Monthly Archives: juillet 2010

C’était un peu mon année préférée

Voilàààààà, c’est finiiiii, et je suis toujours vivant, ce qui ne serait pas le cas si j’avais un bon PC en état de marche (sérieusement, j’ai des potes qui se photographient en train de lécher leurs boîte de Starcraft 2. GENIE) 

Fin de saison 2009-2010, une année remplie de pavasses, de trucs en plus à gérer, de SERIOUS BUSINESS, de conventions faites au quatre coins de la capitale… c’était un peu le maximum probable là, ça va être étrangement difficile de faire la même chose un degré au dessus, pendant un an. Comme toujours, le blog est un peu en roue libre, sans trop savoir si il y aura un post suivant mais après tout ça va faire deux ans que je raisonne comme ça hein donc il devrait pas trop y avoir de problèmes. Ma rentrée et par extension mon année scolaire promet d’être chargée (et la suivante encore plus, etc etc pour les 3-4 ans à venir) y’aura donc un petit basculement de priorités ou de rythme, faudra faire un choix important quoi.

 En attendant, comme chaque année je prends mon petit « mois sabbatique » de blog et je me sauve en courant dans mon petit fief près de Perpignan pour glander, me reposer, faire la méduse sur le sable et réviser… vaste programme mais là encore je vous ai concocté en attendant le troisième acte de la Sagadaÿtaÿ, une série de mini-posts écrits à l’avance et publiés à rythme rapide, toujours axée sur les mèmes et runnings gags de l’année. Celle là a été un poil plus simple à écrire parce que cette année j’aurais utilisé pas mal de trucs à l’écrit et à l’oral sans jamais donner un début d’explication, ça servira donc à catalyser les quelques références qui auront été balancées un peu cash, de la même manière vous aurez toujours un point d’ancrage… au programme donc : le mystère des macros psychédéliques, les histoires nazies et soviétiques, on saura comment Troller en chantant et avec classe ou le sens caché derrière un bonnet de Noël, tout ça coincé entre des posts plus thématiques, en gardant de vue le coté crypo-lolant de ce que peut nous apporter le grand Internet. Sois béni, Internet § 

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 Là la question cruciale qui est sur les lèvres des milliards de lecteurs indonésiens du blog c’est « Mais omg que va-t-il se passer à la rentrée? Pas de certitudes profondes et irrévocables comme la décision de la tribu mais au moins j’ai quelques axes de travail. GRAND A, PETIT UN :

– Cefoutudesign. C’est bon, ça suffit, il faut changer maintenant hein, ça fait plusieurs ères japonaises que je promet de me pencher sur le sujet sans vraiment trop m’y intéresser de peur d’atomiser tout ce qui existe déjà. Voir si la plate forme propose d’autres machins corrects, quitte à sacrifier une des trois colonnes, je pense qu’après un deuil prolongé je pourrais m’y faire. Du coup il va falloir refaire … les liens! Ils ne correspondent plus vraiment à « l’esprit » du blog et ce à quoi j’aimerais vous faire partager. Au début je voulais aider des potes… mais ils postent plus! Si j’avais un minimum d’honnêteté j’enterrerais deux ou trois boutons là! Refaire les liens, en ajouter, peut être revoir le système de pages et faire une section « best-off »… des petites considérations techniques pas évidentes à concrétiser et qui pompent pas mal de temps, malgré tout. (Regardez, je vous fait les grand yeux) par contre une discussion récente m’a mis devant le fait accompli : remonter un beau forum PhPbb recommencer à devenir un fantasme qui se fait entendre de temps en temps. Rassurez vous, c’est quand même peu probable vu le peu de temps que j’aurais pour le gérer!

 Coté jeux vidéos, le méga jeu ouf sa maman de la rentrée sera Red Dead Redemption qui est probablement le truc le plus formidable jamais fait depuis Mario Galaxy 2. En octobre c’est Rock Band 3 qui sort et on va pouvoir commencer à raquer et corrompre car niveau accessoires, c’est un beau bordel! Une fois qu’on aura tous notre clavier en mains on va pouvoir faire la course, ça risque d’être sympathique. On verra si Appolo Justice Ace Attorney est vraiment si décevant et comme je serais probablement l’un des seuls ploucs à acheter Kinect et un jeu dédié, vous aurez probablement quelques retombées. Dans la série « Violence » croisée avec la famille « Perfect Dark m’a déçu » on reviendras sur les jeux de tirs à la première personne que j’ai jamais trouvé fameux… et en parallèle faudra éviter de s’acheter Diablo III et WoW Cataclysm car je viens de me rendre compte que les deux marchent sur Mac depuis toujours. Attention attention, terrain miné!

 Coté animation et japoniaiseries le super évènement tant attendu sera bien sûr la sortie de l’AMV Hell 5! Un gros format par an, le prochain est « classique » et son montage doit déjà être bien entamé. L’AMV Hell à problèmes à bien plus et pas mal de gens regrettent ne pas avoir fourni telle ou telle idée de peur qu’il n’y ai pas assez de vidéo (imparable) donc le grand méga fantasme serait de lancer une récolte d’AMV des lecteurs sur une longue durée pour faire un vrai truc, un début de film. C’est pas évident sans être inaccessible, disons que ça s’envisage.

En ce qui concerne les matages pur et durs, on va pouvoir parler de séries fraîches, légéres et exemptes de conséquences mortelles pour ses persos : Keroro Gunsou, Bakuman… par contre ce mois ci je me fais la deuxième saison d’Hinamizawa et mon instint idiot et masochiste me pousse à découvrir Gantz et à le regretter juste après, c’est assez fou. Ce sera l’année de la fin de FullMetal Alchemist, l’occasion de parler de cette série qui veillit malheureusement assez mal… puis bon ça c’est le coté programmé de la chose, après il y a toute les sorties récentes et futures qui peuvent valoir le coup d’oeil.

 Vidéos commentées ou pas? En attendant, le Velvet Video Burger défile et vous pouvez vous délecter d’une vingtaine de voix différentes mais en ce qui concerne mon petit débit posé il faut voir si la motivation est là. Des gens ont proposé des concepts intéressants de Roms hackées, j’essaierais de faire le tri et de voir si cela peut en valoir la peine. Le coté Let’s Play pur et simple de mes veilleries Megadrive a toujours été une grosse tentation mais ce serait un peu éculé! Aucun risque de bouleversement total à ce niveau là, on a largement fait le tour… et damn, ça fait un an que j’ai posté de top 10, c’est joie, c’est mâtin.

 Dans le poste? Circulez, y’a rien à voir… Secret Story c’est chiant comme les pierres, c’est une bénédiction et ça fait sauver plein de temps. J’ai râlé toute l’année sur le viol de Survivor par Russel Hantz et ben tenez vous bien : si on est sûr d’avoir une saison de pause au Nicaragua, avec un casting normal et des gens normaux ayant à peu près tous le même temps de parole, la vingt-deuxième diffusée en Février sera thématisée et… des rumeurs crédibles nous parviennent et elles sont effarantes, brr. Pas grand chose à signaler sur cette sphère là. Le véritable interêt sera les nouvelles séries – je vais enfin pouvoir blablater sur Breaking Bad (depuis le temps qu’Arte est sensée la diffuser tout les six mois) et je n’ai aucune idée de la qualité du retour de Futurama, il va falloir se penser sur la chose. Est-ce que 2010-2011 sera la saison où je met aux sitcoms? C’est maaaal barré! Et sans transition aucune j’espère être rentré à temps pour Rock En Seine parce que Queens Of The Stone Age, hein non mais ho, je rêve d’avoir mon 3’s & 7’s en live à moins que Josh Homme perpétue la tradition des têtes d’affiches qui posent un lapin mais les organisateurs sont des copains à lui, ils lui font confiance.

 Tout un programme qui ne sera probablement pas respecté mais c’est pas grave, ça fait quelques lignes à lire et on aura tous perdu un peu de temps au lieu de se soucier des problèmes d’autrui. Je vous souhaite un très agréable mois d’Aout et on se dit à bientôt. Peace!

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Mario Maso 2#12

Moi aussi je trouve qu’il a beaucoup trop de chiffres dans les derniers posts, ça fait matérialiste! Et c’est un état de fait qui est loin de s’arrêter! Bon, on enchaîne les post un peu plus importants puisque voilà le dernier épisode de cette putaindesaga qui démontre mon incroyable talent à manier Windows Movie Maker. Rien d’exceptionnel à signaler mais j’ai essayé de me débrouiller pour marquer le coup et nous sommes quatre devant le micro! Il y a lui (il est formidable) puis elle (elle est formidable puissance mille) et enfin lui (il est formidable mais il arrête pas de choper les tickets flatteurs aux activités thalistes) – une belle assemblée de pains d’épices!

 Dernier et ultime niveau né de l’esprit tordu de ce gros NEET nommé arbitrairement Sushi. Rien de bien compliqué, dernier boss best-off mais rien de bien difficile, le plus dur est fait. Certains pourront raler sur le coté un peu « ouvert » de la fin mais à ceux là je répondrais « Prout! »

Merci à tous d’avoir suivi ça jusqu’au bout.

Gentlemens, le niveau final où on comprends rien!

« Des femmes à péage »? je m’en remet toujours pas!

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300, Hell yeah

Nous y voilà pour le post anniversaire et symbolique. Comme promis, j’ai pris toute ma noobitude face aux logiciels de montage et je l’ai foutue très loin quelque part pour tenter de maîtriser un peu Premiere… et je trouve que ça rends pas si mal.

MAIS PASSONS DIRECTEMENT AU VIF DU SUJET, LES PETITS AMIS.

C’est un post à gros chiffre rond alors on va se faire plaisir. Vous connaissez probablement le concept des AMVs Hells, ces vidéos qui enchaînent à rythme méphistophélique des petites séquences, des petites pépites qui regroupent telle ou telle image sur tel ou tel son, l’objectif étant de créer un gag, une vanne, qui parle d’elle même ou qui nécessite une connaissance de l’oeuvre en question. Ca doit être au minimum joli à regarder grâce à la synchro entre les deux éléments… et ben je vous ai demandé, pendant 20 Jours, de m’envoyez vos AMVS, qu’on aie notre propre AMV Hell… à problèmes… Mini. Ca dure 8 minutes et ça passe très très vite. J’ai strictement TOUT mis, excepté quatre AMVs juste pas-saufs-pour-le-boulot. Bah, j’ai une base pour la future édition du /0 hein. Mais je vous laissez mater tout ça! Vous y trouverez l’indispensable Chocolate Rain! De la veille chanson française! De la vanne douteuse!

 Désolé de ne pas avoir mis les crédits à la fin de la vidéo, c’est à dire que je ne comptais VRAIMENT pas l’allonger plus que ça – les problèmes de compatibilité, les imports/exports des vidéos, tout ça, à été un cauchemar. Premiere qui ne marche jamais sur le bon truc, qui n’exporte pas les vidéos, qui n’exporte qu’en mov sur le mac… et qui n’accepte donc que les avis – du coup faut tout refaire sur Windows Movie Maker… un casse tête atroce qui s’est soldé par un upload d’une vingtaine d’heure pour presque deux Gigas de vidéos. C’est dire le condensé de QUALITE de cet AMV Hell!

 Alors, le programme, les références… avec à chaque fois, l’auteur de l’AMV, l’origine de l’image et l’origine du son.

Introduction à la manière du Projet A.W.E.S.O.M.E.

Concombre Masqué // Yu Gi Oh // The Flaming Lips – Fight Test

Kaeso // Soul Eater // Extrait des 2 Minutes du Peuple de François Pérusse

Melow // Une vidéo rigolote avec un hamster // Patrick Sébastien – Le Petit Bonhomme en Mousse

Amo // Highschool of the Dead // Jonathan Coulton – Re: Your Brains

Meles Badger // Baccano! // VRP – La Grande Traversée

Zoneur // Teaser Kirby’s Epic Yawn // Extrait d’un épisode de l’Angry Video Game Nerd

Panpan // K-On! // Alister – Qu’est-ce qu’on va faire de toi

Kaeso // One Piece // Alain Chabat, Gerard Darmon – La Carioca

Meles Badger // Trigun // Extrait d’un sketch d’Itsjustsomerandomguy

Concombre Masqué // Eden Of The East // Razorlight – America

Kaeso // Cat’s Eyes // Joe Cocker – You Can Leave Your Hat On

Nemotaku // Dragon Ball // George Brassens – Gare Au Gorille

Meles Badger // Baccano! // Songs To Wear Pants – Don’t Feel Bad

Concombre Masqué // Tengen Toppa Gurren Lagann // The Flaming Lips – What Is The Light?

Kaeso // FullMetal Alchemist // Extrait de Pulp Fiction

Zoneur // Spice & Wolf // Mylène Farmer – Libertine

Melow // Macross Frontier // Tay Zonday – Chocolate Rain

Amo // Umineko No Naku Koro Ni // Alterbridge – Metalingus

Kaeso // Megaman 64 // Extrait de Yu Gi Oh Abridged Series

Dax // Tengen Toppa Gurren Lagann // Extraits sonores de la saga Phoenix Wright

Concombre Masqué // Kuroshitsuji // Les Fatals Picards – L’amour à la Française

Pixel // Soul Eater // Michael Jackson – Billie Jean

Melow // Darker than BLACK Ryuusei no Gemini // Licence IV – Viens Boire Un P’tit Coup A La Maison

Nemotaku // Fumiko no Kokuhaku // Jean Jacques Goldman – Envole Moi

Kaeso // Death Note // Falcon Punch §

Meles Badger // Baccano! // Les Fatals Picards – Raoul et Rosita

Concombre Masqué // Tokyo Magnitude 8.0 // Alain Souchon – Putain ça Penche

Pso // Hellsing // Générique de 30 Millions d’amis

Melow // Princesse Mononoke // Pub pour les produits laitiers

Nemotaku // HighSchool Of The Dead // Red Is Dead

MegamanXVII // Vandread // Ricky Martin // Livin’ La Vida Loca

Meles Badger // Higurashi No Naku Koro Ni // Extrait de Red Dwarf

 Merci infiniment à tous, vous avez réussi à pondre plein de vidéos de qualité, un équilibre naturel entre la nature des images et des sons s’est créé tout seul, on a même plusieurs vannes de jeux vidéos et le tout fait pas mal ressortir l’esprit du blog. Bref vous avez tous fait un très bon boulot! Même ceux qui m’ont envoyé des vidéos avec des sous titres!

 Félicitations à l’AMV Gagnant et à son propriétaire. Le niveau est pas mal mais celui là, particulièrement, est super drôle de base, vachement bien monté et utilise deux supports que j’aime beaucoup personellement. A toi heureux créateur, je ne peux past t’offrir grande chose mais pour te remercier tu gagnes ton slot pour le prochain sondage du Velvet Video Burger. Hé oui, si tu est tiré au sort en plus, tu pourras soumettre deux propositions… je te laisse réfléchir. (Et pour l’anecdote, le Viens Boire… à longtemps été premier dans mon coeur mais il s’est fait détrôner la face)

 J’oubliais : merci beaucoup à Youe qui m’a aiguillé sur la manipulation de Premiere. Décidemment, je lui en dois beaucoup…

Bon visionnage et on se retrouve dans pas longtemps pour en finir avec Kaizo Mario!

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Joyeuseries musicales ♬ Été 10

Ca passe vite… et de toute façon tout les posts sont sur un gros rail bien visible jusqu’en Septembre. C’est l’été, période extrêmement propice en écoutes et découvertes diverses car au delà de ce bon temps, de cette bonne humeur latente et de cet agréable climat de terrasse en début de soirée, c’est la période des festivals et des diffusions de concerts légendaires sur les bonnes chaînes. Moi je vais pas vraiment donner l’exemple car si on pourrait donner une définition précise du bon goût, il est probable que ce soit cette série douze morceaux parmi les quatre qui rentreraient le moins dans cette définition. Vous y trouverez pas beaucoup d’éclectisme, pas grand chose de nouveau ou des trucs que le bon sens voudrait qu’on laisse enterré! Deuxième petit problème, la qualité pas toujours top des extraits mais on verra ça au cas par cas. Si j’arrive toujours à blogger l’année prochaine, je pense que je ne ferais ce genre de post plus que 3 fois par an, ça augmenteras significativement la qualité globale et la diversité des extraits.

 Alors c’était quoi mes petits morceaux héroïques de cette fin de saison?

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 ABBA – Dancing Queen

   Et paf! HOO HOO HOO direct je prends perpétuité pour amour affiché du disco. Attention, c’est un peu fort… ce qui redevient un peu cohérent puisque cette chanson est à HURLER §§ en pleine écoute. Je saurais plus trop expliquer comment je me suis mis à écouter ce petit bijou culte en boucle? Peut être un petit kiff spontané là où tout les bons paramètres sont présents : utilisation bien franche de la voix et des harmonies (j’aime bien le fait que le seul mec fasse très discrètement la ligne la plus haut perchée), une origine nordique et plus particulièrement ce refrain de folie qui concrétise la joie de viiiiiivre et ce son de clavier que j’adorerais reproduire. Le fait que ce soit sur ce dernier refrain uniquement qu’apparaisse une ligne de piano qui vient faire exactement la même chose c’est un peu la cerise strass sur le gâteau à paillettes, le petit détail qui magnifie un morceau très dansant. Vous connaissez la recette disco? Un bon gros coup de charley ouvert sur chaque contre-temps et hop, vous bougez des popotins et gagnez l’Eurovision. J’arrive un peu à la bourre après tout le revival du groupe de ces trois dernières années mais à part ce morceau et deux/trois autres, je me suis jamais senti très concerné par le quatuor, juste le temps de s’égosiller un peu sur le Singstar dédié. En attendant, j’écoute ce refrain à m’en faire péter les oreilles. Sköll!

 Philip Glass Ensemble – Brazil

 Alors j’ai même pas réussi à trouver le morceau original du coup vous vous tapez un rip-off d’un gameplay de Chime, jeu vidéo musical qui, surprise surprise, utilise cette piste. Brazil est un défi lancé à l’internet et à la culture légale : c’est la stricte première fois que je n’arrive pas à me procurer un morceau. Je dis ça à tout les niveaux : j’ai d’abord voulu faire comme toujours et contrer Hadopi mais aucun site de partage n’est assez précis pour Philip Glass. Les sites de torrents ne connaissent pas l’album Orion non plus. Ce n’aurait pas été trop difficile de la télécharger légalement mais… la piste ne se prends qu’avec tout l’album, même problème sur toutes les plates-formes et ça fait cher le morceau à 30 Euros! D’autre part ce morceau à un petit coté unique que vous connaissez si vous êtes un habitué du minimaliste New-Yorkais et de cet album en particulier, qui tente de capter plusieurs « ambiances » géographiques selon le même schéma. Là le morceau dure dix minutes et « progresse » au fil du temps et des samples qui viennent s’ajouter au pot de base. Au tout départ, un petit bruit de xylophone mis en boucle et le machin vient s’harmoniser au fur et à mesure… C’est très sympa et ça vient au delà de la musique d’ascenseur type, la métaphore n’a même pas lieu d’être d’ailleurs, c’est juste une forme très rare et très nébuleuse de musique. A part Jean Michel Jarre, vous saurez citer des artistes similaires?

 Rush – Red Barchetta

 WATCHA SAY ABOUT HIS COMPANYYYYYY. Y’a des trucs qu’on peut confondre parfois, comme Tool et Jethro Tull, L5 et L7, le sexe du chanteur de Rush qui a une voix très haut perchée… d’ailleurs ce groupe Canadien est extrêmement peu connu en Europe et en France. Pourquoi? La réponse est probablement dans la question… on les connait surtout pour leur métal et les petites pépés qui pondent un album vaguement pop/punk de temps en temps. Alors le rock progressif des années 80, tout le monde regardaient un peu plus au sud avec Yes et consorts qui, paradoxalement, essuyaient leurs périodes les plus « gélatineuses »… m’enfin! Après avoir découvert Rush plus ou moins par hasard je me suis lancé dans l’écoute de Moving Pictures et on peut dire que l’identité sonore du groupe est bien marquée. Ce que j’aime chez Rush c’est les formules rythmiques dangereuses (amis du binaire-ternaire, YYZ est un petit cauchemar dans le genre) les paroles qu’on croirait sorties d’un poème anglais (Le chant de Tom Sawyer est génial. Dis le contraire et meurt instantanément) mais si on revient à notre bagnole rouge, on découvre la face un poil maniérée du groupe avec des petits coups de clavier sur les accents, le petit son rythmique bien delayé… et un riff à la Police. Qui a eu de l’influence sur qui? Je sais pas… de la même manière, j’ai aucune idée de ce que veut dire la « Programmation » en tant que genre musical. La propension de Rush à pondre des pistes très TRES longues (Camera Eye je te vois) ne fait pas d’eux un groupe à musiques de fond, bien au contraire! C’est un excellent avatar d’un pan de culture malheureusement très méconnu…

 Arctic Monkeys – Brianstorm

Dans la famille des « libidineux anglais » je demande le vieux single qui date de trois ans! Dommage que l’extrait soit subitement passé en qualité roumaine parce qu’il y a pleins de trucs à entendre sur ce morceau un peu court et calibré mais néanmoins très très technique et énervé… tout le monde y met du sien, les cordes font du tremolo picking (imaginez que vous devez sortir le plus de notes possible en une seconde, comme dans Mario Party) et j’adore cette partie de batterie super excitée, comme si tout le monde avait le rencard du siècle en sortant du studio. C’est peut être tout simplement ça parce que ce morceau arrive bien à traduire… l’envie. Libidineux quoi, comme je disais tout à l’heure. Là j’aime bien ce petit break très tribal où le batteur fait volontairement des bruits de toms un peu … naïfs qui se marient bien à la voix très moderne d’Alex Turner – le même gus qui avait simplement demandé sa gratte à Noël et qui se voyait offrir les rails de poudreuse et les filles de joie une demi-décennie plus tard. Les AM font partie de cette scène très imposée aujourd’hui qu’on ne pourra définir qu’avec beaucoup de recul – une vraie Nouvelle Vague, plus littéralement? C’est un phénomène très local, vu du pays d’à coté ça ressemble à un groupe comme un autre sur une énorme plaque tournante où chacun connaît son heure de gloire avec tel titre, avant de pondre un album à la couverture monochrome avant de laisser sa place au prochain. Bah m’est avis que c’est plutôt proche de la réalité.

 The Beatles – Something

Beatles beatles beatles beatles. Je risque de tomber dans le redondance mais c’est un mal quasi-nécessaire pour exposer l’immense disco du groupe. Si la dernière fois j’avais sorti la carte de la chanson pop à peine sortie des poncifs amoureux là on est plus dans le domaine expérimental et c’est Georges Harisson à la barre, pour sa chanson que je préfère (le choix est pas méga large non plus, malheureusement) on est à la toute fin du groupe, Abbey Road est le dernier album enregistré au studio eponyme et le quatuor va bientôt officialiser leur séparation. C’est dommage car même si ils considèrent faire du moins bon matos depuis l’album blanc, le pont de Something fait partie pour moi de ces petits trucs simples et géniaux à la fois qui font preuve d’une vraie cohérence, d’un véritable esprit de groupe. Des moments épiques comme ça on pourrait plein dans tout les autres albums (j’ai un petit faible pour Let It Be mais passons) et cette disco ce termine avec un style bien loin du Rockabilly romantique des débuts. Le morceau en lui même est assez simple : tempo très lent, petit progression sur basse où on retrouve de temps en temps ce très joli riff de clavier… et paf pont. J’aurais aimé le réentendre en refrain une ou deux autres fois dans le morceau mais cet aspect unique lui donne beaucoup plus de la valeur… je suis pas fan de « When my Guitar… » donc pour moi ces trentes secondes c’est un peu LE moment de groupe de Georges Harisson. Après il a fait sa carrière solo en développant tout ses gimmicks : guitare et beaucoup de slide pour des morceaux langoureux au possible. De retour dans les Beatles, je trouve incroyable qu’on puisse, dans un même morceau, identifier clairement le créateur et tout de même l’associer au même nom de groupe… et cette contrebasse ‘utain. Ahlala je deviens guimauve.

Mens Without Hats – Safety Dance

 Ah bah voilà, trois paragraphes plus haut je parlais de Canada, de New-Wave et d’années 80 et on retombe en plein dedans. Bien sûr le propos n’est pas le même, le groupe se définissant Punk (????) mais là bien sûr on est en présence du bon gros cliché de la décennie avec son riff bien technoïde. C’est bien entendu un méga hit que vous connaissez probablement mais l’impact local n’est toujours pas le même… aux Etats Unis, Safety Dance est pratiquement une private joke. C’est une perche lancée dans pas mal de séries encore aujourd’hui, dans Scrubs, Futurama… une vanne à deux doigts du domaine public. Comment expliquer un tel engouement? Je sais pas. Aporie. D’accord, c’est très accrocheur, assez rapide, assez rythmé, sans temps mort, une structure assez classique sans être pour autant vraiment habituelle, le chanteur est à deux doigts du simple dialogue, le clip est un peu bizarre avec son trip moyen âgeux… il marche encore et c’est juste inexplicable. On a envie de bouger ses doigts en rythme et de marquer les « DUN DUN DUNDUNDUN » du coup le groupe est victime d’un syndrome terrible pour l’ego : vingt ans plus tard, on ne retenais toujours que ça d’eux. DUR. DUR DUR DUR DUR YOU CAN DANCE.

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 Green Day – F.O.D.

 Bon là y’a énormément de trucs à dire, j’aurais pu consacrer tout un post à Green Day et c’était probablement l’occasion de pondre un billet un peu différent mais qu’importe! L’achat de Green Day Rock Band a été un grand bonheur personnel, je faisais aveuglément confiance à Harmonix en ayant deux trois préjugés sur le groupe et paf paf maintenant je me suis enfilé toute leur disco. Rien que Dookie vaut son pesant de Chipsters : Longview et la motivation de Billie Joe qui s’en va loin, très loin, je surkiffe Welcome To Paradise, She, Basket Case… tout ces trucs là fonctionnent sur le même schéma hein – rythme punk, que des powerchords, relance en double-croches toutes les quinze secondes… mais putain qu’est ce que ça peut marcher et pas besoin d’être un ado boutonneux pour apprécier ça. En l’occurrence F.O.D. conclut l’album et se termine de façon très douce, faut presque monter le son après une demi heure de pogo. Deux minutes de tourneries acoustiques où le chant se pose et … bim bam paf, un dernier verre pour la route et c’est fantastiquement badass. J’aime beaucoup la voix de Billie Joe, pas franchements simple à imiter et là aussi y’a un vrai travail d’harmonie très appréciable, très mélodique, même si l’utilisation des mêmes modes fait se ressembler certaines chansons (à comparer avec She, que j’aime beaucoup) mais bon aller envoyer quelqu’un se faire mettre en chanson c’est toujours quelque chose qu’on rêve de faire. Ahlala mon p’tit BJ, on est deux à avoir mal au bide! C’était le premier succès emblématique du groupe qui est retombé dans l’anonymat total (Nirod, Insomniac, Warning… tout super mais osef général inexplicable)

Après je pourrais parler de la suite du groupe et d’American Idiot qui est rien de moins qu’un opéra rock mais vous en souciez pas, j’y reviendrais. C’est pas un groupe qui brosse beaucoup de style mais il vaut cinq fois plus l’image vaguement musique industrielle pour ado qu’on leur collait quand American Idiot et ses 50 singles cartonnaient chez nous.

Prodigy – Stand Up

 Aïe aïe aïe, syndrome « 5 minutes avant la hype et le dégoût » comme toujours. Prodigy est surtout un groupe qu’on entends dans les jeux de bagnole futuristes à la WipeOut ou dans certains films ricains où on a tous entendu les classiques. J’avais écouté Invaders Must Die d’une oreille pas attentive du tout, en fond sonore en papotant sur MSN et le morceau introductif ne m’avais pas plus marqué que ça. Comme pas mal de gens je suis allé voir Kick Ass, et comme pas mal de gens j’ai trouvé ce morceau, utilisé en gimmick, très…
vous voyez ce que je veux dire! Avec les basses à fond, le système Dolby Koin Koin du cinéma et tout, ça avait l’air fantastique. Je me souviens même pas l’avoir reconnu… ce morceau semble tout de suite fantastique à n’importe quelle oreille et pourtant il est un peu flemmard! C’est tout simple, ils ont trouvé LE son de trompette, 5 notes de penta hop hop hop, on fait tourner en boucle en mettant un vague effet sonore d’écho pour donner de l’importance et du premier degré au truc et ça reste en tête pour les quatre prochains mois à venir. Bon je suis pas fan des bruitages divers dans ce genre de contexte et c’est pour ça que je trouve les ponts pas fantastiques mais j’aime bien ce petit enrichissement très enfantin, on dirait un bruit de CANARD.

La suite est historique, un gus à TF1 est aussi allé voir Kick Ass, il a regardé sur Imdb voir ce que c’était, c’est devenu « la chanson de la coupe du monde » et franchement est ce qu’on a envie d’écouter en boucle un truc qui passe sur cette chaîne, comme si elle voulait imposer le prochain tube de l’été, concept de toutes façons désuet depuis cinq ans? Ben non, plus vraiment… mais y’a toujours le reste de l’album et du groupe.

Freezepop – Science Genius Girl

POLEMIQUE! Je ne suis toujours pas très fan de Freezepop. Dans l’absolu je leur reproche des morceaux très vides, très peu mélodiques (Parlez Vous Freezepop quoi, sérieux) et j’ai jamais été fan de la voix de la chanteuse. Mes premiers contacts avec eux c’était des morceaux qui faisaient « je veux entrer dans ta têêêête » et Brainpower et autres Get Ready To Rokk m’ont jamais beaucoup fait lever le drapeau. En revaaaaanche je trouve que le travail de remix d’Harmonix sur les morceaux implantés dans Rock Band/Guitar Hero améliore
franchement les morceaux en question. Du coup Science Genius Girl en devient deux fois plus sympa. La chanson « scientifique », késsadire? Un raisonnement à la limite de l’autisme, très « vue de l’esprit » géométrique. Comme tout est synthétique dans le groupe la ligne de batterie n’obéit à aucune convention du genre et ça donne un truc complétement barré qui n’a rien à voir avec la techno d’aujourd’hui, c’est vraiment très sympa. D’autre part, je l’avoue : je suis TRES fan des Keytars qui donnent ce genre de bruit. Alors oui là c’est l’exemple parfait d’un groupe qui a totalement trouvé son identité sonore, son son, ses raisonnements… mais je pense qu’il manque encore un petit truc pour qu’ils soient vraiment badass, là ils font encore vraiment semblant en y arrivant à moitié. Bon ok j’adore ce morceau mais je le repête, ce n’est qu’un remix qui améliore grandement l’idée de base et c’est aussi pas mal dû à la pratique et à la maîtrise de ceci. Ouais ok les paroles sont rigolotes, c’est plutot inventif et ça offre plein de nouvelles perspectives en tant que couleurs technoïdes. En tant que batteur débutant c’est vraiment un aspect musical que j’aimerais dévellopper… pis chanter des constantes chimiques c’est un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre.

 Buttholes Surfers – Sweat Loaf

« Tu vois mon fils, c’est plus simple de regretter un truc que tu as fait, par rapport à un truc que tu n’aurais pas fait. Tiens d’ailleurs, si tu vois ta mère ce week end, tu lui diras… Satan, Satan, SATAN. » Cette habitude de commencer leurs morceaux par des dialogues cartoonesques très décalés est un peu inexplicable mais hé, je suppose que c’est tout là l’esprit d’un réflexe musical. J’adore ce morceau car son intro est tellement putassière niveau mensonge dans le propos! C’est gentil, c’est doux… on se laisse bercer par le violoning… et ça commence enfin, comme une grosse chute dans un ravin où on se cognerait les genoux contre des pics acérés en plein milieu. Le mec qui lance l’AMV Hell /0 va découvrir cette oeuvre sur ce morceau et effectivement, il s’apprête à découvrir le véritable sens du mot « regret. » C’est un morceau qui a probablement très inspiré Gorillaz puisque le point commun d’échanger sans aucune transition des parties « angéliques » avec d’autres « infernales » est très criant sur ce coup. De la guitare gentille, on se repose le temps de se remettre du « refrain » et c’est déjà reparti pour des joyeux cris mis en musique. Bienvenue dans le royaume joyeux… du Noise Rock! On du bruit, n’importe lequel, on essaie d’en découvrir de nouveaux et on harmonise tout ça dans la limite du possible – tout ça derrière un ton très déluré, ça à tout pour plaire, clairement. Pour l’anecdote, j’hésitait entre ça et faire tout un topo sur les Red Hot et Blood Sugar Sex Magic avec They’re Red Hot en extrait mais là aussi ce serait un peu redondant et mensonger envers Robert Johnson. Mais puisqu’on parle des gens nés au début de siècle…

 Joe Cocker – With A Little Help From My Friend

 Je crois que c’est Zep qui avait fait la vanne et souligné le paradoxe : pleins de belles nanas qui chantent, appuyées par un beau jeu de lumière et au milieu un vieux crouton bien moins agréable à l’oeil. A la radio, par contre… mon père m’avait sorti « Ha Joe Cocker, le mec qui fait que des reprises mais qui surpassent toujours les originaux » ben je dois avouer que oui, finalement oui. Cette reprise c’est LA reprise, comprise dans son album orginial qui remonte à 69. Réfléchissez-y : si CA c’est les débuts, imaginez le niveau de qualitaÿ par la suite! Même si l’époque indépendamment à un certain charme et même si j’aime bien le morceau original (qui n’a guère que les paroles en commun) je suis très friand de cet aspect crooner blanc si difficile à retranscrire aujourd’hui (insérer içi une image d’Eric Zemmour) Un mec qui s’égosille parfaitement, dans les règles du groove et tout le toutim et deux nanas qui chantent derrière. C’est une configuration si scénique, si inhérente à l’époque… et c’est le genre de truc qu’on écoutera jamais le reste de l’année. C’est pourquoi je bénis notre bande FM pour ce qu’elle nous offre de meilleur, amen.

The Brothers Johnson – Strawberry Letter 23

 Pour une fois ce n’est pas vraiment une découverte récente mais là aussi c’est vraiment le témoin d’une période de l’année, d’une ambiance et d’un état d’esprit bien spécial. Je me ressort ce morceau à chaque mois de Juillet et je m’y replonge avec délice… bien sûr c’est une reprise de Shuggie Otis mais tout le monde connaît cette version parce qu’il me semble être utilisé dans la BO de Pulp Fiction? Bon moi je l’ai connu avec Six Feet Under, morceau et solo assez inoubliable puisque c’est la bande son de la ce qui est peut être la scène la plus difficile à accepter de la série, ceux qui comprendront ce que je veux dire ressentiront ce petit pincement au coeur lié a ce très gros ascenseur émotionnel. L’esprit d’ascenseur c’est un peu ce qui caractérise le morceau : au début et à la fin c’est un petit truc soul comme beaucoup d’autres et soudainement, ce solo. Le même plan, décalé au fur et à mesure mais toujours la même chose, quatre fois par mesures, quinze mesures. Pendant que la guitare fait son travail d’hypnotisation totale, derrière ça travaille à créer une ambiance, une progression, ça devient de plus en plus épique, ça retombe doucement avec ce petit écho angélique… ouaip, rien de plus paradisiaque que ce solo que je trouve génialement apaisant. On peut s’amuser à l’écouter en accéléré, au ralenti, l’impact est le même, il est toujours aussi EFFICACE.

 Hardi les gars, vous avez plus qu’une jounée pour m’envoyer vos AMVs! Sachez que la vidéo sera postée le 24 au soir donc vous avez toujours jusqu’à cette date au pire mais je ne pourrais pas insérer ça si l’envoie est vraiment trop tardif. A bon entendeur…

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Oh la la

Bienvenue dans notre nouvel épisode de « Vulgarité sortie de nulle part »!

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Mais avant toute chose, lisons le courrier des lecteurs! Joey du New Hampshire me demande : « Hey Concombre, tu as déjà lu du yaoi? »

Hé bien c’est une excellente question! Faut dire qu’avec le loot de la Japan et les divers achats récents que j’ai pu faire là et là, je me retrouve sous une tonne de mangas à lire alors que je devrais plutôt éplucher mes manuels de Grec, de grammaire, de stylistique et me taper la biblio de Perec et Robert Burns pour Septembre. Comme à peu près n’importe quoi sur internet j’ai un sens très peu poussé des priorités et j’ai plus tendance à dévorer ces petits carrés de bonheur avant toute chose! Bon dans toute cette montagne y’a bien trois tomes de Yaoi, offerts gracieusement par l’association Epitanime en vue d’un futur jeu, pour faire un futur lot quoi. Au final c’est moi qui les ai et ils prennent la poussière depuis deux mois, enfermés dans un sac plastique en cohabitation forcée avec des chapeaux à la con… lire ces trois tomes n’était pas une action très très bien placée dans monéchelle globale de priorité mais maintenant que j’ai mon petit mois de glande/sorties/révisions, je peux tout me permettre! C’est Lundi, c’est débauche! Puis plein de petits signes mystiques  m’encourageaientà aller dans ce genre nébuleux : un article récent de Télérama… qui vaut ce qui vaut, vu que le même magazine arrive à aligner trois pages plus tard que le Playstation Move est révolutionnaire. Un article dont je me souviens pas grand chose, si ce n’est la citation du fameux « Jeu du Chat et de la Souris » qui à l’air d’être unanimement reconnu comme étant le haut du panier Yaoi. Bon moi j’y connais pas grand chose mais pas moins que tout le monde, je saurais pas trop faire la différence entre « Yaoi » et « Boy’s Love » et je pourrais dire, à tout hasard et sans aucune recherche, que le deuxième contient pas de scène olé olé, que des regards langoureux appuyés par définition. Par contre je me souviens que le « seme » est le caractère dominant dans une relation, à l’inverse de l’uke qui en devient fatalement le romantique éperdu et un poil plus soumis dans la relation type. A partir de là j’ai une vague idée des implications littéraires que ça peut occasionner puisqu’en prépa j’avais du pondre tout un dossier sur Achille et ses hommes… de combat. Bref tout le rapport entre éraste et éromène qui n’est pas si différent, un joli exposé qu’on m’avait attribué avec un ton très « Hooooo toi l’hélléniste, tu vas nous faire un peu de fanservice » ah la la toute une époque.

Bref ajoutez à cela des examens au service urologie qui impliquent souvent ma prostate et… des doigts (mais attention hein, sorti de son contexte, les gens ne doivent pas forcément savoir ça pourrait être bizarrement perçu) et c’est avec un petit mal de fesses latent mais bien existant que je me sens prêt pour la grande aventure. A l’heure où tout le monde se dévergonde avec Katawa Shoujo, allons nous nous débarasser des clichés inhérents au yaoi avec trois mangas tombés du camion? Rien n’est moins sûr!


Saisissons nous mollement du premier. Il s’appelle Love Mode, a été écrit par Yuki Shimizu, arbore une couverture rose pâle (comme la nuance châtain des violoneux – si vous n’avez pas pigé ce n’est pas dramatique) – est édité chez Taifu comics et coûte la modique somme de 8 Euros 95, wow. Même les mangas à 11 Dollars des boutiques New-Yorkaises coûtaient moins… et, comme un signe de mauvais augure, on trouve une page de pub à Otaku Inside à la fin du volume, OI qui, je le rappelle, est un site très très… moyen, comme un onze sur vingt. Assez papoté, lançons nous dans l’action. Le plot? « Izumi, lycée, a accepté de rencontrer une « beauté plus agée » rendez vous organisé dans un parc public par un ami – Parc public? Syndrome Georges Michaels? Muhu – le jeune homme se retrouve embarqué dans une relation inattendue blah blah… » ok Bill. C’est toujours bizarre d’ailleurs les histoires qui ne se posent pas, qui délèguent ce rôle à la quatrième de couverture… m’enfin bref. La couverture me fait un peu peur : elle présente ce qui devraient être les deux personnages principaux et ils ont des têtes formidablement triangulaires. On leur peindrait un point d’exclamation sur la tronche qu’on ralentirait par peur de radar… bref des formes très élancées, très maniérées comme dans les meilleurs poncifs du genre. Deux autres petits détails : le fameux sigle « Yaoi » rigolo avec son symbole masculin et … un chiffre 1 sur la couverture. C’est donc pas un one-shot et aucune des trois n’en est un, d’ailleurs. Il existe autant de séries qui construisent tout un univers autour… d’une relation? Sur plusieurs tomes? C’est le moment de vérifier!

Effectivement donc, un type se voit attribuer un rencard et ô surprise des divinités de l’inattendu, c’est un mâle qui déboule. Ce dernier est manifestement grand et bien sapé, une espère de figure richissime, limite maquereau. Bon… évidemment notre héros rechigne trois bonnes secondes à cette journée de rencard toute trouvée. Nos deux persos à tête géométriques batifolent joyeusement, vont au restau chic (Conehead 1 : « Ce restau est chic. Il doit y avoir un message derrière tout ça.) On passe au bar, nous sommes bien à la quinzième page et … BAM BAM

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 Première scène de fesses. C’est … rapide! Merci! La situation est tellement sortie de nulle part quand Izumi se fait faire une gâterieet pense, les jambes écartées, « Mais pourquoi je suis nu? » en faisant une tête qui n’a pas de prix mais que je pourrais pas scanner, pour préserver les têtes blondes qui viendraient ici pour les images. Et donc le voilà qui sort des petits « lâche-moââââ » pendant que l’autre lui fait faire les trucs classiques du genre. Mais c’est génial cette posture! « Ca alors! Comment je me suis retrouvé là! Mes vêtements ont glissés, j’a glissé dans un lit et paf, mauvais concours de circonstances. Bon c’est plutot mignon mais voilà, le lendemain matin, Conehead 2 laisse de l’argent sur la table de nuit et dit qu’il voudrais louer ses services plus tard. DUN DUN DUN, Plot Twist, il s’était trompé de rencard, hilarité générale dans l’assistance. Bon visiblement le degré rationnel n’est plus de mise et on passe à peine la page de « présentation ». Bon la suite est scénaristiquement un peu voilà, c’est surtout une accumulations de détails rigolos. Genre le copain qui a organisé le rencard de base et ses vidéos scatos aux noms improbables ou les personnages qui doutent de leur sexualité et qui vont donc dans des cinémas… spécialisés où ils vont vomir dans les toilettes pour se faire violer à moitié. Breeeef le héros « devient gay » de son propre aveu ce qui donnera un câlin réparateur etc etc. Le pire c’est qu’après chaque, systématiquement CHAQUE scène un peu osée y’a usage du syndrome Ingrid Chauvin – le héros se réveille en panique pour piger deux secondes plus tard… que ce n’était pas un rêve. Je doute pas des vertues minimales et scénaristiques de ce manga mais le dessin me fait vraiment trop peur, j’ai l’impression que les persos vont m’éborgner avec leurs mentons.

Bon hop hop deuxième exemple, c’est chiant tout ça. Même collection, même logo, la deuxième série s’appelle Rien n’est impossible! joli petit point d’exclamation inclus. Je pourrais citer tiner Arena mais ça fait plus de quatre ans que j’ai fait la vanne pour la première fois sur ce blog donc ça risque de tomber à plat… mais la couverture est déjà un peu plus engageante. Là aussi on ne voit que les deux protagonistes qui vont constituer notre prochain couple à problèmes : mâle numéro 1 en costard cravate et mâle numéro 2 en polo jaune, pose à la Ranka Lee. Enfin… mâle numéro 2 ne fait pas très mâle par nature et cultive un look très androgyne. C’est bizarre parce que dès la couverture on peut deviner l’intrigue de couple et donc l’intrigue tout court. Mâle 2 tombe amoureux de mâle 1 efféminé, mâle 1 ne pige pas vraiment ce qu’il se passe et à partir de là tout se complique à l’extrême et s’étire sur des années et des géométrismes (paf) amoureux jusqu’à ce que mâle 1 soit satisfait de sa situation. Souvenez vous, Rien n’est impossible!


En ouvrant le volume on confirme que c’est plus ou moins ce qu’il se passe. Il n’empêche qu’à l’inverse du premier truc dont j’ai déjà oublié le nom, le dessin est un poil plus plaisant. Il fait à peine japonais, limite ricain de comic récent avec des tronches un peu aléatoire, comme pour Shinshan par exemple, le ton n’est pas si différent. Dans un premier univers, on avait une relation assez ridicule car complètement surréaliste avec le comportement de ses personnages. Là… c’est toujours un peu cliché mais beaucoup plus second degré. En parcourant vaguement ce manga j’avais parfois l’impression de me retrouver dans une série comique Kana à la Keroro, qui fonctionnerait sur des petites situations rigolotes et des ressorts comiques très datés dans le manga mais toujours efficaces. En gros, deux potes sortent, l’un des deux dégueule (oui) sur un inconnu, coup de foudre entre le mec souillé et le troisième. Ce dernier devient raide dingue mais bien sûr l’objet de ses désirs devient immédiatement inaccessible… le temps d’un chapitre, puis il revient étudier et magiiiiie, les deux peuvent cohabiter. A partir de là c’est quiproquos, soliloques, badinages, didascalies et tout le bazar comique sorti du XVIIè. Je ne pense pas que le rapport soit formel mais le fait que ce manga soit fait par un homme change peut être certaines choses. Un style un peu plus frais, plus léger… une certaine distance, le point de vue se permet même parfois d’être intérieur (développement des persos! Tatsiiiin!) et et et et pas de sexe! Du moe, des regards langoureux mais pas de chaude action homo. Si on reprends ma définition totalement gratuite de tout à l’heure, on est plutôt dans le Boy’s Love, du coup. Ca se tourne autour, ça batifole dans la luzerne… mais aucune finalité dans tout ça. A la fin du premier manga, le scénario n’avance pas – et on peut potentiellement étirer ce schéma sur soixantes tomes, soit quinze ans supplémentaires de Détective Conan. N’empêche, c’est un peu plus rassurant. Next!


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Olivier va vous injecter sa résine spéciale!

Troisième univers, troisième titre, allons nous pousser la gradation qualitative jusqu’au bout? Là aussi, petites fleurs à la Ouran High School, étoiles dans les yeux… et on passe du rose pale au bleu ciel. Bon signe moi j’dis, surtout couplé avec un titre aussi RUPIN que « Tendre Voyou« . Tendre Voyou quoi, ça me fait sourire, sans connotation vraiment négative, c’est juste un poil trop absurde, comme le Pervers du Train du stand Sextasie de la Japan 09, ça m’avait marqué cette histoire. Un des deux mecs mordille tendrement une copie marquée d’un zéro pointé, c’est dire si le propos « voyou » est illustré… On retourne le manga et … on voit des bouts de torse!
How how how! De la tendresse! De la passion! CA je peux trouver ça regardable, quelque soit la configuration si c’est un minimum bien amené. Troisième style graphique, après les aliens et les mecs dessinés de travers, on sort la carte bishonen! Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il est exclusivement masculin. En substance, l’histoire monte d’un degré dans le petit fantasme de l’interdit et du danger puisqu’au delà de la relation homo, c’est une relation qui comporte un pseudo voyou en tant que mâle 2, ce qui effraie mâle 1. Cette fois, on a notre seme/uke sans aucun piège mais le rapport de force est toujours aussi déséquilibré, carrément déséquilibré puisque M1 à dix ans de plus que M2 et M2 vouvoie M1. C’est pourtant M1 qui est dingue de M2… Ce troisième volume monte le niveau d’un cran, que ce soit dans la narration, le découpage, le dessin… tout est un peu plus sérieux et mieux géré. On ouvrirait ce tome au hasard sans voir la couverture, on pourrait penser découvrir une nouvelle Clamperie! Cette fois on revient à la scène de sexe mais à l’instar de Love truc (j’ai retenu le titre mais je fais semblant de poser une distanciation, notez) elle a le charme d’attendre la toute fin du manga, comme une petite récompense pour la lectrice-type qui gazouillerait de bonheur en attendant ce moment fatidique. L’histoire semble être terminé mais là aussi c’est un « Tome 1… » qui n’a probablement pas de suite, comme si éviter l’image de one-shot était trop capitale, trop intellectuelle. De la part d’une maison d’édition qui ne se prends visiblement pas au sérieux… sinon, des bisous, des gouzi-gouzi et des chemises à carreaux! Que de bon goût, mes amis. Sinon pas grand chose à dire parce que pas grand chose à lire!

Mais le pire c’est que je vois si rarement ces séries dans les grandes surfaces et autres points de ventes. Ca à autant de succès pour publier autant de séries si peu variées, aux degrés de narration/graphismes inégaux? Ca nous avance pas tout ça. Ces trois tomes étalaient pas mal de clichés, ils étaient de mieux en mieux présentés mais ça restait des gros ponçifs un peu trop gras. Tant pis, pour cette fois le genre Yaoi gardera cette imagerie un peu nunuche.

 Tant pis pour cette fois, on a rien appris. Bon ben moi je vais lire Bakuman. Tous dans la Bak-Cave!

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