Monthly Archives: décembre 2010

C’est comme ça

Je vais me permettre un arc qui se terminera un jour qui devrais être pas trop lointain : celui de la fiction avec des adulescents… gratteux… confrontés à la problématique du couple. Alors moi aussi ça m’emmerde bien de quitter ces mondes merveilleux où tout le monde pue le charisme mais là c’est petite bulle plus ou moins réaliste (parce que combattre les sept exs maléfiques de quelqu’un, euh?) que je vais pouvoir amorcer avec Solanin. 

Et là, problème. L’un de mes soucis principaux sur cette page c’est de pas (peu) jouer au « jeune con ». Là le truc c’est que mes prochaines affirmations me vont un peu faire passer pour un « vieux con » ce qu’on va contracter en « viokon » c’est quoi? Un mec aux idées très arrêtées, qui catégorise, qui n’obéit qu’aux mêmes schémas bien précis qu’il s’est fixé. Là je retrouve une problématique qui s’était posée avec Onani Master Kurosawa : un truc court peut il légitimement être considéré comme vraiment bon? Non, vraiment, toujours pas. Crier au chef d’oeuvre m’est totalement impossible, tout simplement parce que je ne suis plus dans l’univers de Solanin 30 heures après l’avoir lu. Normal, c’est juste deux tomes, c’est quasiment proportionnel… ça s’ouvre, ça se déguste, ça se referme et on passe à autre chose – optionnellement, on le partage et c’est ce que je fais mais le maximum est là! Solanin c’est bon, mais vraiment très éphémère. Voilà… Quitte à tourner en boucle, c’est vraiment bon – et comme d’habitude, crier au génie serait vraiment fatal pour tout ces autres trucs qui vous mobilisent bien plus de temps et qui nouent donc les tripes… plus longtemps. Je pose ces cinquante précautions parce que j’ai toujours l’impression de ne pas assez promouvoir ce qui doit vraiment l’être! Tant pis si je commence par ce qui devrait être la conclusion mais l’idée se doit d’être posée, ça vaut le coup.

Regardez comment je vous aguiche avec les personnages principaux!

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Le truc c’est que cette simple image me pose problème : je peux citer le nom d’un perso, sur cinq. C’est pas bon. Ce complexe du one shot je suis probablement pas le seul à le partager mais même n’importe quel bouquin se dévore en plus de temps, introduit ses protagonistes, ses codes, ses cadres et tout le toutim. Solanin est un manga en deux tomes au début ouvert, au milieu et cliffhanger ouvert et à la fin ouverte. Au final oui ça bouleverse pas mal de réflexes mais ça doit être un fait purement personnel – on ouvre le premier tome, on est catapulté dans l’univers Working Class Hero de Meiko, 24 ans, franchement débarquée de l’université dans son petit carré bureaucrate, elle se fait engueuler par son boss avant de se faire draguer par ce dernier. La comparaison avec Stupeur & Tremblements s’arrête là puisqu’elle décide de démissionner pour échapper à cette monotonie offerte sur un plateau bien bouseux.
Variante 1 : en rentrant au bercail elle peut retrouver son petit ami, un peu barré, guitariste, vivant de petits boulots en petits boulots, le freeter local… et c’est tout pour l’histoire. Pas de gros bouleversements, ni de véritable base tragique, pas de cadavres qui sortent du placard… à partir de ce point on ne fait que suivre la vie de ces deux personnes et de leur petit cercle d’amis. Ce qui peut aider à l’accroche c’est que ce petit cercle, justement, est soudé autour d’un groupe au nom nébuleux qui a formé deux couples sur les cinq « membres » de ce petit club. Les deux volumes sont donc de la pure tranche de vie, des instants tout ce qu’il y a de plus normaux, toujours basé sur l’émotion et le ressenti entre les personnages autour d’une reformation et de ses conséquences. La musique, l’espoir de s’en servir pour sortir de cette vie urbaine bof (oui les deux tourtereaux débarquent de la campagne comme souvent) et les déceptions qui vont avec parce que non, fatalement, ça arrive rarement sur un plateau. Ces deux tomes sont donc une succession de petits instants, des moments qu’on a peut être tous vécu, il y a un très gros appel du pied à la fin du premier tome pour lire le second qui reprends la même situation avec une grosse variante. Quand on termine Solanin on peut se demander « Mais qu’est-ce qui a changé, finalement? » et beeeeen pas grand chose. Clair que dans Onani Master Kurosawa on avait des storylines qui évoluaient, certes – mais là c’est un peu hors de propos puisque pas du tout dans le même cadre et il faut que dire que Solanin a beaucoup plus vocation a être « pris au sérieux » – dans le sens où tout y est identifiable, les personnages sont extrêmement humains donc attachants, ils font les mêmes bêtises, réfléchissent à l’envers, tout le bazar habituel.

J’insiste vraiment  sur ce coté « ouverture totale » : on a pas le temps de répondre à tout, plein de pistes seront donc lancées dans le vide et d’éventuelles questions laissées en suspend mais rien de plus normal puisqu’après tout c’est comme s’inviter dans la vie de six personne le temps de quelques semaines… on les quitte sans prévenir et on aimerait vraiment savoir ce qu’il se passe mais c’est pas possible. Il faut considérer ça comme étant une grosse bulle d’air réaliste. 

Les personnages ressemblent tous à quelque chose : déjà Meiko et ses tâches de rousseur (insérer ici surnom de Sawyer dans Lost) mignonne au possible, petite, fragile, qui cogite comme n’importe quelle nana qui voudrais réussir sa vie. Son copain est un bon complément, la première fois qu’on le voit c’est avec des peintures tribales sur la tronche – rigolo, festif, capable de dire le truc le plus sérieux du monde mais toujours avec un sourire très pénétrant. Dans sa tête aussi ça ne tourne toujours pas très rond et la musique agit comme un gros catalyseur. 

En parallèle, il y a « l’autre couple » – le mec qu’on pourrait appeler « le gros au bouc », bassiste (ben ouais, évidemment) jovial mais complexé, par sûr de lui, etc – et sa copine qui représente tout le contraire, tant et si bien qu’on est sensé se demander comment ils peuvent s’apprécier l’un l’autre. Au milieu, la cinquième roue du carosse,
« Cracks » le mec très cool au blouson qui passe la moitié du manga à dormir et à faire des rêves dadaïstes mais vous connaissez forcément ce type de personne : le genre de mec jamais sérieux mais qui sera la première personne à vous sortir la phrase choc ou le petit soutien moral qui va bien.

Voilà pour le five-man band, après on rencontre quelques seconds couteaux qui n’ont pas forcément beaucoup de développement, on se tape juste une petite parcelle de leur vie. Tout ce petit monde évolue, façon Friends, dans des lieux bien définis : le rivage de la baie de Tokyo, un escalier, un studio, un restaurant, un appartement, du vomi sur le trottoir… autant de petits codes et gimmicks qui nous correspondrait tous. La narration n’obéit pas à une focale précise, elle peut se décaler de temps en temps sur X ou Y, Meiko n’est pas vraiment l’héroïne de Solanin mais davantage un personnage mis en valeur « pour cette fois ». On passe rapidement à la vie de X, ou Y, sans que ce soit choquant ou sorti de nulle part puisque l’environnement reste le même…

MAIS! MAIS MAIS MAIS! Je sais qu’il est très mauvais de commencer une phrase comme ça MAIS il faut signaler que dans cette grosse bouillie réaliste et quotidienne il y a un peu…

d’ONIRIQUE! RISME!

Image-1-copie-5.pngVoire de l’onirique COSMIQUE. Vous savez que je suis comme un moteur diesel qui fonctionne au symbolisme et là j’ai pu rouler jusqu’au Nevada sans refaire le plein. J’adore ça, foutrecul.  Un simple porte-clé va être le running gag le plus symbolique et double entente depuis… je sais pas, longtemps, et un passage « rêvé » très court, très simple mais ULTRA EFFICACE risque sévèrement de titiller vos glandes lacrymales. Honnêtement j’en suis arrivé à faire un parallèle avec ma propre vie (je vais tout vous dire, j’ai lu ça avec l’objectif sous-avoué de comprendre un peu la psyché d’une personne) et cette petite histoire de balançoire m’a laissé complètement K.O. – c’est un aspect de la fiction et une « transition » que je peux pas trop évoquer sous peine de spoil SEVERE mais cette forme de « communication » me fascine depuis toujours et j’ai eu droit à mon « méta-fanservice » – il me faut ces petits lapins!

Sinon reste à définir un genre. Sachant qu’un « drama » a été adapté au japon sous forme d’un film je pense que la réponse est toute trouvée, même si évidemment les deux tomes ne sont pas totalement dénués d’humour – si une très grosse majorité des dialogues sont carrément existentiels (mais là au moins on ne parle pas de détruireuncinémaparlefeu, wink wink) basés sur des monologues et des échanges ressemblant à « la vie, c’est comme une boîte de chocolat » certains recèlent de bonnes petites vannes bien placées mais le quota mimimum hein. Tout l’humour du truc réside dans le dessin, les situations, les échanges… et les attitudes. Allez savoir pourquoi, cette bande de jeunes adultes sont extrêmement tactiles et aiment beaucoup se tripoter (et ça fait peur aux enfants)

Donc attention idée principale à venir : si l’acheminement dans la narration est toujours démonstratif avec le dessin, on essaie quand même de nous implanter une petite idée, simple mais tellement agréable. Aussi nostalgique et triste que le monde puisse être, il y existe une petite part de folie latente. C’est LE méga point positif, son coté parfois « Amélie Poulain » qui transcende certaines séquences avec des petites situations absurdes, voire des CASES CARREMENT ABSURDES (genre ho un drag queen sorti de nulle part wtf) on sent qu’on est pas réellement dans le monde de tout les jours tel qu’on pourrait l’imaginer, juste dans le leur, absurde, mal foutu, parfois injuste mais toujours avec du bonheur potentiel et des bizarreries à découvrir. C’est pour ça qu’il ne faut pas lire vite et s’attarder sur les cases, toutes les cases, pour y repérer les petites conneries cachées – c’est d’autant plus justifié que le dessin est magnifique et surtout ultra-détaillé, il va vraiment falloir chercher pour y trouver du blanc. C’est très cinématographique et le contexte de la musique et de ses concerts y est pour beaucoup : si vous vous attendez à voir des gros plans sur des gens en sueur en train de hurler, bingo – ils y seront. La diégèse ralentit, la narration ralentit, stop… et on capte le moment… qui est déjà parti, de toute façon. Cosmique, je vous dit.

Noël approche. C’est un vrai conseil que je vous donne là : Solanin est un véritable petit instant d’émotion très éphémère, à lire puis à offrir aux gens que vous aimez. Amateurs de sensations simples et d’émotions bien retranscrites, ce manga que vous pourrez choper pour vingt brouzoufs est pour vous – de la musique, beaucoup de sentiments, des gens qui souffrent mais qui n’osent pas le dire, symbolisme en pagaille et des personnages très attachants – banco et merci beaucoup de m’avoir fait découvrir ça.

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C’est peut être ça le truc. On apprécie d’autant plus Solanin si on est rattaché à la réalité, et réciproquement. Du coup…


Nota Bene : Ce samedi soir, Nocturne Epitanime au Kremlin Bicêtre. Il y a une affiche, elle est belle, et le logo de Forum Thalie y trône fièrement, normal l’Asso y sera! Moi, c’est beaucoup moins probable. Disons, 10% de chances, il va falloir prier sur un démentiel coup de tête, de poker ou les deux. L’envie et la motivation n’y sont pas, terriblement pas, perdues quelque part au New Brunswick. Vous pourrez y faire plein de choses, les activités habituelles (je vous ai concocté un quiz Mario, allez donc y répondre que je serve à quelque chose) ou bien inaugurer le tout nouveau maid café pour après y faire des choses sales. Glop!

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Mario Maso 3×02

Vite avant que j’oublie encore, les liens de la dernière fois : Geek Hill Zone pour les podcasts, le J-Truc pour ses Let’s Play et Soviet Voice pour l’ErmiiIIIte ModeEeeeErne.

Je vous chouchoute un peu, cette fois je ne suis pas passé par le réencodage ce qui augmente un peu la qualité formelle des vidéos mais ce qui donne un upload… dans les sept heures pour quarante minutes, c’est au delà du frustrant, c’est juste super handicapant. Si je veux tenir ce standard va falloir penser en timing, yay.

Pas énormément de choses à dire ou de dites. Il y a juste un plot twist de folie à la toute fin, et la prochaine fois on pourra vraiment s’y mettre… j’ai juste oublié d’y faire un point AMV, je comptais juste dire qu’en un gros mois le truc démarrait enfin un peu mais surtout grace à un contributeur qui relêve le niveau déjà plus élevé que la première fois – par contre l’une de ses vidéos est parfaite et je doute honnêtement trouver mieux le reste du temps mais hé, qui sait… sinon ça avance à peine plus que la dernière fois mais fini de rire, j’ai reçu un gros cadeau de Noël en avance… et ça être un peu le votre, du coup.

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C’était bien tenté quand même

Pour la saison 2004/2005, la chaîne ABC (à ne pas confondre avec la chanson surniaise des Jacksons Five) a lancé trois nouvelles séries qui sont soit toujours en cours de diffusion, qui ont soit marqué les esprit et fédéré pas mal de gens. Ce gros triangle représente toujours l’héritage de cet énorme boom des séries US qu’on a eu la chance d’avoir dans la deuxième moitié de la décennie qui vient de se terminer. Lost a donc fait pêter la baraque avec sa complexité criminelle et sa capacité à installer une univers très fouillé, Desperate Housewives se complaît dans un schéma super-interchangeable mais reste un truc assez regardable voir rigolo dans ses rares moment de bravoure et… (si vous pensez à Prison Break, perdu, c’était la Fox)

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… Grey’s Anatomy se débrouille toujours pas si mal pour une série qui commence sa septième saison. Je n’ai pas eu la chance de suivre Urgences mais niveau série drama-médico-sentimentale on peut commencer à supposer que GA (oui, GA, comme Gaaah, genre un mec un peu ralenti qui bugge en pleine phrase) est potentiellement une
série qui peut rester d’une qualité assez correcte durant encore quelques années parce que pas grand chose ne montre que les producteurs voudraient ralentir ou même donner fin à la série. Les choses vont assez lentement… mais ça reste encore correct. Pourquoi-donc-comment-se-fait-ce? Attention, post rédigé pour évacuer des réactions à la fin de la saison 6, attention à vos faces.

Donc pour GA? C’est vrai, y’a plein d’autres trucs à mater, récents ou pas. Tout le monde est à fond sur les sitcoms façon IT Crowd ou How I Met Your Mother, il y a encore pas mal de vieilleries à rattraper et le parterre actuel n’est pas si mal, juste beaucoup moins exposé. Alors du coup comme série ça fait beaucoup moins viril et profond mais c’est pour rétablir le karma un peu, c’est comme pour rétablir la balance après tout ces Six Feet Under, ces Oz et ce genre de série géniale mais déprimante! Vous avez un lieu : Seattle. Ca n’a aucune importance mais ça permet juste de se taper cinquante plans illustratifs de nuit des autoroutes ou de la Space Needle – puis vous prenez un hôpital et hop durama durama et derrière tout ça se succèdent les patients de la semaine qui ont ces maladies un peu bizarre que ne transitent que par les chaînes de télévision. Alors évidemment il faut souligner tout ce qui peut paraître un peu repoussant/cliché dans ce type de format maaaaais qui si bien exploité transforme ce qui est, au pire, un divertissement un peu neuneu en plaisir coupable.

L’essence du show, c’est les personnages mais pas vraiment leur façon d’être – Ils n’évoluent pas, ou si peu, disons qu’ils ont plus tendance à évoluer de la vie vers le décès et même que parfois ils font des allers-retours! Tout réside évidemment dans un polygone amoureux éternel et toujours, toujours si problématique. Ne serait-ce que dans les débuts de la série : A en pince pour B, qui est un coup d’un soir avec C, C ne se rends pas compte que D a des vues sur C qui a un plan cul avec E et F à la fois bref tout ça est un peu compliqué et on a parfois l’impression que les storylines consistent à essayer toutes les combinaisons possibles et à faire sortir tout le monde avec tout le monde, dans la mesure du possible (ils font même switcher leur sexualité à des gens, c’est assez impressionnant) et tout ça à toujours manqué d’un peu de … naturel, comme si dans la vraie vie on pouvait avoir des vues sur tout le monde/ ou tout le monde qui a envie de tout le monde, c’est un peu perturbant… et généralement, ces storylines déjà très présentes soit permettent juste à la série d’exister, soit elles pompent carrément la qualité globale du truc…. je vais parler comme une fangirl avide de fanfiction mais des arcs comme Georges et Izzie, ou Georges et Meredith, ou bien même Georges et Callie, ce n’était pas toujours la peine, comme les scénaristes s’acharnaient sur ce pauvre Georges pour le faire passer comme le dernier des maladroits alors qu’en plus, ironie ultime, T.R. Knight n’est pas intéressé par les femmes! Du coup ils l’ont executé sans prévenir, c’était pas très sympa, c’était un peu mon avatar dans le Seattle Grace. Puis quand une fille vit soudainement une relation avec son ex mort et que le truc dérive fatalement en soap opéra sur la tumeau au cerveau de la-dite fille, bien joué, on arrive au tout littéral plot tumor.

N’empêche les personnages pris individuellement sont assez intéressants et bien équilibrés – même si il y a beaucoup plus de filles mais je ne parle pas de cet équilibre – et au delà de cette propension qu’ont les acteurs à tous être beaux et avoir des dents blanches tout le monde est assez bien écrit. Dans Desperate, certains personnages ont des comportements complètement irrationnels voire bipolaires selon les saisons et les scénaristes de tel ou tel épisode, ce sont plus des ressorts comiques ou dramatiques que des personnages. Dans GA les personnages ont une cohérence interne, une logique à eux, ils s’en tiennent ou alors mieux évoluent mais attention les yeux, ils ont une personnalité. Pas toujours super profonde mais ils respectent les codes du genre et en deviennent attachant… et c’est là que le show marche! Avec des personnages mal écrits, on serait tombé dans le Coeur et Scalpels façon Nip/Tuck (moi non plus je sais pas comment j’ai tenu jusque là, bref) et même si il y a des filles complétement idéalisées (Izzie) ou des types un peu trop beaux gosses ou un peu trop douchebags, tout ça s’équilibre au fil du temps. La médecine reste un vague prétexte même si on a évidemment droit aux nombreuses scènes d’interventions et à une variété de « cas » toujours plus dingues – ça donnerait presque envie de remplir des dossiers médicaux mais bon je me doute à quel point tout ça doit être éloigné de la réalité, hmm surtout en France avec ses hopitaux sectorisés.

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Audrey Raines? WTF les chinois l’ont libérée

De toute façon, cette dernière saison nous a montré que le casting peut se renouveler, doucement, surement… même si deux trois indécrottables semblent indispensable les têtes d’affiche d’hier prennent de plus en plus la sortie, parfois avec les honneurs, parfois non. Cette récente histoire de fusion avec un hôpital voisin nous a montré qu’ils pouvaient incorporer plus ou moins naturellement une demi douzaine de nouvelles têtes… avant de faire semblant de les faire s’intégrer au reste du casting. Je vais pas spoiler mais la première moitié de saison peut nous laisser penser qu’on va avoir des petites histoires persos et inédites, puis on les oublie un peu… et tout le monde revient pour le grand finale, bang bang, certains passent en casting régulier et d’autres sont dans des body bags. Woups! C’est ça aussi qui me surprends, quand la série change un peu de genre et devient un minimum sérieuse, elle le fait souvent bien. Le dernier exemple en date est trèèèès surprenant dans son traitement et même si chaque série du genre y est allé de sa petite figure de style « dangereuse » là c’était bien amené, logique, tendu, bref extrêmement bien fait. Chapeau bas, surtout quand le show est parfois de « ratage de premier degré », ce que Scrubs ne pourrait, par exemple et par définition, pas faire.

Cette ambiance réellement tendue reste rarissime et dans 90% des cas on entre dans un schéma tout simple : la voix off piapiate sur tel ou tel présent de vérité générale et les « cas du jour » auront un rapport avec tout ce qui aura été énoncé ET avec la progression des storylines. Le truc c’est que ça n’a par contre jamais été subtil, on se croirait dans un show pour gosse avecs pour pastille de conclusion « et la leçon du jour… » parce que la progression du récit ou juste ce « qu’on veut faire passer », que ce soit positif ou négatif, est toujours vraiment trop… voyant. Il existe presque des règles implicites qui ne ratent jamais : si ça devient personnel, le patient clamse. C’est aussi simple que ça – limite faites-en votre jeu à-boire-du-lait-fraise chez vous, c’est vraiment épatant. C’est même parfois méta : un acteur viré pour homophobie latente sort par la petite porte, la petite protégée du casting pourrait assassiner tout le monde qu’elle serait encore dans la série (quoi que, récemment…) maaaaais là aussi c’est une question de moments et de scénaristes, il y a donc des hauts et des bas. Pour une série produite conjointement par Disney je trouve qu’elle aborde des thèmes gentiment crus (bon faut pas croire qu’elle soit destinée aux gosses non plus) mais certains passages peuvent vraiment laisser une impression variable. Le condamné à mort? Ca fait ressortir le pire dans chaque personnage et l’issue en elle même est pas géniale, même si elle était un peu inévitable. Une biche blessée? Un mec cliniquement décapité dont le gosse qui joue vraiment très mal la tête éplorée vole la vedette? Je serais le Nostalgia Critic je hulerais un bon gros « Come OOOOON. »

Ca veut pas dire que GA s’installe dans des réflexes néfastes, là aussi c’est une grosse question de renouvellement de casting et de personnages. On a pu voir récemment que la série prenait un net bond qualitatif… quand l’héroïne passe six épisodes au pieu parce que l’actrice sort d’une grossesse! D’ailleurs merci à Ellen Pompeo d’avoir indirectement amélioré sa série en étant absente, c’est sympa. Dans un autre ordre d’idée le show ne se « veut » pas vraiment épique mais se réserve toujours le droit de ne faire avancer les choses… que par paquet de trois, comme les bus qui arrivent en retard – c’est un peu lié à cette manie un peu fâcheuse d’abuser des épisodes en arcs où c’est toujours la fin du monde… bon sauf que Meredith se noie, vadrouille dans les limbes et ressuscite, là c’était pas épique du tout et juste un peu ridicule. C’est un mécanisme de moins en moins utilisé mais ça donne un problème de rythme global et ça vire à l’inégalité… et Dieu sait si le sporadique est mal vu dans tout les domaines. Stagner est une chose, tourner en rond en est encore une autre et GA fait parfois les deux… mais on se laisse quand même emporter parce que tout y est très très efficace. Un peu comme la bande-son, tiens, mais là il faut aimer le low-fi et toute la scène geignarde. En général, dans Grey’s Anatomy, les moments les plus intenses ne sont pas illustrés par des musiques rigolotes mais au moins ça nous aura donné Snow Patrol qui sans ça serait resté au fin fond de son Ecosse brumeuse.

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C’est bizarre cette histoire, il n’y a pas grand chose à dire formellement mais je trouve la série assez bonne. C’est cet espèce de décalage qui peut être perturbant, au final « l’esprit » de la série est assez vieillot et il n’y a pas énormément de « marques temporelles » à faire pour se sentir dans un truc tout neuf mais quand bien même la trame de fond évolue très lentement, fait semblant d’évoluer ou n’avance pas du tout, ça reste un bon divertissement qui peut parfois être émouvant, prenant, voire les deux. Je pourrais lancer une métaphore gratuite du genre « C’est le K-On! de la série ricaine » mais bon ce serait un peu stupide, gratuit et surtout une belle preuve montrée que je connais pas mon sujet.

Plus sérieusement, j’aime bien Grey’s Anatomy. C’était l’idée principale de l’un de mes tout premiers posts et la diffusion venait de commencer, je continue à bien aimer et j’ai pas mal grandi depuis. La série pourrait tout à fait s’installer dans un rythme de longue durée mais je préfère honnêtement que les choses s’arrêtent d’ici ou ou deux ans, avant que les choses deviennent vraiment redondantes. Avant la fin de Desperate Housewives quoi, pitié. Pis tiens, avant que j’oublie : chaque épisode est nommé selon une chanson, c’est un gimmick mignon.

Maintenant, la question à mes deux trois lecteurs internes : les salles de repos servent vraiment à se reposer ou…?

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Dans les espaces entre les espaces

J’ai pour mauvaise habitude de pas en manquer une quand j’ai l’occasion de vouloir jouer au petit Freud illustré mais là un récent post de Suryce me faisait penser que je n’étais pas toujours très clair sur les termes un peu techniques que j’emploie parfois – après tout tout le monde n’as pas la malchance de sur-analyser la moindre particule d’un personnage d’anime mais toujours en restant dans une optique « ce qui nous fait kiffer dans quel type de personnage », me suis dit qu’il aurait été de bon aloi de remettre un peu les pendules à l’heure pour les béotiens. Dans l’univers de la japanimation… et le plus beau c’est que j’aime a peu près tout. Après, de là à dire si j’aime ou j’aime, il faudra se contenter du mystère ou capturer mon pc et chercher les dossiers secrets. Maintenant, toi aussi tu pourras te trouver une sexualité débridée et aléatoire!

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Un mec est généralement plat, a des tétons et un truc qui pendouille entre les jambes. (Je sais pas, peut être que j’ai appris un truc à quelqu’un sur ce coup) – généralement, il incarne la figure paternelle de l’anime ou au contraire le petit pas-grand-chose qui va apprendre a être grand et dont on va suivre la progression avec un regard paternaliste. Notez bien que la mentalité du « mec » évolue pas mal depuis l’animation des années 80 puisqu’en ces temps ancestraux on retrouve souvent le cliché du mec super viril, pectoraux à l’air, prêt à pourfendre les piraaaaates et les baaaaandits avec ses techniques avancées de poings et de hokutos de cuisine! De nos jours, ce schéma peut même être reproduit avec des gars totalement malingres mais dont l’enthousiasme et le charisme sont tels qu’ils en deviennent « GAR ». L’expression sort d’une faute de frappe d’un post 4chanien – « i’m GAR for Archer » (un personnage de Fate/Stay Night) à la place de « gay » pour – Le mot tordu est resté puisque l’expression « correcte » nous servira pour un autre contexte… mais là vous voyez qu’on est déjà en pleine débauche. Sinon, y’a les loosers, les pécors type Satou de NHK qui ressemblent un peu à mon compte Tweeter ces temps ci. C’est très mal, il faut les conspuer.

Zones érogènes : le charisme! La folie! L’enthousiasme! Le paternalisme!

Zones érogènes : le bassin! Le plexus! La tête!

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 Une fille ressemble un peu au concept précédent mais avec des cheveux généralement plus long, un poitrail plus développé (selon une échelle savante qu’on appelle bonnet. Pourquoi? Que se passe-t-ils si les filles ne mettent pas leur bonnet en hiver? Elles deviennent des delicious flat chest?) et ce qu’il se passe au niveau de la zone à comprimer en cas d’arrêt cardiaque dépendra de vos goûts personnels : le gros volume est appelé « oppai », au quel cas les machins rebondissent partout sans réelle gravité cohérente pour bien mettre en valeur les sphères de la vie mais dans le cas contraire des planches à pain, on parle de D.F.C., l’acronyme de tout à l’heure. Ce sont des Pettanko si la-dite fille est excédée par cet état de fait et le souligne en permanence… et cette deuxième catégorie est toujours plus sympa car une fille complexée est une fille qui a moins de seins. Régle d’or : une fille d’animation à gros obus est là pour faire du fanservice, elle est donc par définition complètement idiote OU c’est un alien/truc pas humain/possédée par le démon, l’intelligence et la subtilité étant inversement proportionnelle. Les otakus adorent aussi des types bien précis de caractère : la tsundere (je te kiffe mais je t’en colle une quand même) la coodere (je te kiffe mais j’oserais jamais le dire parce que je suis trop timide) voire la yandere (je te kiffe tellement que j’ai assassiné trois personnes pour venir)

Zones érogènes : l’affection, les grands yeux, les sentiments

Zones érogènes : le (non) poitrail, les cheveux, le cou, la culotte (et pas le contenu, juste la culotte, allez savoir)

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Une loli est comme une fille un cran en dessous de la majorité sexuelle – enfin, c’est un peu généreux, disons avant la puberté, pour faire simple. La loli mesure donc un bon mètre quarante et son potentiel est complètement atomisé si elle est muette! En effet, la loli se fait apprécier par sa voix, ses expressions et ses petits cris sur-aïgus nipaaaaaaah-nanodesuuuuu. Une loli ne met jamais de jean, elle est abonnée aux robes, à la dentelle et aux frou-frous : étrangement, la loli est le type de personnage qui subit le chara design le plus travaillé, tout en dentelle est en détails classieux. Grosso modo ce type de personnage n’est pas très raccord avec nos pubs gouvernementales parce que la plupart des animes récents jouent avec ce gros interdit et n’hésitent pas à mettre en valeur ce gros péché où à le parodier… une loli, par définition, n’a pas de poitrine (sauf dans Excel Saga, surprise) juste une voix très stridente et une propension à marteler les catchphrases. Privilégier les couettes. Intimement lié au moe et je ne comprends toujours pas si les filles de K-On! sont des lolis de 16 ans ou juste des filles normales atteintes de leucodystrophie.

Zones érogènes : huuu~ huuu~  huuuu~ les lolis sont des personnages qu’on a souvent envie de câliner parce qu’elles subissent tout. On a donc très envie de les ramener à la maison pour découvrir leurs…

Zones érogènes : ???? – Fichier incomplet –

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Le shota est l’équivalent masculin de la loli, le gnome, le gamin, tout ça. Dans la vraie vie du monde réel c’est une peste qui saute partout en racontant n’importe quoi et en imitant tout ce qui bouge mais la japanimation adore les gamins charismatiques.Le mot clé est l’espièglerie – soit le shota est un type très malin qui va abuser de sa « mignonnerie » pour faire des sales coups liés à de mauvaises intentions, soit le shota est un surdoué génial plus intelligent et perspicace que tout ce qui peut l’entourer, humour et décalage, vous voyez le topo. Grossomodo, vous ne verrez jamais un gosse de huit ans la casquette à l’envers dans un anime, ça n’existe pas. Pour se donner bonne conscience on dira que la limite du shota est un peu plus basse que pour son opposé puisque la puberté semble arriver beaucoup plus tôt chez les garçons de la japanime… si dans la vraie vie une fille vous compare à un shota, c’est gagné pour vous, vous êtes dans son collimateur. Pas que les filles d’ailleurs, vous connaissez peut être cet incroyable anime qui s’appelle Boku No Pico ou trois gamins font des choses pas super catholiques avec des glaces, des tenues de maid, quelque chose du genre – et c’est ciblé pour un public de shotacons … masculins.
Hééé ouais. Hééééé ouais. Débauche.

Zones érogènes : les petites larmes, les mains jointes devant le menton, la fourberie

Zones érogènes : Nadine Morano

(Ca alors, je n’ai pas réussi à uploader d’image pour la catégorie suivant, c’est fou les hasards de la vie parfois)

C’est avec le futanari qu’on entre dans une zone d’ombre un peu trouble, dans la zone grise, le vide juridique quoi. Un futa c’est une fille avec un outil pour dire les choses le plus simplement du monde et là vous n’imaginez pas le nombre ahurissant de problématiques que ça occasionne (attention, la météo annonce un ouragan d’euphémismes pour la suite) : doit-il y avoir une paire ou pas? L’outil doit-il sortir du ziguigui ou doit-il être indépendant? Le bazar doit il être purement hermaphrodite? Le ziguigui est-il simplement nécessaire? Autant de questions très importantes qui tendent à être répondues de plus en plus ouvertement : j’ai entendu et pigé ce mot pour la première fois en terminale, j’avais donc… 16 ans. Depuis, il m’a toujours semblé que kiffer le futanari était une honte à cacher puisque ça reste le fétichisme d’un engin … sur une fille. J’ai n’ai jamais entendu parler d’une fille aimer le futanari (ce qui semblerait «  » »plus légitime » » ») mais la question se pose – est-ce « l’exotisme » et le coté sucré salé qui plaît ou juste… l’évocation de l’engin? Ca me dépasse car la tendance est de plus en plus avouée, des gens en parlent de façon assumée et on se tape même un super néologisme : « Je suis futanariste ». Personne ne me fera croire qu’on puisse aimer du futanari et être purement hétérosexuel : c’est vraiment monter d’un cran dans l’échelle de Kinley et il n’y a rien de mal à ça mais les mecs, vraiment, il faut bien comprendre que vous vous fappez sur un engin! Je peux comprendre que ce soit l’acte de faire les foins qui soit grisant mais vous êtes bien conscients des forces en présence. Vous vous demanderez si le concept inverse existe, hé bien oui!

Zones érogènes : Aucune! On sera toujours dans un contexte porno donc aucune histoire ni aucun développement de personnage.

Zones érogènes : Mixer les deux premières catégories et mettez le paquet

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Le trap. Littéralement « piège » car oui ou la la, piège délicieux. Vous connaissez le tube « Dude’s Like A Lady » d’Aerosmith? C’est ça. Un type super effémine, qui s’habille comme une fille, tout est fait pour qu’on croie que c’est une fille super mignonne super bien foutue adorable et jolie comme un coeur mais c’est bel un bien un mec qui se déguise, volontairement ou non. Je vais parler avec un regard masculin parce que oui, excusez du peu, ma powder de jeune fille est assez inexistante – le mystère est quelque chose de fabuleux… mais là on ne peut pas s’empêcher d’adorer le concept tout en étant conscient de la vérité. Donc à partir de ce point j’imagine qu’il y a la limite des gens qui aiment et aiment les traps mais là je ne comprendrais pas trop les gens qui « aiment bien », pour le fun, sans aller au delà des apparences, ça me semble impossible. Rester bloqué sur l’attitude et le ramage d’un personnage est quelque chose qui me semble improbable et il faut donc être un toooout petit peu tordu pour aimer ça mais hé, c’est la règle du jeu. C’est un personnage viril est GAR, on est « gay pour tel trap ». Et pour ceux qui découvriraient vraiment le concept, ne pensez pas aux transsexuels de la télé-réalité, ce sont vraiment des personnages insoupçonnables. Si vous voulez mon avis, ce qui est bien dans tout ça c’est ce petit sentiment de culpabilité, c’est toujours une petite histoire de masochisme et de plaisir coupable.

Zones érogènes : la confusion, la culpabilité, le mélange

Zones érogènes : l’absence totale de pilosité, l’attitude, les petits trucs qui dépassent ici et là

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Le reverse trap est tout aussi démentiel si ce n’est plus, c’est comme vous l’aurez deviné une fille cachée derrière une apparence masculine. Je n’ai pas beaucoup vu ça dans mon parcours otaque (et encore moins dans la vraie vie, Charlotte Rampling a 64 ans ce qui est un peu beaucoup bof) mais dans les rares occurrences qui me viennent à l’esprit c’est toujours une question de contrainte ou de style. Les filles se font « garçonnes » parce qu’elles n’aiment pas leur coté féminin (ce qui les rends rarement lesbiennes… mais plus souvent agent double) ou parce que le scénario et la loi du comique en ont décidé ainsi. Je trouve ça assez fabuleux et dans la fiction, justement, les personnages qui ont un petit béguin pour un reverse trap culpabilisent toujours pour ce renversement soudain de sexualité, d’où hilarité du spectateur qui peut lui faire fap fap en toute confiance. Là encore, c’est une question d’apparences et de « mentalité », tu aimes ça parce que tu sais que c’est une fille ou c’est encore cette histoire de mix qui apportes un peu de nouveauté et d’inaccessible? (Bah oui, ce qui est hors de portée est délicieux et enviable par définition) Je sais pas mais il n’empêche que les dessineux de la toile s’amusent parfois à faire des genderbender, des versions « inversées » de tel ou tel personnage, ambigu ou pas. Et c’est très très bien. Pour revenir à toutes ces causes importantes, je soutiens fortement les filles habillées de façon classieuse mais sans robes ni frou frous (même si une belle robe de soirée fera toujours son gros effet)

Zones érogènes : l’ambiguïté, la surprise, l’attitude

Zones érogènes : l’absence de poitrine, les vêtements, le bassin

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Crona, alias tout et rien à la fois

Si Crona Makenshi Gorgon est le meilleur personnage du monde c’est parce qu’il est devenu le cas unique (pour moi, j’en ai surement raté plein d’autres) de personnage-pas-complètement-sûr et si j’étais Atsushi Ohkubo, je ne donnerais jamais de réponse officielle (ce qui veut dire que si la storyline s’étend sur une trop grosse période de temps, on ne doit pas pouvoir voir Crona grandir ce qui veut dire que eurgh non non pitié)  On ne sait pas ce que c’est. On ne saura probablement jamais. Indécision totale. C’est fantastique. Au delà du chara design de folie et de cette veste de soirée blanche dont je suis très jaloux, au delà de ces énormes yeux de cocker et de cette histoire de fond qui donne envie de lui donner une ou deux brouettes d’affection, Crona et son fandom répondent à TOUT. On ne sait pas si c’est un mec ou une fille, c’est donc une loli et un shota à la fois (enfin à peine, ils sont assez grands les personnages) mais certains auteurs n’hésitent pas à le/la rajeunir... et d’autres en font un personnage plus mature, et c’est d’autant plus génial et audacieux! Dans les doujins, on peut voir ça d’une façon complètement féminisée… mais toujours en planche à pain (c’est la seule constante, finalement.) D’autres exploitent le coté loli à fond… mais en version hermaphrodite, au final. D’autres en fond du Yaoi mais sans montrer les « parties intéressantes », toujours dans la suggestion et le sentimentalisme. Bref bonjour la prise de tête et rien de plus … excitant. Enfin excitant quoi.

Zones érogènes : les yeux, l’attitude, la voix

Zones érogènes : TOUT

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Mes petits plans P

http://img18.imageshack.us/img18/531/aujourdhuijournemondial.jpg                                           Mais si c’est super drôle allez rigolez quoi pitié s’il vous plaît 

Bon, ça y est, Décembre! Le Petaucasque général est à deux doigts d’arriver et j’entame ma 70è heure sans dormir. Avant de collapser en pleine autoroute, on va parler des bonnes choses, des choses simples, des petits plans sympathiques de la bonne grosse ville de PARIS. Je fais pas une poussée Laurent Deutschienne mais il serait peut être amusant de commencer à partager les bons coins … de la ville du coin, et pas n’importe quelle ville! Souvent les blogueurs sont bien fixées à une ville bien précise, on pense « Un pseudo=Tel coin »… mais bizarrement j’aurais du mal à citer un gus non-béddéiste (et c’est la première fois que je souligne un truc depuis bézef) qui soit… parisien. Alors même sans y être géographiquement intra muros j’aimerais tout d’abord souligner que le cliché qui veut que le parisien pense être en dehors du reste de la France… est vrai! Ah ah ah! Il y a une part de moi qui pense honnêtement qu’on peut mentalement diviser l’Ile de France et la Province, pas de bol… enfin, sans faire de ségrégation gratuite hein non plus évidemment mais ce petit sentiment improbable de supériorité est réel et il peut se vérifier partout. J’aime vraiment ma capitale, encore plus enneigée et les décorations de Noël nocturnes deviennent un régal qui est à deux doigt de dépasser l’ambiance Strasbourgeoise… pas totalement bien sûr mais les reflets des lumières sur la Seine roh la la mes amis, je comprends que tout les ricains fantasment sur ça et je serais pas contre m’y installer un jour. En attendant si vous passez dans le coin, vous vous souviendrez peut être de ces petits bouts de terre que j’affectionne… et encore, j’ai toujours l’impression de découvrir la vie à chaque nouvelle sortie. En attendant!

Déjà, tout se fait dans les transports en commun. Ah, vous imaginez pas ce que ça peut faire jaser. Toutes les villes ont leur métros et le Parisien est peut être le plus crade, voire peut être à échelle Européenne… le Londonien est plus classieux en étant plus ancien, les nordiques sont neufs et démentiels, les allemands vendent du rêve et le Moscovite est comme un livre d’imaaaaages. J’extrapole mais le notre à ses petits passages de bravoure : faites vous un petit schéma mental – Paris délimite une zone, la 1 – autour du-quelle des anneaux concentriques forment des zones de banlieue de plus en plus éloignée, jusqu’à la 6. Ces zones permettent par exemple de se déplacer librement avec la fameuse carte imagin R… les métros sont quasiment exclusifs à intra-muros, les RERs relient la capitale à la banlieue proche et les TER permettent de rallier des longues distances, comme par exemple… aller faire des trucs suspects dans la forêt de Fontainebleau! Ce qui nous intéresse tous, c’est le RER. Les coins qui craignent?

– Le D. Juste le RER D. Immonde réputation qui se vérifie encore plus le samedi soir… évidemment il ne faut pas devenir parano mais la branche nord au delà du stade de France, non, stop. De toute façon, il n’y a aucune portée touristique derrière tout ça et si vous y bossez, pas difficile de se déplacer en paire… mais gardez juste cette lettre en tête : le D pue. Que ce soit vrai ou pas, autant continuer la tradition orale et nourrissons les mythes!

– Le B le soir! Ce n’est absolument pas une question de sécurité personnelle mais de LebensRaüm. En gros, d’air – et vous n’en trouverez pas dans le mauvais sens aux mauvaises heures… vous vous souvenez de ces agréables retours de la Japan Expo? Des gens font ça tout les jours… de la même manière, évitez le A dans un sens ouest-est le matin, l’inverse le soir, car pas mal de gens vont … bosser, ces dingues. Chatelet, le soir? Bof, des gens s’y bastonnent un peu trop facilement mais le danger potentiel est partout est il s’appelle C.B. alias « Crétin Bourré ».

– C’est vrai ces histoires de mendiants et d’accordéons? Oui, mais seulement dans le métro et dans les bonnes zones de banlieue, précisément. Près de Nanterre, vous pouvez en avoir un différend par station, c’est super sympa, faites en un jeu!

– Niveau métro : les lignes 1 et 14 sont surclasses et desservent le meilleur (ayant fait pas mal d’allers retours au Chateau de Vincennes et aimant beaucoup le coin) la six passe dehors et devant la tour Eiffel, la 4 sera la plus utile pour les otakeries etc etc. Ne jetez pas votre ticket, le Parisien est pressé, un peu paranoïaque et chaque prise de contact directe sera perçue comme une menace où une histoire mal intentionnée. Devinez quoi? Ce n’est pas toujours faux, mais il suffit d’être logique et on parle toujours de zones « usuelles » et pas « touristiques ».

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 Le quartier de Saint Michel est l’un des QGs numéro 1. Desservi par le B et moult métros, tout mes petits coins préférés convergent là bas… la fontaine est un excellent point de rendez-vous (comprenez : on y est visible) et en avant pour le panoramique! Vous avez tout le coin universitaire avec – à 5 bons mètres à chaque fois – les très vastes librairies Gilbert Jeune et leur système de revente pour vous faire un peu de blé (sous réserve d’avoir des livres récents, en bon état ET une carte d’étudiant) puis en transversal vous avez à peu près tout pour … la bouffe étudiante qui va avec! Même si personne peut être contre un Hippo ou les Subways qui fleurissent un peu partout, la Crêperie des Arts reste mon petit favori éternel. En face de la fontaine, rue à droite, on marche trente mêtre et hop bonjour ambiance très calefeutrée pour des galettes texanes de bon aloi et des crêpes au Nutella qui vous inspireront les meilleures blagues scato. De tout manière les alternatives sont partout et ultra-concentrées : pub anglais, italien, kébab bien gras… impossible de ne pas trouver son bonheur culinaire. Après, dépenser ses deniers est tout aussi jouissif et un petit carré autour du quartier s’impose. Rue Serpente, Aapoum Baapoum pour des comics, baydays et mangas orientés occasion – l’idéal pour fourguer ses propres biens. C’est l’esprit du quartier : tout doit disparaître, les vieilleries des uns sont le bonheur des autres! On évite le GameWorkshop parce que c’est le mal et on file rue Dante, ho, miracle! Des boutiques Albums! Le paradis du Geek, thématisé selon les enseignes. L’une propose des goodies, fait des dédicaces… l’autre se spécialise dans les lectures avec un étage bd/comics et un autre mangas. Assez indispensable car une première visite est épatante pour le néophyte de ce genre de boutique. On descend un peu… oh la la ça alors, des boutiques de jeux un peu planquées où on trouve jusqu’à des Miles Edgeworth et des Disgaea sur DS! Envie de picoler? Le Highlander n’est pas loin mais c’est un peu trop roots
cette histoire alors tous sur Maubert Mutualité pour le Saint-Hilaire et boire… UN MONACO et monter faire du billard. Une queue, des boules, la virilité à son meilleur.

Les bars, tiens. Tout se concentre un peu au même endroit : le centre, arrondissements numéros un et deux. Grossomodo, châtelet, Sébastopol… cinq bonnes minutes à pied, on traverse la Seine sans se jeter dedans et on se tiens à carreaux devant le palais de Justice et ses 9000 paniers à salade. Aux Halles, le Quigsley’s Point est un pub réputé pour ses IRLs! Un temps bédéistes, c’est en ce lieu profane que se déroulent les Unrelated Party, soirées un peu maboules où tout le monde est hipster et tout le monde sait te sortir le mème du moment ce qui n’est pas peut dire ma bonne dame. A Opéra, le Footsie cultive un cours des boissons, si vous prenez… un MONACO et que tout le monde le boit avant vous, ça vous coûteras nettement plus cher, j’y file et j’en reparle. Bon maintenant on arrête de siroter et on rentre dans les Halles s’acheter des fringues… et s’installer tranquillement dans le Starbucks et son arôme de chlore relaxant. (Hé oui, à coté du UGC, la piscine…) et on remonte à Sébastopol s’épuiser mentalement chez feu Total Music, maintenant nom obscur pour aller saliver devant ces trucs musicaux inaccessibles… que je n’ose jamais essayer de peur de ne pas le mériter, ou mieux, de casser un truc. Logique! Enfin, on refait quelques mêtres près de Notre Dame pour aller casser la Croûte à Breakfast in America. Speed Burger? Oubliez – la bonne bouffe cliché est LA. Ranafoutre. Ambiance fifties et cuir rouge à fond – c’est les maids cafés à nous! En version … américaine! … en France!

 Bien! On prends le A et on remonte un petit peu. Les Champs Elysées ne sont pas incontournables mais je garde un bon souvenir d’une montée dans la grande Roue, même après avoir marché trois heures par moins 5. C’est cher et en descendant, quelqu’un va vous prendre en photo pour que vous y achetiez un souvenir de couple (et je suis sûr qu’ils le font même si t’y va avec un pote, ou je sais pas, ton père) en remontant toutes les boutiques habituelles sont là et le Paradis du Fruit est un bon Pit Stop. Ils ont leur propre définition de la « soupe », c’est très très glop.

Après, y’a Opéra, mais je suis pas super à l’aise avec ce coin, c’est Pavlovien. Beaucoup de bons restaurants japonais dont le fameux Sapporo, chargé d’histoires et d’anecdotes à la fois rassurantes de camaraderie… mais c’est là ou la langue-de-putasserie est à son maximum, attention à être présent pour ne pas en être la cible! Deux rues plus loin, une boutique japonaise vous propose de vous spoiler ces tomes qui ne seront traduit chez nous que dans des luuuustres! Ca ne sert à rien mais ça procure un sentiment de puissance, celui de lire dans l’avenir de l’import. Et le fantasme est l’ami du bien, non? Je crois, ouais. Pas loin, des DVD cafés vous permettent de revivre le mythe de location de vidéo en toute détente et les MacDos du coin ont des casques à disposition, en plus de fauteils de qualité. Maintenant, on s’habille en trader pour aller boire un MONACO au Footsie comme prévu hop hop hop.

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Mon petit coin favori numéro 2? Bercy et ses environs. Sans être encore vraiment excentré on sent que l’ambiance change, tout y est plus détendu, plus frais. Bien sûr il y a la fameuse salle de concert où les Guns se sont récemment ridiculisés mais pas si loin y’a cette fameuse Cinémathèque qui y diffuse souvent des rétrospectives et des … marathons nanards. Je n’ai jamais adhéré au genre mais wow les amis, l’intention est là et plein de gens y trouvent leur compte. Pas loin de l’UGC, on peut marcher sur les toits, se diriger vers la bibliothèque François Mitterand et traverser la seine en fantasmant sur ses restaurants péniches… (avec l’accent portuguais, c’est encore plus drôle)

Mais ho la la nous arrivons à Bercy Village! L’un des coins piétons les plus relaxants de la capitale! Déjà, son parc, ses canards, pour tout vous dire j’y ai passé l’intégralité de mes « discussions importantes » et c’est un bon endroit pour discuter sérieusement… sauf quand trop de monde fait la même chose. C’est pour ça qu’il faut venir quand il fait froid, il faut voir les gosses menacer de tomber dans la flotte, c’est tout un sport. Les buttes permettent de se croire à Disneyland en refaisant une version soft du labyrinthe d’Alice… et vous pourrez admirer les oiseaux exotiques qui nichent près des statues moches. Bon, c’est pas tout ça mais on peut entrer dans le quartier en tant que tel… ou rester sur la bordure et s’installer au frog, célèbre chaîne de Pubs. On y commande un MONACO, on regarde ses potes s’enfiler une assiette de nachos et ça repart comme en 40. Bercy Village est enclavé par des anciennes cave à vin, pas de courses poursuite de bagnoles et c’est un endroit privilégié pour les enterrements de vie de jeune garçon, ce qui explique pourquoi on peut y voir beaucoup de gens déguisés en … POULET. On peut s’attabler partout, retourner à l’Album plus généraliste et s’extasier devant les poissons cancéreux d’Animalis. Hoooo des bébés chiots! Hoooo des petits furets, c’est tellement hype! Mais pas une seule tortue, iguane? Pff, c’est pas intéressant, plèbe. On sort et hop, sympathique restaurant Japonais-Coréen où les hôtesses ont toujours un mal dingue à piger les numéros de votre commande : amusez-vous à les rendre dingue! Refusez ce que vous avez commandé, faites les tourner en bourrique, ils ne peuvent pas dire non.

Et maintenant, hop, la Vilette. On peut boire un MONACO et se lâver les fringues au LG Bar (si si je vous assure) mais on arrive sur la démentielle cité de la musique… que vous aurez peut être connue pour certaines conventions dans ce hall sympa. Mais la Vilette les copains, c’est le Trabendo! Les salles parisiennes, on les connaît tous par coeur par ordre de capacité : La Boule Noire, La Cigale… le parcours du jeune musicien est assez tracé… mais le Trabendo est l’un de mes petits chouchoux, car l’une de mes premières expériences musicales dans un festival de jeunes talents – sa scène latente y est toujours trèèès éclectique mais des gros groupes n’hésitent jamais à y passer. Souvent, les supers-stars du mois d’après en sortent (Phoenix, MGMT, Katerine) mais cette salle qui pourrait faire punk avec ses lutins peints sur les murs est en fait un gros coin souvent Jazzy, souvent très gratteuse. Les jeunes talents (et du talent, ils en ont, SOUVENT) s’y relaient et des pointures y font des passages réguliers dont Paul Gilbert qui y cultive un petit fétiche inexplicable. Bon, c’est un peu cher…

Mais grace à Nashi j’ai pu découvrir une tout autre type de salle, super méga intimiste, planquée dans un Hall d’immeuble où on peut sortir fumer une clope « mais pas faire de bruit pour les voisins svp » après la première partie. La Loge, Rue Charonne, est un truc qui sonne comme un rencard malsain mais qui fait presque ambiance de boum
adulte, où on s’assied tranquillement (tout en haut, on squatte les oreillers et on mate la régie, joie) pour écouter les petits artistes qui ne peuvent pas dépasser l’acoustique, ben non, ça fait trop de bruit. C’est super mignon et le barre est en fait un demi-bureau qui vends des canettes d’Ice Tea et des parts de Tarte – vraiment, c’est très mignon.

Bon, c’est déjà pas mal et c’est que trois coins sur une surface que plusieurs vies ne suffiraient pas à explorer – et encore il y a tout à faire. Je continue à choper ces petites occasions de sorties, insolites ou pas, et je vous en reparle, peut être dans quelques temps. En attendant… vous avez deux trois pistes.

Au fait, est-ce que je vous ai déjà dit que le Perroquet Bleu était mon cocktail préféré?

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