Monthly Archives: octobre 2010

Durarama !!

Est- ce que vous vous souvenez de Baccano!? C’est vrai, c’était vachement bien. Peut être qualitativement le meilleur anime de 2009 maté de mon coté, en tout cas celui que j’ai jugé le plus foncièrement « bon », pas celui que j’ai préféré, ce n’est pas la même chose, je vois votre petit air moqueur et prévisible! Baccano! avait l’incroyable capacité à se sortir des codes un peu clichés des animes d’action pour nous plonger dans une super ambiance rétro, chapeaux en velours et mitraillettes à camembert, avec un sens de la narration sur-efficace, un tas de persos au charisme fou, beaucoup de violence souvent gratuite (et dieu sait comme on aime la violence gratuite) et une technique irréprochable. Le court format d’une petite quinzaine d’épisode garantissait une histoire extrêmement rythmée, c’était impeccable pour tout vous dire et je recommande sa vision encore une fois. Lisez sur mes lêvres : cet anime est parfait pour découvrir un bon anime si vous ne vous sentez pas du tout otaque, car il est complètement à coté des codes qui peuvent vous agacer. Ceci étant dit…

Une suite a été diffusée cette première moitié d’année. Enfin, suite toute spirituelle car l’anime du jour n’a rien avoir avec le premier. Disons plutôt qu’il reprends énormément de codes visuels, pas mal de mécanismes… et va développer ça. Il est important de souligner que tout les épisodes sont disponibles à la vision vostfr en streaming sur Dailymotion, grâce au boulot de Dybex (en tout cas de leur initiative, tout ça est très flou depuis un certain temps) et sa traduction presque parfaitement léchée même si on y trouve des participes passés mal accordés parfois, hhhngggg. Je me suis donc refait ce petit rythme format agréable du « un-épisode-par-soir-avant-de-faire-dodo », comme si j’espérais que mon cerveau pige le messge subliminal – incorpore moi dans ce cadre en rêve, ça à l’air badass! Et ça l’a jamais fait! Depuis, pour me venger, je me met régulièrement un tournevis dans l’oreille.

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 Badass, c’est un joli qualificatif qui correspond bien à Durarara!!, ou DRRR, comme ce film au script hilarant mais atrocement mal rythmé où on y mange des sandwiches à la fraiiiiiise – et vous aurez d’ores et déjà remarqué que les animes ont tout les deux des noms bizarres et exclamatifs… et leurs casting s’étale à une quinzaine de personnages, tous présentés dans non pas un mais deux openings bien cools (même si le premier est meilleur, j’ai dit) en format saynète plus affichage du nom. Dans cette grosse bande, un ou deux sont des fakes et ne servent quasiment à rien. Vous vous souvenez de Lua Klein? Wah, je sais pas comment vous faites! Et la ressemblance la plus plaisante qu’on retrouve dans cet anime, c’est à mon humble avis le trait et l’animation. Je suis très très fan de ce type de dessin, ces personnages au menton bien pointus sans qu’on ai l’impression qu’ils sortent d’un doujin yaoi, cet art du chara-design qui rends tout les persos très reconnaissables sans pour autant leur affubler d’un truc immettable en vrai (et j’attends toujours un anime qui fait changer régulièrement de fringues à ses persos, ce serait révolutionnaire) bref un visuel qui chatouille les yeux. C’est cool… mais cette fois y’en a deux fois plus! En effet, Durarara!! comporte 24 épisodes et subit cette infernale règle d’arcs narratifs, il y a deux moitiés distinguées par le changement des génériques. Est-ce bénéfique au truc? Pas vraiment… enfin le rab’ est toujours souhaité mais l’attente au visionnage était vraiment haute et l’anime, enthousiasmant dans ses débuts, était un poil décevant dans la longueur. Je m’explique!

 Un petit point scénario avant toute chose… en lançant le premier épisode, vous découvrirez un opening au chant très syma et au Japanglais involontaire rigolo (LOL OUT ROUDER ?) des tas de noms vont défiler, vous en retiendrez pas un seul mais c’est pas grave, le bazar se termine et on commence les choses sérieuses avec un premier narrateur, Mikado, adolescent casanier qui sort de sa campagne natale pour rejoindre un lycée dans le quartier Tokyoïte d’Ikebukuro. Discours interne oblige, on comprends que cette vie soudainement urbaine n’est pas très rassurante pour lui mais ce changement a été facilité par la perspective de rejoindre Kida, son pote de toujours. Mikado découvre donc le monde merveilleux des lumières du métro, des passages cloutés, des barres d’immeubles et des démarcheurs qui veulent qu’on mange leurs bons sushis russes. Petite phase de dépaysement puis l’intrigue commence : le quartier est habité par diverses légendes urbaines… une cavalière sans tête? Des confrontations de gangs? Un espèce de gros échiquier intangible? Tout ça à la fois… c’est vrai que les réflexes de Baccano sont difficile à éloigner. Un espèce de sac de noeuds, un tas d’intrigues lancées qui se résolvent dans le désordre, une assez grosse pointe de fantastique, une progression à la vitesse très sporadique. Le récit décide de faire une pause? Ok, un peu de useless pour combler tout ça. L’anime commence en ville, s’y colle, on ne se focalise que sur quelques endroits bien définis (des rues, un restaurants, des toits d’immeuble… internet) et on se laisse gagner par la mythologie de la ville. Alors c’est un mot à prendre sur deux degrés différents car effectivement, il y a bien une Duhallan en ville, une espèce de bombe en casque kawaï et elle s’appelle Celty Sturluson, toujours à la recherche de sa tête perdue. Dans le coté cartésien de la balance, un groupe mystérieux émerge, les « Dollars », mais tout ça rentre en contradiction avec les différents gangs aux codes couleurs définis. Bientôt, un troisième souci apparaît, un « éventreur » qui surine les passants au hasard? Un joyeux bordel, super plaisant à parcourir.

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 Si GTA est un jeu « Bac à sable », Durarara est un anime qui fonctionnerait sous les mêmes préceptes! Je sais pas du tout c’est c’est une marque de progressisme, une marque de qualité ou juste une preuve de foutoir mais stylistiquement, la fiction emprunte tout les schémas possibles. Les narrateurs ne sont jamais les mêmes, la focalisation changeante, il ne faut pas croire que le duo de potes du premier épisode constituent les personnages « principaux » puisque tous ont un minimum d’implication dans le récit, tous ont un impact égal, ne serait-ce que dans une portée symbolique. Drrr joue pas mal avec les codes narratifs et hésite pas à tromper son monde… mais aussi à faire semblant! Ce qui semble être une « erreur technique » trouve en fait des explications logiques, etc. Dans un autre ordre d’idée, la progression entre les storylines principales et annexes est assez inégale puisqu’on ne distingue pas toujours ce qui est « important » de ce qui ne l’est pas. Des tas de pistes sont lancées, l’anime n’y réponds pas toujours, et laisse parfois en plan des trucs surréalistes d’importance dans n’importe quelle autre fiction qui se respecte. C’est parfois vraiment rageant mais c’est peut être lié au format adapté d’un manga toujours en cours. Peut être. Quelque chose du genre. 

En gros, le personnage principal, c’est Ikebukuro. C’est comme une grande scène où sa quinzaine d’acteurs se rencontrent, s’aiment, évoluent, se découvrent… et comme dans Baccano, à peu près tout le monde est un gros badass caché! Là aussi ça peut paraître fatiguant car on ne sait jamais trop sur quel pied danser entre le coté « cartésien » et « fantastique » du truc. Il faut voir pour piger le souci, votre seuil de tolérance à la bipolarité de genre sera sévèrement titillée.

  Ces personnages fonctionnent pas mal en groupes, voire en gangs, on a du mal à dissocier un tel d’un autre. On a donc Mikado, petit gars posé, rationnel, notre première repère dans cette ville de fous, notre petit étalonnage mental dans le récit. Son pote Kida est un espèce de beau parleur à l’éternelle logorrhée comme le semble apprécier ce studio… ils se lient tout deux avec Anri, l’élève réservée aux gros seins. Ces trois là forment un « code couleur » assez implicite, je le dis parce que c’est un concept qu’on vous fais ingérer subtilement tout le long du truc, je pense qu’il est plus pertinent de commencer l’anime avec cette idée en tête, directement. A coté de ça, un van avec quatre otaques dont on entends pratiquement jamais les noms – le mec au bandana, le mec au polo, la fille aux grosses grolles et le mec qui conduit. Tantôt ressorts comiques, tantôt des gens dangereux… puis il y a le duo préféré du fandom, Izaya et Shizuo. Le premier est l’espèce de méchant de l’histoire, manipulateur, super verbeux et imbu de lui même mais jamais physiquement dangereux. Shizuo lui est un barman dont le principal hobby est de balancer des distributeurs de boissons à cinquante mètres, de préférence sur Izaya car le grand hobby de sa vie est de le détester. (Freud!) Celty incarne le jeton fantastique de la femme sans tête (mais aussi le fétiche le moins avouable de tout les temps, c’est un fait étrangement souligné par plusieurs personnages) habitant avec le docteur maboule au nom qui m’échappe, le genre de type qui a raté ses études et qui bosse pour recoller les mafiosos troués. DRRR, c’est l’histoire des connivences entre tout ce petit monde… et c’est l’histoire du cadre, de la ville. Le truc est 100% actuel et l’un des principaux intérêt de l’anime est son rendu d’un quartier Tokoïte. Vous y êtes allés? La ville vous fais fantasmer? Je vise des gens en particulier, cet anime est plus pour vous que la moyenne. Comprenez moi : c’est du porno visuel permanent. Des néons, des arrêts de métro, toujours un peuple désarmant, la rue, les ruelles glauques, les HLM… tout pue la ville moderne dans cet anime et c’est génial parce qu’une ficelle si peu exploitée, en tout cas dans tout ce que j’ai pu voir jusqu’à présent.

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C’est pas tout! La technique est impeccable, le cadre est chatoyant, mais là aussi la musique va être un ravissement pour vous, âmes charitables et mélomanes. Bien sûr on dit au revoir à l’ambiance jazzy mais bonjour à une ligne musicale bien moins définie mais rigolote : entre ces espèces de thèmes « circus » des séquences d’action, ces trois notes de picollo qui viennent en running gag, ces petites mélodies apaisantes accompagnent parfaitement le récit. Ajoutez à cela deux openings bien cools (et deux endings sans aucun interêt visuels… running gag, décidemment) et vous obtenez un anime récent formellement IMPECCABLE.

Après il y a malheureusement pas mal de petits trucs qui m’ont déçu, surtout dans la deuxième partie. Cette inconstance de registre occasionne pas mal de dommages collatéraux, et ce coté bac à sable occasionne pas mal de soucis. (Notez l’art de la paraphrase) déjà sachez qu’au final il n’y a pas de véritable enjeux à proprement parler. Personne ne risque sa vie, véritablement. Si dans Baccano! il y avait une cause en amont toute logique, là c’est juste un fait avéré, on ne craint pas beaucoup pour la vie de ces personnages. C’est pas plus mal, une fois de plus ça change la perception des codes à avoir mais ça rends trente cliffhangers sur trente-et-un un peu inutile… surtout quand c’est lié à un aspect fantastique. Celty tranche un mec avec son énorme faux? Il tombe sur ses genoux, il est « fatigué ». … Ok. Tiens, je te donne de l’ARTHRITE, ça t’apprendras à molester les jeunes lycéennes!

Et c’est ça le draaaaame! A force de ne pas se soucier de l’enjeu, l’anime n’y arrive JAMAIS. Certains persos sont bien plus inutiles que prévu : Simon n’a qu’une valeur purement intuitive (« Poussez vous! Je suis là pour faire de la mor ale cachée! Je suis comme un dieu narrataire mais qui le montre pas! Etrange! ») le père du doc et le flic du deuxième opening ne servent à rien, Tom est un personnage que je n’ai jamais vu faire quoi que ce soit d’important… à quoi bon mettre tout les personnages sur un pied d’égalité sur c’est pour mentir aussitôt, le truc a été raccourci? Je suis loin de saisir. L’anime peut lancer une perche… puis la laisser aller. Mais dans d’autre situations, l’anime peut lancer une deuxième perche… et rattraper une tractopelle! La relation entre Celty et le doc fonctionne comme ça. La prédiction du gâteau chinois n’avait qu’une valeur symbolique? C’est pas le genre de la maison. Alors pourquoi ça évolue comme ça? Etrange… mais encore plus étrange quand l’anime se termine sans résoudre des trucs élémentaires, posés dès le début. Des trucs immanquables. Des éléments de scénario qui sont pas oubliés pour autant mais juste super injustement-pas-résolus. Oui, suivez mon regard, je parle bien d’une tête! Qui retrouve pas son propriétaire! Alors qu’elle est à deux mêtres? Omgwtf. Et le traitement de certains personnage me paraît super louche : certains ont leur petit épisode de présentation pour ne servir à rien immédiatement après. Au final, quel est l’impact de Shizuo dans l’anime? Comique. Et c’est dommage. DOM-MAGE. Juste une backstory super loufoque… et Izaya, qui s’amuse à faire semblant de tout controler, cette attitude de bluff constante est fatiguante… le « rôle » des otakus est assez mal défini et le traitement du trio de base devient rapidement trop remplie de … coïncidences. La deuxième moitié de l’anime est axée sur un arc narratif trop improbable pour être utile et une tros grosse part de la fin de l’anime est concentrée sur UNE storyline qui n’en vaut pas vraiment la peine. Encore et toujours une question de point de vue, mais… c’est tellement chiant à constater parce qu’une fois de plus, cet anime transpire la maîtrise, distille savamment les détails annonciateur sans que le spectateur ne puisse véritablement les repérer, largue  un indice bizarre dans le contexte mais qui prends de l’importance X épisodes plus tard, la narration, je le répète, est une qualité maison, c’est avéré. L’anime se targue même d’un message étrangement optimiste sur Internet, la communauté et le don de soi mais ça dépendras un peu de votre point de vue, soit vous allez trouver certains passages beaux, soit juste loufoques. J’ai bien aimé la nana et son panneau d’affichage. J’y aurais personnellement marqué « DE LA SERENITE! »

A vous de voir. J’y consacrerais pas un post pour rien, c’est à voir. Peut être en ligne directe avec Baccano!, mais cette comparaison dessert beaucoup trop Durarara, véritablement un anime de qualité, pourtant parfois un peu foutoir, avec des petits soucis de rythme, au dernier arc un peu trop décevant. N’empêche, c’est une belle histoire, un bel endroit où on aimerait y manger des sushis russes, des bons suhis russes, hmm.

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Gammes pentatoniques

Rah cette grosse excitation qui accompagne n’importe quelle sortie ou évènement programmé depuis un petit paquet de mois! Je sais pas si ça s’est vu mais l’art de l’AMV humoristique aura été le gros trip de l’année. Une découverte un peu tardive qui est finalement devenue un gros centre d’intérêt, je me suis surpris à mater les AMV HELL de façon un peu répétitive, c’était presque autistique! C’est fou comme ce type de vidéo peut être addictive mais aussi très au courant de l’impact qu’elles peuvent avoir! Force est de constater que l’une des phrases d’introduction de ces pépites évoquait « un nouveau genre ». 30 secondes maximum, une image animée, une contrainte de montage, un son différent et la volonté de faire un clip humoristique/vaguement esthétique et hop, au delà de la série officielle chacun y est allé de sa petite version, nous aussi! Effectivement, tout ce mimétisme tends à la confirmer, deux mecs répondant aux pseudos très rupins de Zarzax et SSGWNBTD ont bel et bien créé un nouveau genre de média humoristique. Bien joué les mecs.

Résumons nous : l’AMV HELL et l’AMV HELL 2 sont deux courtes vidéos d’une petite vingtaine de clips, des petits balbutiements, de quoi avoir le temps de se trouver une charte graphique définitive et l’immense majorité des clips sont faits par les deux mêmes gars (tous sauf un, pour tout dire) – le genre commence à se faire un nom, une communauté se forme et le 23 septembre devient un jour béni : tel les jeux Pokémons, deux nouvelles versions très opposées de l’AMV HELL sortent sur Internet. L’AMV HELL 3 se fricote au grand
format, chaque clip montre le nom de son créateur via un petit logo personnalisé, c’est varié, assez rigolo, pas mal de chansons utilisées restent en tête et c’est cette vidéo qui reste la petite préférée de la communauté. Le même jour donc, tout les clips un peu olé olé sont regroupés dans l’AMV HELL 0, trois quart d’heure de porno et de violence mis en musique. Ca à l’air terrible dit comme ça mais le premier visionnage était purement hilarant, l’esprit internet et sa distanciation immédiate aidant un peu à ne pas prendre au sérieux ce qu’on a parfois sous les yeux (qui fondent un peu, mine de rien.) Rigolo, franchement offensif mais pas si indispensable.

 Deux ans plus tard, mi 2007, c’est la confirmation définitive du genre et la sortie de l’AMV HELL 4. Maîtrisé, beaucoup mieux foutu, très qualitatif à tout les niveaux, c’est aussi celui qui nous a passionné (normal, le premier visionné, comme souvent) – cet opus est un peu plus témoin de la culture anime troisième millénaire, les sons employés y sont toujours aussi variés et propices à nombre de découvertes. Jamais vraiment lourd, parfois vraiment intelligent, cette vidéo d’une heure vingt est un petit régal qui ne lasse jamais. Certains y trouveront des petites zones en dessous du reste, c’est le long format qui fait ça (et peut être parce qu’on est des habitués des compilations du zapping qui durent plus de quatre heures) mais cet opus était jusqu’à aujourd’hui mon petit chouchou. Jusqu’à aujourd’hui? En tout cas c’est pas l’AMV HELL /0 (prononcez « divided by ») qui va changer la donne, cet épisode sorti mi 2008 est juste une figure de style, regrouper le pire de la japanime est faire des pains series animées … mis en musique. Si le zéro avait la décence de ne mettre le porno réellement gênant à la toute fin, tout le divided est basé sur les fluides corporels. Miam! C’est d’autant plus dérangeant qu’il existe une version censurée sur Youtube où il ne reste que 9 minutes de violence et de suggestif/offensif dont les clips servent de pause entre deux séquences invisionnables! Le pire c’est qu’il à l’air d’être concrètement le plus drôle dans son rapport image/son mais je ne suis pas super tenté, vous pouvez faire l’expérience chez vous et vous filmer. Moi j’entendrais Chocolate Rain ou Dinner, je serais vous, je poserais ma glace au chocolat.

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 Ce qui nous fait trois ans d’attente avant un nouvel opus soft et officiel… bien sûr, avoir découvert la chose en début d’année facilitait cette attente à donf mais les fans de mon genre attendions des signes d’AMV HELL 5 comme des petits fous et c’est pas les AMV MINIS, publiés de façon sporadiques, qui allaient calmer cette grosse fringale. Une demi année de production, une version bêta diffusée en convention mi-septembre, les deux semaines suivantes ont paru interminables mais ça y est, le nouveau cru est sorti il y a une semaine et vous pourrez le télécharger à cette adresse! Visionnage que je vous recommande très chaudement parce que c’est un Amv Hell, et de fort bonne facture. Pourtant, son tout premier visionnage m’avait un peu décroché la mâchoire, dans le mauvais sens du terme… pourquoi donc? Faut essayer de rentrer dans le conceptuel et de comprendre prosaïquement ce qui plaît et ce qui rends cette série de vidéo si fabuleuse.

 Rien que le titre me paraît bizarre. Utain, un titre, qu’il soit très posé, super obscur voire carrément con définit un peu le contenu qu’il va suivre… et effectivement, on a droit à un incompréhensible « Dedicated to Dio ». Le clip d’introduction et le clip final avant les crédits sont deux hommages à l’artiste récemment disparu… mais
wtf? Le producteur était particulièrement fan? Et alors? Ca me semble super aléatoire, pourquoi pas au claviériste de Pink Floyd ou à l’intégralité de l’état major Polonais? Ca me semble tellement sorti de nulle part… et d’autant plus déplace qu’à la toute fin se trouve un écran hommage à Roll The Stampede, clippeur récemment décédé (et auteur du fabuleux Disco Inferno sur Le Tombeau des Lucioles, donc) c’est tellement absurde! Tout le bazar est nommé selon un type dont j’ai appris l’existence cinq minute après le décès et l’un des contributeurs historiques du projet à juste le droit à un petit écran au piano larmoyant. Il doit très franchement me manquer un élément de compréhension parce que je pige toujours pas…

On en a déjà parlé, l’AMV dans le sens classique du terme ce n’est pas vraiment la même chose, plutôt une vidéo couvrant une chanson complète, dans une visée purement illustrative. Là on est dans le registre comique et lapidaire, les clips sont faits par des tas de types différents et sont bien moins longs à faire… mais ce coté plus expéditif ne rends pas les vidéos de moins bonne qualité, bien au contraire, l’AMV HELL 4 est irréprochable à ce niveau. L’ensemble prends une portée si fédératrice car tout y est léché, logique, fait par des gens qui savent ce qu’ils font et ayant des idées bien précises en tête. En gros, ils savent extraire des images, les monter, leur donner un propos cohérent, tout ça en ayant une véritable ambition technique. 

L’AMV Hell 5, lui, est super branleur de ce coté là! Je me suis offert le petit plaisir du grand écran pour le visionnage et chaque petit pixel mal foutu m’aurait paru scandaleux… mais à ce niveau là! On a l’impression que le montage final a été fait à l’arrache, presque sous la contrainte tant les bugs techniques sont voyants. A l’image, dans le son, partout. Alors bien évidemment ça part d’une baisse significative de la qualité d’image des matériaux de base : la source des clips est toujours très incertaine, on a l’impression que certain trucs ont été chopés à Hypercam via des sites de Streaming (et c’est très probablement le cas) ! C’est encore plus chiant quand des sketches alternent les qualités d’images, les formats… parfois des logos de chaînes apparaissent, disparaissent, ce jonglage ne fait pas beau du tout. Un extrait est englobé par la télé bleue des AMV Minis, les gens enquêtent encore… et c’est toujours chiant de voir une idée drôle gâchée par une image pourrie. Moins grave mais chiant, ces fameuses bandes grises qui signent un montage Windows Movie Maker PAS ré-encodé à l’AVI (Kyon sur Everyday Normal Guy… dommage) Sur un portable ça se voit peu mais sur un écran ça fait franchement tâche… où sont passés ces fameux standards, justement? Le genre devient si populaire que les gars derrière doivent accepter un peu plus paresseux? Je fais un peu nazi sur le coup mais c’est sensé être l’AMV Hell officiel, le guide en somme, le truc qui montre la marche à suivre et apprends la vie à tout le reste, le MODELE.

Là c’est franchement relâché et je vous jure qu’au conseil de classe personne va proposer les félicitations! Même dans le montage final y’a pas mal de relâchements et de trucs incompréhensibles : il y a beaucoup de problèmes de timing. Les clips commencent trop tôt, « rament » avant de démarrer (Hungry Eyes), se terminent trop tard, laissent des blancs courts mais visibles (c’est subliminal dans le seul Sayonara Zetsubou Sensei, carrément suspect avec le morceau de Journey) bref il y a un petit souci de rythme. Drame, il manque une dizaine de sons « zapping » … wtf? L’ayant fait moi même, je peux vous dire qu’on le refait à chaque fois mais c’est quelque chose qu’on oublie pas. Bah si, là, plein de fois, étrange.

vlcsnap-2010-10-10-16h21m15s245.pngParlons métaphores, parlons obscur : disons qu’on commence un AMV HELL avec énormément d’attentes. On le commence, il ne vaut rien. Comme dans les meilleurs jeux vidéos, on doit y trouver des clips parfaits : techniquement, bien monté et on doit le comprendre. Ce qui est important c’est l’enchaînement de plusieurs de ces clips parfaits, là le combo monte, parfois deux, trois, quatre, jamais plus avant qu’un machin un peu handicapé ne tombe et brise le truc. L’awesome-ô-mêtre monte de temps en temps mais n’est pas effectif sur un clip super ET isolé… prenez la moyenne de cette unité en bout de course, vous avez la l’impact qu’a eu l’AMV Hell sur vous. Si le premier visionnage m’a paru très difficile c’est parce que j’ai rarement trouvé deux bons clips d’affilée mais aussi et surtout parce que le début est très, très, trèèès difficile. Dio et Jojo’s Bizarre adventure, on comprends rien, la première séquence vaut ce qu’elle vaut (c’est surtout une private joke récente) le french Cancan est méga lourdingue, le nom nom nom insupportable, la reprise de Ben 10 pas terrible… la chanson du super Doc. Facilier serait plus sympa sur autre chose que du Death Note, etc. Il est globalement très inégal mais il y a deux trois poches très difficiles à passer : le tout début, quelque part entre 20 et 30 minutes puis une troisième autour de l’heure. J’étais parfois mal à l’aise, ça bouge trop, c’est trop coloré, trop rapide, trop épileptique (le premier Death Note aussi est bien relou) avec une bande son parfois bien indigeste, dommage, ach shade. Les extraits sont parfois beaucoup trop long… il fallait vraiment attendre le dixième « Dude’s like a lady » pour qu’on pige la vanne, vraiment? C’est tellement dommage car le pire côtoie le meilleur, un super clip peut être entouré par deux grosses bouses et ça lui retire tout son potentiel car on oublie vite fait ce qu’on vient de voire, dommage!

Ce laisser aller étrange n’est pas aidé par la redondance que peut parfois afficher la vidéo. Là aussi c’est une histoire de contenu et de contenant. Pour faire une vidéo aussi longue (plus de 250 clips) l’ordre des choses est déterminé de façon semi aléatoire, l’ordre doit juste obéir un certain principe – une « fin rigolote » ne sera pas collée à un « début rigolo », et inversement. La playlist qui est tombée plombe certains extraits car des artistes ou des animes sont souvent collés, distanciés par un unique essai. Un morceau aussi obscur qui Sleepyhead de Passion Pit (enfin obscur, c’est l’image que j’ai du groupe) tombe deux fois et ils ont le malheur d’être assez rapprochés… tout le Jon Lajoie (4 ou 5 morceaux quand même) est concentré dans les dix mêmes minutes, dommage là aussi. C’est encore assez inoffensif mais certains trucs sont juste spammés : Always d’Erasure (souvenez vous, Robot Unicorn Attack) a CINQ occurences au total, record battu (mais attention, la toute première est fabuleuse, c’était mon plus gros fou rire) – Halo de Beyonce chope le titre du single le plus bizarrement spammé – trois fois, une de trop.  C’est encore supportable mais les animes utilisés sont … souvent les mêmes. J’étaye ma pensée : si la série est vouée à devenir régulière, autant qu’une nouvelle vidéo soit représentative de la période de production. Les animes devraient être récents, les mèmes utilisés itou… et quand bien même cet esprit est plutôt bien atteint, les grand classiques ne sont pas lâchés. Je peux vous jurer que vous allez en manger du Dragon Ball Z… peut être 17 ou 18 extraits, toujours en double ou en triple, COMME LES BUS. C’est chiant. Chiant. Chiant. Chiant. Chiant. Chiant. Chiant. Chiant. Chiant. Z’avez vous, ça fait que neuf fois et c’est déjà illisible… et dans ce grand parterre y’en a des tas de bien (le Parappa The Rapper! Le AAA-) mais ça suffit quoi. Death Note est à peine moins imposé mais il était aussi beaucoup trop présent dans le quatre ce qui aggrave son cas… et très peu de bons sketches cette fois. De nouvelles valeures sûres apparaissent : Ouran High School Host Club en Numéro 1, suivi immédiatement de… Soul Eater, et c’est très bien. Mon petit chouchou peut se targer d’être toujours très bien utilisé, c’est cool.

Il n’empêche que chaque répétition donne une grosse envie de râler, bonus aigreur quand le clip n’est pas bon où incompréhensible. Dans un même ordre d’idée, il faut vraiment arrêter avec les clips moches. Ok c’est une notion très personnelle mais certais animes anciens sont hideux, et une musique atroce enlaidit un extrait. I’m on Mushrooms de The Lonely Island m’a fait trouver un extrait de film vraiment hideux, et après doute puis vérification il s’agissait de Paprika. Wow! Et arrêtez avec les cinématiques de jeux vidéos moches avec leurs persos moches. C’est moche. Pas beau. Laid.

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 Enfin bon je râle je râle mais ça empêche pas le truc d’être réellement bon hein. Tout le coté positif est PLUS POSITIF QUE JAMAIS §  Tout à l’heure je parlais « d’identité temporelle », le récent peut tout à fait être mixé avec le vieux. Eletric Feel de Management sur Pokémon? Génial, j’avoue. Mon petit préféré? Les deux utilisations d’Hinamizawa sont énormes à leur façon. La première est hilarante pour le son utilisé (Scary Movie 3) et l’autre à une synchro bien cool et planante (mais pas reposante, vous verrez) – tiens d’ailleurs j’allais amorcer tout le cool mais oui, autre défaut évident : beaucoup trop d’extraits sonores de séries, de films, de jeux vidéos etc. Le machin est beaucoup trop parlé. C’est tellement plus agréable d’avoir une large palette de machin à chanter, dans sa tête ou dans la douche! Même quand c’est une chanson des années folles (mixé à un hentai. La chanson est rigolote est le sketche impeccable) alors oui c’est un peu paradoxal puisque c’est toutes ces séries et ces films qui marquent temporellement le truc. Je cite Nashi : « Dans dix ans, on pigera plus le gag des Vuvuzelas » probablement, ouais, mais en attendant c’est hilarant. Alors oui, trop parlé, pas toujours à bon escient, après c’est une question d’équilibre mais ça dépendras de vous. Sinon, c’est que du bon. Montage sympa, musiques bien utilisées… et des gags bien trouvés. Super Baloo sur Porco Rosso, logique. American Idol? Profit! Puttin On The Ritz? Top! LES DOORS? HAN ! Et je me demande toujours ce qui est « Five Dollars Footlong » mais j’ai quand même ma petite idée.

Des bonnes âmes viennent à peine de boucler les sous titres. L’impact sera bien plus positif car la compréhension en sera nettement facilitée…

C’est un BON Amv Hell. Le caca nerveux des débuts se résorbe un peu en mettant plutôt l’accent sur le bon… mais je suis sûr qu’on peut faire au moins autant. Ce post à un deuxième objectif : la première, ça a marché au delà de mes espèrances. Du coup, vous seriez prêts à en refaire un? Un VRAI? Dans le sens où cette fois il y aurait des critères qualitatifs montés d’un cran, mais aussi une période de production franchement plus grosse (une demi douzaine de mois) mais aussi plus de gens et de communeautées qui plancheraient dessus. Ca vous plairait d’égaler ça? Dites moi ce que vous en pensez, j’aimerais tâter le terrain un peu.

NB : Le 13, c’est le deuxième anniversaire du gagne-pain principal du blog, Mario Maso, vous vous en serez doutés… et honnêtement, je n’ai rien prévu et je ne compte rien faire non plus ce jour là. Désolé!

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Le guide du rockeur plastique

GOOD NEWS EVERYONE!

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 A peu près deux mois de blog sans vidéo commentée! Plus d’un an sans top 10! Pas de figure de style plus ou moins foireuse depuis une quinzaine de mois! … pas de post sur Rock Band depuis oh, trois ou quatre mois? C’est TROP. Beaucoup trop! Je tombe dans la redondance? Tant pis, la déchéance est un concept rigolo et avouez que le mot est rigolo à lire. En plus ce texte est magiquement fait pour que vous le lisiez dans votre tête avec une voix qui hurle! ALORS J’ESPÈRE QUE VOUS ETES PRETS HEIN !

Nous sommes donc la nuit du 6 Octobre. Dans 22 Jours, les astres seront alignés : libération de Titans, chutes de météorites, mort de Wayne Coyle? Toutes ces grandes catastrophes c’est que dalle, du pipi de chat. Le 28 Octobre, c’est la date de sortie de Rock Band 3. Rock. Band! 3§ Je n’ai jamais été aussi ridiculement excité pour la sortie d’un jeu vidéo depuis… peut être le Rayman au même chiffre. Pensez donc : depuis le premier teaser en Mai dernier, on vit tous un peu dans la terreur avec ces dates de sorties qui arrêtent pas de fluctuer mais Harmonix nous l’a promis et repromis, les bonnes crémeries sont à jour, il n’y donc plus que trois semaine avant le jeu musical ultime. Je me suis dit qu’il aurait été de bon augure de vous concocter un mini guide si vous comptez vous lancer dans l’héroïsme musical ou tout simplement vous y mettre à jour car les choses commencent à devenir compliquées. Avant toute chose, parlons de supports :

Votre console de prédilection est la Wii. Ouhlà, l’amour du risque! Il y a un avantage et un seul : tout y sera moins cher. Les jeux, les accessoires… parce que tout va soudainement être plus compliqué. Les graphismes seront un peu en dessous mais pas aussi scandaleux que dans l’autre franchise. Bien entendu, pas de disque dur? PAS DE TRANSFERTS DES ANCIENS JEUX. Faites extrêmement attention aux soucis de compatibilité des accessoires : contrairement aux autres supports, une guitare Guibson Guitare Hero 3 ne sera pas compatible avec Rock Band premier du nom!

Votre dada, c’est la 360. Omar Shariff approuve ce choix! C’est le petit préféré d’Harmonix. Pourquoi? C’est l’unique support à accueillir le Rock Band Network, plate forme de DLC dont les pistes sont faites par les ayant droit, de quoi trouver moult trésors indie. Support unique dans un premier temps puisque les chansons
paraissent au compte goutte sur PS3 mais cela n’a rien de comparable. Vous avez fait le bon choix. Bien sûr, vous êtes ruinés, c’est pas grave. Vous allez vendre votre autre rein. Pour Kinect juste après, débrouillez vous. 

 Screws the Rules, je joue sur PS3! Hé ben, arrêtez de lire ce post et dépensez plutot votre argent sur Grand Turismo 5. Sinon, pas de souci, essayez de vous rencarder dans vos relations si personne n’a des accessoires PS2 ou PC, la compatibilité est possible. Quelques deniers en moins qui seront les bienvenus. Pas de grosse différence derechef!

 Joueurs PSP! Vous devriez avoir hooonte! D’accord, je vous jalouse pour Patapon et Loco Roco mais sinon, vous allez en prison sans touchez vingt mille balles, non mais. Ca n’as aucun interêt, le gameplay à la Amplitude est très obscur. Braquez une banque et achetez vous un set console.

 Ensuite… pourquoi prendre Rock Band 3 et pas un autre opus de jeu? Quelles nouveautés dans le bazar me direz vous?

Les harmonies et surtout l’apparition du clavier. C’est fait, une chanson peut se faire à SEPT personnes… et le groupe en plastique s’allonge avec un vrai petit clavier midi de deux octaves.

– Apparition du mode pro – tout les instruments se voient dotés d’un tout nouveau gameplay où on passe de « Jouet » à « Semi réaliste » et des nouveaux accessoires sortent en conséquences. Une nouvelle batterie avec ajout de trois cymbales, deux types de grattes « réalistes » avec un véritable nombre de frettes et six cordes bien distinctes à gratter. Le clavier parle de lui même mais il existera un mode « normal » où vous suivez les fameuses gemmes selon 5 zones bien définies sur votre keytar tout neuf – en « pro », vous vous taperez les notes pertinentes. Dur!

– Une playliste qui arrache – parce que même s’il y a une certaine répétition avec les précédents titres Harmonix, vous y trouverez, par exemple, une piste des Flaming Lips (en écrivant cette phrase, des gens à Nimes viennent de recevoir un liquide blanchâtre sur la tête et souvenez vous que je suis parisien) ou, tiens, Freebird. Ou Roundabout de Yes. Ou Centerfold. Des pistes de Metric, Phoenix, des Them Crooked Vultures. Splitch splotsh sploutsh.

– Mode tournée prometteur – les gars de Harmonix ont même pas eu peur de sortir qu’ils s’étaient inspirés de Mario Party pour pondre le mode de jeu principal. Bien sûr il sera toujours affaire de playlists à répétition mais tout ça sera tellement mieux enrobé, tas de petites conditions annexes à remplir à l’appui.

http://a4.idata.over-blog.com/600x400/0/00/74/35/10/C-EST-PAS-SORCIER.jpg Oh la la, c’est compliqué. J’ai même pas de maquette!

Parlons un peu des achats annexes et des instruments. Si, c’est important! Le menu du jeu est très bien mais il faut savoir aller au delà. Courage!

Guitare et basse : attention, tout devient très flou à ce stade. Il y a trois types de guitares : les playskool qu’on connaît bien. Cinq frettes de couleurs, un médiator mou, la routine. Dans un autre registre apparaissent les guitares « pro » et là aussi on les divise en deux, toutes produites par Mad Catz, compagnie de support préférée d’Harmonix – une guitare pro « semi réaliste » gérant une sensibilité sur vingt deux frettes, la sensibilité de vos doigts est prise en compte sur les « bonnes » cordes ou pas. Ces mêmes cordes qu’on retrouve uniquement au dessus de là ou devraient être les micros… comptez 150 Euros pour vous payer un tel engin. Aïe… mais pour vous consoler, sachez qu’il existe une version upgradée où les cordes sont bel et bien sur le manche, comme une gratte normale, que vous pourrez utiliser en dehors de Rock Band via un adaptateur midi (40E.) Vous avez déjà un guitare midi? AH BON, CA EXISTE? Seul l’adaptateur sera nécessaire mais honnêtement, n’y pensez pas. Cette gratte devrait taper dans les 200 Brouzoufs et on a déjà bien dépassé le prix entrée de gamme d’un pack Guitare + Ampli Marshall, pas la peine de se fatiguer. Disons que l’achat d’une guitare pro ne vaudrait vraiment la peine que si vous êtes une bande de colocs ou si vous fêtes partie d’une fratrie habitée par la passion du même jeu. Sinon, gratte normale, surveillez les occasions ou chopez un pack jeu+guitare mais je le répète, surveille les occasions. Tout ce qui est compatible à Rock Band 2 sera compatible au 3 si c’est sur la même console. Maintenez, vérifiez le cas échéant

Batterie : c’est bien moins compliqué mais c’est un gros cas de conscience. Seule, la batterie de Rock Band 1 peut maintenant se trouver en cherchant un peu autour des 60 Euros… mais j’ai trouvé la mienne pour 40, c’est possible mais elle est assez bruyante, pas souple du tout et la pédale casse facilement en plus d’être méga raide. D’un autre coté, la batterie pro (il n’en existe pas de nouvelle et simple d’ailleurs) et refaite, plus jolie, plus ergonomique et comprends les fameuses cymbales en plus, ce qui vous permettra d’accéder au mode batterie pro. Le revers? 130 Euros. SEULE. C’est déjà plus intéressant que la guitare pro mais indépendamment du jeu, ça commence à être lourd d’autant plus que rien n’indique la sortie des cymbales seules ni même d’un pack avec le jeu. Si vous disposez d’un kit électronique de type V Drums où si vous avez un modèle de type Ion, la compatibilité Midi est envisageable. Là aussi, potentiel achat d’un convertisseur à 40 Euros, c’est sur cet accessoire que je mise. 

 Clavier : là c’est plutôt simple, en tant que nouvel instrument il n’a rien d’ambigu et ne peut être « simplifié » – il est donc en bundle avec le jeu (130 E) ou seul (80 E) c’est votre achat de prédilection si vous avez déjà un autre instrument. PROTIP! On peut jouer les pistes clavier avec une guitare et inversement… si on reste hors du « pro ». Le clavier pourra vous faire une bonne basse mais soyez conscient que cela créera des pistes totalement injouables vu l’écart des doigts parfois demandés. Cela créé des paradoxes de folie : Less Talk More Rokk de Freezepop sera injouable à la keytar alors que sa piste guitare… est une keytar! Scandale. Vous avez déjà un clavier midi? Ce même adaptateur vous évitera une dépense inutile.

 Chant : Vous avez un micro USB? C’est bon. Un micro casque sur 360? C’est bon aussi, ça passe. Souvenez vous d’ailleurs que pour les séquences « tambourin », vous pouvez appuyez sur A sur votre manette, c’est tellement plus simple. C’est un achat vraiment annexe, si vous voulez mon avis… mais des gens s’amusent en chantant, c’est possible. Là aussi, écumez votre matos et au pire il ne vous faudras pas plus de 20-30 Euros pour choper un micro « officiel ». Notez que dans le pire (et donc le plus awesome) des cas, il vous en faudra TROIS!

Vous voyez le topo et la conclusion qui s’impose? Je vous déconseille relativement de vous intéresser à l’achat de Rock Band 3 si vous n’avez pas déjà UN accessoire en amont. Si vraiment vous y tenez, le pack Clavier + Jeu sera votre meilleur ami mais sachez qu’il ne couvrira pas forcément les 84 pistes du jeu… sinon des bons packs intégrale The Beatles Rock Band sont en circulation. Pour moins de 100 Euros sur Cdiscount, vous avez le jeu (parfait pour s’initier avec sa bande son toute aussi parfaite) une gratte, une batterie corrigée sans cymbales et un micro. Sur PS3… sinon, là aussi il va falloir écumer. Dans un ordre général, ne pensez qu’aux instruments pro (et surtout à la batterie pro) que si c’est votre premier instrument… soyez logiques, pensez à ce que vous voulez en faire. Dites vous que vous allez dépenser un max de base, vous ne dépensez jamais moins de 80 Euros pour un jeu ET un instrument. Établissez votre plan de bataille! Vous avez déjà une gratte? Avez vous vraiment envie de prendre le clavier? Voulez vous tentez la batterie, auxquel cas il est plus simple de « passer pro » directement? Ne vous éparpillez pas, concentrez vous d’abord sur un instrument, puis bien longtemps après diversifiez les choses si vous vous sentez d’attaque. On ne peut pas jouer en expert en Guitare ET Basse Et Batterie ET Chant ET Clavier ET Platine! Enfin, si, on peut. Ouais.

Remarque ô combien importante : un certain nombre de succès reposent sur les trois modes PRO. Et oui, c’est la vie. Une quarantaine de Gés vont coûter 150 Euros. Ne vous laissez pas tentez pour un si petit détail… il faut… résister… hnnng

Avant le jour J, sachez que vous pourrez transférer vos DLC dûment achetés et les pistes des opus précédents… mais attention, tout cela est très variable. Toutes les pistes (sauf Monsoon, Paranoïd et Run To The Hills) de Rock Band 1 se transfèrent pour 5 Euros… en les copiant sur votre disque dur. Cela veut dire que si vous avez un pote qui possède le disque, il n’a qu’à vous le prêter cinq minutes pour avoir tout ça. Si vous n’avez pas peur de baisser votre moyenne TrueAchievements par défaut, c’est votre meilleur plan.

Rock Band 2 va se transférer de la même façon mais attention, il est très peu probable que ce soir au même prix, comptez plutot dix euros. Lego et Green Day s’exportent en intégralité mais il faut comptez 10 Euros à chaque fois pour 48 et 45 morceaux. Attention! La procédure se fait par téléchargement et via un code unique donné dans la jaquette : l’occasion ne vaut plus rien! Beatles Rock Band est-il exportable dans le futur? Elle court elle court, la rumeur… attention donc, il vous faudras encore plus de pépéttes si vous voulez élargir votre playlist. Les DLC sont plus tolérants : une fois achetés, c’est A VIE. Mais si dans l’avenir une piste clavier sort pour un morceau que vous avez déjà, il faudra débourser un euro de plus. De la même manière, les partitions « Pro » seront automatiquement plus chères… hé ouais, c’est cauchemardesque.

 Résumons nous :

Jouer à Rock Band c’est comme s’acheter une autre console. Cela implique des milliards de frais annexes!

– Ne vous lancez sur Wii que si vous êtes certains de ne jamais acheter d’autre support vous même!

– Si vous débutez dans la saga et que vous voulez commencer par le trois, privilégiez le clavier! Le reste peut se trouver pour moins cher ou attendez que les prix baissent!

– Ecumez les sites de vente/les occasions pour les guitares normales/les jeux antérieurs/les micros!

– Gardez bien en tête que le jeu est beaucoup plus fun lorsqu’il est difficile. Servez vous de cette équation pour construire votre set!

(Nota Bene : DJ Hero 2 sort cinq jours avant. Il en vaut largement la peine et tout est tellement plus simple – si vous avez le premier, vous avez donc la platine et le jeu seul suffit. Si vous achetez le kit complet du deux, le premier sera offert. Mais à ce stade, attendez plutot Noël.)

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Chef un p’tit vert

*Rimshot*

En fait c’est super difficile de tenir tout un mois sans vidéos commentées, même si ces dernières, paradoxalement, prennent plus de temps à faire. Tout un mois sans sagas diverses ou posts en arcs, ça faisait un certain temps et c’est pas évident à reproduire! Alors en attendant plus sérieux je m’offre une petite pause en postant le premier épisode de la troisième saison du Velvet Vidéo Burger. Si le site ne vous dit rien, c’est en fait mon side-project principal : à chaque jeu choisi, on peut s’inscrire pour faire un bout du Let’s Play d’un jeu décidé par un sondage soumis à la plèbe. Du coup, si vous êtes intéressés, vous devriez y faire un tour, les places des deux premiers rounds sont parties assez vites… et là c’est ma pomme (j’ai des privilèges!) qui entame The Minish Cap, l’un des rares Zeldas auxquels je n’ai jamais vraiment touché, parce ce que les Zelda en 2D, c’est pas aussi bien, faudra leur dire…

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