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Daily Archives: 19 mars 2011
Joyeuseries musicales – Bachannales 11
Encore encore encore encore encore! Sixième post, deuxième de cette année scolaire, ça fait déjà quatre mois depuis la dernière fois. C’est également la première fois que le contenu de ce sixième post musical est connu d’avance, peu de surprises pour vous mais toujours un moyen d’avoir quelques bonnes tranches d’art dans les oreilles. Aujourd’hui, beaucoup de clavier, de morceaux exagérément longs et de chanteurs Monsieur-Madame. Allons-y…

Linkin Park – Breaking The Habit
Et oui, c’est bon, si j’avais une once de charisme à vos yeux je vais pouvoir la perdre en live : j’aime bien Linkin Park. Enfin, j’aime bien, comme j’aime bien prendre une salade au Macdo ou manger des légumes bio, une fois de temps en temps, sur tel ou tel titres… et pour le plaisir de l’anecdote, Breaking The Habit est de loin ce que j’ai le plus aimé du groupe. Je garderais pour moi la façon dont ce souvenir est remonté (c’est assez intimement lié au blog, vous verrez bien) mais le Cassagedel’habitude a quelque chose en plus… après tout, Linkin Park c’est souvent la même formule : un degré en dessous du 1, un mec qui hurle (j’aime bien Crawling mais on la trouverait facilement et légitimement ridicule à ce niveau) et un petit sens harmonique assez poussé. Par contre si y’a bien un truc qui ruine continuellement les choses y’a bien le rap de Mike Shinoda qui vient toujours ruiner considérablement l’ambiance… mais ça c’est davantage un réflexe d’Hybrid Theory, dont Meteora est une simple continuation, là où l’enrengistrement sur les volcans grecs devaient donner un résultat « totalement novateur » mais non, on a juste pris les mêmes etc etc… et là je trouve qu’on tape dans le meilleur. Guitare archi discrète et quasi inexistante pour une visée plus « synthétique », chant presque calme et pourtant toujours enrengistré comme si le micro était dans la pièce d’à coté… et jamais Linkin Park n’a été aussi, on va dire, mélodique. Probablement la meilleure piste de
l’album, j’aime bien.
l’album, j’aime bien.
The Who – Baba O’Reiley
Niveau rock classique j’ai quand même pas mal de retard et j’aimerais arrêter de découvrir les classiques de Who uniquement via les différents génériques des Experts… là aussi je dois remercier Harmonix pour me faire payer une piste deux Euros et comprendre les trucs géniaux du passé. (Par ailleurs, le Live At Reeds a été réédité, ça peut faire un joli cadeau pour vos parents… ou vos petits-enfants) j’aime bien Baba O’Reily. J’ai n’ai strictement aucune idée si c’est un lieu, une personne ou quoi que ce soit, je suis vraiment à la ramasse dans la mythologie de ce groupe mais ce que j’aime dans ce morceau c’est sa capacité à se transformer. Bon, le plus connu reste cette intro au clavier qui fait très « HEY LES GARS J’AI DECOUVERT UN TRUC FAISONS MUMUSE » et cette jolie petite ballade gentiment rock qui suit… mais j’aime encore plus cette sortie et cette tournerie orientale soudaine. Sans prévenir personne, on rentre dans cette boucle, on sort les cordes, derrière ça s’agite et c’est de plus en plus rapide avant de définitivement s’emballer pour le Big Rock Ending, et avant que le bazar ne s’arrête (j’adore les fins brutales et silencieuse comme ça) il y a cette dernière petit tire-fesse musical où on trouve ce petit son très sympa qui pourrait être un double stop gratté mais qui s’avère – a priori – être une répétition de caisse claire, je ne sais pas si vous voyez de quoi je parle… enfin, comme d’habitude, du quasi-classique. J’ai encore beaucoup de passé musical à rattrapper avant de pouvoir apprécier tout ce qu’on à aujourd’hui!
Yes – America
YES. Encore, encore encore encore. Après avoir eu une poussée nostalgique via Rock Band et Roundabount, me suis dit qu’il me fallait écouter Fragile – un album assez frustrant puisqu’il contient, on va dire, peu d’univers différents proposés et j’entends par là peu de pistes! Une reprise d’un extrait classique, trois énormes morceaux dans le même esprit et quelques transitions très expérimentales, il y a au final très peu de choses à se mettre sous la dents. J’ai donc commencé à écouter quelques morceaux du groupe (avant les années 80, c’est très important, cette décennie a vraiment très peu servi l’histoire de ce groupe qui a dégringolé en se pétant les dents sur chaque arrête d’escalier possible) et America est d’une constance assez folle, aucune parcelle de ces dix minutes de lasse, on peut facilement décomposer le bazar en plusieurs phases. Cet extrait est sur-jouissif dans tout ce qu’il présente : tournerie à la gratte gentillement country, accords de claviers en contre temps, ride omniprésente et sublime harmonie de trois voix qui viennent se superposer au fur et à mesure – ça fait un peu chorale mais on va s’en foutre pour le moment – et enfin, cette basse très boostée, un procédé assez rare mais cher au rock progressif.
Vive le progressif, le progressif est roi!
Vive le progressif, le progressif est roi!
Mindless Self Indulgence – Faggot
Ces temps ci j’ai une sorte de fétiche pour les voix de divas … masculines. Après avoir pigé que la voix de Jane’s Addiction était un mec, j’ai enchaîné directement avec plusieurs autres « traps musicaux » dont quelques titres de ce groupe bizarrement connu dans les sphères des Internets. Typiquement le groupe « à esprit » (et vous me direz que c’est foncièrement lié, vous n’avez pas du entendre une chanson de Marc Lavoine) toujours extrêmement speed, rythmiquement barré et grosse emphase sur la musique synthétique, là aussi. Mindless Self Indulgence est l’un des rares groupes à rendre la musique… épileptique. Des petits bruits, partout, tout le temps, si possible très rapprochés histoire de rendre le tout agressif mais encore potable. Alors je parle pas des paroles SUPER DEBAUCHEES, tellement efficace avec ce ton et ce chant pourtant impeccable, c’est typiquement le truc qu’on pourrait chanter sous la douche posément ou en costard devant une foule de cinquantenaires – mais là on tape dans une sorte de métal électronique inclassable et… c’est originial. Pas inoubliable parce que le groupe a vraiment tendance à trop s’installer dans tels ou tels gimmicks qui reviennent tout le temps mais le temps de découvrir, d’aimer un peu et de passer à autre chose, c’est toujours ça de pris. C’est très déjanté, c’est tout ce que je demande!

John Lennon – Gimme Some Truth
C’est très gênant. Toujours dans cet esprit « un début de nuit : un album à découvrir » je me suis fait une extension du trip Beatles qui constituait mon petit fil rouge musical de l’année dernière. Autant prolonger un peu les choses avec les carrières solos de chacun en excluant Ringo Starr et Paul MacCartney d’office (je n’arrive pas à saquer Wings, c’est fou) et il était de bon aloi de commencer par s’écouter le fameux Imagine, sorti en DLC sur un petit jeu de rythme que vous connaissez peut-être. CE FUT LE DRAME puisqu’il se trouve que le titre éponyme est – et je suis le plus objectif possible – nettement le moins intéressant du lot! Mou du genou, sans grand interêt, pas comme si le reste était franchement speed ou progressif mais avec un peu plus d’énergie derrière. Gimme Some Truth a un peu plus attiré l’attention chez moi (et il s’avère que c’est l’une des plus connues, comme quoi tout est lié) parce que j’aime bien son sens de la … nonchalance. Le temps des Fab Four est bel et bien fini, on sent très bien qu’il n’y a plus cette entiereté, ce syncrétisme total et qu’on se limite désormais à l’esprit et l’univers d’une seule personne mais c’est plutot pas mal. Un petit peu de piano, un petit peu de gratte au son nasillard (et même un solo! De John Lennon! Un Solo de John Lennon!) et la magie du branleur le plus génial de l’histoire de la musique s’accomplit! Un album dont je recommande l’écoute (à contrario de London Calling qui m’a ennuyé sévère, Rudie Can’t Fail mis à part, ça n’as pas beaucoup de rapport mais il fallait que je le dise quand même)
Lit – I’m Not Sick But I’m Not Well
Bon alors ce fameux syndrome qui fait que tu découvres une nouvelle piste avant de l’entendre subitement partout – quelque part vers début Novembre, j’ai enfin rattrapé le visionnage de Fight Club, depuis longtemps dans mes priorités. J’ai adoré comme à peu près tout le monde et j’avais retenu cet espèce d’hymne à la douce dinguerie… et vlan, les deux semaines qui ont suivi me l’ont imposé via deux ou trois moyens différents avant de tomber sur cette excellente vidéo du Nostalgia Critic qui l’utilisait également. Bon, c’est fait par qui? Lit? Ce groupe punkachien qui a pondu le super rienàfoutre « My Own Worst Ennemy »? Alors il s’avère que les origines de ce morceau sont extrêmement floues (c’est probablement une reprise) alors si vous êtes surs de votre version des faits, n’hésitez pas à la partager. Quoi qu’il en soit on va prendre cette version en compte, très péchue et un thème tellement sympa et rare dans la chanson! C’est plutot bête et méchant dans l’idée, rien de bien sophistiqué dans le traitement mais c’est cette énergie et cet esprit sclérosé-premier-degré-et-demi qui prime. Y’a même des petites harmonies, hé! Et … du pick scrape! Cette fameuse technique qui te fait glisser ton médiator sur une corde pour obtenir un « pfioooooouu » bien dégueulasse pour galvaniser les foules. On tape dans l’esprit punk alors c’est accords de puissance à gogo, guitare saturée, rythme rapide et de la voix qui monte dans les aigus. Lit, un groupe très actif sur scène, remonte dans mon estime mais en même temps je suis un mec qui juge un groupe sur un original et une supposée reprise…
Duran Duran – Rio
Ah bon, Duran Duran est un groupe Australien? Je serais incapable de citer plus de deux artistes ou formations australiennes. Peut être celui-là et … ACDC? Quoi qu’il en soit, plusieurs trucs me fascinent chez les double D. (Si cette blague vous a fait penser à la pochette éponyme, vous êtes de fieffés coquins) Cet amour du double entendre et cette fascination du corps féminin – devinez quel est le lien entre Rio, Girls On Film et Hungry Like The Wolf? On dirait presque un rébus – et justement, cette fois là aussi très androgyne… les clips laisseraient entendre que c’est bien un mec au micro mais je commence à ne plus être trop sûr de rien. Duran Duran est un groupe à la batterie très disco et qui n’hésite pas à transmettre l’amour du charley omniprésent, compilé à une guitare peu présente et finalement assez gratuitement dissonante… mais j’aime bien ce son modifié à envi qui s’approche du trompettiste! Pourquoi avoir viré les « Heeeey » bien planqués du premier refrain dans le reste de la chanson? Ca donnait un coté tribal sympa à l’ensemble… et maintenant, énigme : COMMENT ont-il fait pour obtenir cet arpège de synthé qui tourne en boucle? C’est franchement hypnotisant, on dirait que cette formule a été composée au hasard en prenant telle tonalité. Et et ET solo de saxophone, ce qui ravira tout les fans de l’Eurovision…. Je conseille le visionnage du clip si vous aimez les bateaux, le soleil et les bonnes ambiances diurnes. Ah, les années 80, c’était pas que les couleuvres françaises qu’on connaît…
Rush – The Spirit Of Radio
Bon comme dernier Baromêtre 2010 je me suis gardé de mettre Buy Nothing Day pour préserver cette attitude monomaniaque que je peux avoir parfois et je voulais lancer un clin d’oeil au best-off du même nom de ce groupe dont je ne cesse de découvrir le génie pré-années 80 (et oui, encore) The Spirit Of Radio est un morceau incroyablement fascinant et contient un tas de petits trucs attirants. D’autant plus surprennant que tout les gimmicks de l’album Moving Pictures sont là… et ce morceau est en quelque sorte une exposition très concentrée du « futur du groupe ». Le batteur divin Neil Peart et ce gimmick grosse caisse-ride qu’on entends très souvent, des gros accords de gratte délayés, des petites clochettes et plein de trucs qui font du bruit quand on tape dessus, c’est du tout bon. Ne serait-ce que ce riff complètement surréaliste ou ce petit passage reggae qui sert de pont, pourquoi pas près tout? (Et ENCORE une voix de fausse nana, décidemment) ce morceau, ce groupe, cet esprit… c’est du tout bon. Je peux pas dire que j’aime : « j’aime » les Twix Glacés ou « j’aime » aller voir un bon film mais là on est clairement un degré au dessus. Ce trio à tout compris. Fanboyerie et nostalgie mis à part, j’admire la capacité de Rush à écrire des chansons belles à pleurer sur n’importe quel thème, de la bagnole à la camaraderie et l’indépendance des ondes. Prière de m’indiquer prestement où peut on trouver ce ci bon esprit dans les bandes FM actuelles, je me met à genoux là!

Russ Landau – Ancient Voices Nicaragua / Redemption Island
Russ Landau est un compositeur généralement employé pour la télé américaine. Son plus grand succès reste la multitude de thèmes qu’il a composé pour le meilleur jeu de télé réalité du mooooonde! Ce jeu a la spécificité d’avoir un générique variant selon le lieu ou la thématique de la saison : la ligne de « Héhéhohéyiéyiaaa » et la mélodie habituelle du générique sont toujours là, le reste est toujours modifié et cette année on a pu entendre la 21è et 22è composition différente… et l’une des deux, pour la première fois, a été censurée par la chaîne CBS au détriment du tout premier thème. Bref! La version Nicaragua est un tout petit peu trop osée avec son délire flamenco sorti de nulle part, sa guitare sèche super déplacée dans le contexte, ça n’a pas plu aux grosses légumes! Pourtant, j’aime bien. Ca n’atteint pas le génie de la version China mais les castagnettes et les flutiaux bien forts donnent pas mal de contenance inattendue au truc… en vidéo, ça rends moi bien, parce qu’un bon générique c’est aussi et surtout un bon travail de la photo et les monteurs ont été un peu feignants. Bref j’ai une grande préférence pour la deuxième version, tellement plus… subtile, et c’est cet amas de subtilité qui arrivent quand même à la démarquer de tout les autres. Des petits effets sonores très cachés, très « lourds », une toute petite dissonance bien placée et assez délicieuse et là aussi un travail de flûtiste bien plus minimaliste mais encore plus efficace, du coup, ça rendrait certains passages presque « doux » pour un show aussi VIRIL! De toute façon, ça fait longtemps que Russ Landau ne se fatigue plus trop pour pondre des génériques originaux
puisque les monteurs ont pris le mauvais réflexe de toujours le couper au montage pour gagner une minute de pub. Hurr durr
puisque les monteurs ont pris le mauvais réflexe de toujours le couper au montage pour gagner une minute de pub. Hurr durr
School Of Seven Bells – The Wait
Au final je me rends compte que dans chaque lot je met un extrait de ce genre : groupe récent, très peu connu en France et dont l’utilisation récente de telle ou telle piste dans une série américaine booste un peu la popularité à travers le monde… des vilains pirates (stealing shit on the high seas) m’en fout, j’ai découvert School Of Seven Bells à Saint Cloud en Aout 2009, parmi d’autres innombrables groupes dont j’ai un peu blousé le potentiel (Passion Pit, notamment, j’ai loupé un Sleepyhead live comme le dernier des bleus) et c’est bien marrant parce que le nom du groupe est effectivement un gimmick omniprésent dans le tiers de leurs compos et de l’album Disconnected From Desire. The Wait est une piste longue, très longue – six minutes qui s’installent, se posent, repartent aussitôt – le tiers sert juste à installer le gimmick et la grille de clochettes qui seront le fil conducteur du morceau. On répète ça une trentaine de fois dans les quatre minutes restantes et on pose tranquillement la belle voix féminine bien 2010, en ajoutant un petit écho pour le plaisir du sérieux. Ce morceau est incroyablement relaxant et il en deviendrait presque… trop court! Comme souvent dans cet esprit, l’ensemble est très, très percussif, très carré, le rythme y est quasi-militaire. Ecouter ça c’est se laisser transporter dans le petit paradis bien cliché avec des nuages blancs, des petits anges ailés et du repos éternel – c’est assez interminable mais tu aimes quand même ça. Même la sortie est interminable : tu as l’occasion de penser trois ou quatre fois que cette boucle sera la dernière, et elle s’arrête carrément en milieu de cycle pour le plaisir du gag!
ACDC – Let There Be Rock (Live at Donington)
Ah bon, ACDC est un groupe Australien? Je serais incapable de citer plus de deux artistes ou formations australiennes. Peut être celui-là et … Duran Duran? OH YEAH. Là aussi la folie du hasard fait que je me suis procuré le très célèbre concert donné en 1991. J’aurais pu mettre n’importe quelle piste puisqu’au final j’ai découvert un bon gros tiers des morceaux joués (j’aime bien Fire Your Guns) mais je préfère Let There Be Rock parce qu’il montre à quel point ACDC est le SEUL groupe qui peut autant… t’exciter avec un simple son de guitare. Tenacious D en est super loin : ces gars là ont trouvé LA formule rock qui émoustille les foules… cette version dépasse la dizaine de minutes, entre ses petites impros, ses impromptus scéniques et son interminable final qui a vu la mort de nombreuses cordes et doigts, il y avait de quoi faire pour choisir un extrait de trente secondes… mais là aussi me suis dit que la toute fin était le plus intéressant à mettre. Au final, ce morceau c’est un riff, un solo, un riff, un solo etc. La notion de refrain est mise un peu au placard pour de la pure démonstration guitaristique et vazi que je t’en met du solo final en trémolo picking et que la montée dans les aigus est synonyme de montées de lait pour tout le monde. Pour reprendre le fameux sketche « C’est quoi le rock? » (souvenez vous, Led Zep, dragsters, premier rang) ben moi ma réponse ce serait cette quintuple dernière note bendée. Ce solo final transforme celui qui l’écoute en monstre assoifé de ROCK, je déconseille très fortement l’écoute de cette piste et de ce live quand vous conduisez, vous aurez vite fait de vous retrouver en prison.
The Cranberries – Linger
Pour l’anecdote, j’étais sensé mettre « Be Aggressive » de Faith No More et je me suis tout simplement planté d’extrait… et le résultat est tellement à l’opposé de l’intention de base que je me suis dit qu’on allait garder les Cranberries, dont je me suis récemment enfilé un best off qui m’a fait passer un début de nuit absolument délicieux (avant une journée un peu moisie et si peu réveillée) Ce que j’aime dans cette formation Irlandaise (et hop hommage branleur à la saint Patrick trouvé) c’est cette espèce d’esprit complètement… pas bon enfant, bah nécessairement positif ou gentil (parce que Zombie n’est pas la joie de vivre incarnée) mais juste très généreux, limite sentimental… ou chaleureux, voilà. La voix de Dolores est comme une cuilerrée d’amour et de sympathie pour nos oreilles, tout ça plus un esprit très acoustique qui aura marqué l’intégralité de l’existence du groupe, à jamais estampillé « années 1990″. Linger est donc l’un des premiers singles du groupe et pose d’emblée cet esprit très laaaaangoureux. Chuchotage, chant très sensuel et « humming » bouche fermée (sérieusement, c’est quoi le mot français pour ça? Faire Hmmm Hmmm?) avec bonus thématique super sentimentale sur le premier amour – un jeune militaire – de la chanteuse. C’est inspiré (comme à peu près n’importe quelle chanson d’amour un tant soit peu traumatisée) et toute cette chaleur se trouve ici dans ces coups de violons, cette batterie exclusivement caisse claire, ces deux trois harmonies chantées ici et là… un morceau culte et assez émouvant que j’ai découvert en retard. Vous savez, le fameux syndrome « Aaaaah, ce morceau LA! »









