième énigme des verres doseurs et de supplier le barman de s’acheter un truc électronique mais ça fait partie des trucs qui ne se résolvent qu’avec un peu de hasard et de recul. Dans ces 120 énigmes, il n’y en pas vraiment qui vous donneront envie de la refaire encore et encore – bien évidemment – mais on peut se tourner vers les énigmes qui ont régulièrement été proposées en téléchargement gratuit. Il n’y a évidemment pas de replay value mais ce jeu peu au moins se vanter de proposer des DLC gratuits et réguliers, et ça reste quand même très rare et honorable!

Revenons-en au thème du post, à savoir « je suis déçu » – l’un des principaux soucis de ce jeu (de cette saga? Aucune idée, probablement moins vrai) et un sévèrement manque de charisme. Je vais faire pêter l’avis archi objectif mais cet univers est quand même… très moche? Cette dominance de marron et de tons sombres n’aide pas beaucoup mais c’est davantage une question de graphismes et de personnages. Bon, les seconds couteaux ne sont pas là pour avoir une histoire mais on se ballade surtout à Prétexteville et on croise surtout une galerie de persos inconsistants, sans interêt, juste là pour remplir le quota de figurants et d’énigmes.

 C’est aussi et surtout une question de design, ce trait super triangulaire n’est pas super excitant, cette ambiance archi calme et posée n’aide pas grand chose… et le duo marche moins bien que prévu. Je sais bien que les deux autres opus DS sont là pour étayer un peu les choses mais je n’accroche pas à ce duo. Prof. Chaos est insupportable de patience et de gentillesse excessive, surtout quand il est confronté un espèce de microcosme qui semble vivre dans le 18è siècle, on se croirait à Séville. Les personnages sont un peu moches, un peu cons, ils CUMULENT. 

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 Tout ça est assez léger mais il y a quelques mini featurettes qui agrémentent un poil l’ensemble : puzzle, mini jeux de répartition des chambres entre les deux protagonistes, assemblage d’un chien mécanique à l’utilité mystérieuse… tout ça est super léger et ne dépends que de votre réussite des énigmes. Le jeu ne débloque la suite que si vous n’en résolvez tel nombre, nombre qu’on peut incrémenter en finassant et en trouver des énigmes cachées, parce qu’on aura tapoté tel pixel. J’imagine ça dans la vraie vie : « Ho, une énigme
cachée sous le lit, comment ranger toutes ces boîtes sans que ça dépasse? »

 Le jeu a donc beaucoup de mal à … se laisser jouer une trop grosse session, ça devient indigeste. Concrètement, le jeu est très court (un chapitre se résume à aller successivement dans les trois-quatre bons écrans) et il est typiquement fait pour être picoré. De temps en temps, dans le bus où je ne sais où, au cinéma devant un film chiant, etc.

En conclusion, je me suis tout simplement fait trop d’attentes sur le machin qui n’est qu’un étalage à la ouverture facile, la diversité et la difficulté surréaliste en moins – ce premier jeu manque terriblement d’ambiance, de profondeur, de CHARISME… il est sympathique mais je suis content de me l’être procuré comme ça, quarante picarats pour un tel truc serait beaucoup trop. Bon, ça ne m’empêchera pas de garder ce linker en otage pour le deuxième opus mais déception, déception, je retourne à de vraies priorités, parce
que je suis très fort pour ça! Maintenant, je commence la dissertation que je devais faire pour tout à l’heure…

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Catins de l’espace


Alerte-melange-des-genres-Ca-peut-vous-interesser-1.jpgCAR ICI, DANS LA VILLE DE BLOG CITY, LE MAL REGNE, PERSONNE NE SE RELIT, LA MEILLEURE FACON D’ATTIRER LE CHALAND EST DE FAIRE DES TITRES PUTASSIERS. LA CORRUPTION REGNE! LES POSTS SONT COURTS ET SANS INTERET! LES PLUS LUS SONT LES PLUS POLEMIQUES! QUID DU PARTAGE, DE L’AMOUR, DE LA PASSION? HEUREUSEMENT, VOILA LE SUPER BILLET CRITIQUE QUI VA SAUVER LA MISE!

 En voilà un titre bien classe qui filtrera la moitié de connaisseurs et qui attirera l’autre moitié des curieux! Vous avez échappé à cette expression sympa qu’on pourra paraphraser en « Femmes à péage pirates » parce qu’aujourd’hui, on va parler de Panty and Stocking With Gaterbelt.  Typiquement le genre d’anime que je vous conseille si le mot « anime » vous laisse indifférent, pour pas mal de raisons. D’ailleurs, et c’est si rare, cet anime est très récent, de ce fait je fais un peu dans la répétition, désolé.

D’une part, le mot « anime » lui même ne convient pas vraiment puisque c’est quelque chose qui lorgne largement sur l’immeuble d’en face – d’autre part, on va radicalement sortir des sentiers battus… donc pour essayer de gentiment vous attirer dans tout ça je vais la jouer cognitif et faire appel aux trucs que vous aimez, on se retrouve après un screen. 

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 Oubliez donc les préjugés que vous avez sur le mot « anime ». Qu’ils soient bons ou pas, jartez Pavlov de votre tête le temps de cette critique : Panty and Stocking with Gaterbelt, que nous allons astucieusement nommer PSG, est directement inspiré de dessins animés… américains! L’exemple typique à citer sont les Super Nanas, ce dessin animé un peu barré de Cartoon Network. Les ressemblances sont évidentes – des nanas combattent le mal dans une ville où il peut se passer un peu tout et n’importe quoi, syndrome Scooby Doo. Le
trait est le même : grosses lignes noires et style ultra déformé, animation super fluide, affichage des effets sonores à l’ancienne… que ce soit un hommage, une inspiration ou du copier-coller, on s’en fiche! C’est excellent et ça change un peu. De temps en temps le coté japonais revient en force pour qu’on puisse fantasmer un peu sur ces deux super nanas… qui sont surtout – et attention emphase – de grosses salopes!

 Alors oui c’est tout sauf classe vu comme ça mais c’est strictement factuel : cet anime est méga vulgaire. Pas vulgaire « petit malin » genre South Park des débuts, juste super vulgaire, pour le plaisir d’être vulgaire. Vulgaire régressif : tu es équipier au Macdo, tu lances un steack invendu à la gueule de ton prochain en fin de journée : vulgaire FUN. Le studio responsable de cette géniale offense au bon goût c’est (la) Gainax, boîte à la très grande aura (Evangelion, FLCL, Gurren Lagann) ayant comme running gag de mettre à ses animes des fins improbables – la règle est complètement respectée, à la limite du troll – et tout porte à croire qu’ils ont pété un énorme câble (les bribes du scénarios auraient été conçues par des gens bourrés et ce n’est pas une vanne
mais une anecdote TvTropes) pour se faire plaisir et catalyser tout le convenu du reste de l’animation en un truc, fatalement diffusé à deux heures du matin pour les locaux. Je reviens à l’intrigue : PSG est un anime mettant en scène deux nanas, soeurs et anges tombées du ciel. Panty est une nymphomane, obsédée par le sexe, les hommes, le sexe, le sexe avec les hommes – elle passe donc l’intégralité de ces treize épisodes à être régulièrement honorée par moult figurants – la moitié de ses dialogues sont à double entendre.

Stocking complète bien le truc : gothic lolita obsédée par le sucre, elle tient un blog et fait la gamine maniérée. Vous connaissez le schéma : Ego, Super Ego, ici l’Id c’est Gaterbelt, prêtre afro dont les deux meilleures scènes sont une séance de bondage et l’insertion de deux doigts dans l’entrée des artistes d’un pauvre personnage qui n’était pas super consentant. Ouais, c’est vraiment décomplexé.

 La comparaison avec les Supers Nanas est aussi effective dans le semblant de scénario : dans chaque épisode, un monstre apparaît dans la ville de Daten City et les soeurettes doivent s’en occuper et récupérer les pièces divines, façon Super Mario Land 2, pour regagner leur droit d’entrée au Paradis. En gros chaque monstre-de-la-semaine est surtout une belle excuse pour faire pêter la storyline bien crétine, sans développement ni haine ni violence – le format est tout aussi « Nickelodeonien » (les Supers Nanas sont un dessin animé Cartoon Network mais je me comprends hein) – c’est à dire un épisode : deux petits épisodes de dix minutes, introduits par un joli artwork parodiant telle série/film, le tout accompagné de son petit jingle… comme un épisode de Bob L’Eponge, des Razmokets, etc etc. Vous voyez la différence entre les deux et le mélange qui s’opère?

Si tout les personnages portent des noms de sous-vêtement, c’est parce qu’ils les utilisent… comme arme! Du coup chaque dégainage serait l’occasion de mater une séquence désormais célèbre bien dans le style bien habituel et japonais, désapo-palpage et foule hallucinée en support. PSG aime bien alterner entre ces styles et ça nous rappelle de temps en temps pourquoi on fantasme sur un personnage dans un style japonais et pas américain!

 Ce billet en lui même est un peu crétin dans son approche parce que ce truc est tout sauf fait pour être analysé. Des magazines l’ont fait, ils en ont déduit que c’était de la merde, ils sont donc un peu passés à coté du truc. Évidemment que c’est de la merde! Les personnages n’ont aucun dévellopement, aucun drama, aucune intrigue, aucun impact nulle part, que dalle. Le souci étant que ce n’est évidemment pas le propos! Cet anime est juste fait pour être apprécié immédiatement avant d’être évacué dans un coin de mémoire.
Il ne vaut pas grand chose mais ça ne l’empêche pas d’être vraiment bon dans ce qu’il propose.

Ce format de mini épisode empêche toute intrigue sérieuse et ne propose qu’une masse de petits univers alternatifs où pratiquement rien n’a de logique, de conséquences ou de continuité. Tout le monde finit zombifié? Osef! Comme dans les équivalents américains, l’équipe derrière un demi épisode tourne à chaque fois et chaque épisode complet est donc prétexte à soit un intrigue sur-débile au possible (toujours exclusivement tournée autour du caca, puis du sexe, puis du sperme, puis du régime, puis de la façon de trouver le nouvel orgasme en utilisant en autre trou, ce qui va conduire tout Daten City à se fourrer en permanence des doigts dans le nez) quand on ne tape pas dans la pure tradition de la figure de style.

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Un épisode est imposé selon un point de vue tristement réaliste et humain, un autre s’amuse à ne pas décoller d’un plan fixe, un autre suit exclusivement les aventures archi nonsensiques de Chuck, la mascotte du duo… c’est le défaut complètement inhérent à ce genre de truc (mais honnêtement, personne n’analyserais Bob l’éponge comme ça, encore heureux) et c’est super inégal. Pour prendre un exemple concret, le premier épisode est franchement en dessous de la moyenne… et on sens comme un processus limite routinier et prévisible : l’anime tâtonne un peu avec le concept, fait directement débarquer des méchantes (Scanty et Kneesocks, je pense que vous avez pigé le schéma) avant de partir un peu en live et de nous achever avec son wtf final. Du coup tout ça serait plus satisfaisant si PSG prenait un peu plus son temps, plusieurs saisons régulières d’une vingtaine d’épisodes, à la dure… et c’est d’autant plus curieux quand la fin de saison est une perche très clairement lancée à une deuxième saison, perche appuyée par un bonus caché dans la bande sonore.

 Tiens, la musique, parlons en : elle fait partie de ces nombreux points qui font que PSG est bien plus qu’un vague pêtage de câble – comme souvent avec Gainax, tout est très léché, fourni, fait avec infiniment de bonne volonté et l’OST ne déroge pas à la règle. Alors bon ce n’est vraiment pas ma tasse de thé mais la qualité
de cette musique est indéniable, ce générique catchy un peu volontairement con, ces petits jingles efficaces, ces ritournelles qu’on verrait sans souci dans un bon jeu Sonic… on se fout vraiment pas de nous. Tant qu’à faire, si c’est pour s’adresser à un public adulte, autant lui fournir quelques bonnes pistes, et c’est super appréciable.

 Du coté du dessin… et béh, c’est vous qui voyez. Moi j’adore ce genre de style mais c’est particulièrement deux mille dix – à savoir extrêmement dynamique, archi fouillé, le genre d’anime nécessitant souvent des arrêts sur image pour déceler les milles blagues et trucs cachés dans une pauvre image n’ayant de toute façon pas de sens dans le contexte. A lire, partout, tout le temps, surtout en anglais – mais certaines séquences sont à clouer de fluidité et de mouvement, un épisode en particulier vous rappellera peut être ces meilleurs passages de la trilogie Matrix… quand on étais tous en 2003, donc tolérants. D’ailleurs, c’est l’une des dizaines de références injectées partout dans PSG qui s’amuse bien à parodier tout ce qui bouge, même des trucs un poil improbables. Un segment un peu inutile de concert? Hé ben au moins j’ai eu le droit à ma kilotonnes de références musicales, allant jusqu’à Gorillaz et… T.a.T.U? Wow! De ce fait on peut assez facilement rapprocher PSG avec Sayonara Monsieur Désespoir – un humour archi speed, une style très reconnaissable et une canonnade de références, tout champ d’action confondus.

 J’y reviens donc : s’il y a un bien un argument d’autorité qui ferait mater ce truc, c’est pour sa vulgarité super outrancière. Vous n’imaginez pas à quel point cet anime peut être cash. Les « références » y sont plus explicites que sous-entendus, les dialogues sont archi crus et cultivent cet art de l’insulte gratuite en anglais (« YOU FATHERFUCKER § ») les épisodes sont toujours centrés sur des thèmes sensés être tabous ou invoqués rarement, non ici c’est un standard, la normalité. Tout le monde couche, vomit, fait caca, on pisse sur les gens, on est pédophile sur les bords, c’est pas graaaaaave puisque c’est le l’humour! Je vous jure, c’est tout une ambiance, je pense que j’avais des standards assez bas jusque là puisque c’est quelque chose de se dire en permanence « WOW JE VIENS DE LIRE CA? ET ILS VIENNENT DE FAIRE UN GAG AVEC CA? OLOL » – parce que non, on a pas vite fait le tour et ils en ont quelques unes dans leur répertoire. Je veux dire, il y a un véritable petit art du vulgaire, celui qui sait faire mouche avec des dialogues vulgaires, des répliques vulgaires, des échanges vulgaires mais pas grossiers et c’est là toute la subtilité du truc, et c’est pour ça que c’est si bon. De toute façon, il est évident que les types derrière tout ça sont très intelligent et on va pas vraiment remettre leur jugement en cause hein, ce serait juste se moquer du monde. Je résume simplement : c’est très con, mais C’EST TRES DROLE!

Même au delà de tout ça, PSG « fait les choses » dans les règles, et il le fait bien. J’entends par là qu’il déballe quand même un petit microcosme cohérent et bien foutu, il sait visiblement ce qu’est un bon chara-design, il propose des bons persos (enfin, de bonnes marionnettes, difficile de parler de personnage là) et un doublage archi bonnard! Les voix des soeurs sont un régal, (entendre des insultes en japonais n’a jamais été aussi sexy) Chuck est un monument d’hilarité à lui tout seul…

Je peux PAS lui foutre un sceau de qualité. C’est physique, c’est hors sujet quoi, comme ce type qui est venu à la Nouvelle Star avec sa guitare non-sanglée et son rock garage chrétien. Ca ne l’empêchait pas d’être GENIAL. Je vous recommande franchement d’y jeter un oeil, ça se mate très vite et c’est franchement unique et si jouissif. Ca n’aura aucune conséquence dans l’histoire de la fiction ni dans celle de la Japanime, ce n’est qu’un format assez délirant et inspiré dans un univers archi vulgos mais c’est une très grosse tranche de rire. Vraiment!

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Na na na na na na na

« Mais dis donc Concombre, jeune étalon à l’indétronable et virile hétérosexualité, tu n’as pas l’impression de devenir un peu aigri et de n’avoir plus rien à aimer après ce coup de coeur de mi-parcours et ces quelques années de bons et loyaux services? »

Ho dis donc, interlocuteur invisible, tu sais me brosser dans le sens du poil mais non, j’ai envie de te dire bullshit car quand bien même niveau animes/mangas il est indéniable que je traverse une grosse phase rien-de-formidable, on peut de moins en moins s’empêcher d’analyser tout ce qui peut nous énerver dans un truc histoire d’en faire un futur paragraphe… c’est en filigranes le but d’une part de mes études et idéalement celui de mon futur boulot. 

Je suis donc prévisible dans ma démarche : je vais enfin faire l’éloge totale d’un truc! Ce ne sera pas parfait, mais ce ne sera pas le fragile équilibre de machins encombrants embellis par quelques autres bonnes aspérités, là on parle d’un ensemble en béton où tout le monde tiquera sur les trois ou quatre mêmes trucs – des défauts tellement évidents qu’on vient à se demander si les créateurs n’ont pas un peu sabordé leur série de peur de ne pas réussir à évoluer. Une démarche qui serait tellement… mise en abîme avec le contenu de ce manga, à savoir Bakuman. Préparez votre parapluie à META les enfants parce qu’on va avoir droit à la métaphore filée. Spoilers minimaux mais spoilers sur les six premiers tomes. 

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In cipit nécessaire : pourquoi rédiger une critique maintenant alors que ma propre vision du manga est très partielle?

– Il me fallait un sujet et j’ai des vapeurs si j’atteins pas le sacro-saint quota de neuf posts par mois, sérieux du business, voyez

– On part sur un pied d’égalité et on découvre la suite en même temps, main dans la main, ce qui évite toujours de prendre la mauvaise habitude de lire les scantrads 

– C’est BAKUMAN ET IL Y A PLEIN DE BONNES CHOSES A Y DIRE !

Je rappelle innocemment que Bakuman est la dernière création en date du duo Ohba-Obata, que vous connaissez probablement pour Hikaru No Go (seul le manga-ka est en commun pour celui là, par contre) et surtout pour Death Note, qu’on ne présente plus. Ces deux là sont un peu les Parker et Stone de la Japanime, l’humour très débridé en moins – équilibre des tâches et amour des mêmes ficelles : rendre épique des trucs qui ne le seraient pas du tout, des d’jeunes qui grandissent et violent les codes temporels des shonens et surtout un énorme kiff pour les oeuvres ultra verbeuses nécessitant parfois une relecture pour bien confirmer notre interprétation immédiate de l’action. 

 SAUF QUE. Je fais péter les majuscules car j’aimerais attirer votre attention et mettre l’emphase sur du rare, et du beau – nous sommes tous de grands amateurs de fictions, sinon je sais vraiment pas ce que vous foutez là. Nous sommes aussi une grande majorité à préférer le fantastique à toutes ses échelles, à nous réfugier dans des univers alternatifs où tous et toutes suintent le charisme à force de coups spéciaux. Fort bien, mais Bakuman est garanti 100% terre à terre dans ses lieux, ses personnages, il est même à deux doigts de retranscrire ce qu’est basiquement une relation amoureuse (d’où une inévitable et future remarque un peu énervée) et il n’en reste pas moins putain-de-prenant. Réaliste, cartésien, tout ce que vous voulez – on sort la carte « Mentalité David Bowie » : voici un shonen avec des héros ordinaires qui vont quand même vivre des trucs épiques et prenants.

C’est donc un manga découvert en pleine Japan Expo 2010 – au moins, si vous deviez trouver une première bonne raison de vous rendre à cette convention, ce serait la certitude d’y trouver des bonnes lectures à commencer puisque les éditeurs sont là pour placarder partout leurs hits et la « profession » est présente pour vous recommander telle ou telle saine lecture. Les deux premiers tomes sont donc liés à cette convention et le reste est publié au compte goutte, dans un rythme ternaire un peu imprévisible mais hé, la publication Japonaise a à peine deux ans et nous n’avons actuellement que cinq tomes de mou. L’équivalent publié peut donc être trouvé en scantrad mais je déconseille fortement de lire Bakuman d’une traite puisque son temps de narration est extrêmement compact. Six tomes : trois ans d’action! Si le rythme continue tel quel, les deux héros finiront la série au tome 20 sur leur lit de mort et une montagne de pognon bien acquis – de ce fait se gaver d’un manga aussi serré me semble tout sauf sensé, c’est vous qui voyez mmh.

Quoi qu’il en soit, un synopsis pour vous à la maison : vous l’aurez peut être plus ou moins deviné avec les quelques remarques précédentes mais Bakuman (encore un titre qui m’échappe totalement, si vous avez une explication merci de faire partager) est un manga… sur la création du manga. Votre tête n’as pas explosé, c’est bien, nous sommes tous familier avec ça puisque l’imbrication et le méta semblent être devenus un standard et c’est donc comme ça que l’histoire commence. X est collégien, Y est collégien, X dessine et Y écrit, les deux se mettent soudaine-mutuellement le grappin dessus et ils décident de FAIRE LE MEILLEUR MANGA ET DE DEVENIR LES MAÎTRES MANGAS. Woups, relent shonen – ils décident de se lancer dans la dure carrière de manga-ka, propulsés par un avantage matériel certain : le studio de dessin laissé vacant par l’oncle de X, mort d’épuisement, de karoshi… par le même métier – d’où une certaine base dramatique et très pargamatique qui pose l’ambiance (de là à dire le futur des personnages, bon. Sais-on jamais quoi, la mort n’est pas un enjeu permanent à la Death Note, mais d’une autre manière ça reste un concept imprévisible pour vous, moi et eux)

C’est un piège! Ce synopsis a beau paraître un beau neuneu, c’est bien pour prouver que la notion d’être est importante! Le premier chapitre sera le seul truc qui pourra sembler un peu chiant et convenu, puisqu’il concentre la majorité des scènes uniforme/collège/places/tableau noir du truc, là où X (survète bleu) et Y (casque du charisme) se remarquent enfin. Le reste est une espèce d’escalade, échelon par échelon vers le succès, le fameux shonen jump (le graal local) et les publications en manga… puis l’adaptation en anime! Rencontre avec un directeur éditorial, tâtonnements, concours amateurs, premières publications timides, apparitions de rivaux schtarbés sont autant de rails manquants dans cette montagne russe qui est un foutu pied à parcourir. D’une part, l’intrigue a beau faire très Pokémon (objectif très difficile mais assez défini, seulement chopable sur le long terme, beaucoup de réussites et quelques ratages pour quand même t’apprendre que la vie n’est pas rose en permanence) elle n’en reste pas moins fantastiquement rythmée… et paradoxalement très dense!

Prenons un exemple que nous connaissons bien : tout les deux mois (enfin, plus pour longtemps, malheureusement, j’achète le nouveau Soul Eater qui a beau toujours apporter quelques nouveaux éléments, se lit extrêmement vite, ceci pouvant être terminé en une vingtaine de minutes – ce qui est toujours très frustrant pour un truc aussi rare. Toujours dans un tome de Soul Eater, un opus a souvent l’extrême fâcheuse tendance de ne constituer que… vingt minutes d’action, comme si on suivait l’action en live et steadycam.

Prendre un tome de Bakuman (et le premier par extension…) c’est se préparer à lire des tartines et des tartines, un vrai petit dèj ultra nourrissant qui mobilisera bien une heure de votre temps. Il se passe un nombre incalculable de choses dans ces deux cent pages – et on parle toujours d’un contexte réaliste, qui supplante tout le reste à ce niveau là. C’est réellement impressionnant et pour tout vous dire, en renfermant un tome on serait presque incapable de se souvenir comment il avait commencé. C’est extrêmement happant de voir ces deux djeunes se démener avec les aléas… de la publication! Vous me demandez donc : comment insérer des éléments épiques dans ce contexte? Disons que la vie rédactionnelle à l’air d’être un vaste champ de course, où tout le monde à son poulain, où chaque série menace d’être annulée ou promue, où les sondages d’opinion font tout et tout le monde attends ses propres chiffres, mort de peur, autour d’une tasse rituelle… autant de petits moments qui hurlent de réalisme puisque c’est évidemment ce qu’on dù vivre les deux auteurs, ce qui nous fait demander si Bakuman n’est pas qu’une énorme tranche de souvenirs un peu romancée. Impossible de ne pas faire le parallèle entre les héros et leurs créateurs, si ils sont passés par les mêmes angoisses, les mêmes faiblesses… oui, les personnages ne sont pas infaillibles et leur volonté hallucinante les mènera parfois près du casse-pipe (allier début de carrière et collège/lycée/fac classée n’as pas l’air des plus évidents) quand ce n’est pas vers la simple sortie. Des auteurs, nous allons en rencontrer quelques-uns, histoire d’établir une grosse palette de personnages à la Pixar et vlim vlam vlou paye ton mélange entre pragmatisme et folie douce : que ce soit le mec obèse et moche un peu cliché, fixé à sa dessinatrice ou la rockstar sortie de nulle part et rapidement submergée par les contraintes des contrats… tout ce petit monde reste constant, cohérent, et le bazar s’enferme rapidement dans un microcosme épatant. Quand les deux auteurs sont invités à une soirée VIP et sont dépéchés en limousine, on a juste envie de mettre son costard et de boire du champagne rosé pour fêter le digne succès de ces personnages… imaginaires. C’est extrême mais l’idée est là.

C’est ça le truc : le double entendre, la mise en abyme, tout ça est une porte ouverte sur un univers archi jouissif. La rédaction a l’air d’être un énorme POULAILLER assez cruel ou – mentalité japonaise oblige (et ne vous offusquez pas pour le plaisir de vous offusquer, c’est quand même la vision que ça donne) le protocole exige des situations réalistes mais si ubuesques : une équipe de travail qui bosse 24/7 dans un appartement, qui y dors… des revirement au sein du sommaire, et VLAN! Levée de boucliers de la part des auteurs et ce qu’on peut y croire, dans une intrigue qui peut vaguement faire un sujet au treize heures! Puisqu’on est dans la mise en abyme, il est intéressant de dire que – fatalement – l’histoire expose une brouette de petits mangas potentiels exposés ça et là et il serait quand même super étonnant que personne ne nous ponde un petit fac similé du genre « Les premiers chapitres de tout les Mangas créés dans Bakuman »

Autant s’en débarrasser : les personnages sont le « moins bon » de ce bel ensemble. C’est le facteur le plus criant qu’on ne puisse pas décemment faire un succès de, par exemple, mes allers retours entre ma fac et chez moi – ce qui n’est franchement pas épique pour les andouilles du fond qui ont cru à une métaphore nombriliste. Si certains sont extrêmement bien fichus (pour éviter les spoils, on va dire « le coach » du duo, premier à voir leur boulot et à suivre leur progrès) d’autres font copié-collés du même catalogue – le « rival », auteur ayant un an de moins, partage ce simili autisme avec L, en version bien plus dynamisée et bondissante. C’est un peu bizarre, mais voilà qu’apparaît Z, la petite amie du héros X. Voyez le truc : Z veut devenir doubleuse d’anime, Z et X s’aiment mais les deux ne veulent pas se voir avant la concrétisation de leur rêve… et là ils pourront directement sauter dans la case mariage. Voilà voilà voilà. On me disait, probablement avec un minimum de sagesse, que c’est juste une vision très japonaise des choses. Je suis moi même très lent pour franchir des étapes à ce niveau là mais me tapoter l’arrête du nez est devenu un nouvel hobby dès qu’apparaît cette petite pimbêche aux sms kikoolols. Hé ouais, ça n’aide pas : la fille en question ressemble à une petite poupée de porcelaine… et c’est pas comme si l’auteur était soudainement tombé sur la tête puisque cette relation est complètement contrastée avec le couple Y+copine de Y, qui incarnent… un couple qui rentre davantage dans mon spectre du « normal » – ils traînent ensemble sans être collés en permanence, ils s’apprécient, c’est stable et sans prise de tête, pas de détails superflux. Au final, il se peut que vous trouviez ça juste mignon, tant mieux.

C’est étrange d’ailleurs, en ouvrant le manga je me suis demandé si Bakuman était dessiné avant Death Note car le dessin me semblait un peu … rétrograde! C’est au final plutot évident puisque ce dernier ne mettait en scène que des jeunes adultes et … des monstres. N’ayant pas lu Hikaro No Go, je me suis posé la question qui s’enraye rapidement d’elle même puisque les personnages grandissent vite et c’est un sentiment qui s’en va de lui même… et ce sont deux mangas qui véhiculent des trucs si différents : Bakuman est une fiction quand même très optimiste où on souhaite le plus grand bonheur à ses persos, on est avides de réussite pour eux – et il s’adresse à un public quand même un poil plus jeune. Grand yeux, poses épiques et pouces vers le haut ne sont quand même pas oubliés. Une vision un peu étrange de la relation amoureuse et un début dessiné un peu désarçonnant sont les deux stricts défauts qu’on peut trouver à cet excellent manga. L’anime est tout frais mais il à l’air un peu laideron, joker donc.


C’est BON. C’est GRAVE bon. Je suis super conquis et ça ne fait que six tomes, l’avenir du truc est tellement incertain et rempli de possibilités… cette histoire propose un univers ordinaire si attachant et passionant, je recommande humblement de nourrir les auteurs en acheter les tomes, de les offrir à tout le monde et de répandre l’amour rédactionnel.

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Au suivant

Je suis certain que vous attendiez un petit post sur l’actualité de mes petits trips télévisuels du moment. Gloire à vous, vous aviez un bon pressentiment, c’est donc l’heure de faire péter le petit fourre tout qui arrive de temps en temps.

D’une part, je me devais de faire une remarque sur X Factor : ceci étant fait…

D’autre part, je devais toucher un mot sur Carré Wiip : voilà.

Bien, faut-il que je me fende d’un paragraphe sur les culineries (…) du moment? Je veux dire, Top Chef n’as pas révolutionné le genre ni son propre genre, j’ai découvert par la même que le format n’avait strictement rien d’inédit en France et qu’il reprenait au détail prêt son homologue Américain, actuellement en pleine fin
de saison All-Star. Ce qui me mène à cette question si essentielle pour nous tous : comment font les maisons de productions pour faire stricto sensu le même hangar géant de deux kilomètres sur trois continents différents à la fois? En tout cas, pas de bouleversements – ni du coté du casting, du du coté du jury, ni même dans les épreuves. Ces dernières possèdent toujours la propriété étrange de vouloir sublimer les trucs les plus cons et si peu gastronomiques : « réinventer les moules-frites, réinventer la pizza, réinventer… LES CHIPS » etc jusqu’à épuisement du répertoire pique-nique. Toujours rien à dire du coté du jury, pro mais pas assez putassier pour être fun, juste l’habituel Lignac qui nous ravit toujours autant avec son accent marseillais, son enthousiasme communicatif et ses désormais légendaires « C’EST BON » ou « J’AI TOUT MANGE ». Bravo Cyril, on sait bien que tu as cinq restaus en région parisienne mais ça suffit maintenant, il faut arrêter de tout aimer, soit vache un peu, prends exemple sur Gordon. En parlant de Cauchemar en Cuisine, on va pas tarder à avoir la version française avec un chef inconnu au bataillon alors ne vous attends pas à un format original de ce coté là.

Et-le-champion-Sest-fait-niquer.jpg Pour revenir dans la sphère pure et dure des jeux télévisés, vous pouvez désormais apprendre avec horreur (et interêt, j’en suis certain) que ma phase de fétichisme envers Tout le Monde Veut Prendre Sa Place est sur le point de prendre fin. Bah ouais, cette émission est comme une relation amoureuse : tu tombes sur tel ou tel
champion, tu t’attaches à lui au fil des victoires et quand il se fait screwer au bout d’un mois de bons et loyaux services par un crétin des Alpes qui ne durera de toute façon pas l’émission d’après, tu es triste et tu entames ton dueil en attendant des jours meilleurs. Il n’empêche qu’en convention (et il me semble que c’est BulleJapon qui s’y colle de ce coté là) c’est un concept si attirant à adapter : six candidats, on en prends quatre, on choisit le meilleur grâce à des QCM dirigés par le thème du jour et le challenger affronte le champion qui impose les deux thèmes sur quatre – le challenger se plante, il monte la cagnotte du PGM selon le nombre de points donné, nombre à dépasser pour avoir l’opportunité de devenir le nouveau champion, auquel cas le champion restera champion, etc.

C’est basique mais ça se regarde tellement bien en version abrégée de dix minutes, en mangeant un petit goûter ou juste avant de terminer sa journée… de là a expliquer pourquoi je fais un paragraphe dessus, c’est un peu impossible à déterminer. Peut être l’humour ravageur de Nagui qui se fout un peu de tout ce qui bouge (mais toujours dans le respect des gens hein non mais) et je jalouse cette capacité spéciale de pouvoir lancer et arrêter la musique en un tour de bras. Bref, une émission au grand capital culture qui m’aura fasciné deux bons mois.

TOUT CA POUR DIRE QUE.

Survivor, encore, toujours, 22è mouture qui vient de dépasser la large moitié de diffusion, toujours au Nicaragua mais cette saison possède un gimmick pompé de la version Israëlienne, et si vous êtes assez réveillés pour comprendrez le lien subtil avec les quelques lignes du dessus : d’habitude, chaque candidat éliminé rentre chez lui en boudant ou intègre le jury final mais ne réintègre pas directement le jeu. Là… chaque sortant se voit offrir un séjour sur Rédemption Island : comprenez par là que dès que deux personnes s’y retrouvent, elle se battent à mort à base de mini jeux Mario Party grandeur nature (c’est un peu pour ça que j’aime autant cette émission, finalement) et le vainqueur reste sur place en attendant le duel décisif qui lui fera ré-intégrer le jeu. Concept plutot malin puisque naturellement équilibré : se faire kicker plus tôt signifie galèrer encore plus pour espérer revenir dans la course…

Mais ce n’est pas tout! Mark Burnett et sa bande de producteurs maboules ont du se dire que cela ne suffisait pas en termes de plot twist – ils ont donc récupéré deux joueurs « emblématiques » du show et en mettre un par équipe. Les connaisseurs savent donc que je parle de Rob Mariano (Quatrième participation) et Russel Hantz, ce fameux candidat dont vous connaissez probablement mon aversion pour constamment voler le champ de vision de la caméra. Ce dernier a donc été sortant 17è sur 18 (ce qui est toujours satisfaisant après
deux saisons sans dommages) … et le premier est toujours en jeu, en train d’installer sa milice et d’imposer son véritable petit système mafieux. Problème : si notre ami Russel s’est fait dégager, c’était par la force des choses et par sabordage. Deuxième problème, l’équipe correspondante (qui est aussi la plus intéressante) s’est donc enfermée dans une logique d’échec, arrivent minoritaire à mi-chemin et se retrouvent complètement condamnées, ceci état un joli double effet kisskool.

Comme toute saison « à concept », on vire un peu les gimmicks graphiques liés à la localisation du jeu pour se concentrer pour ce mot fabuleux et si excitant, le GAMEPLAY. La moitié de l’action se passe donc sur l’îledelarédemption où le champion des losers accumule les victoires, ce n’est même pas une paraphrase! Matthew Elrod, appellé sobrement « Matt » était l’un des deux premiers participants au premier duel. Il a … tout gagné, a résisté jusqu’au bout, a réintégré le jeu … et a été le premier à se re-faire avoir. Hilarity Ensues sauf pour le bonhomme qui a du faire une sévère dépression mais le concept reste toujours en jeu, même si ils sont actuellement trois dans le coin des loosers, à se demander si ils vont faire des duels triangulaires où juste récupérer un type parmi dix en toute fin de jeu, et constituer le jury avec tout le reste. 

Parlons bien, parlons casting – les mauvaises habitudes sont relativement bien revenues en terme de « visibilité » et de « montage ». J’entends par là qu’on se focalise que sur les mêmes trois personnes, que deux habituelles nunuches sont complètement ignorées et invisible et qu’un maboule assumé sert de ressort comique – quand bien même celui là fait exprès et veut servir de chêvre, ça ne sert à rien sur le long terme, donc allez savoir… il n’empêche que ça reste une assez bonne saison plutot bien branlée même si il risque de ne pas y avoir de surprises à partir de maintenant.  

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 « Rob – Rob – Rob – Rob, Please count as 4 votes »

 Vous n’aimez pas le concept? Vous devriez plutôt vous tourner vers The Amazing Race : Unfinished Business – dix-huitième édition de la course la plus ridiculement excitante du monde où onze équipes cavalent à travers le monde en faisant des tâches toujours très masochistes dans des costumes de kangourous. C’est donc une saison de gens ayant tous déjà participé mais s’étant fait expulser pour une raison plus ou moins injuste, ce « n’était pas totalement leur faute » où ils ont sévèrement raté un truc. Bref une
deuxième chance pour ces onze team qui ont plus ou moins marqué l’histoire de ce jeu un peu dingue. Cette édition a la malchance d’avoir des petits défauts : on pourrait aisément l’appeler « la saison qui roule à gauche » ou « la saison camping » puisque il y a une trop forte tendance à traîner dans les mêmes coins (deux étapes en Australie, deux en Chine, deux en Inde… avant l’Autriche, le Liechtenstein…) et il y a de quoi se demander si les « étapes non éliminatoires » n’étaient pas … bizarrement placées… pour sauver les équipes qui déconnaient un peu trop en allant prendre les mauvaises autoroutes pendant des heures avant de se rendre compte du problème.

Bon, il n’empêche que cette saison est réellement excellente, c’est un sentiment qui tombe à chaque fin d’épisode, pour les sept premiers en tout cas. Ce show marche toujours aussi bien, ne se fatigue pas encore vraiment et gagne en qualité formelle là où le reste marche déjà très bien. Le casting est donc fatalement plus qualitatif que la moyenne – et, bonheur, les premiers virés étaient largement les moins intéressants ou les moins qualifiés pour participer à cet esprit « All Star ». Du coup, chaque sortie est une petite torture
puisqu’on se débarrasse forcément d’un duo attachant, sympa ou juste très efficace. Y’a que dans cette émission où vous verrez des papis asiatiques à l’anglais aléatoire s’arrêter en pleine course pour manger des sardines, j’ai dit.

 D’autant plus qu’avec les mécaniques habituelles de jeu (Roadblock, Detour, U-Turn, si vous ne connaissez pas le topo vous saurez aisément vous renseigner) le jeu en lui même devient réellement bien… monté. Il y a toujours une once de suspense et nombre de situation assez dingues, assez bien gérées via avalanche de parallèles, de split-screens… et un traitement du son mieux fichu et plus, on va dire, immersif. Même si il y a ce sur-abus d’effets sonores pour dramatiser un peu les choses (exemple : la caméra cogne une
vache, on entends derechef un « Meuuuh » ou autre exemple, un camion fait semblant de foncer sur une team en taxi ce qui forcera un « HONK HONK » un peu vidéo gag) on note un meilleur travail « d’ambiance » – quand la situation devient tendue, on a droit à une vraie petite tournerie sourde et angoissante, un petit silence pesant, une pause qui gêne volontairement le rythme… c’est qu’un détail mais ça renforce l’ambiance d’un jeu basé exclusivement sur le rythme, là où vous ne verrez jamais un plan de plus de cinq secondes. Ca changera radicalement avec cette bouse de Pékin Express qui – vous en conviendrez – est dégueulasse de monotonie. On peut faire un bingo avec les trucs chiants de cette émission : la case centrale serait « Equipes ayant toujours la même tronche » qu’on pourrait entourer de « rythme pourri » « émerveillement gratuit » « ils sont pauvres et ils donnent plus que nous » « UNE EXTRA AMULETTE D’UNE VALEUR DE CINQ MILLE EUROS » etc etc etc, pauvre de nous avec nos concepts mal foutus qui ne se renouvellent pas.

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 En attendant, avis laconique sur les séries en cours :

 – Desperate Housewives S7 : « Oui, à Wisteria Lane, on tourne en rond depuis trois ou quatre ans, mais Concombre continue à regarder pour les
dialogues, c’est évident »

– United States Of Tara S2 : Toujours une bonne surprise, pas le haut du panier à-ne-pas-manquer mais même si on accuse un peu de ce schéma redondant du « personnage principal sclérosé qui surmonte ça » le traitement global du truc est assez bon, les gens y sont assez charismatiques et le bidule allie humour classique et actuel. Tout ça est très générique comme description mais il n’empêche que c’est de la bonne

– Nurse Jackie S2 : Edie Falco incarne une infirmière accroc aux médicaments qui jongle entre deux hommes et ses enfants psychotiques bla bla bla scléroses de partout, toujours les séries Showtime qui se repêtent mais font bien les choses. Assez passionant à suivre, toujours pas de surprises majeures, simple, efficace, relire le paragraphe du dessus éventuellement, ils sont tout à fait interchangeables

– Weeds S5 : Je ne sais pas ce qu’attends Canal pour diffuser ça mais je sais juste qu’à la fin il y a une triste histoire de marteau et de crâne

– Doctor Who : BIENTOT, PROMIS

– Portes ouvertes du blog : Hey, n’oubliez pas que pour le début du mois prochain, vous pouvez m’envoyer votre propre prose!

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