Monthly Archives: décembre 2010

2010 // Disco Flip

« Un connard qui joue à Rock Band »

-K.

  ✖ JANVIER ✖


Le jet-lag est là, la nouvelle année aussi, le mois de la Nostalgie est aussi le mois de la 360 et sa découverte qui va être le très gros fil rouge de l’année. Extase des graphismes et du bon son, premier succès, et premier jeu avec DJ Hero, sympa mais qui manque de mixs ayant une réelle identité. On y joue un peu à la chaîne… en parallèle c’est la folie acheteuse : Sonic 2 et 3 (toujours agréable avec son mode multijoueur où Tails est par définition unijambiste) Banjo Kazooie est intégralement re-fait à 100% en cinq jours (j’avais pas grand chose à faire mais c’est toujours un plaisir de re-découvrir l’excellence même après autant de temps) et 1 Contre 100 et un jeu sympa, même si j’ai jamais reçu le Rez HD si difficilement gagné en étant deuxième d’une session. Need For Speed Most
Wanted
est un petit retour en arrière pour un jeu loin d’être évident avec ses bagnoles dopées quand trop derrière vous. On fait mumuse sur Halo 3 / ODST, heureusement qu’on rigole bien à faire ça à plusieurs en ligne parce que ça à beau être très bien fichu, c’est parfois très frustrant et trop difficile. Seul, ça n’a aucun intérêt… et pendant qu’on fait les andouilles, l’intégralité de l’état major polonais se casse la gueule. Google, lui, se casse du réseau chinois. C’est avec beaucoup d’optimisme que l’association Forum Thalie est créée, j’en devient le vice président est notre objectif est simple : rocker les conventions! 

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OMELETTE DU FROMAGE! (Oui, je découvre des mèmes crétins à la bourre)

 24 reprends pour son huitième et dernier round. C’est pas engageant… l’épisode 3 de ForumWarz est dans les bacs. C’est parti pour le retour au bon héroïsme musical dans un parfait ordre chronologique : achat d’une guitare
et de Guitar Hero II avec sa playlist de dingue très bientôt suivi de … Rock Band et d’une batterie. C’est la grosse extase, le premier big rock ending est comme une redécouverte de la vie. Après la platine, c’est le gameplay batteur qui deviendras le deuxième instrument le plus fascinant de la gamme – le président fait des interviews avec la plèbe et un syndicaliste hargneux manque de prendre prerpète.

C’est le début de la ferme… célébrités, tout le monde s’en fout à juste titre mais soyons rassurés : voilà la création du  Velvet Video Burger, mon gros side-project de vidéo commentée en ligne. Il est actuellement toujours debout!

✖ FEVRIER


Je me sens tellement bien ce matiiiiiin ~ Je me sens toujours bien parce que personne ne m’as vu tomber

GTA IV est fini en un mois pile et c’était vraiment un jeu fabuleux et immersif, dommage que les graphismes soient un peu… bouillis. On peut jouer les prolongations avec les deux extensions, Lost and Damned et The Ballad Of Gay Tony, la même ville, trois univers parallèles, tout simplement génial. Tout aussi intelligent mais quand même pas mal crétin : tout le monde montre sa bite sur Chatroulette. Ca a duré deux trois mois, aujourd’hui tout le monde a oublié… sur TMC, Moundir cherche l’amour et empreintrais bien des stylos rouges et des cahiers de texte. Le groupe Phoenix remporte un grammy, si vous savez, Lisztomania, 1901…

Je « termine » la Mélancolie d’Haruhi Suzumiya pour bien me permettre de comprendre pourquoi je peux pas saquer cet anime et ses personnages et c’est pas Trials HD et sa délicieuse répétitivité appuyée qui va me clamer les chakras. Lost rempile pour la dernière fois et ne nous retourne presque pas assez les cerveaux, c’est presque décevant…

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Bonjour je suis Sébastien Ruchet et euuuuuuh au niveau des abonnemeeeents on va tous mourir

Nolife se meurt et il faut empêcher le soldat Seb d’exécuter des otages… ça nous permettrait d’avoir d’autres Chez Marcus où se dernier se vante de son matos avec Matthias, son super pote psycho killer. Ici sur Over Blog c’est un tout autre combat puisqu’on essaie de pas avoir une barre surmoche imposée en haut de page. Il a fallu trouver des codes HTML sous le manteau mais ils ont fini par piger que c’était pas une bonne idée. Je mate Tokyo Magnitude 8.0 en deux bons jours et c’est à peu près le nombre de larmes à verser devant le plot twist prévisible mais émouvant du truc, c’était vraiment original et bien amené, j’ai beaucoup aimé.

Sur Internet, le mystère Retto est toujours entier. Je sais, ça fait private joke mais c’est trop génial pour pas être signalé. Je mate mon premier Royal Rumble… potentiel mais c’est pas encore cette année qui me fera entrer dans l’univers du catch. Josaudio nous inonde de bonheur musical avec son méga-tube « Un Super Repas » … il pourrait peut être essayer la Nouvelle Star, ah nan c’est trop tard, c’était la dernière saison, et elle a duré 5 minutes. Oui je sais pas si ça vous a frappé mais la gagnante était la toute première castée de la saison. Arrivée à la maison de Rock Band 2 : mieux pensé, playlist deux fois plus vaste et autant de pistes excellentissimes, un énorme régal.

Césars à la télé, c’est un peu pathétique et désolant. Je suis tout désolé. Pour noyer mon vague à l’âme j’ouvre les deux premiers Black Butler en manga… et ô mon dieu, c’est plus intéressant que prévu et ‘achement bien dessiné. Découverte tardive, fatale, et tellement additive de l’AMV HELL 4… au début j’y comprends pas grand chose mais en le rematant encore, encore, encoooooore… le début de la deuxième autre grande passion de l’année.

✖✖ MARS ✖✖


Plusieurs invités dans Mario Maso qui continue, inexorablement : Rodin est de retour, sort sa capote, grand moment. Kitsune débarque, me fout des baffes, grand moment. Sinon, je termine l’anime Umineko et je suis toujours aussi circonspect, l’anime donne l’impression de voir un gros navet alors que l’univers et le visual novel ont l’air bien plus complexes. Moi je suis un gros fanboy d’Eva, je sais pas trop pourquoi.

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Mindfuck au cinéma grace à Shutter Island, là aussi une grosse histoire d’acceptation. Di Caprio et sa femme décédée, quelque chose qui va pas tarder à revenir! Gorillaz sort enfin son troisième album, et paf, je ne l’aime pas du tout! The Amazing Race est un show toujours aussi efficace et il se permet même un gros passage en France, deux étapes totalement indispensables pour boire du champagne et faire la guerre, parce que c’est des choses qu’on a toujours bien fait.

Nolife commence à sortir le plan B et lâche du lest. De nouvelles émissions voient le jour comme le fabuleusement anxiogène Compil. « Bonjour Cyril, aujourd’hui, je vais vous faire peur » – pas mal de choses plus ou moins intelligentes regardées sur les écrans. Tout d’abord le remake du Prisonnier qui n’est pas vraiment captivant, on a du mal à rentrer dedans. C’est pas assez putassier, pas comme Solitary, la real-tv la plus démentiellement fanservice qui soit pour les esprits barrés. Canal rempile avec son combo magique, Dexter et Weeds. Les deux séries tournent un peu en rond et perdent lentement en qualité passé l’effet de fraîcheur, là aussi c’est dommage. Les créateurs de South Park font les petits malins et sont à de doigts de se prendre une fatwa sur le coin de la truffe. Sur M6 y’a Top Chef et c’est pas mal du tout, c’est même surprenant même si la potiche présentatrice fait un peu peur et même si Rottenberg donne l’impression d’animer la première merde venue. Tiens, faites bien gaffe à pas trop vous gaver de Meuporgs et de pas faire partie des trois cent patient-han, ohwohooo.

C’est le mois des jeux dont on entends beaucoup trop parler! Après Bayonetta et ses obus oblongs, voilà Final Fantasy XIII, couloirs, couloirs, merci. Heavy Rain nous les casse avec sa communication pénible et le jeu est loin d’être une merveille avec ses choix complètement maboules. Désolé mais Jason s’est fait renverser par une bagnole, fin de l’histoire. Je refait mon propre Harem, un masculin, un féminin! L’arc Banjo continue avec Banjo Tooie que je n’avais jamais touché en son temps… passé un cap très pénible à passer, le jeu est aussi agréable que son prédécesseur mais bonjour la volonté initiale à mettre dessus.

Fin du monde totale : premiere Nocturne Epitanime pour Forum Thalie… et pour moi. On est au taquet, ça se passe bizarrement sans que ce soit vraiment négatif, une nuit très étrange que je suis pas prêt d’oublier, surtout son retour.

✖ AVRIL


Tellement bizarre que je me sauve illico à Séville en plein dans les fêtes de Pâques. Pour dire les choses clairement, j’ai vraiment l’impression de faire un bon de 100 ans en arrière et les serveuses sont des grognasses malpolies. De retour sous ma couette je découvre le même le plus puissant de tout les temps : Trololo. Un soviet qui chante, du bonheur facilement recevable. De quoi faire des cacas papillons avec l’autre même du moment, Robot Unicorn Attack mais faut bien avouer que c’est beaucoup moins drôle. Dans le même registre, Wikileaks montre les journalistes Reuters qui se font canarder. 

Changement de bannière, on passe à Matoï qui empiète sur notre espace privé… pour faire dans l’originalité je me prends Beatles Rock Band à bas prix et je découvre leur disco plus en profondeur. L’adaptation est maximale, le bonheur garanti, assurément le meilleur jeu musical auquel j’ai joué le premier Avril 2010 mais c’est pas difficile de dépasser l’innomable Rock Revolution qui, aujourd’hui, décore mon vélo invisible.

A la télé toujours, c’est un peu n’importe quoi : l’huissier d’A Prendre ou à Laisser fait toujours semblant d’écrire des trucs entre deux boîtes mais y’a des petites séries innovantes, du genre Nurse Jackie. Après un reportage qui actualise l’expérience de Milgram, France Télé fait plus fort : ils obtiennent le témoignage d’un pédophile avéré et le livrent au flic. Je sais pas quoi en dire mais l’esprit internet est bien présent. Je me mate Punu Puni Poemy… et j’aurais du en parler. Honnêtement, plus crétin, tu meurs… mais c’est du crétin super super super verbeux. Toujours dans les crétins Baka To Test, c’est amusant sans casser des briques mais il y a Hideyoshi.

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Et par un hasard de scénario toujours démentiel, il porte que des habits de nana

Congratulations sort et c’est l’une des meilleurs galettes de l’année avec The Suburbs. Je mate enfin Good
Morning England
, film rempli de bon esprit et de bonnes vibrations…

Fin de la trilogie Banjo avec Nut’s and Bolts. Très original, bon, parfois très frustrant… et ces ralentissements, c’est peu supportable dans un univers aussi détaillé. Pour dix euros ça valait le coup mais je risque pas trop de le re-ouvrir. Découverte tardive du Visiteur du Futur et là paf surprise, tout le monde à raison, c’est hilarant et tout les gens qui jouent dedans ont un talent fou. C’est la folie Pokémon avec la sortie de Soul Silver et Heart Gold, la moitié de l’humanité se ballade avec son truc qui compte les pas, je n’ai pas trop compris. A la fin du mois, c’est un peu l’ascenseur émotionnel : le 27 il faut aller enterrer quelqu’un, le lendemain c’est Lovin Japan… convention bien ratée ce qu’il l’a rendue… très agréable puis avoir une Reki en dédicace de la part des cerveaux derrière Haibane Renmei, ça n’a pas de prix. Perfect Dark, si, dix euros… que je regrette parce qu’à ma grande surprise, je n’ai pas aimé. Même traitement pour Kick-ass qui a mon goût fait vraiment semblant er je m’y connais, franchement, le personnage d’Hitgirl, au secours.

✖✖✖ MAI ✖✖


On passe la nuit a brainstormer sur l’avenir de l’association et on rigole comme des baleines devant l’AMV HELL 0, crade et réfressif mais tellement drôle… et sa bande son déchire. Youe fait preuve d’une dévotion sans pareil avec son résumé de la première saison du Velvet, merci – on pardonnera le fait que la saison d’après se passe sur Castlevania. C’est le choc des real-tv et le Choc des Héros en France. Finale incroyablement fanservice, c’était presque scandaleux de bonheur. En parallèle c’est Survivor Heroes VS Villains qui se termine, finale scandaleuse de bonheur et de fanservice… mais pas dans le même sens, et pour une fois c’est nous qui avons les meilleures intentions! Toujours coté ricain, United States Of Tara… là pour le coup sujet totalement inédit, personnages bien écrits, c’est l’inverse total de Baka To Test.

Je reçois Punky Boy qui fait son double passage dans Mario Maso, et je termine Gurren Lagann. C’est pas révolutionnaire mais ouais, c’est assez badass. Disons que c’est vraiment très léché sur les formes, il y a beaucoup d’efforts derrière. On switche, je fais un épisode de Joue Là Comme Néant Vert. Le même du moment? Les Pokeparents. C’est à la fois rigolo et satyrique, donc efficace.

1ba5b88d8aafefd5bbf455d0cd4f5632.jpgMais pour la génération d’après, il a de quoi se poser la question.

Découverte vague du visual novel Higurashi, j’y reviendrais plus en détail plus tard… mais premier visual novel mine de rien. Le seul, je dis bien le seul jeu Wii entamé cette année est un truc tombé du camion… fin 2009 : Les Lapins Crétins, la grosse aventure. J’y joue peut être deux heures avant de retourner à plus intéressant…

Apocalypse : Lost c’est fini. Difficile de faire une bonne fin avec de telles attentes derrière mais quand bien même ça a prouvé qu’une moitié de la saison était inutile, ils ont trouvé une conclusion plutot satisfaisante… mais très mystique. On aime ou on déteste, mais on peut que aimer puisqu’il faut vraiment être fan pour en être arrivé jusque là. Une démo innocente montre un logo de clavier a coté d’un gros 3 : le message est passé, extase générale.

Apocalypse bis : c’est L’épitanime 2010. Je ne sais vraiment pas quoi penser de cette convention. C’était tellement bizarre. Tout ces gens rencontrés, le fait d’avoir son hôtel-refuge, l’organisation méga anarchique mais fatalement didactique de l’asso… c’est passé en un coup de vent et on a pas pu la vivre réellement. Un week end de dingues… et grosses retombées cachées dès les cinq premières minutes après la convention.

✖ JUIN


Je profite de la fin de la convention pour récupérer Amo qui a droit a son deuxième passage dans Mario Maso. C’est le mois de transition entre les deux grosses conventions de l’année… on fait le bilan, on fête le deuxième « anniversaire » du blog, à défaut de le déposer.

Je l’avais lu bien avant ça mais je profite de mon entrée sur Sama pour enfin mettre mon grain de sel sur Onani Master Kurosawa. Vraiment, je trouve ça bien mais sur-estimé, désolé les gars. Dider Porte et Stephane Guillon sont sur un bateau…

Duel de jeu de bagnoles, mon coeur se porte vers Blur. Comme un Mario Kart avec des néons partout – aussi pétaradant en multijoueur, règles variées, bien foutu, dommage que le mode solo soit trop peu varié. On glisse doucement vers le dégueulasse AMV HELL/0… mais seulement dans sa version censurée.

Sortie de l’Ipad. L’Ipad est beau. L’Ipad est grand. L’Ipad solidifie les ovaires. Il vous faut un Ipad. Vraiment, tout ça
avec Sexion d’Assaut qui raconte n’importe quoi dans ses interviews et les Smartphones, je pige pas vraiment!

La coupe du monde démarre très mal pour nous et on va offrir au monde un beau drame psycho social. Encore pire qu’en 2002, heureusement que le reste de l’Europe va offrir un déroulement assez fascinant et rempli de surprise, même si les Pays Bas ont chuté à la toute fin. Bad end! Me réfugie un peu à Collioure, c’est un peu trop pesant sur Internet. Je loupe l’intégralité du Super Mario Marathon… c’est bien triste!

Futurama re-reprends. Pas grand chose d’autre à dire, cette nouvelle saison est d’une qualité assez variable, il va falloir du recul… et plus d’épisodes visionnés. On boit des Monacos un peu partout sur Paris et on doit pas être les seuls à picoler parce que Lio veut des doigts dans sa foufoune. C’est super Lio.

Achat en confiance de Green Day Rock Band : à juste titre, c’est beaucoup plus sympa que mes vieux préjugès ne pouvaient laisser paraître. A part tout 21th Century Breakdown, leur disco envoie du pâté sur Saturne! Un peu d’énergie punk bien primaire, c’est tout ce qu’il me fallait. En parlant de grunge, diffusion intégrale de Dead Set. J’ai adoré mais je crois que j’ai été le seul, c’est pas trop grave.

L’évènement qu’on suit tous sur Twitter, avec hashtags et #Jeudiconfession à l’appui tels les jeunes hipsters que
nous sommes : l’E3! C’est le monde à l’envers, Nintendo propose des jeux, Microsoft et Sony s’embourbent avec des conneries casual pompées directement de Wii Sports et les éditeurs tiers continuent leur cirque habituel.

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La violence de la suite est déjà une perspective effrayante mais quand je tombe sur le Violongay, là je suis à deux doigts de me pisser dessus. Depuis je porte plus de chemise blanc cassé 60% polyesther coupe longueil, je raye le mulet de ma vie, j’évite les rigodons cajuns et les veillées du 21 décembre. Parce que si ma motivation est partie au Canada, lui se trouve au même endroit, c’est pas bon… enfin, un peu d’otakerie avec l’adaptation animée de Black Butler. Bien mais pas fantastique, je me suis un peu forcé de regarder certains épisodes, je vous conseille bien plus de lire le manga… ou d’acheter Pluto. Moi, je préfère faire des soirées Poker que je perd lamentablement! Je suis obligé d’aller voir Summer Wars au cinéma avec mon propre argent mais c’était super mignon.

✖✖ JUILLET ✖✖


Tatatsin, c’est la Japan Expo. DURAMA. DURAMA EVERYWHERE. Ca pête un peu dans tout les sens et tout le monde continue de payer les pots même pas cassés mais en tant que convention c’est pas mal… toujours plein de gens rencontrés, des retrombées amusantes. On en finit une bonne fois pour toute avec Traquenard Desinvolte et Nashi. Ce dernier lâche l’affaire, adios le Donjon des Mouettes! Le Nostalgia Critic fait son boulot sur un film lamentable et sa tête pensante arrive à faire retirer la vidéo, la suite ne se raconte pas. Un an après le début de sa publication, Mirrai Nikki est toujours aussi agréable à suivre, on y reviendra quand ce sera fini.

Ok, ok, je dois l’admettre, j’était de mauvaise foi avec Freezepop… le problème c’est qu’ils sont géniaux qu’une fois sur cinq, le reste du temps c’est pas toujours écoutable ou juste musical. Un pas de plus franchi dans l’otakerie, premiers doujins commandés et ils sent bon l’amour sentimental et le porno sans rien voir. C’est mignon… un peu comme Toy Story 3 qui défonce tout dans les chiffres et dans son rendement. C’est mon premier en 3D et j’accroche toujours aussi peu à l’univers mais hé, c’est Pixar et peut être leur dernier film enthousiasmant. On se rattrappe et on profite des diffusions estivales pour mater Flash Forward … et lâcher l’affaire dès le deuxième épisode tant ça n’apporte rien de nouveau. Même chose avec V qui n’a pas grand chose pour lui sur la longueur mais heureusement y’a Mad Men. Faut commencer à se dépécher pour télécharger des séries impunément…

Grand moment de solitude : avant de réussir le succès de l’année – la Bladder Of Steel – je me rate deux fois… dont une sur Spoonman, 71è morceau sur 84. Quand je vous dit que c’est une histoire de patience! Pour se calmer il y a Chime, jeu indé musical et relaxant, vos paupières sont lourdes…

Le petit gars hilarant du moment…

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Jon Lajoie, comme le Port-Salut. Bien sûr tout son humour se base un peu sur le même ressort (être super grossier puis faire une petite pirouette de degré) mais je surkiffe sa façon de faire, ses chanson débile, quelqu’un qui jongle aussi bien dans les degrés humoristique ne peut être qu’excellent, Joey du New Hampshire à tort, c’est tout.

Secret Story recommence et faut boire pour oublier… oublier sa belge foldingue mais ça, c’était écrit, Paul le Poulpe l’avait vu puisque Paul le Poulpe devine tout à l’avance – nous avons donc une sorte de même qui part du JT de Pernault, c’est super perturbant. Je met fait les dents sur Keroro, léger, simple, sans prétention mais avec des micro-séquences bien plus adultes que le public visé. Je deviens méchant avec Sens Critique, mais j’ai pas
l’impression que ce soit une méchanceté gratuite tant le truc fait énorme rassemblement national de kékés. En parlant de nation, pour fêter le 300è post du blog, vous avez tous eu 20 jours pour plancer et ça a donné l’AMV HELL à problèmes… bien joué et merci – deuxième!

✖✖✖ AOUT ✖✖


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Sortie du jeu indépendant qui tue de l’année : Limbo. Ok c’est trop cher, ok c’est pas toujours intuitif mais c’est tellement prenant, à faire d’une traite et savourer l’effet. Une recommandation que je fais à tous, même les arachnophobes et amateurs d’ambiances glauques et mystiques.

Encore une histoire de hype : téléchargement de Katawa Shoujo. C’est tellement sympa, dommage qu’il n’y aie que le chapitre introductif de fait. Hé les gars, la meilleure nana qui aie une storyline c’est Hanako, je voudrais pas dire!

Je fête mes 20 ans dans une ambiance un peu bizarre mais c’est pas grave, on peut aller faire du billard à Paris, c’est toujours ça de pris et je m’auto-offre Blood Sugar Sex Magic des R.H.C.P. l’un des groupes runnings gags de cette année.

Go Collioure en bonne compagnie pour un incroyable programme basé sur les révisions et la glande, la routine estivale quoi. Pas mal de lectures mais de visionnages otakes : un an après, découverte d’Higurashi No Naku Koro Ni Kai, un peu différent, pas mal de vraies réponses mais un peu moins glauques… pas comme Gantz qui fait surtout snuff manga avec plein de violence, de porno softcore mais pas de scénario, c’est magique. Lecture approfondie du visunal novel Hinamizawa en parallèle, merci infiniment à pbsaffran pour son boulot…

Inception au cinéma. Là aussi une idée qui vends du rêve (rimshot) et un Léo qui complexe face à sa femme morte… bien exploité, loin de prendre ses spectateurs pour des cons, limite complexe, dommage que le troisième arc soit un peu de trop avec sa séquence James Bond neigeuse un peu trop gratuite.

Rentrée dans la métr- capitale par le turbo-TGV de luxe et c’est le branle bas de combat : soudainement, les tickets pour Rock En Seine ne peuvent plus se prendre à la dernière minute, c’est un peu révolutionnaire pour ma façon de penser… du coup on loupe la journée des QOSTA comme des cons mais c’est pas grave puisque le dimanche sera quand même une excellente journée de concerts : Wallis Byrd, Beirut, la flotte qui a électrocuté tout Arcade Fire, instant cosmique. L’année dernière je m’ennuyais royal devant Faith No More, cette année la lassitude-devant-monument revient à Roxy Music, surprise!

Hop hop hop, les rattrappages approchent mais on prends quand même le temps de mater le premier Code Geass et de faire « meeeeeh » – de lancer la première moitié d’Ouran High School Ost Club et de faire « olol », puis d’ouvrir les nouveaux Maria Holic en manga pour découvrir de l’histoire inédite, mieux que dans l’anime. Coïncidence, ils annoncent une deuxième saison…

Retour du Grand Journal et pas grand chose n’a changé, non, pas grand chose…

✖✖ SEPTEMBRE ✖✖


Nouveau « design » pour la rentrée! On change presque tout, on dit bonjour à Soul, à son piano et là l’ambiance calme et monochrome. Septembre, le mois dangereux des rattrappages… je vais moissonner les crédits et en feinter quelques uns. Fin d’une longue histoire avec Apollo Justice, loin d’être aussi décevant que prévu. Faut quand même avouer qu’il y a beaucoup de parti pris scénaristiques très étranges et qu’il fait un peu court par rapport aux autres… mais ouais, c’est probablement le plus faible des quatre. Sinon, Nolife est sauvée c’est bon mais on continue à s’abonner parce qu’on est vraiment des gens formidables. Après écoute de Moving Pictures, Rush est décidemment un groupe fabuleux dont la disco aura bien tourné en boucle dans ma caboche.

Pendant ce temps là sur France Culture…

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J’ai encore rien queuté!

C’est le Brigitte & Josiane show! C’est franchement loin d’être glorieux mais qu’est’cece que c’est marrant… et le plus futé dans l’histoire va se faire avoir, comme d’habitude. A coté de ça c’est Master Chef et sa potiche présentatrice anxiogène… comme un air de déjà vu? Non, puisqu’il y a le fabuleux Sébastien Demorand donc chaque cravate aléatoire ou remarque tout aussi aléatoire est un délice de tout les instants. « Ce pigeon est mort pour rien » – c’est fabuleux.

Rubrique japonaiserie : matage quotidien de Durarara! comme Baccano! mais avec quinze autres personnages dans un Tokyo moderne. Ca commence très bien et ça retombe un peu sur la longueur, il aurait peut être fallu virer la moitié d’épisodes pour éviter de lancer autant de pistes en l’air, dommage. Grosse remonté de qualité
sur internet, le nouvel opus de l’Impossible Quiz Book est en ligne et c’est un gros amas de private jokes sur l’histoire du jeu vidéo, toujours aussi énervant mais nécessaire.

Retour de duel de real-tv, c’est Survivor Nicaragua qui gagne largement, seul son premier épisode est chiant. De l’autre coté, c’était strictement l’inverse! Gros amas de qualité sur la console : achat un peu faible de Lego Rock Band… en fait, non, ce n’était pas vraiment nécessaire avec sa moitié de playlist à jeter. Par contre Red Dead Redemption est vraiment énorme dans tout ce qu’il fait, dans son ambiance, son environnement, son scénario, l’un des meilleurs jeux sinon LE jeu de l’année. Si il doit n’en rester qu’un, ça devrait être celui là! Sinon je me fais Le Tombeau des Lucioles et c’était pas très hilarant!

✖ OCTOBRE ✖


En attendant les résultats on prends du bon temps sur la capitale, on va se faire enduire d’huile à la Mosquée de Paris, quelque chose comme ça. La troisième saison du Velvet commence, c’est The Minish Cap qui s’y colle et Youe nous fait le deuxième zapping, toujours aussi soigné et rigolo. Merci – troisième! (Par contre, la vidéo de mr mindwaves vaut aussi le coup à sa façon)

Après moult et moult dates repoussées, l’AMV HELL 5 est enfin là et il a été fini à la pisse, dommage car il contient le lot habituel de pépites à se mater en boucle. Comme d’habitude, découverte annuelle d’une nouvelle scène parisienne, cette fois c’est la Loge – toute petite installation surchauffée où on se love tranquillement sur un coussin pour mater la prestation de GiedRé et ses chansons très humour noir. Tout sauf inoubliable mais un bon moment quand même.

Mobilisation générale! Le réforme des retraires ne passe pas assez en douceur et la grêve générale se concrétise. Je pourrais m’en foutre un peu comme n’importe quel gars un peu trop insouciant mais ça se répercute partout, notamment sur la Fac bloquée – toujours aux pires moments, quand par exemple… j’essaie de m’inscrire! Chaque
année, le cirque administratif est toujours plus grand mais là je dois avouer que je me suis surpassé avec cinq semaines entières de galère, je m’applaudit pour cette incroyable performance, j’suis même passé à coté du International Suit Up Day, de dépit, c’est aussi un peu la grêve de la bonne humeur. Y’a pas grand chose qui aide : Sonic 4 sort sur les ondes et donne des envies de cyanure à tout les fans (et ils sont nombreux) Tania Bruna Rosso dit n’importe quoi sur les vocaloïdes mais la brigade otaque ne fait pas mieux en en faisant un serious bisness surréaliste… et à la télé c’est Qui Veut Epouser Mon Fils qui veut tellement nous prendre pour des beaufs que ça en devient toujours plus déprimant. En fait, c’est pas tout à fait vrai : Voisins est encore plus putassier mais même eux ont eu honte du truc.

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The Social Network : ça papote beaucoup, il ne se passe pas grand chose mais ça reste franchement pas mal. Jesse Eisenberg est fascinant et Justin Timberlake est bon acteur, hé, comme quoi. Bakuman rentre un peu dans le même registre, en manga comme en anime – maxi verbeux, beaucoup de choses à dire et à lire, une mise en abyme très dense avec deux trois choses très étranges qu’on oublie rapidement.

Enfin, ENFIN! Vous emballez pas, je parle pas de Kinect mais de Rock Band 3 enfin dans les bacs et ça n’a été
simple pour personne pour se le procurer en temps et en heure tant sa sortie était mal fichue. L’attente est largement récompensée puisque la nouvelle approche d’Harmonix face au jeu donne un tas de petits réflexes bien pensés et bien fichus en plus d’une playlist qui n’a pas grand chose à envie à Warriors Of Rock, juste en face. The Amazing Race rempile pour une dix-septième édition, hé ouais, ça ne s’arrête jamais.

NOVEMBRE


Alors là c’est une unité de valeur toujours très fragile mais je dois avouer qu’il y a eu une démentielle et fantastique descente éclair de kharma. Je sais pas vraiment ou il a pu aller, peut être au Canada, aussi. Il faut commencer à le remonter, et le meilleur moyen c’est bien évidemment d’attirer l’attention avec, par exemple, un compte Formspring! Et j’ai même pas à la spammer sur Twitter, c’est fantastique. Youe fait des Concombre Box ce qui est tout aussi fendard et la situation universitaire se débloque enfin – je suis même super studieux, c’est dire le miracle total et la bonne volonté derrière.

C’est l’instant de lancer l’AMV Hell à problèmes – le film (non hypothétiquement non contractuel), toujours l’occasion de lancer une piste dans l’avenir. L’esprit de Noël est déjà partout sur les écrans, y’a comme une odeur de migraine… alors on se mate Breaking Bad saison 2 et on trouve ça formidable, évidemment parce que c’est une excellente série. Ouran High School est bouclée et ça se termine n’importe comment, c’est plein de promesses mais rien ne bouge, un peu comme le remaniement ministériel.

On se console et on fait l’émo dans son coin devant des Grey’s Anatomy et on a même pas honte, tiens. C’est une notion bien absente du joueur qui entame Super Meat Boy, beau, nostalgique, long mais surtout extra, extra, EXTRA SUPER DIFFICILE.

Ma pédale de batterie me lâche. Quelqu’un me lâche « tu parles de Wallace? » je ne pige pas encore cette vanne, à tort! Antoine de Caunes fait un reportage hilarant sur la culture japonaise ce qui est toujours l’occasion de montrer des Tenga au reste de l’humanité. Je fais un #1 mondial et un #2 sur le même morceau en guitare et batterie,
je me sens fier et tout dur! Profitons de cet enthousiasme cosmique pour reprendre Mario Maso!

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Et oui c’est complètement dingue, ce mois était tout proche mais il ne s’est absolument rien passé. J’ai surtout pas mal whiné et me suis concentré sur la fac, c’est peut être pas plus mal!

✖✖✖✖ DECEMBRE ✖✖✖


Je fais un billet qui explique ce que les filles et les mecs ont entre les jambes et ça devient un top post sur Sama. C’est flatteur et ça montre qu’il fallait bien remettre les points sur les I! Gérards de la Télévision 2010, c’était un peu plus lourd et mal rythmé que d’habitude… il faut pas que les gens aillent chercher leur prix, ça met tout le monde mal à l’aise! Mes nuits défilent à bosser sur des auteurs dont la vie consiste à troller les étudiants des générations futures et je dois avouer que ça marche plutot bien.

Fin d’une époque : Noir Desir arrête de faire semblant et diffusion du Series Finale de 24. De toute façon je m’étais tout spoilé sur TV Tropes mais mon moi du passé m’aurait mis un coup de pied bien placé pour ça.

Troisième round apocalyptique! Il NEIGE. Ca épate tout le monde, on se fait avoir à chaque fois… et Wikileaks me débite de l’argent au hasard. Enfin, je crois… quelque chose du genre, il faudrais demander à Julian Assange avant qu’il ne soit trop tard mais personne ne regarde, tout le monde est trop occuppé à bidouiller sur Minecraft. Je peux pas m’y mettre, on risquerait de me retrouver mort. Cataclysm sort, se référer à la remarque précédente.

Au vu d’un appui politique assez conséquent, je me procure les deux tomes de Solanin. Effectivement, c’est émouvant, une belle histoire un peu triste à faire partager. Golden Sun 3 est dans les bacs, note à moi même, c’est très important! Autre concrétisation d’un lobby appuyé depuis les vacances d’été, je me lance dans l’univers Scott Pilgrim avec le premier tome. Je saurais pas juger le dessin, j’aime bien le « concept » mais je suis pas fan des séquences sorties de nulle part. L’avant dernier jour de l’année, c’est le film… et je dois dire que Wallace est un peu mon nouveau Dieu personnel.

On se met un peu à jour dans les séries avec la cinquième saison de Dexter. Pas formidable, pas fantastique, ça va nulle part et rien ne change, c’est comme une montagne russe, la queue en moins. Cinéma cinéma cinéma tchi tchaah avec un Harry Potter tardif pas génialement branlé avec un jeu d’acteur qui
ferait frêmir les productions Nord-Coréennes. Heureusement, on enchaîne directement avec le Video Games Live et c’était ‘achement bien même si on pouvait trouver pas mal de trucs sur lequels râler. C’est le nom du jeu, un peu comme le même pas drôle de l’année. C’est Nocturne Epitanime à Kremlin Bicêtre mais j’ai comme une crise de pas-envie, c’est dingue!

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« Tout paris est passé dans sa piaule » c’est en disant que Youe à scellé son destin : il a enfin eu droit à son petit passage masochiste… et merci infiniment à Traquenard Désinvolte qui a eu les corones de me faire une rom hack rien que pour moi. Si c’est pas de la dévotion! D’ailleurs tout les commentateurs du moment ont un pseudo qui commencent par un K, c’est assez mystique…

Vacances de Noël à un endroit X où je profite de mes nuits pour mater des séries anglaises. Je tombe sur Doctor Who, la série dont tout le monde parle qui pourrait supplanter Red Dwarf dans les mémoires, c’est sympa, il faudrais approfondir. Pareil pour Misfits ou The IT Crowd d’où sortent pas mal de mèmes et phrases cultes… et de retour au bercail pour essayer tant bien que mal de passer l’année, il faut commencer à sortir couvert parce qu’il y a comme une invasion Yuukiste avec la sortie d’un film Haruhi Suzumiya.


 Si vous avez eu des moments de bravoure vu ci-dessus, n’hésitez pas à faire tourner. Bien… En ce qui me concerne, j’ai rarement autant eu les cartes en main pour la suite. Cher internet, bonne année.

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Jeff chez les mayas

Je sais, rien à voir.

En Septembre dernier, Denis Brogniard, dans sa grande mansuétude de caniche nous faisait le teasing habituel sur la dernière saison de Koh Lanta, comme quoi son casting était fait de personnalités tout à fait nouvelles, que les jeux étaient neufs et que les ricains de Survivor leur avaient même demandé la permission de pomper quelques
concepts, etc etc le petit baratin de marchand de tapis habituel. Résultat des courses : trois mois plus tard et la saison terminée on ne peut que constater que le teasing reste ce qu’il est, beaucoup de vent pour plus grand chose… le casting reprenait exactement les mêmes poncifs habituels, les jeux n’avaient pas un kopeck CFA d’originalité et le gagnant est tellement « cliché gagnant Koh Lanta » que j’ai toujours cru qu’il serait troisième, à la place du « grand héros médiéval déchu ». Au moins, le deuxième était connu depuis la moitié du jeu puisque c’est une place éternellement reservée au « méchant », à celui qui doit toujours avoir un montage de beau connard, qui se tape des dramas sur des pacotilles. Imaginez des storylines telles que « l’affaire des bananes » ou « ma mère vaut mieux que ta meilleur copine puisque c’est ma famille » etc etc, le bon esprit de la version franchouillarde qui veut pas s’en aller! D’ailleurs Denis tu nous a sorti un gros mensonge puisqu’on a vu aucun jeu connu dans le continent d’à coté… peut être en Février pour le prochain round, allez savoir. En attendant, il y a avait Nicaragua – Survivor Nicaragua, ça vient de se terminer et voici les quelques trucs que ça m’évoque, si jamais ça intéresserait deux ou trois lurkers qui se sentiraient pas effrayés par le coté « analysons des choses qui n’en valent pas la peine » du post.

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CBS n’en a jamais marre de l’une de ses meilleures poules au oeufs d’or – je pense que l’enthousiasme local doit être significatif puisqu’on est une poignée de gens autour du monde à s’extasier dessus et allant toutes les semaines sur ce fameux site de torrent italien. Survivor en est arrivé à un point où chaque année on se demande sérieusement si les producteurs vont oser renouveller l’émission pour une ou deux saisons supplémentaires parce que c’était quand même la vingt-et-unième saison. Et oui, vingt et unième. C’est comme l’âge de Michel Denisot ou de Thierry Ardisson, on s’y attends pas vraiment mais au final c’est pesant! La vingtième édition du truc était une version all-stars un peu déguisée qui mettait en scène les « gentils » contre les « méchants » connus, là c’était un retour aux sources pour le show qui nous remettait un gameplay « à l’ancienne »… mais après dix ans de show, l’idée de faire une saison classique sans spécificité paraît presque illégitime, ils ont trouvé deux trois idées qui ont fait leur temps et qui ont ne changeront pas la face du monde. Tiens, par exemple, le pitch de base est un gimmick exploité de base sur … Koh Lanta. OH MON DIEU-

Pour cette fois nous étions donc sur les plages de San Juan del Sur au Sud du Nicaragua, un pays loin d’être minuscule coincé entre le Honduras et le Costa Rica, de mémoire, j’suis pas sûr mais c’est pas le sujet. C’est pas encore cette fois qu’on aura droit à un lieu sans aucune molécule de flotte ou, dans un registre plus hardcore, une
inversion totale du concept (sur l’Arctique, il y a de quoi creuser mais je vois pas la production mettre la vie des candidats en danger avec des doigts de pied à amputer) mais ils trouvent toujours un endroit qui puisse insuffler un « esprit » différent sur chaque saison. Cette fois, c’est l’inquisition, les conquêtes espagnoles, les conquistadors… toujours plus d’arguments pour garder une identité, une charte graphique globale sur la saison. Je râle éternellement sur les mêmes choses mais la neutralité totale de la version française m’agace à un point limite tellurique alors qu’ici même après dix ans ils font toujours l’effort de faire de chaque saison quelque chose d’unique. Bon alors pour la première fois Russ Landau a pas réussi à faire passer sa nouvelle version du générique, étrange, en espérant ne pas l’avoir qu’en Février pour la vingt-deuxième… mais au delà de ça tout les petits points d’ancrages étaient présents : idole en forme de conquistador, collier individuel qui fait très interprétation profane et « jeux de société » des cultes catholiques locaux, immunité cachée qui est en fait… une clé (c’est beau. C’est symbolique. J’aime) et un gimmick latent sur les fleurs de lys, les épées… et ce sont des fleuret et des pièces qui ont servi à organiser le challenge final. En gros, une pile de pognon sur une épée à faire tenir debout, c’est à la fois complètement crétin et super symbolique, j’aime bien ce balancement entre la recherche d’originalité et cette délicieuse prise de raccourcis permanente mais hé, on est pas dans un show historique sorti de discovery channel mais bien dans un jeu télé ou on doit en prendre plein la vue. Le conseil dans une simili-église où le candidat sortant passe par un faux cimetière? Cool! Pour la 21è saison et quelque chose dans le quinzième lieu différend, ils réussissent toujours à pondre une véritable identité graphique…

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… le truc c’est que de l’autre coté on nous prenait aussi pas mal pour des vaches à lait : Nicaragua c’était un peu la saison du placement de produit. Chez nous, quand Denis Brogniard nous dit de foncer aller manger des sardines Saupiquet©, c’est avant la pub et après l’émission et son jingle « William Saurin » – c’est chiant mais ça reste un minimum honnête. Eux, de leur coté ils ont carrément franchi le pas, ils assument carrément la pub – qu’on avait les trois ou quatre dernière saisons mais là on a eu droit à un truc encore plus envahissant : la promo d’un film. Pour fêter la sortie des Voyages de Gulliver avec Jack Black, un Reward Challenge était entièrement calqué sur le film : porter un gros mannequin d’un point A à un point B. Bon, ok, ils l’ont placé c’est très bien… mais ça s’arrête pas là puisque les gagnants vont ensuite voir le-dit film et rigoler comme des crétins en disant tout de suite après, face caméra « Jack Black est rigolo, hu hu ». C’est bien les gars. Et Survivor, sinon…?

Je parlais de placement de produit habituel, là c’est toujours Spring et ses smartphones mais il y a une explication logique derrière : c’est la compagnie qui finance le « prix du téléspectateur » qui vote pour donner 100K à tel ou tel candidat. Dans l’émission ça donne un Jeff Probst qui, juste avant un challenge, sort un portable Spring et sort le bla bla commercial « et vous pourrez prendre des photos, des vidéos, parce qu’un portable Spring c’est comme une peau de bébé et si c’est bien pour moi, c’est bien pour vous blblblb » c’est chiant, un peu ridicule de surcroît. On voit les gus manier le truc en tapotant sur l’écran tactile, on nous montre des fonctionnalités de l’appareil de manière plus ou moins subtiles, syndrome Power Glove en quelques sortes.

Tiens l’ami Probst, puisqu’on le tient, on va pas le lâcher. Jeff n’a pas l’air de vieillir depuis toutes ses années, ça fait trois ans que je mate le show en live et je saurais pas voir la différence mais son personnage, son point de vue évolue lentement dans l’histoire du show. C’est hilarant de voir la toute première saison avec son présentateur super timide, assez maladroit, poser des questions les mains dans les poches et à la limite de la crise de larmes quand il éteint la torche de quelqu’un. Dix ans plus tard, Jeff est… très impliqué, peut être trop impliqué. C’est ce qu’on lui reproche depuis deux ans et qu’il refait une saison sur deux, de manière un poil schizophrène – il s’implique beaucoup trop dans le jeu. C’est son rôle de présentateur évidemment mais même si on reste loin d’un Denis l’embrouille dont la seule visée est de monter les gens les uns contre les autres, Probst prends dangereusement parti pour certains candidats. Enfin, de manière plus précise, il ne prends pas parti… dans les challenges, il se permet de plus en plus des petites remarques sarcastiques déplacées et et et et au conseil c’est de plus en plus louche : le voir imiter la mère redneck d’un candidat est une chose, faire sortir une candidate en remplaçant le « Tribe Has Spoken » par un impérial « Get out » en est une autre.

Transition toute faite : cette fois ci je me suis un peu amusé à essayé de déceler le vainquer via les réflexes habituels pris par la team du montage de l’émission. Ca a plutot bien marché d’ailleurs, il n’y avait plus que deux candidats potentiels à mi chemin. En gros, l’un était premier, l’autre quatrième est c’est exactement ce qui est arrivé. Je pense que c’est une première, on a eu droit à un épisode vraiment très spécial ou deux filles ont abandonné le jeu de façon très tardive, après le début de la constitution du jury. Probst et les gars de la production détestent les gens qui abandonnent et ça s’est répercuté de façon totalement punitive sur ces deux filles qui ont eu un montage ignoble – l’un des deux, prof de son état, doit pas être loin de se faire virer pour l’image gratuite. Cette dernière est passée pour la femme à péage de service, prête à insulter, mettre des doigts à tout le monde, brutaliser une fille et sa jambe de bois – le menu maxi best of du OTTNN5. L’autre, au contraire, a été la fille la plus invisible de tout les temps, n’a jamais servi à rien, n’a occupé aucune storyline, personne n’a parlé d’elle indirectement. Les seuls moment où on l’a entendu dire un truc c’était toujours pour dire une énorme ânerie – un bon gros retour de kharma dans la face qui a du plaire aux sept candidats restants qui montaient de deux crans vers le million sans avoir rien à faire!

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Ce fameux pitch à la française que j’évoquais tout à l’heure réside dans la façon de diviser les équipes : jeunes contre vieux, plus précisément une équipe de moins de 29 ans contre un autre de plus de 39. Une idée de base qui n’a pas duré puiqu’après quatre rounds, de nouvelles équipes ont été constituées mais le résultat a été le même que les deux fois ou ce concept à été fait en France : les trois derniers étaient de jeunes gaillards et ô symbole et ironie, le gagnant est historiquement le plus jeune du show (21 ans) et personne ne raisonnait en « jeune contre vieux » en terme de stratégie, c’était toujours « X contre Y ». Probablement pas à truc à refaire parce que cette distinction ont mis la puce à l’oreille de la prod comme qui il fallait des challenges équitables, moins physiques qui faisaient plus attraction de fête foraine qu’autre chose où il fallait toujours lancer un truc sur un machin pour remporter le profit. C’est dommage mais c’était temporaire, espérons que la suite sera meilleure est elle a intérêt parce qu’à cause d’un rebondissement cosmique de gameplay, on va avoir droit qu’à un jeu sur deux… là aussi j’y reviens.

En passant outre cette limite d’âge, petite tentative de gameplay très timide avec le « Medallion Of Power », sorte de truc magique qui te donne un avantage considérable pour le challenge à venir mais qui passe dans les mains de l’autre équipe si tu l’utilises. Tout le monde à oublié le concept après trois épisodes et là aussi c’est peut
être pas plus mal. Du coup, au niveau des Hidden Immunity Idols… ils nous avaient promis une refonte de système d’indices, ils se sont bien foutus de nous puisqu’ils parlaient en fait d’un rébus de plus en plus simple à comprendre. Au final, les deux équipes ont trouvé la leur dès le début et elles n’ont jamais été utilisées dans quoi que ce soit d’intéressant. Ils ont tergiversé et du coup, pour la Saison 22 en Février ils ont piqué un concept à la version Israëlienne du show, « Redemption Island ». T’es viré? En fait pas vraiment, tu fais juste un duel à part avec le
précédent sortant et le perdant se fait définitivement dégager. Moui, à voir, éventuellement, pourquoi pas… pas de quoi être enthousiaste mais au moins ça vire un peu toutes ces mécanique de montages qui prédisent l’avenir, ça complexifie un peu les choses. A voir d’un oeil distrait.

Enfiiiiiin le casting! Aaaaah. Une saison sans Russel Hantz, c’était formidable. Pas de gus qui vole toute l’attention de la caméra, une visibilité plus équitable pour tout le monde, ça fait un bien fou… on a tous cru que d’autres types allaient se taper le même rôle mais c’était plus subtile, plus… random, bizarrement mais dès qu’un
candidat devient trop exposé, il dégage. C’était un principe quasi immuable : Jimmy Johnson, coach de la NFL, star nationale? 18è sur 20. On a eu peur mais c’est fait. Grognasse qui pense contrôler le jeu? Virée à la dixième place à la surprise générale. Juste avant, le mec qui réfléchit beaucoup trop, stratégise n’importe quel mot et lutte perpétuellement pour sa survie dans le jeu? Onzième. Une fille amputée qui pourrait tenir de ce fait un bon argument pour durer dans le jeu? Non, elle dégage dans la premier tiers, pas mal. Une logique d’exposition très équitable, presque trop équitable, c’en était presque surprenant. Le gagnant a été invisible un épisode, là aussi c’est une petite surprise dans l’histoire du show. Bien sûr il y a eu un « méchant » attitré, l’incroyable Sash mais il faisait trop « troisième place automatique » pour être crédible, dans sa posture du « je ment à tout le monde, tout le monde est allié avec moi, je vais aller jusqu’au bout mais ça va pas marcher » c’était un peu suicidaire – surtout avec ce physique malingre et ces yeux qui font partout, cet homme faisait un peu peur. Des personnalités, il y en avait, dans le « positif » comme dans le « négatif » mais le truc c’est qu’un candidat devient attachant… quand il est sur le point de se faire virer. Là aussi c’est important d’analyser la chose car il est tellement plus sympa de se sentir désolé pour un candidat qu’on aime bien, presque plus que d’être satisfait à la vue d’un crétin arrogant qui se fait dégager. Un maboule a eu droit à ce traitement mais c’était que le deuxième épisode, emballez c’est pesé.

Au final, du classique, du décevant mais pas énormément d’attentes derrière. Le show vieillit, est difficile à renouveler mais c’était plutot pas mal. Dans l’ensemble j’ai trouvé ça assez passionnant, subtil, limite old-school sans vrais temps morts derrière. Une saison assez cérébrale, beaucoup de gens attachants dans un sens ou dans
l’autre, j’aime toujours autant l’idée. Allez Denis, inspire toi de là-bas un peu, ils te colleront pas de procés aux fesses, eux!

Plus qu’un à post à faire pour cette année! Nous y voilà…

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Mario Maso 3×03

C’est Noël! Bon, ce post est programmé en avance depuis longtemps alors je me sens comme un animateur télé qui enregistre son émission de fin d’année à la mi-octobre mais festoiements, joie et matin! Allez, je peux pas vous offrir un petit quelque chose à chacun d’entre vous mais j’ai pas laissé passer l’occasion du siècle : un grand gaillard que vous connaissez bien est passé dans la capitale et j’ai pas loupé l’occasion de lui mettre la main pour picoler et manger des sandwiches clubs bacon au Frog avec lui avant d’accomplir l’habituel rituel de la maison. Comme je suis vraiment super sympa et que j’aime perdre du temps inutilement, j’ai fait un peu plus de montage que d’habitude pour garder un certain rythme et ne pas dépasser la limite des quarante minutes (ce qui permet aussi de squizzer pas mal de trucs qui ne se disent pas, mais « y’a des jours où je me lâche et j’envoie tout foutre en l’air », comme dirait le grand philosophe Christophe Maé) d’ailleurs même un montage simple comme celui là demande toute une journée pour l’intégralité de traitement du post. N’hésitez pas à prendre vos mimines et à réagir sur les formes – et tant qu’on parle de ça, il est d’accord, mon micro rends nos voix plus aigues. Je vous le prouverais, un jour.

Hé, merci aussi à mon mécène du moment, Traquenard Désinvolte, on pourrait croire que sa rom « Concombre Mario Maso » serait brouillone mais pas du tout, vous allez rapidement piger que derrière y’a un vrai petit souci du détail, je suis assez épaté.

Tu sais Youe, tu peux m’appeler Concombre!

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End of line

Post placé sous le signe de la nostalgie sophistiquée!

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Intense moment de connexion spirituelle ce Vendredi dernier, vers neuf heures du soir. Tommy Tallarico, anglais américain limpide et corporate – aucun accent, juste ce ton très fluide du Massachussets – monologue sur scène. Le nom complet de ce type, je l’ai appris il y a cinq secondes en allant sur Wikipédia, l’occasion d’apprendre qu’il est le cousin de Steven Tyler… le leader d’Aerosmith, pour ceux qui ne tilteraient pas. Tommy nous dit donc cette phrase qu’il répète probablement à longueur d’année « Dans la vie, j’ai deux passions (à ce stade, on sait tout quelle va être la suite mais c’est toujours agréable à entendre) la musique… et les jeux vidéos.

Et là, le temps s’arrête, la diégèse s’arrête totalement pour un maximum de narration, grossomodo on va faire une pause pour réfléchir un peu… Tommy, tu peux pas savoir comme je suis d’accord. C’est probablement le cas de beaucoup de personnes présentes ici et là bas mais je partage ces deux priorités absolues. Bosser en périphérie de l’industrie musicale serait déjà un grand kiff (l’équivalent d’éditeur hey pourquoi pas) et les jeux vidéos… occupent un nombre à deux chiffres dans le pourcentage de mes hobbys! Du coup, si on mixe les deux…

… on obtient le rêve absolu : faire de la musique en jeux vidéo a.k.a. les jeux de rythme. Comment? C’est pas ça la réponse? Il fallait dire « les musiques de jeux », celles de l’émission « Oscillations » de Nolife ou une fille avec l’accent de la porte de Bagnolet dis des trucs un peu au hasard? Je suis pas vraiment d’accord, ça pue le piège cette histoire, disons que les OST sont une catégorie de musique bien particulière, pas plus. Au final, y’a que Tommy qui réalise concrètement ses deux passions dans ses folles soirées, nous on est juste là à regarder et à apprécier… parce qu’au final, je serais incapable de sortir quatre ou cinq compositeurs différends, je saurais pas nommer telle ou telle piste connue bref je suis un très gros béotien dans le domaine des OST – où la Dreamcast reste mon meilleur souvenir personnel, Jun Senoue, merci pour tout. Tout ça pour dire que si on mêle les notions « musique » et « jeux vidéos » on obtient deux résultats qui n’ont rien à voir.

Fin de la bulle temporelle! Sur scène nous pouvons voir Tomm…

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Marcus? Effectivement, le Video Games Live est un show à l’américaine qui a légitimé sa « French Touch » avec … Marcus qui passait par là et en commençant son monologue par « Bonjour les petits amis du VGL », c’était original! Je me rappelle plus trop ce qu’ils nous a dit mais je me souviens de la propension qu’à eu mon appareil photo à ne
prendre que des clichés flous. D’ailleurs, il n’a pas vraiment fait l’intro, c’était plus comme une première partie, un bonus placé tout au début avant même qu’on éteigne les lumières. Bien bien bien.

Le Video Games Live c’est donc un peu comme une grosse bande de troubadours qui font le même show autour du monde de manière stakhanoviste (ce qui donne des expressions de fous du genre « pour aujourd’hui on a répété deux heures) et c’était la troisième performance française… et donc parisienne, ce dix-sept décembre dernier. C’est un peu comme n’importe quel concert classique : ils ont un répertoire qu’ils tentent de fournir au fil du temps et ils nous jouent des trucs différends de temps en temps. Y’a une pause, des petites pastilles, le mec ne parle qu’en anglais et on avait même le bonheur d’être assis : du luxe et c’était pas une petite salle comme la loge ou la Boule Noire nan nan nan, on était arrivés en plein Palais des Congrès, ce bâtiment maousse costaud qu’on trouve dans ce très grand rond point, juste après la rue où il y avait ce lycée qui m’a appris que j’avais mon bac avec mention padmentionpassable. Quand je dis « on » je parle de moi et … Ilpa qui m’a offert cette soirée en cadeau de Noël! Hé oui, je me la pète, j’ai des amis formidables, vous pouvez pas test. Merci infiniment donc, super initiative. En avant après une séance d’Harry Potter amputée du premier quart d’heure pour cause de, surprise, ponctualité bof dans la ligne 1 pour débouler directement dans le complexe et son hall qui fait très « convention-dans-un-couloir » avec ses groupes de gens, ses consoles rétro installées tranquillement quelque part et sa borne Guitar Hero qui attendait la mort sagement. On entre dans l’arène en direction du deuxième rang, on fait les fous fous fous parce que le destin te met du Super Mario World sur le grand écran (c’est forcément un signe) et on se retourne pour constater que le truc n’est paaaas totalement rempli. A la limite, au milieu du truc tu pouvais faire des déplacement stratégiques pour te trouver une autre place, personne n’aurait râlé avec un peu de discrétion mais j’aimais bien être devant la scène, même si… comme d’habitude, les intervenants et le guitariste nous on snobés et son restés au centre et à droite de la scène. Tommy a daigné enfin venir nous voir pour faire un petit solo sur la fin et c’est tout. Tain, convention sur convention, je vais finir par croire que je pue!

D’ailleurs parlons un peu des gens. Je comptais arriver-repartir pépère tranquille sans rien dire à personne mais au delà des quelques Thalistes qui m’ont prouvé que j’avais tord et que j’ai croisé parce qu’ils … ont court circuité mon radar, les salauds (et j’ai même fait des autographes! Je me la repête grave! Même si en tant que fier représentant des gauchers-pas doués, écrire n’importe quoi avec la tremblote debout n’est pas quelque chose à refaire) il y avait la fine problématique du public, je me demandais si on allait être dans un cadre bien cliché boutonneux, si le bazar serait plus familial où si on allait se retrouver comme à l’opéra, avec l’élite bien habillée et les petits bésicles. C’est bête mais je pencherais plutôt pour la première catégorie parce que dès qu’une fille (rendez vous compte, une fille! Avec des SEINS! Et… un VAGIN) débarque c’est wohlolo excitation maximale, c’est quand même bizarre qu’une flûtiste cosplayée en Zelda obtienne une standing ovation alors que l’orchestre et sont boulot sont zappés passivement, comme si ils faisaient partie du décor. Le public a aussi eu un peu tendance à huer tout et n’importe quoi (l’évocation de WoW n’a pas plu, allez comprendre) et l’excitation générale a un peu blousé un moment capital dans la soirée, j’y reviens. Bon évidemment je parle pour deux trois nigauds à l’échelle d’une salle, je vais pas faire de généralités non plus!

En gros, voilà comment ça marchait. Lancement d’une petite vidéo absurde parodiant PacMan avec Junior KickStart de The Go! Team (le fanservice passif et involontaire continue, je suis comme à la maison) Tommy-le-Terrien nous introduit son orchestre, fait un petit speech sur les jeux à venir, l’orchestre joue un morceau correspondant, en fond visuel il y a des images tirées du jeu et on recommence… ce qui donnait parfois cette impression d’être dans un mélange entre Fantasia et l’E3. A partir de là il y a plein de remarques à faire mais voilà pour le format de base… je ne trouverais rien à redire sur l’interprétation en elle même, toujours joussive et bien huilée, même sans sangle! De base je pense que le truc gagnerait à être plus visuel. Quand je sors ce qualificatif je parle pas des effets de lumières un peu cheap où on peut voire des ziguiguis se balader sur les extrémités de la salle ou des projecteurs épileptiques qui rendaient un peu dingue sur les refrains d’un morceau à la fin, non je parle de vraies interactions entre l’image et le son. Parfois, pour illustrer tel ou tel truc on nous sort des images assez mal montées de captures prises dans le jeu ou… d’une façon plus audacieuse, des archives historiques pour illustrer l’OST de Medal Of Honor. Là, c’était une très bonne ou une très mauvaise idée, pas de compromis possibles! Faudrais qu’il réussissent cet objectif à atteindre une certaines synesthésie, qu’ils travaillent un peu plus leurs effets. Je sais pas, on peut facilement associer telle ou telle époque à telle ou telle couleurs ou paquet de couleurs, quelque chose dans le genre.

En parlant d’époque… je saurais pas ressasser les jeux évoqués dans l’ordre mais je me souviens très bien de Castlevania, Bioshock, Medal Of Honor, Final Fantasy VII, Street Fighter, Wow, Diablo III, Uncharted, Mass Effect, Chrono Trigger, Portal… et le logo du VGL est, je le rappelle, un space invaders. WOW PAYE TA NOSTALGIE DES
ANNEES 2005, IL FUT UN TEMPS QUE LES MOINS DE CINQ ANS NE PEUVENT PAS CONNAITREUUUH. C’est dommage. Dom-mage. Vraiment un des trucs qui accentue cette sensation du « E3 civil » parce qu’on a évoqué
très peu de vieilleries, classiques ou pas… j’imagine que chaque playlist a ses propres tendances mais là c’était surtout de la 360 des années 2000. Encore une fois : dommage. Après, ce format était agrémenté de quelques petites pépites et moments forts.

– Des transitions marrantes sur grand écran. Les animations « Versus » (Sonic versus Pac Man, Contra Versus Duck Hunt etc etc) étaient toujours un petit régal d’humour, là pour le coup on alliait divertissement et nostalgie. D’autres petits minimalistes comme le Top 10 des mauvais doublages ou des jeux aux noms pourris/scabreux ont fait leur apparition mais ça restait très secondaire, comme des éléments pris à part d’un gros « zapping » indépendant. C’était bien, ils devraient pas hésiter à en mettre un peu plus, surtout quand des choix un peu bizarres ralentissent le rythme – Par exemple, Timmy est quelqu’un de super bizarre. Il explique que son chef d’orchestre du soir est polyglotte et qu’il file le fluent french. Bien, très bien, parfait mais… Ce mec n’a pas pu en caser une de la soirée alors quoi le fuck? Nous on a tous compris parce qu’on « baigne dedans » de base mais les gosses, ceux qui comprennent pas l’anglais ont eu pour seul moment frenchy une interview en live du producteur d’une grosse licence française (Moi et pas mal d’autres gens dans le public: « Rayman rayman rayman rayman ») made in Ubisoft (« RAYMAN FTW ») qui nous a parlé … du prochain Heroes and Might and Magic (« Hoooooo ») c’était perturbant, pas super super intéressant, un moment promo un peu sorti de nulle part. Pas rédhibitoire quoi mais de quoi faire retomber une sauce durement acquise… double effet kisscool un peu étrange.

Gros moment de la soirée que je devine être un running gag : Timmy demande à deux personnes de monter sur la scène et de, successivement, faire une partie de Frogger en 90 secondes, l’orchestre devant improviser sur la partie. Amusant de voir d’une part que les deux premiers se sont chiés dessus comme pas permis alors que le troisième a pu poser pour le restant de ses jours mais que l’impro… on l’entendait pas beaucoup parce qu’on était trop occuppés à huer les gens mauvais! C’est vrai qu’on était très impliqués dans l’instant un peu dingue du truc mais j’aurais bien pu analyser un peu comment cette « impro » fonctionnait, bon pas trop de secrets hein, la « marche » est une petite tournerie agréable vaguement country, une perte de vie c’est un grand « zdoooïng » en fin de mesure etc etc. Assez hallucinant comme instant, j’aimerais bien le revivre.  

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Toujours dans ces petites phases d’interaction sympas il y a eu cette prestation de Guitar Hero, offerte par le jeune John Bob qui avait au préalable gagné un tournoi organisé juste avant. Le gars connait donc bien son sujet, on l’invite sur scène, on lui met Guitar Hero Van Halen (et c’est donc loin d’être du petit lait) et et et on lui met (Moi, toujours « Eruption, Cathedral, Spanish Fly qu’on rigole un peu) … Jump. Le mec a pu faire le score requis pour gagner ses goodies sans aucun problème mais petite déception, en même temps c’était surtout pour permettre au gratteux, au vrai, de faire le même morceau bien impeccable en parallèle. Hésitez pas à montez un peu la difficulté du challenge les gars!

L’orchestre a parfois laissé la place à des gens qu’on pourrait croire invités d’un soir mais non, ce sont une base de musiciens triés sur le volet, souvent recrutés sur Youtube – un quatuor déguisé Mario, une flûtiste Zelda qui fait la gueule à sa Navi toutes les deux secondes, la chanteuse des jeux Blizzard qui fait le « Ahnaéha » de WoW. Revoir toutes ces images de taverne me donnent envie de ressortir ces screens douteux où je danse  en calbute avec un autre mec en pleine auberge à Tanaris mais bref – mini hors sujet aussi pour le coté « actualité » de cette édtion du Video Games Lives où Tommy à commencé à nous parler de sa passion de Tron, de l’enthousiasme qu’il avait face au remake qui sortait le même jour aux States et du fait que Daft Punk faisait la bande son (« omg omg OMG ») mais non, z’ont juste refait la bande son de l’original et je dois avouer que ça m’a donné envie de découvrir la série par le remake, étant plutot hermétique à la nostalgie dégagée par ce film que tout le monde semble parodier (et donc de comprendre enfin d’ou vient le Moïse de South Park) – enfin, c’est toujours délicieux d’avoir une petite pincée mémétique avec deux petits trolls, volontaires, involontaires, personne ne saura jamais : le Guile’s Theme (qui va avec tout même avec Bible Black) et One Winged Angel qui n’est pas qu’un tropes célèbre mais aussi un morceau de Final Fantasy VII que tout le monde semble avoir trop entendu. Pas moi, je suis un gros noob dans la série et ça me donne bien envie d’offrir le treize qui est à que dalle là actuellement. Oh mon dieu ça n’as tellement pas de rapport, c’est épatant!

Voilà tout ce qui me vient en tête sur le fond et la playlist. L’exécution en elle même était tout ce qu’il y a de plus classique, on entendait très peu tout instrument plus « jeune » – la balance du guitariste qui fait quand même un show de trois heures était super effacée, j’aurais aimé voir un peu plus de … personnalisation dans tel ou tel jeux. Les gars, vous pouvez mettre du clavier, de l’orgue, un peu de percus en plus voire une batterie, appellez donc les They Might Be Giants ils sauront quoi faire!

Après petite déception dont je suis le seul responsable : dehors il neige comme vache qui pisse des flocons d’avoine et je me suis dit qu’on allait rater les derniers transports en commun. Se barre comme des voleurs pendant qu’ils vous mettent « Still Alive », je vous dis pas le coup de pied en pleine poitrine… surtout si vous avez encore
des rames une demi-heure plus tard. Instinct pourri pour cette fois mais je saurais m’en souvenir!

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Excellente soirée donc. Aucune concurrence à ce que je sache, espérons juste qu’ils étoffent leur playlists, leurs invités, leurs happenings et qu’ils hésitent pas à faire évoluer visuellement la chose. Aucun doute à avoir sur la reconduite du truc l’année prochaine, je serais très probablement de la partie hors cas de décès intempestif, c’est dit!

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Bien saignant avec épices

  Je ne comprendrais jamais laquelle est la véritable mode parmi les deux propositions suivantes :

– Le rétrogaming

– Les gens qui parlent du rétrogaming, relancent le rétrogaming et font du neuf enveloppé de base rétrogaming

De quoi tergiverser cinq ou six bonnes semaines parce qu’il faut bien avouer qu’il y a une tendance, bien existante et concrète comme cette masse suspecte là, dans votre nuque. Nintendo nous fait un retour vers le passé dans la forme ET dans le fond sous prétexte de refonte en dimensions deuxpointcinq, quelque chose du genre, je ne comprends pas vraiment et de toute façon acheter Donkey Kong Country Returns est cliniquement reconnu comme première cause de mortalité éthique chez les gamers (laissez tomber, vendetta personnelle) et en parallèle c’est sur les plateforme de téléchargement nouvelle génération que les petites pépites apparaissent… toujours sur le sacro-saint modèle  de la plate forme. Tu sautes, tu meurs, tu recommences, tu es heureux. Récemment et dans le désordre : Braid, Splosion Man, Limbo, Shadow Complex… toujours la même recette avec cette incroyable vue de coté et ce personnage que rien n’arrête! Mixons tout ça avec le fétiche de la difficulté extrême : souvenez vous des Super Monkey Ball sur Gamecube, de ces tonnes de petits niveaux courts, à concepts bien marqués – le seul objectif était d’aller d’un point A à un point B et d’en chier trente bonnes secondes… mise en boucle pendant des heures jusqu’à l’arrivée du profit salvateur et la mort clinique du mec devant la manette qui vient d’accomplir l’exploit par hasard.

Toutes ces petites tendances ont été remixées dans un excellent jeu, trouvable sur toutes les plateforme à écran… mais pas sur PS3,
désoléééé!

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  Super Meat Boy est donc le petit jeu téléchargeable du moment… passé. Le prix était volontairement baissé d’un tiers à sa sortie en Octobre pour que tout le monde puisse se rendre compte de l’awesomerie de la chose avant… de … ne pas l’acheter plus cher, je suppose! Pensez, même le scénario est un hommage : Super Viande Garçon doit sauver Bandage Girl, sa promise albinos, des griffes du très méchant Docteur Foetus qui passe son temps à faire des doits au joueur, ce n’est vraiment pas très sympa. D’ailleurs la B.B. c’est pas tout au bout du jeu qu’il va falloir la secourir mais au bout de chaque niveau, elle se fait capturer 300 fois dans le jeu, cette cruche! Evidemment tout ça n’est qu’un prétexte mais ça permet de se taper une demi douzaine de cinématiques rigolotes au gros trait et à l’humour fin (à moins que ce ne soit l’inverse) où ce héros des pixels modernes voit son incroyable aventures parsemées… d’embûches, de terribles obstacles! De la violence! De la bagarre! Des traces de sang partout!

Ok, ok, je fais du remplissage mais c’est tout le but du jeu finalement : reprendre toutes les bonnes vieilles recettes du plateformer de base et y rajouter un maximum de bonne volonté, de détails sympa et d’ambiance foutredieu, d’ambiance. A la base je ne me laissais pas trop tenter par ce jeu, finalement déjà vu avec ses succès nazis mais c’est l’une si ce n’est LA fois où la démo m’a convaincu. Les mots clés qui me sont venus à l’esprit : beau, très fluide, dynamique, sonore. Il faut voir ça comme un énorme jeu flash très bien foutu et à gros budget derrière – tout pue l’hommage derrière Super Meat Boy. A commencer par son héros, rouge, ultra maniable : contrôles habituels, déplacements au joystick, un bouton pour foncer à toute berzingue et un deuxième pour sauter, c’est tout! Le petit bonhomme est super souple, glisse sur les murs et permet le wall-jump, un peu de précision permet de se transporter n’importe où. Le gameplay est lui aussi archi-classique : 6 mondes thématisés (le joyeux truc rupin, l’usine à sel – fatal -, le niveau de lave etc etc) et 20 niveaux par mondes, en finir 17 permet de débloquer le boss, combattre le boss permet d’aller voir si l’herbe est plus verte dans le monde suivant, etc.

Chaque niveau comporte un temps de référence à battre pour obtenir le rang « A+ » et ce temps est souvent très très bas, pouvant descendre jusqu’à la poignée de secondes pour le début du jeu… car même si la taille des niveaux est assez variable, ces tableaux sont souvent très renfermés, rapides, pour le réussir il ne faut souffrir et éviter tout ce qui bouge dans les vingt secondes et quelques. Il n’y a pas de points de vies, le moindre obstacle manqué, le moindre débordement et sortie d’écran/chute sera pénalisée par une téléportation immédiate et frustrante au point de départ, le checkpoint n’existe pas dans Super Meat Boy. De toute façon le temps de chargement y est complètement inexistant et c’est ce qui permet d’enchaîner les tentatives comme s’il n’y avait pas de lendemain – c’est une attention appréciable car certains niveaux sont assez longs et demandent la maîtrise hardu d’un passage… puis d’un autre passage… puis d’un autre, cinq fois de suite, cinq occasions de mourir neuf fois sur dix. Réussir un niveau après un certain temps apporte non seulement satisfaction éternelle au joueur mais aussi une très jolie animation qui compile d’un seul run toutes vos tentatives, c’est assez planant de voir trente Super Meat Boy se planter les uns après les autres pour voir émerger LE run gagnant… jolie initiative de la part des développeurs.

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  Parce que oui, la courbe de difficulté du jeu est TRES TRES MECHANTE. Si vous n’avez pas un minimum de patience, laissez tombez l’idée des maintenant, jouez-y plutôt vers le premier pote venu parce que pour le coup c’est du « meurs, recommence » à son MAXIMUM. Les deux premiers mondes sont plutôt sympas, introductifs, frais… mais tout de suite les choses deviennent intenables : sauts millimétrés, scies sauteuses, missiles, lasers, super-missiles des enfers anxiogènes etc etc parfois tout en même temps et plus si affinités, il y a toujours un paramètre de plus à gérer. Les dix-sept niveaux sur vingt seront rapidement un véritable petit problème… et il va falloir commencer à stratégiser ne serait-ce que pour progresser dans le jeu. Comment dire, c’est soit très frustrant soit très grisant, ça va dépendre de votre seuil de tolérance… mais pour le coup du challenge – il y en a – et vous allez en chier des bulles. (Argh, je n’aime pas la vulgarité gratuite, on dirait un mec qui veut se donner un style inutilement caustique)

De façon plus posée disons que la première moitié du jeu est d’une difficulté moyenne, puis la suite tombe rapidement dans le très chaud, puis le pharaonesque et l’intenable… mais y’a toujours moyen de se compliquer encore plus la vie, que ce soit dans les premiers ou derniers niveaux. Super Meat Boy est un soft qui adore cultiver le challenge auto-imposé : dans une majorité des niveaux sont cachés un « bandage », un tout petit ziguigui rose pas toujours repérable qui nécessiterait une manipulation fastidieuse EN PLUS pour pouvoir le choper… et soyez heureux, ce n’est pas le fait de les toucher mais bien de valider le niveau avec qui compte. Super top fun! Collectionner les bandages vous permet de débloquer des persos issus d’autres jeux indépendants, tous ayant un gameplay variant un peu mais j’y revient. Au delà de ces bandages, avoir un niveau validé sous le temps imparti permet d’accéder à sa version Dark World – le même monde… deux niveaux de difficulté au dessus. En gros, si vous pensiez qu’il y a 20 fois six niveaux dans Super Meat Boy, perdu, c’est bien le DOUBLE et encore les bonus sont très nombreux. Ces niveaux dark reprennent la même architecture du niveau original mais rajoutent des joyeuseries à faire en plus : allers retours, armes à feu supplémentaires, chemins alternatifs… et vous trouverez aussi des bandages à récolter dans ces niveaux là. La joie intégrale, je vous dis.

Là où les choses vont encore plus loin c’est dans le concept de « Warp Zone » – planquées de part et d’autres dans la map, c’est trous noirs violets à apparition chronométrée vous téléportent dans une suite de niveau à réussir avec un stock de vie bien défini… souvent trois vies pour trois niveaux.

Fun fact 1 : Ces warps zones sont toujours d’un niveau de difficulté supérieur au niveau « normal en cours »

Fun fact 2 : Elles rendent toujours hommage à une période ou une console bien spéciale. De ce fait les graphismes et la musique sont adaptés à la « situation » – par exemple et tot dans le jeu, écran carré, graphismes à deux couleurs et chip tune basique pour un hommage évident à la bonne grosse Gameboy Blindée sur le point de fêter sa vingtaine. Quand les prods derrières font de l’hommage, ils s’y mettent pas à moitié et c’est tellement génial de voir les codes visuels et sonores d’un jeu variés en permanence sous fond d’histoire du jeu vidéo.

Certaines Warps Zones rares n’ont pas de vies limitées mais vous ne vous en débarrasserez pas avoir d’en avoir fini : ce sont ces séquences sensées introduire tel ou tel « nouveau personnage », au gameplay spécial avec là aussi graphismes étudiés selon le jeu d’origine. Le premier exemple, vous le connaissez peut être, c’est le truc tout droit sorti de Beat Trip Beat, il peut planer quelques instants en maintenant le bouton « d’action ». Un autre fait des chutes au ralenti, un autre se colle au mur etc etc, de toute façon personne n’arrive à vous sortir d’autres variantes puisque personne n’arrive à dépasser les quinze bandages! Chaque personnage à sa petite spécificité qui peut éventuellement mieux coller aux niveaux classiques où vous aurez le choix des armes, petit à petit. Certains bandages ne peuvent raisonnablement s’obtenir qu’avec Tartempion, etc… mais vous serez coincés avec Super Meat Boy pour les Warps Zones et les boss. Hé, on peut pas tout avoir!

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Six mondes, deux niveaux de difficulté, vingt niveaux à chaque fois… auquels s’ajoutent des « mondes bonus » (dont le très fabuleux « The Internets », où vous êtes accueillis par une trollface, c’est dire si les gens derrière ça connaissent leur sujet ») débloquables après coup, et encore rien ne garantit que vous ayez trouvés toutes les Warp
Zones… il y a donc de quoi faire, sans véritablement s’installer dans la routine. La durée de vie est très grande car à la fois conséquente dans le contenu et progresser n’a rien d’évident, encore une fois. Je ne recommande vraiment pas d’y jouer sur de trop longues sessions car rien de pire que cette situation où on s’énerve sur un niveau, la migraine tardera jamais à venir et c’est pas bon, c’est pas le but. Je parlais de références tout à l’heure, il y a déjà cette déclinaison à l’infini de l’univers selon les personnages, les époques, les mondes etc mais il faut souligner l’excellent, excellent travail musical effectué derrière. Dès l’écran principal très punchy, dans les menus où votre bonhomme fait du surplace nonchalamment, on peut se laisser porter et écouter le « thême » du niveau… qui sera à chaque fois offert en trois versions : « normal », « dark » et « rétro » selon le contexte. Toujours la même mélodie, variée selon ces critères là – génie! Intelligence! Enthousiasme! Plaisir! Tout ces petits mots là. C’est d’autant plus sympa qu’on peut éviter de faire comme toujours et de pirater cette B.O. puisqu’on peut l’acheter pour 4 Dollars, une bagatelle… (et encore, elle était à cinquante centimes l’autre jour) mais n’allez pas croire que Super Meat Boy n’est composé que de chiptune, ça a beau être le même esprit que Scott Pilgrim ce n’est pas le même jeu – non ici c’est de la guitare viril, beaucoup de synthés, beaucoup de basses et de gros rythmes qui restent en tête… je suis sûr que la musique principale du monde « salé » vous dira quelque chose, héhé.

Old school, je sais pas, pas évident. Hommage au old school, encore moins… mais inspiré, ça, Super Meat Boy l’est clairement. C’est un petit jeu bien de chez nous en 2010, difficile comme autrefois, bourré de références et de réflexes à l’anciennes. Son seul gros défaut? Il est trop difficile… et vous n’en verrez peut être pas la fin, de dépit – et c’est un mec relativement blasé des plateformers pas évidents qui vous dit ça. Surveilles les promos dans votre crêmerie, Super Meat Boy pourrait tout à fait être votre prochain achat, pour peu que vous ayez une super envie de vous arracher les cheveux. C’est cool sous toutes les formes, j’approuve et la fin du jeu est trop humainement difficile, c’est presque insultant cette sensation d’impuissance après avoir raté le saut impossible d’un niveau avancé après avoir passé les trentes obstacles lors de cette soixantième tentative. Bienvenue dans vos retranchements…

Maintenant la suite du blog a rarement été tout aussi tracée! Vide Games Live! Nicaragua! Mario Maso! Bilan! 360! Pas de vacances pour les braves, les lecteurs n’attendent pas.

*Sortie héroïque*

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