Run for your life

Et oui quelle surprise! Ce post parle de Rock Band! Je sais, c’est dur mais c’est nécessaire, après tout cette saga prends une très
grande place dans ma ludothèque du moment et elle a le bonheur d’allier mes deux principales passions. M’enfin je commence à me demander si je vais pas faire une catégorie à part pour mettre ce
genre de posts, en même temps il commence à plus y avoir beaucoup d’opus à chroniquer… mais que voulez vous, c’est un peu l’année du Rock band, enfin bref c’est un peu le blog de Rock
Band
pour être un peu plus précis. Il n’empêche que j’ai pu mettre la main sur The Beatles Rock Band… avec un certain retard, le jeu était sorti en grandes pompes en
mi-Septembre avec la beatlesmania quasi-cyclique qui ressurgissait avec la réedition des albums remixés. J’ai même pu voir un mec se ballader dans Paris avec son pack intégral, je me demandais
bien si il osait prendre le métro avec. Activision tenait vraiment à marquer le coup puisqu’ils ont osé sortir des basses Rickenbaker au prix supérieur à des petites grattes low-cost et
il fallait vraiment le faire, ils ont peur de rien les petits gars! Y’a probablement des fétichistes pour acheter d’autres instrument dédié au saint groupe mais tout ça était un poil malsain. Il
n’empêche que j’ai trouvé le truc à 30 Euros sur Amazon et que je ne regrette pas, mais alors pas du tout cet achat. 

 

the-beatles-rock-band-xbox-360-074.jpg

 

Je suppose être dans la moyenne en disant que je m’y connaissais relativement dans la discographie des Fab Four. On connait tous un
bon paquet de grands classiques, mais finalement pas énormément de monde n’arrive à citer les quatre membres (et je parle pas de Pete Best ni de Brian Epstein) ou même deux ou trois albums du
trucs. Personnellement je ne connaissais vraiment la musique du bazar global qu’après l’album blanc ce qui ne nous laisse que deux excellents albums qui sonnaient un peu comme un bilan musical…
Du coup ça zappait six années de musique d’un groupe qui fait toujours parler de lui… en une douzaine d’albums et même pas en une décennie, c’est dire à quel point ils ont été l’amorce pour
tout le reste. Ces quatre types ont réussi l’exploit total de toucher à un certain nombre de styles de musique, toujours influencés par leur environnement mais toujours originaux dans leur
propos. Et c’est ça qui rends le jeu si puissant et si supérieur à une simple playlist : on ne joue pas à The Beatles Rock Band mais plutot The Beatles rockabilly, The Beatles psyché, The Beatles
Pop, The Beatles Folk… Helter Skleter est souvent qualifiée comme étant la première chanson métalloïde – et y’aura pas ce charme dans un soft comme Green Day Rock Band, parce que Green Day à
toujours fait a peu près le même type de musique. Ca se résume à quelques gimmicks, un style bien précis de punk californien alliée à la même intelligence et à la même démarche dans le propos.
Les Beatles eux, évoluent musicalement. C’est pour ça qu’avant toute chose je conseille mais radicalement cet achat. Même si vous connaissez pas bien les Beatles, c’est quasi nécessaire
si vous aimez un minimum écouter de la musique. L’effet Kisskool est double : vous allez radicalement vous fournir en culture sur UN groupe, vous allez comprendre les fondamentaux de pas mal de
musiques d’aujourd’hui bref je vais pas paraphraser et tergiverser plus longtemps – c’est un MUST HAVE. GRAVE SA RACE.

… BOOYAKA!

 

  Ca c’est si vous aimez bien écouter de la musique! Bien sûr tout le monde aime en écouter mais pas mal de gens préfèrent la
soupe Italienne au reste donc si vous aimez la décortiquer, Beatles Rock Band est pour vous. Même si vous pensez pas aimer ce groupe car je le repête, cette disco est incroyablement
variée et ce qui ne vous a pas plu ici ou là sera vite oublié par cette chanson jusque là inconnue. Si comme moi vous cherchez à vous le procurer mais que le prix boutique exorbitant vous donne
des boutons, hop vous passez par Internet et soit vous commandez outre-Manche soit vous faites appel à un appel à un particulier bien noté dans les sites de vente en ligne. Souvent, il font un
excellent boulot et expédient votre commande le jour même! J’étais donc bien crevé, je rentre je ne sais plus quel Jeudi de la fac et je trouve le précieux sésame dans ma boîte aux lettres,
sésame commandé deux jours plus tôt suite à un mini coup de blues qui accéllère toujours les petits fantasmes dépensiers. Déballage enthousiaste comme à Noël, virage au sabre de la petite bande
verte qui scelle les boîtes XOBX et insertion franche et totale dans la console. Apparition du logo Harmonix (c’est bon signe, généralement) suivie du logo d’Appel (owi c’est le bon jeu, c’est
encore plus bon signe) et petite claque visuelle de trois minutes mêlant des Beatles animés dans un style un peu moche et des effets 3D du plus bel effet cosmique, dans la grande étiquette
psychédélique qu’on attribue à la deuxième moitié de la disco du groupe. Le menu principal est là, je le reconnais en souvenir de cet Octopus Garden un peu mou à Paris! Ces dits menus témoignent d’un truc qui ne
sera probablement à jamais valable que pour cette unique « extension » : Beatles Rock Band possède une réelle identité visuelle. Bien sûr le moteur, le gameplay et l’esprit du jeu de base sont
conservés mais pleins de petits détails rendent le jeu volontairement rétro/veillot… que ce soit les menus très minimalites et colorés, les écrans de chargement à base de
couleurs/feuilles/fumezlesalgues un peu aléatoires où la barre de notes qui se voit « veillie »… c’est aussi valable pour les effets sonores en tout genre, avec toms crushs et rides d’époques et
petit luxe ultime, chaque mouvement dans le menu équivaut au petit son de l’intro de Getting Better. C’est con mais cette accumulation de petites attentions qui font de BRB un vrai jeu musical à
part entière et pas une extension basique où un « simple » jeu dédié comme peut l’être Guitar Hero Metallica/Van Halen/Aerosmith. 


the-beatles-rock-band-xbox-360-103.jpg


Ce menu principal… n’est pas énormément fourni, malheureusement. Là on ne peut pas mettre tout le décorum inhérent aux Rock Bands
normaux et on y trouve donc le strict minimum : partie rapide, histoire, multi et quelques bonus. Penchons nous vers la partie Histoire donc… qui n’a d’historique que son ordre de playliste
puisqu’on retrouve les sensations de progressions des premiers Guitar Hero : des palliers avec pour obligations totale de finir les chansons, on passe au suivant avec entre deux une jolie
cinématique à la manière d’un Monthy Python Flying Circus et go pour un nouveau chapitre. Il y en a huit en tout, chacun sensés représenter une étape cruciale de la carrière des petits gars de
Liverpool : le concert au Cavern Club, le show au Ed Sullivan, le Shea Stadium, le Budokan… trois époques différents au studio Abbey Road puis ce fameux concert sur le toit du même studio que
la police a très gentiment arrêté. Chacun de ces chapitres contiennent entre quatre et cinq morceaux qui reprennent la cohérence chronologique du groupe : on commence avec le rock and
roll/rockabilly pur à la Buddy Holly (Twist And Shout, I Wanna Be Your Man) pour passer sensiblement à cet énorme pan de chansons d’amour un peu neuneus aux paroles pas méga recherchées (Do You
Want To Know A Secret, I Feel Fine, Drive My Car et Day Tripper – lol prostipute) pour enchaîner avec les petits expérimentations acoustiques et les chansons un peu plus sombres de Rubber Soul et
Revolver (Ticket To Ride, Taxman, Paperback Writer bon okay celles là sont pas les plus angoissées mais les vraies violentes sont en DLC) la deuxième moitié du jeu se fait à partir de la phase
expérimentale du groupe, les nécessaires de Sergent Pepper, du Magical Mystery Tour et du White Album y passent (tout les grands classiques plus Dear Prudence, Hey Bulldog, Something…) avant de
finir en beauté avec les morceaux choisis d’Abbey Road et Let It Be ( I Want YoouuuUUuuUUuuu – Get Back – Dig A Pony tout ça) et surprise, le dernier morceau du jeu est… *grande inspiration*
The End. *rimshot*


Une fantastique préselection auxquels s’ajoutent les DLC : comme d’habitude c’est deux euros soit 160 Microsoft Points le morceau :
tout le reste d’Abbey Road plus l’intégralité de Rubber Soul, Sergent Pepper ET All You Need Is Love, de quoi se faire une petite playlist à part. Attention cependant, le jeu et la boutique étant
radicalement indépendants du reste, les morceaux ne s’exportent PAS sur Rock Band. Je me suis personnellement offert une demi douzaine de titres dont A Day In The Life (DOOOOOONG) et bien sûr le
fabuleux, l’incroyable, le violent Maxwell Silver Hammer. Parce que j’aime bien le concept. C’est toujours plus harmonique que du Cannibal Corpse!


Alors fatalement qui dit gameplay classique de progression dans ce mode histoire dit aucune personnalisation. Il ne faut pas
s’attendre à modifier quoi que ce soit, les Beatles SONT les Beatles et ils le resteront, on ne peut pas jouer avec quatre Ringos, quatre Paul ou même trois Moundir et un Olivier de Carglass mais
bien le set habituel qui prendras toujours les mêmes poses, les mêmes manies, les mêmes instruments. On ne gagne pas d’argent MAIS les meilleurs scores serviront à débloquer une platrée de photos
qui elles même débloqueront une demi douzaine de vidéos, le tout acompagné de petites anecdotes sur les enrengistrement et la vie du groupe. Pas nécessaire mais un petit plus appréciable pour
ceux qui aiment creuser la mythologie d’un big band! Quand je disais que les Beatles n’étaient pas customisables, ben c’est à moitié faux puisqu’ils le font eux même via les cinématiques pendant
les phases de jeu. Au début de leur disco, ils se ressemblent tous, on dirait quatre Playmobils qui chantent des chansons d’amour qui font hurler les trois mêmes filles dans le public. Au fil du
temps, les personnalités s’affirment, les styles évoluent… jusqu’à aller dans la fatale envie de chacun de faire du solo et l’implosion officielle du groupe en 74. Je parlais des cinématiques à
l’instant, elles mêmes évoluent de petites séquences d’illustrations à d’autres gros trips qui font mal aux yeux. Dans les quatre premiers chapitres qui retranscrivent la courte carrière scénique
du groupe, on les voit juste jouer, chanter en feintant les cris de deux trois filles hystériques (avec les mecs qui se bouchent les oreilles à coté, priceless) c’est un peu banal mais c’était
pas franchement possible de faire mieux. Après ça, les séquences d’enrengistrement sont plus exitantes puisque chaque chanson nous « transporte » dans l’univers du morceau, les Beatles se
téléportent dans les plaines vallonées, sous l’eau, dans unpetitsousmarinjaune, dans l’univers cosmique du conceptuel. Les animateurs se sont lâchés et ont essayé de retranscrire au possible le
« sentiment » et les émotions que retranscrivaient tel ou tel morceau. Mon emploi du passé est très mensonger mais je suppose que vous comprenez l’idée… alors bien sûr ça abuse un peu des écrans
blancs (et pas évident de se concentrer en batteur quand on devient subitement aveugle) et on ne peut pas toujours regarder ET bien jouer mais c’est ça aussi qui fait que BRB n’est pas qu’un
simple jeu dédié au groupe, c’est imprégné de l’univers du groupe. De la même manière, finir I Want You (She’s So Heavy) pour la première fois à quelque chose de surprenant, je vous
recommande de la faire à plusieurs ET dans le noir. Quand la chanson est finie, observez la tête de vos potes. Muhahaha!

Ce souci de la personnalisation atteint même les DLC, chapeau!


En fait le principal défaut qu’on pourrait reprocher à Beatles Rock Band c’est bien sûr sa facilité. C’est un raisonnement un poil
simple puisque quand bien même la plupart des pistes sur les quatre instruments sont très potables et les morceaux toujours assez court, le jeu dispose de ses quelques petits moments de bravoure!
Ils savaient monter le tempo et je vous propose de mater la piste batterie du tempo le plus haut du jeu et peut être de la disco (après Lady Madonna probablement…) craignez la puissance du 193
BPM! Pour la démo je vais faire appel à Sevinz. Allez go Sevinz, et n’oublies pas que tu as un flingue sur la tempe qui se déclenchera si tu casse le combo! 😀

 

 

 

C’est rapide et je vous jure que votre bras droit menace de tomber après trente secondes. Tout n’est pas si difficile mais les
dévellopeurs ont su faire preuve de sagacité en casant des VRAIS challenges pour ceux qui en cherchent! D’une part, les étoiles d’or sont maintenant bien plus légitimes car il va falloir aller
les chercher avec virilité, le score à atteindre étant nettement plus juste (le seuil de tolérance étant encore plus minime sur les chansons facile : il m’est arrivé de FC une chanson sans les
choper) et la « Beatlesmania » (bah oui c’est plus la transe ni le starpower, logique) va devoir être casée au bon moment. D’autre part le vrai challenge du jeu, et ben pas de surprises c’est le
chant. En solo bien sûr, de la voix éraillé de Lennon dans Twist and Shout à l’harmonie finale de The End, mais aussi à trois – chacun pouvant s’occuper de ce qui est logiquement la tierce, la
quinte, l’octave ou la principale, bref chacun des Beatles qui chante. On ne s’en rends pas nécessairement compte en écoutant les morceaux mais l’harmonie est un pan crucial (et magnifique, il
faut bien le dire) du groupe et reproduire le concept est cérébralement cauchemardesque! Difficile de tenir la note quand votre pote doit zigzaguer entre les temps ou difficile de monter
d’une tierce quand l’autre doit rester au même stade : il faut essayer d’ignorer ce que l’on entends pour pas être perturbé, c’est un énorme challenge. Alors à trois… c’est ça la vraie
puissance du groupe! Et autant dire que ces phases sont très nombreuses et souvent mêlées, superposées… toutes les variantes sont possibles et on peut même essayer de faire plusieurs voix tout
seul (si, si) et de la même manière on peut faire preuve de charisme total et de tenter le combo guitare + chant voire la batterie + chant. Bon là en plus d’être coordonné il faut être riche donc
je prends des pincettes…


Les succès, encore et toujours. Pour un jeu sensé être simple ils sont sacrément hardcores! Moins de 70 mecs enrengistrés sur les
sites spécialisés (donc une grosse vingtaine de trios) ont réussi à harmoniser tout le jeu… même en Facile! Le solo de batterie de The End est un enfer de coordination et les Beatles Rythms,
gros plus appréciable pour les fans de batterie, sont à se planter la tête sur les sticks. On va vous demander de faire Octopus Garden, Dear Prudence et Dig A Pony en respectant à 100% la logique
des Hammers On Pull Of (infernal) et choper 16 étoiles d’or prédéfinies à quelque chose d’épique. Le jeu est REMPLI de petits challenge qu’on peut s’imposer alors l’argument du « beuh c’est trop
facile » n’en est PAS un, d’autant plus que passer à coté de la playlsite serait se faire du mal. En revanche, si vous avez les CD… je dis pas. Je serais pas si enthousiaste si j’avais pas
autant apprécié et découvert une majorité de morceaux!

   

the-beatles-rock-band-xbox-360-049.jpg



Bien sûr le jeu est court. Un succès vous encourage même à vous faire un revival de Pokémon Snap et à découvrir les crédits en moins
de 24 heures après le lancement d’une partie mais ça ne veut pas pour autant dire qu’on y revient pas! Après avoir bouclé le mode histoire il ne vous reste plus qu’à faire les « défis chapitres » à
savoir de tenter des playlists prédéfinies en chopant le maximum d’étoiles, les plus dures étant toujours à la fin (quel plaisir de rater une playlist au septième et dernier morceau, c’est
toujours sympa) puis il reste les parties en ligne, il y aura souvent au minimum deux gus qui vous rejoindront et les chanteurs ne sont pas si rares. On ne peut chanter à plusieurs qu’en local
par contre, dommage mais cohérent puisque ça implique tout un plan de guerre : qui chante quelle ligne etc. Vite fait, vite consommé, court mais intense et ça fait un bon paquet de morceaux en
plus.


MUST. HAVE. Il est simple, il est court mais il est
fondamental si vous aimez écouter de la musique, ce jeu prends alors une visée quasi-académique. Je le conseille avec amour, ô harmonie ô harmonie ô amour.


Bon je déconne y’a UN bon gros défaut : Hey Jude n’est ni en playlist principale, ni en DLC, on peut pas y
jouer…

This entry was posted in Non classé. Bookmark the permalink.

3 Responses to Run for your life

  1. Petrif' says:

    Bah maintenant tu sèmes le doute en moi.
    Je m’étais toujours dit, oui c’est encore un Add-on qui se veut populaire et grand public, avec 35 morceaux qui seront finis d’une traite en 5 étoiles, aucun intérêt.

    Mais… là je me trouves fort dépourvu, sachant qu’à Guitar Hero, j’aime autant la batterie que la guitare, tu as l’air de suggérer que je pourrais y trouver mon compte, je dis pas que si j’en
    trouve un abordable, je me laisserais pas tenter.

    Je ne te remercie pas ! (pousser à la consommation des jeunes innocents)

  2. Zoneur says:

    Bordel j’ai annulé mon commentaire ><

    Ouais donc, omg la vidéo, moi j’ai fait que 63% en facile à la batterie D:

    Le chant en ligne à plusieurs devaient être chaud aussi à cause du lag, si c’est déjà difficile de se synchro ensemble, alors avec le lag bonjour :/

    Et sinon les Beatles je connais pas trop, à part Yellow Submarine que j’aime pas (enfin voilà quoi, pas ce que j’aime écouter), celle que j’ai joué au MGS je m’en rappelle même plus :p Mais
    j’avais la batterie, j’étais donc le plus charismatique !