Daily Archives: 12 septembre 2010

I ain’t freaking

  Ah, l’été, sa programmation nostalgique, les rediffusions du Prisonnier, les interventions tout à fait nécessaires de Phillippe Manoeuvre et la très concentrée saison des festivals… nous les Parisiens, on fête … la fin des vacances et le retour au boulot. En même temps, si Rock en Seine serait le 15 Aout je sais pas si l’affluence serait la même… C’est donc sur cette réflexion bien débile que je vais pouvoir entamer mon petit rapport obligatoire sur cette huitième édition du festival, un peu ce qu’il y a de mieux en Ile de France. Bah ouais, la programmation de Solidays est toujours catastrophique et prendre le train pour voir autre chose… je sais pas, on est pas des rockstars non plus. Bref Jean Paul Huchon, la ville de Suresnes et le conseil général francilien nous financent ça, merci à eux parce que c’est déjà pas mal. 

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Huitième édition et mon deuxième passage (après une annulation expresse en 2008) – l’an dernier c’était le gag Oasis, vous savez, le truc qui m’a fait râler les douze mois suivants. Le festival continue à gagner en popularité, les groupes invités « s’étoffent » de plus en plus et je me suis dit que ça aurait été une bonne idée de renouveler l’expérience, au mieux de découvrir deux trois trucs. La programmation alliait encore une fois éclectisme, petit nouveaux à encourager et grosses pointures… en ce qui me concerne c’était surtout la présence des Queens Of The Stone Age qui m’émoustillait – QOSTA qui reste un peu dans mon top 3, voire un peu moins! C’était déjà assez frustrant de rater le premier set de Them Crooked Vultures ET l’apparition surprise de Homme avec les Eagles Of Death Metal, il était temps de profiter de son re-retour avant qu’il se lasse définitivement…

MAIS vous en avez peut être fait l’expérience, un concert est un évènement culturel à fort potentiel murphyque – que ce soit pour l’organisation en elle même ou pour vous. Rock en Seine à la particularité amusante d’être un festival maaauuuuuuudit : Amy Whinehouse qui se débine en 2007 puis en 2008 en tête d’affiche, le petit imprévu de l’année dernière que vous connaissez bien, mais le truc que personne ne souligne c’est le fait que l’un des derniers concerts des Rita Mitsuko étaient aussi à ce festival, c’est à partir de ce moment que Fred Chichin n’allait plus bien… et cette année quelqu’un à écrit le nom de l’ingé son des Two Doors Cinéma Club dans un Death Note, bien joué, bonne idée. C’est même pas fini puisque une semaine avant le festoche, c’est le chanteur d’Où est le Swimming Pool qui se jette d’un lampadaire et sa réception n’était pas terrible, derp derp derp. Ca a un peu ruiné le Pukkelpop et sa programmation foldingue (je suis super jaloux une fois)
Dommage car le groupe était sensé être une bonne surprise, leur line-up promet un petit erzatz de pop électronique très second degré comme on les aime… quoi qu’il en soit, c’est fini pour eux. Dommage… mais il manquait encore un évènement intra-muros pour confirmer cette fameuse malédiction.

De mon coté la billeterie m’a donné des boutons : ma ponctualité légendaire m’a dit de faire comme l’année dernière, de prendre les billets trois jours avant sans jamais se soucier de rien. Grand bien m’en fasse, le festival commence à atteindre ses limites et le Samedi – jour crucial puisque jour des QOSTA – affiche complet mi Aout, j’apprends la nouvelle un peu médusé. Du coup il faut jouer à la roulette russe – se rendre sur le site du festival le jour même à dix heures en essayant de choper l’une des 200 places disponibles, à prix renforcé pour fans courageux! Je suis donc rentré exprès de vacances un peu plus tôt et, dans un souci certain de ne pas rater les choses à moitié, j’ai laissé mon compagnon de festival s’occuper de la manoeuvre… encouragé par le bon résultat du Vendredi matin, je me dis que ça aurait pu passer sans soucis. Dommage – ne confiez pas cette genre de tâche à un mec qui a un pc qui rame – et j’avais plus que mes yeux pour les baisser comme le dernier des émos. Attention les enfants! Réservez vos billets à l’avance si vous voulez vraiment voir un groupe spécial!

Symbole donc : après avoir occulté le Dimanche l’année dernière, c’était mon seul jour de présence cette année là (han han- han han-) alors quid de la programmation le Vendredi et Samedi? Le premier jour était pas franchement fascinant. Blink 182 occupait le jeton Punk de cette année et ça nous en fait une belle, honnêtement il y a encore une demi heure je confondais ce groupe avec Sum 41. Skunk Anansie, par contre… dommage. Les Foals et Kooks ont très probablement assuré un spectacle plus qu’agréable, je suis un peu plus dubitatif pour Kele Okereke en solo puisque l’année dernière devant Bloc Party ben on s’emmerdait ferme. Pas grand chose de fascinant à part ça… en fait c’est le Samedi qui faisait appel d’air.
C’est d’autant plus dommage puisque les concerts eux mêmes étaient plus équilibrés : en jonglant entre les scènes, il est toujours possible de voir au minimum les deux tiers des concerts, la programmation est mieux étalée que les précédentes éditions sans qu’on se marche vraiment dessus. En revanche la métaprogrammation est moins équilibrée, ils ont foutu trop de gros monde au milieu! LCD Soundsystem, ça bute! Stereophonics, ça bute! Plan B, pas mieux, le titre « She Said » doit vous dire quelque chose avec son trap de chanteur et son très très entêtant riff de cuivres. Bizarrement, et ça me console un peu, il parait que les Queens Of The Stone Age étaient franchement mous, comme la confirmation d’une tendance loin d’être récente chez eux. J’aurais pas boudé mon plaisir, quand bien même leur set était sans grande surprise (un Song For The Dead en live doit être un truc à voir au moins une fois dans sa vie) c’est dommage mais duralex etc. Massive Attack a beau avoir une énorme aura, j’ai du mal à croire que le concept même de live puisse être possible pour eux. J’imagine bien 20000 gus devant la grande scène en train de parler à leurs voisins pendant ces petites progressions d’ambiances qui ne sont pas super énergiques à 22 heures…

Moi de toute façon à cette heure j’étais en train de lire les incroyables tomes inédits de Maria Holic que je recommande si vous êtes fans de l’univers. On a donc fait notre programme et hop, le lendemain à 14 heures, en avant prendre le tramway direction domaine de saint cloud, lieu et tunnel magique où les pipoles ont des accidents de motos/bagnoles et en perdent leur jambe/la vie! Devant la boutique Harley Davidson! La vie, parfois, c’est comme une boîte de chocolat.

Alors direct : les contrôles – personne n’aime se faire faire vider son sac, se faire palper et se plier à un gorille à lunettes mais autant je peux comprendre qu’on vérifie l’absence d’alcool dans la besace, à quoi bon nous confisquer tous nos bouchons. WHAT WHERE THEY THINKING. Je pige pas, c’est une blague, un jeu, ils se sont dit « tiens imposons leur une condition d’entrée aléatoire : on les mets torse nu, on leur dessine une croix gammée sur le front? Non, confisquons les bouchons, ils auront l’air bien con » je ne comprends fondamentalement pas d’où vient cette bouchonnophobie surprise. On pourrait faire quoi avec? Les jeter sur les artistes? Alors qu’on peut leur lancer un gobelet consigné à la gueule?
Y’avait une crainte de marché noir de bouchons? Non parce que mon jet de kharma s’est mal passé, j’ai cru plus pratique de ne pas prendre une grande bouteille mais trois petites gourdes
d’un demi litres. Me voilà les bras chargés de flotte à ras bord, à traverser le parc devant les grandes eaux avec aucune autre solution que d’arroser le domaine. CHIANT § Et du coup, toute la journée tu vois 1 mec sur deux (véridique, sur à peu près 30 000 personnes) avec sa pinte ou son demi à la main, tu meurs d’envie de faire pareil mais tu sais que tu as pas envie de vouloir pisser là bas. M’enfin –

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Re-situons un peu les choses, le très grand domaine de Saint Cloud couvre une superficie conséquentes et abrite trois scènes – l’Industrie, la Cascade et la Grande Scène, comprenez petite, moyenne et grande place devant, la popularité du groupe est donc proportionnelle à la taile de capacité de son public. Bizarrement, on verra pas un duo au nom à coucher dehors (du genre « I am un Chien ») sur la grande scène… apparament l’affluence de cette édition fait qu’une quatrième scène va être installée. Imaginez un quatrième point d’eau construit dans un jeu de stratégie en plein désert : c’est tellement plein de promesses! Plus de groupes, au pire une meilleure répartition. Au milieu, les boutiques de bouffe tout azimuts et les différents sponsors. On savait franchement pas ce que certains foutaient là (genre Nivéa avait engagé des nénéttes en uniformes qui te tendent un flyer en disant « Vous-êtes-en-état-d’arrestation-prenez-donc-ce-coupon-cadeau » avec un joli ton morne de greluche) et d’autres étaient un peu plus dignes d’interêt : les jeunes talents dans une salle à part, l’inépuisable comptoir Heineken, Kinect et Just Dance en essai… des trucs rigolos mais pas toujours dans le sujet.

Wow, j’ai réussi à aligner tout ça et je suis toujours pas entré dans le sujet, justement! On se pose donc tranquillement à la Cascade devant le tout premier concert de la journée, Wallis Bird. Une petite irlandaise solo au sourire fantastiquement communicatif – typiquement le cliché de la folk singeuse sans le coté négatif du mot « cliché » : c’est super bien. Cette fille donne une pêche incroyable – ces morceaux ne le sont peut être pas, péchus, mais c’était une prestation qui restait en tête, tout comme ses mélodies simples et parfois très vocales. Y’a même pas mal de gens qui s’emmerdaient sur scène : les coeurs avaient pas toujours quelque chose à faire! Wallis bouge, saute, gratte, sort les phrases d’usage et les blagues d’usage ( En anglais dans le texte « Wah, je pourrais dire n’importe quoi, les gens feraient quand même ouaaaais » ) nous présente Mandy sa mandoline avant de la gratter un peu… pendant le solo transitoire de batterie, elle s’enfile une bouteille d’Eviant et vient s’occuper de la caisse claire devant un public hilare, franchement un spectacle excellent. Pas le genre de truc mémorable pour toute la vie mais tellement rempli de bonne humeur et de sourire spontané, mmh. Ca passe très vite, on doit faire un choix et on décide d’ignorer royalement Success, un énième duo électro Parisien Justice-Wanabee mais sans le sex appeal – les quelques trucs écoutés la veille avaient rien d’engageant. Direction la grande Scène pour la fin du Set des Temper Traps, inconnus au bataillon. Là on est plus dans le vif du sujet, dans la mouvance très gentiment psyché contemporaine. Voix haaaaut perchée et guitare délayée à fond + écho, pas incroyablement mémorable, pas grand chose à dire. Toute la journée aura consisté dans un grand ping pong entre ces deux scènes, le deuxième service commence avec les Black Angels. Gros son, c’est saturé de partout, on sent que les gars sont fans du Velvet (Underground, bande de petits malins) et qu’ils kiffent les Doors. C’est tout à leur honneur mais là aussi, grande neutralité, pas de gros souvenir sur une quelquonque originalité.

Les choses redeviennent un peu sérieuses avec Eels. Un truc très étranges, rempli de paradoxes et ce dès le plumage : je sais pas si vous avez vu quatre ZZ Tops habillés en costard blanc, ça n’a pas de pris. Le leader et chanteur ressemble comme d’eau gouttes d’eau à Sébastien Tellier, carrure et barbe abondante comprise. Musicalement, on a l’impression que les mecs ont voulu ratisser tout le spectre musical – que ce soit au niveau des reprises avec un Twist and Shout à leur sauce (fantastique) une ballade super gentille qui ressemble à un copier coller d’Un Coup de Soleil (un coup de je t’aime) sans que ça soit foncièrement mauvais, et vazi que je te prenne la gratte et que je te sorte un super morceau bien rockabilly pour faire danser le peuple. Entre les morceaux, le mec est muet comme une tombe, nous on lêve les yeux car au dessus le ciel est toujours aussi gris, la crainte de la punition divine est forte toute la journée mais ne se concrétise pas. Ca reprends sur de la ballade bien dépressive… et hop de retour au high-tempo, dans le jazzy cette fois. A part une petite période de vide en plein milieu, pas de temps mort pour E. et ses potes. C’était super classieux et varié, merci les gars. J’ai une dalle assez folle, je tiens plus debout donc c’est parti pour l’un des innombrables stands de bouffe sur le pouce, le choix est énorme mais le premier kébab venu fait un bien fou. Il reste plus beaucoup de temps avant 18 heure, horaire fatidique et on passe tranquillement devant Wayne Beckford, dandy/crooner/skevouvoulaÿ qui, à la surprise générale, se permet une reprise de You Really Got Me. C’est con parce que c’est le seul morceau de lui qu’on a entendu en entier, difficile de lui forger une identité musicale!

Non, vraiment, pas de temps à perdre – c’est l’heure de Beirut. J’avais de grosses attentes sur ce groupe et wow, cette absence magique de déception. Je vous invite à taper ce mot magique sur Deezer et de vous laisser emporter par… au hasard Nantes – morceau introductif de ce concert. C’est franchement moins émouvant qu’en live mais le coup d’oeil vaut se vaut.  Emmenés par Zach Condon, Beirut est un group qui n’utilise aucune forme de guitare. Ukélélé au pire, sinon du piano, de la trompette, beaucoup d’Accordéon… Zach est trés francophile et il kiffe ce petit cliché qui est tellement merveilleusement utilisé ici. Ca ressemble à du Emir Kuzturica en lent, en tellement émouvant et inspiré… le p’tit Zach nous lance des phrases françaises toutes mignonnes avant de souffler dans son impérial TUBA. Pendant ce temps les Roms se font virer, nous on se tape avec délice cette ambiance très balkanique, portée par une voix juste impeccable. Assez magique, je dois l’avouer, à surveiller de près.

Il commence à y avoir vraiment beaucoup de monde. Vous n’aimez pas les conventions? Ne venez pas à Rock En Seine. Ou excluez la fosse de base, préférez tenter votre chance pour essayer de faire votre trou sur le coté dans les buttes, la vue y est pas mal pour poser ses fesses. Les distances à faires sont assez correctes et faut pas se perdre de vue avec ce bain de foule constant, surtout quand la nuit commence à tomber. Nous on continue notre petite journée musical avec Fat Freddy’s Drop, le genre de set à 8 personne qui fait du ska et du reggae… mais avec un bon gros look de geek chic! A l’oreille c’est du reggae, donc pas fantastiquement énervé, un mot qu’on ne collera à rien de toute façon : de manière générale, le Métal à Rock En Seine c’est le samedi. Ploum ploum tralala, de retour devant la grande scène pour les Ting Tings. Ca doit vous dire quelque chose, leur premier album « We Started Nothing » était un franc succès il y a deux ans… là aussi une très grosse promesse d’énergie et de gros tubes. C’est une configuration à la White Stripes mais totalement inversée : fille qui chante et mec maboule batteur, couple ou pas, personne le sait. La fille fait franchement moins jeune que sur la pochette de l’album ou les clips de Shut Up And Let Me Go ou Great DJ… mais quand les premières notes de We Walk résonnent, on sait qu’on va passer un bon moment. Pas d’inédits, grossomodo tout l’album plus des extraits du prochain et que du bon gros son rock indé, très percussif, très rythmique (ça veut dire que dalle dans le contexte mais je me comprends) on tape dans nos mains avec VIGUEUR. Ces deux là sont assez calés en termes de refrains catchys et c’est avec joie qu’on peut refaire comme devant Wallis Bird et hurler des « Woooooooohohooo » ou des « Houuuuhaaaan » en rythme avec le batteur, folie. Sur scène, des gars font tourner des pancartes avec des mots random dessus, ça doit être un hommage au mouvement DADA. Bref le summum de la musique ultra efficace à l’anglaise et quel bonheur de reconnaître les grands tubes avec ces lignes de basse démente. On a même eu droit… à l’intro de Ghostbusters, mais pas au morceau entier… DOMMAGE! Des reprises, des reprises partout. Crowning moment of Funny : la fille qui lit son morceau de français sur un papier avec des vrais gros mots dedans, irrésistible.

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La nuit tombe, transition avec Roxy Music, les petits chouchous de m’sieur Huchon. Rock Viril à l’ancienne, très propre sur soi, un peu précieux mais rien à jeter : ça vire tendrement au psyché rock avec des morceaux qui avoisinent le quart d’heure, interminable solo de guitare à l’appui. Pour prendre un repère, c’est une formation de 71 et le revival est plus que sympa. Brian Ferry est un mec charismatique, il est un peu tard pour taper dans le glam rock (Hé oui, aujourd’hui, être glamour c’est s’habiller comme un camion, c’est être Ladygaga. DEPRIME) maaaaaais c’est une bonne leçon à nous, jeunes fougueux des années 90 élevès au punk californien et nourris aux grands classiques par Arte. Le rock en costard quoi, je dirais même plus – Roxy Music, ça ROXXE. Voilà voilà.

On perds pas notre temps car on se doute pas du monde présent à attendre Arcade Fire, un tout petit peu la tête d’affiche de la journée. Il est un peu moins de 22 heures, on y voit plus grand chose mais pour progresser dans la foule il faut marcher sur des gens et se trouver un endroit stratégique pour pas avoir un géant devant soi – c’est de toute façon inconcevable, cf lien murphyque du début – et c’est parti pour la troisième apparition des canadiens à Saint Cloud. Ready To Start direct, la foule sautille trois secondes après le début du concert. Arcade Fire c’est franchement bien hein, pas la peine de paraphraser, c’est trois albums très sérieux mais très aboutis – dont deux enregistrés dans une église – où une très grosse variété d’instruments viennent se mettre au service de compos belles à pleurer mais toujours aussi anxiogène – un peu l’adjectif qui colle au mieux les vidéos bouclées projetées en fond, seul gros élément scénique de la journée. C’est peut être ce qui manque le plus à Rock en Seine, on est super loin d’un Wayne Cole avec ses tonnes de ballons lâchés, ses mains géantes à la gondry et sa bulle King Size dont il se sert pour marcher sur le public. Rock en Seine eux, ont ajouté des chiottes…

Accordéon, harpe, banjo, tout y passe, l’ambiance est progressive à souhait (sans les pétards) mais ça y est, ça tombe enfin à grosses gouttes. La bonne grosse pluie contre laquelle tu ne peux pas grand chose, si ce n’est enfiler ton KWay ou sortir ton parapluie, on devait être les seuls du festival à avoir aucun des deux. Je me souviens du type qui, après que je mette l’emphase sur le fameux drapeau pirate de la grande scène et la récurrence bizarre des drapeaux bretons dans la foule – il m’avait dit « En Bretagne il pleut que sur les cons » – il avait tort.

Arcade Fire sous la pluie a quelque chose de très envoutant et de très… cosmique et inoubliable mais le vent est fort et la flotte va directement sur la scène, tout le septuor en prends pour son grade. Ca vous apprendra à souligner la dette mondiale de la France, NA. La francophone prends le micro pour nous dire que tout va pêter, que l’électrocution est proche et qu’ils doivent protéger le bouzin rapidement, même si ils veulent vraiment continuer à jouer pour nous, c’est sincère. Dix minutes se passent, des gens se barrent, tant pis – le truc sera raccourci et Rock en Seine se termine par un Wake Up à l’acoustique. Mémorable mais quand je vous disais que le festoche était maudit… d’autant plus dommage car les Crystal Castle ne jouent plus et j’aurais pas été contre un peu de chip music. Hé ouais les gars, des samples basés sur des sons 8-Bits, vous avez peut être entendu Alice Practice dan Skins, par exemple… mais une Gameboy dans la flotte, ça fait pas bon effet.

Une bonne journée, des bons souvenirs. La boutique est toujours aussi formidable, je suis reparti avec un petit sac en toile et le Portfolio Rock’Art. C’était une excellente idée de l’année dernière, faire illustrer les 45 groupes par autant d’illustrateurs différents (par exemple l’année dernière, l’affiche Oasis a été assurée par Maliki. Je dis ça…) ils ont donc renouvelé l’expérience et c’est toujours aussi bien (sauf quand un illustrateur à l’oeuvre très moche tombe sur un truc que vous aimez, cherchez les Ting Tings par exemple) objet indipensable pour les collectionneurs, cet art de l’affiche est une excellente initiative. M’en suis pris deux pour être prudent et ils ont pris l’eau, merci kharma! Bref des découvertes, je met l’emphase sur Beirut, indéniable découverte de cette édition. Tenez, je vous ai ramené un petit souvenir, on m’a gentiment tiré le portrait…

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 Update : Et donc l’autre pokernouille vient directement étayer mon propos avec sa robe en viande et en se déclarant « la personne laplus ouverte d’esprit du monde! »

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