Biens mais pas top

Wow, je me suis fait humilier d’une façon totalement NOVATRICE!
Image-2-copie-1.pngAujourd’hui j’ai un mal de crâne assez dingue et pour essayer de survivre à l’hiver je joue à plein de jeux vidéos, d’où une certaine concentration devant un écran, d’où encore plus de migraine etc etc, un calcul savant et agréable pour tout le monde! Il n’empêche que oui j’ai l’occasion de jouer à pas mal de trucs en attendant la reprise des choses sérieuses, scolairement parlant et … à part un jeu mystérieux qui mérite beaucoup d’attention et qui aura droit à son post, j’ai la malchance de toucher à quelques galettes extrêmement… perfectibles. Mouais. Le milieu du panier, le peut-mieux-faire, le onze sur vingt. Hommage!

 DJ HERO 2 – Moui

 Voilà, j’ai répondu à ma propre perche, lancée il y a exactement un an : je me suis payé le deuxième volet dans un grand élan de pragmatisme – et de patience, car je dois vous avouer que l’exemplaire original pour lequel j’ai été débité est toujours quelque part dans les limbes. Quoi qu’il en soit, il aurait été idiot de garder sa platine pour un unique jeu et vous savez probablement qu’Activision a liquidé (ou mis en hiatus pour les plus optimistes) plusieurs de ses franchises, dont Guitar Hero … et DJ Hero 2. Quand je vous parlait de syndrome Donkey Konga! C’est un donc un peu tristement qu’on doit enterrer une série de jeux qui à beau s’être fait gruger à vie par une équipe bien plus investie dont le principal défaut est de très mal exporter ses produits en dehors des USA – MAIS qui a lancé les bases de ce qui est excellent au jour d’aujourd’hui, en plus d’avoir pondu trois bons premiers opus. Rétrospectivement, ça explique aussi les promos très généreuses autour de ce jeu, premier opus offert avec le pack et gamme intégrale d’instruments fournie pour cinq euros de plus dans la grande enseigne en F. DJ Hero 2 est donc la suite logique et dernier jeu musical franchisé d’Activision sous ce nom, voir ce post pour les impressions du premier. Le deux est une suite améliorée sans avoir grand chose de révolutionnaire sous le coude, aucune surprise donc. Un tas de nouveaux mixs qui reprennent cette formule pas géniale du « Ho, on a plein de droits avec ces morceaux, mélangeons les de façon random et faisons apparaître 5 fois le même truc » ce qui n’est pas, on va dire, palpitant. Là aussi il faut avoir une grande tolérance au hip hop wesh tavu parce qu’entre ces grands classiques qu’on a tous entendu sans savoir comme ça s’appelait et autres Kayne Westeries il a de quoi jouer négligemment sans trop aimer ce qu’on écoute. Même punition : les mixs manquent d’identité, on retiendras rarement la playlist mais comme toujours il y en une demi douzaines qui vous taperont immédiatement dans l’oeil. En ce qui me concerne, j’ai un peu triqué à la vue de War/Stevie Wonder, tout DeadMau5, les Chemical Brothers, Metallica! De toute façon ce sont encore des pros derrière les platines dont les fameux Scratch Perverts, toujours aussi sadiques! Cette fois votre boss final sera Galvanise et là aussi, il va falloir apprivoiser l’esprit du poulpe pour maîtriser la difficulté parfois démentielle qu’offre le soft.
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Ouaip, DJ Hero est peut être le plus difficile de la bande parce qu’il faut savoir faire plusieurs trucs en même temps. L’occasion parfaite pour enchaîner sur *ton chantant* les nouveautéééees… et sans être révolutionnaire, il y a quand même quelques changements qui font plaisir même si on retrouve ce syndrome du « Le premier aurait du être comme ça » – menu principal très sobre, mode « Empire » qui s’approche de ce qu’on appeler une carrière, suppression de la guitare mais ajout du chant et de sa difficulté nazie (parce qu’on tape soit dans le rap, soit dans l’inconnu, frottez vous le micro sous les aisselles et admirez votre bon score) – mais mais mais avant de désespérer sur ces trucs un peu attendus, n’oubliez pas les quelques ajouts logiques de mécaniques de gameplay – notes maintenues et surtout la suppression des samples au profit de « zones freestyle » ou vous choisissez comment crossfader votre truc/tapoter un rythme logique et rigolo/faites les deux, note et gros points à l’arrivée. C’est ça le revers de la médaille, il y a toujours autant de moyens de scorer énormément et l’ajout de platines spécialisées aide à aller toujours plus haut dans les chiffres stratosphériques – multiplicateur qui monte à 5 voire 10, double rewind, double dose de transe… ça donne
des scores surréalistes qui peuvent passer de 600 000 à 900 d’un run sur l’autre – parce que l’essentiel dans ce jeu reste de tripoter ses boutons. Il y a beaucoup moins de crossfading (quand il y en a il est sévère mais juste) et les scratch directionnels sont mieux dosés, mieux foutus quoi. A haut niveau, on peut le dire hein, on se la pête.

 Le mode multijoueur est pavé de bonnes intentions : modes battles aux principes amusants – accumulateur (« Bloquer » les combos et avoir le plus gros chiffre) Checkpoints, Etoiles… mais toujours ce réflexe idiot, stupide, crétin voire un peu débile de laisser les joueurs choisir leurs difficulté indépendamment. Comme la plupart des battles consistent à avoir le meilleur pourcentage d’action réussies, que se passe-t-il? Tout le monde se met en Moyen. Frustrant les amis, frustrant.

Et il y a des succès aux chiffres débiles qui nécessitent soit une grande stratégie prévue à l’avance, soit beaucoup de talent et de patience pour retrouver un chiffre normal. J’aurais pu prendre la solution numéro mais j’ai été trop gourmand d’une seconde, d’où le drame. CA, C’EST VRAIMENT UNE IDEE A LA CON, EXCUSEZ DU PEU, ALLEZ CREVER!

Voilà, achat logique et légitime si vous avez déjà la platine.

 Assassin’s Creed Brotherhood – Mmf

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 C’est toujours la même chose : si un jeu tombe du ciel et que je ne comptais pas le prendre d’office, il va m’ennuyer sévère. Même si il est bon! C’est donc avec ce disque tombé emballé du ciel que je me suis mis dans la peau d’un testeur qui doit se taper un jeu sur lequel il a pas de bons a-prioris. Je débarque un peu dans cet univers, directement dans le troisième opus – Cinématographique incompréhensible, quick time event unique et un peu sortie de nulle part, tutorial ici et là… surprise, l’histoire d’Assassin’s Creed est en fait au présent! C’est là que je me rends compte à quel point je suis un dinosaure qui n’a jamais dépassé le doux cocon blanc et épuré de Nintendo. En tout cas nous voilà dans la peau de Desmond, lui même à la trace d’Ezio Auditore, bondissant tueur de l’Italie gentiment pré-renaissance. C’est un jeu à univers et je dois confesser que je suis autant attiré par ce postulat de base que par cette fameuse crêperie kawai dans le marais… C’est après un certain nombre de sessions que je commençais enfin à voir un vrai potentiel sympa dans le jeu.

 Niveau gameplay, c’est du classique et efficace : du bac à sable dans les rues de Rome. Après deux trois pérégrinations qui installent tranquillement le scénario, vous avez le choix de vivre votre vie, de faire mille trucs et autant d’idées de gameplay – recruter une milice, rénover Rome, dépenser votre argent partout pour le ravoir au centuple, sérieusement, ce jeu est une incroyable machine à fric, s’en débarrasser est impossible on se croirait dans une nouvelle de Buzzati – récolter les mille items disséminés n’importe où pour farmer les succès chiants – avant de commencer la « mémoire génétique », comprenez les missions. A mi chemin, pas grand chose n’est difficile mais le jeu manque d’une certaine finesse… comprenez par là qu’on alterne surtout entre des missions toutes simples nécessitant trois pas et des aventures souterraines à la Tomb Raider mais avec une difficulté toute gentille! C’est ça la pierre angulaire du jeu, votre héros est un Yamakazi et il saute, grimpe, s’accroche partout, du moment que vous pressez la bonne combinaison de boutons. D’où la drame de ce jeu : il est assez mal pensé. Les phases de combat sont un mystère, entre massacrer un bouton, choisir ses armes, choisir une cible… tout ça mobilise trois voire quatre doigts qu’il faudra maintenir comme si il n’y avait pas de lendemain, les tirs à distance sont une horreur… la maniabilité est vraiment un enjeu de tout les instants dans ces longues séquences où il faut sauter, sauter, resauter sur la bonne corniche. C’est jamais vraiment difficile voire moyen mais toujours très pénible pour les mains!

 Je dois avouer que je suis assez surpris (oui parce que dans ma logique éditeur tiers = Mexique) de la bonne interprétation des … personnages! Rencontrer Léonard de Vinci et MACHIAVEL a quelque chose d’excitant (Ezio c’est un peu l’élite mondaine de l’époque, il connaît tout le monde)  La « team du présent » est assez
charismatique même si très typée, entre son héros alpha, la gotho-geek façon NCIS et le mec narquois qu’on lui devine un accent britannique dans la VO. D’ailleurs, regarder ses mails est un grand moment… bon je suis loin d’avoir fini ça mais on a beau être à deux doigts d’un GTA, le truc à l’air assez léché et plein de bonnes intentions. De toute façons il est clairement axé multi, dont le principal mode de jeu est très prometteur : vous avez une cible au hasard, vous devez vous en occuper. Le truc c’est que vous êtes par définition le boulot de quelqu’un d’autre et il va falloir se mettre dans la peau d’un PNJ pour pas ne vous faire griller trop vite par la radar d’autrui. Ca à l’air pas mal… mais j’ai jamais réussi à intégrer une partie multi, prout, la vie parfois fait prout.

 Un vrai bon jeu, avec un mec de mauvaise volonté qui y joue. Migraiiiiine ~

 Sonic Colours – Oui mais…
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« Sonic et les oxures de l’espace » pourrait être un bon titre alternatif quand on voit la jaquette mais ne désespérons pas encore… Je vais pas me fendre d’un paragraphe sur l’état comateux actuel du personnage dont le moteur ne se nourrit plus que de pure nostalgie. Seulement voilà, il ne reste plus beaucoup de nostalgie à Sonic et il va pas tarder à casser sa pipe si on lui trouve plus de nostalgie. Sonic 4 a bien tenté en nous prenant pour des cons au passage et c’est Colours qui, selon l’avis d’éminent confrères, tentait au mieux de remettre les choses sur les rails… C’est donc avec plein d’espoir et d’arcs-en-ciels dans les yeux que j’achète mon premier jeu Wii depuis la dernière éclipse totale – ma Wii fait toujours autant de bruit, elle a failli me pêter dans les mains l’autre jour, c’est un peu flippant – et on lance ce qui pourrait, potentiellement, être le premier jeu Sonic sympa depuis Heroes. (Cherchez pas, l’élite aime Sonic Heroes) 

 Que dire que dire. Ce jeu n’est pas fantastique mais il est loin d’être mauvais – il est tout bonnement vraiment, mais alors vraiment, super simple. Ne me méprenez pas, il n’est pas facile mais il est pas extrêmement ambitieux. C’est un peu piégeux : le premier niveau t’en met plein la vue et te fait croire que tout le
jeu va être une jolie petite progression de gameplay, le tout dans l’art de la variante et de la difficulté progressive… mais Sonic Colours est loin d’être un super manège mouvementé, il ressemble plutot à une ballade tranquille en radeau sur le Mississipi. Bon euh le scénario voilà, Sonic débarque sur une planète-plan-foireux-d’Eggman-pour-conquérir-le-monde et se doit de sauver ces petits machins qui ressemblent terriblement à ces vers blancs que vous chopez si vous vous lavez pas les mains. Tout ça nous prodigue quelques cinématiques à la puissance scénaristique éternelle où Tails ne bouge pas ses fesses d’un iota et Sonic d’aligner ses quelques non-vannes mais bon, c’est le gameplay qui nous intéresse et… il y a si peu de choses à dire.

 Le pitch du truc, ce qui est sensé le différencier des autres, sont l’injection des « Whisp » – ces aliens donc qui confèrent à Sonic telle ou telle capacité spéciale avec son jingle dédié en fond sonore. Furie, drille, éclair, fusée, ce genre de trucs sympas qui vous redonnent l’occasion de revisiter les niveaux déjà faits pour choper les cinq pièces rouges disséminées… j’ai déjà entendu ça quelque part enfin bref il a beau faire des efforts, le jeu n’apporte pas grand chose. Une huitaine de zones au fonctionnement un peu foutraque : SEPT ACTES (!!!§§§1!!) à chaque fois, toujours à la longueur méga variable et aussi peu d’univers graphiques différents. Donc de musiques différentes… musique parfois bonne, parfois très bonne mais en moyenne générique. Jun Senoue est loin, il attends le bus quelque part prêt de chez lui, il n’était pas disponible et donc gameplay de Wisps oblige : pas de jingle d’invincibilité. Ce problème de redondance est un point extrêmement embêtant dans la progression de ce jeu au demerant très court parce que le recyclage est un défaut visible… surtout
quand il pousse le vice à être présent jusque dans les boss. Sérieusement, c’est très mal jouer ses cartes!

où il y a rarement quelque chose à faire. Avancer, avancer, avancer, booster, sauter… un jeu qui peut se jouer avec les orteils ne peut pas nous faire rentrer dans le Nirvana vidéoludique aussi facilement, m’voyez. Bien sûr qu’il y a de la plateforme mais le jeu a oublié son intuitivité chez lui et ça c’est grave pas bien.
Certaines phases sont incompréhensibles : courses poursuites automatiques où comprendre comment ne pas mourir comme un con demande des expérimentations poussées sur la manette? Pas bon… permettre de jouer à la manette Gamecube? Hooooo! Etre globalement trop facile mais s’acharner à mettre des passages frustrants au gameplay mal expliqué? Boooof! Etre techniquement très bien fichu? Etc.

 Ca ne décolle pas. Il y a quelque chose, un potentiel, du travail sérieux derrière mais la chose n’est pas totalement finie et manque cruellement de variété. Devant, à droite, re-devant, on est loin du grind, des escaliers, des ruelles et des robots à exploser sans un foutu second saut immaniable. Et ouais, toujours Adventure 2, que voulez vous…

 Sinon je vous encourage prestement à mater les reviews de Zero Ponctuation! Le postulat archi-speed est hilarant et ces vidéos sont remplies d’esprit et de bonnes idées, je suis admiratif. J’espère simplement que vous ne débutez pas en anglais –

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4 Responses to Biens mais pas top

  1. J’ai peut-être une solution pour ta Wii.

    Tu empruntes Smash Bros Brawl à un pote si tu ne l’as pas toi même, et tu suis les instructions du site ci-dessous :

    http://www.nintendo.fr/NOE/fr_FR/news/2008/informations_sur_le_disque_de_jeu_de_super_smash_bros_brawl_8780.html

    et hop ni vu ni connu Nintendo t’échangera gratuitement ta console, même si elle n’est plus garantie. Par contre je te conseille vivement de copier toutes tes sauvegardes sur carte SD (ce qui est
    impossible pour les jeux online, LOL Mario Kart et Smash Bros). Pas besoin de copier tes jeux téléchargés (par contre les sauvegardes si), mais il faudra les retélécharger (gratuitement hein) si
    Nintendo échange ta console au lieu de la réparer.

    Tout ça pour dire que les 3/4 du temps les vieilles Wii sont bruyantes parce que le lecteur optique est en train de mourir, car Nintendo était trop radin pour mettre du matos de qualité dans ses
    premiers modèles. Du coup ils font genre « nan mais Smash Bros c’est un DVD double couche c’est la faute du jeuuu » et ils switchent les consoles qu’ils récupèrent de cette façon, ni vu ni connu.

    Opération testée par mes soins il y a un an et demi 😉

  2. Galoo says:

    Enfin ! Quelqu’un d’autre qui connait zero punctuation. Enfin le problème n’est pas de le connaître mais de pouvoir suivre, quoiqu’il en soit ses montages sont toujours super marrants même s’il a
    tendance à pas mal troller sur tous les mauvais aspects d’un jeu (parfois). Enfin il adore Silent Hill 2, donc je lui pardonne tout.

  3. Pingback: Le gourdin de Constantinople | L'Usine à Problèmes

  4. Regina says:

    my brothers and I all bought machettes when we were little and used them to forage through the hills around our home, I ca#1;82&7nt remember any of us ever getting hurt using them – LOL

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