Daily Archives: 1 décembre 2010

Mes petits plans P

http://img18.imageshack.us/img18/531/aujourdhuijournemondial.jpg                                           Mais si c’est super drôle allez rigolez quoi pitié s’il vous plaît 

Bon, ça y est, Décembre! Le Petaucasque général est à deux doigts d’arriver et j’entame ma 70è heure sans dormir. Avant de collapser en pleine autoroute, on va parler des bonnes choses, des choses simples, des petits plans sympathiques de la bonne grosse ville de PARIS. Je fais pas une poussée Laurent Deutschienne mais il serait peut être amusant de commencer à partager les bons coins … de la ville du coin, et pas n’importe quelle ville! Souvent les blogueurs sont bien fixées à une ville bien précise, on pense « Un pseudo=Tel coin »… mais bizarrement j’aurais du mal à citer un gus non-béddéiste (et c’est la première fois que je souligne un truc depuis bézef) qui soit… parisien. Alors même sans y être géographiquement intra muros j’aimerais tout d’abord souligner que le cliché qui veut que le parisien pense être en dehors du reste de la France… est vrai! Ah ah ah! Il y a une part de moi qui pense honnêtement qu’on peut mentalement diviser l’Ile de France et la Province, pas de bol… enfin, sans faire de ségrégation gratuite hein non plus évidemment mais ce petit sentiment improbable de supériorité est réel et il peut se vérifier partout. J’aime vraiment ma capitale, encore plus enneigée et les décorations de Noël nocturnes deviennent un régal qui est à deux doigt de dépasser l’ambiance Strasbourgeoise… pas totalement bien sûr mais les reflets des lumières sur la Seine roh la la mes amis, je comprends que tout les ricains fantasment sur ça et je serais pas contre m’y installer un jour. En attendant si vous passez dans le coin, vous vous souviendrez peut être de ces petits bouts de terre que j’affectionne… et encore, j’ai toujours l’impression de découvrir la vie à chaque nouvelle sortie. En attendant!

Déjà, tout se fait dans les transports en commun. Ah, vous imaginez pas ce que ça peut faire jaser. Toutes les villes ont leur métros et le Parisien est peut être le plus crade, voire peut être à échelle Européenne… le Londonien est plus classieux en étant plus ancien, les nordiques sont neufs et démentiels, les allemands vendent du rêve et le Moscovite est comme un livre d’imaaaaages. J’extrapole mais le notre à ses petits passages de bravoure : faites vous un petit schéma mental – Paris délimite une zone, la 1 – autour du-quelle des anneaux concentriques forment des zones de banlieue de plus en plus éloignée, jusqu’à la 6. Ces zones permettent par exemple de se déplacer librement avec la fameuse carte imagin R… les métros sont quasiment exclusifs à intra-muros, les RERs relient la capitale à la banlieue proche et les TER permettent de rallier des longues distances, comme par exemple… aller faire des trucs suspects dans la forêt de Fontainebleau! Ce qui nous intéresse tous, c’est le RER. Les coins qui craignent?

– Le D. Juste le RER D. Immonde réputation qui se vérifie encore plus le samedi soir… évidemment il ne faut pas devenir parano mais la branche nord au delà du stade de France, non, stop. De toute façon, il n’y a aucune portée touristique derrière tout ça et si vous y bossez, pas difficile de se déplacer en paire… mais gardez juste cette lettre en tête : le D pue. Que ce soit vrai ou pas, autant continuer la tradition orale et nourrissons les mythes!

– Le B le soir! Ce n’est absolument pas une question de sécurité personnelle mais de LebensRaüm. En gros, d’air – et vous n’en trouverez pas dans le mauvais sens aux mauvaises heures… vous vous souvenez de ces agréables retours de la Japan Expo? Des gens font ça tout les jours… de la même manière, évitez le A dans un sens ouest-est le matin, l’inverse le soir, car pas mal de gens vont … bosser, ces dingues. Chatelet, le soir? Bof, des gens s’y bastonnent un peu trop facilement mais le danger potentiel est partout est il s’appelle C.B. alias « Crétin Bourré ».

– C’est vrai ces histoires de mendiants et d’accordéons? Oui, mais seulement dans le métro et dans les bonnes zones de banlieue, précisément. Près de Nanterre, vous pouvez en avoir un différend par station, c’est super sympa, faites en un jeu!

– Niveau métro : les lignes 1 et 14 sont surclasses et desservent le meilleur (ayant fait pas mal d’allers retours au Chateau de Vincennes et aimant beaucoup le coin) la six passe dehors et devant la tour Eiffel, la 4 sera la plus utile pour les otakeries etc etc. Ne jetez pas votre ticket, le Parisien est pressé, un peu paranoïaque et chaque prise de contact directe sera perçue comme une menace où une histoire mal intentionnée. Devinez quoi? Ce n’est pas toujours faux, mais il suffit d’être logique et on parle toujours de zones « usuelles » et pas « touristiques ».

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 Le quartier de Saint Michel est l’un des QGs numéro 1. Desservi par le B et moult métros, tout mes petits coins préférés convergent là bas… la fontaine est un excellent point de rendez-vous (comprenez : on y est visible) et en avant pour le panoramique! Vous avez tout le coin universitaire avec – à 5 bons mètres à chaque fois – les très vastes librairies Gilbert Jeune et leur système de revente pour vous faire un peu de blé (sous réserve d’avoir des livres récents, en bon état ET une carte d’étudiant) puis en transversal vous avez à peu près tout pour … la bouffe étudiante qui va avec! Même si personne peut être contre un Hippo ou les Subways qui fleurissent un peu partout, la Crêperie des Arts reste mon petit favori éternel. En face de la fontaine, rue à droite, on marche trente mêtre et hop bonjour ambiance très calefeutrée pour des galettes texanes de bon aloi et des crêpes au Nutella qui vous inspireront les meilleures blagues scato. De tout manière les alternatives sont partout et ultra-concentrées : pub anglais, italien, kébab bien gras… impossible de ne pas trouver son bonheur culinaire. Après, dépenser ses deniers est tout aussi jouissif et un petit carré autour du quartier s’impose. Rue Serpente, Aapoum Baapoum pour des comics, baydays et mangas orientés occasion – l’idéal pour fourguer ses propres biens. C’est l’esprit du quartier : tout doit disparaître, les vieilleries des uns sont le bonheur des autres! On évite le GameWorkshop parce que c’est le mal et on file rue Dante, ho, miracle! Des boutiques Albums! Le paradis du Geek, thématisé selon les enseignes. L’une propose des goodies, fait des dédicaces… l’autre se spécialise dans les lectures avec un étage bd/comics et un autre mangas. Assez indispensable car une première visite est épatante pour le néophyte de ce genre de boutique. On descend un peu… oh la la ça alors, des boutiques de jeux un peu planquées où on trouve jusqu’à des Miles Edgeworth et des Disgaea sur DS! Envie de picoler? Le Highlander n’est pas loin mais c’est un peu trop roots
cette histoire alors tous sur Maubert Mutualité pour le Saint-Hilaire et boire… UN MONACO et monter faire du billard. Une queue, des boules, la virilité à son meilleur.

Les bars, tiens. Tout se concentre un peu au même endroit : le centre, arrondissements numéros un et deux. Grossomodo, châtelet, Sébastopol… cinq bonnes minutes à pied, on traverse la Seine sans se jeter dedans et on se tiens à carreaux devant le palais de Justice et ses 9000 paniers à salade. Aux Halles, le Quigsley’s Point est un pub réputé pour ses IRLs! Un temps bédéistes, c’est en ce lieu profane que se déroulent les Unrelated Party, soirées un peu maboules où tout le monde est hipster et tout le monde sait te sortir le mème du moment ce qui n’est pas peut dire ma bonne dame. A Opéra, le Footsie cultive un cours des boissons, si vous prenez… un MONACO et que tout le monde le boit avant vous, ça vous coûteras nettement plus cher, j’y file et j’en reparle. Bon maintenant on arrête de siroter et on rentre dans les Halles s’acheter des fringues… et s’installer tranquillement dans le Starbucks et son arôme de chlore relaxant. (Hé oui, à coté du UGC, la piscine…) et on remonte à Sébastopol s’épuiser mentalement chez feu Total Music, maintenant nom obscur pour aller saliver devant ces trucs musicaux inaccessibles… que je n’ose jamais essayer de peur de ne pas le mériter, ou mieux, de casser un truc. Logique! Enfin, on refait quelques mêtres près de Notre Dame pour aller casser la Croûte à Breakfast in America. Speed Burger? Oubliez – la bonne bouffe cliché est LA. Ranafoutre. Ambiance fifties et cuir rouge à fond – c’est les maids cafés à nous! En version … américaine! … en France!

 Bien! On prends le A et on remonte un petit peu. Les Champs Elysées ne sont pas incontournables mais je garde un bon souvenir d’une montée dans la grande Roue, même après avoir marché trois heures par moins 5. C’est cher et en descendant, quelqu’un va vous prendre en photo pour que vous y achetiez un souvenir de couple (et je suis sûr qu’ils le font même si t’y va avec un pote, ou je sais pas, ton père) en remontant toutes les boutiques habituelles sont là et le Paradis du Fruit est un bon Pit Stop. Ils ont leur propre définition de la « soupe », c’est très très glop.

Après, y’a Opéra, mais je suis pas super à l’aise avec ce coin, c’est Pavlovien. Beaucoup de bons restaurants japonais dont le fameux Sapporo, chargé d’histoires et d’anecdotes à la fois rassurantes de camaraderie… mais c’est là ou la langue-de-putasserie est à son maximum, attention à être présent pour ne pas en être la cible! Deux rues plus loin, une boutique japonaise vous propose de vous spoiler ces tomes qui ne seront traduit chez nous que dans des luuuustres! Ca ne sert à rien mais ça procure un sentiment de puissance, celui de lire dans l’avenir de l’import. Et le fantasme est l’ami du bien, non? Je crois, ouais. Pas loin, des DVD cafés vous permettent de revivre le mythe de location de vidéo en toute détente et les MacDos du coin ont des casques à disposition, en plus de fauteils de qualité. Maintenant, on s’habille en trader pour aller boire un MONACO au Footsie comme prévu hop hop hop.

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Mon petit coin favori numéro 2? Bercy et ses environs. Sans être encore vraiment excentré on sent que l’ambiance change, tout y est plus détendu, plus frais. Bien sûr il y a la fameuse salle de concert où les Guns se sont récemment ridiculisés mais pas si loin y’a cette fameuse Cinémathèque qui y diffuse souvent des rétrospectives et des … marathons nanards. Je n’ai jamais adhéré au genre mais wow les amis, l’intention est là et plein de gens y trouvent leur compte. Pas loin de l’UGC, on peut marcher sur les toits, se diriger vers la bibliothèque François Mitterand et traverser la seine en fantasmant sur ses restaurants péniches… (avec l’accent portuguais, c’est encore plus drôle)

Mais ho la la nous arrivons à Bercy Village! L’un des coins piétons les plus relaxants de la capitale! Déjà, son parc, ses canards, pour tout vous dire j’y ai passé l’intégralité de mes « discussions importantes » et c’est un bon endroit pour discuter sérieusement… sauf quand trop de monde fait la même chose. C’est pour ça qu’il faut venir quand il fait froid, il faut voir les gosses menacer de tomber dans la flotte, c’est tout un sport. Les buttes permettent de se croire à Disneyland en refaisant une version soft du labyrinthe d’Alice… et vous pourrez admirer les oiseaux exotiques qui nichent près des statues moches. Bon, c’est pas tout ça mais on peut entrer dans le quartier en tant que tel… ou rester sur la bordure et s’installer au frog, célèbre chaîne de Pubs. On y commande un MONACO, on regarde ses potes s’enfiler une assiette de nachos et ça repart comme en 40. Bercy Village est enclavé par des anciennes cave à vin, pas de courses poursuite de bagnoles et c’est un endroit privilégié pour les enterrements de vie de jeune garçon, ce qui explique pourquoi on peut y voir beaucoup de gens déguisés en … POULET. On peut s’attabler partout, retourner à l’Album plus généraliste et s’extasier devant les poissons cancéreux d’Animalis. Hoooo des bébés chiots! Hoooo des petits furets, c’est tellement hype! Mais pas une seule tortue, iguane? Pff, c’est pas intéressant, plèbe. On sort et hop, sympathique restaurant Japonais-Coréen où les hôtesses ont toujours un mal dingue à piger les numéros de votre commande : amusez-vous à les rendre dingue! Refusez ce que vous avez commandé, faites les tourner en bourrique, ils ne peuvent pas dire non.

Et maintenant, hop, la Vilette. On peut boire un MONACO et se lâver les fringues au LG Bar (si si je vous assure) mais on arrive sur la démentielle cité de la musique… que vous aurez peut être connue pour certaines conventions dans ce hall sympa. Mais la Vilette les copains, c’est le Trabendo! Les salles parisiennes, on les connaît tous par coeur par ordre de capacité : La Boule Noire, La Cigale… le parcours du jeune musicien est assez tracé… mais le Trabendo est l’un de mes petits chouchoux, car l’une de mes premières expériences musicales dans un festival de jeunes talents – sa scène latente y est toujours trèèès éclectique mais des gros groupes n’hésitent jamais à y passer. Souvent, les supers-stars du mois d’après en sortent (Phoenix, MGMT, Katerine) mais cette salle qui pourrait faire punk avec ses lutins peints sur les murs est en fait un gros coin souvent Jazzy, souvent très gratteuse. Les jeunes talents (et du talent, ils en ont, SOUVENT) s’y relaient et des pointures y font des passages réguliers dont Paul Gilbert qui y cultive un petit fétiche inexplicable. Bon, c’est un peu cher…

Mais grace à Nashi j’ai pu découvrir une tout autre type de salle, super méga intimiste, planquée dans un Hall d’immeuble où on peut sortir fumer une clope « mais pas faire de bruit pour les voisins svp » après la première partie. La Loge, Rue Charonne, est un truc qui sonne comme un rencard malsain mais qui fait presque ambiance de boum
adulte, où on s’assied tranquillement (tout en haut, on squatte les oreillers et on mate la régie, joie) pour écouter les petits artistes qui ne peuvent pas dépasser l’acoustique, ben non, ça fait trop de bruit. C’est super mignon et le barre est en fait un demi-bureau qui vends des canettes d’Ice Tea et des parts de Tarte – vraiment, c’est très mignon.

Bon, c’est déjà pas mal et c’est que trois coins sur une surface que plusieurs vies ne suffiraient pas à explorer – et encore il y a tout à faire. Je continue à choper ces petites occasions de sorties, insolites ou pas, et je vous en reparle, peut être dans quelques temps. En attendant… vous avez deux trois pistes.

Au fait, est-ce que je vous ai déjà dit que le Perroquet Bleu était mon cocktail préféré?

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