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Daily Archives: 29 mars 2011
A poil!
» Méééé Bat’, qu’est-ce qui s’passe? »
– J’ai vu un anime qui s’appelle Spice and Wolf, je viens de terminer le treizième et dernier épisode… et quand, comme d’habitude, il a fallu procéder au rituel implacable de la notation… je n’ai pas réussi à mettre plus de 5, soit la note que j’avais mis à La Mélancolie d’HARUHI SUZUMIYA.

- O.o »
Pauvre Baptiste, c’est vrai qu’il a été dans une situation pas évidente… et figurez vous que je viens de vivre exactement la même et là je me retrouve dans une situation pas géniale où je me sens obligé de faire un petit post bien pète-sec, tout ça parce que je me suis forcé à mater un anime pour la fierté d’avoir une ligne My Anime List de complétée en plus. Bon, si on veut être un peu méta je devrais surtout commencer à faire mon boulot sur Fontenelle (pour demain hein, je vous la fais pas) mais autant faire les choses jusqu’au bout.
Pourquoi Spice & Wolf? J’aurais pu vous parler de pleins d’autres trucs, je recommence enfin à apprécier quelques autres univers issus de la japanime, comme Panty et Stocking, les Vacances de Jésus et Bouddha ou le fameux « Que ta volonté soit faite » – mais Spice and Wolf est un anime que je laissais traîner depuis
le tout début d’année et quand on arrive pas à mater treize épisodes en moins de 3 mois complets, c’est qu’il y a un très gros problème. Un ENORME problème, touffu et tsundere.
J’vais vous le dire, ça faisait un certain temps qu’une certaine et même personne me conseillait régulièrement le visionnage de cet anime mais j’ai l’impression que c’était plus motivé envers un personnage, Horo donc, l’Ultra Miss Thalie 2010. (D’ailleurs, Crona est toujours en lice et continue de se faufiler vers le round suivant, il n’en reste plus que 9 sur 120, je vous invite à vous y inscrire et juste voter avant de passer à autre chose) – dans ma logique à moi, ça donnait à Horo une certaine contenance acquise avant même de mater le truc, et l’anime en lui même était probablement très bon pour qu’il soit plébiscité dans un concours s’étalant sur plusieurs mois… je mate donc le début et VLAM, je me retrouve avec une fiction que je fais traîner et dont je regarde d’un oeil distrait tout en faisant autre chose, sachant que j’ai maté un épisode tout en matant un autre épisode d’un anime différent.
Pourquoi des épices, pourquoi des loups, je vous explique tout ça, prenez donc posément votre Kinder Bueno en main avant qu’une voisine chiante fasse irruption. Spice and Wolf est un anime se déroulant dans un lieu vaguement indéfini à une époque vaguement indéfinie (que je situerais intelligemment quelque part entre le moyen âge et aujourd’hui) où vagabonde Lawrence Craft, marchand un peu lambda avec son bouc et ses cheveux gris, mais voilà le plot twist où il rencontre Horo, divinité locale qui assure la bonne
production et la pitance du village local, Horo donc – déesse louve mais incarnée en femme-louve dotée d’oreilles et d’une queue… de louve. Ouais, je suis redondant mais c’est pour rendre hommage au rythme de cet anime!
… et c’est tout. Voilà… j’ai sérieusement résumé tout l’anime. Entre les deux, il y aura deux trois moments un peu rigolos où Lawrence dit « Ho, que tu as une grosse queue » à sa « compagne » mais on a là aussi vaguement fait le tour et il existe en plus une deuxième saison que je vais éviter de ce pas! C’est donc probablement une question d’affinité de genres… peut être qu’il existe des gens parmi vous qui aiment les séries extrêmement posées ou tout est dans le dialogue, rien dans l’action, 22 minutes à papoter sur le
même sujet et Horo awalpée de temps en temps pour nous redonner un petit gain d’attention de temps en temps. L’histoire démarre, Lawrence et Horo font leur petite rencontre atypique habituelle sous un doux fond mythologique et les deux partent sur la route et vont disserter économie dans les storylines les moins intéressantes de mon passif otaque… faire un anime sur l’argent et les transactions pourrait être épique – je veux dire, on a bien un manga qui rends le Go ou la fabrication des mangas justement épiques, tout les deux – mais là tout est pris de façon archi terre à terre, l’enjeu ne dépassant jamais véritablement le compte en banque de Lawrence. Je veux dire, le truc le plus grave qui lui arrive dans cette anime, c’est UNE DETTE. Une putain de dette, sérieusement? Du coup c’est exploité à fond et pendant dix minutes on le voit se prendre des râteaux par tout le village… c’est tout sauf intéressant.

C’est con parce que Spice And Wold est quand même à deux doigts de choper le plus important et d’installer un univers qui lui est propre : cette ambiance médiévale, les tavernes, les chambres, la bière, les pommes, l’économie… et il installe même deux-trois gimmicks intéressants mais rien qu’à la vision de ces openings/endings chiants comme la mort, on sait qu’on ne va absolument pas être bousculé par ce qu’on va voir. Même techniquement hein, c’est pas fabuleux, un peu moche voir pas très bien animé, la musique derrière illustre bien le concept de générique, y’a pas de grands points majeurs qui me viennent en tête.
Des enjeux dans Spice And Wold, il y en a quand même un peu… mais ils s’écrasent lamentablement par terre après avoir décollé de trente centimètres. Prenez Lawrence, par exemple… quel est son rapport avec les femmes? Hé bien, on nous présente au tout début celle qui fait un peu archétype amie-d’enfance-future-femme-de-mariage-arrangée, on ne la voit plus pendant un certain temps et elle réapparaît comme par magie dans un rôle singulièrement sorti de nulle part avant de repartir dans le néant et le cosmos de la non-continuité. C’est pas grave! Il reste Horo, THE argument d’autorité de l’anime! Horo, en plus d’avoir donc une queue qui bouge tout le temps (et c’est très mignon. Hé oui, je brûlerais en enfer) et des seins invisibles/fesses qu’on voit de temps en temps mine de rien, en plus d’incarner ce fantasme étrange et cette attitude qu’on nomme tsundere (en gros, les deux tiers du temps elle te fout des baffes, elle te fait des câlins pendant le reste) est, il faut le dire, supra charmante. Lawrence a lui aussi la chance d’être en 2D et on espère donc secrètement un début de romance. C’est con parce que c’est exactement ce sur quoi l’anime va se fixer. Un début de romance. Ils vont se tripoter, se donner la main, vaguement se teaser dans le même lit… faire semblant de sortir ensemble… mais non, au final, que dalle. DAMN, même moi je suis plus rapide dans le processus! Cette piste est grosse comme la queue d’Horo et ne sera jamais exploitée véritablement, comme en témoigne cette dernière séquence qui va jouer avec cette relation et … faire semblant d’amorcer quelque chose avant de te lancer en pleine face « AH! C’était une blague! » … toi, tu es là et tu te dit « D’accord, mais tout ça a avancé à quoi, finalement? »
… Ben… à pas grand chose. Il y a deux trois storylines, toujours axés sur l’échange et l’argent, mais je n’ai honnêtement pas toujours compris ce qu’il se passait. C’est pas comme si Spice and Wolf nécessitait un intense effort de lecture et de réflexion, c’est juste qu’il est parfois très imprécis, je ne comprenais pas toujours les tenants et aboutissants de tels ou tels scènes. On parle de guildes, d’alliances, de vente… mais on a l’impression que cet anime vit dans son monde à lui avec ses propres règles. Ce n’est pas un défaut en soit mais quand ce monde est dirigé selon des règles incompréhensibles et aléatoires, on peut aussi se mater Twin Peaks. Du coup, je n’ai pas compris grand chose des trois derniers épisodes… mais c’est un sentiment qui était latent durant tout le visionnage. Pourquoi cette scène, pourquoi ce dialogue, pourquoi cette réaction… et pourquoi ces personnages, finalement? Personne ne paraît profond, développé, intéressant quoi. Je dis pas que tout le monde doit avoir un passé mystérieux où un cadavre à planquer mais là on reste dans un registre extrêmement neutre, badaud quoi. Des fictions avec trois chalands et un quidam, on peut faire ça dans la rue – Horo ne fait même pas « gageure fantastique » puisque strictement rien n’est expliqué
ou avancé autour de son personnage. Je suis à deux doigts de comparer ça à un porno : tout dans la gueule, une musique d’ascenseur et pas de scénario… sauf qu’il faut aller sur Gelbooru après. Ne vous y trompez pas : j’exagère, je suis seulement passé à coté. Peut être que le genre peut vous plaire, peut être que je l’ai « mal » regardé, toujours est-il que je suis loin d’être enthousiaste parce que cet anime n’apporte pas grand chose – au moins, il a le mérite d’être court… mais terriblement chiant.

« -Bref.«









