Monthly Archives: mars 2011

A poil!

 » Méééé Bat’, qu’est-ce qui s’passe? »

Image-2-copie-1.png  – J’ai vu un anime qui s’appelle Spice and Wolf, je viens de terminer le treizième et dernier épisode… et quand, comme d’habitude, il a fallu procéder au rituel implacable de la notation… je n’ai pas réussi à mettre plus de 5, soit la note que j’avais mis à La Mélancolie d’HARUHI SUZUMIYA.

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 – O.o »

 Pauvre Baptiste, c’est vrai qu’il a été dans une situation pas évidente… et figurez vous que je viens de vivre exactement la même et là je me retrouve dans une situation pas géniale où je me sens obligé de faire un petit post bien pète-sec, tout ça parce que je me suis forcé à mater un anime pour la fierté d’avoir une ligne My Anime List de complétée en plus. Bon, si on veut être un peu méta je devrais surtout commencer à faire mon boulot sur Fontenelle (pour demain hein, je vous la fais pas) mais autant faire les choses jusqu’au bout.

 Pourquoi Spice & Wolf? J’aurais pu vous parler de pleins d’autres trucs, je recommence enfin à apprécier quelques autres univers issus de la japanime, comme Panty et Stocking, les Vacances de Jésus et Bouddha ou le fameux « Que ta volonté soit faite » – mais Spice and Wolf est un anime que je laissais traîner depuis
le tout début d’année et quand on arrive pas à mater treize épisodes en moins de 3 mois complets, c’est qu’il y a un très gros problème. Un ENORME problème, touffu et tsundere.

 J’vais vous le dire, ça faisait un certain temps qu’une certaine et même personne me conseillait régulièrement le visionnage de cet anime mais j’ai l’impression que c’était plus motivé envers un personnage, Horo donc, l’Ultra Miss Thalie 2010. (D’ailleurs, Crona est toujours en lice et continue de se faufiler vers le round suivant, il n’en reste plus que 9 sur 120, je vous invite à vous y inscrire et juste voter avant de passer à autre chose) – dans ma logique à moi, ça donnait à Horo une certaine contenance acquise avant même de mater le truc, et l’anime en lui même était probablement très bon pour qu’il soit plébiscité dans un concours s’étalant sur plusieurs mois… je mate donc le début et VLAM, je me retrouve avec une fiction que je fais traîner et dont je regarde d’un oeil distrait tout en faisant autre chose, sachant que j’ai maté un épisode tout en matant un autre épisode d’un anime différent.

 Pourquoi des épices, pourquoi des loups, je vous explique tout ça, prenez donc posément votre Kinder Bueno en main avant qu’une voisine chiante fasse irruption. Spice and Wolf est un anime se déroulant dans un lieu vaguement indéfini à une époque vaguement indéfinie (que je situerais intelligemment quelque part entre le moyen âge et aujourd’hui) où vagabonde Lawrence Craft, marchand un peu lambda avec son bouc et ses cheveux gris, mais voilà le plot twist où il rencontre Horo, divinité locale qui assure la bonne
production et la pitance du village local, Horo donc – déesse louve mais incarnée en femme-louve dotée d’oreilles et d’une queue… de louve. Ouais, je suis redondant mais c’est pour rendre hommage au rythme de cet anime!

 … et c’est tout. Voilà… j’ai sérieusement résumé tout l’anime. Entre les deux, il y aura deux trois moments un peu rigolos où Lawrence dit « Ho, que tu as une grosse queue » à sa « compagne » mais on a là aussi vaguement fait le tour et il existe en plus une deuxième saison que je vais éviter de ce pas! C’est donc probablement une question d’affinité de genres… peut être qu’il existe des gens parmi vous qui aiment les séries extrêmement posées ou tout est dans le dialogue, rien dans l’action, 22 minutes à papoter sur le
même sujet et Horo awalpée de temps en temps pour nous redonner un petit gain d’attention de temps en temps. L’histoire démarre, Lawrence et Horo font leur petite rencontre atypique habituelle sous un doux fond mythologique et les deux partent sur la route et vont disserter économie dans les storylines les moins intéressantes de mon passif otaque… faire un anime sur l’argent et les transactions pourrait être épique – je veux dire, on a bien un manga qui rends le Go ou la fabrication des mangas justement épiques, tout les deux – mais là tout est pris de façon archi terre à terre, l’enjeu ne dépassant jamais véritablement le compte en banque de Lawrence. Je veux dire, le truc le plus grave qui lui arrive dans cette anime, c’est UNE DETTE. Une putain de dette, sérieusement? Du coup c’est exploité à fond et pendant dix minutes on le voit se prendre des râteaux par tout le village… c’est tout sauf intéressant.

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 C’est con parce que Spice And Wold est quand même à deux doigts de choper le plus important et d’installer un univers qui lui est propre : cette ambiance médiévale, les tavernes, les chambres, la bière, les pommes, l’économie… et il installe même deux-trois gimmicks intéressants mais rien qu’à la vision de ces openings/endings chiants comme la mort, on sait qu’on ne va absolument pas être bousculé par ce qu’on va voir. Même techniquement hein, c’est pas fabuleux, un peu moche voir pas très bien animé, la musique derrière illustre bien le concept de générique, y’a pas de grands points majeurs qui me viennent en tête.

Des enjeux dans Spice And Wold, il y en a quand même un peu… mais ils s’écrasent lamentablement par terre après avoir décollé de trente centimètres. Prenez Lawrence, par exemple… quel est son rapport avec les femmes? Hé bien, on nous présente au tout début celle qui fait un peu archétype amie-d’enfance-future-femme-de-mariage-arrangée, on ne la voit plus pendant un certain temps et elle réapparaît comme par magie dans un rôle singulièrement sorti de nulle part avant de repartir dans le néant et le cosmos de la non-continuité. C’est pas grave! Il reste Horo, THE argument d’autorité de l’anime! Horo, en plus d’avoir donc une queue qui bouge tout le temps (et c’est très mignon. Hé oui, je brûlerais en enfer) et des seins invisibles/fesses qu’on voit de temps en temps mine de rien, en plus d’incarner ce fantasme étrange et cette attitude qu’on nomme tsundere (en gros, les deux tiers du temps elle te fout des baffes, elle te fait des câlins pendant le reste) est, il faut le dire, supra charmante. Lawrence a lui aussi la chance d’être en 2D et on espère donc secrètement un début de romance. C’est con parce que c’est exactement ce sur quoi l’anime va se fixer. Un début de romance. Ils vont se tripoter, se donner la main, vaguement se teaser dans le même lit… faire semblant de sortir ensemble… mais non, au final, que dalle. DAMN, même moi je suis plus rapide dans le processus! Cette piste est grosse comme la queue d’Horo et ne sera jamais exploitée véritablement, comme en témoigne cette dernière séquence qui va jouer avec cette relation et … faire semblant d’amorcer quelque chose avant de te lancer en pleine face « AH! C’était une blague! » … toi, tu es là et tu te dit « D’accord, mais tout ça a avancé à quoi, finalement? »

 … Ben… à pas grand chose. Il y a deux trois storylines, toujours axés sur l’échange et l’argent, mais je n’ai honnêtement pas toujours compris ce qu’il se passait. C’est pas comme si Spice and Wolf nécessitait un intense effort de lecture et de réflexion, c’est juste qu’il est parfois très imprécis, je ne comprenais pas toujours les tenants et aboutissants de tels ou tels scènes. On parle de guildes, d’alliances, de vente… mais on a l’impression que cet anime vit dans son monde à lui avec ses propres règles. Ce n’est pas un défaut en soit mais quand ce monde est dirigé selon des règles incompréhensibles et aléatoires, on peut aussi se mater Twin Peaks. Du coup, je n’ai pas compris grand chose des trois derniers épisodes… mais c’est un sentiment qui était latent durant tout le visionnage. Pourquoi cette scène, pourquoi ce dialogue, pourquoi cette réaction… et pourquoi ces personnages, finalement? Personne ne paraît profond, développé, intéressant quoi. Je dis pas que tout le monde doit avoir un passé mystérieux où un cadavre à planquer mais là on reste dans un registre extrêmement neutre, badaud quoi. Des fictions avec trois chalands et un quidam, on peut faire ça dans la rue – Horo ne fait même pas « gageure fantastique » puisque strictement rien n’est expliqué
ou avancé autour de son personnage. Je suis à deux doigts de comparer ça à un porno : tout dans la gueule, une musique d’ascenseur et pas de scénario… sauf qu’il faut aller sur Gelbooru après. Ne vous y trompez pas : j’exagère, je suis seulement passé à coté. Peut être que le genre peut vous plaire, peut être que je l’ai « mal » regardé, toujours est-il que je suis loin d’être enthousiaste parce que cet anime n’apporte pas grand chose – au moins, il a le mérite d’être court… mais terriblement chiant.

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 « -Bref.« 

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Mario Maso 3×08

Vous savez, si on me demande « quelles sont les plus grandes qualités d’Arez? » je balancerais probablement cette vidéo. Notez bien cet incroyable sens du dialogues, ces différentes strates d’humour savamment
distillées, cette chute hilarante et si bien précipitée.

 Sinon, il est venu commenter la suite de la DECHEANCE. Cette saison n’est plus consacrée à un jeu mais bien à un foutu niveau… donc on progresse, gentiment, tranquillement, finalement j’arrive à faire autant d’épisodes que la dernière fois, tout simplement parce que je coupe des tartines de vidéo pour arriver à 40 minutes! Bon, vous manquerez pleins de trucs un peu vulgaire, c’est pas trop grave, mais vous aurez quand même droit à votre dose de languedeputage et de pleins de discussions éclairées sur la real-tv. 

 Si vous matez cette vidéo juste dans l’espoir de me voir avancer, vous pouvez directement aller faire autre chose, prendre un croissant par exemple. (Oui, le son est un peu bizarre, j’ai changé de micro et il est unidirectionnel du coup on a un peu l’impression que je suis dans la pièce d’à coté, mais c’est une illusion, calmez vous)

(Par contre je sais pas pourquoi l’image est subitement devenue carrée sur la deuxième vidéo, j’ai du bidouiller un truc sur Vegas, il s’est senti offensé et m’a pondu ça. Voilà.)
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Bait and switch

Je pars toujours du principe que je m’adresse à une cause acquise d’avance qui connaîtra les enjeux et le vocabulaire lié à tout les trucs un peu improbables dont je fait le rapport ici, mais de temps en temps j’essaie au mieux d’expliquer les choses posément à ceux qui découvriraient totalement le sujet du post du jour. Aujourd’hui, c’est une intention perdue d’avance : ce jeu a dejà un an dans les rotules et il fait partie d’une saga archi connue. Expliquer ce qu’est un jeu de rôle comme si vous étiez des papys serait un peu vous prendre pour des cons! Pour exposer les choses le plus simplement possible, la saga Final Fantasy est une sorte de marathonien du jeu vidéo, l’une des séries ayant le plus d’impact chez les gamers – pourtant toujours triés sur le volet, les jeux sortant toujours sur les mêmes consoles. Chaque Final Fantasy est un jeu de rôle à « l’ancienne » – on bute des monstres, on gagne de l’expérience, on monte ses chiffres et on avance dans le scénario – mais chaque opus propose son propre univers, sa propre histoire, son propre casting… chaque jeu est différent mais le tout forme un grand ensemble avec ses gimmicks, ses « méta personnages » qu’on retrouve dans plusieurs jeux, etc etc… l’excellence est souvent de mise.

ff13p3016.jpgJusqu’à présent, j’étais extrêmement vierge face à cette série objectivement immanquable et c’est un an après la sortie du premier opus nouvelle génération ET porté sur 360 – tout ça plus une sévère baisse de prix qui m’a décidé à définitivement changer ça et à prendre…

Final Fantasy XIII. Un gros chiffre pour commencer cette série mais avant de parler de ce jeu, on va faire péter les ANECDOTES AMUSANTES DE LA SERIE

 – Mon seul contact antérieur s’est fait avec le IX, jeu à l’excellentissime réception critique mais… il a déjà dix ans et je peux pas m’empêcher de trouver ça un peu flippant

– Certains opus sont des MMORPGs dont le quatorzième qui, surprise, est sorti en décembre dernier. Je viens de l’apprendre et je pense pourtant avoir un minimum du sens de l’information dans le domaine ce qui me donne envie de pousser un « LOL » un peu péteux

– FFXIII étant ma référence de base, chaque autre jeu me paraîtras automatiquement moche, c’est la vie. De la même manière, FFXIII-2 est dans les tuyaux et ça rappelle de mauvais souvenirs aux habitués

 Mars 2010 a été un moins un peu … tumultueux, ne comptant pas moins de deux, DEUX jeux à problèmes – générés par les joueurs. FFXIII n’est pas très aimé puisqu’il est résolument différent de la série. Enfin, ça, c’est moi qui fait une supposition mais pour avoir une vague idée de ce que proposaient les précédents ce jeu est effectivement très marginal, son approche se destine à des gens comme moi qui voudraient découvrir la saga (d’où cette ouverture de plate-formes). Du coup, beaucoup ont crié au crime mais ce jeu étant ma base dans le domaine, il faut bien garder en tête le fait que je n’ai pas d’autres références et que j’ai donc plus de facilités à apprécier le jeu pour ce qu’il est et pas pour ce qu’on attendait de lui.

 N’empêche j’ai bien aimé Final Fantasy XIII et il pourra se targuer de m’avoir pompé un temps fou! Quarante cinq heures au compteur – c’est pas énorme pour un jeu en tant que tel mais à titre de comparaison, Pokémon Diamant ne dépasse pas les 66 heures – l’un des deux à une bien plus grande replay value, faites le produit en croix – c’est grossomodo LE truc qui a occupé mon rare temps libre en ces mois de Février-Mars… et c’est long, très long, pas toujours intense mais je n’ai jamais vraiment décroché. Une/deux heures de temps en temps, on sauvegarde, c’est comme parcourir des petits segments d’une grande ligne droite. C’est d’ailleurs ce qui a fait râler mais on y revient –

cfb1528996d9dfcd9cd671d5ede027a62dbc14bc.jpgDe deux choses l’une : soit j’ai une faible expérience des jeux à scénarios ce qui impliquerait une grosse tolérance de ma part, soit FFXIII possède véritablement un univers, raconte une histoire et sait exploiter ce concept si obscur qu’est la narration mais je vais être un gros lâche sans opinion et dire que le la situation englobe un peu les deux. Le jeu pourrait lui même nous introduire les mécaniques de son monde mais l’action commence cash in medias res et les plus courageux peuvent se coltiner des tartines de texte dans le menu du jeu. Deux choses : c’est chiant et je ne m’y suis pas attardé plus de cinq minutes – d’un autre coté tout y est vraiment poussé, puissances politiques, Histoire, Divinités… un vrai petit Treizopedia que vous lirez si ça vous amuse, il y a même un tas de petites infos sur les personnages que le jeu ne vous lancera jamais directement. Personnellement, je trouve ça plus plaisant à lire à la fin du jeu mais depuis quand aime-t-on un univers juste avant de la quitter?

En gros c’est une enième histoire de lutte entre deux univers opposés. Dans un contexte héroïc-fantasy-du-futur, nous sommes sur la planète Pulse, enfer hostile et habité par de grosses bêtes peu amicales. Son satellite, Cocoon, est l’équivalent colonisé et habité par les humains. Problème : le gouvernement local purge les habitants du deuxième en direction du premier. Pourquoi? Une apparition d’une relique de Pulse sur Cocoon, un Fal’cie… sorte de demi-dieu profondément lié à sa planète d’origine. Les Fal’cie ont la particularité de pouvoir choisir des humains et de leur confier une « tâche » – non stipulée mais imposée à son receveur. Ce dernier est marqué, devient un « L’cie » et deux choix s’offrent à lui – soit il l’accomplit et il devient cristallisé pour l’éternité, soit il devient une sorte de créature obsédée à vie par cette fameuse tâche. Pas génial – c’est pourtant ce qui va arriver à notre casting qui, d’une manière ou d’une autre, est lié à cette fameuse purge. Il faut donc compter sur ces six personnages chara-designés à mort :

– Lightning Farron – figure principale sans être l’héroïne (une notion qui n’a pas vraiment lieu d’être dans ce jeu, y’a qu’à regarder qui est le narrateur) ancien soldat qui a un vrai prénom, et il est très charmant. Se révolte en plein train vers Pulse et fait sauter la baraque – elle fait la gueule, affiche un sérieux parfois pénible et se bat avec un gros machin-épée-flingue hybride qui me fascine

– Sazh Katzroy : Fait presque sidekick comique avec son afro et son air de Chris Turk mais c’est plus le « rationnel » de la bande. Assez âgé, bon papa, rarement optimiste, il commence le jeu en tant que boulet littéral un peu neutre… et pas de bol, il était avec Lightning dans le train

– Vanille : une ado (hum) qui se balade en agitant les bras, fait des « hu hu » et pousse des petits cris de jouissance partout, vit dans un monde choupinet d’arc-en-ciels et de licornes et se comporte comme la dernière des optimistes désespérante. Elle était déportée avec…

– Hope Elsteim : ce gamin à une propriété étonnante : il a un centre de gravité situé entre les jambes et ça lui fait passer la majorité du jeu à tomber sur ses pattes en faisant « Naaaan ». A cette écharpe qu’on trouve partout aujourd’hui, n’arrive pas à évacuer un trauma imposé en début de jeu, bref le parfait petit geignard à l’anus inter-dimensionnel (oui parce que le mystère de l’endroit où il peut ranger son boomerang est assez épais)

– Snow (Hey Ho) Villiers : Blond, branleur, un peu voire très neuneu, le genre de type qui passe son temps à vouloir sauver tout et tout le monde en tapant du poing sur la paume de son autre main (comptez le nombre d’occurrences de ce geste et soyez épatés) à la tête d’une mini armée de rebelles, pur héros héroïque d’héroïsme.

– Fang, le sixième et mystérieux personnage qui n’apparaît pas tout de suite. Je ne dirais rien à part cette relation archi-ultra ambigüe qu’elle entretien avec un autre personnage, je vous jure, c’est super troublant

 Je fais exprès d’exagérer les traits : cette team fait vraiment bande cliché sorti d’un JDR entre potes. Chaque caractère est exacerbé au maximum du possible, tout le monde pue l’attitude over the top uniquement focalisé sur UN sentiment bien précis, le casting Digimonien dans toute sa splendeur.

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 MAIS. Le truc c’est qu’évidemment les choses ne sont pas si simplistes et chacun, au fil du jeu, va apprendre à évoluer dans leurs têtes et devenir de vrais persos charismatiques qu’on aime contrôler. Le scénario est plutot vaste, il s’en passe pas mal mais tout est focalisé sur les relations qu’entretiennent les personnages qui ont évidemment plus de liens insoupçonnés que prévu. Ce n’est pas génial dans le traitement, certains arcs de scénarios traînent tellement qu’on commence à sévèrement trébucher un peu dessus et tiens, d’ailleurs, ils ont tous une maladie en commun : la FLASHBACK FEVER. Un mal étrange qui, tout les deux pas, te fait souvenir d’un truc dans une cinématique… et au début du jeu, ça peut vraiment saouler! Tu commences ce triple disque dans de mauvaises dispositions avec la migraine, c’est presque mort, tu vas passer à coté de quelque chose et abandonner prématurément! Non, au final, ce casting est bon. Ouais, disons plutot que j’aime ce casting, ces gens là sont plutôt attachants.

Ce jeu a été analysé, critiqué et retourné par tout le monde les douze derniers mois et je vais donc me permettre de choper les derniers retardataires : on le décompose très simplement en deux phases. La première va durer entre 20 et 25 heures, on vous imposera tel ou tel personnage et vous avancerez toujours d’un point A à un point B, sans réelle possibilité de déviation. Si le mot « couloir » est presque devenu un troll à l’usage des fans à énerver c’est tout simplement parce qu’il n’y a aucuuuuune énigme, il faut avancer, la seule difficulté étant les monstres et les boss à battre. Ce jeu est une très longue descente de manège : tout droit, l’environnement change au fil des treize chapitres, les monstres sont de plus en plus balèzes, les mécanismes de jeu s’étoffent, votre art du combat s’affine. En gros, vous marchez, cinématique tout les deux pas, vous combattez, vous marchez, cinématique, un succès pour avoir passé un chapitre, on change de partenaire et on recommence. Vu comme ça ca à l’air déprimant mais je ne me suis pas ennuyé du tout. Soudainement vient la…

 Deuxième partie du jeu qui ne pompe qu’un vague cinquième de la narration du jeu mais qui va vous prendre au minimum le même temps à tuer! Cette fois, votre équipe est au complet, vous avez l’intégralité des commandes en main et vous voilà sur un endroit très vaste à cavaler partout en faisant des quêtes annexes à base de… monstres à tuer. Vous pouvez finir le jeu et revenir sur ces boss bonus bien plus chauds à buter que le vrai boss final, vous pouvez perdre du temps à glaner de « l’expérience », simplement vadrouiller partout ou foncer vers la suite de l’histoire qui reprends subitement le rail avant de définitivement en finir. Pas d’illusions à avoir, il n’y a aucune activité annexe, pas de villages où se reposer, tout ça se vit comme une aventure d’une traite. Il y a même un passage où vous vous retrouvez dans une ville festive ce qui, dans nos habitudes, représente moult mini-jeux et trucs où dépenser son argent. Perdu, les deux seules écarts de gameplay sont une séquence à la Rayman où vous défonsez tout à bord d’un mécha et … une séquence où vous … faites du cache cache avec un poussin. Ca a toujours l’air déprimant mais je continue à croire que ce n’est PAS un défaut… mais en temps que puriste, tout ça peut faire hurler. Les points de sauvegarde sont aussi l’oasis de tout les achats, amélioration des armes et les trésors à récolter sont des boules flottantes impossibles à manquer. En gros : la notion de « caché » est grande perdante dans  l’ensemble –

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   Un truc me chiffonnait avec cet achat : en voyant les images des test vidéos divers, je trouvais le jeu étonnamment complexe pour un opus sensé être simplifié! Le fait est qu’entre le début et la fin du jeu, l’écart est immense est vous serez probablement épatés de vos capacités d’assimilation. Le jeu explique très posément son fonctionnement, expose une notion une par une et impose toujours un « cas pratique ». Là je parle bien évidemment de ce qui fait la moitié du gameplay dans ce contexte : les combats. Plein de partis pris : pas plus de trois personnes, on n’en contrôle qu’une dont la mort signifie le game over. Tout le monde dispose d’un nombre d’action délimité par une barre qui se remplit en temps réel – attaquer, objet, etc. Bientôt, chaque personnage peut choisir entre différents « rôles » – Attaquant, Ravageur, Médic… Celui qui attaque, bourrine, défends, soigne, améliore l’équipe/plombe l’adversaire, classique. Vous accèdez à une tripotée de « paradigmes » qui définissent le comportement des persos que vous contrôlez où non, tout le monde va agir en assez bonne cohérence et votre principal rôle va être d’appuyer sur A comme un malade (parce qu’au final, ça ne sert à rien) et de vous mordiller le bout du pouce (parce qu’au final, c’est souvent assez prenant et stressant) et voilà la notion clé d’un combat : un ennemi sera peu atteint avant d’être « choqué » – dans le sens où il faut lui faire atteindre une barre de combo qui est en fait votre multiplicateur de dégats. Seul le ravageur fait efficacement monter cette barre, mais ses sorts sont rarement puissants… et il faut compter sur les faiblesses de chacun, à découvrir. Bref tout ça est la base puisque vont s’ajouter les notions d’invocations, d’objets, de points de techniques etc etc etc mais votre premier combat va peut être vous scandaliser : PAS DE PETITE FANFARE? PAS D’EXPERIENCE? DEPRIME

 Hé non! Globalement, tout les combats des deux premiers chapitres ne servent à rien puisque la notion d’expérience n’as pas encore lieu d’être. Dès que les persos ont des rôles attribués, ils accèdent à leurs « cristariums » – sorte d’arbre géant de compétences où vous allez dépenser vos « points de compétences » salvateurs. Tout les cinq combats, vous allez dépensez tout ça et vous rajouter des PVs, des points de force, de magie et des capacités. Tout est basé sur la montée des chiffres dans ce jeu, il n’y a pas de notion de défense en temps que tel. Ca fait beaucoup de choses mais entre le moment où vous tapez bêtement votre premier ennemi et celui où vous vous retrouvez devant un énorme boss à échanger de paradigme toutes les cinq secondes, la progression est d’une fluidité absolue. Avantage, défaut, j’en sais rien mais la courbe de difficulté est assez faible – aucun moment n’est strictement « bloquant » et seul un boss (coucou chapitre 5) va sérieusement vous apprendre à vivre dangereusement mais Final Fantasy XIII est assez laxiste dans son traitement, tout en interdisant le leveling intensif – vous ne débloquez des « stades d’évolution » qu’en battant tel ou tel boss, donc en quittant tel ou tel environnement. Paradoxe : ce jeu est très peu intuitif… si vous êtes assez dingue pour le commencer à mi-chemin. Sérieusement, personne ne fait ça hein, faudra leur dire.

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 Pis faut avouer que ce jeu est franchement beau. Une beauté inaccessible : tout ces décors si détaillés ne resteront qu’un vague fond d’écran mais les cinématiques sont assez épatantes. On en distingue deux : celles en image de synthèse, pur show-off technique où on ne pige pas grand chose et les cinématiques in game qui, bizarrement, sont de moins en moins bien animées au fil du jeu… à moins que le temps de jeu soit tellement long qu’on aie le temps de devenir plus exigeant sur ce point. Wow, c’est probablement ça et c’est assez dingue, finalement. Beaucoup de décorum qu’on ne touchera jamais du doigt, des cinématiques qui passent mais qu’on ne peut pas revoir librement… et quelques bonnes musiques sans que cet aspect du jeu soit réellement marquant. Par exemple, je m’attendais dès le début à un combat final à la musique inoubliable, je pensais un peu naïvement que c’était un standard avec la série. Je me suis pris un « mouaif » assez violent dans la gueule – de toute façon, ce combat ne te laisse pas vraiment le temps de savourer quoi que ce soit – mais y’a pas de réel souci ou défaut technique, mis à part deux trois gestes un peu désarticulés… intervenants parfois pendant les combats où l’injustice montre parfois le bout de ses fesses : persos injustement regroupés, coups inutilement dans le vide, éparpillement soudain des monstres… l’automatisation des déplacement peut donner une gestion de l’espace assez sinon totalement hasardeuse.

 N’empêche, à aucun moment je n’ai envisagé de m’arrêter, de prendre une pause forcée, je ne me suis jamais vraiment énervé contre un perso, j’ai vraiment parcouru ce segment enrobé de sucre avec beaucoup de plaisir parfois masochiste. En plus, le jeu mise pas mal sur son gameplay post – boss de fin et tout les succès sont très très ZELES, ce qui leur octroie un bon taux de rareté satisfaisant pour les maboules que ça intéresserait. Ce jeu est à la fois très complexe est vraiment simple, straightforward comme ils diraient dans une cinématique – je me fous de l’avis qu’on doit avoir sur une série en globalité et Final Fantasy XIII m’a fait passer de longs et bons moments, tout simplement parce que j’étais complètement dedans.

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Joyeuseries musicales – Bachannales 11

Encore encore encore encore encore! Sixième post, deuxième de cette année scolaire, ça fait déjà quatre mois depuis la dernière fois. C’est également la première fois que le contenu de ce sixième post musical est connu d’avance, peu de surprises pour vous mais toujours un moyen d’avoir quelques bonnes tranches d’art dans les oreilles. Aujourd’hui, beaucoup de clavier, de morceaux exagérément longs et de chanteurs Monsieur-Madame. Allons-y…
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Linkin Park – Breaking The Habit
Et oui, c’est bon, si j’avais une once de charisme à vos yeux je vais pouvoir la perdre en live : j’aime bien Linkin Park. Enfin, j’aime bien, comme j’aime bien prendre une salade au Macdo ou manger des légumes bio, une fois de temps en temps, sur tel ou tel titres… et pour le plaisir de l’anecdote, Breaking The Habit est de loin ce que j’ai le plus aimé du groupe. Je garderais pour moi la façon dont ce souvenir est remonté (c’est assez intimement lié au blog, vous verrez bien) mais le Cassagedel’habitude a quelque chose en plus… après tout, Linkin Park c’est souvent la même formule : un degré en dessous du 1, un mec qui hurle (j’aime bien Crawling mais on la trouverait facilement et légitimement ridicule à ce niveau) et un petit sens harmonique assez poussé. Par contre si y’a bien un truc qui ruine continuellement les choses y’a bien le rap de Mike Shinoda qui vient toujours ruiner considérablement l’ambiance… mais ça c’est davantage un réflexe d’Hybrid Theory, dont Meteora est une simple continuation, là où l’enrengistrement sur les volcans grecs devaient donner un résultat « totalement novateur » mais non, on a juste pris les mêmes etc etc… et là je trouve qu’on tape dans le meilleur. Guitare archi discrète et quasi inexistante pour une visée plus « synthétique », chant presque calme et pourtant toujours enrengistré comme si le micro était dans la pièce d’à coté… et jamais Linkin Park n’a été aussi, on va dire, mélodique. Probablement la meilleure piste de
l’album, j’aime bien.
The Who – Baba O’Reiley
Niveau rock classique j’ai quand même pas mal de retard et j’aimerais arrêter de découvrir les classiques de Who uniquement via les différents génériques des Experts… là aussi je dois remercier Harmonix pour me faire payer une piste deux Euros et comprendre les trucs géniaux du passé. (Par ailleurs, le Live At Reeds a été réédité, ça peut faire un joli cadeau pour vos parents… ou vos petits-enfants) j’aime bien Baba O’Reily. J’ai n’ai strictement aucune idée si c’est un lieu, une personne ou quoi que ce soit, je suis vraiment à la ramasse dans la mythologie de ce groupe mais ce que j’aime dans ce morceau c’est sa capacité à se transformer. Bon, le plus connu reste cette intro au clavier qui fait très « HEY LES GARS J’AI DECOUVERT UN TRUC FAISONS MUMUSE » et cette jolie petite ballade gentiment rock qui suit… mais j’aime encore plus cette sortie et cette tournerie orientale soudaine. Sans prévenir personne, on rentre dans cette boucle, on sort les cordes, derrière ça s’agite et c’est de plus en plus rapide avant de définitivement s’emballer pour le Big Rock Ending, et avant que le bazar ne s’arrête (j’adore les fins brutales et silencieuse comme ça) il y a cette dernière petit tire-fesse musical où on trouve ce petit son très sympa qui pourrait être un double stop gratté mais qui s’avère – a priori – être une répétition de caisse claire, je ne sais pas si vous voyez de quoi je parle… enfin, comme d’habitude, du quasi-classique. J’ai encore beaucoup de passé musical à rattrapper avant de pouvoir apprécier tout ce qu’on à aujourd’hui!
Yes – America
YES. Encore, encore encore encore. Après avoir eu une poussée nostalgique via Rock Band et Roundabount, me suis dit qu’il me fallait écouter Fragile – un album assez frustrant puisqu’il contient, on va dire, peu d’univers différents proposés et j’entends par là peu de pistes! Une reprise d’un extrait classique, trois énormes morceaux dans le même esprit et quelques transitions très expérimentales, il y a au final très peu de choses à se mettre sous la dents. J’ai donc commencé à écouter quelques morceaux du groupe (avant les années 80, c’est très important, cette décennie a vraiment très peu servi l’histoire de ce groupe qui a dégringolé en se pétant les dents sur chaque arrête d’escalier possible) et America est d’une constance assez folle, aucune parcelle de ces dix minutes de lasse, on peut facilement décomposer le bazar en plusieurs phases. Cet extrait est sur-jouissif dans tout ce qu’il présente : tournerie à la gratte gentillement country, accords de claviers en contre temps, ride omniprésente et sublime harmonie de trois voix qui viennent se superposer au fur et à mesure – ça fait un peu chorale mais on va s’en foutre pour le moment – et enfin, cette basse très boostée, un procédé assez rare mais cher au rock progressif.
Vive le progressif, le progressif est roi!
Mindless Self Indulgence – Faggot
Ces temps ci j’ai une sorte de fétiche pour les voix de divas … masculines. Après avoir pigé que la voix de Jane’s Addiction était un mec, j’ai enchaîné directement avec plusieurs autres « traps musicaux » dont quelques titres de ce groupe bizarrement connu dans les sphères des Internets. Typiquement le groupe « à esprit » (et vous me direz que c’est foncièrement lié, vous n’avez pas du entendre une chanson de Marc Lavoine) toujours extrêmement speed, rythmiquement barré et grosse emphase sur la musique synthétique, là aussi. Mindless Self Indulgence est l’un des rares groupes à rendre la musique… épileptique. Des petits bruits, partout, tout le temps, si possible très rapprochés histoire de rendre le tout agressif mais encore potable. Alors je parle pas des paroles SUPER DEBAUCHEES, tellement efficace avec ce ton et ce chant pourtant impeccable, c’est typiquement le truc qu’on pourrait chanter sous la douche posément ou en costard devant une foule de cinquantenaires – mais là on tape dans une sorte de métal électronique inclassable et… c’est originial. Pas inoubliable parce que le groupe a vraiment tendance à trop s’installer dans tels ou tels gimmicks qui reviennent tout le temps mais le temps de découvrir, d’aimer un peu et de passer à autre chose, c’est toujours ça de pris. C’est très déjanté, c’est tout ce que je demande!
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John Lennon – Gimme Some Truth
C’est très gênant. Toujours dans cet esprit « un début de nuit : un album à découvrir » je me suis fait une extension du trip Beatles qui constituait mon petit fil rouge musical de l’année dernière. Autant prolonger un peu les choses avec les carrières solos de chacun en excluant Ringo Starr et Paul MacCartney d’office (je n’arrive pas à saquer Wings, c’est fou) et il était de bon aloi de commencer par s’écouter le fameux Imagine, sorti en DLC sur un petit jeu de rythme que vous connaissez peut-être. CE FUT LE DRAME puisqu’il se trouve que le titre éponyme est – et je suis le plus objectif possible – nettement le moins intéressant du lot! Mou du genou, sans grand interêt, pas comme si le reste était franchement speed ou progressif mais avec un peu plus d’énergie derrière. Gimme Some Truth a un peu plus attiré l’attention chez moi (et il s’avère que c’est l’une des plus connues, comme quoi tout est lié) parce que j’aime bien son sens de la … nonchalance. Le temps des Fab Four est bel et bien fini, on sent très bien qu’il n’y a plus cette entiereté, ce syncrétisme total et qu’on se limite désormais à l’esprit et l’univers d’une seule personne mais c’est plutot pas mal. Un petit peu de piano, un petit peu de gratte au son nasillard (et même un solo! De John Lennon! Un Solo de John Lennon!) et la magie du branleur le plus génial de l’histoire de la musique s’accomplit! Un album dont je recommande l’écoute (à contrario de London Calling qui m’a ennuyé sévère, Rudie Can’t Fail mis à part, ça n’as pas beaucoup de rapport mais il fallait que je le dise quand même)
Lit – I’m Not Sick But I’m Not Well
Bon alors ce fameux syndrome qui fait que tu découvres une nouvelle piste avant de l’entendre subitement partout – quelque part vers début Novembre, j’ai enfin rattrapé le visionnage de Fight Club, depuis longtemps dans mes priorités. J’ai adoré comme à peu près tout le monde et j’avais retenu cet espèce d’hymne à la douce dinguerie… et vlan, les deux semaines qui ont suivi me l’ont imposé via deux ou trois moyens différents avant de tomber sur cette excellente vidéo du Nostalgia Critic qui l’utilisait également. Bon, c’est fait par qui? Lit? Ce groupe punkachien qui a pondu le super rienàfoutre « My Own Worst Ennemy »? Alors il s’avère que les origines de ce morceau sont extrêmement floues (c’est probablement une reprise) alors si vous êtes surs de votre version des faits, n’hésitez pas à la partager. Quoi qu’il en soit on va prendre cette version en compte, très péchue et un thème tellement sympa et rare dans la chanson! C’est plutot bête et méchant dans l’idée, rien de bien sophistiqué dans le traitement mais c’est cette énergie et cet esprit sclérosé-premier-degré-et-demi qui prime. Y’a même des petites harmonies, hé! Et … du pick scrape! Cette fameuse technique qui te fait glisser ton médiator sur une corde pour obtenir un « pfioooooouu » bien dégueulasse pour galvaniser les foules. On tape dans l’esprit punk alors c’est accords de puissance à gogo, guitare saturée, rythme rapide et de la voix qui monte dans les aigus. Lit, un groupe très actif sur scène, remonte dans mon estime mais en même temps je suis un mec qui juge un groupe sur un original et une supposée reprise…
Duran Duran – Rio
Ah bon, Duran Duran est un groupe Australien? Je serais incapable de citer plus de deux artistes ou formations australiennes. Peut être celui-là et … ACDC? Quoi qu’il en soit, plusieurs trucs me fascinent chez les double D. (Si cette blague vous a fait penser à la pochette éponyme, vous êtes de fieffés coquins) Cet amour du double entendre et cette fascination du corps féminin – devinez quel est le lien entre Rio, Girls On Film et Hungry Like The Wolf? On dirait presque un rébus – et justement, cette fois là aussi très androgyne… les clips laisseraient entendre que c’est bien un mec au micro mais je commence à ne plus être trop sûr de rien. Duran Duran est un groupe à la batterie très disco et qui n’hésite pas à transmettre l’amour du charley omniprésent, compilé à une guitare peu présente et finalement assez gratuitement dissonante… mais j’aime bien ce son modifié à envi qui s’approche du trompettiste! Pourquoi avoir viré les « Heeeey » bien planqués du premier refrain dans le reste de la chanson? Ca donnait un coté tribal sympa à l’ensemble… et maintenant, énigme : COMMENT ont-il fait pour obtenir cet arpège de synthé qui tourne en boucle? C’est franchement hypnotisant, on dirait que cette formule a été composée au hasard en prenant telle tonalité. Et et ET solo de saxophone, ce qui ravira tout les fans de l’Eurovision…. Je conseille le visionnage du clip si vous aimez les bateaux, le soleil et les bonnes ambiances diurnes. Ah, les années 80, c’était pas que les couleuvres françaises qu’on connaît…
Rush – The Spirit Of Radio
Bon comme dernier Baromêtre 2010 je me suis gardé de mettre Buy Nothing Day pour préserver cette attitude monomaniaque que je peux avoir parfois et je voulais lancer un clin d’oeil au best-off du même nom de ce groupe dont je ne cesse de découvrir le génie pré-années 80 (et oui, encore) The Spirit Of Radio est un morceau incroyablement fascinant et contient un tas de petits trucs attirants. D’autant plus surprennant que tout les gimmicks de l’album Moving Pictures sont là… et ce morceau est en quelque sorte une exposition très concentrée du « futur du groupe ». Le batteur divin Neil Peart et ce gimmick grosse caisse-ride qu’on entends très souvent, des gros accords de gratte délayés, des petites clochettes et plein de trucs qui font du bruit quand on tape dessus, c’est du tout bon. Ne serait-ce que ce riff complètement surréaliste ou ce petit passage reggae qui sert de pont, pourquoi pas près tout? (Et ENCORE une voix de fausse nana, décidemment) ce morceau, ce groupe, cet esprit… c’est du tout bon. Je peux pas dire que j’aime : « j’aime » les Twix Glacés ou « j’aime » aller voir un bon film mais là on est clairement un degré au dessus. Ce trio à tout compris. Fanboyerie et nostalgie mis à part, j’admire la capacité de Rush à écrire des chansons belles à pleurer sur n’importe quel thème, de la bagnole à la camaraderie et l’indépendance des ondes. Prière de m’indiquer prestement où peut on trouver ce ci bon esprit dans les bandes FM actuelles, je me met à genoux là!
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Russ Landau – Ancient Voices Nicaragua / Redemption Island
Russ Landau est un compositeur généralement employé pour la télé américaine. Son plus grand succès reste la multitude de thèmes qu’il a composé pour le meilleur jeu de télé réalité du mooooonde! Ce jeu a la spécificité d’avoir un générique variant selon le lieu ou la thématique de la saison : la ligne de « Héhéhohéyiéyiaaa » et la mélodie habituelle du générique sont toujours là, le reste est toujours modifié et cette année on a pu entendre la 21è et 22è composition différente… et l’une des deux, pour la première fois, a été censurée par la chaîne CBS au détriment du tout premier thème. Bref! La version Nicaragua est un tout petit peu trop osée avec son délire flamenco sorti de nulle part, sa guitare sèche super déplacée dans le contexte, ça n’a pas plu aux grosses légumes! Pourtant, j’aime bien. Ca n’atteint pas le génie de la version China mais les castagnettes et les flutiaux bien forts donnent pas mal de contenance inattendue au truc… en vidéo, ça rends moi bien, parce qu’un bon générique c’est aussi et surtout un bon travail de la photo et les monteurs ont été un peu feignants. Bref j’ai une grande préférence pour la deuxième version, tellement plus… subtile, et c’est cet amas de subtilité qui arrivent quand même à la démarquer de tout les autres. Des petits effets sonores très cachés, très « lourds », une toute petite dissonance bien placée et assez délicieuse et là aussi un travail de flûtiste bien plus minimaliste mais encore plus efficace, du coup, ça rendrait certains passages presque « doux » pour un show aussi VIRIL! De toute façon, ça fait longtemps que Russ Landau ne se fatigue plus trop pour pondre des génériques originaux
puisque les monteurs ont pris le mauvais réflexe de toujours le couper au montage pour gagner une minute de pub. Hurr durr
School Of Seven Bells – The Wait
Au final je me rends compte que dans chaque lot je met un extrait de ce genre : groupe récent, très peu connu en France et dont l’utilisation récente de telle ou telle piste dans une série américaine booste un peu la popularité à travers le monde… des vilains pirates (stealing shit on the high seas) m’en fout, j’ai découvert School Of Seven Bells à Saint Cloud en Aout 2009, parmi d’autres innombrables groupes dont j’ai un peu blousé le potentiel (Passion Pit, notamment, j’ai loupé un Sleepyhead live comme le dernier des bleus) et c’est bien marrant parce que le nom du groupe est effectivement un gimmick omniprésent dans le tiers de leurs compos et de l’album Disconnected From Desire. The Wait est une piste longue, très longue – six minutes qui s’installent, se posent, repartent aussitôt – le tiers sert juste à installer le gimmick et la grille de clochettes qui seront le fil conducteur du morceau. On répète ça une trentaine de fois dans les quatre minutes restantes et on pose tranquillement la belle voix féminine bien 2010, en ajoutant un petit écho pour le plaisir du sérieux. Ce morceau est incroyablement relaxant et il en deviendrait presque… trop court! Comme souvent dans cet esprit, l’ensemble est très, très percussif, très carré, le rythme y est quasi-militaire. Ecouter ça c’est se laisser transporter dans le petit paradis bien cliché avec des nuages blancs, des petits anges ailés et du repos éternel – c’est assez interminable mais tu aimes quand même ça. Même la sortie est interminable : tu as l’occasion de penser trois ou quatre fois que cette boucle sera la dernière, et elle s’arrête carrément en milieu de cycle pour le plaisir du gag!

ACDC – Let There Be Rock (Live at Donington)

Ah bon, ACDC est un groupe Australien? Je serais incapable de citer plus de deux artistes ou formations australiennes. Peut être celui-là et … Duran Duran? OH YEAH. Là aussi la folie du hasard fait que je me suis procuré le très célèbre concert donné en 1991. J’aurais pu mettre n’importe quelle piste puisqu’au final j’ai découvert un bon gros tiers des morceaux joués (j’aime bien Fire Your Guns) mais je préfère Let There Be Rock parce qu’il montre à quel point ACDC est le SEUL groupe qui peut autant… t’exciter avec un simple son de guitare. Tenacious D en est super loin : ces gars là ont trouvé LA formule rock qui émoustille les foules… cette version dépasse la dizaine de minutes, entre ses petites impros, ses impromptus scéniques et son interminable final qui a vu la mort de nombreuses cordes et doigts, il y avait de quoi faire pour choisir un extrait de trente secondes… mais là aussi me suis dit que la toute fin était le plus intéressant à mettre. Au final, ce morceau c’est un riff, un solo, un riff, un solo etc. La notion de refrain est mise un peu au placard pour de la pure démonstration guitaristique et vazi que je t’en met du solo final en trémolo picking et que la montée dans les aigus est synonyme de montées de lait pour tout le monde. Pour reprendre le fameux sketche « C’est quoi le rock? » (souvenez vous, Led Zep, dragsters, premier rang) ben moi ma réponse ce serait cette quintuple dernière note bendée. Ce solo final transforme celui qui l’écoute en monstre assoifé de ROCK, je déconseille très fortement l’écoute de cette piste et de ce live quand vous conduisez, vous aurez vite fait de vous retrouver en prison.

The Cranberries – Linger

Pour l’anecdote, j’étais sensé mettre « Be Aggressive » de Faith No More et je me suis tout simplement planté d’extrait… et le résultat est tellement à l’opposé de l’intention de base que je me suis dit qu’on allait garder les Cranberries, dont je me suis récemment enfilé un best off qui m’a fait passer un début de nuit absolument délicieux (avant une journée un peu moisie et si peu réveillée) Ce que j’aime dans cette formation Irlandaise (et hop hommage branleur à la saint Patrick trouvé) c’est cette espèce d’esprit complètement… pas bon enfant, bah nécessairement positif ou gentil (parce que Zombie n’est pas la joie de vivre incarnée) mais juste très généreux, limite sentimental… ou chaleureux, voilà. La voix de Dolores est comme une cuilerrée d’amour et de sympathie pour nos oreilles, tout ça plus un esprit très acoustique qui aura marqué l’intégralité de l’existence du groupe, à jamais estampillé « années 1990 ». Linger est donc l’un des premiers singles du groupe et pose d’emblée cet esprit très laaaaangoureux. Chuchotage, chant très sensuel et « humming » bouche fermée (sérieusement, c’est quoi le mot français pour ça? Faire Hmmm Hmmm?) avec bonus thématique super sentimentale sur le premier amour – un jeune militaire – de la chanteuse. C’est inspiré (comme à peu près n’importe quelle chanson d’amour un tant soit peu traumatisée) et toute cette chaleur se trouve ici dans ces coups de violons, cette batterie exclusivement caisse claire, ces deux trois harmonies chantées ici et là… un morceau culte et assez émouvant que j’ai découvert en retard. Vous savez, le fameux syndrome « Aaaaah, ce morceau LA! »

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Dirty Deed (Dirt Done Cheap)

Je n’aime pas le mois de Mars, il est piégeux, c’est comme un brunch : un espèce de mix entre deux états d’esprit sans qu’il ne remplisse les attentes derrière aucun des deux… il est toujours très déprimant, pénible à passer bref je ne saque pas ce petit crétin mais c’est étrangement le mois qu’à choisi Nintendo pour sortir ce
TRUC.

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 Plein d’écrans, un pad, c’est la folie furieuse! Etant né et ayant grandi dans une tour d’ivoire nommée « Family Friendly », j’ai toujours voué un respect et une fidélité éternelle à Big N. Ca s’est vu, la quasi-intégralité de ma ludothèque avant l’année dernière tourne autour de ça… et les anniversaires arrivent et nous rappellent qu’on
commence à prendre du bide! La Game Boy a déjà 20 ans, la GBA en a 10… et la DS était sortie il y a cinq ans. Fait amusant puisqu’il faudra peut être deux ans et demi à Nintendo pour sortir une autre console portable avec de vraies nouveautés parce que là autant dire que j’étais le candidat numéro 1 pour être attiré par cette jolie petite chose mais je me surprends moi même à ne pas m’y intéresser du tout, allant jusqu’à préférer de régler une corvée administrative plutôt que d’aller essayer la bête avec Traquenard Désinvolte au Trocadéro. Quel est le problème?

 Il y a cinq ans donc. Je suis un jeune fou de quinze ans en Seconde, on attends tous la dernière née comme le nouveau Messie, le premier qui arrive au bahut en disant « Je l’ai » était acclamé et tout, il en fallait peu de choses! En allumant le tank et en jouant à Wario Ware, l’habituel jeu-show off qui fait le tour des nouvelles
fonctionnalités, il y a effectivement quelque chose de très grisant qui s’installe. Ce tank me poursuit toujours aujourd’hui, entre Pokémon Noir et cette envie irrésistible de me mettre à la saga Layton, envie réfrénée par la quasi montée des prix des jeux depuis leur lointaine sortie. Aujourd’hui et surtout après la commercialisation de ses cinquante variantes, la DS reste ma principale et seule alliée portable. Je ne considère pas vraiment que rajouter un chiffre devant ce nom fait de la 3DS la console de la génération suivante, donc… actuelle? Surtout quand on est mis en concurrence directe avec une « grosse mise à jour » de cette petite maligne de PSP. C’est ça le truc, cette 3DS manque d’aura, « d’impact », je la vois comme un
nouveau tank avec plein de petites featurettes, comme si on avait effectivement dévalisé les stocks de l’URSS pour y peindre des petits pois roses!

 Elle manque d’identité. Au delà de ce problème de nom, le coté écran double est – soit, il n’allaient pas en mettre un en plus – un gimmick déjà exploré, avec l’écran tactile. Ca c’étaient les deux arguments de vente de la console précédente, de toute façon personne ne mettra l’emphase dessus, pour l’instant on est bons. Non, cette histoire de 3D risque de faire un gros plouf dans le coeur de pas mal de gamers…

Je veux dire. Rétrospectivement, l’écran tactile était épatant mais après deux semaines d’utilisation on s’y est tous accoutumés comme si c’était déjà le nouveau standard, c’était passé du statut de nouveauté à une façon de jouer plus rapide et plus précise. Même techniquement, j’ai un peu honte d’avouer que le truc m’ayant le plus bluffé dans ma ludothèque est… la démo de Metroïd Hunters, fournie avec la bécane! Au final, je n’ai que des visual novel, des remakes, des suites et un jeu utilitaire. Strictement rien de tout ça ne mettait l’accent sur le stylet mis à part Wario Ware qui n’a jamais mis l’emphase sur son emballage… Vous voyez où je veux en venir? Combien de jeux sur le long terme vont vraiment nous « bluffer » avec cette 3D déjà embêtante? Au delà du line-up, va-t-elle devenir un vrai gimmick pour empêcher une cruelle vague Léa Passion vers 2014? Je suis suce pis cieux

Et oui tiens la 3D! Alors voilà le contrat : l’effet est saisissant, bien sûr, c’est un fait. Après il rassemble une pelletés de conditions, celle de regarder l’écran sous l’angle X et de ne pas en décoller en étant à la distance Y. Personne ne joue en marchant dans la rue mais j’ai une tendance à ne pas me trouver une position fixe et de bouger partout en jouant, le ping pong dimensionnel risque vite d’être fatiguant. Et encore, j’ai déjà la chance d’avoir une vue nickel chrome parce que – oui, je suis désolé, fact – la majorité d’entre vous portez des lunettes et vous êtes déjà à moitié niqués. Vous savez quoi? Je ne suis pas aidé non plus car le simple fait d’être gaucher me prive plus ou moins du stick analogique en ayant un minimum d’aisance. Bien sûr, il a fallu faire un choix évident mais d’autres ont contourné le problème… On arrive à la remarque en Or de ce podcast fait par Arez : c’est comme si Nintendo s’évertuait à priver toute la populace d’une manière ou d’une autre en
segmentant les singularités de chacun. Vivement le prochain Boktai qui marchera sur prélèvement sanguin, huhu.

 Enfin je parle beaucoup pour craindre un gros cacad’bison autour de cette mirifique et fabuleuse 3D qui fait vraiment crash test pour la prochaine console de salon… hypothétiquement… j’espère… car ouais, strictement personne n’a l’air de vouloir en faire une « nouvelle génération ». Cette retranscription des Mii est une
fonctionnalité qui fera marrer beaucoup de gens, moi le premier mais ça n’impacte pas grand chose, par contre j’aime bien ce concept de réalité augmentée avec ces fameuses petites cartes fournies qui vous font apparaître plein de trucs dans votre environnement, filmé par les deux appareils photos du derrière de la console. Ca pue le gadget, les enfants! Comment faire de ça un véritable élément de gameplay sur un si petit écran, à moins de filmer sa carte à trois mètres de différence? Pareil pour ce logiciel qui fait des statistiques sur votre activité, ça casse pas trois bras à un Mackogneur hein. Niveau sans fil – il va encore falloir se taper ces foutus codes amis qui persistent et signent dans leur lourdeur mais les choses ont l’air d’être plus
souples de ce coté là. Le réseau domestique Meteor… simplification et prise en charge automatique de n’importe quelle onde wi-fi ou autre système un peu déjanté qui n’accepte pas toutes les Box? Le journalisme incomplet m’empêche de répondre à cette question mais je prie, sévèrement – sur une vraie console portable internet qui communique avec celle de tes amis, qui te fait un navigateur de rechange (c’est prévu, ouf) et qui dispose d’un système web souple et, pitié, intuitif. C’est pas comme si j’était débile mais il faut un minimum nous prendre par la main aussi au lieu de nous balancer toutes les explications nécessaires dans un paragraphe caché au fin fond d’un site web!

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Et toujours ce foutu blanc omniprésent dans la N-communication. On pourrait l’appeller le « Blanc Nintendo »

 Deux paragraphes plus tôt je parlais de connectivité entre congénères, tout est mis l’accent sur l’échange passif entre les possesseurs. Si la portable gère la réseau ad vitam et qu’elle se met à jour toute seule comme une grande, la légende qui voudrait que n’importe quel HotSpot payant ou gratuit suffirait pour faire tourner le web gratuitement. Je reformule : est ce qu’un pourra échanger et jouer en ligne depuis n’importe où, gratuitement? Cet état d’esprit est le Saint Graal et constituerais, pour le coup, un bon argument de vente.

 Techniquement il y aurait pu avoir toujours ce minimalisme gênant, comme si l’ambition de Nintendo était aussi casuelle. On aurait pu craindre une petite mémoire vive, peu de mémoire tout court, elle est vendue avec une carte SD… c’est à la fois un joli geste et un drôle d’aveu de faiblesse mais je dois vous avouer que j’ai un truc pour les cartes mémoires personnalisées façon Gamecube. Soit, ça permettra peut être un brin de personnalisation si, cette fois, prendre et convertir des Screenshots ne s’apparente pas au même tour de force qu’est obtenir une part de gâteau dans Minecraft – et après tout, comment transférer les photos (à la toute petite résolution) sans ce souci de simplification dans cet échange de données? Nintendo, soit pratique, s’il te plaît, quand tu arrive au point de nous prendre pour des bites en mettant un foutu DVD d’explications dans Mario Galaxy 2, rends ton matos souple, ENCORE. Quoi qu’il en soit, la question ne se pose pas puisqu’elle arbore de chiffres qui n’ont rien de dégueulasse. A priori, elle va en avoir dans le ventre, c’est bien.

Sinon? Deux jolis coloris, pas lourde, pas très grande non plus et ce 3 à 5 heures d’autonomie qui fâche. C’est pas aussi scandaleux qu’on veut nous le faire croire mais ça reste chiant puisque la moitié de votre temps de jeu va être câblé, ceux qui rechargent leurs manettes 360 directement me comprendront : tu joues souvent en câblé et … au final tu t’y habitues puisque tu reste sur un point fixe, la nécessité d’avoir des piles et une manette sans fil à tout bonnement disparu. Là c’est presque la même chose : attention à la
mobilité. Une belle « station de rechargement est fournie » mais c’est à croire qu’on ne peut pas jouer et recharger la console en même temps. Je spécule, ça me paraît impensable mais là, sur le coup, étrange.

 Le Line Up est très important à mes yeux, il donne le ton et dedans il y aura votre premier jeu, celui qui aura a jamais cette place si spéciale quand vous regarderez tout ça avec recul… mais pour le coup il est terriblement peu excitant. Pas de gros titres, pas de machin qui attire l’attention véritablement, ils esquivent carrément la sortie d’une grosse franchise. On commence les réjouissances avec (cette phrase doit être lue en vous imaginant ma voix vous le dire comme si elle éclatait progressivement en sanglots) un remake
de Rayman 2, déja ressorti à l’époque sur DS, un jeu datant donc de bouhou 1999 et « considéré comme étant le meilleur de la série » sniiirlf. Putain, j’ai mal à mon Rayman 4, encore… et c’est pas The Lapin Crétins 3D qui va me rassurer à ce niveau là. Le plus intéressant, subjectivement ET objectivement, c’est cet opus de Super Monkey Ball qui se basera donc sur la … gyroscopie de la console : on incline directement le plateau (et on a donc une image 3D sur 50, ma têêêête) donc probablement pas de sauts à faire, ce qui ne devrait pas nuire au level-design, concept oublié depuis Banana Blitz. La mauvaise nouvelle? Il reprends l’esthétique Wii… espérons juste qu’il fasse preuve de plus d’inventivité que ses deux petits frangins.

 Je passe mon tour sur Nintendogz + Catz car mon avis dessus est purement rhétorique, content que Pilot Wings Resort signe en fait la naissance d’une nouvelle franchise qu’on nommera « Sports » (hé ouais, elle existe depuis quatre ans et c’est une nouvelle franchise, on aura peut être un mii en gants de boxe dans le prochain Smash Bros!) mais bon la nouveauté n’est pas là puisqu’on a surtout des reprises accolées à « 3D » dans le titre – parfois en 2D, merci Puzzle Bobble – les sensations fortes viendront probablement avec Ridge Raaaaaacer que j’aurais du mal à différencier avec Asphalt puisque les deux veulent nous faire croire
qu’échanger des fantômes est quelque chose de vital. Quid de l’online, tout se fait en réseau local… j’imagine que c’est une question de sensations. Le genre des jeux restants ne me concerne pas, mais Snake Eater a du potentiel… mais pourquoi faire des REMAKES. Pourquoi et comment bien prendre qu’on nous réserve Ocarina Of Time sous un troisième support différent? Lisez sur mes lêvres : Quel in-te-rêt? Nintendo, fais nous un nouveau jeu immémoriel au lieu de nous redéballer tout 99 !

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 Même là je suis assez sûr en avance d’être déçu, la faute au jeu, pas à la console

 Alors oui, nouveau Paper Mario, oui, Nouvea Mario Kart, la perspective d’un Persona est réjouissante mais NON, rien de tout ça n’attendait nécessairement la sortie d’une nouvelle console. En dissertant sur la 3D et sa sortie, j’ai l’impression que quelqu’un, quelque part, à raté une marche, fait les choses à moitié… comme si la
3DS était seulement la manette de la véritable nouvelle console. Je ne spécule même pas (hé, on sait jamais) mais il manque quelque chose… plein de suites, de remakes et de franchises appuyées sur un support rempli de trucs rigolos autour d’un support et d’un nom vaguement redesigné. Ca ne sonne pas comme une nouveauté. Je suis assez déçu avant même que la console sorte et c’est bien la première fois que je n’en ressent pas le besoin. Je saurais où aller pour la squatter un peu mais son chant ne m’attire pas beaucoup, pas la peine de m’attacher au mât, je suis déjà trop occuppé à farmer les succès.

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