Monthly Archives: juin 2010

AMV Hell à problèmes

ATTENTION ATTENTION

CECI EST UN MESSAGE PUBLIC CECI EST UN TEST

Ce post est le 293è. Un chiffre bien entendu sans aucun intérêt mais qui se situe pas loin d’un bon gros chiffre anniversaire. Pour le centième, j’avais fait quelque chose dans un esprit très putassier et le deux-centième tombait en pleine sagadaÿtaÿ. Dommage, d’autant plus que les deux trucs sont plus ou moins intimement liés
(et quand on utilise ce genre d’expression, c’est la porte ouverte à des pensées lubriques et abstraites hé hé) mais à l’époque ce n’était pas encore des chiffres qui valaient la peine d’être fêtés. Là au contraire, je pense qu’on peut se permettre une petite figure de style pour cet évènement quasi-annuel, puis peut être qu’au fur et à mesure ce sera de plus en plus grandiose! Peut être l’avènement d’un nouveau forum! Puis d’une nation! Pas de PITIE.

Pour tout vous dire, je vais avoir beaucoup de boulot en Juillet et je pensais vous laisser l’opportunité de rédiger la Sagadaÿtaÿ à ma place, voire un dérivé du quartier libre de certains blogs. Merdum – certains l’ont déjà fait. La saga estivale sera donc dans la même lignée que les deux dernières, même thématique sur les
mèmes avec l’espoir profond de finir une trilogie. Je garde cette idée puisque cette année plus particulièrement, je vous en aie balancé pas mal au fil des posts sans jamais donner de réelles explications donc le contenu est d’avance plus ou moins tout trouvé! A ce niveau là, comme d’habitude, je m’en charge et ce sera toujours autant fait à l’arrache.

Donc que faire pour ce 300è? Déjà je vais essayer de vous faire faire tout le boulot. C’est un peu un pari personnel, d’autant plus que je vais vous demander quelque chose d’assez gros. Une fois de plus je n’ai pas une idée, ne serait-ce vague du nombre de lecteurs prêts à s’investir mais je me souviens que les deux
dernières fois où j’ai fait un vague happenin communautaire et ça c’est bien passé en étant même plutot rigolo (trois inconnus pour l’opération Fichiers Edwige! A l’époque, en Septembre 2008, y’avait genre deux lecteurs réguliers, c’est dire le miracle!) alors comment on va faire ça? Je vais vous demander de me poser des questions à la Formspring? Là aussi ce serait un rempompage sympa à faire mais déjà exploité. Du coup je me suis rendu compte que cet exemple même venait d’un grand kiff’ général à savoir le Ask That Guy… alors si je devais transposer ici et me demander « quelle a été la grande tendance de ce début d’année? Comment
rendre ça communautaire? » Alors j’annonce…

Concours d’AMV des lecteurs pour le post 300. YEAH – LOOK BITCH I’M RICK JAMES §

Ooooh que oui. J’aimerais voir ce que ça donne, j’aimerais tester un peu votre sens créatif. Au pire si ça fait un bide on mangera des Monster Munchs pour oublier, dans un bon cas de figure je publierais les meilleurs résultats, dans le meilleur des cas on pourra carrément faire une compilation, à la AMV HELL. C’est d’ailleurs
totalement le but du truc! Alors pour ceux qui sont étrangers au concept… un anime music video c’est … ça. (Merci le Thalie IRC!)

Bandant non? Alors rassurez vous immédiatement, je vais pas vous demander ça du tout, c’était uniquement dans le but de présenter leconcept dans sa forme la plus artistique. On a donc des images originales venant de telle ou telle oeuvre (Soul Eater donc) et une musique (La reprise Manson de This Is Halloween) lesdeux étant mixés pour que le tout soit synchro – en l’occurrence cette synchronicité est parfaite puisqu’elle est sur tout les fronts, les paroles collent au contenu par définition mais au delàde ça tel personnage qui prends la parole pour la version Jack trouve une correspondance (Le maire d’Halloween devient Excalibur, pas mal) puis c’est aussi très très synchro rythmiquement, bref,toutes les cartes en main pour une vidéo du tonnerre. N’oubliez pas ces deux concepts : être synchro et correspondre au propos. Maintenant soyons un peu plus précis, voilà sur quoi je vous propose de briller si vous vous sentez d’attaque : des AMV bien plus lapidaires, plutôt à visée humoristique et lapidaire (lapidaire, daire daire daire), dans la plus pure tradition des AMV Hell. Regardez le début du 3 par exemple, l’un des premiers sketches qui fout Disco Inferno des Trammps sur le Tombeau des Lucioles – il est parfait et a été assez simple à faire.

Globalement, le mec a juste foutu le bon morceau et un bon extrait au bon moment, a coupé deux trois trucs pour rendre la chose un peu plus synchro et ça donne une vidéo de 15 secondes super prenante parce qu’hilarante – l’exemple se permettant même de pasticher l’un des animes les plus tristes et douloureux jamais fait. C’est la clé : trouver le bon extrait et la bonne musique. Bien entendu rien ne vous oblige à vous limiter aux animes, que ce soit au niveau du son ou des images. Le concept de base c’est dénaturer un passage d’une oeuvre en remplaçant un des deux éléments donc le choix est tout votre. Tiens, je vous grille des cartouches : si vous mettez Master Exploder au moment où la tête de JD explose dans Scrubs, je suis sûr que c’est potentiel qualité. Pour les animes, prenez le coup de batte de Paranoid Agent et remplacez le son par le « BONK » du Scout dans TF2 : PROFIT!

L’image peut être un anime, une série, n’importe quoi. Le son peut de la musique, n’importe quel extrait sonore (rien qu’ici vous avez pléthore de choix et de runnings gags) ou vous pouvez même faire un cross over si l’envie vous en prends. La durée de votre vidéo? En dessous de trente secondes, les consignes sont les mêmes. Ca peut tout à fait ne faire que trois secondes, comme 15, pas besoin de faire un chef d’oeuvre, juste d’exploiter les bonnes idées qui vous viennent en tête. Des critères qualitatifs? Pas vraiment, juste un bon nombre d’images par secondes et évitez au maximum d’avoir des sous titres dans vos créations qui n’auraient rien à voir. Pas de limite de contenu, je précise bien évidemment que tout porno est proscrit d’office, limitez vous à de l’osé ou suggestif. Le nombre de créations que vous pouvez faire… n’as pas de limites! Si vous êtes d’attaque pour faire cinquantes extraits, bien vous serez étonnés d’apprendre que je ne refuserais pas! Mon bon conseil : sois vous arrivez à faire UNE vidéo bien léchée, montée comme les meilleurs le font avec un propos comique et des privates jokes à la pelle, soit plusieurs vidéos très courtes ou la vanne que vous essayez de placer se pige instantanément… de la même manière vous pouvez garder la visée purement « artistique » de l’AMV. Rappelez vous, comme le but ultime de ce concours est de faire une compilation, le concept lol-rapidaire est plus apprécié. Matez vous les AMV HELL pour comprendre au mieux l’esprit du truc… et en bonus vous allez passer de bons moments, garanti!

Un logiciel de montage de prédilection? J’aime bien Movie Maker, pas besoin de faire plus compliqué. Si vous voulez rajouter des effets et peaufiner votre idée, vous pouvez vous tourner vers Adobe Premiere. Je reprends les consignes de l’AMV HELL pour l’adapter à ma sauce :


Tout le monde peut participer, autant de participations et de vidéos que vous voulez. La vidéo peut contenir de l’anime, du vide, une série, n’importe quoi. Entre 2 et 30 secondes, pas de limites sur le son. Pas de sous titres incrustés par préférence, la qualité vidéo doit être correcte voire très bonne. Vous êtes chauds? Des
idées de séquences plein la tête? C’est parti, vous avez une grosse vingtaine de jours à partir de maintenant, mettez vos oeuvres sur MegaUplaod et assimilés puis envoyez moi le lien par mail (cliquez sur Crona) puis fin Juillet, je posterais soit les meilleurs, soit un film dans le même esprit que les AMV Hell. Si il y a assez de participations pour noyer le poissons, je mettrais mes propres séquences, j’ai deux trois idées en tête… et bien sûr, n’hésitez pas à privilégier ce que vous aimez par dessus tout… mais gardez en tête la visée comique. Il doit y avoir une vanne – soit qui se chope d’elle même, soit via le rapport entre l’image et la musique. Dernier conseil : pensez « zapping » – votre vidéo ne doit pas vraiment avoir de début, ni de fin, seul le propos compte. Si le début de votre montage semble « prendre le train en marche », pensez au fait qu’elle sera probablement accolée entre deux trucs.

Prêts? Go, et bonne chance, les petits génies. Rendez moi fier!

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 En attendant. La Japan Expo est du genre proche, vraiment très très proche, du genre à voir des lolis et des cosplays sur le JT de Pernault. Je n’ai pas de consignes particulières à vous donner, si ce n’est que j’y serais, très probablement le Vendredi (bah oui, j’y vais toujours le Vendredi faudrais pas casser les bonnes vieilles habitudes) … probablement le Samedi et assez peu probablement le Dimanche et je tiens à souligner la litote dans les trois cas. Je tiens vraiment à passer un agréable troisième round et pour cela je me suis beaucoup moins engagé à la logistique de la présence de Forum Thalie pour cette fois mais l’asso sera présente, au stand AQ32 en plein milieu du coin « activités ». Les quatre jours, oui monsieur! Des quizz très thématisés seront présentés par divers membres, toujours en relation avec tel ou tel évènement intra muros à la convention. Vous y retrouverez les jeux habituels et un mini tournoi de jeux multijoueurs sur 64 – et bien entendu la deuxième édition de l’ineffable Quiz Hardcore. Je ne suis pas trop au courant des détails logistiques mais c’est plutôt volontaire… et je suis sûr que l’organisation globale peut très bien se faire sans ma pomme. 

Les petits conseils habituels du genre? N’oubliez pas que votre pire ennemi est la chaleur et le soleil. Bien sûr le bazar se passe dans un hall mais les transports en commun, faire la queue en extérieur, attendre le RER en revenant ça peut être une petite épreuve dans la vie alors attention – d’autant plus que le temps promet d’être pour une fois à la limite de l’orageux et c’est largement pire. De l’humidité, beuark. Donc moi aussi j’aimerais customiser un peu ma garde robe du moment mais porter plus qu’un pantacourt/Tshirt c’est déjà une marque de déraison – et prenez votre eau, beaucoup d’eau, il vous faut de l’eau de l’eaaaaau.

On se croise? Moi même je suis pas très physionomiste mais avec un peu de chance mon pseudo devrait être marque ma tronche, quasi littéralement, le doute devrait être plutot fin. Hésitez pas à venir faire coucou, je pue moins qu’un free-hugger!

Apportez de l’argent! Plein plein plein d’argent! Les enfants, si vous me lisez, dévalisez vos grand mères parce que les sorties mangas, prises indépendamment, coïncident toujours mystérieusement avec CET évènement (et pour moi le petit bonus du week end ce sont les adaptations… de Phoenix Wright! J’y met pas beaucoup d’attentes mais je prend d’office) et à cela vous ajoutez les petits achats des hasard de la Japan. Notez que la team du Visiteur du Futur devrait être là, au même titre que NoLife! Rajoutez une planche de stickers à votre liste de course si vous voulez accomplir cette quête épique.

Je vais pas pouvoir faire mon blind test habituel pour patienter jusqu’à la fin de la Japan donc on va directement passer à … autre chose. En tout cas bon week end à tous et à toutes!

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Crac boum paf meh

Post programmé en avance, post du bonheur!

D’habitude je suis pas très jeu de bagnoles. Un problème de supports en tête de liste, puis une histoire de goûts mais dans cet univers les deux sont intimement liés. C’est un problème de manque de vécu et une habitude de gameplay simplifié – du coup à la première course un peu sérieuse sans champignons et carapaces rouges y’a tout de suite beaucoup plus de paramêtres à gérer, comme quand on a l’habitude d’une boîte de vitesse automatique… rester sur le goudron pour prendre de la vitesse, déraper dans les virages serrés au lien de se prendre des murs comme s’il n’y avait pas de lendemain, gérer le concept d’aspiration… autant de notions qu’on ne prends pas en compte quand on est un gros Nintendofag qui pue des aisselles. Au mieux l’aspect simulation/carrière rajoute un petit sex appeal quand il faut cumuler un certain nombre d’objectifs fixes, à la manière de Need For Speed – c’est un bon compromis. Puis tout récemment, y’a eu Blur et sa pub assez proche de la perfection. Hormis le concept de base et le doublage hilarant « La faïrme! » toute la visée de se foutre gentiment de la face de Mario Kart et consorts est relativement paradoxale puisque comme la réclame l’avoue à demi-mot (puisqu’après tout c’est un comparatif) les mécaniques de Blur s’appuient sur celle de Mario Kart… tout en transposant « l’esprit Nintendo » … à l’esprit Microsoft. Ca donne quoi? Ben c’est vachement bien. J’oserais même caler un « C’est bon » mais la vanne est déjà éculée…

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En fait à la base du truc il y a un gros dilemme : c’est grossomodo la première fois que je me paie un jeu 360 récent et cet achat venait d’une certaine envie de sensations, d’avoir enfin un jeu récent avec des graphismes récents et d’une bonne grosse soixantaine d’images par secondes (puis se faire une petite folie après les partiels est toujours quelque chose de gratifiant) mais, mais! Le dieu des petits détails ennuyeux surveille depuis son nuage supersonique et il nous a foutu deux jeux très similaires sortis en même temps, Blur et Split Second Velocity. Le deuxième, produit par Disney, en fout encore plus dans les dimensions « plein-la-gueule-esque » et peut même se targuer d’être un peu plus original dans son solo. D’un autre coté, Blur est bien plus fun en multijoueurs est dispose donc d’une plus-value sur le long terme. Coïcidence cosmique, les deux jeux ont le même gameplay, les mêmes visées… et même Marcus à récemment tranché, Blur est globalement plus fun. Il est évident qu’il ne faut prendre tout ce qu’il dit pour parole d’évangile mais force est de constater que j’ai misé sur le bon cheval. Cool!

Donc j’arrête de tourner autour du pot (les anglophones diraient que je bat autour du buisson! Ils sont barjos!) et j’enchaîne sur la simple phrase : Blur, qu’est ce que c’est? Ben, de la course de voiture… très très virile et très surréaliste. En amont, ce sont les mecs de Bizarre qui sont derrière ce titre, si des gens se souviennent des Metropolis Street Racer/Project Gotham Racing et de leurs systèmes de kudos… mais à ce postulat de base de voitures bien existants, de lieux bien existants et de réalité toute plausible il faut ajouter ces fameux bonus qui donnent toute la dimension Mario Kart au jeu. On prends sa bagnole, un effet de style très cinématographique fait démarrer la course et PLUS DE PITIE. C’EST LE CHAOS ET L’ANARCHIE. Tout le monde se rentre dedans et s’avoie amoureusement des orbes, surchages et autres ondes de choc. Y’a une grosse différence tout de même, a la différence de Mario Kart qui vous met un objet au « hasard » selon votre position, Blur affiche directement l’objet que vous allez choper. C’est la même différence entre un RPG classique aux combats aléatoires et à d’autres trucs type Paper Mario ou vous savez dans quoi vous allez mettre les pieds, vous avez le choix et tant mieux parce qu’on apprends à réfléchir rapidement sur sa situation et quel truc choper au bon moment. Les objets sont pas très inventifs mais se targuent d’arborer des petits logos classieux et des couleurs reconnaissables : la surcharge est une carapace rouge, les orbes de petits missiles bien chiant qui, une fois reçus, font dandiner l’arrière train de votre bécane… il y a l’indispensable bouclier, le turbo, l’éclair qui envoie des champs magnétiques devant les têtes de file, la mine, un truc qui repousse les voitures en périphérie… et un bonus pour réparer sa voiture. Votre bécane dispose d’une barre de santé plus ou moins conséquente selon le modèle et une destruction totale sera synonyme d’un temps TRES PRECIEUX perdu… car à l’inverse d’un Need For Speed qui fait cavaler les voitures derrière vous à vitesse très injuste ou un Mario Kart qui attribue des bonus cheatés aux perdants, il n’y a aucune moyen concret de ratrapper le peloton si vous êtes vraiment mauvais, tout le monde est mis sur un pied d’égalité. De ce fait après une certaine distance la course se décante en petits groupes de gens qui se mettent dessus… pendant que la ou les voitures devant filent à tout allure!

C’est la majeure comparaison avec le titre bien connu du plombier et… Blur n’en souffre pas du tout. Y’a pas la fantaisie des circuits et des personnages mais au niveau des objets, c’est aussi bien si ce n’est mieux globalement foutu. De la même manière, tout ce qui se balance derrière/devant à sa réciproque, chaque situation à son comportement plus ou moins raisonnable, tout les objets s’équilibrent extrêmement bien et chacun peut customiser un peu sa configuration via des modifications débloquées avec les heures de jeu pour affiner un peu son type de gameplay. Petite innovation cependant, on peut stocker jusqu’à trois objets, prendre n’importe lequel, et même en jeter un si on veut faire son bourgeois. Tout ça se fait assez instinctivement et ces manipulations enrayent pas la concentration portée sur la course en elle même… faut gérer ce qu’il se passe devant, derrière, et sur les cotés puisque presque tout les bonus offensifs sont évitables si vous utilisez les bonnes choses de la bonne façon.

Passé cette petite intelligence des bonus ce que j’aime dans Blur c’est cette relative simplification de la conduite. Bien sûr tout les critères un tant soit peus « primordiaux » de la vie réelle sont pris en compte (surprise : se prendre un mur fait ralentir) mais tout est fait pour que l’attention soit focalisée sur l’utilisation des bonus. Pour prendre un virage en épingle, on va pas ralentir comme en formule 1 pour négocier le tournant avec classe mais là on va ralentir un peu, braquer comme des porcs et se prendre le mur à toute berzingue dans le flanc. Ca enlève de la santé, ça ralentit la voiture… mais c’est le but. C’est même pas une notion de subtilité, juste la façon dont le jeu est conçu : il est très laxiste avec votre conduite. C’est pas une raison pour rouler dans les ravins, les fourrés et les mines mais le maniement est très gentil avec vous, on est pas dans le cadre d’une simulation nazie où TOUT est un paramètre, avec des Quick Time Event pour changer de vitesse. Non…

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 D’entrée de jeu (et après un très classieux « précédemment dans Blur » qui vous résume votre progression et votre dernière partie) le soft vous dirige entre deux modes bien évidents, en solo et en multi. Le solo, un poil plat par la plupart des journaleux, ne l’est pas tant que ça puisqu’il permet de se faire les dents avant d’entrer dans la grande arène du multijoueur. Le mode solo se décompose en plusieurs chapitres thématisés (courses de rue, sans objets, fan favorite…) où on doit effectuer un certain nombre d’objectifs avant d’affronter le boss et de lui piquer sa voiture… et sa modification, applicable sur n’importe quelle bécane. Ses objectifs sont à remplir en substance dans les trois uniques gameplays (course classique, destruction où vous n’avez que des orbes pour dézinguer tout ce qui bouge et contre la montre) répartis entre les circuits au Japon, en Russie, à Barcelone et aux USA. Chacune de ses courses rapportent des « feux » selon votre performance plus deux objectifs complémentaires, toujours les mêmes : avoir un certain nombre de « fans » et passer un slalom prédéfini pour gagner … des fans, parlons-en. Si les feux récompensent vos victoires et débloquent les chapitres suivants, les fans sont la véritable monnaie du jeu! C’est un chiffre que vous augmentez en faisant le kéké en pleine course : dérapages, aspirations, bonus bien utilisés, combos… et ce chiffre va vite doubler si vous remplissez les petits objectifs spontanés en pleine course, du genre « tiens voilà deux mines, tu dois toucher une personne par devant et une personne par derrière » il va falloir faire un choix entre la tenue de course et les fans gagnés, qui ne seront de toute façon validés que si vous finissez au minimum troisième… et c’est pas si évident! Ces fans font monter votre « niveau » et débloquent des nouvelles voitures etc etc. Heureusement le jeu est sympa et il vous laisse choisir entre trois modes de difficulté, cas tellement rare pour
être signalé! Même un manchot comme moi s’est totalement baladé dans le mode facile, je suis sûr que les blasés et les vétérans pourront se donner un peu plus de challenge, l’écart entre le mode facile et normal étant déjà très viril.

Bien sûr c’est pas la visée du jeu qui se targuait d’être axé multijoueurs avant même sa sortie, on a tous connu le jeu via une démo XBOX live qui permettait de mettre le doigt dans le système de progression, clasqué sur le solo mais en un poil plus excitant. En multi, vous recommencez à zéro, tout le monde à les mêmes voitures de catégorie donnée et il va falloir engranger des fans pour monter de niveau (de 1 à 50, chaque niveau ayant son joli petit logo) et débloquer de nouvelles montures et des petits détails de course qui peuvent changer la vie. Oui, c’est un peu la routine mais le challenge est facilité par une multitude assez dingue de défis qui se débloquent au fil des niveaux, souvent des actions chiffrés qui, une fois remplis, vous rapportent une bonne pelletée de stalkers invisibles supplémentaires. Au début, c’est l’utilisation des bonus, puis après on récompense le comportement offensif… puis les figures de style (à la « fais une course sans turbo ») puis les défis journaliers, comme les quêtes quotidiennes de World Of Warcraft… largement de quoi faire et donner un enjeu supplémentaire aux courses multi. Car les joueurs qui jouent pour être premiers vont galérer – c’est une place difficile à obtenir, qui se mérite et qui se conserve difficilement. Le jeu récompense davantage le podium que la victoire pure tant elle est difficile à obtenir et pour cause : les course en ligne peuvent se faire jusqu’à vingt. Les 30 premières secondes d’une courses sont toujours extrêmement musclées et vous allez retrouver ce bon vieux sentiment injuste de Mario Kart : celui d’être pris pour cible encore… et encore… jusqu’à perdre 15 places en deux centièmes. Parfois à la dernière seconde du dernier tour, c’est pas exclu! Au delà des courses normales, y’a les courses par équipe et le mode « destruction » – franchement mois fréquenté – et les kékés poseurs pourront tenter l’improbable mode « course pure » où il n’y a pas d’objets. Ces modes de jeux un peu moins conventionnels sont rarement fréquentés mais les gameplays classiques ont un petit succès, il y aura toujours plusieurs centaines de personnes en ligne. Je pourrais pas faire de prédictions sur l’avenir proche du jeu mais si Bizarre nous sort un ou deux DLC, aucune raisons que les gens commencent à déserter ces serveurs qui sont tellement plus flexibles et rapides que ceux de Mario Kart… et le niveau y est assez élevé. Le jeu est FAIT pour qu’on se rentre dedans alors personne ne se prive vraiment hein!

J’en parle mais c’est une évidence hein : la différence de graphismes est pharaonesque – c’est pas aussi beau que Split Second mais le rendu est là, ça bouge dans tout les sens et les sensations de vitesses sont assez prenantes. « Blur » – c’est le flou, un effet très bien foutu quand il s’agit de mettre le turbo, dans tout les sens du terme. De plus le jeu cultive une identité très « néons flashys » pas dégueux si vous avez aimé des softs comme Jet Set Radio. La plupart des courses se font de nuit mais on retrouve deux trois ambiances de jour, comme si circuit très casse-gueule autour des lettres de la colline d’Hollywood où cette plage près du pont de San Francisco. C’est fluide, foutrement bien animé et encore j’ai pas vu la version PS3. Aucun ralentissement, même en ligne avec mon débit de roumain, pas de problème notable sauf un ou deux crash rarissimes (la 360 plante beaucoup pour une … console!) pendant les temps de chargement.

Un petit bonheur, vraiment, que je ne saurais que trop vous conseiller si vous aimez le gameplay Mario Kart… car il faut pas prendre ça comme si c’était un Need For Speed ou un Gran Turismo. Juste un concurrent très bien foutu!

blur-xbox-360-094.jpg Ah et petit paragraphe tant que j’y suis parce que ça ne mérite pas son propre post : Green Rock Band c’est bien. Mais vraiment, vraiment très sympa. Je l’avais acheté en faisant totalement confiance aux choix d’Harmonix et j’ai pas été déçu… alors bien sûr le souci de « personnalisation de la firme » y est beaucoup moins poussé, y’a que trois salles disponibles, mais pris comme une super extension de playlist ça marche
impeccablement. Les styles y sont bien sûr moins variés que dans Green Day mais on sent quand même pas mal de différences entre le punk de Dookie, le rock un peu plus réfléchi de American Idiot et le coté un peu plus acidulé de 21 century breakdown (avec au milieu cinq ou six tubes de Nimrod, Warning et Amnesia) alors si vous aimez le genre et la firme mais que vous n’êtes pas sûr d’aimer la discographie du groupe qu’on ne connaît que via deux trois tubes matraqués en 2005, je peux vous assurer que c’est de la bonne.

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Mario Maso 2#10

On pourrait très simplement diviser cet épisode en deux phases. La première, la « solution » avec ses éclairs de génie, ses fulgurances techniques et ses phases de décontraction – puis la bonne vieille séquence bien lourdingue et répétitive où on bloque sur cinq centimètres, toujours les mêmes. C’est peut être pas plus mal parce que nous revoilà dans les pics de difficulté que j’apprécie tant!

Je continue mon invité-combo avec un homme illustre que vous connaissez bien. Le contexte est un peu spécial : la réalité et les repères sont un peu devenus des vagues concepts et sur le coup je me trouve un peu… idiot. Genre je ris, même pas je pouffe pour absolument tout. C’est pas très glorieux… et ça avance pas beaucoup au niveau du schmilblick. A partir de là et jusqu’à la fin, les choses promettent d’être trèèèèès lentes… comme d’habitude, attention à pas mater ces vidéos dans une pièce non éclairée.

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Martine découpe des cadavres

Ca m’aura pris un certain temps mais j’ai enfin déballé un peu tout le loot de l’Epitanime. Pour clarifier les choses il faut toujours un petit temps d’adaptation, un petit passage de transition pour « désacraliser » la chose et commencer à oser enlever le saint cellophane, pour enfin profaner le contenu de son amour vigoureux (je commence par une phrase bien nawak’, ce post promet) et ça fait plein de petites remarques potentielles ici. D’une part les aventures de Sonic le Hérisson bah c’est bien débile et ça se mate comme un petit plaisir coupable – puis il y a ces deux doujins qui font un pas de plus pour ma face dans la tombe de l’otakisme. Des doujins – des vrais! Faits, hasard démentiel, par Dragula, cet homme qui est un peu mon dieu à force de faire des fan arts talentueux focalisés par des personnages… qu’on a en commun dans nos « centre d’interêts » (entendez par là fantasmes) et l’homme serait effrayé de voir que je le remercie en spammant ses oeuvres partout sans son autorisation (et bientôt sur du COTON! Là aussi cherchez la cohérence) bref deux doujins faits par cet homme vénérable. D’un coté, du Sayonara Zetsubou Sensei ecchi gentiment yaoi qui se mate pour le plaisir des yeux, de l’autre une compilation Soul Eater de bon aloi avec des personnages dont je ne suis toujours pas sensé connaître l’existence! Vous serez peut être intéressés de savoir que sa troisième série fétiche c’est Persona! A bon entendeur! C’est fabuleux et je garde ces doujins précieusement emballés comme le dernier des clichés nerd, à la manière de Craig dans Malcolm. Du Sonic, des doujins et … je vais laisser Nicolas Anleka dire la chute pour moi :

– Le visual novel du sanglot des cigales, fils de pute! Et clique sur le « Adult Only » du lien qui vient de sortir pour encore plus de bonheur! …. Enculé!

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 Hinamizawa… en livre! Mais pas vraiment! Mais ça n’a rien d’un jeu non plus… c’est un visual novel. Un peu comme Phoenix Wright mais poussé à l’extrême, sans aucune interactivité possible, on est juste spectateurs de l’histoire. Je vais pas trop vous raconter le contenu d’Hinamizawa, je vais suppose que vous connaissez déjà le topo, je m’en suis déjà occupé. Ce qui est plus amusant c’est que je n’ai jusqu’à présent maté que la première saison (je me garde la deuxième pour août, exactement au même rythme et un an plus tard, ça avait très bien marché) et c’est parfaitement ce qui correspond au contenu de ce visual novel, soit quatre tomes sur huit… les « questions » et les « réponses ».

– Là je m’arrête un instant parce qu’à la TV y’a Robert Plant qui dit « This is a song about hope » et qui entame Stairway to heaven. C’est indubitablement beau –

 Et c’est déjà un petit miracle d’avoir cet objet entre les mains, à tout les niveaux. Nous devons cette initiative à Pierre Bancov, a.k.a Pbsaffran pour cette traduction et ce boulot qui peuvent encourager d’autre gens tout aussi motivés à nous faire parvenir d’autre morceaux de cette toute toute petite parcelle de culture… et le miracle est tel que je me suis procuré le cd des deux premiers tomes ET le cd des QUATRE premiers tomes en l’espace d’un mois. Bien joué miracle, tu m’as fait dépenser des brouzoufs pour rien avec tes hasards de la vie… car le brave Pbsaffran qui venait de boucler sa traduction n’était pas certain lui même d’avoir son stock Epitéen la veille, ou peut être le jour même, bref l’occasion était parfait pour lui sauter dessus et se procurer les nouvelles aventures des lolis aux cheveux multi-chromatiques. L’occasion aussi lui demander des précisions techniques sur le fonctionnement du bazar… car le brave pbsaffran n’a pas des milliards en poche (pleutre! Tout le monde à des milliards!) et pas les opportunités financières de faire un truc automatique avec Wizard-installation-et-tout-le-bazar-habituel. Ca rendait la chose déjà très roots encore PLUS roots dans son installation, il fallait revenir à chaque fois dans le dossier incrusté du lecteur C et rendre visible les fichiers … invisibles pour pouvoir reprendre sa partie. Autant vous dire que c’était peine perdue avec mon ordinateur comateux qui met trente minutes montre en main pour afficher le poste de travail – problème évité puisque cette réedition deluxe maousse est bien plus facile à prendre en main… sur Mac! Même un manchot comme moi à réussi à extraire les fichiers et à mettre les bons éléments aux bons endroits pour pouvoir y jouer convenablement. Le petit truc agréable c’est que tout les éléments se copient directement de la galette, on fait un bon gros pomme+C et on peut ranger sa galette ou la prêter a des copains. Non, oubliez le dernier point et que je vous chope pas à créer des RARS ou des ZIPS sinon je viens chez vous pour vous tirer les oreilles. Et si vous êtes des poseurs à boucle d’oreille, je viendrais tirer à la source, ouille!

Bref passons un peu au contenu, car après quelques chapitres lus il y a déjà pas mal de trucs à dire pour faire une bonne promotion et un maximum de dommages!

Je le répète, la substantifique moelle d’un Visual Novel, c’est sa simplicité! C’est un livre… sans les vertus littéraires mais avec pleins d’autres trucs. Vous lancez le bazar, un écran titre sobre comme on les aime et au commencement fut le verbe, l’image de fond et la musique d’ascenseur. La sainte trinité du VN qui ne comporte que peu de variantes – c’est plutôt simple dans l’ensemble, on clique, on lit, on clique, on lit, on clique… les écrans changent avec leurs photos filtrées et les personnages en présence (qui sont dessinés bizarrement! Ils ont tous la lèpre et pas de doigts! Voilà ce qui arrive quand on refuse l’urbanisation!) tout ça sous l’égide des petites musiques sympathiques qui se fourniront au fur et à mesure. Le thème « tranquille », le thême « lol il se passe un truc rigolo » le thême « ANGOISSE » etc etc. Plein de bonnes choses.

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 Pas de quoi paraphraser pendant des heures en somme! En fait le point principal qui fait parler dans ce genre de contexte, c’est bien entendu la traduction. Lire Hinamizawa c’est aller de surprises en surprises : des partis pris rigolos sur certains personnages sont immanquables. Mion (qui se ballade parfois avec un flingue, si ça c’est pas de l’indice maousse costaud) parle comme un camionneur qui aurait dépassé le lycée, Rika a ce coté calme et posé bien retranscrit, Rena rougit toute les trentes secondes et veut ramener à la maison tout ce qui est choupikawai et Satoko…. omg Satoko.

C’est un peu le pinacle du VN. Dans l’anime je ne me souvenais pas de cet aspect là du personnage, mais en l’occurrence on la voit toujours en colère/avec l’air malicieux et elle ne s’exprime que via un vocabulaire très très très châtié – hilarity ensues. Vous vous ferez même traiter de FIEFFE COQUIN. Insulte méga justifiée car les métaphores douteuses sont vraiment très nombreuses, toujours de quoi rigoler doucement entre deux hachoirs maculés.

Y’a comme un paradoxe avec la lecture de ce Visual Novel (et avec tout 7th Expansion en général! Je suppute!) c’est qu’il reste passionnant à lire ET méga long et méga détaillé. Je n’ai aucune idée de la longueur du VN mais concrètement, je me suis farci 5 chapitres et j’ai à peine reconnu le premier épisode… et ce sont des chapitres ni courts ni vraiment conséquents, juste le volume idéal pour en lire un ou deux quotidiennement au fond de la couette avec un peu de flotte et des munitions sucrées. Pourquoi toute cette « lenteur » me direz vous? Ben… les phases de « scénario pur » sont entrecoupées de tranche de vie dans l’état le plus primaire qu’il soit concevable. Et ça peut blablater sur rien pendant longtemps. Trèèèèèèès longtemps. Par exemple, si Keichi et Rena vont cueillir des champignons, ils vont décrire la forme de la cèpe. PUIS Keichi va se souvenir de cette fameuse recette aux champignons que sa mère lui faisait quand il était tout gamin. Ces souvenirs vont lui donner une grande nostalgie et des tas de réflections vont sortir de son crâne et il aura juste regardé un putain de champignon! Comme on dit en stylistique, le VN cultive et rerecultive l’art de la pause, à savoir un temps de la narration infini pour aucun contexte diégétique. Vous me suivez? Ca fait que ça peut parler de tout et de n’importe quoi… ou consacrer tout un chapitre sur une partie de cache cache. Imaginez vous en train d’écrire la moindre de vos pensées et de vos faits et gestes : imaginez le pavasse en fin de journée! C’est pour ça que je disais que le contexte virtuel n’est pas le même. CEPENDANT! Ca n’en devient pas moins passionnant, d’une part parce que tout est fait pour rendre la chose prenante (moi j’étais à fond dans cette séquence de cache cache) et d’autre part parce que connaissant l’anime, chaque scène de vie très quotidienne risque fort de se répercuter très symboliquement sur des tableaux… moins choupikawai. Du genre que Rena ramènerai pas chez elle.

Au fait je vous avais dit que le boulot de pbsaffran envoyait du pâté sur saturne? Oui? Ben je le répète, parce qu’en plus du travail bête et méchant de traduction, il a fait un véritable travail de « francicisation » (‘tain c’est quoi le vrai mot?) et a su insérer un certain nombre de private jokes bien de chez nous. Déjà que Keichii hésite pas à balancer un certain nombre de gros mots, un énervement sera toujours traduit par un « Rondjujuuuuuuu » et y’a même des vannes qui se réfèrent directement à internet et à cette fameuse sphère otaque, se référer à la PASSION.

http://img39.imageshack.us/img39/283/fieffcoquin.png Et donc dans l’absolu vous me demandez l’intérêt principal de ce post? Ben… j’ai sauté le pas, je lis des visual novels et c’est plutot rigolo. Après faut voir comment la partie glauque de l’histoire va être instaurée au fur et à mesure, c’est plein de promesses et ça lasse même pas si on en abuse pas, il faut prendre ça à son rythme.

Mais si vraiment vous vous en foutez, je peux rester dans la thématiques des barjos et vous faire connaître un univers remplis de violoneux à chemise blanc cassé 65% polyesther et jeans noir/foncé… un univers cohérent et chamarré où on tape sur la tête des gens en répétant 50 fois les trois mêmes phrases. Je suis sûr que vous n’avez jamais menacé personne de manger des mulets si on vous joue pas un rigodon? Naïfs enfants.

« Tssce soir tu vas m’jouer un rigodon hein *paf! paf!* Tu va m’jouer du violon gay! (…) Hmm un bon mulet chatain pâle de violonneux » Mes aïeux.

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Vingt et un gés

– Bonjour, je m’appelle Concombre et je suis dépendant.

Boooonjoouuuuur Concoooooombre!

Et c’est tout pour le dialogue qui s’arrêtera à cette vanne car généralement tout écrire à deux voix préconise une certaine schizophrénie (et ça me fait penser que j’ai pas entendu parler de Putois Putassier depuis un certain temps) mais c’est un fait, je suis un gros addict. J’ai besoin de ma dose, ça me fait prendre des raisonnements complètement improbables, des mauvais résultats me rendent agressif… grosse addiction aux chiffres. Toujours ce petit matérialisme de bas étage! Il me faut des chiffres, des statistiques, n’importe quoi du moment que ça progresse. Vous le savez, j’accorde une importance démesurée au symbolisme et je ne peux pas faire quelque chose si les dates ne concordent pas ou si les planètes ne sont pas alignées (et moi qui parlait de schizophrénie y’a trente secondes) et je suis toujours en train de me dire « oh, y’a X temps… je faisais ça… maintenant je pourrais faire ça… quel SYMBOLE!) Toujours avec plein de petits chiffres au milieu. D’immondes petits chiffres qui narguent et minent l’égo, comme une maladie, et je dis ça évidemment parce que la très grande majorité des gens s’en foutent de leur nombre de G. Et prostipute comme ils doivent être heureux et sains.

Et pendant ce temps, sur un autre front…


naipq8igk1oghe3eyr-wc027.jpgSi vous ne savez pas ce qu’est un G, vous connaissez plus probablement la définition « Beigbeider » du terme – pour lui et comme on le dit dans le jargon mondain, un Gé c’est un bon gros rail de poudre blanche. Bon n’ayant pas eu la chance ni la vraie envie de tenter le coup (je vénère Hank Moody et les auteurs un peu décadents de fiction mais faut pas trop griller les étapes) ben je suppose que ça comporte la même ivresse et les mêmes raisonnements de dingue, si on compare avec mon, ton, notre G alias le Gamerscore. Késsadire? Le Gamerscore est une notion intimement liée à la 360 depuis la refonte du système d’exploitation du bazar en l’an de grâce fin 2007 et quelqu’un a eu la foutre idée de débarquer quelque part en disant « Hé les gars, on a trouvé le concept royal pour faire chier passivement Concombre, on va appeler ça les succès, on va les quantifier et ça va rendre accroc plein d’autres gens aussi proches de leurs sous » – damn, je serais pas très gentil avec ce mec là en le croisant. Un succès c’est quoi? Ben un objectif à remplir, c’est totalement facultatif, un jeu dans le jeu. Vous jouez, il y a un objectif prédéfini, vous remplissez les conditions et pop! Bruit caractéristiques, affichage du logo et du succès débloqué, accompagné du titre du truc. Sur PC, il apparaît même avec son image caractéristique mais il ne s’accompagne pas d’un chiffre. Sur PS3, on appelle ça un trophée et il se divise en trois « valeurs » bien définies… et je suis totalement accro à ce concept à un point qui devient inquiétant. Limite on pourrait établir une typologie du succès et du chiffre sur 360 – tout ça pouvant être compilé sur TrueAchievements (hop ma page)

– 1000 Gés au total sur un jeu acheté en boutique, 200 sur un X-Box Live arcade

– Généralement le nombre de G sur un succès est pensé pour être proportionnel à l’effort fourni pour l’obtenir

– Un jeu avec tout les succès débloqués est synonyme de jeu terminé à 100% avec toutes les facettes de gameplay explorées. Un truc assez récent sont les succès « cachés » qui doivent se découvrir en tâtonnant, les autres étant accompagnés clairement des objectifs à remplir – par exemple, dans Red Dead Redemption, vous gagnez 5 Gés si vous attachez une fille au lasso sur une voie ferrée et que vous matez le train qui passe et l’explosion logique de fraîcheur qui s’ensuit – paf, 5G. Terrible.

D’où parfois des raisonnements méga absurdes. Votre pire ennemi c’est la barre à coté de votre avatar, qui signale l’intégralité de votre Gamescore Potentiel et la progression de jeux finis à 100%. Du coup commencer un nouveau jeu c’est la même angoisse totalement injustifiée qui reprends « OH MON DIEU la marge va baisser – le taux global va baisser d’un cran – le pourcentage va être encore plus dur à faire monter etc etc – et vous savez quoi? Parfois, avant d’acheter un jeu, je mate quels sont ses succès. Parfois je me dis « Pffiou, ceux là sont un meilleur challenge/ceux là sont trop durs, bref ça m’aiguille dans mes choix. Dingue, non? Le pire c’est que parfois les éditeurs en sont bien conscients et nous infligent des achats bien superflus si ont veux rempiler pour tout. Ma ludothèque est pour l’instant très marquée par les jeux de rythmes, qui nécessitent tel matériel fabriqué pour telle saga, ou tel nombre de périphérique, ou telle action nécessitant un matos bien précis… et c’est fatiguant d’être à 970 G sur 1000 et d’y rester comme une andouille parce qu’on veut pas dépenser 30 Euros pour une autre guitare qui peut servir ne serait ce que de temps en temps… ET déverrouiller un succès.

Pire encore : dès qu’un nouveau jeu est déballé, c’est même pas la course pour profiter du jeu mais bien le rush total pour tout déverrouiller pendant que le jeu est bien frais et que les taux TrueAchievements sont bien élevés. Ca fait parcourir le jeu à fond pendant une période bien précise, on se donne des objectifs, faire X truc dans tel ordre… et ça ruine totalement le plaisir de jeu, on ne profite plus du temps passé dessus classiquement, on est juste obnubilé par le méta. Avant le but du jeu était de le finir, de passer d’un point A à un point B, maintenant il faut se sentir obligé de prendre plein de routes facultatives sans penser à l’essence du jeu. Avec du recul, c’est franchement effrayant de se dire qu’on pourrait claquer 20 Euros dans Lego Rock Band juste parce que ça fait 950 G sur le pouce (et de se dire que ça ferait baisser le ratio TA parce qu’ils sont
faciles, le raisonnement étant doublement effrayant) tout ça comporte un double effet kiskool. D’une part ça pousse à l’exploit et à la petite satisfaction personnelle (ceux de The Beatles Rock Band, par exemple, sont tout spécialement faits pour vous rendre dingues) MAIS d’un autre coté ça force parfois à jouer à des trucs qu’on aime pas, poussé par l’appat du « gain ». Et c’est ça le meilleur – les G n’ont jamais, JAMAIS servi à quoi que ce soit. Non, vraiment, peau de zob alors pourquoi y accorder une quelconque importance? Double mystère quand on sait très bien que personne ne mate vos stats, qu’elles ne sont pas affichées à moins de passer par un bon paquet de menus et que dans mon cas précis, il y a peut être UNE personne qui doit mater mes bêtises de temps en temps? … ben impossible de savoir, ça ne m’empêche pas de continuer à la farmer. Je pense que c’est l’effet « quantifieur », par exemple mes pourcentages sur les deux trois jeux steam PC je m’en fout un peu.

Je vous propose un truc. On remonte le temps pour essayer de remonter aux origines du « deuxième degré de gaming » pour éradiquer le mal par la source… parce qu’après tout, le concept existe depuis la nuit des temps mais il est juste devenu de plus en plus explicite. Dès les premiers jeux Megadrive, le score et le temps passé
pour finir un jeu était déjà un succès en soi, après on cultivait spontanément cette tendance du challenge auto-imposé – finir le jeu d’abord, puis le finir en un certain temps… puis avec toutes les émeraudes… puis le faire d’une traite… de quoi varier les plaisirs un peu et accomplir tout seul ce qu’imposent les succès d’aujourd’hui – la répétition!

Puis, au fil du temps, les challenges devenaient une affaire de créativité. Je me souviens dans un gros magasine orange, une rubrique proposait des « modes de jeux inédits » – finir tel circuit de Mario Kart à l’envers, faire une partie de foot dans GoldenEye en tirant sur les munitions (voire mieux, prendre Oddjob et tenter de
faire des headshots avec un personnage nain) et moi, grand niais devant l’absolu, je remplissais l’objectif dicté par ces pages en croyant que ça débloquait concrètement des nouveaux modes dans les jeux alors que non, bien sûr, c’est juste des inventions des journalistes qui nous dictaient des règles de gameplays spontanées. Pas bête mais le concept est devenu de plus en plus latent par la suite…

Quelqu’un se souvient de Kirby Air Ride (oui vous savez le poster dans ma chambre! Mais si, vous l’avez forcément vu, la moitié de l’internet est passée à domicile) ? Il y avait un grand mur quadrillé ou chaque carreau était un succès inavoué, débloquant un truc précis. Au début tout se fait au hasard mais un succès débloqué donné les conditions requises pour les quatre carreaux adjacents… ce système a été repris trait pour trait dans Smash Brothers Brawl, qui pour le coup se contente de beaucoup d’objectifs chiffrés. Il n’empêche que là – et c’est toute la différence – le moindre objectif rempli se targue d’une récompense immédiate. Parfois complètement insignifiant (un trophée, un autocollant…) allant jusqu’au bien bandant (des stages/musiques) c’est une manière un peu plus intuitive de tout débloquer, les succès 360 ne débloquant que des récompenses d’avatar… au mieux, débloquant de l’E-Peen par défaut.

Le bond temporel est ENORME mais je me souviens passablement d’un très gros patch de World Of Warcraft qui comportait la mise en place des hauts faits. Dans un univers aussi gigantesque, vous vous doutez bien qu’il y a de quoi faire et on était tous contents de voir que la chose était rétroactive, ainsi notre personnage, ayant déjà vécu des tas d’aventures improbables, avait son petit score et ses récompenses. C’était un peu après la refonte du système 360, une sorte de surf sur la vague… mais mieux exploitée. Là aussi, le nombre de ces hauts faits était KOLOSSAL et les plus compliqués donnaient des récompenses concrètes – montures, réductions, tabards… et le plus important, le truc qu’on peut afficher voire imposer à tout le monde – un TITRE. Le genre de truc complètement désuet mais il vous en FAUT un. Pour ma part, j’ai choisi la facilité et j’ai du me taper l’exploration totale et complète des trois énormes continents du jeu pour afficher un fier « Explorateur Daladim » au yeux du monde (pour les pros il y avait le grade militaire au milieu mais bon j’étais loin d’être grand Connétable de Guerre) et c’était … bizarrement satisfaisant. Tout en sachant que là aussi tout le monde s’en foutait probablement. Parfois la récompense était juste sublime, pensez à la réedition de Sonic Adventure sur Gamecube où accomplir les petits objectifs du monde mission donnait accès… à plein de jeux Game Gear! Un gros challenge couplé à une superbe récompense, j’ai pas de meilleur exemple en tête.

En vrac, le système de succès est plus efficace quand il est latent et pas explicite, généralement on peut dire que c’est l’accomplissement des quêtes annexes ou la naissances d’un bon nombre de légendes urbaines. Compléter le catalogue des Bombers dans Majora’s Mask, parler à Yoshi dans Mario 64, choper le fameux millième Lums de Rayman 2… et je parle pas de Pokémon, où l’aspect « collector » de ces succès implicites atteignent le summum de leur sens. Bizarrement… j’ai jamais eu envie de faire monter mon chiffre de capture mais ça doit être l’exception qui confirme la règle. Bref autant d’objectifs qui seraient aujourd’hui récompensés par des G – et qui le sont parfois puisque les réeditions HD de certains oldies permettent de monter son capital. Ca permet de concilier deux attitudes qui cohabitent sans être contradictoires, sur 360 je suis obnubilés par ces objectifs sans profiter du jeu et sur les autres plateformes je joue calmement, comme je l’ai toujours fait, qui ne m’empêche pas de m’imposer pas mal de torture (notamment ce 100% de Rythme Paradise sur DS qui, l’an dernier, m’a pris un certain temps et pas mal de neurones.) Alors je supplie n’importe quelle instance divine, soit vous faites des G quelque chose de vraiment méritoi… mérita… mérito..cratique soit vous rayez toute notion de chiffre dans le bazar parce que je suis sûr de ne pas être le seul déjanté à être obnubilé par ce genre de détail qui peut prendre des implications un peu folles.

D’ailleurs les chiffres sont encore plus importants quand ils sont contre notre face…

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Pendant ce temps : le Super Mario Marathon, troisième édition, commence dans une semaine pile. Je vous prévient à l’avance parce que le concept est génial, je me souviens d’une nuit quasi blanche à regarder la fin de la première édition. Le plus drôle c’est que les gars qui font ça sont filmés en live et le chat permet une certaine interaction avec les gens qui s’amusent à faire ça. Je me souviens à avoir demandé en mariage la fille du canapé, je me demande si c’est toujours légalement valable.

Sinon vous avez maté les conférences de l’E3? Ah bah moi j’ai suivi ça comme un petit fou puisque pour une fois j’étais concerné non pas par un, mais par deux des grands pontes. Et là, inversion totale du bon sens, Nintendo à présenté plein de jeux tandis que les autres ont fait des casual (Microsoft, avec Kinect, nous a refait en substance tout le line up de la Wii. BIEN JOUE.) mais cette histoire de 3DS m’emballe pas trop, malgré toutes fantastiques licenses qui débarqueront dessus. J’ai pas assez l’impression d’assister à la naissance d’une nouvelle console… et tout ce pognon qu’il va falloir sauver pour la fin d’année! Entre les Kinecteries et le clavier de Rock Band 3 qui devrait se négocier pour une centaine de brouzoufs, il va falloir raquer sévère. C’est là qu’on voudrait un système de fidélité à la manière des étoiles de Nintendo, je serais tout à fait capable de sacrifier six mois de gaming chiffré pour un périphérique gratuit…

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