Monthly Archives: février 2011

Neoclassique punk zydeco rockabilly

Hey hey bande de lecteurs, vous aimez la musique? Bien sûr que vous aimez ça. Même si j’ai de temps en temps deux trois barjos qui disent ne pas en écouter spontanément dans les commentaires, on est bombardés quoi qu’on fasse, qu’on apprécie ça ou pas mais je suis sûr que même si vous êtes globalement hermétiques à ce très noble art je suis sûr que vous avez un domaine musical de prédilection bien caché quelque part. Les profils, vous les connaissez bien : le mec en peignoir rouge qui écoute du Vivaldi en savourant son délicieux pinard, le wesh wesh qui lourde tout le monde dans le bus avec son hip hop tout droit sorti du portable sans écouteurs voire même le jeune ado métalleux dingue de classic rock. Je simplifie les choses (je ne sais pas si ça c’est vu) mais il n’empêche qu’on aura toujours tel ou tel genre de prédilection et que le reste ne vaudra pas grand chose parce que c’est bien connu, vos goûts musicaux sont les meilleurs, les autres ont juste TORT!

 Et pourquoi choisir, pourquoi ne pas tout prendre, y’a-t-il des gens qui brassent un peu dans l’intégralité de ce que les ondes peuvent offrir tout en le faisant bien? Non, mais ce groupe nommé The Go! Team s’y approche dangereusement. Cette formation de Brighton est super hétérogène, à tout les niveaux : six membres, trois filles, trois mecs, deux japonaises… tout ça fondé par le très foutraque Ian Parton qui enregistre son premier EP en 2004 avec trois câbles et une gratte. Il s’entoure d’une rappeuse-Ninja (c’est son nom, si si) de deux batteurs, d’une autre voix féminine, chaque membre du sextuor occupe trois ou quatre rôles différents dans les enregistrement… et la vocation très bruitiste de la formation permet une liberté totale : guitares au tremolo picking, samples, clochettes, cuivres, bruits et machins divers – ils savent à peu prêt sortir n’importe quel son à eux six. Ca tombe très bien parce qu’au delà de ce melting pot humain il décide d’aller à mi-chemin entre pop et rock, de trouver ce compromis et d’aller vers ce nouveau genre (Ian Parton se décrit comme « medium-fi », allez comprendre) sur lequel on collera peut être un nom dans quelques temps. Ce post est vraiment fait pour que vous alliez faire un petit tour sur Deezer ou autre, c’est vraiment décrire de l’abstrait!

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 Tenez, en 2004 sort leur première galette, « Thunder, Ligntning, Strike ». La toute première piste, Panther Dash, pose bien les bases. Battements de baguettes et hop, on est directement transporté dans un espèce de western, on se dit toujours « WOW! ACTION » à juste titre. Il faudrait coller cette étiquette, de « l’action music », ça sonne pas si mal… bref un petit gimmick exploité encore et encore, extrêmement guitaristique, soutient à la flûte et très peu de voix. Ca dure deux minutes trente, c’est extrêmement BADASS. Tout de suite après, autre piste culte : Ladyflash. La encore, exposition de la grille, du riff, aller retour entre deux formules entre guitare et cuivre. Petite nouveauté très identitaire, ce son « cheerleader » comme si effectivement une troupe d’ados soutenait le bazar. C’est pas si mal que ça, ça met pas mal de pêche derrière… et le temps d’y penser apparaît du scratch et des jingles qu’on croiraient sortis des années 60! Là ça tient sur 4 minutes, c’est tout aussi structuré et la sortie est un petit délice.

On saute deux pistes moins mémorables pour se catapulter dans Get It Together – le fameux morceau utilisé dans Little Big Planet qui m’a fait grincer des dents façon « gnngnn jepensaisêtreleseulàconnaitregn » ultra prenant dès ses cinq premières seconde avec son unique note de gratte, réverb à fond (un gros réflexe de mettre UN truc très court et très sympa en exposition. La suite, vous la connaissez, cette fameuse ligne de flute et tout le bazar incroyablement sympa et optimiste qui suit. Tapez donc ça quelque part, si vous ne reconnaissez pas vous en aurez pour votre non-argent et c’est encore un instrumental! (C’est également la bande son de l’Impossible Quizz 2, c’est grâce à Splapp Me Do que j’écris ce post là tout de suite)

Après une autre piste qui fait très SuperBowl, Junior Kickstart arrive et botte des culs. Comment ne PAS imaginer être sur un cheval en train de galoper dans la pampa en écouter ce morceau? En tout cas, rien de statique, c’est héroïque et très, très énergique, impeccable pour commencer une journée. C’est le premier EP
du groupe, la matrice originelle du bazar… et masculine, de surcroît. Quarante secondes de transition étrange et hop, Bottle Rocket pose son ambiance dansante dès le début eeeet on entends enfin la fameuse Ninja aux paroles toujours très… changeante. De toute façon on s’en fout, c’est davantage une question de débit que de contenu. Derrière, c’est cuivres samplés toujours sur le même rythme polka un peu débile mais tellement sympa. Solo d’harmonica dans vos faces et on reprends deux ou trois fois la formule avant d’en finir. Deux trois autres pistes et voilà le grand best off instrumental final, Everybody’s A Vip To Someone. Intro au banjo, trente pistes différentes vont s’aligner pour imiter une sorte de générique télé rétro… et tout ça va lentement se transformer et reprendre le gimmick de Ladyflash, on en a fait le tour et c’était génial. Foutraque, sans identité précise… mais démentiellement innovant, paradoxalement. Soyons improbables : cet album est une grosse machine à laver musicale, voilà pour la postérité, et c’est SUPER BON.

 Trois ans plus tard et moult tournée du groupe (très, TRES axée scène d’où la chute du post) sort la deuxième galette, Proof Of Youth. Toujours pas de logo, pochette au collage un peu strange mais on s’en fout et on écoute Grip Like A Vice. Tiens, c’est le même esprit… mais en différent! Après tout ça parait un peu logique, quand on cultive l’aléatoire… on se retrouve avec plusieurs pistes. Là aussi des boucles, des samples et des bruits, du rap pas chiant mais c’est un peu moins accessible, un peu moins simple à aimer. On retrouve ce fameux son de gratte saturée et furrrrrrieux comme le (comparaison au choix) – la suite logique de ce morceau c’est l’avant dernier, Flashlight Fight, nom un peu inutilement redondant pour la prestation sympa d’un rappeur inconnu au bataillon. Toujours très sourd, percussif et dingue, rien d’autre à dire. On remonte un peu les pistes pour se mettre l’excellent The Wrath Of Marcie, là aussi bon best off des gimmicks du groupe. Les deux filles y chantent et se donnent la réplique et je suis secrètement jaloux de la capacité de Kaori à chanter tout en étant automatiquement accompagnée de son équivalent… à la flûte pipeau façon collège! Très prenant, très sympa, on se repose un peu avec un pont en arpèges et toujours de la flute derrière… écoutez bien ce passage, imaginez du xylophone derrière, c’est cool hein? Il ne l’ont pas fait parce que le truc est suffisament chargé comme ça. Couplet – refrain – couplet – refrain – outro et harmonie de flutiaux parce qu’on déconne pas chez The Go! Team!

Cet esprit est tellement… louable. Tout est mis sur le même plan, rien n’est mis en valeur, tout peut apparaître dans la piste et on décèle encore des trucs à la énième écoute! Patricia’s Moving Picture fait elle aussi une conclusion best-off, un instrumentale à la progression un peu nostalgique, ça sonne vraiment comme un « au revoir ». Ca aurait été en milieu d’album, le malaise aurait été palpable! C’est une émotion rare… et il a EFFECTIVEMENT fallu être patient pour attendre une suite. Les faces B n’ont jamais été leur fort et les choper en France c’est un peu comme tomber sur un Pokémon Shiney : il apparaît une fois en cinq ans et tu l’as déjà tué!

 Cela faisait donc trois autres grosses années où j’attendais un peu fébrile une nouvelle grosse production de cette formation. Sans vraiment savoir à quoi s’attendre (parce qu’au final le deuxième album est comme un concentré d’un aspect du premier) mais juste à une musique très innovante, nouvelle… et démentiellement positive. Lâchez vos Xanax, écoutez The Go! Team, tel devrait être le message publicitaire à la mode à la place de cette pub très second degré ou deux mecs s’esclaffent sur leur dernière virée sous champignons…

nani-copie-1.jpgParce que dans la famille Gorgon, on aime aussi la musique, les choses simples et la dissection

   Et Et Et le miracle est enfin arrivé en Octobre dernier. Une première piste, un nom – Rolling Blackouts – et une date, trois foutus mois plus tard. On lance, pas de surprise mais c’est toujours aussi bon Deuxième piste relâchée mi- décembre… WOW, explosion des sens! Je fonctionne de quatre façon différentes en écoutant de
l’inconnu : « J’aime pas, j’aimerais jamais » « Pas mal, pourquoi pas » « Je n’arrive pas trop à me souvenir de ce que c’était mais c’est vraiment bien, coup de coeur potentiel » et « OMG ! <3333 » – la quatrième catégorie a été effectivement deux fois! Deux fois sur DEUX! Une année en arrière, le troisième album de Gorillaz (même vocation, même disco, même coin) était déjà complètement niqué. Fin Janvier, la galette est là, j’ai presque héroïquement réussi à éviter le streaming de l’Album…

 Ca commence super cash avec T.O.R.N.A.D.O., ce morceau qui avait inauguré le baromêtre. On sent que les gugusses ont fait le plein de bruits tout nouveaux et partagent leurs dernières découvertes : rythme bancal comme on les aime, pêches musicales ici, là, trompettes qui viennent augmenter la badasserie du truc, bref j’ai déjà donné mes deux trois impression sur ce morceau. Ca commence bien, rien de bien épatant à ce stade mais la recette marche toujours. Secretary Song… fait très japonais! C’est une impression franchement renforcée par le clip et la chanteuse mais avouez que tout est sensé évoquer le quotidien … sucré et sympa (???) d’une working girl de nos jours. On va pas exploiter les clichés jusqu’à mettre des gongs en fond sonore mais on sent qu’ils ont rongé leur frein! On dodeline de la tête, on se demande si la J-Pop s’approche de ça… rien de rock dans la démarche et OMONDIEU apparition discrète d’harmonies, ce petit détail que l’ami Ian hésitait tant à mettre. Effectivement, il est devenu papa depuis, il s’est peut être ramolli. L’ambiance est là, c’est agréable, tout va bien, on est habitués à cette utilisation un peu étrange de femmes en train de gueuler depuis longtemps. Un dernier « Oooh »… et Apollo Throdown débarque de la façon la moins discrète du monde avec sa fameuse exposition du sample fatal! Ninja rappe, derrière c’est de la clarine et cet aller retour super angélique au synthé. Angélique, que j’aime ce mot… et ça tombe bien parce que tout fait « Bande Son de Sonic » dans ce morceau, tout se veut froid, électronique, repérez bien les petits « Tiooooooouu! » de temps en temps, c’est génial sans être abusif. Le mix continue et paf, refrain. Je comprendrais que des gens détestent la suite mais… ce coté méga incompréhensible des paroles et des voix me plaît bien. La basse est délicieuse (et change à chaque refrain) et toujours cette ambiance très…cristalline, vous voyez ce que je veux dire? C’est un peu Noël à la bourre et hop couplet suivant avec cet aller retour, un peu l’idée du siècle. Après, le morceau progresse et s’étire logiquement… jusqu’à la fin qui n’exploite que ce fameux son fort omochi kaeri. 

 Ready To Go Steady! Une voix inconnue, une guest star! La gageure rapoïde de l’album est passée, on est de retour dans la pop pas compliquée mais toujours plaisante. Refrain tout con, pas péteux, harmonisé, ce morceau est étonnament simple au vu de l’historique du groupe. Rien de bien grave, c’est excellent, on tape dans ses mains spontanément, c’est formidable. Bust Out Brigade nous laisse trois bonnes secondes pour piger la suite : ça va être instrumental et on retourne à cette ambiance totalement débridée et jazzy, à fond les cuivres, comme d’habitude – on ajoute même du glockenspiel qui fait presque trop mignon dans le contexte, comme si c’était pas assez viril et musicalement fort. L’intention ne devait pas être là mais ça m’évoque pas mal les férias estivales, le rouge dégueu en moins – de la fête, beaucoup de chaleur, cet esprit d’équipe et de fanfare. E-N-E-R-G-I-E!

 One, two, three, four, vous aurez peut être reconnu la chanteuse de Best Coast qui prends la parole dans … putain, Buy Nothing Day. Après avoir écouté ce morceau pour la première fois mi-décembre (et après une journée très optimiste, comme un succès débloqué, une grosse récompense) j’ai passé la moitié de la journée à écouter ce qui ferait le single du siècle en boucle, encore et encore… jusqu’à aujourd’hui. Déjà là voix de miss Bethany est un pur délice, de l’autre ce morceau dans un contexte pré-Noël est d’autant plus efficace puisqu’il reprends ces réflexes de carillons, de musique décomposée… tout y est ultra efficace, à commencer par ce fichu refrain! La chanson aurait durée huit minutes, m’en serait foutu, probablement. Le refrain est happé par cette super accroche très percussive – on entends un peu la grosse caisse, c’est assez nouveau) et vas-y que je t’entoure la piste encore et encore » où tout pue la perfection pop! TOUT! Arpège de guitare génial, chant adorable et harmonisé très haut (ça s’entends plus dans le deuxième) – même la suite et le Don’t Blame… fait très musique pour ado avec ses pêches en power chords mais que voulez vous, j’y suis sensible! Ca vole très haut, ça donne un optimisme incroyable, t’as envie de tout aimer, de tout faire, c’est super efficace. Petite transition façon « vent du grand Nord » (LA piste de The Go! Team qui sent la neige étant, mécaniquement, The Snow Storm) et on se noie dans ces petits « lalalala », tout va toujours aussi bien et hop refrain final un peu mélancolique, écoutez bien la gratte qui se déplace vers les aigus, c’est très subtil mais ça change directement l’ambiance! Et donc question terrifiante : si c’est chanté par une guest, comment il la refont sur scène? Gloups

 Je pourrais arrêter là pour la forme tant ce morceau m’a fait atteindre des plaisirs musicaux inexplorés. Bon pour la forme, Super Triangle est un morceau très transitoire dans l’esprit instrumental du groupe et il ne dure qu’une minute trente. Les tout débuts de Voice Yr Choice ont l’air un peu pourris… mais c’est plus ou moins un faux ami. En fait, quand Ninja rappe plus lentement, c’est moins agréable! Ca fait plus naïf dans un cadre qui ne l’est pas tant que ça. Là aussi une belle collection de bruits cosmiques mais l’aspect vaguement « slogan, mantra » ne crédibilise pas vraiment le truc – c’est pas grave et on oublie. Yosemite Theme instru-cuivres-rétro comme toujours avec un peu de harpe, à écouter les yeux fermés, cette piste nous prends pas mal au piège! « Ho non, c’est redondant, on a déjà entendu ça trente fois dans les pistes précédentes » et en fait pas du tout, plein de nouveaux éléments, des cloches, des guitares slidées façon hymne Hawaien et sortie en boucle, pour pièger ceux qui penseraient qu’on a changé de piste. Le changement ont chope bien avec The Running Range qui, pour le coup, fait vraiment inédit à l’échelle du groupe. Impeccable à écouter derrière une séance de Red Dead Redemption (ou dans le métro qui défile) et hop deuxième guest star dont le nom m’échappe. C’était donc ça, c’est la patte venue d’ailleurs, décidemment, ça les bonifie. Ca part un peu partout, le machin devient relativement doux et acoustique dans une piste où la basse fait tout. Lazy Poltergeist est une transition au piano au son volontairement ébreché, tout droit sorti du tourne disque d’antan. Allez, pourquoi pas. Rolling Blackouts (ils ont enfin succombé à la tentation du titre éponyme! Danger! Matérialisme! Justin Bieber!) est susurré de manière un peu anxiogène comme si une nana venait te le chanter directement dans les oreilles. On quitte un peu le mode majeure pour quelque chose de plus mesuré, en demi-teinte, c’est à deux doigts d’être triste mais en fait un peu moqueur et jouant pas mal sur les dissonances. Très bon point… ça fait un peu Fugazi content et féminin, pour le coup. Le bazar peut se targuer d’être assez varié dans son approche et se conclut sur – décidément – de la gratte égrenée, dans la pure tradition. Hé oui, les arpèges, ça séduit, c’est vieux comme le monde. Du coup, Back Like 8 Track prends il ce rôle d’examen terminal, de piste best-off? Pas vraiment… parce qu’il n’est pas instrumental! Il alterne la fanfare, les sonorités jazzy et fout des clappements de main un peu partout! Un dernier mode de notes répétées à fond et c’est déjà fini, on se retrouve dans trois probables autres années.

2735288932_5cfda3b9ec.jpgTroisième album qui change donc à peine les choses MAIS qui se radoucit pas mal dans son approche, qui hésite pas à trifouiller avec des sonorités un peu sorties de nulle part et et et deux trois pistes qui sauteront aux oreilles de tout le monde, selon les individus. C’est toujours aussi bien et JUBILATOIRE, EN MAJUSCULE PARCE QUE C’EST RARE DANS CETTE EPOQUE DE DEPRESSIFS LES PETITS AMIS. Pourquoi vous croyez que le tome quatre de Scott Pilgrim s’appelle comme ça? Hein? Hein? HEBAVOILA.

Enfin, l’une des finalités de ce post était de vous prévenir qu’il débarquent bientôt faire un petit tour sur l’Hexagone fin Mars à Strasbourg, Rennes, Angoulême et… Paris, à la flêche d’or. Un concert sera un peu lêger pour un compte rendu mais je vous recommande chaudement d’aller y faire un tour, c’est peanuts. J’y serais, et en rentrant je mettrais un bon gros golden seal of quality dans ce post. J’ai hâte, j’ai hâte.

/in b4 réaction muettes un peu étonnées

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Ma cabane au Canada

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 Rendons à Markus ce qui est à Markus : Monsieur P. – à ne pas confondre avec les protecteurs de Bioshock – est quelqu’un de sacrément chanceux, mais c’est aussi et surtout un mec qui a eu une foutue bonne idée, qui l’a exploitée à fond tout en la mettant à jour… le temps et le bouche à oreille ont fait effet, le bazar a subi un énorme gain d’interêt, un « Colbert Bump » avec les divers strips de Penny Arcade et Compagnie, la chose a commencé à lentement tourner dans nos « cercles » vers l’été dernier avant de subir un gros pic de popularité en début d’hiver… et j’ai commencé tout récemment à me passionner pour la chose. Disons que j’ai précisément regardé ce que c’était, puis en pleine période de partiel j’ai commencé à parcourir les vidéos Youtubes de tutorial et ça avait l’air fantastique! C’est donc avec du hype à en crever la bouche ouverte que je dépense 15 Euros pour me payer MINECRAFT. C’était d’ailleurs un poil trop tard car le jeu venait de passer en bêta, ce qui signifiait 5 euros de plus et la non-gratuité des futures updates du jeu terminé. C’est triste mais il n’est pas encore trop tard, le jeu fini sera encore plus cher! Du coup, Markus P. est millionnaire et son compte paypal a déjà été suspendu tant les transferts qu’il effectuait vers son propre compte semblaient suspect.

Il est quand même trèèèèès peu probable que ce mot là ne vous évoque rien mais allons y gaiement, avec conviction : Minecraft est un jeu en gigue ou peut être en tango quelque chose du genre, bref un truc codé dans une cave aux graphismes minimalistes, où tout n’est composé que de cubes (même le personnage principal, donc vous, êtes tout pointu comme dans cette double BD de Donald qui allait chercher les oeufs carrés dans les Andes…) et c’est largement tant mieux parce que la configuration à avoir en devient accessible à une grande majorité des gens. Oui, avantage certain, Minecraft c’est sur PC, MAC ou logiciel libre. En tout simplicité, vous téléchargez un exécutable qui ne dépasse probablement pas mon propre poids en kilos et en avant pour le menu principal, où vous lancez une partie solo.

http://img23.imageshack.us/img23/3125/image10j.png Partons toujours dans ce constat simple : vous ne connaissez rien de ce jeu dont vous entendez partout les louanges, subitement. Vous vous réveillez dans un monde généré tout ce qu’il y a de plus aléatoirement, souvent dans une plage façon XIII et… c’est tout. D’une part et c’est là qu’un sentiment jouissif commence à éveiller vos sens mégalos : ce monde est à vous, rien que pour vous. L’appellation « ce monde » n’a rien d’exagérée puisque la théorie et la fameuse légende urbaine veut que votre parcelle de terrain peut atteindre jusqu’à huit fois notre bonne vieille terre! Ca reste dans le domaine abstrait mais il y a une astuce : seul votre champ de vision est généré et retenu, ce qui peut occasionner un peu de lag quand vous découvrez de nouveaux horizons. L’objectif pourrait se limiter à la découverte de cet univers tout personnel, varié à l’extrême puisque vous pouvez en exploiter les moindres recoins. Ca ne se limite pas aux montagnes, à la mer, aux plaines… mais aussi sous terre où les caves générées peuvent mener jusqu’au magma. Si on considère qu’un bloc fait un mêtre de longueur, vous avez deux fois 124 mêtres de hauteur à exploiter, par déduction? C’est un peu random comme estimation mais l’idée est là. C’est grisant mais on se lasserait vite alors voici le pitch : dans Minecraft, il n’y a qu’une règle immuable – prenez votre torche, venez me rejoindre – des monstres apparaissent dans les coins sombres et ils ont le désavantage de vouloir vous bouffer. Squelettes archers, araignées géantes, squelettes archers montant des araignées géantes, slimes, zombies et ces foutus creepers, fameuses bestioles vertes au regard vide qui vont vous charger au moindre contact visuel pour vous PETER A LA GUEULE! Ca fait mal dans le bout du groin et les screens trahissent bien le système de santé de votre personnage. Si vous faites une trop grosse chute, que vous vous noyez bref si vous vous débrouillez pour clamser la sentence sera grave irrévocable car vous retournerez à votre point de spawn en tout début de partie… et vous perdrez tout votre inventaire.

Et c’est LA qu’intervient le deuxième pitch de Minecraft, celui qui le rends complètement dingue : chaque bloc peut être pris et exploité pour faire autre chose. Cet univers qui est le votre, vous allez, à échelle humaine (donc laborieusement, pas façon Black and White) le façonner à votre guise, en faire ce que vous voulez, l’urbaniser à votre façon. Il faut bien se défendre contre les monstres donc éclairer préventivement tout ce qui est sombre… mais évidemment, la nuit tombe et absolument RIEN n’est safe à l’air libre où le monde devient un vaste champ de bataille très déséquilibré. Tout repose sur ce système de crafting, vous avez un inventaire qui comporte quatre cases pour fabriquer quelque chose. Votre tout premier réflexe va être de couper du bois à mains nues, ce qui va vous donner… du bois, que vous allez changer en planches. Ces planches vont vous servir à faire une table de travail, ce qui sera une source de crafting plus compliquée… et d’autres objets vous permettrons d’en récolter d’autres, pour faire des patrons plus complexes, etc etc. Du coup soit vous démarrez votre partie en n’ayant aucune idée des patrons (il faut disposer les éléments dans une configuration géométrique bien précise pour que ça marche mais c’est toujours relativement logique et
intuitif) et votre rôle va être de deviner puis de découvrir et ce sera avec un plaisir accru, soit vous faites le tour des tutoriaux et des pages dédiées. De toute façon je vais pas me gêner : avec cette table de travail vous allez faire une première pioche, qui demandera des bâtons (deux planches) et d’autres planches… pour un résultat en bois. Vous voulez du meilleur matos? Il faudra utiliser de la pierre. Une pioche en pierre pourra miner du fer… et une pioche en fer pourra miner du diamant. Tout ça se situe sur une échelle de valeur puisque certains matériaux durent plus longtemps que d’autres. Pelles, haches, pioches, épées… tout ça ne vous servira à rien si vous ne trouvez pas rapidement du charbon, autre élément clé qui vous permettra de
fabriquer des torches et de baliser votre terrain. Rien qu’à ce stade, c’est un peu confus, mais tellement grisant!

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 Vous gérez votre gameplay à votre sauce mais vous ne pourrez rien construire sans matériaux. L’étape préliminaire du minage est faite pour ça. Je ne sais pas si vous vous rappelez de ce jeu flash assez fascinant où on devait gérer une foreuse qui vendait son minerai, on améliorait le bazar avec l’argent obtenu pour aller toujours plus profond où l’enjeu est toujours plus grand mais toujours plus flippant puisque l’essence est limitée (et à la fin il fallait affronter le Diable, c’était un peu n’importe quoi) et ben cet esprit se retranscrit parfaitement en 3D. Vous avez été fasciné comme moi par cette esprit « toujours plus loin » dans la cave mystérieuse des Fourmis ou de la grotte aux 100 Etages de Paper Mario et sa mauvaise surprise finale? Vous pouvez concrétiser ce gros fantasme et coloniser les entrailles de la terre. Personnellement j’adore faire ça en fiction pour contrebalancer ma phobie assez caractérisée de quitter le niveau zéro, je pense que ceci explique cela mais Minecraft vous impose assez implicitement de fouiller le sol en profondeur pour vous dégotter du matos toujours plus sympa et prolifique. Ca va devenir un véritable petit rituel, trouver une cave naturelle puis la parcourir (ça peut aller très loin) tout en évitant les cours d’eau fréquent qui peuvent vous balader n’importe voire vous perdre – établir des bases de temps en temps pour déposer ou transférer votre matériel (votre table de travail, un four pour fondre les minerais et d’autres trucs, un coffre pour garder précieusement ce qui est … précieux, fatalement!) Tout ce petit manège peut vous faire créer une gallerie à la taille très variable et votre « cave de prédilection » peut rapidement changer puisque la crainte de se perdre va rapidement entre en jeu, à moins que vous bouchiez les issues et que vous indiquiez bien où vous êtes sensés aller. Je ne l’ai pas précisé et c’est important, sur Minecraft, tout se prends mais tout se … dépose!

C’est l’autre facette de ce jeu, le coté créatif qui vous permet de construire tout et n’importe quoi. A l’échelle d’une personne, le premier réflexe sera la construction d’une maison ou d’une base. Tout ce qui est conceptuellement envisageable devient possible avec un minimum de patience et de logique. Une cabane au fond du jardin, sur un arbre, dans les cieux, une construction troglodyte voire sous l’eau (patience et beaucoup de précision à prévoir là) sur une arbre ou même suspendue dans les airs puisque seuls le « gravier » et le sable obéissent à la gravité. Tout le reste se scotche automatiquement à un autre bloc et reste en place si vous virez le support. Les possibilités sont assez immenses – Notch (le créateur donc) nous a concocté un tas assez hallucinant de patrons pour faire du bois, de la pierre, du verre, de la laine colorée mais aussi des escaliers, des hais… et pour décorer? Ben il va falloir récolter du bambou, ce qui donnera des pages puis des livres puis des bibliothèques, ça ira parfaitement avec un tableau (bois plus laine) – si vous vous débrouillez bien et que vous tombez sur un donjon (un lieu sous terre qui génère des monstres automatiquement) vous mettrez peut être la main sur un CD, qui ira parfaitement dans un Juke Box. Etc etc etc, le truc vraiment fantastique prends une dimension encore plus jubilatoire quand vous pouvez établir un réseau ferré, alimenté électriquement ou pas! Avec de la redstone, vous pouvez vous faire un circuit électrique qui ira de paire avec des rails, un bouton ou un interrupteur… vous ne pouvez pas tout faire MAIS tout ce qui est envisageable de façon simple est possible. Dans une visée créative, strictement tout peut se faire si ça peut être pensé avant, de la même manière que vous pourrez jouer un plan de guitare au rythme improbable si vous pouvez le chanter au préalable. Là mes screens ne montrent pas grand chose puisqu’ils viennent de ma partie – et je manque cruellement d’imagination ce qui fait que ce jeu est un peu moins fait pour moi – mais n’importe quelle recherche Youtube vous montrera à quel point les gens arrivent à faire des merveilles. Certains font des hyperstructures à leur effigie, d’autres font des ordinateurs basiques qui s’étalent sur trois kilomêtres carrés (respect intégral) d’autres établissent des pièges à base de TNT… et d’autres reproduisent l’intégralité du monde de Kanto. Sérieusement dingue, je vous dit!

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 Le bazar prends donc une toute autre saveur en multijoueur, où la cohabitation en live permet une plus grande marge de manoeuvre si vous êtes vraiment dans un esprit « urbain » – je n’en ai pas fait l’expérience puisque le serveur principal dont j’ai les échos ne donne vraiment, vraiiiment pas envie vu les retours étranges que tout le monde s’escrime à diffuser, certains serveurs vous plongent dans un génie civil épatant où tout est automatisé, bien construit, certains établissent un système monétaire et une économie locale où
chacun à un rôle (un vrai petit village des Schtroumpfs) et chacun s’y tient. Loup solitaire ou maillon de la chaîne, c’est vous qui voyez, j’aime bien avoir mon coin à moi même si évidemment, ne le partager avec personne le dénue un peu d’intérêt maaaais je ne sais pas trop comment faire un serveur privé et quand bien même ça à l’air simple un réflexe reptilien me sort qu’il faille laisser mon mac allumé 24/7 ce qui fait un peu cas social et ennemi de la nature. Dommage mais certains serveurs très développés sont tout à fait ouverts, d’autres en circuit fermés, pas mal regorgent de petites pépites d’inventivité et de créativité. Ce concept est beaucoup trop bien trouvé et exploité pour passer inaperçu, votre taux d’addiction va donc directement dépendre de votre imagination. Après être passé par une série de réflexes, allez vous continuer à vivre dans votre petit monde? A passer de base en base, à créer des raccourcis ferrés pour naviguer entre vos habitations, peut être à passer en ENFER après avoir construit un portail cosmique en obsidienne? Ce jeu est trop humainement excellent. Il vous laisse dans un terrain illimité, vous permet tout, vous laisse contruire tout ce que vous voulez et subit des updates régulières, c’est parfait, je recommande à tout le monde. Si vous avez le temps, passez par la série de tutoriaux « How To Survive And Thrive« , où consultez les diverses pages TV tropes qui vous donneront des exemples dingues.

 DINGUE!

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Amv Enfer, mi-parcours

Hommes et femmes à péages de l’internet! Ca fait déjà presque trois mois que j’ai lancé un appel ouvert pour qu’on puisse se retrouver avec un nouvel AMV HELL d’ici le milieu de l’année et, mine de rien, on est déjà à mi chemin. Je suis encore assez surpris de constater que… bah mine de rien, ça marche! Si vous débarquez, cliquez sur le lien ci dessus pour l’explication du concept et autres informations importantes. Sinon, voilà ce qu’on doit tirer de ces 100 premières propositions!

Déjà, autant vous le dire de façon un peu lourde et brute voire folklorique, ce n’est pas aussi bon qu’un AMV HELL classique. Cette phrase qui pue le pessimisme gratuit est un peu à double tranchant car en tant que plagiat éhonté, le produit final n’arrivera pas à la perfection d’un… AMV HELL 4, pour prendre un exemple totalement dénué de hasard – ce dernier est tellement rigoureux, fouillé, rempli d’effets… si un clip n’est pas drôle ou même sensé, il reste bien foutu. La bonne nouvelle? C’est largement mieux que l’AMV HELL à Problèmes (qui lui était déjà pas si mal, cela dit) – du coup on a bien fait de reprendre les choses en main et de poser un projet plus ambitieux. Formellement, vous m’envoyez des vidéos de bonne qualité, j’ai juste eu un gros ratage tout récemment. Dans le fond et si vous me demandez mon avis, c’est assez variable, il y a du moins bon, un peu de plat, du bon et de l’excellent. Ce qui manque cruellement ce sont les vidéos « à effet » qui font un peu plus que du montage synchronisé mais le projet reste quand même de haute volée car je rappelle innocemment qu’aucun des participants n’est clippeur de « formation »! Juste une bande de geeks qui aiment les vidéos un poil barrées.

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Je rappelle les enjeux :

C’est pas la peine de faire semblant, j’organise tout ça pour moi en tête de liste. Envie d’avoir un nouvel AMV HELL? Ok, y’a qu’à le faire soi-même, tout simplement. La raison numéro 3 est le blog et le fait de me prouver que je peux motiver des inconnus à faire quelque chose de sympa mais ce qui vous intéresse vraiment c’est la raison numéro 2, mécaniquement. Et cette raison c’est… l’Epitanime, la convention-examen-final qui se tiendras un peu plus tôt que d’habitude, dans les alentours du 21 Mai. Je suis toujours intimement lié à l’association Forum Thalie et il n’y a pas de meilleure façon de joindre l’utile à l’agréable puisque le film sera diffusé en avant première pendant la convention, à Kremlin Bicêtre. Oh, rassurez vous, je la posterais et diffuserais un lien de téléchargement pas bien longtemps après mais la vidéo complète sera postée sur Daily un peu avant… en mode privé. Ce sera frustrant! Le meilleur moyen d’évacuer tout ce teasing sera de voir tout ça à l’Epita où Forum Thalie organisera ses activités habituelles (dont! Certaines! Très probablement! Sur Scène! Oh oui!) MAIS l’AMV ENFER sera ma touche, ma petite contribution à cette convention qui fera donc une petite attraction pour l’asso. En gros… tout le monde va voir votre travail alors autant lécher la suite dans les règles.

 J’ai parlé de l’AMV Enfer? Oui, bien sûr, c’est un nom provisoire… alors évidemment je suis ouvert à toutes les propositions, n’hésitez pas à me faire partager toute idée brillante qui sera immédiatement appliquée si suffisamment en phase avec ma façon de penser (et oui, c’est comme ça que ça marche, c’est cruel hein) et même si AMV HELL à Problèmes : le film me plaît bien pour le coté absurde du truc et la longueur sortie de nulle part qui rends hommage aux titres originaux, il faut que l’aspect « attaché à ce blog » soit mis au
second plan, car là on ratisse plus large et j’essaie de faire en sorte que le résultat final soit plus le résultat d’une communauté que celle d’un défi lancé à des lecteurs. Bon, vu les participants c’est surtout la communauté de … ce blog mais l’idée est là, autant faire moins individualiste. Par contre… une proposition commence à sévèrement germer dans ma tête. Prenez ce post d’Amo qui prouve qu’il me connaît bien et qui laisse un peu de liberté à mon souci du pinaillage dans le titre. Du coup… je trouve qu »AMV ENFER : Titre Provisoire » … a quelque chose de malin. Bref n’hésitez pas à me fournir des propositions mais les choses se dessinent vite.

 En ce qui concerne le contenu en tant que tel, tout ce que j’ai pour le moment c’est votre petite centaine de propositions. C’est tout simple, en vidéo brute on atteint la demi heure… ce qui est enthousiasmant mais aussi assez trompeur, je reviens rapidement dessus pour dire pourquoi. Il n’y a pas d’objectif de durée précise mais plutôt une volonté de taper dans le trois-quart d’heure/une heure, faut pas que ce soit excessivement long ni que ça traîne en longueur. De toute façon il est très important d’avoir plusieurs fun facts en tête pour comprendre à quel point tout ça est encore loin d’être fini!

– D’une part, certains contributeurs fournissent une majorité de l’ensemble, ce qui sera loin d’être positif si cet état de fait est encore valable dans la vidéo finale. Ils sont tous bons et je suis ravi d’avoir plein de vidéos mais de la diversité, rontdudjuu! Chacun à ses réflexes et d’autres personnes feront des AMVS que les
habitués ne feront jamais – lancez vous avant qu’il ne soit trop tard! Au pire, vous faites un truc vraiment mauvais, je vais vous le dire plus ou moins clairement, je vais vous juger genre cinq secondes et on passera tout simplement à autre chose! Donc si vous voulez mettre votre patte dans la chose, pensez y et ne repoussez pas ça éternellement. Ca fait déjà trois mois, il en reste déjà trois autres et je pose directement une deadline sur le 5 Mai 2011. C’est déjà fantastiquement serré parce que je suis personnellement très fâché avec les délais, je ne veux pas prendre aucun risque maintenant que le truc commence à prendre un certain enjeu. On a déjà une demi heure, à vous de la compléter et de l’améliorer! Notez vos idées, tentez votre
chance, au pire découvrez le concept et matez les vidéos originales, ça vous fera une bonne grosse tranche de rire gratuite!

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 Les vidéos, vous vous en occupez, pas de souci. En revanche, le truc serait impeccable avec une intro, et une conclusion… je ne pourrais pas mimer le regard vide du très sympa animateur du project Awesome une seconde fois, c’est pourquoi un sketch particulièrement long et bien fichu ferait une excellente vitrine pour la chose. La limite est toujours de trente secondes mais si vous voulez tentez votre chance pour essayer de décrocher votre « place d’intro/générique de fin… » il faut tenter l’AMV d’une minute, en gros… voire
carrément de toute la durée du morceau utilisé, impeccable pour les crédits. Si vous vous sentez l’âme d’un guerrier, faites un gros AMV et si ça fait un gros bide, il finira au pire coupé dans le contenu normal. Je ne vous cache pas que l’idée de mettre un sketch idiot impliquant les participants en introduction reste tellement… séduisant. D’ailleurs avec ces histoires de vampires, les romans photos reviennent à la mode! Sinon il y a cette fameuse problématique des transitions entre les AMVs. Là aussi, il faut penser « général » et ratisser large et même si je n’ai pas encore d’idée bien précise (Reprendre la fameuse télé? La détourner?) sachez que chaque transition devrait être personnalisée et, dans un sens, à l’effigie de la personne qui a créé la vidéo qui va suivre. Ca peut être également un bon moyen d’éviter d’avoir à faire des crédits, dans un autre sens… et les vidéos qui seront vraiment impeccables en tout points (grande longueur, qualité d’image nickel, format d’origine souhaité, drôle) auront droit à une petite emphase, une césure dans le déroulement qui
soulignera le meilleur travail qui aurait tout à fait sa place dans les meilleurs sketchs des Amv Hells, voir plus! Ce sera le sceau de l’Alerte Qualité. Pas d’emplacement précis, l’ordre du bazar sera semi aléatoire : tout vos Amvs sont numérotés et j’établirais une dizaine de groupes tirés au sort parmis lequels j’essaierais d’établir la playlist la plus variée (sous entendu : sans répétitions voyantes) possible.

 Le fait que je prenne toujours des pincettes sur ma volonté de garder le français minoritaire en tant que contenu à l’air de déranger au moins une ou deux personnes donc je vais étayer un peu mon propos – l’anglais est pour moi fatalement lié aux Amv Hells, je n’imagine pas le concept sans la langue, c’est dans les consignes, le cahier des charges. En deux, je trouve que la musique étrangère est largement plus variée que ce qu’on peut trouver ici, tout simplement… et chaque Amv Hell doit avoir sa touche musicale, l’un
est plus varié, l’autre plus « rock classique », l’autre plus barré, etc etc. Musicalement, je considère que l’AMV HELL 0 est le meilleur de la liste, c’est dire! En trois, le truc doit être ouvert de façon internationale. Loin de moi la prétention de faire « le pastiche qui relève le mieux le défi » MAIS je tiens quand même à ce que le bazar soit un AMV HELL classique, avec une french touch. Pas besoin d’aller dans les pourcentages, ils se sont fait tout seul mais de toute façon on va voir que vous tournez un peu en boucle dans vos choix musicaux français, de toute façon. Je vous juge tous!

 Ok, c’est à partir de maintenant que je vais détailler un peu ce qu’on a jusqu’à présent. A partir de maintenant je mettrais à jour ces chiffres, de la même manière, dans la page habituelle que vous avez pris l’habitude d’aller vérifier régulièrement, bande de petits coquins. Il était pas trop moche le design fin 2009? Si, un peu hein, que voulez vous.

Sur l’ensemble des AMVS validés, j’ai compté…

– Une vidéos utilisant une cinématique de jeu vidéo, trois utilisant des cartoons récents. Le reste, c’est de l’anime.

N’oubliez pas que j’accepte tout dans les faits mais autre chose qu’un anime sera tellement minoritaire qu’il faudra vraiment que le truc soit parfait de chez parfait, drôle, compréhensible et beau (c’est un critère, oui) pour que ça passe. En revanche, n’oubliez pas que les images de jeu sont tout à fait acceptables, dans un ordre d’idée moins nazi.

– 31 AMVS en Français (20 chantés, 11 parlés)

– 66 en Anglais (52 chantés, 14 parlés)

– 2 en Japonais

– 1 en Allemand (DEVINEZ QUOI.)

– 5 instrumentaux ou purement basés sur des effets sonores

– 1 Ou le seul truc qu’on entends c’est « Pikachuuu » et je sais pas trop comment le catégoriser.

 Bon pour revenir à ce balancement entre Français et Anglais, c’est clair, on a un tiers de la première catégorie. C’est exactement l’objectif visé mais voilà le problème : dans le paquet français… on a très souvent les mêmes réflexes, qu’on pourrait catégoriser entre « les groupes à vocation humoristique » et « la nostalgie ». Je dois avouer que vous êtes fascinés par les vieux trucs et pour le coup, beaucoup de pubs vont tomber! N’oubliez pas que le chant en français peut être autre chose qu’un texte sensé faire rire… mais
involontairement, sans apposition à une image. En gros, il n’y a pas que Brassens et les Rois de la Suède dans le répertoire francophone! Pensez à tout, aux sons de l’internet, faites des private jokes si vous voulez, pensez au répertoire mémétique, ne vous dites pas « ils ne comprendront pas » parce qu’il y a toujours une chance que quelqu’un mate le même truc que vous!

 – 4 Vidéos très courtes (Entre 1 et 4 secondes)

– 33 Vidéos courtes (Entre 5 et 10 secondes)

– 33 Vidéos de durée moyenne (Entre 11 et 20 secondes)

– 34 Vidéos Longues (jusqu’à 30 secondes)

 Et là attention, c’est beaucoup trop! Là aussi tout est équilibré naturellement et c’est une question de personnes et d’habitudes (on a tous nos réflexes de contenu et de durée, je pourrais définir chaque clippeur très facilement) MAIS globalement, les vidéos sont… trop longues! Il faut parfois aller directement dans la vanne sans trop attendre et dans beaucoup de cas, je risque de tailler dans le gras de votre vidéo. Straight to the point, toute longueur doit être purement décorative ou au service du rapport son/image. Le souci concret c’est qu’une trop forte présence de clips longs causera un certain… problème de rythme qui se verra. Il faut des moments intenses, d’autres plus zens, des « poussées de rythme » entre deux Amvs plus longs – bref ne soyez pas trop influencés et ne vous calibrez pas trop à mes propos mais pour cette deuxième moitié, pensez « vanne directe et efficace », tapez dans le parlant, ralentissez les clips en tant que telle pour la blague cash.

 – Trois vidéos « Alerte Qualité » et une qui me fait hésiter parce que ce serait considéré comme du troll et ce serait loin d’être faux. Cancer! … Et sur ces trois vidéos, un auteur en chope deux!

 – Deux vidéos en sévère ballotage. Le PenPen n’est pas monté et l’utilisation de Shaman King est de trop basse qualité, formellement parlant.

 Aaaah oui tiens. Je vais vous demander une petite faveur : si vous participez, j’aimerais que vous me fassiez une petite liste de toutes vos propositions, validées ou pas : nom de l’anime et nom de la source sonore à chaque fois. Pensez y et mettez là à jour, ça me mâchera un gros travail assez pénible et laborieux dans un moment d’impatience assez gros.

Enfin, la page dédiée du blog triche un peu : le compteur recense les idées d’Amv. Concrètement ça veut juste dire que Meles Badger est plus productif qu’on pourrait ne le penser… et que les accréditations entre deux vidéos seront très sûrement dédiées au monteur… mmh, je vous ai déjà dit que les transitions allaient
être personnalisées? J’essaie d’avoir une bonne dessinatrice sous la main pour faire quelque chose de sympa, je dis ça, je dis rien…

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 Très important : comme dans les vrais, on recense des répétitions et on peut d’ores et déjà à commencer à noyer le poisson alors autant vous avouer que Death Note est, une fois de plus, SUR-PRESENT. Stop! Viennent directement après Umineko, Higurashi… puis Baccano! et Soul Eater. Tentez au maximum de diversifier vos sources…

En attendant, vous avez encore trois mois pour soumettre vos propositions. Tentez le coup, faites en plusieurs si vous êtes content de vous et respectez bien les consignes : pensez à l’esprit AMV HELL, pensez à votre format (je serais conciliant avec du WMV mais je veux voir aucune bande grises et la qualité doit être nickel… et la vidéo pas trop lourde) stay tuned! Pour l’Usine à Problèmes, pour l’Epitanime, POUR LA FRANCE! Ce projet vise haut, le résultat final devrait être très enthousiasmant et c’est grâce à vous qu’il peut l’être encore plus!

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