Monthly Archives: février 2011

Géant vert

J’étais là à me demander ce que je pourrais vous servir comme prochaine tartine et la réponse est, comme d’habitude, un peu tombée du ciel. On a fêté récemment le quart de siècle de la franchise The Legend Of Zelda, le Velvet Video Burger consacré à un épisode de la série vient à peine de se terminer et on m’a demandé un avis sur la saga. Ben allons-y les cochons!

Le truc c’est qu’on part d’ores et déjà sur une figure de style : donner un avis subjectif c’est un peu comme vouloir être caustique sur une pièce du Louvre ou un film du genre La Vie Est Belle : t’auras beau trouver des défauts ici et là, on te traitera de nazi parce que l’ensemble du bazar est couronné d’une aura
impossible à démonter. (
Ah ah, « nazis ») De toute façon je prends des pincettes mais j’appartiens à cette catégorie qui caractérise probablement l’intégralité des Nintendofags : l’impression – toute légitime soit-elle – d’une bonne grosse supériorité. Les séries actuelles des deux autres éditeurs ont aussi des qualités indéniables maiiiiiiis en termes de régularité et de gameplay, désolé les gars, Nintendo montre qui est le boss. Aujourd’hui j’en sais trop rien mais si on raisonne sur une période de temps donnée, y’a pas photo sur la question du « qui a contribué le plus au parterre vidéo ludique » – voilà. L’objectif du jour va donc être de parler sur de l’intouchable, du sacré, au pire du pire je vais faire que ressasser les souvenirs qui tournent en boucle mais que vous aimez bien relire de temps en temps.

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J’aimerais bien avoir une approche joliment historique à la dossier d’IG Magasine mais je préfère aller plus ou moins selon le fil de mes pensées et de mes expériences par rapport à ces quelques jeux. De toute façons, le tri est vite fait puisqu’à part ce jeu de tir un peu regrettable et les opus CD-I qui n’existent que pour être démolis et remplir les youtube poops, The Legend of Zelda ressemble plus à deux sphères de jeux dérivés à l’infini qu’un bon petit paquet de jeux en soi. Ce n’est pas tout à fait vrai maiiiiiiis… si tu te poses la question « Est-ce qu’on peut distinguer Zelda autrement que par son nombre de dimensions » et que tu y trouves une réponse concrète, chapeau!

Étrangement, l’opus qui revenait le plus souvent dans mon entourage était Link’s Awakening, sur Game Boy. Aucune idée de ce que pouvait apporter la petite cartouche de nouveau, à part une forte évocation des Yoshis, des images à imprimer et l’habituelle quête qui vous fera jouer le rôle de facteur, un gimmick que seul Epic Mickey a cru bon de reprendre aujourd’hui – car je vais vous faire une confession – les Zeldas en 2D n’ont jamais été ma tasse de thé… et c’est pas une réflexion pour lancer un débat idiot sur le passé ou le
présent des jeux vidéos mais tout les Zeldas en 2D obéissent aux même lois, aux mêmes conventions, à ce schéma si pénible du Scénario-Donjon-Scénario-Donjon, ces derniers ayant toujours une certaine redondance dans leur design sans que ce soit trop gênant parce que l’inventivité des créateurs est toujours au rendez-vous mais la marge de manoeuvre est si faible qu’il est difficile d’y trouver un véritable souci de variété. Prenez le tout premier sur Nes, dont on fête l’anniversaire, donc. Aller au point X, vaincre le donjon (peut être déjà la formule immémoriale de la carte-boussole-clé du boss, je n’en sais plus trop rien) récolter le MacGuffin et repartir pour le prochain donjon, sans aucune indication. Simple, efficace mais SUPER difficile! Cette formule aurait pu ne pas devenir un aussi gros mantra puisque Nintendo a fait preuve – hé oui – d’innovation avec le deuxième opus et sa fameuse vue de coté, ses rencontres aléatoires et ses
dialogues qui s’affichent à deux à l’heure. Je doute très sincèrement que quelqu’un ici puisse se vanter de l’avoir terminé, et de mon coté avec ce fameux CD Collector sur Gamecube j’ai pas réussi à me passionner pour lui sur plus d’une ou deux heures. C’est pas grave, enchaînons avec le fameux A Link To The Past qui, dans le coeur des fans, représente l’apogée de ce que peut offrir la saga en 2D… Déjà ce jeu contient un gimmick bizarrement adoré de Nintendo : offrir la map principale en deux exemplaires, double obscur inclus. Ce gros truc mis à part, sauver la Princesse, buter Ganon et farfouiller dans les donjons devient une habitude mais les graphismes, musiques et autre maniabilité prennent tous deux ou trois crans d’un coup. Trop jeune pour moi dans le contexte mais la réédition GBA m’a permis de faire des attaques tornades en rythme avec la musique de caverne (c’était inutile mais il fallait que je l’écrive) –

Il n’empêche que ce jeu à beau être bien, plutôt long, bien fichu et assez fouillé avec ses quarts de coeur planqués partout, les donjons commencent à subir une courbe de progression qui aurait « Innovation » « Fun » et « Thématique » comme diverses unités de mesure ce qui donnerait un joyeux bordel mais on a du mal à coller une identité bien définie sur chaque donjon. Je pense pas dire de connerie en sortant que c’est le jeu qui en contient le plus et au delà d’une couleur dominante et d’un boss… qu’est-ce qui en fait sortir un du
lot par rapport à un autre? Vous me direz « Oui mais bon tu es un peu chiant là tout le gameplay était cadré autour de l’objet unique à choper » ok mais c’est justement ce qui donnait cette impression de marcher sur des oeufs, d’avoir comme une petite sensation de routine latente et désagréable. Ca n’empêchait pas la cartouche d’être enchaînée très simplement mais je met l’emphase sur ce coté un peu… ben oui, c’est con à dire mais « plat », ho ho ho. – c’est peut être qu’un souci de mise en corrélation qui dévalorise ces jeux sensés être légendaires… mais attendez, voilà la suite.

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Oracle of Ages/Season par exemple! La Gameboy Color se meurt, la GBA est sur le point de sortir mais big N grille ses dernières cartouches – reho ho ho – tout ça nous donne un double opus dont le scénario, le gameplay et diverses touches ici et là sont sensiblement modifiées… ça vous rappelle quelque chose? Là aussi, pas de grand bouleversement, quelques petits passages en 2D pure dont un boss vers le début du jeu. Un bouton pour sauter, l’autre pour une arme, le moins d’allers-retours à faire, tout et toujours clair, maniable et limpide.

Four Swords était une véritable idée de génie. La connexion entre la GBA et la G amecube m’a toujours parue complètement miraculeuse depuis qu’on a vu Miyamoto joueur à ce flipper Kirby en bougeant sa console
portable, chose qu’on a jamais revu depuis. Un excellentissime mini-jeu de Rayman 3 (déjà huit ans sans suite les gars. Hé oui. HUIT ANS) exploitait cette dualité : un mec rivé sur l’écran de la télé, un autre sur sa console portable et hop collaboration de l’amitié à toute épreuve. Four Swords c’est deux jeux qui s’approchent de ce concept de la collaboration-mais-pas-toujours – d’abord un bonus track sur la réedition d’A Link To The Past sur GBA. Autant de consoles, une cartouche minimum et hop en avant la chasse aux rubis où tout est fait pour nécessité l’intégralité des joueurs présents… jusqu’à ce que la prochaine « phase de liberté » marque le prochain carnage où tout est permis pour voler son prochain. Joussif, méchant,
idéal pour perdre des potes, le jeu parfait quoi. En plus d’être relativement peu court pour un bonus, le machin était parfaitement pensé. Impeccable! Tout ça a donné des envies à des grosses légumes et on a eu droit à un opus sur Gamecube basé sur le même Gameplay… mais reprenant ces contrôles et cette alternance d’écrans absolument délicieuse. Comprenez moi bien : réunir ces conditio
ns un peu dingues de Quatre GBA, autant de câbles introuvables plus le jeu et les potes qui vont avec sont un vrai petit tour de force mais j’ai toujours pas oublié les deux soirées qu’on a passé à écumer ça en troupe de quatre ou cinq. Même punition : trouver un balancement entre la progression imposée et la vilenie totale pour finir le niveau dans les hautes sphères sociales – le jeu avait même la très très trèèèès bonne idée d’organiser un vote secret à chaque fin de niveau pour élire le joueur le plus utile, le plus boulet etc etc tout ça donnant des récompenses et moult modifications de rubis pour les têtes de pipe concernées. Comme dans Mario Party, Pareil, avec le vrai
mode de jeu bien chiant en solo.

 Transition tellement facile puisque le moteur de Four Swords a servi a poser les bases graphiques de The Minish Cap, donc écumé par la troisième équipe du Velvet, petit lien à droite pour les néophytes. Mouais mouais mouais. Syndrome 2D sans  le sex appeal du jeu à plusieurs – disons que c’est plus rond, plus joli, mieux foutu mais pas plus vaste et même un peu moins long! Un bon esthétique, certes… mais obligatoire, désolé mais c’est un peu une question de sens commun. Après on entre dans les jeux sur DS qui reprennent le même procédé d’échelonnage esthétique mais c’est pas le gameplay au stilet qui va nous faire croire qu’on se balade dans un environnement tridimentionnel. Enfin bref j’en sais rien, je les ai à peine effleurés mais le fait est qu’ils ne donnaient pas envie, cette impression de ne pas avoir d’univers et d’histoire à eux ne les aide pas.

 ET C’EST CA LA MARQUE DES GRANDS. Rien que là par exemple : n’importe quel prof de français me collerait une baffe pour avoir commencé une phrase par une conjonction mais avec toutes ces majuscules, ça passe, ça donne du crédit, du propos! Et là on entre dans le gros, le lourd, le viril, le 3D. Attendez vous à ne pas être surpris.

Ocarina Of Time. Tu m’étonnes que ce jeu a marqué, tu m’étonnes qu’on va avoir une réedition 3DS totalement illégitime. Comme Rayman 2 sur la même console d’ailleurs – qui va avoir droit à sa quinzième plate forme différente – ce jeu à fichu un énorme impact sur le jeu, sur les joueurs, et par extension sur moi. Je ne compte pas les Samedi Matins à se lever vers huit heures du mat (??) pour progresser un peu dans cette incroyable cartouche qu’on m’avait gracieusement prêtée. Avec du recul, ça devient difficile :
graphismes dangereusement triangulaires, mécaniques éculées, surtout un phénomène de par coeur qui vient assez logiquement tant on se l’es tous fait et rerefait. Dans le contexte, c’était le graal, le nouveau monde, la terre sacrée… un univers magique et progressif avec ses moments inoubliables : Zelda qui t’apprends son chant à l’ocarina, le plot twist temporel, le temple de la forêt qui nous a tous fait peur, celui de l’eau qui nous a tous fait chier et le démentiel temple de l’ombre, parfait d’un bout à l’autre. Je veux dire, je suis encore en train de m’extasier dessus douze ans après, trop de bonnes musiques, de bons moments, de gameplay impeccable – aucun souci de caméra à ma connaissance, difficulté parfaite pour un gamin un minimum éclairé, très bonne durée de vie, une histoire assez solide qui pose les bases en termes de storytelling… tout a déjà été dit – si vous n’y avez pas encore joué, vous avez raté un fondamental.

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 Mais vous avez quoi? Majora’s Mask est un meilleur jeu. Même Jeux Vidéo.com (mais si c’est des bons, faites moi confiance) leur ont accordés un point de plus pour un beau 19… c’est aussi une question de contexte. 2001, cette année agonisante pour la Nintendo 64 a vu aussi le plus beau line-up de mort qu’aucune console n’a jamais offert – tiens, je me demande qui m’avait filé l’expansion pack du coup enfin bref – parce que Majora’s Mask n’est qu’une suite logique que dans ses graphismes. Pour le coup, c’est un énorme coup de génie dans une approche innovante, qui désarçonne le joueur sans le perdre en chemin, pas comme Banjo-Tooie quoi! On garde Link petit, on vire Navi pour l’amour de tout le monde et en avant pour
une aventure complètement barge dans la plaine Termina.

 Si je trouve Majora’s Mask si mémorable c’est parce qu’il offre une palette de moments… incroyablement glauques. Mais glauques fascinants. Le synopsis est terrible, sérieusement, le mec qui a trouvé cette idée (probablement pas nouvelle mais on s’en fout) mérite sa vie dorée parce que ce moyen de te mettre la
pression était une sensation totalement inédite. J’ai toujours entendu des joueurs qui n’arrivaient pas à décrypter les propos de l’épouvantail et qui ne pouvaient donc pas ralentir le temps, toujours très juste pour les donjons… mais en dehors de cette lune et de la menace qu’elle représente (et cette ambiance de fin du monde tout ce qu’il y a de plus concret hein) il y avait cette maison et son foutu placard, le fait de mettre les masques pour la première fois, l’attaque des aliens sur la ferme (rate et admire le résultat, va en thérapie) et cette séquence finale aussi poétique que clouante. Ocarina Of Time met à la barre très haut mais Majora’s Mask se permet une toute petite réduction de durée de vie – et encore, somme toute relative puisque la Journal des Bombers, petit prétexte pour concrétiser l’avancement des quêtes annexes qui offraient autant de moments épiques, angoissants ou géniaux – jamais réunir un couple n’a été aussi flippant, sympa et
satisfaisant à la fois (juste avant de faire un rewind forcément immédiat derp derp) et ce réflexe qu’à le jeu de te récompense en tronchant le boss final parce que tu as aidé tout Bourg Clocher, c’est une idée de génie qui me fait boire du rêve liquide, je cite. Majora’s Mask pourrait être moins mémorable à cause de ses donjons un peu plus neutres, de son manque évident de facilité… mais il collectionne ces moments qui te prouvent que derrière, l’intention de faire quelque chose d’unique est bien là. ET CA MARCHE. Pas la peine de divaguer plus longtemps mais je pense qu’il serait temps pour moi de revivre tout ça… parce qu’il faut se retaper la longue intro à Bourg Clocher, dont Tingle, ce crétin vert et moche qui empêche le jeu d’être parfait. SALAUD!

 Je ne comprends pas pourquoi Wind Waker est sous-estimé comme ça. C’était un peu l’année avec Mario Sunshine mais ce jeu était tout aussi démentiel, le type de soft qui te fait vraiment avoir des goûts super élitistes – c’est l’été 2003, je me procure par miracle la pochette collector (on dirait un prototype, je me suis demandé si il y avait un disque dedans, puis après si c’était pas une démo, etc etc) pour lancer un jeu qui commence un peu de façon poussive sur l’île de base et son fabuleux gamin à la morve qui impose le
respect. Au début c’est un peu long et ça impose son style : le cel shading est superbe… et l’histoire complètement indépendante (c’est un peu le Zelda qui initie cette manie du sidekick magiquement transformé, toujours de sang royal ou « sage ») se parcoure très rapidement sans grandes surprises mais ce Zelda aussi avait un énormé atout dans son sac, à savoir l’océan et sa découverte. Tu as une mer en terrain de jeu… même si le début te prends vraiment par la main, t’aggripe le manche et te force à aller là et là, cette sensation de liberté, de vent dans les cheveux derrière cette BO toujours aussi parfaite est l’un des souvenirs les plus émouvants que je peux ressasser aujourd’hui. Là aussi, possibilité de tout farfouiller par toi même pour t’occuper un peu et upgrader ton matos. Petits défauts ici et là : phase de recherche de la Trifoce méga peu-intuitive, donjons pas toujours fascinants, quelques passages un peu frustrants dont la prison et… ses multiples passages. C’est pas trop grave parce que là aussi on approche dangereusement du parfait.

 Twilight Princess est bien, très bien même mais il fait presque « pas assez exceptionnel » tant les espérances étaient hautes dessus. Son gimmick canidé n’en faisait pas un jeu à l’identité aussi forte que ses prédecesseurs, et il a un gros défaut – ses personnages sont tous très laids. Ce n’est qu’un parti pris graphique – à l’univers toujours aussi merveilleux, de toutes façons – mais l’enthousiasme total est un peu moins présent… Pourtant, il y a de quoi lui donner ses chances avec son très grand terrain, ses mini jeux,
ses bons passages (la Tour du Jugement m’a sévèrement ouvert les yeux) et son très très bon boss Final. Il manque un petit quelque chose… a moins que ce ne soit qu’une  ouverture vers un prochain Zelda Cycle? Je redoute un peu le futur Zelda SS – bien nommé avec ses graphismes simplifiés et sa non-reconnaisance de mouvements avec la Wiimote. Qu’est ce qu’il va nous apporter de plus? Difficile à savoir, je redoute le moins mémorable des Zelda en 3D mais hé, on sait qu’ils sont capable de faire quelque chose de bien. Une vraie saga qui allie bonnes idées, univers croisés et scénario discret mais efficace… nostalgie les enfants, nostalgie. Quand un jeu te rends nostalgique à vingt ans, tu te rends compte à quel point les choses ne vont pas bien de coté là.

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 Et à la fin, Link retrouve la Princesse pour manger du gâteau

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Biens mais pas top

Wow, je me suis fait humilier d’une façon totalement NOVATRICE!
Image-2-copie-1.pngAujourd’hui j’ai un mal de crâne assez dingue et pour essayer de survivre à l’hiver je joue à plein de jeux vidéos, d’où une certaine concentration devant un écran, d’où encore plus de migraine etc etc, un calcul savant et agréable pour tout le monde! Il n’empêche que oui j’ai l’occasion de jouer à pas mal de trucs en attendant la reprise des choses sérieuses, scolairement parlant et … à part un jeu mystérieux qui mérite beaucoup d’attention et qui aura droit à son post, j’ai la malchance de toucher à quelques galettes extrêmement… perfectibles. Mouais. Le milieu du panier, le peut-mieux-faire, le onze sur vingt. Hommage!

 DJ HERO 2 – Moui

 Voilà, j’ai répondu à ma propre perche, lancée il y a exactement un an : je me suis payé le deuxième volet dans un grand élan de pragmatisme – et de patience, car je dois vous avouer que l’exemplaire original pour lequel j’ai été débité est toujours quelque part dans les limbes. Quoi qu’il en soit, il aurait été idiot de garder sa platine pour un unique jeu et vous savez probablement qu’Activision a liquidé (ou mis en hiatus pour les plus optimistes) plusieurs de ses franchises, dont Guitar Hero … et DJ Hero 2. Quand je vous parlait de syndrome Donkey Konga! C’est un donc un peu tristement qu’on doit enterrer une série de jeux qui à beau s’être fait gruger à vie par une équipe bien plus investie dont le principal défaut est de très mal exporter ses produits en dehors des USA – MAIS qui a lancé les bases de ce qui est excellent au jour d’aujourd’hui, en plus d’avoir pondu trois bons premiers opus. Rétrospectivement, ça explique aussi les promos très généreuses autour de ce jeu, premier opus offert avec le pack et gamme intégrale d’instruments fournie pour cinq euros de plus dans la grande enseigne en F. DJ Hero 2 est donc la suite logique et dernier jeu musical franchisé d’Activision sous ce nom, voir ce post pour les impressions du premier. Le deux est une suite améliorée sans avoir grand chose de révolutionnaire sous le coude, aucune surprise donc. Un tas de nouveaux mixs qui reprennent cette formule pas géniale du « Ho, on a plein de droits avec ces morceaux, mélangeons les de façon random et faisons apparaître 5 fois le même truc » ce qui n’est pas, on va dire, palpitant. Là aussi il faut avoir une grande tolérance au hip hop wesh tavu parce qu’entre ces grands classiques qu’on a tous entendu sans savoir comme ça s’appelait et autres Kayne Westeries il a de quoi jouer négligemment sans trop aimer ce qu’on écoute. Même punition : les mixs manquent d’identité, on retiendras rarement la playlist mais comme toujours il y en une demi douzaines qui vous taperont immédiatement dans l’oeil. En ce qui me concerne, j’ai un peu triqué à la vue de War/Stevie Wonder, tout DeadMau5, les Chemical Brothers, Metallica! De toute façon ce sont encore des pros derrière les platines dont les fameux Scratch Perverts, toujours aussi sadiques! Cette fois votre boss final sera Galvanise et là aussi, il va falloir apprivoiser l’esprit du poulpe pour maîtriser la difficulté parfois démentielle qu’offre le soft.
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Ouaip, DJ Hero est peut être le plus difficile de la bande parce qu’il faut savoir faire plusieurs trucs en même temps. L’occasion parfaite pour enchaîner sur *ton chantant* les nouveautéééees… et sans être révolutionnaire, il y a quand même quelques changements qui font plaisir même si on retrouve ce syndrome du « Le premier aurait du être comme ça » – menu principal très sobre, mode « Empire » qui s’approche de ce qu’on appeler une carrière, suppression de la guitare mais ajout du chant et de sa difficulté nazie (parce qu’on tape soit dans le rap, soit dans l’inconnu, frottez vous le micro sous les aisselles et admirez votre bon score) – mais mais mais avant de désespérer sur ces trucs un peu attendus, n’oubliez pas les quelques ajouts logiques de mécaniques de gameplay – notes maintenues et surtout la suppression des samples au profit de « zones freestyle » ou vous choisissez comment crossfader votre truc/tapoter un rythme logique et rigolo/faites les deux, note et gros points à l’arrivée. C’est ça le revers de la médaille, il y a toujours autant de moyens de scorer énormément et l’ajout de platines spécialisées aide à aller toujours plus haut dans les chiffres stratosphériques – multiplicateur qui monte à 5 voire 10, double rewind, double dose de transe… ça donne
des scores surréalistes qui peuvent passer de 600 000 à 900 d’un run sur l’autre – parce que l’essentiel dans ce jeu reste de tripoter ses boutons. Il y a beaucoup moins de crossfading (quand il y en a il est sévère mais juste) et les scratch directionnels sont mieux dosés, mieux foutus quoi. A haut niveau, on peut le dire hein, on se la pête.

 Le mode multijoueur est pavé de bonnes intentions : modes battles aux principes amusants – accumulateur (« Bloquer » les combos et avoir le plus gros chiffre) Checkpoints, Etoiles… mais toujours ce réflexe idiot, stupide, crétin voire un peu débile de laisser les joueurs choisir leurs difficulté indépendamment. Comme la plupart des battles consistent à avoir le meilleur pourcentage d’action réussies, que se passe-t-il? Tout le monde se met en Moyen. Frustrant les amis, frustrant.

Et il y a des succès aux chiffres débiles qui nécessitent soit une grande stratégie prévue à l’avance, soit beaucoup de talent et de patience pour retrouver un chiffre normal. J’aurais pu prendre la solution numéro mais j’ai été trop gourmand d’une seconde, d’où le drame. CA, C’EST VRAIMENT UNE IDEE A LA CON, EXCUSEZ DU PEU, ALLEZ CREVER!

Voilà, achat logique et légitime si vous avez déjà la platine.

 Assassin’s Creed Brotherhood – Mmf

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 C’est toujours la même chose : si un jeu tombe du ciel et que je ne comptais pas le prendre d’office, il va m’ennuyer sévère. Même si il est bon! C’est donc avec ce disque tombé emballé du ciel que je me suis mis dans la peau d’un testeur qui doit se taper un jeu sur lequel il a pas de bons a-prioris. Je débarque un peu dans cet univers, directement dans le troisième opus – Cinématographique incompréhensible, quick time event unique et un peu sortie de nulle part, tutorial ici et là… surprise, l’histoire d’Assassin’s Creed est en fait au présent! C’est là que je me rends compte à quel point je suis un dinosaure qui n’a jamais dépassé le doux cocon blanc et épuré de Nintendo. En tout cas nous voilà dans la peau de Desmond, lui même à la trace d’Ezio Auditore, bondissant tueur de l’Italie gentiment pré-renaissance. C’est un jeu à univers et je dois confesser que je suis autant attiré par ce postulat de base que par cette fameuse crêperie kawai dans le marais… C’est après un certain nombre de sessions que je commençais enfin à voir un vrai potentiel sympa dans le jeu.

 Niveau gameplay, c’est du classique et efficace : du bac à sable dans les rues de Rome. Après deux trois pérégrinations qui installent tranquillement le scénario, vous avez le choix de vivre votre vie, de faire mille trucs et autant d’idées de gameplay – recruter une milice, rénover Rome, dépenser votre argent partout pour le ravoir au centuple, sérieusement, ce jeu est une incroyable machine à fric, s’en débarrasser est impossible on se croirait dans une nouvelle de Buzzati – récolter les mille items disséminés n’importe où pour farmer les succès chiants – avant de commencer la « mémoire génétique », comprenez les missions. A mi chemin, pas grand chose n’est difficile mais le jeu manque d’une certaine finesse… comprenez par là qu’on alterne surtout entre des missions toutes simples nécessitant trois pas et des aventures souterraines à la Tomb Raider mais avec une difficulté toute gentille! C’est ça la pierre angulaire du jeu, votre héros est un Yamakazi et il saute, grimpe, s’accroche partout, du moment que vous pressez la bonne combinaison de boutons. D’où la drame de ce jeu : il est assez mal pensé. Les phases de combat sont un mystère, entre massacrer un bouton, choisir ses armes, choisir une cible… tout ça mobilise trois voire quatre doigts qu’il faudra maintenir comme si il n’y avait pas de lendemain, les tirs à distance sont une horreur… la maniabilité est vraiment un enjeu de tout les instants dans ces longues séquences où il faut sauter, sauter, resauter sur la bonne corniche. C’est jamais vraiment difficile voire moyen mais toujours très pénible pour les mains!

 Je dois avouer que je suis assez surpris (oui parce que dans ma logique éditeur tiers = Mexique) de la bonne interprétation des … personnages! Rencontrer Léonard de Vinci et MACHIAVEL a quelque chose d’excitant (Ezio c’est un peu l’élite mondaine de l’époque, il connaît tout le monde)  La « team du présent » est assez
charismatique même si très typée, entre son héros alpha, la gotho-geek façon NCIS et le mec narquois qu’on lui devine un accent britannique dans la VO. D’ailleurs, regarder ses mails est un grand moment… bon je suis loin d’avoir fini ça mais on a beau être à deux doigts d’un GTA, le truc à l’air assez léché et plein de bonnes intentions. De toute façons il est clairement axé multi, dont le principal mode de jeu est très prometteur : vous avez une cible au hasard, vous devez vous en occuper. Le truc c’est que vous êtes par définition le boulot de quelqu’un d’autre et il va falloir se mettre dans la peau d’un PNJ pour pas ne vous faire griller trop vite par la radar d’autrui. Ca à l’air pas mal… mais j’ai jamais réussi à intégrer une partie multi, prout, la vie parfois fait prout.

 Un vrai bon jeu, avec un mec de mauvaise volonté qui y joue. Migraiiiiine ~

 Sonic Colours – Oui mais…
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« Sonic et les oxures de l’espace » pourrait être un bon titre alternatif quand on voit la jaquette mais ne désespérons pas encore… Je vais pas me fendre d’un paragraphe sur l’état comateux actuel du personnage dont le moteur ne se nourrit plus que de pure nostalgie. Seulement voilà, il ne reste plus beaucoup de nostalgie à Sonic et il va pas tarder à casser sa pipe si on lui trouve plus de nostalgie. Sonic 4 a bien tenté en nous prenant pour des cons au passage et c’est Colours qui, selon l’avis d’éminent confrères, tentait au mieux de remettre les choses sur les rails… C’est donc avec plein d’espoir et d’arcs-en-ciels dans les yeux que j’achète mon premier jeu Wii depuis la dernière éclipse totale – ma Wii fait toujours autant de bruit, elle a failli me pêter dans les mains l’autre jour, c’est un peu flippant – et on lance ce qui pourrait, potentiellement, être le premier jeu Sonic sympa depuis Heroes. (Cherchez pas, l’élite aime Sonic Heroes) 

 Que dire que dire. Ce jeu n’est pas fantastique mais il est loin d’être mauvais – il est tout bonnement vraiment, mais alors vraiment, super simple. Ne me méprenez pas, il n’est pas facile mais il est pas extrêmement ambitieux. C’est un peu piégeux : le premier niveau t’en met plein la vue et te fait croire que tout le
jeu va être une jolie petite progression de gameplay, le tout dans l’art de la variante et de la difficulté progressive… mais Sonic Colours est loin d’être un super manège mouvementé, il ressemble plutot à une ballade tranquille en radeau sur le Mississipi. Bon euh le scénario voilà, Sonic débarque sur une planète-plan-foireux-d’Eggman-pour-conquérir-le-monde et se doit de sauver ces petits machins qui ressemblent terriblement à ces vers blancs que vous chopez si vous vous lavez pas les mains. Tout ça nous prodigue quelques cinématiques à la puissance scénaristique éternelle où Tails ne bouge pas ses fesses d’un iota et Sonic d’aligner ses quelques non-vannes mais bon, c’est le gameplay qui nous intéresse et… il y a si peu de choses à dire.

 Le pitch du truc, ce qui est sensé le différencier des autres, sont l’injection des « Whisp » – ces aliens donc qui confèrent à Sonic telle ou telle capacité spéciale avec son jingle dédié en fond sonore. Furie, drille, éclair, fusée, ce genre de trucs sympas qui vous redonnent l’occasion de revisiter les niveaux déjà faits pour choper les cinq pièces rouges disséminées… j’ai déjà entendu ça quelque part enfin bref il a beau faire des efforts, le jeu n’apporte pas grand chose. Une huitaine de zones au fonctionnement un peu foutraque : SEPT ACTES (!!!§§§1!!) à chaque fois, toujours à la longueur méga variable et aussi peu d’univers graphiques différents. Donc de musiques différentes… musique parfois bonne, parfois très bonne mais en moyenne générique. Jun Senoue est loin, il attends le bus quelque part prêt de chez lui, il n’était pas disponible et donc gameplay de Wisps oblige : pas de jingle d’invincibilité. Ce problème de redondance est un point extrêmement embêtant dans la progression de ce jeu au demerant très court parce que le recyclage est un défaut visible… surtout
quand il pousse le vice à être présent jusque dans les boss. Sérieusement, c’est très mal jouer ses cartes!

où il y a rarement quelque chose à faire. Avancer, avancer, avancer, booster, sauter… un jeu qui peut se jouer avec les orteils ne peut pas nous faire rentrer dans le Nirvana vidéoludique aussi facilement, m’voyez. Bien sûr qu’il y a de la plateforme mais le jeu a oublié son intuitivité chez lui et ça c’est grave pas bien.
Certaines phases sont incompréhensibles : courses poursuites automatiques où comprendre comment ne pas mourir comme un con demande des expérimentations poussées sur la manette? Pas bon… permettre de jouer à la manette Gamecube? Hooooo! Etre globalement trop facile mais s’acharner à mettre des passages frustrants au gameplay mal expliqué? Boooof! Etre techniquement très bien fichu? Etc.

 Ca ne décolle pas. Il y a quelque chose, un potentiel, du travail sérieux derrière mais la chose n’est pas totalement finie et manque cruellement de variété. Devant, à droite, re-devant, on est loin du grind, des escaliers, des ruelles et des robots à exploser sans un foutu second saut immaniable. Et ouais, toujours Adventure 2, que voulez vous…

 Sinon je vous encourage prestement à mater les reviews de Zero Ponctuation! Le postulat archi-speed est hilarant et ces vidéos sont remplies d’esprit et de bonnes idées, je suis admiratif. J’espère simplement que vous ne débutez pas en anglais –

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Amour courtois dans les toilettes

Hooooo que j’aime commencer ce genre de posts parce que je sais que je vais trouver une certaine inspiration et éprouver toute une palette de sentiments qu’on ne peut ressentir que sur les grands internets, là où les avis-comptent-triple et où n’importe quel mot bien écrit prends soudainement de la valeur. Aujourd’hui, tout va être une question de formes – je vais d’abord prendre mon pied grave à descendre quelque chose en flêche, puis me dire que ça fait un peu tâche avec ce qu’est sensé être un blog puis kiffer grave à
nouveau et enfin traverser une petite phase paranoïaque où je vais me demander si le mec que je suis en train de flamer ne tombera jamais ici. Finalement, RIEN A FOUUUUUTRE parce qu’il serait éventuellement assez intelligent pour ne pas prendre mes propos en compte, ou ignorer totalement et continuer à faire ce qu’il à toujours fait. Hourra, je suis gagnant dans tout les cas!

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 Je dois vous avouer que je suis un peu une gamine à jupette rose en ce qui concerne le goût des sensations fortes, je vais être celui qui, au parc Astérix, va plutôt passer son temps à faire le truc aquatique dans le menhir quinze fois de suite en attendant que tout le monde s’amuse à faire le bazar aux multiples loopings – je trouve donc des compensations dans d’autres formes masochistes et la souffrance cinématographique en est une. Pour être clair, j’aime me faire bousculer par un film, d’une manière ou d’une autre! Ca peut prendre plusieurs formes mais l’idée sera toujours là même, exprimer un malaise certain devant un film particulièrement barré voire assez novateur. C’est arrivé près de chez vous, Cube ou le Funny Games que je ressasse 24/7 tant ce truc m’a vissé un écrou nommé « dans ta face » quelque part sur la nuque sont des exemples parmi d’autres mais certains réalisateurs semblent en faire leur crédo et se chargent donc d’expérimenter pour nous autres, petits dingues avides d’expérience parce que hé, la drogue, c’est cher et ça rends con. Transition toute faite puisque Gaspard Noé en tient probablement une bonne – vous aurez probablement vu Irréversible, ce film très conceptuel à la caméra tournicotante où on remonte les évènements à partir d’un viol, d’où la vengeance meurtrière du film – et spoilers – Le Ténia s’en tire sans bobo, le méchant gagne, ça au moins c’est original – tout ça nous donnait des scènes crypto-dérengeantes parmi lesquelles on voyait Dupontel massacrer un type à l’extincteur. Derrière le propos HUM HUM du truc tout était impeccable pour donner ce malaise de folie : caméra sinusoïdale, musique extra-basses plus (au nom approprié, matez donc la BO), pas un gus qui bouge et seulement le réal qui se touche en arrière plan et je ne déconne pas c’est tellement hautement symbolique je ne peux pas croire que ce soit volontaire bref une vraie scène qui te demande ce que tu peux faire là, pauvre mortel qui va pouvoir t’empaler sur un pied de tabouret. J’ai trouvé ce film assez indescriptible mais il sortait un peu du carcan que je décrivait tout à l’heure, au moins les autres films avaient un propos, de la matière quoi, on aurait pas dit un essai expérimental pour choquer tout le monde, gagner une notoriété de petit malin et se prétendre grand prêtre de la cinématographie. Okay, okay, je manque de tolérance car on pourrait trouver plein de qualités à ce film parce que tout ça reste extrêmement formel, et après tout ce malaise est tellement bien réel chez le spectateur qu’on ne peut ignorer un vrai travail pour mettre en forme tout ça. Ok ok.

 Le fait est que l’année dernière je suis donc allé voir Enter The Void, le dernier film du même réalisateur et en sortant j’avais sincèrement envie d’invoquer l’intégralité du parterre mythologique et multi-culturel pour envoyer le pire aux gens qui ont réalisé ce que je venais de voir. Principe numéro 1 : je suis toujours attiré par ce qui prétends être différent dans un sens un peu malsain – Principe numéro 2 : je resterais toujours jusqu’à la fin du film pour respecter le boulot derrière, quand bien même je me ferais tripoter les tétons par des fantômes nazis je DOIS rester jusqu’au bout, de toute façon j’ai payé alors je dois me faire un avis et le partager au monde entier pour que tout le monde regarde le même film et partage le même point de vue, ce qui donnera plein d’argent aux auteurs qui feront plein d’autre films inregardables. Mince, on dirait qu’il y a une faille quelque part mais non puisqu’il ne faut pas négliger le pouvoir des torrents! Yaaaaay –

Toujours est-il que je me suis rematé Enter The Void récemment pour essayer de retrouver cette sensation et vous faire partager mon point de vue. Un film certes, qui se passe au Japon (hoho comme c’est bateau comme argument, j’aime ma propre inconsistance) et que film dérangeant film dérengeant omg faisons un article à la syntaxe ratée! De toute façon je n’ai pas à me justifier et ça me donne l’occasion de dire du mal d’un truc de temps en temps pour un ratio d’environ une merde/cent vingt trucs que j’aime plus ou moins!


l06-550x238-1.jpgC’est formidable parce que rien que le générique est fascinant à sa sauce. J’ai toujours aimé « l’art des titres » et je surkiffais l’intro de Scott Pilgrim pour son coté « un nom : une animation significative sur fond arty » mais cette minute réponds à un autre grand kif très caché – la collection WordArt au complet. Des titres classes enchaînés à vitesse flash, histoire de faire joujou et de montrer qu’on sait faire une belle présentation. Vous savez quoi? Je trouve ça excellent. Même si je connais des gens qui n’y survivraient pas, ce coté hypra-agressif a quelque chose de complètement fascinant au premier visionnage! C’est peut être du show-off de
poseur mais ça nous montre quelque chose, on sait qu’on prends cher à cause du son, des images, de la vitesse et sur grand écran ça en jetait un max. DRAME! Je prends personnellement ce générique comme un gigantesque mensonge! L’intégralité du film va-t-elle être aussi speed, colorée et oppressante que cette minute sous exctas? Noooooon et bien au contraire puisque nous voilà partis pour deux foutues heures trente de démentielle lenteeeeeur. Dans ma logique à moi, l’exctasy c’est sensé te rendre speed et te faire bouger partout, pas te RAMOLLIR DU BULBE pour endormir ton spectateur à mort ou obliger le lecteur sur portable à sauter de trente en trentes secondes hors des scènes de dialogue sans rien manquer! Tout ça m’est personellement passé au dessus grâce à ma divine tolérance parce ce n’est qu’après deux semaines entières à me faire faire caguer à la tronche que je vais éventuellement sentir comme une odeur mais non, le bazar serait tellement imputable d’un bon tiers tant il ADORE jouer sur la longueur des plans séquences, aussi bien foutus et montés soit-ils.

Grand dieuuuux voilà donc le scénario : Oscar est un dealer petite frappe qui se fait abattre dans les chiottes d’un bar glauque. Fin!

Pour pas qu’on soit trop déçus du voyage, ce que va être le film se résume à un vague résumé du Livre des Morts Tibétains – l’esprit du type quitte son enveloppe corporelle et vagabonde là et là dans les affres de Tokyo pour voir comment ça se passe un peu pour ceux qui restent : Alex son pote sympa mais complètement junkie et à coté de ses pompes, Oscar le petit délateur flippé plein de remords et surtout Linda, la soeur qu’il ne veut pas quitter parce qu’il l’aime vraiment, vraiment, VRAIMENT beaucoup.
Cette relation à deux doigts de l’inceste se justifie dans – bam bam spoiler silver hammer – un accident de voiture qui leur a très brutalement retiré leurs deux parents et offert une belle vie pourrie – je reviendrais sur le traitement un peu dingue de cette relation mais toujours est il que son âme se scotche visiblement à la présence de cette soeur qui le retiens dans ces espèces de limbes omniscientes. Quands j’étais môme, je croyais que l’après mort c’était ça : avoir le droit de passer en « God Mode » et de pouvoir tout voir, tout le temps. C’est un peu le propos mais avec un soupçon de métaphysique molle des neurones. Premières demi-heure : exposition! Oscar discute avec sa soeur, fume je sais pas quoi, se paye un trip interrompu par un copain pour aller au rendez vous fatal. C’est peu de diégèse pour une demi heure mais c’est parce que tout ça est une grosse vitrine de « héhé regardez ce que je fais avec ma caméra! » – on passe en première personne intégrale, clignement d’yeux inclus – quand Oscar se tripote le visage devant le miroir, on a droit à la syncro parfaite des mains devant la caméra (« hé hé regardez j’attire l’attention youhou j’existe ») etc etc tout ça sous fond de dialogue maritime, niveau zéro donc – mais réaliste pour le coup et dans le contexte – jusqu’à le traquenard fatal qui enclenche la deuxième partie du film. Stop! Rien quand cette première demi heure, cette ambiance résolument posée et lente au ratio description/évènements de 1 est un peu chiante mais pas léthale, par contre cette scène de trip est un peu gratuite car n’offre rien ne plus qu’un écran de veille de Windows 98 de cinq minutes mais breeeeef deuxième partie post mortem où la caméra volette partout et passe à travers les murs histoire de ne pas s’arrêter à la vie du personnage principal qui de toute façon n’était pas passionnante mais hey attendez voilà le fameux trauma orginel qui constitue l’entièreté de la vie
d’Oscar et sa frangine, focalisation totale qui nous est racontée sous une forme de patchwork un peu répétitif de cette relation fratrilol. On revient en God Mode dans une série de plans toujours aussi bien enchaînés et bien foutus où on se fait un peu plaisir niveau technique : ho faisons un plan large! Ho allons vite dans cette lampe! Ho expérimentons le plaisir du cosmos de la musique des sphères pour toujours plus de Windows 98! HUUUGH ce film est tellement redondant dans ses réflexes nazes que tu peux deviner quel va être le prochain truc qui va t’énerver. « Han, la caméra vole au dessus d’un corps à la morgue, je suis sûr qu’on va foncer dans la plaie béante de la balle » DONT ACTE. « Tiens tiens, Oscar regarde une petite culotte de sa soeur. Si tu la respires, je te bute » et paf ça ne manque pas.

C’est là que les choses font encore plus mal : cette relation est carrément malsaine, ok je défonce des portes carbonisées mais là on est dans le malsain du malsain. J’aime bien ma propre soeur mais heu disons que je ne m’arrête pas en pleine divagation animiste pour… regarder se la faire motoculter! Puis de me mettre à la place du mal pour … me mettre à la place de l’actif! Je ne me suis pas lécher les lobes d’oreilles comme ça! Ce bazar freudien est conjugué à tout les temps et l’enfance va en prendre plein la face
dans une série de parallélisme où le grand frère regarde sa soeur amoureusement lascive et allongée sur son lit ALORS QU’ILS ONT TROIS ANS TOUT LES DEUX MAIS QU’EST CE QUI VA PAS CHEZ VOUS LES
GENS §§§ Gardez la brigade des moeurs là où elle est parce qu’on verra pas du « Grand frère! Par derrière! » concrètement mais je ne peux pas sérieusement voir deux gosses faire un pacte de sang spontanément… même le pire des traumas te ferait pas aussi mal jouer, nan nan nan. Dans ce sens, pas grand monde n’aide, ils sont tous assez corrects dans leur genre mais certaines scène sont ridicules et – spoilerrific – c’est toujours quand les gens crient et gueulent qu’on a comme une petite envie de rire dans le bas du dos.

enter_the_void3-1024x448.jpgPuis on final, on s’ennuie. Le temps passe lentement… c’est d’autant plus ironique quand Alex nous explique que le GHB/KGB/Prout te laisse une notion du temps un peu variable, tu le sais bien puisque tu meurs juste d’envie d’aller faire autre chose! C’est chiant parce que le propos du film nous prends par la main avec cette histoire de boucle et de flash-backs, ils omettent juste de nous dire que ça sera long, laborieux, gratuitement saccadé et vaguement pervers… et rien ne t’accroche! Les personnages n’ont rien pour eux, tu ne te sens jamais mal pour eux tant ils t’insupportent et leur non-devenir est presque une bénédiction tant tu t’en tamponnes le coquillard. Au final, tu revis l’accouchement originel, sans que ça explique quoi que ce soit. C’est tellement attendu, c’est l’extase!

 Je passe sur le sens et la pseudo interprétation qu’on peut avoir du film, pur bad trip ou voyage bouclé, tout ce qu’il faut savoir c’est qu’on a droit à un plan-intra vaginal du plus bel effet où un organe génital viril vient nous inonder de son affection, c’est super sympa… et toujours dans ce postulat de base qui implique de voir tout le monde copuler comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord coins mal famés représentatifs blah blah blah mais il y a du voyeurisme au delà du voyeurisme, ce spectacle forcé et in-ter-mi-na-ble dans ce Love Hotel final ne sert à rien de rien, si ce n’est illustrer le dialogue initial qui sentait le foreshadowing pas subtil du tout. Gaspaaaard, qu’est-ce que tu nous a mis làààà. J’aurais aimé me prendre un viol des rétines, pas du sens commun! La bande son de Bangalter je l’ai à peine entendu, j’ai juste retenu un vague air classique dont l’utilisation des clochettes m’y fera éternellement coller la notion d’inceste ce qui est toujours sympa dans une vie! Puis c’est quoi le message du truc, supposé qu’il y en aie un? La vie pue, ruinez donc celle des autres pour coucher avec la mère de votre pote, dealer pour faire venir votre soeur au Japon qui pourra donc vous Freuder la tronche? Oh la la comme c’est excitant, bien joué, tu as réussi une belle collection d’images qui n’ont rien de novateur pour passer un propos totalement inconsistant, lent, vide au doublage loin d’être génial. Puis zut, j’ai l’impression d’assister au délire d’un mec un peu pervers qui ne fait que tenter l’innovation tout en casant ses petits fétiches de mégalos. Merde quoi, vous me direz qu’il y a évidemment un juste milieu mais le sexe c’est plus rigolo quand c’est aburde et déjanté, pas froid et vulgaire!

  Lundi soir ce sont les Gérards du cinéma et Enter The Void y est nommé pour le pire film de l’année, entre autres. Il ne le mérite pas mais j’aurais quand même un petit rictus aux lêvres… Les messieurs dames du jury ont rendu leur verdict : BRANLETTE.

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Amour courtois sur un ring

Pour la première fois le timing fait que je n’ai rien posté le quatorze février! Des tas de thématiques auraient pu voir le jour : le top dix des non-couples de la Japanime! Un petit rapport sur ce qu’est « l’homoérotisme freudien »! Mes dix meilleures recettes de lasagnes au jambon! Je vous plains, tout ça ne verra jamais le jour. Quoique, la deuxième idée… s’applique assez directement dans le cas présent, le monde du CATCH. Ce sport/divertissement extrêmement étrange que nos grands parents savouraient déjà – probablement par
télépathie, ne me demandez pas comment ils faisaient sans torrents mais ils le faisaient – et moi je suis un peu perdu au milieu de cette vague en cuir noir et viril qui apparaît un peu sortie de nulle part depuis deux ans et quelques. Je reste toujours très étonné face au phénomène qui semble très réservé à notre belle jeunesse qui n’a pas eu la chance de grandir avec Pokémon Rouge et Bleu mais il n’empêche que certaines personnes très intelligentes adorent mater ça. De mon coté, je reste très vierge sur ce terrain et ce post va donc sublimer l’art du papotage sur un sujet dont on ne connait rien.

 Pourquoi pas! Il y a de quoi faire avec cette multitude d’évènements diffusés en pay-per-view toute l’année… mais celui qui nous intéresse c’est le ROYAL RUMBLE. Évènement unique en son genre, concept rigolo, le genre de petit évènement coincé quelque part entre le Superbowl et le Salon de l’Agriculture que tout geek digne de ce nom doit regarder, même sans rien comprendre… parce que je dois vous avouer que les tenants et les aboutissants de tout ce bazar m’échappe un peu. Pourtant… c’est complètement fait pour plaire : un spectacle où tout est suggéré pour te divertir, des tas d’hommes musclés et virils (ceci expliquant pourquoi le public visé est presque exclusivement… masculin) qui se mettent sur la gueule sur fond de dramaturgie totale. South Park a déjà envisagé l’avortement sur scène, ils avaient à moitié raison, il me semble qu’une storyline de ce genre a déjà été exploitée – bref il faut se débarrasser de toutes ces prises de tête : il faut s’en foutre de la scénarisation totale et assumée du truc, il faut réussir à débrancher son cerveau et à purement apprécier le show en tant que tel. Pas facile quand on se prends la tête sur l’ordre de sortie des participants de real-tv! Alors alors justement ça tombe très bien parce que le Royal Rumble possède une spécificité toute rigolote : quelqu’un monte sur le ring toutes les 90 secondes, le manège dure quarante fois pour autant de catcheurs célèbres – le dernier en lice est donc le vainqueur du bouzin et à le droit de réclamer… le match de son choix à Wrestlemania. J’ai bon? Du coup, le 40è est concrètement quarante fois plus avantagé que le premier mais oseflolhein. Quelqu’un monte sur un ring, quelqu’un d’autre monte, un seul des deux survit, celui qui se fait jeter sort définitivement. Ca sonne exactement comme autre chose que je n’évoquerais pas dans l’immédiat mais c’est plutôt sympathique : j’imagine que chaque année les fans ont une petite excitation et spéculent sur la liste des partcipants, leur ordre d’entrée et de sortie… sans compter sur le gagnant, qui en l’occurrence était un « personnage émergent » du milieu, fort antipathique mais tellement sympa dans sa démarche exagérément luxueuse.

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Et les affiches sont toujours classes et les affiches classes sont classement classes

 Le vrai truc bandant dans l’histoire c’est le gigantisme total de la comédie, totalement affichée par tout le monde. Comprenez bien que dans ce lieu sacré ou les gens se tapent sur l’autel, tout les croyants sont sur les tribunes, deux présentateurs sont derrière le micro old-school et racontent n’importent quoi et le plus fun reste les commentateurs de canal + qui sont à FOND dans le délire et prennent tout ça avec un premier degré qui relève du génie dans le jeu d’acteur. Ca donne des phrases comme « OH MON DIEU C’EST LE TRIOMPHE DU MAUVAIS GOUT » ou du vocabulaire technique et un peu cryptique comme « MAIS VOILA UN SPEAR ! » « HOOOO IL VIENT DE SORTIR LE FAMEUX DEBAUCHE PUNCH- ce genre ce choses qui semblent fabuleuses parce qu’elles sont hurlées avec sérieux. C’est ça le truc : vous êtes complètement seul au monde dans votre second degré mais c’est un monde absurde et rigolo où il fait bon vivre.

Tout y est dans les formes : salle géante à guichet fermé, écran monumentaux et un travail du son sympa. Toutes les 90 secondes, le nouvel entrant à droit à un compte à rebours sonore du plus bel effet et chacun à sa petite musique d’entrée, ce qui permet aux combattants de reconnaître d’avance les types qui vont sortir de la fumée (ou de leurs bagnoles) et de tirer des tronches pas possibles. Car croyez le ou pas (et je sais que vous êtes totalement scotché sur vos fesses tant le sujet est passionnant et sérieux) mais certains
types sont davantage copains avec tels autre types, certains galvanisent les foules… ou les autres catcheurs. Cas pratique : notre numéro 1, le très charismatique CM Punk, a su rallier ses potes de la Nexus (comprenez la guilde du coin) pour virer tout les autres et ainsi s’accapparer le profit. La domination n’as pas évidemment été totale sinon le show aurait été complètement plat mais le premier entrant est celui qui est resté le plus longtemps sur le ring, ce qui fait un petit chiffre anecdotique et croustillant! Le brave monsieur Punk a donc dominé le Royal Rumble avant qu’un autre petit effronté vire ses petits potes un à un, avant de lui même se faire sortir les pieds devant par Jon Cena, que j’imagine être la nemesis du type.

 A malin, malin et demi puisque le même John Cena se fait sortir en toute fin de course pas un type en costard qui passait par là avant de se barrer du ring façon cartoon. C’est légal? On s’en fou! Il y a des règles officielles mais pas de limites : le catch permet tout et concrétise les fantasmes les plus dingues des fans –
destruction/implosion de ring, séjour aux enfers d’un catcheur (ça rigole pas putain), atterrissage de soucoupe volante OU impromptu du Miz qui fait le petit malin et gagne mon respect. C’est n’importe quoi, c’est le catch, c’est formidable, vive l’Amérique.

 Je parlais tout à l’heure du jeu d’acteur des protagonistes… les catcheurs ont beau être musclés et afficher des angles saillants qui vont bien avec leurs tronches rarement mal faites – ils ont aussi une certain génie dans leur jeu. Partons donc du principe qu’ils connaissent leur numéro à l’avance, sur le bout des doigts – ordre de sortie, gimmicks à sortir, chorégraphie… et tout ça sans filet. Leur objectif est aussi de produire le spectacle, de faire un peu d’animation et tout se base aussi sur des expressions démentielles. Prenons un instant où un catcheur entends la musique d’entrée de son rival : X doit automatiquement faire une tête terrifiée. Pas la vraie terreur sincère et crispée, une vraie tronche éberluée avec ouverture maximale des paupières et tout le tralala. Ca fait tout drôle de voir des bonhommes comme ça faire semblant de se caguer dessus toutes les cinq minutes. Ce balancement entre les attitudes constitue une sorte d’ironie qui constitue le gros du comique du show : rien de plus drôle de voir un catcheur inconnu faire le kéké cinq minutes en rentrant sur le ring, pour s’y faire expulser en règle quelques secondes après.

albertodelrio.png Le show doit être rythmé mais nous, pauvre téléspectateurs, ne pouvons pas toujours suivre cinq bastons à la fois et les catcheurs ont une super astuce pour nous faciliter le travail : le décès sinusoïdal. Comprenez pas là que dans un souci de clarté, très souvent des candidats se prennent un pain et restent sur le ring en
train de décéder pendant des heures
avant de se relever et de finir le travail. Il y a quelque chose d’hilarant à voir trois mecs sur ce carré, tous en train de faire semblant d’agoniser juste parce qu’ils sont sensé attendre leur tour dans la grande chorégraphie de l’ordre de sortie. Ca prends des proportions parfois improbables : quand le gagnant est déclaré, on voit un gus re rentrer légitimement sur le ring via faute d’arbitrage. A partir de là c’est le grand instant guignol : l’un fait semblant de ne pas le voir pendant une bonne minute en faisant des grands signes à la foule pendant que l’autre attends sagement et fait de signes absurdes, manque que les gosses pour gueuler leurs instruction au « gentil ». Un mec pourrait se faire cuire un cassoulet sur le
ring, ça pourrait éventuellement passer… si il le fourre dans le crâne d’un autre après! Car à chaque fois, il faut des petits évènements périphériques, le show ne peut PAS être tout gentil et linéaire, il doit y avoir un peu de bazar, d’arbitrage raté, d’entorses aux règlements, l’émeute, LES ZOULOUS DEBARQUENT et tout s’est bien terminé dans l’amour et la débauche fortunée d’Abelto Del Rio, grand type visiblement classieux et fortuné que je connais via le fétiche de certains fans. *Clin d’oeil*

Sinon, que dire, que dire, la la laaaaaa… ben y’a une amusante diversité dans cette bande zouaves! Déjà, ils sont tous beaux mais ça c’est un gimmick parfaitement américain, vous ne trouverez jamais d’acteurs calvitiques. Ils sont de nationalités, de poids et tailles très différentes – le Royal Rumbles vous permettra peut être de réaliser quelques fantasmes très cachés parce qu’on a par exemple vu Hornswoggle – sensé être un petit lutin irlandais, vous savez comme dans les Simpsons – s’en prendre quelques une dans le gras
de son mini-bide. Les commentateurs de dire « HOOOOOO COMMENT CA SE FAIT PAS HOOOO » et c’est tellement plus rigolo quand c’est une montagne de deux mêtres qui lui fout un coup de pied. Rassurez
vous, il va bien hein, c’est pas le premier catcheur qui s’en prends une puisque la plupart des grands actants des fédérations passent leur temps à être blessés ou à assassiner leur famille (et je ne comprends jamais si c’est vrai ou pas, ce monde est tellement hors des contraintes du pragmatisme)  

 Je précise un peu gratuitement que le casting est intégralement masculin mais la parité s’équilibre un peu avec les matchs préparatoires, de chauffe ou dit « de divas » ou on voit probablement des nanas se battre dans la boue façon clip d’Era mais j’étais pas là, j’étais au très cheap restau du coin et je veux que vous sachiez que c’était pas très bon et que ça puait la peinture fraîche. Tant qu’à faire dans le random, j’ai toujours voulu boire un verre au Fouquet’s, je crois que je vais faire ça. Hein que quoi c’est hors sujet? Même pas, il est tellement foutraque.

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 Non mais je suis peut-être un peu méchant mais là je fais juste tout ce que le catch ne nécessite pas : l’analyse. Je ne passionnerais probablement pas pour le « sport » régulier en tant que tel mais un spectacle aussi dingue, voire tout un ensemble aussi galvanisé et sérieux dans son travail de show-off… c’est vraiment quelque chose. C’est pas si différent que les Survivor et consorts, avec la part scénarisée totalement assumée. Bref, excusez moi, je m’en vais voir un film de Gladiateurs. Pardons à tout les pros du sujet qui seront morts d’étouffement face au coté totalement incomplet et mal documenté de ce post CAR ON DECONNE PAS AVEC LE CATCH NON MAIS HEIN SERIEUX TOTAL.

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Mario Maso 3×06

Pff! … Pff! PFPFPFPFFF!

BOF!

 

Sinon mes capteurs m’indiquent que c’est probablement l’avant-dernier ou l’antepenultième épisode, mécaniquement!
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