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Lovin Japan, pour toi public

En bon nazi des chiffres et des running-gag j’aurais pu mettre dans le titre du post quelque chose du genre « Lovin Japan 2010 » mais
d’une part il n’y jamais de date officiellement accolée dans le titre d’une convention et d’autre part… personne ne miserait son premier-né sur une deuxième édition de Lovin Japan. En fait et
pour être clair, mettons nous en mode Sébastien Ruchet et disons que pour faire du profit il fallait 42 places vendues en un week-end. Sur cette même échelle, à peu près 13 ont été écoulées le
premier jour, d’où une certaine galère… Le dimanche soir, la sortie du métro regorge de mecs qui veulent filer des places, moi comme le dernier des crétins qui est habitué des marchands de
places à la sauvette, croit bon d’aller acheter sa place comme tout le monde – perdu, c’était le staff qui écoulait des places gratuites. Alors, euh, si vous aimez vraiment Lovin Japan, euh,
achetez leur des T-Shirts et des goodies HK, euh, pour faire vivre… euh, notre rêve en attendant euh… les mesures médiamétrie. *air triste*

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Du coup cette convention avait un petit coté collector, je peux l’ajouter à mon tableau de chasse du « j’y étais », un peu comme quand
Oasis s’est séparé devant moi en live! Et honnêtement, je n’y attendais pas grand chose non plus. Disons que la
communication autour de l’évènement était très faible, quasi élitiste et confidentielle, ce qui était d’autant plus curieux que le public de la convention ne l’était pas du tout… élitiste.
Alors pourquoi y être allé? D’une part pour pas laisser seul un illustre inconnu y errer solitairement.
D’autre part pour y rencontrer un autre illustre waponais qui a produit et dessiné une série que j’ai beaucoup aimé mais j’y reviens. Justement, Lovin’ Japan de base ne se démarquait pas beaucoup
sur les autres conventions du genre, surtout en face des deux énormes rendez-vous annuels qui tombent dans plus si longtemps maintenant. Le site n’a jamais annoncé quoi que ce soir de démarquant
ou de très original : les fameuses activités de japonais « ancestral », du « kendo », des « ninja », des présentations de jeux vidéos pas top, les habituels trucs associatifs… pas de réel attrait
particulier mais assister à une première édition d’une convention avait un aspect curieux, histoire d’avoir été là aux tout débuts, voir si la convention arrive à glaner une identité propre comme
l’Epitanime ou la JaPex, pour tout vous dire ben pas vraiment. Les retours de la convention affluent et ils sont tous légitimement assez mauvais mais curieusement, j’en garde un assez bon
souvenir… parce que j’y ai passé d’assez bons moments. Pour information, c’est la première convention que je « couvre » d’un bout à l’autre, et à peine la deuxième où j’y vais les deux jours
(rappelez vous, on a failli me déclarer mort avec la fin de la Japan 2009) ce qui est un petit succès en
soi.

 

Samedi matin, en avant marche, lever tôt, habillage express et lavage de ratiches pour le bus, le RER, le métro PUIS l’autre métro
pour arriver porte de la Vilette, vous savez à coté du Trabendo (la meilleure boîte Jazzy/Jeunes Talents au moooonde avec ses petits lutins malins peints sur les murs) la Vilette et sa grande
Halle qui ont été le théâtre du Micromania Game Show. Dès le dernier métro,
ça n’a pas loupé, les petites gothic lolitas qui vont répandre au monde entiers et aux médias généralistes les clichés qu’on déteste tous. Un jet de dès en AURA DES TENEBRES plus tard, j’entre
donc dans la file VIP alias prévente et ô joie, il n’y a aucune queue à faire. Petit prestige mais oiseau de mauvais augure néanmoins. Ils ont viré les sofas dans l’entrée, personne ne
papote dans le hall, c’est relativement vide et impossible de retrouver le coté très « journaleux » du Micromania Game Show. Bref, on entre dans le rectangle géant du hall et c’est
incroyablement silencieux. Si vous êtes un habitué de l’épita et de la Japex, vous savez à quel point un peu de silence est une bénédiction de tout les instants, là c’était limite l’ambiance fin
du monde. Un petit bruit de fond, comme si on était dans un aéroport, et surtout l’animation sur la grande scène en fond. L’emplacement de la Halle est assez astucieux et profite d’un agencement
bien foutu : une grande halle où se casent les exposant, une sorte de « fosse » au mileu où se trouvent les meilleurs stands de vente de manga/dvd, la grande scène en bout de piste qui est sensée
attirer l’attention et des balcons de part et d’autres où se mettent les jeux vidéos à essayer. La disposition est intéressant puisqu’elle évite de tourner bêtement en rond et la grande scène est
on ne peut plus bien placée puisque l’acoustique globale du hall fait qu’on y entends toujours ce qu’il s’y passe, et l’espace devant est très conséquent, on peut même la zieuter en hauteur,
devant la régie et la sono. Sur les cotés, bien planqués l’espace presse (qui cette journée était derrière une trappe mystérieuse) et les salles de conférence.

Quand on rentre, il y a comme une impression de déjà vu malsaine qui domine. Déjà vu et comme synonyme de convention un peu trop
généraliste : dès qu’on rentre, c’est comme pénétrer dans un espèce de jungle de boxs au noms affichés en hauteur, une grande jungle de beignets, de produits HK et de bonbons plus ou moins
japonais, comme si cet espèce de paquets de peluches de Yoshi, de 1 Up et de petits Narutos Chibis étaient un impératif totale à toute convention, comme si la culture japonaises se limitaient aux
produits un peu bof issus de deux ou trois séries. Pas de stand de compagnies aériennes, pas de stands de vraie bouffe japonaise, pas de stands de bouquins, films… Lovin le Japon, oui mais avec
des frous frous autour! En parlant des trucs qui fâchent, le public peut aussi parfois faire peur, dans la droite lignée de la Japan. Cosplays Naruto ou Bleach habituels qui sortent pas
franchement de l’ordinaire (et un mec en Bébé Mario les gars. En Bébé Mario. Il avait une couche et une tétine, je suis traumatisé à vie. UNE PUTAIN DE COUCHE) des gothics
lolitas à la voix aïgue qui se baladent en bande et dont l’intérieur du crâne s’apparente à une centrale électrique à énergie éolienne, des gens pas super brillants/calmes pendant les activités,
ou même des gens qui se baladent torse nu, et hasard des chiffres et des probabilités, ces gens là sont souvent très moches. Voilà pour le coté connard –

 

Pourtant difficile de trouver beaucoup plus de défaut à cette convention. En fait c’est une question de substance, difficile de
trouver beaucoup de défaut pour quelque chose qui propose si peu. Lovin Japan était une convention qui paraissait très peu ambitieuse, comme si elle tâtait le terrain pour l’année d’après, et ce
peu d’ambition était apporté sur un plateau avec pas mal de bonne volonté autour… mais pas mal de pauvreté. Petits détails qui peuvent fâcher : pas d’espace presse, j’ai pas vu de toilettes,
aucun moyen de boire intra muros… dommage! Pour expliciter l’avantage principal, l’attrait de la convention : Monsieur Abe. DIEU! Abe est mort pour tes péchés. Abe t’acceuille au paradis après
ta mort. Abe descend sur terre pour nous et il est tout gêné…

 

 

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Car Monsieur Abe est le chara designer de Serial Experiment Lain et Haibane Renmei. Qualité les enfants, les
Ailes Grises étant un anime qui m’a personnellement beaucoup ému, obtenir une petite griffe des cerveaux derrière avait quelque chose de gratifiant. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais
seule, le système d’inscription et le concept de dédicace lui même était parfaitement maîtrisé, cette fois on ne joue pas à Motus en espérant choper le profit non, il suffisait de se rendre au
post situé à l’entrée du hall, de donner son nom à la charmante hôtesse et de se rendre en salle de conférence à l’heure donnée (à condition d’être sur la liste! Si t’es pas sur la liste, le
videur-poseur te vire avec ses bras virils et t’es bon à chanter Amsterdam sur le caniveau – ceci n’est pas du vécu) et double effet kisscool, une personne tirée au hasard à la droit en
plus à avoir un fabuleux dessin par dessus le marché. Bien sûr nous on y croyait, parce qu’une chance sur quarante c’est presque une chance sur deux voyez – mais non, pas de chance au jeu. Du
coup, on s’installe tout penaud, on papote avec untel ou untel, notre nom sort, on se lêve de façon virile, petite courbette et en avant pour le dessin Fordiste. Le traducteur fait passer ce
qu’on veut, j’aurais pu dire aux créateur d’Haibane Renmei que leur série m’ont fait verser des larmes viriles, je suis CONTENT. Je déifiais pas ces deux hommes (d’habitude dans ce genre de
situation j’ai les bijoux de famille qui tombent, non là à la limite de l’osef) mais c’était très plaisant. Vous pouvez voir le résultat plus bas, un ex libris signé de mon prénom accompagné
d’une Rekki clope au bec et du gimmick le plus mystérieux de tout les temps, le fameux « C’EST BON. » (?) Ce petit manège deux fois le samedi, une fois le dimanche, impossible de passer plusieurs
fois. Comme première dédicace d’auteur c’était franchement tranquille, bon point intégral – les deux hommes ont même signé sous nos yeux la bannière géante d’Epitanime, ce qui possède une petite
dimension transitoire n’est il pas?

 

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Bof!

 

Le lendemain c’était le deuxième round d’animation autour d’Abe avec la fameuse conférence. Moi je m’attendais à un truc très « presse »
très sérieux avec posage tranquille de question et tout le tremblement, pas tant que ça. Juste avant c’était cosplay, dès que les sélections du concours Européen sont terminées, WOOOUSH, tout
l’espace devant la grande scène se vide, les gens s’en foutent un peu et on se retrouve avec la même trentaine de péquenauds. C’est vraiment incroyable, Abe paraissait comme étant l’argument
d’autorité pour la convention et personne n’était venu pour lui. D’où la question millénaire : 95% du public n’était venu que via bouche à oreille? Ou pour accompagner des amis, des gosses, etc?
M’enfin bref, le talk show n’était pas très excitant, les animateurs ayant beaucoup de mal à attirer des gens, l’ambiance studieuse n’était pas vraiment à l’ordre du jour, l’ensemble du truc
était un jeu de question réponse un peu approximatif via la traduction pas évidente des missives (Q : Quelles influences pour l’univers d’Haibane Renmei? R : Architecture parisienne) deux petites
annonces qui intéresseront les fans, comme quoi il a une suite d’Ailes Grises en tête, qu’une adaptation de… je sais plus quoi est dans les tuyaux, annonce de Lain en Blue Ray (ils nous ont
même passé la séquence de suicide en fond visuel, en coupant un peu tard ces jeunes fous) bref rien de bien folichon, tout ça en retransmission direct via l’Ipod du sidekick officiel. Abe nous a
même fait un dessin sur Ipad, joie!

 

Ces petits malins exposaient des artworks et des celluloïdes à gagner, autant vous dire qu’à partir de ce point c’était la JUNGLE. Il
fallait faire un pierre-feuille-ciseau géant avec Abe, et autant dire qu’en étant au pieds du mec le plan de bataille était très faible. Même avec deux bonnes « réponses » c’était mort
d’avance puisqu’on était en plein point mort, comme si le milieu était soudainement inexistant. Pas de beaux artworks pour cette fois là, rien de dramatique!


Une fois les activités phares de la grande scène finies, on fait quoi? On regarde les autres évènements. J Pop diabétique, Flash Mob
de ninjas, concours de cosplays poseurs, rien de transcendant. On en revient à cette configuration à passé un tour de chauffe pour situer les lieux et un deuxième tour pour repérer les éventuels
achats, on ne sait plus trop quoi faire. Surtout quand les dits achats se foutent un peu de vous (Left 4 Dead à 70 Euros? SERIEUSEMENT) et sont composés des trois quatres posters
identiques (le saviez vous? Si Soul Eater était LE Shonen 2009, Black Butler prends la place pour cette année) et ben on se pose pour les activités, le minimum syndical était là et il était de
qualité. Epitanime d’une part, à l’implacable communication pour leur évènement (j’ai vu plus de logos épitanime que de logos Lovin Japan) qui proposaient deux trois jeux musicaux, dont Guitar
Hero TTFAF, le seul jeu de rythme à ne proposer QUE Throught The Fire And Flames (qui comme nous le savons tous, est une chanson sympa et facile ah ah) mais bon je suis d’une incroyable mauvaise
fois, j’ai pu m’installer à la batterie et faire le poseur sur Psychobilly Freakout, c’était assez incroyable de constater que la batterie Guitar Hero est bien plus agréable avec ses 5 pads et
elle rebondit tellement mieux, c’était un délice. Bref deux trois jeux de rythme, deux mêtres et un escalier plus loin c’est le stand Bulle Japon qui apparaît de plus en plus comme étant LA …
Association (tant pis pour la syntaxe) avec qui s’amuser en convention. Tant et si bien que je commencais à reconnaître les visages des animateurs (dont la charmante animatrice du quiz FF de
l’épitanime, qui possède également le don d’ubiquité, sa téléportation sur la grande scène était impressionante) mais aussi les joueurs, dont deux trois personnes qu’on commence à retrouver sur
tout les jeux BulleJapon de toutes les conventions, allant jusqu’à se faire vanner de leur omniprésence par les animateurs. Big Up à vous les gars, vous brillez vraiment par votre enthousiasme,
la qualité de votre animation, de vos jeux et de vos lots. L’asso commence à aquérir ce statut assez prestigieux qui fait qu’on commence à avoir un raisonnement spécifique « Ca alors, on sait pas
quoi faire! Allons voir chez BulleJapon, du lol en perspective! » et c’est très souvent vrai.

Comme toujours, un certain nombre de jeux bien divertissants quand il n’y a pas grand chose d’autre, surtout à Lovin Japan où c’était
bien des choses concrètes qui manquaient. C’est pas les deux trois jeux complètement hors public sur DS et Just Dance en démonstration qui distraieront tout un salon pendant deux
jours…


Par contre – le fait que la convention aie fait un gros bide (une bedaine comme on dit) apporte un avantage tellement paradoxal : le
peu de monde était rafraîchissant… Mais ce sentiment de liberté, cette sensation de respirer normalement, c’est tellement rarissime en convention que ce petit vide paraît salvateur. Circuler
librement, pouvoir aller d’un point A à un point B, il faut vraiment être borné pour dire que cet état de fait est la marque d’une convention ratée. C’était probablement la seule livrée de Lovin
Japan – elle restera à jamais une convention agréable. C’est l’essentiel. Contenu pauvre, certes, HK à tout les étages, ok. Mais AGREABLE. Il faut remettre les choses dans le contexte :
on est en vacances, il faut beau, rien ne presse, y’a de l’espace… qu’est ce qu’on peut s’en foutre de la quantité de tissu noir porté ou des peluches HK vendues. Il y avait Abe, il y avait des
gens de qualité (bon hormis deux trois relous mais ignorons les avec dédains, hpp) et comme d’habitude, rien de plus plaisant que de passer des bons moment entre initiés – passer une
nuit à farmer du succès sur les jeux de rythme? Passer dans un restau japonais entre Thalistes Yanderes où, roulement de tambour, je mange? Se taper nombre de petits trips spontanés et nouer des
liens? Ca n’a pas de prix.



sans avoir grand chose d’autre à dire sur la convention en elle même. Ambition curieuse, petit jeu, jeu respecté,
BulleJapons, deux trois achats à repérer, combo Abe/Ueda, un café l’addition. Maintenant, Abe à peur des français et quelqu’un, quelque part, est en train d’écouter sa J-Pop et mate ses photos de
famille sans savoir le profane qu’il a commis…

 

 

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La traditionnel photo de Loot! L’écharpe d’Amo que je peux ajouter à ma collection personnelle (et oui je vous l’avoue, je suis
kleptomane) la fabuleuse dédicace, le sanglot des Cigales en visual novel (je vous en donne bientôt des nouvelles) un
combo T-Shirt/Casquette jeu Rock Revolution, gagné gracieusement à un quiz Jeux Vidéos Asian Effrei. Merci infiniment à eux (bon RR est un jeu unanimement reconnu comme étant vraiment mauvais
mais j’allais pas râler non plus, c’est si gentil de leur part) et merci à Arashi, homme de sympathie et de charisme sans qui je serais reparti les mains vides (bah oui, pendant qu’on annoncait
mon pseudo, j’étais à la séance de dédicaces) plus un bouquin Pix And Love, je voulais voir ce que valait la maison d’édition depuis le MGS, c’est chose faite.

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Panini fatigue

Désolé pour ce petit passage à vide (et en plus je suis en vacances, c’est vous dire le scandale) et un vendredi très chargé n’était
que l’introduction d’un week end fort fort sympa. Je vous met bientôt au courant mais Lovin Japan a été pour moi l’énième Pokéwalker de vu et je me suis dit que je me DEVAIS de faire un petit
topo sur les Pokémons. Bien sûr l’impact derrière le mot n’est pas si évident par écrit puisque prononcer ce mot à toujours une petite connotation épique, quand vous parlez de ces petites bêbêtes
électroniques on ne dit pas platement « Po-ké-mon » mais plutôt un glorieux « POKAYMOOOON § » époumoné des familles. Moi même quand bien même je suis biologiquement fait pour apprécier cette
saga, je suis toujours un peu passé à coté.


Et tout de suite, sans aucun rapport mais juste parce que le Visiteur du Futur envoie du bois, beaucoup de
bois…



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Pokémon donc – c’est globalement une saga qu’on a un peu de mal à virer mentalement des années 90. Au mieux on peut sortir un truc un
peu vague du genre « oui c’est un produit culturel du tournant de siècle » et bon ça fait un certain nombre d’approximations et de jugements subjectifs mais l’esprit et là. En 1999, on découvre le
jeu, la série animée passe sur TF1 tout les matins et l’emballement général est là, impossible de vraiment expliquer comment. Pour tout vous dire il me semble que la première fois que j’ai lu ce
mot c’était dans un Picsou Magasine, le titre était accompagnée d’un screen du jeu et de 150 mots de test, il avait du récolter quelque chose du genre 8/10. Typiquement on se dit « Mmh encore un
ovni que je vais ignorer royalement » mais NON, les publicités commencent à affluer de partout et soudainement on s’est tous réveillés pokémaniaques. Un phénomène très étrange,
vraiment.


Quand Bleu et Rouge sortent, je me souviens à quel point l’envie était LATENTE. Provoquer du désir doit être quelque chose de
simplissime chez un gosse de huit dix ans mais la communication made in Nintendo faisait que ce jeu était indispensable, vital, plus important que n’importe quoi. L’oxygène, le sommeil, c’est
PEANUTS. Pokémon ou la mort! Et bizarrement j’étais pas spécialement emballé, plutot sceptique, disons que j’ai « loupé le coche du désir » – je devais pas être là au pic du midi de l’emballement
pour la série (ce n’est pas très clair) bref j’étais chez des amis, tout fous de recevoir leur version et de le déballer. Je les regardais hurler en voyant que CA Y EST, il l’avaient, puis ils y
jouaient tout fous. En regardant le gameplay d’un oeil il faut dire que ça faisait sacrément, mais alors foutrement envie. La grande question c’est pourquoi? Quel est le sex appeal dans ce jeu
qui foncièrement, même sur Game Boy et dix ans en arrière, était vraiment très moche? 

En y réfléchissant deux secondes, au delà du teasing et des attentes monstre autour du jeu c’était surtout le coté aventureux du jeu
qui plaisait autant. Bizarrement, le héros avait pile votre âge, il se lançait pour être MAITRE POKEMON et putain ça rigolait pas – il quittait le domaine familial, à dix ans, pour son petit
délire Into The Wild à travers la région de Kanto pour… devenir maître Pokémon. C’est tellement obscur! Vous imaginez un gosse de CM1 dire dans une sorte de test d’orientation qu’il voudrait
devenir « Maître Pogs » ou « Maître-autocollants-des-régions-de-france-des-cordons-bleus-le-Gaulois »? Sérieusement, on ne s’arrête pas assez souvent pour se dire que rien de tout ça n’avait de sens.
Le monde de Kanto n’avait absolument AUCUNE logique économique, politique, sociologique… tout ces repères bouleversés par de petits machins qui ne savent prononcer que leur propre nom. Et ça –
CA c’est la clé. On aimait tellement les animaux animés, alors nous en mettre plein la vue avec pleins de petits monstres imaginaires qui ont tout pour être mignons… ça en jetait.


Du coup avant de vraiment y jouer, je tombais sur les premiers épisodes de l’anime. Sacha, du Bourg Palette, veut devenir Maître
Pokémon – voilà tout le scénario est exploité dès le premier épisode puisque cette visée n’arrive jamais – faut pas dire aux gosses entre les lignes qu’on peut tout avoir du premier coup – mais
au final cet anime n’avait mais alors AUCUN scénario. Je souligne des évidences mais chaque épisode avait une trame tellement spécifique : on présente un nouveau pokémon, Pierre tombe amoureux
d’une nouvelle nana, la team Rocket s’envole vers d’autres cieux parce que le Pikachu de Sasha est tellement spécial et nos héros voguent sur les routes en ayant appris une belle leçon
de vie sur le pouvoir de l’amitié. C’était comme un grand script mathématique avec trois ou quatre variables avec parfois quelques petits moments épiques (le petit remake de Titanic avait un
petit quelque chose de sympathique) mais en plus de ça, la cohérence était nullissime… souvenez que Sacha est mort et ressuscité plusieurs fois (dont une fois via des larmes magiques, fumez
les algues)
que personne ne dormait nulle part et je parle pas de l’aspect logique des combats de pokémons qui se laissent se mettre sur la face en permanence. C’était tout ce qu’on voulait
voir, aucun sous-texte et aucune subtilité, point final.


Quand je met enfin la main sur une cartouche Bleue (prêtée hein attention) ma mission est de découvrir le jeu… sans sauvegarder!
Evidemment on ne pouvait sauvegarder qu’une partie et cette logique de jeu est gardée dix ans après, ce que je trouve très, mais vraiment très, très, TRES étrange. Je ne peux pas croire que
techniquement il est impossible de sauvegarder plusieurs parties – bref si on voulait préserver son amitié avec le propriétaire original il fallait tout faire sans sauvegarder et j’ai donc réussi
à aller quelque part comme par exemple la cave Taupiqueur – et sans flash parce qu’on pouvait incliner un peu son écran et avoir un semblant de flou artistique sans pour autant éclairer
l’environnement, c’était une façon de contourner le fameux problème des CS qui handicapent tant cette mécanique d’équipe.


Mais (même si commencer sa phrase par un « mais » n’a jamais été très classe) c’est justement cette mécanique d’équipe que je saborde et
qui m’a toujours évité le plaisir de jeu à échelle « normale ». Deux réflexes, quasi-autistiques, impossible de m’en débarrasser :

– J’ai toujours, TOUJOURS, chopé la version « froide ». Même quand je l’achetais pas, si on me la donnait ou prêtait. Bleu, Argent,
Saphir et Diamant. Du coup pour Blanc et Noir je peux d’ores et déjà me poser la question parce que j’aurais pas réussi à définir quelle couleur rentre dans ce critère avant un certain
temps

– De la même je n’ai jamais entamé une partie sérieuse avec autre chose que le starter de flotte. Carapace, Kaiminus, Gobou (vous
aimez les Gobous? <3) et ce mollasson de Tipflouf. Le rôle du starter et d’être un Pokémon repère, plus boosté que la moyenne, son gameplay se basant sur les attaques spéciales. Le problème
est que j’ai toujours fait la même chose : j’ai passé l’entièreté des quatre jeux en n’utilisant QUE le starter. Oh bien sûr je capturais toujours deux trois trucs pour faire semblant et surtout
pour avoir l’intégralité des CS sous la main mais je n’utilisais que le starter pour progresser, pour pulvériser les dresseurs, pour parcourir les arènes et pour finir le jeu. Cet état de fait
entraîne une kilotonne de conséquences : le jeu en devient alors beaucoup plus façile que prévu, tout simplement parce qu’un seul monstre qui reçoit de l’expérience monte en niveau plus
facilement (mon dieu je viens de recevoir le prix Nobel de Logique par Colissimo) et à aucun moment on ne bloque vraiment. On peut subir quelques KO de temps en temps mais un simple retour au
Pokécenter n’a jamais tué personne, l’argent n’ayant jamais été quelque chose qui manquait de la saga. Deuxième conséquence logique, la durée de vie se réduit considérablement. Jouer comme ça m’a
toujours pris une trentaine d’heures pour battre le maître donc j’ose à peine imaginer le temps que prends la construction d’une équipe. Pour moi Pokémon ca a toujours été une affaire de duo. A
la manière de Sacha dans le dessin animé, tu reçoit TA bebête qui a une place très privilégiée, et tu lui accorde une importance prioritaire en te foutant un peu des autres qui servent surtout à
te téléporter de villes en villes ou à « surfer » sur la musique qu’on connaît bien.


Le problème principal du truc c’est le déni direct de cette mécanique de groupe de six. J’attends vraiment le coche pour essayer de
faire le jeu dans l’esprit et les règles mais je n’ai jamais eu cet état d’esprit de construire une vraie team de six bestioles, aux types, attaques et gameplay équilibrés, construite, nourrie et
élevée avec amour au fil des heures de jeu. Pourtant je peux à peu près imaginer la satisfaction d’avoir sa propre équipe, avoir sa propre identité… si on se fait un duel sur DS, une fois que
vous serez venus à bout de mon starter niveau 100 (le schéma est pratiquement le même, Laser Glace/Force/Surf/Hydrocanon, aucune subtilité, juste histoire de glaner de l’XP rapidement et sans
bavures) et après mes deux trois jokers de secours, c’est plié pour vous, j’ai plus rien pour me défendre. Faut dire que l’aspect collectionneur était un argument de choc, « Attrapez les tous! »
qu’ils disaient. Oui ben c’était plus judicieux pour le merchandising que pour le jeu en lui même parce que cet état d’esprit de collectionite ruine le gameplay du truc, les Pokémons deviennent
des numéros, des petits emplacements dans les boîtes qu’on place sans jamais les revoirs. Je me souviens très clairement partir à la chasse juste pour mater le nouveau commentaire du prof. au
téléphone, tout les dix pokémons capturés. Au final, mon équipe c’était le starter, les deux trois légendaires rencontrés sur le chemin et un ou deux monstres plus utilisés que la moyennes,
souvent nourris au grain par le multi exp. Shame!


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Par NinaUsagi. J’adore ce genre de style…


Cette très mauvaise habitude à commencé dès la première génération. Evidemment, ça n’empêchais pas un plaisir de jeu maximal, le fait
de parcourir tout un pays y était pour quelque chose. On était relativement libre dans un bel univers enchanteur et rien de plus jubilatoire qu’une bonne vieille sensation de liberté, surtout
avec un support aussi primitif. On se souvient tous dans l’Océane qui ne reviendras JAMAIS (un hommage un Koursk probablement, les dates correspondent) et du fameux rival qu’on pouvait appeler
« Crétin » « Dukul » voire « Cénobyte ». Lui il se démontait pas et se faisait botter les fesses cinq fois dans le jeu, toujours en paraphrasant « Ah ah ah ah pauvre minable » c’était courageux de sa
part!


Avec Argent c’est harder better faster stronger puisque c’était le premier opus à faire un impact de « suite » et le soft s’engageait
tout simplement à doubler la quantité de jeu. Deux fois plus de pokémons à capturer, une région supplémentaire à découvrir et l’autre à redécouvrir pour prolonger l’aventure… toujours ce fameux
semblant de scénario avec la team Rocket et Lugia. Lugia les enfants! Plus charisme tu meurs! Surtout qu’en parallèle il y avait les opus Stadium sur la 64 (pour trouver le premier après sa
sortie c’était quelque chose) et le petit champignon à fixer sur sa manette permettait de jouer à la Game Boy sur son écran de salon. MAIS! En plus de ça, tout les jours un petit mode bonus
permettait de glaner un objet gratuitement et souvent c’était un petit truc pour sa chambre, modélisée en 3D pour le coup. Ca peut paraître un peu neuneu aujourd’hui mais cette forme de
connectivité était rarissime, ça avait quelque chose d’excitant – un petit rendez vous régulier à ne pas manquer. Et bien sûr, dans le jeu en lui même il y avait le système d’horaire qui nous
faisait veiller tard (je me souviens même des magasines à la Kid’s Mania qui nous conseillait de décaler le truc de quatre heures pour pas avoir à veiller) chaque jour avait son petit évènement,
son petit rendez vous… c’était un petit erzatz d’univers persistant, un jeu de rôle massif… pas multijoueurs. C’était un début et c’est probablement la génération ayant eu le meilleur impact.
C’est probablement ma préférée et c’est le cas pour beaucoup de monde.


Rubis et Saphir avaient une tout autre saveur. On ne considérait plus trop les jeux Pokémons comme des suites mais plutot comme des
remakes, du coup commencer à explorer la région d’Hoenn avait déjà des airs de déjà-vu, les non-changements de gameplays étaient trop perceptibles. Plaisir de découvrir habituel, comme si on
refaisait le truc dans un univers parallèle mais si il y avait bien un truc excitant dans cette génération c’était les trucs cachés, les petits énigmes derrière les énigmes. J’ai passé un mois
d’Aout a essayer de piger ce système et ces indices en Morse et progresser d’une étape était quelque chose d’extrêmement gratifiant – aussi cette troisième génération était la plus fournie en
exploration totale. Le fait de pouvoir aller sous l’eau rajoutait une mini « dimension » au terrain de jeu, c’est comme ça qu’on déverouillait les fameux Regitrucs à la musique de combat si particulière. La musique, tiens… encore un élément si fédérateur! Comme si la mochitude habituelle des jeux
Pokémons (enfin non, le jeu n’était pas moche mais très minimaliste, ce n’est pas le même concept) n’était là que pour balancer la qualité des musiques, tellement mémorables (les pokémons
légendaires, le Pokécenter, la bicyclette, certaines routes… que des thèmes inoubliables…) autant de morceaux qui aident à faire passer une si petite pillule. Choisir une fille n’était pas
une grosse nouveauté mais une des très nombreuses marques de bonne volonté qui faisait de Rubis/Saphir un très bon jeu.


Bien sûr le fantasme global était d’avoir un VRAI jeu en 3D, un vrai RPG Pokémon à l’ancienne dans la pure tradition. On a eu
Colosseum et XD mais le premier m’a tellement dérouté par sa déconstruction des mécaniques habituelles de jeu et surtout via sa lenteur démentielle… il était très répétitif et
possédait un énorme problème de rythme, du coup il n’était pas très intéressant et c’était l’un des rares jeux largués au bout de peu d’heures de jeu. On se console bien plus tard avec Diamant et
Perle, dur DS mais sans énormes efforts artistiques, toujours sans grosses nouveautés (les concours Pokémons ont toujours été un peu meh) – juste trois nouveau starter, un nouveau pays, huit
badges, des nouveaux pokémons. Encore une dimension parallèle, avec cinquante pokémons légendaires, ce qui enlève un peu la légitimité du terme… pas si grave puisque au contraire, la recherche
et la démesure sont toujours des valeurs sûres dans ce type de jeu. Pour moi et pour la quatrième fois, c’était starter à fond les ballons et le reste un peu négligé, avec quelques importations
de la génération précédente pour compléter un peu le bouzin. Toujours pas de grandes révolution mais comment changer un gameplay pareil? Grande question… en tout cas, l’omniprésence de
Pokéwalkers de nos jours me donnent vraiment envie de me le refaire un bon coup avant la cinquième génération. Le fait d’avoir son petit module de poche me rappelle l’âge d’ôr de la Dreamcast et
des Chaos à transporter via le Visual Boy et Sonic Adventure – bon ça entraîne un cassage du schéma puisque bizarrement, Soul Silver se vends beaucoup plus – mais c’est une tentation latente. Il
faut savoir y résister… en espérant me plier à l’esprit du jeu pour Noir et Blanc.

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Joyeuseries musicales ♬ Printemps 10

Déjà! Donc comme les deux dernières fois, je vous met ce qui est un peu la playlist représentative du blog pour une période donnée et
je ponds un petit paragraphe de ressenti qui va avec. Faites un petit jeu : si vous connaissez déjà le morceau, imaginez quel extrait j’ai pu mettre… vous verrez si on fonctionne de la même
façon.


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Smashmouth – All Star


Quota tube des années 90! J’ai moi même une certaine incompréhension vis à vis de mon propre geste à mettre ce morceau dans ce post
mais je sais pas, il y a comme un truc, typiquement le genre de morceau que t’entends encore et encore (et je pense que ça a été pour nous tous et pour la première fois dans le générique du
premier Shrek) puis soudainement tiens, tu l’entends une fois de plus une décennie plus tard et c’est une accumulation de petits trucs qui font que. Si je devais aller jusqu’à expliquer les
petits trucs qui font que j’évoquerais une voix tellement particulière, les petits powerchords diminués de gratte qui font toujours leur petit effet dans le coté pas-majeur-pas-mineur et le tout
prends directement une tournure méga efficace. Comme l’immense majorité des titres de ce jets, on peut trouver le morceau soit dans un jeu musical vous-savez-lequel soit dans l’AMV Hell… toujours utilisé dans une synchronicité parfaite. Curieusement, voir telle musique scotchée à un bon
montage rends accro à la musique individuellement parce qu’on est accro au contexte de base… c’est cosmique et c’est le rare truc « rapoïde » de la liste alors profitons-en, han
han.


Rapid Eye Movement – Half A Word Away


Quota acoustique! Saviez vous que Michael Stipe était lui même un Shiny Happy People et que le groupe déteste jouer la chanson éponyme
en concert? Moi non plus mais hop vous aurez votre quart d’heure de gloire dans le prochain diner mondain. Comme souvent j’ai entendu ce titre dans un passage émouvant de Scrubs (une série qui
sait adoucir les moments drama, toujours de façon plus ou moins subtile) et je surkiffe la voix de Stipe, je surkiffe les arpèges aigus, j’aime le son à la limite du clavecin qui vient
se poser pendant la répétition et puis j’aime les douces ballades à écouter dans la nature en fête. Le morceau se dote d’un aspect médiévla-troubadour un peu involontaire (enfin je sais pas c’est
mon interprétation) dans sa structure et ça rejoint pas mal de mouvance progressive des deux décennies précédentes. Pour situer le groupe, on est début 90 avec le premier album qui contient les
gros tubes (Everybooooody Huuuurts! Ne faites pas ça chez vous les enfants) et on entre dans la période très critiquée très mainstream d’un groupe jusque là encore très expérimental. Les
jugements, les mouvances, tout ça c’est très bien mais ça ne m’empêche pas d’écouter ce morceau en boucle. Je le trouve incroyablement réconfortant. Prenez une copine, prenez votre
gratte, prenez la demi douzaine d’accords du refrain, lancez vous et chopez le PROFIT : vous êtes un grand sensible, un grand sensible qui va pécho. (Je suis dégouté de mon propre humour c’est
épatant)


Phoenix – Liztomania


Quota français! Nous sommes à Séville, j’ai monté les trouze mille marches des palais royaux, je redescends un bon vieux machin
Starbucks à la main et me pose sur les marches d’une statue bien en vue bien au soleil. A mes pieds y’a a peu près tout l’espace Shengen qui passe (y compris le japon et un papy tout perdu qui
ose pas recevoir de l’aide) – le moment parfait pour sortir le saint Ipod et de lancer une playlist en random. Et là une compilation récente des Inrocks toujours pas écoutée tombe et… c’est
vachement bien! Je suis pas surpris que Phoenix est un groupe français qui s’est franchement bien exporté (qui s’est même tapé le luxe de deux trois prix dont un Grammy, classe) et là on est en
présence de gars qui font de la musique actuelle. De la musique 2010 pour oser le pompeux, des gens qui s’encombrent pas de réflexes pris ici ou là, non ils font ça vraiment à leur sauce
comme le ferait un bon gros Fugazi des familles (dans un autre ordre d’idée, bien sûr) mais c’est typiquement de la pop qui n’a rien de honteux et où tout sonne nouveau : cette voix suraigue qui
se ballade partout, cette petite ligne de guitare qui me rends tout fou pendant le refrain, la batterie et son interprétation « ternairisante »… quand j’aurais un peu plus de temps à moi je me
ferais un petit plaisir de découvrir l’album, Wolfgang Amadeus. En attendant je vous propose de manger ce petit extrait sans fin, c’est garanti sans aucune fioritures et ça donne énormément
d’espoir sur le potentiel de la production française. L’anglois doit y être pour quelque chose…


Red Hot Chilli Peppers – Snow ((Hey Ho))


Quota dépravation! Je n’ai jamais écouté Stadium Arcadium en entier mais je me souviens très précisément que le double album s’était
fait défoncer. Proprement, avec les honneurs. A tout hasard je supposerais que c’est la longeur abyssale du truc qui déroute parce que les deux premières pistes du premier album sont
juste intouchables. Exit le « phonque » et salut la joyeuse ballade sur les expériences de poudreuses du chanteur! Quand bien même tout le monde préfère (et c’est bien normal) la période plus
agitée des rouge chaud chili poivre il faut bien admettre que cette piste contient tout le meilleur de cette disposition, ce petit riff très très très CASTRATEUR pondu par les doigts agiles de
frusciante, le chant très limpide et décontracté qui débite des horreurs en substance, le son de flûte qui est tout simple mais que je trouve admirable (flûte = amérique du sud = colombie? Hé hé)
puis cette lente progression vers ce fabuleux refrain ou l’ami Flea nous fait l’honneur de ses fameux Double Stop dont il a le secret. Bon je fais mon technicien mais tout ça pour dire : pour un
album enterrant une mouvance, cette piste contient le meilleur de chacun des membres de la chose… et ça encourage pas mal à revenir sur les grands classiques – dont le fabuleux
SangSucreSexMagie que je me suis ENFIN écouté après dix neuf années d’ignorance totale. Depuis, je ne met plus de chaussettes.


Tenacious D – Master Exploder



Quota geek! Et donc dans The Pick of The Destiny, Jack Black et son pote Kyle ont écrit une
chanson en cinq minutes et son interprétation fait jouir les filles, met les micros en feu et fait exploser des têtes, tout ça rien qu’avec le pouvoir du rock
. Petit détail qui tue – la fille
en arrière plan à deux minutes pile. En espérant que cette séquence de rêve vous donne envie de mater le film… mais la question est là : est ce que je me serais intéressé à Tenacious D (groupe
de geek par excellence dont je ne connaissais que le un poil chiant The Metal) sans avoir maté l’AMV HELL? Probablement pas mais maintenant je m’y connais un peu mieux dans ce projet un
peu maboule où toutes les compositions sont des petites pépites d’auto-dérision et de rock viril. Le film est sorti en France dans peut être dix salles, c’est pas bézef mais ça permettait au
moins à la bande d’acquérir un petit statut culte chez une mouvance culturelle que vous connaissez bien, entre autres Napoleon Dynamite et consorts… et ça peut éventuellement faire une petite
ouverture mi métalleuse/mi néoclassique. Sortez vos bardes, vos pompes à glands et vos dragons, Tenacious D est là et Jack Black est un acteur sympathique doublé d’un guitariste charismatique et
je parle pas de l’aspect très très TRES VOCAL du truc. Essayer de chanter Master Exploder, c’est prendre le risque de voir sa tête exploser. Mais si ta tête explose, tu ne seras pas un bon
lecteur! Voilà, c’était tout ce qu’il y avait à dire sur le groupe préféré des gens un peu bizarres accro au PC.

J’AI PAS BESOIN. DE MICROPHONE. MA VOIX EST PUTAIN DE PUISSAAAAAANTE. HOOOOOOOOOOOOOO §


… Pardon!


Gun’s & Roses – Sweet Child O’ Mine


Quota rock classique! Si vous étiez à la récente Nocturne Epitanime vous vous souvenez peut être tu très bidesque Blind Test
Classic Rock, c’était la première question. Ben même avec le petit lâché de titre à la fin de l’extrait non, personne était foutu de lâcher la réponse, scandale! Moi même je suis toujours très
inculte sur ce groupe après avoir découvert Chinese Democracy et je ne connaissais pas grand chose de la fameuse « période » Slash. Je découvre enfin le fameux tube dans Guitar Hero II et là c’est
« Ho comment j’ai fait pour éviter cette tuerie si connue jusque là » parce que je confondais toujours le titre avec je ne sais pas quel autre truc pas génial. Ce son… même si ça fait très
« sirêne de pompiers » je suis super super fan de cette intro et du gimmick qui revient deux fois pendant le refrain, limite le solo après je m’en fous un peu. C’est assez surprenant de constater
que le mélange « rock bourrin adolescent » et le sentimentalisme à outrance fait un bon mélange qui fonctionne encore aujourd’hui et je trouve tout ce qui a des cordes très émouvant dans
ce morceaux, surtout la petite ligne d’accompagnement des couplets, c’est superbe, c’est beau, vive le pouvoir du rock viril, vive les chapeaux, vive la calvitie. … wait


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MGMT – Flash Delirium


Quota indé! Enfin indé on pourrait pas croire vu l’aspect très « imposé » qu’à pris le premier album du duo, ses gros tubes qu’on
retrouve partout (et contrairement à l’UMP, je n’aime pas vraiment Kids et son riff très très geignard) mais cette sortie a été relativement discrète (enfin elle ne l’a PAS DU TOUT été
mais seulement en l’espace d’un jour ou j’ai entendu parler que de ça, à la radio, dans les journaux, à la télé partout puis le lendemain pouf, disparition collective) et je conseille amplement
l’écoute de Congratulations sur Deezer. C’est relativement court, ça reste globalement dans la même cohérence, dans la même démarche et ça vous emporte loin, très loin… en l’occurence
c’est Flash Delirium qui a attiré mon attention (et donc la malédiction voudrais que pour l’humiliation ce soit le single selectionné mais après tout quelles sont les chances que ce soit le cas)
pour son coté très… Beach Boys. Je serais un journaliste blasé dans une chronique musicale je dirais que c’est Vintage – pour l’aspect très delayée, très chorus du morceau qui est
plutot une succession de cinq ou six phases bien distinctes. Un rythme bien marqué qui fait poum poum et à partir de là on passe par toutes les facettes psychédéliques avant d’amorcer le refrain
qui m’évoque Pet Sounds… quelques quarante ans plus tard!



The Amazing Royals Crowns – Mr Fix It


Quota inconnus! Les Couronnes Royales sont un groupe… américain. Hé oui, la surprise est énorme puisque vous aurez bien sûr reconnu
toutes les grosses ficelles des fondamentaux du Punk Anglais. Je veux dire, si je suis le sens à penser aux Sex Pistols en écoutant Mr Fix It je dois avoir un sérieux problème de neurones! Je
suis monsieur le réparateur, je le sens bien, je répare toutes les filles du quartier. Je sais pas si les paroles viennent d’un script de porno un peu cliché mais je trouve ce morceau
incroyablement pêchu, il donne une énergie sortie de nulle part pour affronter la journée qui démarre à huit heures du mat. En plus il donne une impression très bizarre, celle d’écouter un truc
formidable fait avec trente balles et trois accords de gratte auxquels on a ajouté du piano en contre temps pour faire rockabilly. Personellement c’est probablement un style que j’affectionne
plus que ce que je peux l’admettre puisque ce genre de morceau me met UNE PATATE! Tu pourrais conquérir le rock avec le pouvoir des jeans déchirés. Bon peut être pas mais au moins tu pourrais te
faire un petit tas de pognon – et un indice sur vos écran, ce morceau est une piste bonus dans un vieux jeu héroïque, deuxième du nom… en bref un morceau tellement cliché mais qui reprends une
mécanique si jouissive.


Dream Theater – Panic Attack


Quota finesse! Un morceau très printanier à faire rougir vos cousines… c’est fait, ça fait plaisir, c’est bourrin et ça décrasse les
oreilles passée la surprise. Je met un extrait instrumental car quand bien même je me reconnais pas mal dans les paroles et c’est sympa d’entendre le chanteur hurler « Pourquoi je suis si
tenduuuuu » autant Dream Theater n’est pas super connu pour la qualité de ses paroles… mais pour les solos improbables de Petrucci. L’autre jour je disais que Dream Theater était un groupe un
peu « précieux » après avoir écouté le très pénible Pull Me Under. Bah là les choses ne changent pas vraiment : j’aime beaucoup plus le coté harmonique de ce riff mais c’est toujours aussi carré et
précis – tu rates une note, c’est bon, tu peux sortir de scène et regarder la suite en sucant ton pouce. Un morceau de sept minutes (pas méga long pour les standards du groupe) pas trop trop
fantasque, parfois très premier degré et la fin est pas franchement géniale mais cette introduction. Impossible de pas
faire du headbanging sur le coup. Je suis pas fan du métal et de ses mouvances, j’ai tendances à préférer l’aspect métalloïde d’autres courants (ce n’est paaaas la même chose) mais oui
effectivement, ça contribue à effacer les deux trois idées reçues que je m’étais faite sur ce groupe. Du coup je le met, dans ma bibliothèque c’est un peu le TOOL de cette
année.


Foo Fighters – The Pretender


Quota Dave Gröhl! Là aussi les Foo Fighters étaient un groupe qui me disait pas grand chose. C’était pourtant le seul aspect du
travail de Gröhl qui ne me disait rien (Nirvana, QOSTA qui d’ailleurs est en tête d’affiche de Rock En Seine miam miam, Them Crooked Vultures) … et je ne connaissais deux que deux morceaux :
Monkey Wrench et Everlong. L’un super énergique et l’autre plutot posé mais les deux, musicalement parlant ont des ressemblances énormes : un rythme de guitare de trois minutes en croches qui ne
fait que varier dans les écarts de la mains du pauvre interprète. Everlong me paraîssant un peu chiant (l’annalogie à World Tour n’aide pas du tout) et Monkey Wrench faisant un peu basique et
répétitif, j’espérais pas grand chose du reste de la très très grosse et fournie discographie du groupe. C’est par un hasard total que je découvre The Pretender et là je comprends enfin ce qui
plaît dans la démarche : une grosse énergie. Là aussi c’est de la croche qui se fournit et se décline mais les choses sont plus subtiles… ballade, refrain rock, pont… ce chant très accrocheur
parce qu’on aime tous se faire hurler dessus quand c’est aussi bien fait. Petit point bonus : la pochette de l’album est super classe. Le prétendant à quoi? J’ai bien mon idée sur la question
mais je préfère pas sortir une absurdité de plus…


The Beatles – Paperback Writer


Quota quota! Je met celle là comme j’aurais pu en mettre une vingtaine d’autres, disons pour faire clair « les Beatles et cette tonne
de titres un peu moins connus pas publiés en singles » car bon j’ai déjà expliqué récemment que je découvrais pourquoi un tel engouement autour de cette (peut être unique, mais tellement légitime)
source musicale des années 60, ça remet pas mal de choses en questions notamment sur la notion de chant en groupe. Etes vous capable citer un groupe actuel où tout le monde peut harmoniser à
loisir? Pas évident… c’est souvent le cas, souvent de façon discrète, presque cachée, comme si on préférait les sons et les effets. En me refaisant la première moitié de la disco des Fab Fours
je me dis à quel point le chant à plusieurs est quelque chose de fabuleux à écouter. Il est pas mal amusant de constater que l’autre facette de l’exploitation de la voix à beaucoup évolué entre
temps… je parle bien sûr des paroles, et en l’occurrence de ce coté très « raconteur d’histoires » inhérent à Rubber Soul et Revolver. Après ils ont fait comme beaucoup de groupes aujourd’hui, un
yaourt de phrases un peu prises au hasard… mais là non, la simplicité ne rends pas l’ensemble simpliste – bien au contraire je trouve ça assez génial. Et dire qu’il y a de quoi
s’extasier sur 12 albums qui ont tous une âme et une personnalité bien distincte… merci Harmonix pour m’avoir ouvert les yeux!



Allman Brothers Band – Ramblin Man


Quota sudiste! Le ciel est bleu, l’herbe est verte, Spectre c’est chouette! Ramblin’ Man ce n’est pas QUE ce petit passage dans Big
Fish mais pourtant le poême crétin de Steve Buscemi colle tellement bien à ce morceau et à son superbe solo final… une musique très très légère, dénuée de tout trauma et angoisses en tout
genre, parfait pour se sentir bien en toute circonstance. Je suis toujours épaté du pouvoir somatique que peut avoir la musique : je trouve Ramblin Man extrêmement calmant, en plus
d’être simplement une jolie chanson typée. Vraiment, cette intro au solo et le solo lui même qui fait très envol des zozios y’a rien de plus superbe et relaxant. Comme pour Sweet Child O’ Mine,
j’aime beaucoup le son et une grosse partie de la disco du groupe est du même acabit qui, pourtant, n’est pas si cliché que ça. Sérieusement, ces six dernières notes me font fondre.
Cette musique c’est de la gentilllesse, de la bonté et du bon sentiment à l’état pur…

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Run for your life

Et oui quelle surprise! Ce post parle de Rock Band! Je sais, c’est dur mais c’est nécessaire, après tout cette saga prends une très
grande place dans ma ludothèque du moment et elle a le bonheur d’allier mes deux principales passions. M’enfin je commence à me demander si je vais pas faire une catégorie à part pour mettre ce
genre de posts, en même temps il commence à plus y avoir beaucoup d’opus à chroniquer… mais que voulez vous, c’est un peu l’année du Rock band, enfin bref c’est un peu le blog de Rock
Band
pour être un peu plus précis. Il n’empêche que j’ai pu mettre la main sur The Beatles Rock Band… avec un certain retard, le jeu était sorti en grandes pompes en
mi-Septembre avec la beatlesmania quasi-cyclique qui ressurgissait avec la réedition des albums remixés. J’ai même pu voir un mec se ballader dans Paris avec son pack intégral, je me demandais
bien si il osait prendre le métro avec. Activision tenait vraiment à marquer le coup puisqu’ils ont osé sortir des basses Rickenbaker au prix supérieur à des petites grattes low-cost et
il fallait vraiment le faire, ils ont peur de rien les petits gars! Y’a probablement des fétichistes pour acheter d’autres instrument dédié au saint groupe mais tout ça était un poil malsain. Il
n’empêche que j’ai trouvé le truc à 30 Euros sur Amazon et que je ne regrette pas, mais alors pas du tout cet achat. 

 

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Je suppose être dans la moyenne en disant que je m’y connaissais relativement dans la discographie des Fab Four. On connait tous un
bon paquet de grands classiques, mais finalement pas énormément de monde n’arrive à citer les quatre membres (et je parle pas de Pete Best ni de Brian Epstein) ou même deux ou trois albums du
trucs. Personnellement je ne connaissais vraiment la musique du bazar global qu’après l’album blanc ce qui ne nous laisse que deux excellents albums qui sonnaient un peu comme un bilan musical…
Du coup ça zappait six années de musique d’un groupe qui fait toujours parler de lui… en une douzaine d’albums et même pas en une décennie, c’est dire à quel point ils ont été l’amorce pour
tout le reste. Ces quatre types ont réussi l’exploit total de toucher à un certain nombre de styles de musique, toujours influencés par leur environnement mais toujours originaux dans leur
propos. Et c’est ça qui rends le jeu si puissant et si supérieur à une simple playlist : on ne joue pas à The Beatles Rock Band mais plutot The Beatles rockabilly, The Beatles psyché, The Beatles
Pop, The Beatles Folk… Helter Skleter est souvent qualifiée comme étant la première chanson métalloïde – et y’aura pas ce charme dans un soft comme Green Day Rock Band, parce que Green Day à
toujours fait a peu près le même type de musique. Ca se résume à quelques gimmicks, un style bien précis de punk californien alliée à la même intelligence et à la même démarche dans le propos.
Les Beatles eux, évoluent musicalement. C’est pour ça qu’avant toute chose je conseille mais radicalement cet achat. Même si vous connaissez pas bien les Beatles, c’est quasi nécessaire
si vous aimez un minimum écouter de la musique. L’effet Kisskool est double : vous allez radicalement vous fournir en culture sur UN groupe, vous allez comprendre les fondamentaux de pas mal de
musiques d’aujourd’hui bref je vais pas paraphraser et tergiverser plus longtemps – c’est un MUST HAVE. GRAVE SA RACE.

… BOOYAKA!

 

  Ca c’est si vous aimez bien écouter de la musique! Bien sûr tout le monde aime en écouter mais pas mal de gens préfèrent la
soupe Italienne au reste donc si vous aimez la décortiquer, Beatles Rock Band est pour vous. Même si vous pensez pas aimer ce groupe car je le repête, cette disco est incroyablement
variée et ce qui ne vous a pas plu ici ou là sera vite oublié par cette chanson jusque là inconnue. Si comme moi vous cherchez à vous le procurer mais que le prix boutique exorbitant vous donne
des boutons, hop vous passez par Internet et soit vous commandez outre-Manche soit vous faites appel à un appel à un particulier bien noté dans les sites de vente en ligne. Souvent, il font un
excellent boulot et expédient votre commande le jour même! J’étais donc bien crevé, je rentre je ne sais plus quel Jeudi de la fac et je trouve le précieux sésame dans ma boîte aux lettres,
sésame commandé deux jours plus tôt suite à un mini coup de blues qui accéllère toujours les petits fantasmes dépensiers. Déballage enthousiaste comme à Noël, virage au sabre de la petite bande
verte qui scelle les boîtes XOBX et insertion franche et totale dans la console. Apparition du logo Harmonix (c’est bon signe, généralement) suivie du logo d’Appel (owi c’est le bon jeu, c’est
encore plus bon signe) et petite claque visuelle de trois minutes mêlant des Beatles animés dans un style un peu moche et des effets 3D du plus bel effet cosmique, dans la grande étiquette
psychédélique qu’on attribue à la deuxième moitié de la disco du groupe. Le menu principal est là, je le reconnais en souvenir de cet Octopus Garden un peu mou à Paris! Ces dits menus témoignent d’un truc qui ne
sera probablement à jamais valable que pour cette unique « extension » : Beatles Rock Band possède une réelle identité visuelle. Bien sûr le moteur, le gameplay et l’esprit du jeu de base sont
conservés mais pleins de petits détails rendent le jeu volontairement rétro/veillot… que ce soit les menus très minimalites et colorés, les écrans de chargement à base de
couleurs/feuilles/fumezlesalgues un peu aléatoires où la barre de notes qui se voit « veillie »… c’est aussi valable pour les effets sonores en tout genre, avec toms crushs et rides d’époques et
petit luxe ultime, chaque mouvement dans le menu équivaut au petit son de l’intro de Getting Better. C’est con mais cette accumulation de petites attentions qui font de BRB un vrai jeu musical à
part entière et pas une extension basique où un « simple » jeu dédié comme peut l’être Guitar Hero Metallica/Van Halen/Aerosmith. 


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Ce menu principal… n’est pas énormément fourni, malheureusement. Là on ne peut pas mettre tout le décorum inhérent aux Rock Bands
normaux et on y trouve donc le strict minimum : partie rapide, histoire, multi et quelques bonus. Penchons nous vers la partie Histoire donc… qui n’a d’historique que son ordre de playliste
puisqu’on retrouve les sensations de progressions des premiers Guitar Hero : des palliers avec pour obligations totale de finir les chansons, on passe au suivant avec entre deux une jolie
cinématique à la manière d’un Monthy Python Flying Circus et go pour un nouveau chapitre. Il y en a huit en tout, chacun sensés représenter une étape cruciale de la carrière des petits gars de
Liverpool : le concert au Cavern Club, le show au Ed Sullivan, le Shea Stadium, le Budokan… trois époques différents au studio Abbey Road puis ce fameux concert sur le toit du même studio que
la police a très gentiment arrêté. Chacun de ces chapitres contiennent entre quatre et cinq morceaux qui reprennent la cohérence chronologique du groupe : on commence avec le rock and
roll/rockabilly pur à la Buddy Holly (Twist And Shout, I Wanna Be Your Man) pour passer sensiblement à cet énorme pan de chansons d’amour un peu neuneus aux paroles pas méga recherchées (Do You
Want To Know A Secret, I Feel Fine, Drive My Car et Day Tripper – lol prostipute) pour enchaîner avec les petits expérimentations acoustiques et les chansons un peu plus sombres de Rubber Soul et
Revolver (Ticket To Ride, Taxman, Paperback Writer bon okay celles là sont pas les plus angoissées mais les vraies violentes sont en DLC) la deuxième moitié du jeu se fait à partir de la phase
expérimentale du groupe, les nécessaires de Sergent Pepper, du Magical Mystery Tour et du White Album y passent (tout les grands classiques plus Dear Prudence, Hey Bulldog, Something…) avant de
finir en beauté avec les morceaux choisis d’Abbey Road et Let It Be ( I Want YoouuuUUuuUUuuu – Get Back – Dig A Pony tout ça) et surprise, le dernier morceau du jeu est… *grande inspiration*
The End. *rimshot*


Une fantastique préselection auxquels s’ajoutent les DLC : comme d’habitude c’est deux euros soit 160 Microsoft Points le morceau :
tout le reste d’Abbey Road plus l’intégralité de Rubber Soul, Sergent Pepper ET All You Need Is Love, de quoi se faire une petite playlist à part. Attention cependant, le jeu et la boutique étant
radicalement indépendants du reste, les morceaux ne s’exportent PAS sur Rock Band. Je me suis personnellement offert une demi douzaine de titres dont A Day In The Life (DOOOOOONG) et bien sûr le
fabuleux, l’incroyable, le violent Maxwell Silver Hammer. Parce que j’aime bien le concept. C’est toujours plus harmonique que du Cannibal Corpse!


Alors fatalement qui dit gameplay classique de progression dans ce mode histoire dit aucune personnalisation. Il ne faut pas
s’attendre à modifier quoi que ce soit, les Beatles SONT les Beatles et ils le resteront, on ne peut pas jouer avec quatre Ringos, quatre Paul ou même trois Moundir et un Olivier de Carglass mais
bien le set habituel qui prendras toujours les mêmes poses, les mêmes manies, les mêmes instruments. On ne gagne pas d’argent MAIS les meilleurs scores serviront à débloquer une platrée de photos
qui elles même débloqueront une demi douzaine de vidéos, le tout acompagné de petites anecdotes sur les enrengistrement et la vie du groupe. Pas nécessaire mais un petit plus appréciable pour
ceux qui aiment creuser la mythologie d’un big band! Quand je disais que les Beatles n’étaient pas customisables, ben c’est à moitié faux puisqu’ils le font eux même via les cinématiques pendant
les phases de jeu. Au début de leur disco, ils se ressemblent tous, on dirait quatre Playmobils qui chantent des chansons d’amour qui font hurler les trois mêmes filles dans le public. Au fil du
temps, les personnalités s’affirment, les styles évoluent… jusqu’à aller dans la fatale envie de chacun de faire du solo et l’implosion officielle du groupe en 74. Je parlais des cinématiques à
l’instant, elles mêmes évoluent de petites séquences d’illustrations à d’autres gros trips qui font mal aux yeux. Dans les quatre premiers chapitres qui retranscrivent la courte carrière scénique
du groupe, on les voit juste jouer, chanter en feintant les cris de deux trois filles hystériques (avec les mecs qui se bouchent les oreilles à coté, priceless) c’est un peu banal mais c’était
pas franchement possible de faire mieux. Après ça, les séquences d’enrengistrement sont plus exitantes puisque chaque chanson nous « transporte » dans l’univers du morceau, les Beatles se
téléportent dans les plaines vallonées, sous l’eau, dans unpetitsousmarinjaune, dans l’univers cosmique du conceptuel. Les animateurs se sont lâchés et ont essayé de retranscrire au possible le
« sentiment » et les émotions que retranscrivaient tel ou tel morceau. Mon emploi du passé est très mensonger mais je suppose que vous comprenez l’idée… alors bien sûr ça abuse un peu des écrans
blancs (et pas évident de se concentrer en batteur quand on devient subitement aveugle) et on ne peut pas toujours regarder ET bien jouer mais c’est ça aussi qui fait que BRB n’est pas qu’un
simple jeu dédié au groupe, c’est imprégné de l’univers du groupe. De la même manière, finir I Want You (She’s So Heavy) pour la première fois à quelque chose de surprenant, je vous
recommande de la faire à plusieurs ET dans le noir. Quand la chanson est finie, observez la tête de vos potes. Muhahaha!

Ce souci de la personnalisation atteint même les DLC, chapeau!


En fait le principal défaut qu’on pourrait reprocher à Beatles Rock Band c’est bien sûr sa facilité. C’est un raisonnement un poil
simple puisque quand bien même la plupart des pistes sur les quatre instruments sont très potables et les morceaux toujours assez court, le jeu dispose de ses quelques petits moments de bravoure!
Ils savaient monter le tempo et je vous propose de mater la piste batterie du tempo le plus haut du jeu et peut être de la disco (après Lady Madonna probablement…) craignez la puissance du 193
BPM! Pour la démo je vais faire appel à Sevinz. Allez go Sevinz, et n’oublies pas que tu as un flingue sur la tempe qui se déclenchera si tu casse le combo! 😀

 

 

 

C’est rapide et je vous jure que votre bras droit menace de tomber après trente secondes. Tout n’est pas si difficile mais les
dévellopeurs ont su faire preuve de sagacité en casant des VRAIS challenges pour ceux qui en cherchent! D’une part, les étoiles d’or sont maintenant bien plus légitimes car il va falloir aller
les chercher avec virilité, le score à atteindre étant nettement plus juste (le seuil de tolérance étant encore plus minime sur les chansons facile : il m’est arrivé de FC une chanson sans les
choper) et la « Beatlesmania » (bah oui c’est plus la transe ni le starpower, logique) va devoir être casée au bon moment. D’autre part le vrai challenge du jeu, et ben pas de surprises c’est le
chant. En solo bien sûr, de la voix éraillé de Lennon dans Twist and Shout à l’harmonie finale de The End, mais aussi à trois – chacun pouvant s’occuper de ce qui est logiquement la tierce, la
quinte, l’octave ou la principale, bref chacun des Beatles qui chante. On ne s’en rends pas nécessairement compte en écoutant les morceaux mais l’harmonie est un pan crucial (et magnifique, il
faut bien le dire) du groupe et reproduire le concept est cérébralement cauchemardesque! Difficile de tenir la note quand votre pote doit zigzaguer entre les temps ou difficile de monter
d’une tierce quand l’autre doit rester au même stade : il faut essayer d’ignorer ce que l’on entends pour pas être perturbé, c’est un énorme challenge. Alors à trois… c’est ça la vraie
puissance du groupe! Et autant dire que ces phases sont très nombreuses et souvent mêlées, superposées… toutes les variantes sont possibles et on peut même essayer de faire plusieurs voix tout
seul (si, si) et de la même manière on peut faire preuve de charisme total et de tenter le combo guitare + chant voire la batterie + chant. Bon là en plus d’être coordonné il faut être riche donc
je prends des pincettes…


Les succès, encore et toujours. Pour un jeu sensé être simple ils sont sacrément hardcores! Moins de 70 mecs enrengistrés sur les
sites spécialisés (donc une grosse vingtaine de trios) ont réussi à harmoniser tout le jeu… même en Facile! Le solo de batterie de The End est un enfer de coordination et les Beatles Rythms,
gros plus appréciable pour les fans de batterie, sont à se planter la tête sur les sticks. On va vous demander de faire Octopus Garden, Dear Prudence et Dig A Pony en respectant à 100% la logique
des Hammers On Pull Of (infernal) et choper 16 étoiles d’or prédéfinies à quelque chose d’épique. Le jeu est REMPLI de petits challenge qu’on peut s’imposer alors l’argument du « beuh c’est trop
facile » n’en est PAS un, d’autant plus que passer à coté de la playlsite serait se faire du mal. En revanche, si vous avez les CD… je dis pas. Je serais pas si enthousiaste si j’avais pas
autant apprécié et découvert une majorité de morceaux!

   

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Bien sûr le jeu est court. Un succès vous encourage même à vous faire un revival de Pokémon Snap et à découvrir les crédits en moins
de 24 heures après le lancement d’une partie mais ça ne veut pas pour autant dire qu’on y revient pas! Après avoir bouclé le mode histoire il ne vous reste plus qu’à faire les « défis chapitres » à
savoir de tenter des playlists prédéfinies en chopant le maximum d’étoiles, les plus dures étant toujours à la fin (quel plaisir de rater une playlist au septième et dernier morceau, c’est
toujours sympa) puis il reste les parties en ligne, il y aura souvent au minimum deux gus qui vous rejoindront et les chanteurs ne sont pas si rares. On ne peut chanter à plusieurs qu’en local
par contre, dommage mais cohérent puisque ça implique tout un plan de guerre : qui chante quelle ligne etc. Vite fait, vite consommé, court mais intense et ça fait un bon paquet de morceaux en
plus.


MUST. HAVE. Il est simple, il est court mais il est
fondamental si vous aimez écouter de la musique, ce jeu prends alors une visée quasi-académique. Je le conseille avec amour, ô harmonie ô harmonie ô amour.


Bon je déconne y’a UN bon gros défaut : Hey Jude n’est ni en playlist principale, ni en DLC, on peut pas y
jouer…

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Amusement de personnes idiotes

Alors sur le coup je franchis plusieurs paliers symboliques : d’une part l’anime du jour possède un titre en japonais (ce qui si on
prends un joli petit raccourci intellectuel signifie un pas majeur vers la vie de nolife! Mais oui! Les meilleurs experts le disent enfin… je crois!) et c’est une première car je me refusais
jusque là les animes aux noms incompréhensibles en préférant les trucs plus mainstream et d’autre part c’est un produit extrêmement récent, d’actualité quoi – ça change radicalement du schéma « on
mate les grands classiques puis éventuellement on se met à la page » du coup si vous êtes tombé ici, vous avez déjà probablement écrit ou lu un autre avis
sur la question et de ce fait je suis grillé et toasté jusqu’à la prochaine génération. Hé oui les discours cohérents c’est pour les faibles!


Alors que vaut un anime lambda du premier trimestre 2010?


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Alors au hasaaaaard… cet anime rigolo qui s’appelle Baka To Test To Shankanjuu ou quelque chose du genre (on va se simplifier la vie
et appeller la chose Baka To Test) signifie littéralement « Idiots, Tests et Invocations » a commencé à gentiment faire parler de lui en début d’année, là où tout les otaques sont en pleine déprime
à cause des baisses de températures, les studios de productions en profitent pour nous pondre les trucs les plus foutraques de leur planning (alors que les animes tristes sont casés en plein été! Tout correspond!) et il a la particularité d’avoir un scénario de
base très attirant… et comme souvent dans ce genre de situation, le pitsh est une sorte « d’aspirateur à attention » – le scénario lui même étant bazardé sauvagement au bout d’un épisode. Pour
baliser le post, autant le mettre immédiatement : cet anime est franchement drôle à mater mais je sais même pas si c’est volontaire. Parfois on a juste l’impression que ce nouveau studio au
nom-que-j’ai-pas-en-tête a voulu faire un petit truc sans prétention et qu’ils ont réussi un peu par hasard à taper un peu plus haut que dans leurs ambitions. Si je dis ça c’est parce que
globalement il est hilarant et agréable à mater mais il subsite pas mal de séquences inexplicables ou de passages très nanards/cliché…


Ô joie ô amour : Baka To Test c’est tout d’abord une intrigue de lyc… changez pas de page – de lycée oui mais pas de lycée,
de LYCEE! C’est d’avantage une intrigue de meubles, de couloirs et de fenêtres. Une intrigue de … métalycée ouais on peut le dire de façon méga pompeuse. Dans l’établissement de Baka
To Test, tout les futurs élèves passent un test d’aptitudes qui vont les projeter dans un des six classes : A,B,C… jusqu’à F et joie du concept bizarrement historique : votre note détermine la
qualité de votre environnement d’étude. La classe A dispose de minibars et de tables géantes et chromées… tout ça descends en gradation jusqu’à la F, son local pourri et ses cartons à
mandarines. Une entrée dans une classe pérave n’est pas rhédibitoire puisque le réglement du bahut est fourni en petites leçons de vie : il est possible d’échanger sa classe avec une autre.
Comment? De la manière la plus réaliste et simple qui soit, en lui déclarant la guerre. Pas physiquement comme dans d’autres animes mais via des petits avatars de vous qui se mettent sur
la gueule, via un système de points (et oui, comme dans Yu Gi Oh!)  Prenez le temps de raccrocher votre machoire…


Yoshii et donc un jeune homme très très très neuneu qui passe son examen d’entrée, le rate car il fait son chevalier servant en aidant
Himeji, la géniale loli-gros-seins-cheveux-roses qui fait son petit malaise et fatalement les deux se retrouvent catapultés dans la classe F, chez les crétins. Bien sûr nous sommes dans un anime
et le manque d’intelligence signifie obligatoirement l’amitié virile, les tapes dans le dos et l’amour fou doublé d’une cohésion de classe rare! Ces deux persos se construisent en trois minutes
une petite bande définitive composée également de la tsundere de base amoureuse du héros, du sidekick total grand et musclé, du mec dont la seul visée dans l’existence est de photographier des
petites culottes et Hideyoshi le trap qui va vous faire douter de votre sexualité. Tout ça semble incroyablement cliché? Bingo, ça l’est et c’est volontaire dans la mesure du possible
puisque une très grosse part de l’humour véhiculé par Baka To Test repose sur le comique des personnages, matraqué à envi et jusqu’à plus soif. Je multiplie les figures de style inutile pour
souligner ce fait : peut être 90% du temps de ces 13 épisodes sont consacrés aux cinq mêmes gags!Le five-man band parfait, amusez vous à comparer ça à Gloden Sun une fois maté c’est assez…
surprenant.


Le processus de matage de Baka To Test est pratiquement toujours le même pour tout le monde… on est attiré par le pitsh de
« classement » – on mate le premier épisode en rigolant un peu trop doucement et en se disant « mmh bof je vais peut être travailler et assurer mon avenir plutot » MAIS c’est comme si l’anime lisait
cet ennui en nous et il abandonne purement et simplement ce postulat de base pour taper dans le tranche de vie simple et rigolo comme le ferait cet anime controversé qui vient de reprendre et qui fait monter les chiffres de ce blog. Yoshii va manger des crêpes avec ses
copines, Yoshii va à la piscine, Yoshii va au parc d’attractions… ça parait plutot basique mais une fois de plus tout ça n’est qu’un vaste decorum pour matraquer et varier à l’extrême les six
gags de l’anime dont les deux tiers sont déjà bien éculés : Yuuji et son amoureuse maboule, Himeji qui a des gos nichons, Minami n’en a pas et fait des prises de catch au premier péquin qui le
lui fait remarquer, Hideyoshi est le plus délicieux des traps et se trouve toujours à poil pour des raisons inexpliquées (dans la piscine y’a les vestiaires hommes, femmes, et les
vestiaires Hideyoshi) – le Voyeur prends des photos, le surveillant colle tout ce qui bouge – des lettres d’amour circulent dans les casiers et chaque cliché
gay/lesbien/incestueux/loli est exploité ET parodié en même temps bref c’est comme du vaste fanservice bien foutraque à la Puni Puni Poemy mais tout ça reste léger, gentil et bien bien
drolatique. Ca casse que deux pattes à un canard mais ça reste agréable.

 

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L’anime n’est pas de Shaft mais on sent qu’il s’y inspire vaguement : ne serait-ce qu’au niveau esthétique avec ces lignes très
claires, ce coté très numérique très saturé, bien limpide et bien abusif au niveau des « petits pois » et des filtres divers… tant au niveau humoristique qui repose sur un débit sur-rapide, des
personnages qui gesticulent et un doublage de bonne qualité. Pourtant on sent clairement que le truc n’a pas l’ambition d’un produit estampillé Shinbo (Maria Holic, Sayonara Zetsubou Sensei)
quand on voit les génériques très très très dispensables, sérieusement, l’opening je l’ai zappé à chaque fois et l’ending est un peu escroc et à contre emploi sans être très couillu. D’autre part
pas mal de séquences sont gênantes dans leur… sérieux inhabituel. Quand on vient de voir des gags fétichistes et visuels sur l’inceste pendant 18 minutes on est très surpris de voir les deux
dernières consacrés à l’amûûûûr fraternel exploité comme dans les années 90 (« Hooo elle m’a cuisiné plein de paellas ma soeur m’aime youpla boum) ou dans un autre registre (« Ho nous devons nous
serrer les coudes devant l’adversité et le programme système scolaire injuste ») ce qui est d’autant plus étrange que ces séquences agissent
toujours comme des remplissages en fin d’épisodes… comme si l’anime était en fait très mauvais et avait des fulgurances d’épicité qui durent les trois quart des épisodes. J’exagère mais c’est
un sentiment très bizarre, autant de contrastes en peu de temps, le scénario complètement viré pour le bien qui revient pour clôturer la chose dans les deux (sans que la situation de base aie
évolué d’un poil, que ce soit pour les personnages ou pour le scénario, il ne s’est rien passé) au final il faut mater ça sans se prendre la tête. L’anime est court et c’est
tant mieux… et une deuxième saison vient d’être annoncé ce qui me laisse un peu sceptique sur l’avenir de cet univers? Allons nous y retrouvé le gang des frustrés encagoulés?
Mystèèèère…


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De la même manière, j’étais un peu médusé devant les premières scène de combat, je me disais quelque chose du genre « c’est sensé être
DROLE? » mais non ce n’est qu’une première impression trompeuse, n’oublions pas que le scénario est un prétexte et que l’invocation de ces petites bestioles à queue est source de situations
rigolotes (et les gens qui ont pondu ça ont fumé la foret de Fontainebleau, cadavres inclus) sans être « joué » au premier degré. Il faut faire la part des choses et éviter ce que je suis
exactement en train de faire maintenant : chercher un objectif, une visée, une cohérence… c’est comme une grosse bouillie graisseuse de lol qu’on vous sert un peu, il faut savoir s’en contenter
et on ne regrette pas du tout après coup. Il faut s’adapter et respecter le gimmick principal de l’anime, à savoir être con. Faut se mettre en mode « con » pour apprécier et rigolo – entre nous
c’est pas si difficile. Et savoir « limiter » son humour puisqu’une fois de plus, tout le ressort vient des personnages et de leur petite storyline de l’épisode : quand il y a une idée déjantée à
exploiter, PAF c’est fait, quand bien même tout ou presque gravite autour des … seins. Voyeur tiens un registre des bonnets de l’établissement. « Oh tu as changé de coiffure? Oh tu as changé de
seins? » Etc etc



Musicalement on pourrait presque comparer ça à du free jazz ou à du maths rock : faire n’importe quoi… de manière très ordonnée et
carrée! On a presque le sentiment d’assister à un cadavre exquis écrit au fur et à mesure (bon c’est le propre du truc je fais des répétitions c’est pas bon) je suppose que c’est un parfait anime
du milieu du panier, à apprécier sans se compliquer la vie, un petit produit aux limites et mécaniques visibles mais on s’en cogne un peu. C’est primaire, c’est drôle, c’est plein de bonnes
intentions. A mater pour Hideyoshi… surtout pour Hideyoshi.


Pas grand chose d’autre à dire, désolé!

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