Dans les espaces entre les espaces

J’ai pour mauvaise habitude de pas en manquer une quand j’ai l’occasion de vouloir jouer au petit Freud illustré mais là un récent post de Suryce me faisait penser que je n’étais pas toujours très clair sur les termes un peu techniques que j’emploie parfois – après tout tout le monde n’as pas la malchance de sur-analyser la moindre particule d’un personnage d’anime mais toujours en restant dans une optique « ce qui nous fait kiffer dans quel type de personnage », me suis dit qu’il aurait été de bon aloi de remettre un peu les pendules à l’heure pour les béotiens. Dans l’univers de la japanimation… et le plus beau c’est que j’aime a peu près tout. Après, de là à dire si j’aime ou j’aime, il faudra se contenter du mystère ou capturer mon pc et chercher les dossiers secrets. Maintenant, toi aussi tu pourras te trouver une sexualité débridée et aléatoire!

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Un mec est généralement plat, a des tétons et un truc qui pendouille entre les jambes. (Je sais pas, peut être que j’ai appris un truc à quelqu’un sur ce coup) – généralement, il incarne la figure paternelle de l’anime ou au contraire le petit pas-grand-chose qui va apprendre a être grand et dont on va suivre la progression avec un regard paternaliste. Notez bien que la mentalité du « mec » évolue pas mal depuis l’animation des années 80 puisqu’en ces temps ancestraux on retrouve souvent le cliché du mec super viril, pectoraux à l’air, prêt à pourfendre les piraaaaates et les baaaaandits avec ses techniques avancées de poings et de hokutos de cuisine! De nos jours, ce schéma peut même être reproduit avec des gars totalement malingres mais dont l’enthousiasme et le charisme sont tels qu’ils en deviennent « GAR ». L’expression sort d’une faute de frappe d’un post 4chanien – « i’m GAR for Archer » (un personnage de Fate/Stay Night) à la place de « gay » pour – Le mot tordu est resté puisque l’expression « correcte » nous servira pour un autre contexte… mais là vous voyez qu’on est déjà en pleine débauche. Sinon, y’a les loosers, les pécors type Satou de NHK qui ressemblent un peu à mon compte Tweeter ces temps ci. C’est très mal, il faut les conspuer.

Zones érogènes : le charisme! La folie! L’enthousiasme! Le paternalisme!

Zones érogènes : le bassin! Le plexus! La tête!

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 Une fille ressemble un peu au concept précédent mais avec des cheveux généralement plus long, un poitrail plus développé (selon une échelle savante qu’on appelle bonnet. Pourquoi? Que se passe-t-ils si les filles ne mettent pas leur bonnet en hiver? Elles deviennent des delicious flat chest?) et ce qu’il se passe au niveau de la zone à comprimer en cas d’arrêt cardiaque dépendra de vos goûts personnels : le gros volume est appelé « oppai », au quel cas les machins rebondissent partout sans réelle gravité cohérente pour bien mettre en valeur les sphères de la vie mais dans le cas contraire des planches à pain, on parle de D.F.C., l’acronyme de tout à l’heure. Ce sont des Pettanko si la-dite fille est excédée par cet état de fait et le souligne en permanence… et cette deuxième catégorie est toujours plus sympa car une fille complexée est une fille qui a moins de seins. Régle d’or : une fille d’animation à gros obus est là pour faire du fanservice, elle est donc par définition complètement idiote OU c’est un alien/truc pas humain/possédée par le démon, l’intelligence et la subtilité étant inversement proportionnelle. Les otakus adorent aussi des types bien précis de caractère : la tsundere (je te kiffe mais je t’en colle une quand même) la coodere (je te kiffe mais j’oserais jamais le dire parce que je suis trop timide) voire la yandere (je te kiffe tellement que j’ai assassiné trois personnes pour venir)

Zones érogènes : l’affection, les grands yeux, les sentiments

Zones érogènes : le (non) poitrail, les cheveux, le cou, la culotte (et pas le contenu, juste la culotte, allez savoir)

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Une loli est comme une fille un cran en dessous de la majorité sexuelle – enfin, c’est un peu généreux, disons avant la puberté, pour faire simple. La loli mesure donc un bon mètre quarante et son potentiel est complètement atomisé si elle est muette! En effet, la loli se fait apprécier par sa voix, ses expressions et ses petits cris sur-aïgus nipaaaaaaah-nanodesuuuuu. Une loli ne met jamais de jean, elle est abonnée aux robes, à la dentelle et aux frou-frous : étrangement, la loli est le type de personnage qui subit le chara design le plus travaillé, tout en dentelle est en détails classieux. Grosso modo ce type de personnage n’est pas très raccord avec nos pubs gouvernementales parce que la plupart des animes récents jouent avec ce gros interdit et n’hésitent pas à mettre en valeur ce gros péché où à le parodier… une loli, par définition, n’a pas de poitrine (sauf dans Excel Saga, surprise) juste une voix très stridente et une propension à marteler les catchphrases. Privilégier les couettes. Intimement lié au moe et je ne comprends toujours pas si les filles de K-On! sont des lolis de 16 ans ou juste des filles normales atteintes de leucodystrophie.

Zones érogènes : huuu~ huuu~  huuuu~ les lolis sont des personnages qu’on a souvent envie de câliner parce qu’elles subissent tout. On a donc très envie de les ramener à la maison pour découvrir leurs…

Zones érogènes : ???? – Fichier incomplet –

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Le shota est l’équivalent masculin de la loli, le gnome, le gamin, tout ça. Dans la vraie vie du monde réel c’est une peste qui saute partout en racontant n’importe quoi et en imitant tout ce qui bouge mais la japanimation adore les gamins charismatiques.Le mot clé est l’espièglerie – soit le shota est un type très malin qui va abuser de sa « mignonnerie » pour faire des sales coups liés à de mauvaises intentions, soit le shota est un surdoué génial plus intelligent et perspicace que tout ce qui peut l’entourer, humour et décalage, vous voyez le topo. Grossomodo, vous ne verrez jamais un gosse de huit ans la casquette à l’envers dans un anime, ça n’existe pas. Pour se donner bonne conscience on dira que la limite du shota est un peu plus basse que pour son opposé puisque la puberté semble arriver beaucoup plus tôt chez les garçons de la japanime… si dans la vraie vie une fille vous compare à un shota, c’est gagné pour vous, vous êtes dans son collimateur. Pas que les filles d’ailleurs, vous connaissez peut être cet incroyable anime qui s’appelle Boku No Pico ou trois gamins font des choses pas super catholiques avec des glaces, des tenues de maid, quelque chose du genre – et c’est ciblé pour un public de shotacons … masculins.
Hééé ouais. Hééééé ouais. Débauche.

Zones érogènes : les petites larmes, les mains jointes devant le menton, la fourberie

Zones érogènes : Nadine Morano

(Ca alors, je n’ai pas réussi à uploader d’image pour la catégorie suivant, c’est fou les hasards de la vie parfois)

C’est avec le futanari qu’on entre dans une zone d’ombre un peu trouble, dans la zone grise, le vide juridique quoi. Un futa c’est une fille avec un outil pour dire les choses le plus simplement du monde et là vous n’imaginez pas le nombre ahurissant de problématiques que ça occasionne (attention, la météo annonce un ouragan d’euphémismes pour la suite) : doit-il y avoir une paire ou pas? L’outil doit-il sortir du ziguigui ou doit-il être indépendant? Le bazar doit il être purement hermaphrodite? Le ziguigui est-il simplement nécessaire? Autant de questions très importantes qui tendent à être répondues de plus en plus ouvertement : j’ai entendu et pigé ce mot pour la première fois en terminale, j’avais donc… 16 ans. Depuis, il m’a toujours semblé que kiffer le futanari était une honte à cacher puisque ça reste le fétichisme d’un engin … sur une fille. J’ai n’ai jamais entendu parler d’une fille aimer le futanari (ce qui semblerait «  » »plus légitime » » ») mais la question se pose – est-ce « l’exotisme » et le coté sucré salé qui plaît ou juste… l’évocation de l’engin? Ca me dépasse car la tendance est de plus en plus avouée, des gens en parlent de façon assumée et on se tape même un super néologisme : « Je suis futanariste ». Personne ne me fera croire qu’on puisse aimer du futanari et être purement hétérosexuel : c’est vraiment monter d’un cran dans l’échelle de Kinley et il n’y a rien de mal à ça mais les mecs, vraiment, il faut bien comprendre que vous vous fappez sur un engin! Je peux comprendre que ce soit l’acte de faire les foins qui soit grisant mais vous êtes bien conscients des forces en présence. Vous vous demanderez si le concept inverse existe, hé bien oui!

Zones érogènes : Aucune! On sera toujours dans un contexte porno donc aucune histoire ni aucun développement de personnage.

Zones érogènes : Mixer les deux premières catégories et mettez le paquet

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Le trap. Littéralement « piège » car oui ou la la, piège délicieux. Vous connaissez le tube « Dude’s Like A Lady » d’Aerosmith? C’est ça. Un type super effémine, qui s’habille comme une fille, tout est fait pour qu’on croie que c’est une fille super mignonne super bien foutue adorable et jolie comme un coeur mais c’est bel un bien un mec qui se déguise, volontairement ou non. Je vais parler avec un regard masculin parce que oui, excusez du peu, ma powder de jeune fille est assez inexistante – le mystère est quelque chose de fabuleux… mais là on ne peut pas s’empêcher d’adorer le concept tout en étant conscient de la vérité. Donc à partir de ce point j’imagine qu’il y a la limite des gens qui aiment et aiment les traps mais là je ne comprendrais pas trop les gens qui « aiment bien », pour le fun, sans aller au delà des apparences, ça me semble impossible. Rester bloqué sur l’attitude et le ramage d’un personnage est quelque chose qui me semble improbable et il faut donc être un toooout petit peu tordu pour aimer ça mais hé, c’est la règle du jeu. C’est un personnage viril est GAR, on est « gay pour tel trap ». Et pour ceux qui découvriraient vraiment le concept, ne pensez pas aux transsexuels de la télé-réalité, ce sont vraiment des personnages insoupçonnables. Si vous voulez mon avis, ce qui est bien dans tout ça c’est ce petit sentiment de culpabilité, c’est toujours une petite histoire de masochisme et de plaisir coupable.

Zones érogènes : la confusion, la culpabilité, le mélange

Zones érogènes : l’absence totale de pilosité, l’attitude, les petits trucs qui dépassent ici et là

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Le reverse trap est tout aussi démentiel si ce n’est plus, c’est comme vous l’aurez deviné une fille cachée derrière une apparence masculine. Je n’ai pas beaucoup vu ça dans mon parcours otaque (et encore moins dans la vraie vie, Charlotte Rampling a 64 ans ce qui est un peu beaucoup bof) mais dans les rares occurrences qui me viennent à l’esprit c’est toujours une question de contrainte ou de style. Les filles se font « garçonnes » parce qu’elles n’aiment pas leur coté féminin (ce qui les rends rarement lesbiennes… mais plus souvent agent double) ou parce que le scénario et la loi du comique en ont décidé ainsi. Je trouve ça assez fabuleux et dans la fiction, justement, les personnages qui ont un petit béguin pour un reverse trap culpabilisent toujours pour ce renversement soudain de sexualité, d’où hilarité du spectateur qui peut lui faire fap fap en toute confiance. Là encore, c’est une question d’apparences et de « mentalité », tu aimes ça parce que tu sais que c’est une fille ou c’est encore cette histoire de mix qui apportes un peu de nouveauté et d’inaccessible? (Bah oui, ce qui est hors de portée est délicieux et enviable par définition) Je sais pas mais il n’empêche que les dessineux de la toile s’amusent parfois à faire des genderbender, des versions « inversées » de tel ou tel personnage, ambigu ou pas. Et c’est très très bien. Pour revenir à toutes ces causes importantes, je soutiens fortement les filles habillées de façon classieuse mais sans robes ni frou frous (même si une belle robe de soirée fera toujours son gros effet)

Zones érogènes : l’ambiguïté, la surprise, l’attitude

Zones érogènes : l’absence de poitrine, les vêtements, le bassin

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Crona, alias tout et rien à la fois

Si Crona Makenshi Gorgon est le meilleur personnage du monde c’est parce qu’il est devenu le cas unique (pour moi, j’en ai surement raté plein d’autres) de personnage-pas-complètement-sûr et si j’étais Atsushi Ohkubo, je ne donnerais jamais de réponse officielle (ce qui veut dire que si la storyline s’étend sur une trop grosse période de temps, on ne doit pas pouvoir voir Crona grandir ce qui veut dire que eurgh non non pitié)  On ne sait pas ce que c’est. On ne saura probablement jamais. Indécision totale. C’est fantastique. Au delà du chara design de folie et de cette veste de soirée blanche dont je suis très jaloux, au delà de ces énormes yeux de cocker et de cette histoire de fond qui donne envie de lui donner une ou deux brouettes d’affection, Crona et son fandom répondent à TOUT. On ne sait pas si c’est un mec ou une fille, c’est donc une loli et un shota à la fois (enfin à peine, ils sont assez grands les personnages) mais certains auteurs n’hésitent pas à le/la rajeunir... et d’autres en font un personnage plus mature, et c’est d’autant plus génial et audacieux! Dans les doujins, on peut voir ça d’une façon complètement féminisée… mais toujours en planche à pain (c’est la seule constante, finalement.) D’autres exploitent le coté loli à fond… mais en version hermaphrodite, au final. D’autres en fond du Yaoi mais sans montrer les « parties intéressantes », toujours dans la suggestion et le sentimentalisme. Bref bonjour la prise de tête et rien de plus … excitant. Enfin excitant quoi.

Zones érogènes : les yeux, l’attitude, la voix

Zones érogènes : TOUT

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