Monthly Archives: février 2010

Mario Maso 2#4

Je pensais avoir triomphé de la barre reloue mais non, la voilà qui revient prête à en découdre. La résistance s’organise… OverBlog
veut VRAIMENT notre bien, elle nous impose une belle tumeur en début de page qui est sensée gonfler les statistiques au lieu de faire fuir les nouveaux venus. Super!

En attendant le combat final voici enfin un nouvel épisode de cette saga où je continue à bégayer comme un porc, où il y a toujours autant de bruits parasites et de chaises grinçantes. Je suis fort bien accompagné également (merci à toi ô personne de bon goût) mais je vous conseille de garder la surprise hé hé. Bon
visionnage, il y a deux trois séquences assez fluide dont je suis fier. Par contre vous verrez que pour la première fois, un niveau semble complètement incompréhensible. A
voir!


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Instant indé rétro payant joie

Cette barre qui vient s’immiscer sur cette jolie page au net besoin de ravalement de façade est très embêtante. On peut cliquer sur la
croix et ne plus l’avoir pour quelques sessions
, et de mon coté je peux la dégager définitivement en… payant Over Blog. Réaction immédiate : bof. Effet kiss
cool secondaire : quand bien même je le ferais, ça me « forcerais » à acquérir un nom de domaine, bousillerais probablement la structure de la page puisque j’ai bidouillé le code bref je suis assez
gêné – ce qui me pousse à envisager une migration vers un autre hébergeur mais je veux vraiment pas perdre tout ce que j’ai pu pondre depuis mi 2006. C’est un peu précieux mais voilà cas de
conscience fatiguant (smiley triste)

Je viens de finir The Lost en Damned, le recto de la mouture extensive (si si) du jeu que vous savez. C’était fantastique et je me suis dit qu’il fallait que je communique mon enthousiasme sur la
chose – PUIS je me suis souvenu qu’il me restait encore Gay Tony (qui est radicalement différent et qui semble très très enthousiasmant du coté de la joie vidéoludique débridée) vous aurez donc
droit à un beau cri de joie pour cette trilogie.

Je vaquais donc joyeusement dans un monde de guimauve en direction de l’orphelinat pour y distribuer des fleurs et des bonbons et je me suis encore lancé dans une tirade introspective que
j’affectionne tant « Mais alors! Toute cette histoire de contenu additionnel! Ce geste si simple et si coupable de donner son numéro de carte bancaire pour dépenser des milliards! Ca fait quelque
chose à exploiter! »
Et j’ai été très en accord avec moi même puisqu’effectivement, ça faisait une année que j’avais téléchargé un jeu indépendant. Cette notion était encore très
nébuleuse et c’est donc l’occasion de partager les quelques téléchargements que j’ai pu faire ces quinze derniers mois. Vous en prendrez un ramequin vous vous en ferez une idée!

Alors alors vous êtes l’heureux possesseur d’une Wii ou une 360. Vous pouvez dégainer vos points et surveiller…

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WORLD OF GOO – WIIWARE/PC – GENRE 10 EUROS UN TRUKDUGENRE

C’est hallucinant le temps qu’il m’a fallu pour enfin évoquer ce petit bijou sur le blog. Le truc assez difficile à croire avec ce jeu c’est l’aura qu’il possède,
aura nécessaire car le postulat de base ne plairaît pas à tous…
World Of Goo, c’est quoi? Un puzzle game. Deux mots qui peuvent faire peur et c’est bien légitime puisque c’est une association d’idée qui évoque immédiatement les jeux flash plus ou moins pourris
sur lequels on peut passer du temps perdu d’avance. Certes ok mais les les gens c’est bien plus que ça. En fait, c’est un puzzle game ayant une réelle identité visuelle et sonore, un
univers. En approfondissant un peu?
Les goos sont des petits boules de couleur qu’on peut relier librement entre elles, elles formeront alors un lien physique et petit à petit vous allez construire des tours élastiques qui devront
atteindre un tuyau, un point de chute, où un certain nombre de goos restants devront s’échapper (un niveau ne se réussit que via un quota à atteindre.) La suite est prévisible mais pas peu efficace
pour autant : les conditions à remplir sont de plus en plus délirantes, vous allez réaliser des petits exploits d’achtitectes, de plus en plus de paramêtres génants vont rentrer en jeu. Vous
construisez une tour, elle doit atteindre une certaine hauteur, vous la faites basculer avec un poids sans que l’ensemble ne s’effondre, vous la faite s’envoler vers d’autres cieux, vous pouvez
même la faire crâmer si vous pensez que c’est une étape nécessaire. Voilà pour le gameplay, sans trop de chichis ni de spoilers.

Oui, on peut évoquer la notion de spoiler dans ce genre de jeu. Production indé par excellence (un très obscur studio nommé 2D Boy) le jeu est très très nébuleux sur son scénario et son emballage.
Comme beaucoup de bon jeux payants sur ce genre de plate-forme, on commence direct par le menu, hop nouvelle partie et là on ne nous explique pas grand chose, il faut apprendre sur le tas, aidé par
les avisés conseil du « Peintre des Pancartes. » Il y A un scénario et j’ai un peu du mal à me souvenir de quelque chose de précis mais sachez qu’il se base sur l’onirique – à tel point que la fin du
jeu en elle même consacre du temps à l’onirisme pur. Concrêtement, vous faites les deux premiers chapitres sans trop trop de problèmes, le troisième est un peu plus résistant mais il
devrait se passer après quelques essais ratés et frustrants PUIS. Le gameplay principal change, pas mal de réflèxes aquis jusque là vont êtres bouleversés, vous jouez toujours au même jeu mais
l’ambiance change radicalement… le dernier quart cumule les moments poétiques surprenants, pour ne pas dire rafraîchissants, comme si le jeu abandonnait la difficulté pour vous faire passer un
beau moment. C’est une sensation assez indescriptible mais elle mérite amplement d’être vécue!

Difficultée progressive donc. Les situations à résoudre vont mobiliser pas mal de vos neurones et quand bien même les premiers niveaux vont vous faire dire « HOHO quel génie je fais, aucun péon
n’est à la mesure de mon talent d’architecte » les niveaux suivants vont rapidement vous faire déchanter… mais ce qui est fantastique c’est qu’aucune situation à résoudre n’est vraiment la même,
il y a toujours une innovation ponctuelle qui va être LE problème du niveau. On commence avec une tour de base, simplissime, puis il va y avoir un problème d’équilibre… puis votre structure va
être dans le tambour d’une machine à laver (imaginez le problème)  avant d’affronter des problèmatiques plus horizontales et explosives. Et c’est là qu’intervient le SEUL truc
nécessaire pour éviter d’en faire un jeu complètement raté – c’est bien sûr le moteur physique et il est parfait. Exploité sous des coutures parfois innatendues, c’est LE paramêtre à gérer, tout
est question d’équilibre, de suspension, parfois d’envol ou de rebonds, chaque mouvement peut se révêler critique et c’est la raison pour laquelle on vous donne l’opportunité de recommencer, de
faire des CTRL+Z à nombres limités dans certains niveaux. Certaines situations sont REELLEMENT frustrantes et aucun retour en arrière ne peut annuler le mauvais raisonnement que vous appliquerez
sur tel ou tel niveau, parfois c’est le trials and errors brut de pomme qui prévaut. Le jeu est d’ailleurs méga laxiste : vous pouvez sauter un certain nombre de niveaux, et quand je dis
un certain nombre c’est un euphémisme puisque ces opportunités grandissent au fur et à mesure du jeu, on pourrait au final sauter tout un chapitre et c’est parfois la culpabilité qui nous empêche
d’éviter une situation compliquée. Parfois, c’est juste le fait que ne pas maîtriser une manoeuvre n’aide simplement pas pour la suite. A vous de voir! De toute façon zapper un niveau c’est manquer
l’opportunité de faire monter ses high-scores et de récolter des Goos en plus car oui – tout l’excédent de quotas que vous ramasserez sera utilisé pour un mini jeu où l’objectif est d’édifier la
plus grande tour possible. Avec 300 points d’ancrages au maximum, croyez moi qu’il y a de quoi faire et que se planter et aussi triste qu’une belle structure de Kaplas qui s’effronde après tant de
soin et de préparation…

La deuxième grosse moitié de cet atout géant c’est bien sûr son emballage qui est démentiellement fouillé. Croyez-le ou pas mais le perso du gif coincé entre Jacob et Graham Spector EST un perso
lambda issu de World Of Goo. En matant les promos et les screens habituels du jeu on est tenté de dire, sans trop réfléchir hop tout de go que c’est un univers vaguement Burtonien. Pas
vraiment – les sombres implications habituelles de petit génie de Burbank ne sont pas de la partie – mais effectivement, World Of Goo c’est un graphisme bien spéciale et SURTOUT une musique bien
spéciale, tout ça nous fait… une ambiance bien spéciale et fortement appréciée. Il me semble qu’un CD de la Bande Originale est en vente, c’est pas de la musique au sens primaire, ça reste de
l’accompagnement sonore mais wow – c’est juste très soigné, y’a pas à dire.
Un vrai conseil que je vous recommande fort, le taux de regret probable est nulissime.

TV SHOW KING – WIIWARE – TROP CHER POUR CE QUE C’EST

Un jeu de Gameloft. Dans l’immédiat vous ne savez pas exactement pourquoi mais vous venez de penser à votre portable : oui, tout à fait, c’est la boîte qui fait tout les jeux à moitié
divertissants sur votre petit téléphone. Le genre de boîte à vite oublier, à classer dans la catégorie des éditeurs d’adaptations pourries de jeux télés pourris à la Mindscape. Il n’empêche que
dans le line-Up du Wiiware, c’était le seul soft à me dire quelque chose et je me suis senti complètement obligé de prendre un truc pour fêter ça, les vieux jeux réedités n’étant pas compatibles
avec l’ému- mon petit budget.
Et c’est à la hauteur des espèrances, voilà. Jeux de quiz un poil répétitif où tout le monde aura la joie de voir son Mii s’agiter et de faire la daaaaaaaanse du bonheeeeeur après avoir tourné la
roue en moulinant des bras. Mais non, vous ne rêvez pas, après chaque série de questions (car ou surprise c’est un quiz basé sur des QCM, vous vous y attendiez pas hein) les participants ont le
droit de tourner une roue, horizontalement, après chaque manche. Bien sûr ce n’est pas une obligation et le choix sera cornélien car vous pouvez : perdre, gagnez de l’argent, en piquer, en donner,
tout perdre, doubler votre mise. Tout cet enjeu dramatique §

Bref je me moque mais c’est un bon petit jeu à condition d’être… je dirais au minimum trois. C’est bien sûr à proscrire seul, c’est pas mal à deux mais il manque un petit quelque chose, qautre
étant la configuration optimale. Wiimotes obligent, chacun peut voir les choix effectués par les autres et ce n’est pas si gênant que ça, bien au contraire… tout ça permet de tester votre masse
critique sur autrui et éventuellement de gagner des manches et de l’argent dans une ambiance ultra figée où on ne fait que voir le présentateur, la DJ, la pouffe qui « annonce en montrant les titres
des catégories » et votre petit Mii Hitler qui se trémousse dans le public. Ca peut être rigolo.


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BIT TRIP BEAT – WIIWARE – 8 EUROS ACHAT OBLIGATOIRE

Concept. Alors là c’est de l’indé à fond, vous téléchargez le bazar, vous le lancez la tête remplie d’espoir par le test enthousiasmant du soldat Nolife (actuellement en travaux. Mettez un
casque avant de vous y aventurer) et le menu ultra light ne vous indique que trois mots à selectionner, trois mots que vous interprétez comme étant trois niveaux. Pour confirmer, vous devez
renvoyer un petit carré vers vous, le ratage de cette manipulation de validera pas votre choix.

Un petit robot apparaît à l’écran, rien de compréhensible ne se passe et… c’est parti. Vous savez pas quoi mais c’est parti.


Surprise, c’est un jeu musical qui… colle au titre! Des « beats », des « bits », le jeu de mot est tout trouvé. Le maniement est simplissime dans les faits et bien
rigoureux dans la pratique : il faut prendre votre bâton de style et le faire pivoter comme si vous étiez en train de faire tourner un poulet suitant dans un four de marché. Le résultat obtenu ne
sera pas un repas pour quatre mais bien la montée ou la descente de votre petite barre blanche façon pong. L’ojectif? Renvoyer des gros pixels qui viennent sauvagement s’immiscer dans votre espace
personnel, tout ça devant une petite rythmique minimaliste. Façon de parler bien entendu, le début musical est minimaliste comme les graphismes mais le troisième niveau n’a rien d’une promenade de
santé. En fait tout le jeu est comme ça : vraiment difficile, sans grosse progression visible. En changeant de niveau (donc deux fois) vous allez sentir passer une petit viol qu’il va faloir
dompter pour espèrer aller un peu plus loin. 

Revenons sur le coté musical : un pixel renvoyé, un son. Un pixel qui revient de l’autre coté, un autre son. Tout ça, étant donné le nombre pharaonesque de trucs à
renvoyer – forme un ensemble musical cohérent et loin d’être dégueu si vous aimez la chip music et ce genre de choses
. C’est awesome et rapidement ingérable – les pixels ne vont pas nécessairement droit, rebondissent dans tout les sens, reviennent à la charge, s’alignent avant de mieux vous
prendre par derrière et plein d’autres joyeusetés de contretemps qui viennent vous pourrir le groove. Et – ow – la marge d’erreur est très très faible. Un peu trop de pixels ratés et vous passez en
mode « récupération », l’écran devient archaïque, il n’y a plus aucun son, vous devez sauver l’honneur sous peine de recommencer le (très long) stage. A l’inverse, si vous vous débrouillez vraiment
bien, vous passerez en mode « disco » où la rythmique de base sera un peu plus chargé et le compteur va commencer à multiplier un peu le score engrangé par chaque bon mouvement.
Schéma classique, chaque niveau est divisé en phases bien distinctes se concluant par un boss, trois niveaux donc durée de vie courte mais intense ET ET ET jouable jusqu’à quatre. Les pixels se
multiplient en conséquence et les patterns rythmiques sont toujours cohérent. Bref l’archétype génial du petit jeu bien obscur et jouissif, indispensable si vous aimez ce genre d’hommage rétro. J’y
ai pas joué assez du coup, c’était le dernier support vidéoludique que j’ai touché avant de partir fin Décembre. Du coup en revenant, j’étais concentré sur autre chose…

Et là j’enchaîne normalement sur Rez HD, gagné de façon virile sur 1 Contre 100. Les points communs sont évidents : gameplay, principe, emballage, aspect musical, progression… mais je l’ai pas
« reçu ». Toujours pas après presque une vingtaine de jours… notez la larmichette qui me vient là, bouh-hou 🙁

BOMBERMAN – WIIWARE – JE SAIS PLUS LE PRIX

Je trouvais ça méga indispensable d’avoir un Bomberman sur Wii. Bomberman quoi, cette simple évocation de tant de parties épiques, sur Gamecube, sur Gameboy
Advance, sur une étoile et sur un oreiller. C’est donc après l’avoir acheté que je me suis rapidement rendu compte que non bof. Il faut être tous devant le
mêm
e écran pour s’hurler dessus, se détester pour telle ou telle manoeuvre, pour entraider un copain survivant en
jetant des bombes depuis les gradins.
C’était finalement très passable. C’est tout simple, quand bien même ce jeu offre
tout ce qu’il peut faire de mieux à savoir un multi en ligne à 8 avec des modes de jeux variès, Bomberman est un jeu multi joueur local – une expérience qui ne se fait pas en multi solitaire, si
vous voyez ce que je veux dire… du coup, touché cinq seconde, plus de nouvelles.

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Trials HD – XBOX LIVE – 15 EUROS

Du Trial! Exactement ce qu’il y a de marqué sur la boîte! Le trial ça fait penser à ces jeux flash sur lequels blah blah même chose que pour World Of Goo. Même impression que pour World Of
Goo : c’est assez awesome. Le principe pour les béotiens : le trial est un sport de motocrotte ou tout se base sur la cascade et l’équilibre, le seul et unique objectif étant d’arriver vivant à un
point A jusqu’à un point B. Donc dans le vrai trail et les jeux flash pérave vos obstacles vont être des planches levées, des tas de boue et des cailloux encombrants. Là on est dans un JEU VIDEO et
tout devient gigantesque et démentiel. Votre terrain de jeu : un hangar qui ne semble avoir aucune limite d’espace, votre moto et une cinquantaine de pistes très très farfelues où vous allez
rapidement galérer pour atteindre le prochain checkpoint. L’espace naturel est d’abord de mise puis rapidement, de la dynamite, des mécanismes, des petites réactions en chaîne à provoquer entre
deux loopings sans oublier des sauts de plusieurs fuseaux horaires. Le jeu n’est décomposé qu’en pistes à traverser, pistes qu’il faudra refaire plus rapidement, avec moins d’essais, les
performantes grandissantes vous rapporteront des médailles de plus en plus luxueuses qui débloqueront des pistes encore plus grandiloquentes. Une fois encore, je recommande le test de Nolife qui
tease bien et la démo qui fait trop bien son travail.

Ce qui m’a le plus marqué, outre le moteur physique parfait (et heureusement, c’était dans le cahier des charges) ce sont sans trop de surprises les graphismes. Encore une fois avec Halo, c’est la
méga claque visuelle, tout est lisse, les textures sont sublimes, le jeu de lumière fait dresser les parties intimes. Cette ambiance « hangar sans fin » et « puit sans fond » est toujours aussi
exploitable – et elle l’EST – et je suis probablment encore loin de m’imaginer le sadisme des niveaux de haut… niveau. En plus des pistes classiques on pourra trouver des « tournois » (habile
appellation alternative pour « concours d’endurance tu vas en chier des bulles ») et surtout une douzaine de mini jeux d’adresse tous très addictif et fouillis (faire un parcours surréaliste dans un
boule géante, SUR la boule géante, un remake de Pain, aller le plus loin possible en traînant une bombe atomique) AWESOME AWESOME.
Et un pack à 400 Microsoft Point rajoute la moitié en contenu de pistes et de mini jeux. Toute cette tentation.

Je parle pas encore du Rock Band Store (miam miam) et de Banjo-Tooie (malaise), une prochaine fois peut être… parce que là y’a trop de choix c’est juste indécent, ne serait-ce que du coté du
rétro également la tentation est partout, PARTOUT.

Sérieusement, toute cette incitation à la dépense est criminelle mais wow parfois quel pied, là où on ne l’attendais pas.

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Les règles torrentielles d’Haruhi Suzumiya

Oui alors ne vous méprenez pas : un titre aussi putassier n’est pas une marque de manque d’attention de ma part face aux collègues qui
font de la news et se tapent des statistiques astronomiques ou aux béddéistes qui vendent leurs carnet à dessin pour 500 Euros. (Véridique, vérifiez chez Laurel) non c’est juste un fait établi,
vérifié, scientifiquement prouvé, peut être un gimmick chez KyoAnimation : Haruhi a ses ragnagnas divines et ça fatigue tout le monde, regardez à vos pieds, y’en a partout c’est ignoble beuargh on
dirait un mauvais doujin guro, et notez par là que je prends la très hasardeuse supposition qu’il y en aurait des bons.

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Car oui nous voilà en Février, mois FATAL. L’un des plus difficiles à passer (avec son jour médium et FATAL pour le moral des pauvres asociaux que nous sommes) mais heureusement c’est aussi le mois
où tout ce qui est fabuleux coïcide sur nos écrans, entre autres retour de Lost – Dexter – Weeds, la vingtième mouture de Survivor placé sous le signe du fanservice, tout ça avant les petites
cérémonies bling-bling. Coté animes, dans le futur je pense que des petites bribes sur Gurren Lagann, Umineko voire (attention attention électisme) Tokyo Magnitude devraient tomber (et attention,
le retour de l’héroïsme musical est proche) mais tout cela ne nous intéresse pas tant que ça pour le moment puisque là, dans l’immédiat, j’essaie tant bien que mal de mater la folle saga d’Haruhi
Suzumiya.

Et c’est dur.
Pour des tas de raisons qu’on pourrait résumer simplement : toute l’histoire, « l’aura » derrière cet anime, le contenu de la chose et les préjugès que j’ai dessus et qui
ont un mal fou à s’en aller. Alors allons-y de façon raisonnable et pragmatique… car je me sens obligé de donner mon avis sur le truc. C’est une mission divine, si je le fais pas tout
les torrents de Lost seront bloqués, imaginez le désastre. Bon, j’essaie de retranscrire le plus honnêtement possible mon rapport avec cette série, que vous ayez un peu le contexte et l’état
d’esprit dans lequel je peux être.
Ha-ru-hi. Trois syllables faciles à prononcer puisque ne nécessitant pas l’usage de la lange, formant un mot que je commencait à entendre de plus en plus souvent courant 2008. Etant encore à cent
pout cent écarté de la vraie culture otaque, n’ayant que pour seule et première ouverture le Donjon des Mouettes (deuxième à droite) je commençais à me demander qui pouvait être cette fille
divinisée à tort et à travers – surtout si on se dit que cette simple dénomination pourrait être un GROS spoiler, mais bon osef on passe – plus encore pendant la Japan Expo où le hype semblait être
centré autour dudit personnage. C’est ce jour où je suis tombé sur Néant Vert, Editotaku et Soviet Voice donc j’ai pu rapidement voir que dans « le milieu » cette pensée était encore plus valable.
Intro muros, bla bla Haruhi, passage discret devant le stand SOS Brigade, fans en délire, incompréhension nette de ma part. Aucun jugement porté, juste une incompréhension assez pesante. Evidemment
je n’y connaissais rien à rien donc j’oublais juste l’affaire deux jours plus tard.

A partir de la rentrée 2008, j’ai un peu plus commencé à me renseigner et à fouiller ce pan de la blogosphère, toujours en retrouvant ce nom, porté par une communeauté qui marche visiblement très
bien. C’est donc décidé : mon premier épisode téléchargé sera le pilote de la Mélancolie d’Haruhi Suzumiya. Sans RIEN connaître du truc, juste ce nom et son assiociation divine! Je lance le bouzin
et… ca a donné ce post, mis chez Nashi pour son contenu beaucoup trop scandaleux de phrases courtes et
de « ou pas ». En fait rien que le choix du premier épisode était fastidieux : vous êtes probablement au parfum, il y a deux ordres de matages possibles, celui de diffusion et l’ordre chronologique –
comme si le contenu scénaristique n’avait pas d’importance, au profit de l’acheminement de l’action.
Déjà, je suis tout émerveillé : techniquement je suis assez sur les fesses vu que mon dernier souvenir c’est FullMetal Alchemist en 4:3! C’est beau, c’est en technicolor, je ratrappe cinq ans
d’animations, c’est un lycée précédé d’un plan de pétales de roses et tout…WAT ATTENDEZ

Des pétales de roses? Un lycée? Des élèves dans un lycée? Des clubs dans un lycée? Merde c’était déjà pas engageant, rien que sur les quelques échos sur tel ou tel anime que j’avais pu avoir, je
flairais l’accumulation un peu voyante de poncifs… Bien sûr à l’époque j’étais loin de me douter que j’étais autant à coté de la plaque mais continuons sur mes impressions immédiates.

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Kyon, le narrateur et principal protagoniste, est une vraie pipelette, il ne la ferme mais alors jamais. Une pipelette mentale, comme JD de Scrubs, il pense et il le fait de façon très
productive puisque le bon tiers d’un épisode doit contenir les monologues internes du bonhomme. Normal puisque le mec est automatiquement introduit comme étant très pragmatique, il nous repête sa
blasitude face aux voyageursdansletemps/espers/extraterrestres qui ne daignent pas exister, certes. Et il rencontre Haruhi, qui VEUT croire aux voyageursdansletemps/esper/extraterrestres. Haruhi à
un ruban dans les cheveux et une attitude de grognasse, de filles très dynamique dans ses meilleurs jours. Mise au banc de la classe, attitude marginale bref vous pigez l’idée et Kyon aussi, ce qui
n’empêche pas les deux de sympathiser à leur façon, les deux personnages étant diamétralement opposés. Bientôt les voilà qui fondent un club, c’est la fête, la joie et ending à base de chorégraphie
un peu nunuche parce que oui, mon premier ending maté en tant que tel avec la définition du mot en tête, ben c’est le Hare Hare Yukai. Tout ce kharma…

Donc en finissant ce premier épisode, triple interrogation. Pourquoi ce hype, pourquoi les trentenaires kiffent-ils à fond, où l’anime va-t-il nous mener? Ce premier épisode était surtout rempli de
petits détails qu’on pourrait s’amuser à dégommer en faisant des tronches rigolotes en vidéo… ce qui m’a le plus marqué à ce niveau là c’est le contraste entre les personnages. Kyon est méga
blasé, Haruhi à ses règles, Mikuru est MEGA fatiguante avec sa voix haut perchée, ses « huuu huuu » quand Haruhi vient la peloter (mais quoi le fuck) sans compter son attitude de bébé hurleur et ses
gros nichons qui viennent constraster le truc (c’est perturbant) puis vient Yuki Nagato qui ne dit rien, n’exprime rien, ne laisse rien transparaître. Soooooooooit. J’étais un peu comme Kyon, je
voulais devenir un personnage en 2D pour en mettre une à Haruhi, donner une baffe à Mikuru et torturer Yuki façon Baccano! histoire d’avoir des personnages un peu moins… fantasques, étant encore
dans un schéma très séries américaines où tout le monde est très torturé et très cérébral. Dans Haruhi épisode 1, les personnages ne sont pas cérébraux, il sont non-démonstratifs.
Les hasards ont fait que je n’avais pas continué la série, j’avais cette impression basée sur une infime partie de l’oeuvre gravée pour un bout de temps. Je m’étais spoilé quelques trames, quelques
bases dévellopées, pas grand chose d’autre.

Le temps passait et le hype ne dégonflait pas pour autant. Faut dire que je m’étais ancré sur les mêmes forums, les mêmes sites d’actualité, je lurkais les mêmes machins donc il est évident que je
risquait pas de lire des impressions inverses sur deux jours mais je trouvais ce nom toujours aussi… envahissant. Là j’aimerais que vous vous concentriez : pensez très fort à Olivier de Carglass.
Pensez fort à Sarkozy dans les médias depuis 2004. Réfléchissez à donf sur mes fautes d’orthographe : vous l’avez pigé – quand on voit incessament le même truc matraqué partout, tout le temps dans
une période de temps prolongée, vous en avez marre. Le truc en question pourrait être le meilleur anime jamais fait, vous vous en foutez grave rien à faire ça vous hérisse les poils du cou. Effet
Pavlov, vous détestez le studio et vous tentez de rétablir l’équilibre avec K-On! et c’est l’ECHEC CRITIQUE.

Pendant que vous feignez d’ignorer votre mauvais foi, la saison deux et son putain d’endless eight apparaît et hop ça devient le marronier de l’internet. Kyon Kun, denwa. Tout le monde en parle,
des gens font la guerre pour imposer leurs avis, des gens meurent, des chatons sont égorgés et là vous êtes juste complétement en marge du truc, à mi-chemin entre la désolation et la curiosité. Bon
sang, pour que tout le monde bloque sur ça il doit y avoir un TRUC, un MOYEN, une pirouette qui ne peux que faire apprécier le bouzin dans la globalité. (Ouais, je vous avoue une ignomine, sur
MyAnimeList je peux mettre une note dès le premier épisode, note qui ne couvre que ce que j’ai vu et qui peut changer à chaque opus supplémentaire, c’est mesquin!)

C’est donc vers Décembre 2009 – après avoir entamé un début de culture otaque après quelques bourrineries et deux trois grands classiques ou trucs unanimement aimés – que je me décide ENFIN à
parcourir véritablement l’anime. Pour la gloire, pour comprendre l’amour des trentenaires, i want to believe! De toute façon ça devenait une petite obligation personnelle, vu la mauvaise foi que
j’apposais sur l’oeuvre, à la Japan Expo le premier truc que j’ai dit après m’être présenté au stand SOS Brigade devait être un truc « Haruhi m’agace pas mal, désolé » c’est rigolo sur le coup mais
peut être paaaaas très malin dans l’absolu.

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Premier épisode donc, premier véritable épisode sous la forme d’un film un peu pourri tourné par le scooby gang. En parallèle
sur IRC on me souffle « en plus c’est tout le scénario de l’anime que tu vois là » … donc des magicals girls, des sorcières, des attaques à base de rayons lumineux… et du clavier tout droit sorti
du club Do. Bon, c’est très gentiment rigolo, c’est parodique quoi, bon. C’est pas comme si j’avais pas vu l’heure passer mais bon.

Troisième épisode. La non-intrigue commence à prendre fin, Haruhi a toujours ses règles et viole le président du club des geeks du lycée, création du site SOS Brigade ok ok je vois. Ca s’achemine,
on reste dans un cadre tranche de vie sympathique.
C’est avec les deux épisodes suivants que les choses se… complexifient. Tournoi de baseball : Nagato modifie la matrice et met la batte en mode « sans échec » … parce que Nagato avoue à Kyon son
appartenance à une autre planète, autre système solaire que sais-je enfin elle ne vient pas de chez nous. Mikuru voyage dans le temps. Itsuki, qui apparaît un peu sorti de nulle part est un esper.
Alien/Voyageurdansletemps/Esper. Les choses commencent à se mettre en place…

C’est alors que les pistes tombent, Haruhi serait la créatrice de cet espace, voire la Déesse, son ennui serait synonyme de fin du monde tout ça. A partir de là je dis oui éventuellement mais c’est
un épithète qu’on lui colle depuis le fond des âges donc être surpris n’est pas quelque chose d’évident. Non, on est plutot comme Kyon, à avaler tout ce qu’il se passe sans trop rechigner, sans
trop savoir pourquoi… j’ai beaucoup de mal avec ce mélange des genres. Pour tout vous dire, je n’ai probablement JAMAIS vu un anime où tout est 100% rationnel, crédible, non-fantastique et
réalité compliant, sans aucun élément de futur ou d’anticipation. Du coup, je sais pas trop sur quel pied danser – on passe d’un contexte lycéen lambda où le ressort est la diversité des persos à
PAF un cadre fantastique où les gens lancent des boules de feu, font des attaques magiques en prenant des poses gracieuses pour combattre le monstre de la semaine.
Y’a même ce double épisode où le casting s’en va passer un petit séjour sur une île et le tout devient un mini-épisode de Detective Conan. Enfin – un faux épisode puisque personne n’est mort, tout
tombe à plat, c’était introduit n’importe comment et ça se termine n’importe comment.

Je veux bien accepter le changement constant d’expression et de genre façon Excel Saga mais en l’occurence c’était super drôle, parodique et bien amené. Là je suis juste… méga perplexe. Je vois
pas ce que ça apporte, ce que ça peut lancer, comment aimer ce qu’on nous propose. Même ne serait-ce que techniquement y’a des trucs incompréhensibles : le rythme y est parfois très lent, les
personnages sont rarements synchros, y’a des petits plans inutiles façon Lain… les deux trois parodies et clins d’oeil que j’ai capté m’ont fait rire…


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Hppf meh.

Mais je suis toujours dans l’incompréhension la plus totale. Okay menace de fin du monde? Tout le monde semble s’en foutre royal, Kyon le premier. C’est probablement la même chose pour K-On, un
anime léger à regarder gentiment pour avoir le sourire aux lêvres, mais pas tout ce pataquès quoi. Les clés pour piger l’oeuvre sont-elles dans le dernier tiers? Pourquoi ce séisme de genre à
chaque épisode? On est sensé le mater à quel degré? Pourquoi je trouve Haruhi aussi fatiguante et pourquoi Mikuru en Bunny Girl? Pourquoi j’ai du mal à penser que tout ce truc n’est qu’un espèce de
machine cathartique à fanservice?
Je comprends pas. Je veux bien admettre que j’avais un peu décidé à l’avance que je pagayerais mais à ce stade, après une dizaine d’épisodes, je vois pas ce que cette série à de si fabuleux pour
être divinisée et martelée ainsi. Moi aussi j’ai des lubies mais c’est nécessairement après des matages passionés, là je vois pas du tout comment je pourrais rentrer dans le truc, j’ai l’impression
d’être dans un monde parallèle où tout le monde sauf ma pomme aimerait un truc ni bon, ni vraiment mauvais, juste très très peu prioritaire?

Je ne comprends toujours pas.

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