Monthly Archives: janvier 2010

Joyeuseries musicales ♬ Hiver 10

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Hop! C’est le 250è post et je savais pas comment le fêter, j’ai donc pris mon courage à deux mains et je me suis dit qu’il n’avait rien à célébrer du tout. Je
reprends donc la perche que je m’étais lancé mi-Octobre, je m’étais bien amusé à faire ça la première fois, même si ce genre de post, quand bien même un peu court formellement, est vraiment
long à faire. Surprise, un post long demande de la motivation, et elle monopolise un peu ce lieu, on peut pas tout lui consacrer… enfin!

Donc exactement comme la dernière fois. Je conserve l’aspect « playlist » de ce que j’ai écouté en boucle ces derniers temps. Extraits exhaustifs, singles représentatifs, j’essaye de varier les
styles, et pour moi ça garde un petit aspect archiviste que j’aime bien. Faut dire que dans les jeux musicaux, j’aime me balader dans les menus rien que pour entendre les extraits choisis,
parfois plus jouissifs que les morceaux en eux même…

Primus – John The Fisherman

Gloire et honneur aux formules rythmiques impaires! En fait c’est pas super difficile d’expliquer pourquoi ce type de morceau reste aussi facilement dans la tête
: là on est typiquement dans un cas de figure où les gens qui font la musique désaprennent à la faire… qui la déconstruisent, qui explorent tout ce qui est interdit dans la bible des règles
intouchables de l’harmonie. Du coup ce morceau, comme la plupart des productions de Fugazi pour prendre un exemple connu, est méga dissonant. La dissonance c’est génial, tout un petit
pan de terrain que personne n’aime cultiver. Puis ce son, ce SON. Strictement tout est à mettre à la même échelle, la balance n’est injuste pour personne et chaque truc pris à part est déjà
mémorable en soi, que ce soit la voix suraîgue de Les Claypool, cette ligne de basse qui rebongdit de partoutg, la batterie qui fait n’importe quoi… de manière très ordonnée
c’est top funky moumoute et j’aime bien. Evidemment je le rapelle au cas où : Primus est le groupe compositeur du générique de South Park… enfin du premier, le
second (et meilleur) étant un don à l’humanité de
Colonel Les Claypool’s
Fearless Flying Frog Brigade
mais je pense que vous êtes attentifs et que vous choperez aisément le rapport.
C’est bizarre cette fascination pour les animaux dans les titres…


Jethro Tull – Living In The Past


 

En matant une rediffusion de la fiction de Canal sur DeGaulle (oui parce que je préfère l’écrire de cette façon c’est snob)
j’y ai entendu une chanson
sublime de Jethro Tull. Je la découvrais, le nom n’était créditais nulle part mais je savais que c’était une production de la bande à Ian Anderson car là encore c’est une question de voix et de
petits réflexes mélodiques. Donc hop relation de cause à effet démentielle, je me disais que je ne connaissais pas assez ce groupe de musique progressive qui ne me parlait que via quelques gros
tubes – je me suis tapé quelques best off sur Deezer, merci Deezer! Donc parfait si vous participez à une soirée glacée et sophistiqué, vous avez le fond sonore type. Assez discret,
reconnaissable malgré tout, la parfaite musique de fond. C’est un éptihète qui peut avoir l’air dégueulasse comme ça mais pas du tout, puis les vertues habituelles de ce genre de musique sont
bien présentes, moi j’aime bien le trip un poil médiéval de cette période du groupe (qui, je le rapelle, n’est pas passé très loin de quelque chose de bien plus hard en subissant la lourde
ambiance des années 80 – paix à l’âme de Yes) de la flûte! Des percussions discrètes! Des petits coups de castagnettes qui donnent du charisme à l’ensemble! Et derrière y’a toute une attitude,
il faut le voir en live, la performance d' »A Song For Jeffrey » dans le cirque des Rollings Stones c’est très très très mémorable. Si vous aimez les performances sportives je vous conseille la
version intégrale de « Thick as A Brick » qui dure 45 bonnes minutes, c’est comme se taper un podcast, avec son plan, ses parties, ses petites marques de cohérence mais en musique.


Sixpence None The Richer – There She Goes

Le morceau a été évoqué dans ce fabuleux jeu qu’est 1 Contre 100 et ça m’a permis de ressortir
de façon totalement détachée le contexte dans lequel il était utilisé dans cette fabuleuse série, vous savez celle avec des croques-morts.

D’où la question essentielle : peut-on écouter de la musique un peu trop gentille? Moi je me prive pas mais on est quand même dans le contexte d’une reprise par
un groupe très très très catholique, reprise des The La’s que les critiques interprétent comme étant… l’apologie de l’héroïne? Mais que le fuck?
Donc voilà si on reste dans les sonorités j’aime bien ce genre d’easy-listening. Je n’emploie ce terme que pour le coté « tubesque » que le morceau a eu dans son temps et pas pour le coté
qualitatif qui est largement satisfaisant, voilà c’est de la gentille guitare, de la gentille voix, un gentil son pour une chanson grave. Y’a même de l’épicité en plein milieu – typiquement le
genre de chanson dont on aime écouter les 50 reprises (cette affirmation ne s’applique pas pour Claude François meeeh) mais celle là est largement ma petite préférée.
J’aime écouter de la gentille pop romantique! Beuh laissez moi tranquille! J’aime TOOL aussi!

Royskopp – Happy Up There

Vous avez vu comme les gens du nord semblent tout réussir et tout faire en mieux? Bon quand je dis « nord » je pense
plus à l’espace Schengen qu’aux Chti’s. Le NORD quoi. Islande, Suède, Norvège, Finlande, le gros du paquet Ikéa et boulettes salées. Je détesterais qu’on fasse des généralités sur mon propre bout
d’Europe mais bon y’a un bot par mois de ces contrées qui passe ici
donc les dommage collateraux seront faibles. Serieusement, on en entends rarement parler dans les médias parce qu’on arrive pas à en dire du mal,
meilleures horaires de boulot, meilleure humeur, et là grande révélation meilleure musique. Enfin, c’est un peu exagératif mais globalement c’est une grande source pour les publicités et autres grands machins de diffusion massive, faut dire qu’ils arrivent à nous débaucher des morceaux très prenants. Et
donc après The Asteroïd Galaxy Tour voilà Røysskop oui-da que je n’aurais jamais découvert sans la playlist de Lexlama, compatriote Thaliste converti aux joies de la real-tv américaine. Donc hop,
découverte d’un duo norvégien qui assimile la musique électronique avec des rythmes gentiment discos avec derrière ce petit fond d’influences geeks qui font blien plaisir. Notez par

exemple le-dit clip rempli de space invaders c’est la
fête! Donc un morceau assez court mais très prenant avec sa petite tournerie de clavier qui donne envie de taper des mains. C’est joyeux, c’est sympathique, c’est assez inventif tout l’album est
du même acabit quand bien même il est assez hétérogène. Si on en entends un peu plus parler sur le web francophone, c’est un succès à la Justice assuré car là c’est ouvert à bien plus de
gens.

Moby – Beautiful


C’est très étrange, il semble complètement oublié de nos jours. Souvenez vous, on entendais que lui la première moitié des 2000 et maintenant pour savoir qu’il a
sorti un nouvel album il faut éplucher les magazines spécialisés. Y’a peut être une raison finalement, tant le bonhomme essaye d’explorer une grande tendance rétro par album (Last Night était…
meuh… bof!) mais il y a dix ans c’était juste le Dieu des ventes, doublé d’un dieu personnel puisque de retour à l’époque entre Play et Hotel, je venerais cet homme, presque littéralement,
j’étais incroyablement fanboy. Bon j’avais un peu peur d’aller à ses concerts puisque c’était la garantie absolue de se payer un bad trip passif mais les albums période électroniques sont un
régal. Après, Hotel s’est fait détruire par la critique pour le coté un peu plus pop de la galette, l’abandon des samples, bref l’abandon des propres réflexes du mec. Et pourquoi pas? Même si le
disque dans sa globalité était pas fabuleux y’avait un petit paquets de morceaux qui s’écoutaient sans problèmes. C’est donc après avoir épluché Wait for me que je me suis refait l’antepenultieme
album puisque les deux se ressemblent beaucoup, comme si le mec s’épuisait un peu et commencait à tourner en rond (mais en même temps, sortir deux albums en deux ans est rarement un gage de
qualité)
C’est donc avec Hotel qu’il a su faire un équilibre assez réussi de tout ce qu’il avait creusé jusque là, de l’électronique, des samples de voix féminines, une guitare electrique un peu plus
présente, des SOLOS!
Ca fait du plaisir dans les oreilles.


Avant de passer à la suite, arrêtons-nous pour un fun fact! Je peux pas saquer Weezer! Voilà c’est dit! Et la princesse de Clèves est une traînée!

Franz Ferdinand – Do You Want To

FRANZ FERDINAND LES GARS! DU DANCE ROCK! C’EST GENIAL, JE SAIS MEME PAS POURQUOI ON SE CASSE LE COCCYX A FAIRE DES
ETUDES ALORS QUE DES GENS GAGNENT DES MILLIONS
EN COMPOSANT DES TUBES MEGA EFFICACES JUSTE PARCE QUE LE BATTEUR FAIT MUMUSE AVEC LE CONTRE TEMPS! CA ME DONNE
ENVIE D’HURLER! QUAND TU CONCHIES LA VIE, T’ECOUTES DU FRANZ FERDINAND C’EST SYMPA C’EST RYTHME CA DONNE ENVIE DE DANSER SUR LA TABLE! ET JE vais arrêter c’est un peu chiant mais c’est
globalement LE truc que j’ai écouté en bloucle à New York. A l’hotel, en métro, en dormant, tout le temps. Et pour tout vous dire et vous raconter ma vie (parce qu’elle est inifiniment
croustillante, riche en enseignements elle est même gratuite si vous avez votre assurance bris de glace) si j’ai déterré ce méga tube de 2005 qui m’a valu une défaite éhontée à Singstar c’est
pour deux raisons passionantes que je m’en vais vous raconter là tout de suite : je me suis rendu compte que j’avais acheté « You Could Have It So Mu
ch
Better » il y a un an et que j’avais écouté que les cinq premières pistes. Dommageable n’EST IL PAS. Du coup je me suis retapé toute la galette et hop, effluves de nostalgie.
D’autre part la magie du hasard m’a fait découvrir un anime tout gentil tout mignon qui s’appelle Paradise Kiss. Je vais pas encore vous pitcher la chose parce que vous allez commencer à croire
que j’ai vraiment pêté une durite donc je me contenterais de dire que l’ending de cet anime… bah c’est Do You Want To et c’est très très awesome. La voix d’Alex Kapranos est plus
bandante que celle de Barry White et sa prononciation à la limite du germanique est un exemple pour tous, parce que voilà, ohwhereineverletyoubefooooooore.
Notez que dans Rock Band le « Well I Blew Him Before Oh Yeeeah » est censuré.
Comme il dit! Ho yay pour tous les amis!

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Muse – Unnatural Selection

Typiquement le truc de genre qui me fait râler sans que ça m’empêche d’y revenir. Bon allons-y quand même : je n’aime vraiment, mais alors vraiment pas The
Resistance. Faut dire qu’avant eux tout les gros groupes ont sorti des moutures très décevantes alors c’était pas évident d’être motivé mais là nan, juste nan. Je suis pas vraiment fan du groupe
en particulier, j’aime bien quelques titres mais The Resistance me fait un peu peur. D’une part, il y a une espèce d’ambiance martiale mal placée dans tout le bouzin, puis tout l’album est ce
qu’on pourrait appeller un narm, une tentative éhontée de faire de l’épique mais c’est juste une tentative qui tombe à plat. Comme si Matthew Bellamy était tellement fan de Queen qui
voudrais monter sur la scène et chanter comme Freddie Mercury. Ca marche asez moyen! Exo-Genesis me passione pas beaucoup! Le pire c’est qu’on pourrait comparer chacun des morceaux avec un autre
extrait de l’album précédent. Bah là, Unnatural Selection c’est Assassin, ce sont les mêmes réflexes une fois de plus, de la pure doulbe croche pendant 6 minutes. Faut pas croire, je mettrais pas
l’extrait si j’aimais pas ce riff mais c’est comme pour l’impression que j’ai de Dream Theater, c’est précieux. Tout est super rigoureux, super premier degré, à la première note ratée,
c’est bon tu peux quitter la scène et te lancer dans le marchandages de forfaits téléphoniques. Et ce ton à se tirer une balle… en plus la moitié du morceau est super paresseux, les trois
dernières minutes sont du vide… donc c’est assez bizarre, j’aime assez bien ce morceaux, que j’aime pas totalement, comme l’album dont il est issu.

Musicalement ce serait l’inverse total de…

Radiohead – Just


JEU EN OCTAVES JEU EN OCTAVES
Ben ouais!
Quand j’achête à New-York le Rolling Stone qui fait un gros top des titres et albums de la décennie, je vomis du sang quand je vois « Crazy » de
Gnarls Barkley à la première place! Non mais non mais comment ce fait-ce, it blows my mind what where they thinking!
Si y’a bien un machin représentatif de la décennie c’est Radiohead, le SEUL groupe absolument innattaquable, comme Baccano! dans les animes… parce que Kid A, The Bends, In Rainbows, crowning music of awesome.
Difficile de tout aimer dans ce groupe (j’aime pas du tout Creep et tout Pablo Honey. Bon pas grave!) mais là c’est de la vraie musique enervée qui envoie des poneys morts. Au contraire de Muse,
y’a un certain premier degré dans la musique et la communication de Tom Yhorke ce qui ne les empêche pas de se lâcher un peu, c’est sale, y’a des notes qui débordent, c’est pas une attitude « oui
nous on aime le solfège rythmique, on aime l’harmonie, on a fait quinze ans d’études on veut tout faire selon les standards » nan c’est plutot on fait ce qui nous vient en tête tout en respectant
une certaine logique. Hop, trois accords acoustiques, un bon coup de batterie et ça démarre. Tout en contraste, une espèce d’attitude très relaxée qui cohabite avec des choses un peu plus
méchantes, CA BUTE §
Tu t’es fait ça à toi même. Take that! 

Jars Of Clay – Drummer Boy

Un groupe chrétien! Un chant de Noël! Découvert dans Grey’s Anatomy! Mais là vous saignez du nez, trop de clichés d’un coup…
et ben pourtant.
Ca m’avait paru assez prenant et ça m’a permis de prendre le temps de réfléchir sur la musique qui a la foi. Ben j’étais le premier surpris mais ça peux donner plein de bonnes choses. Alors
évidemment, Drummer Boy n’est pas exhaustif puisque c’est un chant des années 50 mais la pure musique catholique peut être bonne à écouter tant que le message derrière n’est pas trop envahissant.
Certains tentent le pur ralliement, d’autres font ça de manière un peu plus subtile, d’autre préfèrent les étalages de métaphores… mais en ce qui concerne les sonorités il y a comme un carcan,
personne n’ose aller trop loin pour éviter la dissonance morale. Personellement je vois pas Lordy prêcher son voisin sur le riff D’Hard Rock Halleluyah mais dans le répertoire comique ça pourrait
donner quelque chose…
Bref je digresse. Y’a du bon matos dans ce coin là, il faut parfois être d’une infinie patience et surtout avoir une tolérance pop assez fournie mais ça peut être l’occasion de défricher un peu
sa culture musicale. Moi je reste sur mes vieux préjugès mais ça ne m’empêche pas de.
Bon là je le repête c’est une reprise sympa d’un chant de Noël mais le reste de la disco du groupe est un peu plus… hardcore. Pas forcément bourrine mais hardcore, je me comprends. J’aime bien
les performances vocales et harmoniques et là ça remplit bien ce genre d’attentes même si, original oblige, ça peut sembler un peu redondant. En bonus à la fin, un joli petit chorus gélatineux
pas dégeu à écouter.
C’est donc une vraie question de nuances – pour le reste il y a Eurocard Mastercard

Vampire Weekend – Cousins


C’est le grand jeu à boire de l’eclectisme musical!

Commencez par vous acheter des Duffs. Plein de Duffs. Ensuite poursuivez vos pérégrinations  dans votre grande surface favorie. Baladez-vous dans vos
disquaires, épluchez les indés en rayons et ça alors! Le tout nouveau et deuxième album de Vampire Weekend est dans les rayons! C’est fantastique, il fallait l’acheter!
Vous achetez donc Contra. Vous l’écoutez, bon hop ça reste pas immédiatement en tête, sauf cette piste là que vous aimez un peu plus que les autres et que vous réecoutez immédiatement deux ou
trois fois. Et là paf, vous allumez Canal, et vous l’entendez. Strictement le même morceaux. Descendez votre bouteille à chaque fois que vous pensez faire preuve d’originalité mais
non.
J’aime beaucoup ce groupe mais c’est très difficile de vraiment en dire du bien pour le moment. Vrai bon moment passé à la mater à Saint Cloud, il y ont épluché tout leur répertoire,
un album très court de dix pistes. Le deuxième, comme d’habitude, était décrit par ses auteurs comme « un changement d’habitudes, des prises de risques » eeeeet comme d’habitude non, pas du tout,
c’est la suite parfaite du premier opus. Ne serait-ce que formellement : une dizaine de pistes très courtes, jaquettes toujours aussi nébuleuses… et dans le fond, ben ambiances africaines, méga
importance données aux percussions qui sont vraiment nerveuses, de la guitare bien speed qui tourne en boucle et le gentil Ezra Koenig qui nous dicte ses paroles rarement
compréhensibles.
Et donc là vous êtes dégoutés d’être aussi prévisible, c’est alors que vous entre dans une boutique parisienne et PAF, ça ne manque pas, c’est toujours le même morceau qui passe à la radio, sur
Nova de surcroît, qui diffusait le fabuleux A-Punk y’a deux ans. Vous vous maudissez d’être toujours aussi prévisible. Descendez une deuxième… bouteille. HIPS
Mais au delà de se
faire griller par Canal, c’est assez révélateur sur soi même, ça veut nettement dire qu’on ne change pas assez ses sources et qu’on commence trop à réfléchir et à découvrir selon des modèles
préconçus. Beuh…

Ootsuki Kenji – Kuusou Rumba RapN

RUMBA RUMBA RUMBA LUMBA LUMBAAAAA! Est-ce que je vous ait déjà dit que Sayonara Professeur Desespoir ça butait grave? Oui? Ben la musique derrière l’anime c’est
pareil. Difficile d’y associer l’univers si on ne lit que le manga mais Ootski Kenji paraît tellement cohérent avec l’anime qu’il squatte, et en même temps tellement dissonant… les japonais
n’ont pas d’âme, ils sont maboules mais ils peuvent faire de la vraie musique barrée. Dans ce sens, ouais, JAPAN IS SUPERIOR. Cette musique (ou cette non-musique, c’est vous qui voyez) est en
adéquation parfaite avec la dinguerie ambiante de l’univers. Je veux dire c’est joyeusement n’importe quoi, tu écoutes trop cet extrait je suis sûr que ta tête explose (mais si ta tête
explose… tu ne seras jamais un bon médeçin!)

Ca n’empêche que j’aime bien crier au génie pour toute l’OST faite par ce mec. Les trois openings fonctionnent un peu de la même façon mais qu’importe, ce sont
des choses qu’on entends jamais ailleurs, alors au contraire des déclinaisons sont les bienvenues. Utiliser un panel de voix féminines dans ce contexte écolier est déjà un peu… malsain mais
la version rap déchire encore plus. KEWA? Du rap japonais? Et ben après l’ending de Soul Eater, voilà un deuxième exemple qui nous montre à quel point on peut être à coté de la plaque en notion
de « bon rap. » C’est une leçon dans la face qu’on nous donne là, et je parle que du coté vocal! Après c’est de la guitare de shreddeur pro, du piano distillé comme ça pour le fun, une ligne de
batterie a deux doigts de foutre les jetons… nan sérieusement c’est génial. Longue vie à SZS, mon anime de la fin d’année 2009, longue vie à Kenji, comme ça si l’anime fait trente saisons, il
y aura 30 openings différents!

Deep Purple – Hush


De la pure musique classique. Je sais même pas comment j’ai pu ne jamais l’entendre jusque là, mais découvrir ce genre de morceau est une garantie qu’il vous
restera en tête, surtout dans un contexte d’héroïsme musical. Ouais, j’ai découvert Hush avec Guitar Hero II, version 360… le reste est historique.
Naaanaanaaaaaaa. Huuuush. Huuuuush. Rythme shuffle qui fait mal aux petits doigts doigts, joyeux clavier de fin des années 60, épisme musical et vocal, en voilà de la bonne
musique.

Naaananaaaaa nananaaa nananaaaaa !!§ Je veux vous voir chanter! Craignez la puissance du Nananaaaa! C’est pas pour rien que j’écoute Hey Jude en boucle! Heeeeey Juuuude!

En espérant avoir provoqué des vocations de groupies.

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Dammit

Salut! C’est moi. Concombre. J’aime. Faire. Des phrases? … Courtes!

Rien que l’année dernière je faisais déjà part de mon enthousiasme sur la reprise de 24. J’ai eu ma période fanboy, les débuts de la série ont posé les bases du show d’action à l’américaine tout
ça. Le début de saison était assez jouissif jusqu’à ce que les vieux démons habituels crêvent l’écran et ruinent les bases moins faiblardes que d’habitudes du scénario. Saison à la fin assez
ignoble, qui voulait rien dire, qui répondait à rien, sans qu’il ne se passe rien, une vraie bedaine.

Du coup avec la saison 8 qui vient de commencer, j’ai fait comme d’habitude et je me suis lancé un petit défi perso en me demandant si il y avait de vraies raisons de s’engager dans le show. Donc
du coup je vous propose un petit JEU.
Vous devez, dans chacune des captures suivantes, trouver les recyclages de la série…

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Donc comme d’habitude la première scène est une séquence d’ACTION. Je pense que les producteurs adorent la trilgoie Die Hard et copient un peu ce principe de foutre une explosion dans les deux
premières minutes du film après trois plans fixes. En plus on apprends de façon méga subtile (gros plan sur l’Empire State Building, taxis jaunes et tout le tremblement) qu’on se trouve à New York
donc c’est l’instant GTA à fond. Un mec débauche son sniper, rate sa cible, complote avec son pote, séquence d’action sans grande génialerie. Notez le blouson de cuir et la barbe poivre et sel,
signe du méchant sans coeur mais sophistiqué…

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Ca alors! Quelqu’un regarde la Fox! Sur la chaîne Fox! La chaîne la plus libérale et progressiste du monde! Une blonde platine très années 2010 tient une tronche très années 2010 tiens un discours
années 2010 devant un drapeau géant années 2010! Un show actuel et qui sait se renouveller, qui n’hésite pas à faire preuve de modestie!

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Incroyable mais vrai : Jack Bauer regarde Fox News. Pour lui, tout va bien, il était juste agonisant l’épisode d’avant mais le voilà pépère pantouflard sur son canapé, à deux doigts de se sucer le
pouce avec sa petite peluche à dreadlocks. Il doit se dire un truc du genre « Putain mais pourquoi j’ai buté Nina Mayers, c’était la seule méchante charismatique du show raaah » mais Jack à d’autres
préoccupations en tête, il est grand papa! Statut légitime puisque à ce stade la série se passe vers 2020 et logiquement le personnage devrait avoir… quoi, soixante piges?
Bref situation initiale de saison habituelle, tout va bien sur la planète Jack Bauer.

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Mais voilà Kim Bauer qui trouve encore une occasion d’être devant l’écran sur cette série. Le très surréaliste ascenseur social qu’elle avait l’habitude de prendre ne lui a pas encore donné
l’occasion d’être papesse mais elle en est à son quinzième mec au compteur. Bon, comme dit précédemment ils ont un gosse donc on va supposer que dans une chaîne aux valeures traditionnelles et
familiales c’est pour de bon – et Jack prends une grande décision – il est prêt à prendre le rôle du papi croulant qui habite prêt de ses enfants. Là on se dit, « ha bah oui, forcément, on va passer
toute la saison à le voir passer des portiques de sécurité, poireauter dans l’aéroport et écouter son Ipod viril dans l’appareil, chic! » donc on se prépare à quelque chose de grand, forcément.

PENDANT CE TEMPS…AU QUARTIER GENERAL

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La présidente Taylor (qui est toujours présidente) ne va pas en vacances, elle ne se fait pas photographier à poil sur le fort de Brégançon ou dans les rivières des plaines Russes. Non, elle son
boulot est le même que n’importe quel président de 24, à savoir faire deux choses : rassembler tout l’état major pour décider de faut-il-lancer-les-missiles-sur-la-tronche-des-méchants, et tenir
des réunions obscures sur des enjeux économiques dont personne ne comprends rien, on peux éventuellement dire que cette entrevue aura des retombées cruciales au niveau diplomatique avec tel ou tel
pays un peu frigide démocratiquement. Ici, la présidente s’entretient avec le président de la république du Clichaÿ-DuMoyain-Orien…

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Mais comme d’habitude, le président est sympa, à une tête de présentateur Indien et est prêt à arrêter de torturer des vierges pour que les Etats-Unis lêvent tel embargo. On se croirait dans Star
Wars Episode 1 et c’est une impression qui n’a rien de glorieux muhuhu. Le frère du président (qui a visiblement des hautes fonctions lui aussi parce que parler à la présidente ne dois pas être
quelque chose qu’on puisse faire tout les jours) n’est pas super content et on commence à se demander lequel des deux va amorcer une longue suite de retournements improbables de veste.

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Les méchants font ce qu’ils savent faire de mieux dans 24 : ils complotent dans une cave devant des ordis. Et ils sont russes. Cette nationalité n’a pas été jouée depuis au
moins… pfiou, un an? Quelque chose du genre?

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Sa quoi? Elle exprime UNE chose depuis six ans, on peut pas parler d’ambivalence, d’amvalence peut être mais là nan.

Chloée, au casier judicaire déjà sympathiquement chargé, à intégré la CTU à New York. On sait pas comment, on sait juste qu’elle a du mal à s’intégrer tout ça, c’est probablement les nouveaux
décors qui font cette impression. Chloée n’a pas ajoutée d’expressions à son répertoire et elle fait toujours la même moue – qui commence à laisser paraître des rides… hé oui, les acteurs de 24
veillissent, surtout quand ils se renouvellent pas.

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Et là les copains, il faut bien vous tenir parce que je vais vous revêler l’enjeu dramatique de cet épisode pilote. Selon le mec tout paniqué là, des gens vont tenter d’assassiner le président
de tout à l’heure
. Du jamais vu, je vous dis…

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Jack est content de recevoir une vieille connaissance et il l’exprime à sa façon. Le Jack grand-papa est déjà loin et il est à deux doigts de torturer son premier mec de la saison. Là il reste
courtois parce que ce mec est sensé être un pote parce que sinon hein voilà on la lui fait pas à Jack. Ce dernier fait comme d’habitude, sort un grand discours comme quoi il en a assez fait pour la
nation, qu’il en a marre de la CTU, qu’il aimerait bien prendre sa retraite et que les chinois, les arabes et les russes c’est fini, il est sobre depuis deux ans.

3 secondes plus tard…

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Baoum tacatacatac gunfights PUT YOUR GUN DOWN DAMMIT
Le mouchard se fait pêter la tronche avec les zigues de la CTU, Jack est triste et voit son pote mourir dans ses bras. Il en pas marre à la fin?

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Ca aloooooors! La journaliste blondasse introduite en milieu d’épisode est en fait une taaaaaaupe! Elle veut attenter à la vie du président sous l’appui logistique du frangin!
CLIFFHANGER!

Pff sérieusement…

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Velvet Video Burger

Et voilà! Le moment tant attendu est enfin arrivé, le site est lancé, toutes les informations y sont, l’administration est ouverte et le
design du truc y sera probablement perpétuellement en travaux, j’aime bien l’aspect monochrome de ce beau blog tout neuf qu’on doit au
Vengeur Slippé
.

Donc je rapelle le principe, j’essaie de lancer un let’s play collectif, où chacun peut reprendre là où tel inconnu s’est arrêté. J’explique tout, dans les grandes lignes, dans ce post. Bon globalement vous l’aurez constaté, c’est surtout Metroïd et Sonic qui
ont bien bataillé. C’était tendu et tout, l’un à même dépassé l’autre à un moment, y’avait même un petit suspense, je suis content quoi. Il n’empêche que c’est bel et bien Métroïd Fusion qui l’a
emporté.

Du coup, tout se passe là-bas! Votre nouveau rendez vous trimensuel et favori!
A TOI DE JOUER comme dirait l’autre.





Top départ, les insriptions sont lancées, vous pouvez poster toutes vos questions ici ou la-bas. Bien à
vous!

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Dharma Houdini

On va profiter de cette petite période où tout le monde a le dos tourné et a des trucs plus fascinants ou importants à faire que lire
mes conneries pour placer les posts élitistes, c’est à dire les posts qui ne facineront qu’une ou deux personnes dans le lot. En fait, la saison américaine est en train de reprendre jusqu’à la
March Madness en… Mars et les grosses séries bourrines vont refaire leur apparition. Parmi elles, la sixième et derniere
saison de Lost
qui va s’amorcer avec LA X, le season premiere en deux parties, diffusé le même soir.
Season Premiere que les tabloïdes ne manquent pas de
teaser puisque même Obama se sent sur le coup et communique son décalage de discours important annuel sur on-ne-sait-quel-sujet pour ne pas embêter les fans qui ne voudraient pas choisir l’un pour
l’autre.
A vrai dire, le porte parole de la White House, Robert Gibbs, à dit « 
Je n’imagine pas un scénario dans lequel des millions de gens qui espèrent assister à la
conclusion de Lost en seraient empêchés par le Président » … mais ce n’est pas une conclusion, c’est le début de la conclusion. Les vrais fans ont TiVo et les torrents habituels
sous la mains et ils galèrent pas pour trouver les sous-titres, eux. Tout ça pour dire que niveau com’ c’est un petit pétard mouillé mais effectivement, c’est un monument de pop-culture
qui va s’éteindre.

Donc avant de commencer ces dix-sept semaines où je vais vraiment, mais alors VRAIMENT vous faire caguer de façon passive avec mes réactions sur msn, sur thalie, au téléphone voire sur twitter, je
me suis dit qu’il était peut-être utile de faire un petit récapitulatif des 5 premières saisons et de rappeller les problèmatiques et les questions soulevées par le précédent season finale, qui
parachevait un peu le viol mental. C’est donc du SPOILER MAJEUR. La série t’intéresse pas, oui éventuellement d’un oeil ça peut se faire… Tu es en plein milieu et tu adores, stop, va mater les YuGiOh abridged Series, va rire et vivre ta vie comme tu le sens…

Ok, prêts à prendre la pilule rouge?

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Nous nous étions quittés en Mai dernier avec une heure et demie de drama, de gunfights, et pas mal de réponses mais toujours de nouvelles questions et de nouveaux
personnages. Enfin – nouveaux, disons qu’on est rassurés de voir que Jacob EXISTE, après avoir entendu son nom glorifié pendant quatre ans. Petit résumé en images…



Donc à partir de là le plus important est de distinguer les axes narratifs.
En 2004, l’avion se crashe, il se passe 108 jours avant que les Oceanic 6 puissent se barrer. Le récit se divise à partir de là puisque ce départ est accompagné du premier « roulement » que Ben
effectue, ce qui déplace l’île. Problème, la roue bugge est ça va occasionner des sautes d’humeurs temporelles, comme un disque rayé (la fameuse métaphore de Faraday) ce qui tue a petit feu (à
defaut de rendre dingue) ceux qui sont restés, à savoir Locke, Sawyer, Juliet and co. Ceux qui sont restés ont donc fait leur possible pour que cela s’arrête, Locke a fait le boulot et a re-déplacé
l’île et en se réveillant en plein milieu du désert bidule, comme Ben très peu avant. A partir de là, Locke a essayé de convaincre les Oceanic 6 d’y retourner. Ca faile inexorablement, nous sommes
en 2007, trois ans après le crash à Los Angeles. Locke en a marre et commence à se pendre, interrompu par un Ben qui va le dissuader… pour lui soutirer deux trois infos et l’étouffer
définitivement. Ca travaille dans la tête des Oceanic 6 qui, via un deus ex machina de fous se retrouvent tous dans l’aeroport pour prendre le vol Ajira, avec un Ben ensanglanté qui y monte à la
dernière minute. En plein vol, flash blanc. La moitié est catapultée en 1977 (trois ans après le dernier saut temporel des rescapés, ce qui est logique au final) et rejoignent Saywer, Juliet et les
autres qui ont refait leur vie au sein de la dharma initiative, l’autre moitié (dont Ben et… Locke) est sur la même île mais bien en 2007.

  … la problématique n’est plus de quitter l’île, ni même qui, mais POURQUOI y revenir. Entre temps, on comprends comment les Oceanic 6 sont revenus sur le
continent, pourquoi l’île a DISPARUE, et là interviennent les sauts dans le temps. 2004, 2007, 1977, 1974 – quatre dates à bien mettre dans l’ordre pour piger un peu ce qu’il se passe dans la
cohérence temporelle du scénario.

Bien donc avant de continuer, je vous propose une petite JACKFACE ! C’est gratuit c’est offert!

JAJAJAJAJAJACKFACE!!!

La dernière chose qu’on a pu voir dans Lost c’est une bombe à hydrogène exploser sur l’île ou se trouvait pas moins de 8 personnages récurrents. Ce qui nous pousse à
faire un petit bilan des mentalitès et de la mythologie de chacun…
Généralement dans Lost, plus un perso est poilu, plus il est charismatique et plus il en prends plein la gueule. La méga exception est bien sûr John Locke, totalement imberbe mais tellement immergé
dans son raisonnement christique du « L’île est spéciale rama rama » que sa mort rends son personnage… incroyablement pitoyable. C’est terrible car au final il n’aura été que ce vendeur de boîte
qui aura donné son rein à cet escroc notoire, toujours accroché au « je veux juste être spécial » mais NON. Au final, c’est lui le plus grand manipulé de tous, manipulé par les grandes instances, et
bien sûr j’entends par là…

… le père JACOB. Pendant 5 Saisons, on aura entendu parler de listes faites par « lui », du chef, du mec derrière le mec, du mec derrière les rideaux, du grand manitou, bref celui dont on entends
parler en permanence sans jamais le voir. Bien sûr il y a eu cet épisode cultissime dans la saison 3 où Locke et Ben entrent dans la cabane de Jacob, pour voir un siège vide jusqu’à ce que Locke
entende un « HEEELP MEEEE » assez mémorable. Et là ça y est, season finale, on le voit. On est fin 18è siècle (on aperçoit le Black Rock au loin) et c’est bien Jacob qu’on voit tisser dans sa statue
de divinité égyptienne. Lui et ce qui semblent être sa némesis discutent sur la plage et s’ensuit une scène cryptée et lourde de sens.

File:5x16 Jacob and nemesis.png

Son antagoniste n’a pas de nom. La fanbase lui a donné Esau (pour le coté biblique) ou Smokey, ce qui est pas mal. Venons-en au fait – deux ennemis, l’un promettant
de trouver la « loophole » de l’autre pour enfin l’éliminer, un mec en blanc, un autre en noir. Et quand en 2007, le John Locke ressucité n’a pas d’autre objectif que de suriner Jacob, on commence à
avoir des doutes mais quand on retrouve le cadavre de l’ami John en même temps, on commence à piger. Déjà John est mort, définitivement, « Dead is Dead » comme dirait Ben. Le mec en noir
peut visiblement se personnifier dans les morts (le père de Jack, probablement Claire, Locke) et le rapport avec la fumée noire semble de plus en plus précis, surtout avec le « jugement » de Ben dans
le contexte très temple égyptien toujours. Quand Jacob meurt, il lâche un très surprenant « They’re coming » qui chamboulerait pas mal la mentalité qu’on peut avoir sur le perso depuis le début. Au
lieu d’être le Big Bad, Jacob serait-il celui qui maintenait l’équilibre, qui protégait l’ordre des choses? Après tout, ils ne font que le repêter, « We are the goods guys ». Et cette propension à
vivre des centaines d’années sans prendre une ride et à ne prendre que des mots de passe en latin fait raisonner pas mal sur le coté « humain » de ces persos qui semblent tout diriger et tout
manipuler. Dans The Incident, on a pu voir que d’une manière ou d’une autre, Jacob a touché tout les Losties, en se permettant même de ranimer ce bon vieux John après sa chute de huit
étages (une vieille histoire) … il ne meurt pas de veillesse, il condamne le destin des gens
mais se laisse faire quand sa némésis revient finit le boulot?
Et quel boulot? Et non de Dieu pourquoi certains autres sont si immortels que ça? Prenez Richard (a.k.a. Ricardus, c’est prometteur sur son âge) lui aussi est infoutu de veillir? On aura peut être
un début de réponse puisqu’on va enfin avoir un épisode pour lui (le 23 Mars, 6×09 « Ab Aeterno » et attention il faudra patienter deux semaines après à cause de la March Madness)

… l’acteur principal dans la chute de Jacob, au final c’est Ben. Quand bien même le retour en 1977 de la moitié du cast explique un peu la jeunesse du petiot (et explique en gros comment il est
devenu ce qu’il est) il est définitivement partagé entre son coté woobiesque et cet aspect de fieffé connard qu’il
ne lâche pas une seconde. D’un autre coté, il n’a JAMAIS dit la vérité sur quoi que ce soit. Quand Locke (enfin, … bref) lui pose une question gênante, il exquive en répondant « je suis Saggitaire
John, c’est bon vous êtes content » et MEME ça c’est un putain de mensonge. Ben aussi est un grand manipulé, sur tout les fronts. Au sein des autres pour sa foi un peu gratuite, en 2007 par
Whidmore, en retour de bâton par Locke (enfin … VOILA) bref par les grandes instances, toujours.

Le casting principal quand à lui mais non pas encorequequoiaaargh

File:Jackface!2.jpg

SEVENTIES JACKFAAAACE!

Le casting principal s’embourbe un peu dans les polygones amoureux habituels. En 2007 c’est Jack et Kate, de 74 à 77 c’est Sawyer Juliet mais le rassemblement suscite un crossover particulier. Jack
pête les plombs, Kate est toujours aussi chiante, Sawyer et devenu beaucoup plus sage, Sayid carrément dépressif et le couple coréen osef un peu. Non, à chaque saison ce qui est intéressant c’est
qu’il y a toujours une bonne excuse pour présenter un nouveau groupe de personnages. Les Losties, les Tailies, les Autres, les mecs du cargo et la Dharma initiative. Les scnénaristes font souvent
mumuse avec nous puisqu’il font semblant de présenter des nouveaux persos de façon totalement gauche juste pour les éliminer sauvagement et nous rassurer haha. Il n’empêche que dans le vol Ajira
qui s’est crashé tout à fait normalement en 2007, dans le groupe conduit par Locke il y a Ilana, cette femme qui semble bien connaître Jacob. Mystère donc… et pendant ce temps, en 1977, Faraday
se fait buter par sa propre mère, comme si il l’avait toujours su. OUI SERIEUSEMENT. Après il y aurait des tas de trucs à dire sur tout le monde mais ce serait s’enfoncer dans la redondance car là
je ne ferait que repêter l’explicite total. Faut dire que le show est toujours aussi bon dans sa cohérence internet et ses petites auto-références…

Et la bombe dans tout ça. Vaste sujet… le raisonnement pris est celui là. C’est un incident électromagnétique qui a causé la construction de cygne, où Desmond a échoué de faire la séquence ce qui
a causé le crash de départ. DONC si on empêche l’incident, on empêche la causalité de toute la série, c’est donc avec un pragmatisme dementiel que le cast décide de faire sauter le lieu de
construction. C’est trois secondes avant de passer à l’action que Miles lâche un innocent « hey les gars, et si la bombe n’allait pas empêcher l’incident mais était bien l’élément qui le causait? »
ce qui est MEGA VALABLE. Niveau paradoxes temporels, personellement je suis à fond dans la théorie d’une ligne droite qui peut se permettre des sauts sans que le causalité ne change quoi que ce
soit, exactement comme dans le prisonnier d’Azkaban pour faire prendre une métaphore simple. Ce qui est arrivé EST arrivé, on ne peut pas le changer et quand bien même on essaierais, nous serions
la cause de tel évènement déjà arrivé. J’ai donc du mal que la bombe puisse agir comme un énorme bouton « RESET ». J’ai du mal à croire que les personnages soient vivants après ça (le temps n’est pas
nécessairement linéaire, on peut naître à une date et y mourir avant, ça reste une ligne droite) mais plutot qu’on va assister à une sorte de « et si… »
En 1977, les persos se sont évertués à changer l’avenir mais ils n’ont fait que « provoquer le présent ». Sayid essaye de buter Ben tant qu’il est encore gosse, du coup les autres l’emmènent chez
les autres qui sont les seuls à pouvoir le guérir. Richard prévient « il ne seras plus jamais comme avant » … la boucle est bouclée. 

C’est assez imprévisible et éviter les spoilers et quelque chose de vraiment héroïque pour tout fan qui se respecte.
En dehors des éternels thême analytiques du show (la paternité foireuse, le noir, le blanc, les crimes, les nombres) restent trois gros mystères : Jacob, Ilana, l’antagoniste. La cabane. Qui sont
ceux « qui arrivent » et les conséquences de la bombe.
Et ben deux éléments de réponses. Le season première est un jeu de mot sur LAX, l’aéroport de Los Angeles, la destination du vol 815. HUUM.
Damon Lindelof a certifié que le chien survivait au series finale. Derrière cette apparence d’info très très conne et inutile, je trouve cet était de fait assez révélateur.

Et le post d’après… ouais parfaitement, c’est exactement ce à quoi vous pensez.

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… JACKFACE §

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Xadanu versus Valhalla

Duel de qualité! Haibane Renmei contre Serial Experiment Lain. Deux animes toujours
très bien reçus, parfois jugés essentiels à la vision… qu’on va comparer un peu. En jeu : le sceau d’approbation!

Si vous vous demandez pourquoi un bête post comparatif au lieu de deux machins séparés, la réponse est purement arbitraire. Dans mon esprit, les deux sont mentalement associées, j’ai du mal à
évoquer l’un  sans penser à l’autre. Les deux commencent à vieillir (diffusés respectivement en 2002 et 1998) c’est Y. Abe qui est derrière le chara design pour les deux, et on peut trouver
pas mal de similitudes de scénario, de petits gimmicks, d’ambiance. Deux bons animes mais j’en ai largement préféré un, et les deux se complètent bien façon ying-yang – sauf qu’en l’occurrence
c’est plus une question de couleurs chaudes et de couleurs froides.

Okay, commençons par les scénarios respectifs. Dans Haibane Renmei, une jeune fille d’âge relativement déterminé, Rakka, se réveille dans un cocon en plein coeur d’une petite bourgade
passéiste mais dans une époque très contemporaine (on voit des petites mobylettes) miracle, elle est acceuillie par des anges. Ce mot n’est pas évoqué une seule fois dans l’anime, on les
appelle le peuple « Haibane ». Les Haibane vivent en communautées non-mixte et se fondent dans le décor abandonné par les humains – les deux vivent en bonne harmonie, la cohabitation ne dérange pas
grand monde même si tous sont assez enclavés – mais l’entièreté de la ville est entouré par un gigantesque mur qu’il ne faut surtout pas penser à franchir, encore moins l’approcher, comme quoi le
mal l’habiterais. Tant de mystères auxquels Rakka doit faire face, elle qui n’a plus aucun souvenir de quoi que ce soit avant son nouveau réveil. Elle va devenir une Haibane, s’intégrer,
des ailes vont lui pousser dans le dos (aïe.) et elle va recevoir son auréole, participer à un certain nombre de rites spirituels et commencer à vivre la routine et chercher du travail. Dans Serial
Experiment Lain, les premiers repères sont bien plus familiers. On est pas dans le semi-fantastique mais il est un peu plus latent et subtil : Lain Irakuwa est une jeune adolescente de 14 ans qui
fait un peu jeune pour son âge. Reclue, marginale, la vie de lycée n’est pas faite de gaité de coeur et c’est bien plus facile de s’allonger sur son lit en pyjama « ourson » – bref les choses
s’activent un peu quand une camarade de classe se suicide … pour envoyez des mails à ses copines depuis l’au delà? Elle les conseille de rejoindre le Wired, comme quoi le corps de serait
pas nécessaire? Bizarre… pour la petite Lain, les choses vont commencer à se détraquer d’elle même, et le concept de « Wired » va prendre une importance capitale pour elle, celle qui ne connaissait
rien aux ordinateurs.  

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C’est un énorme point commun entre ces deux animes : Lain, Rakka, c’est vous. C’est votre avatar dans ces deux univers, vous y rentrez vierge, sans aucun passé, sans
aucune explication alors que visiblement tout s’écroule ou tout est nouveau. Tout va être une histoire de compréhension sur le tas et d’une quête de réponses. Pourquoi? Comment? Ce que ça implique?
D’un coté, il y a le concept de Haibane. Pourquoi Rakka se réveille soudainement dans cette communauté hors de tout? Pourquoi elle? Qu’implique le statut d’Haibane? Une sorte de quête spirituelle
qui va se faire au fur et à mesure, non sans quelques à-coups bien brutaux. Il y a cette sorte de vie quotidienne qui se fait en parallèle, un coté très tranche de vie qui se regarde sans aucun
problème puisque la connivence entre les humains, les Haibane et un troisième peuple mystère est un concept suffisamment jouissif. Avoir une auréole, des ailes, ça empêche de dormir sur les dos
mais après?
De l’autre coté du miroir c’est plutôt les repères habituels qui se déglinguent. Dans l’univers de Lain, l’équilibre entre rationnel et fantastique est indéfinissable. Des textures étranges qui
apparraissent sorties de nulle part… des gens qui se figent comme si on avait trafiqué la matrice… et ce concept de « Wired », métaphore subtile d’Internet. Deux trois filles du lycée vont faire
preuve de magnanisme et la sortir un peu mais c’est là que des bizarreries apparaissent : un clone de Lain sème la terreur un peu partout, que ce soit dans le monde réel ou autre part. Justement,
quelle est la limite entre le réel et cet autre part? Difficile de le deviner. Lain semble hors de toute réalité, justement. Pas à la masse, mais bien hors de toute réalité.
Réalité morne, lente, pesante, difficile à vivre et ce n’est que le premier épisode…

Ce qui nous conduit logiquement aux personnages. Je disais tout à l’heure que le même type était aux commandes du design à ce niveau là et il faut dire que les deux univers sont très, très
féminins. Rakka se réveille dans la « vieille maison », uniquement habitée par les femmes et les enfants Haibane. Il y a bien des hommes mais ils sont mis à l’écart, dans la « vieille usine ». On en
voit de temps en temps, histoire de comprendre que la communication n’est pas toujours évidente, d’autant plus que certains se cachent et se fondent dans la masse humaine… l’entourage de Lain
c’est aussi la brigade des oestrogènes, à croire que son lycée n’est pas mixte non plus. Il y a bien son père, mais il semble tellement indifférent, tellement distant face aux subites distorsions
de la réalité qui s’opèrent sous les yeux de tout le monde…
Rakka va donc copiner avec ses amies à plumes. Chose curieuse chez les Haibane, tout le monde est nommé en rapport avec le rêve « pré-cocon » qu’il a pu faire. Une bande de joyeuses copines donc,
souvent un poil androgynes (si vous cherchez des gros bonnets c’est mort, passez directement en case Gurren Lagann) surmontée par Reki, la femme fatale brunette qui s’acharne à prendre soin de
Rakka et des « jeunes plumes ». Une femme bien sombre, au passé bien mystérieux, tout les clichés du genre parfaitement exploités. Les autres ont souvent leur petit épisode central, toujours très
routinier, le temps que Rakka trouve un boulot stable, marque ultime d’intégration sociale.
Dans Serial Experiment Lain c’est l’inverse total : hors de question de penser en terme de « communauté », au contraire c’est bien Lain contre le reste du monde. Les rares contacts avec le monde
extérieurs semblent juste artificiels et dénué de tout sens, elle va trouver refuge sur la toile qui est bien différente de la notre. Le « Wired », c’est davantage une accumulation d’inconscience
commune, un tas de connaissances laissés à libre consultation, tout le monde peut s’y balader partout et être omnipotent… c’est extrêmement étrange et indescriptible. En tout cas, c’est un
phénomène à la mode qui va de paire avec le dernier appareil à la mode, les Navi. Aucun rapport avec Avatar, c’est juste une litote pour dire « ordinateur »… en plus sophistiqué, n’oublions pas que
temporellement nous sommes vingt minutes dans le futur.


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Parlons un peu de l’ambiance qui se dégage un peu dans les deux cas de figure. C’est crucial car c’est l’occasion de se
plonger dans autre chose, se déconnecter un peu mais ça peut avoir des conséquences terribles selon votre état d’esprit. Par exemple et pour spoiler un peu le but premier de l’article, les deux
séries tiennent en treize épisodes (à mater quasiment d’une traite donc) et j’ai maté Haibane Renmei en quatre jours, à l’inverse de Serial Experiments Lains que j’ai picoré un peu passivement sur
plusieurs mois. Globalement, ce sont deux animes assez lents dans leur traitement et dans le déroulement. Vous me direz qu’on peut pas vraiment se le permettre mais c’est parce qu’il n’y a
pas beaucoup de pistes lancées de part et d’autres, juste ces fameux mystères initiaux. Après, les deux sont lents à leur manière…

Dans Haibane Renmei, l’ambiance est lente car les points principaux du scénario avancent par à-coups. On vit tranquillement sa vie, on essaie de piger un peu ce qui nous entoure, on rencontre des
petits perso ponctuels, en fait on est surtout submergé par la beauté globale de la chose. C’est lent dans le traitement mais très vif dans les couleurs, très tons sépias et vert printanier.
L’Hiver tombe d’un coup et la série s’assombrit, les moments épiques s’accumulent… en terminant la chose la première métaphore qui m’est venue à l’esprit c’est « l’ambiance plaine Termina », pour
ceux qui ont joué à Majora’s Mask. Une ville hors de tout, une grande plaine qui l’entoure, des limites plus ou moins tangible et surtout une sorte de fatalité qu’on ne cerne pas vraiment. Tout ça
plus le coté surréaliste qui n’a strictement rien de dégueulasse tant l’anime est rationalisé, le fantastique c’est surtout dans l’interprétation du spectateur.
Lain, au contraire, se targue d’une ambiance réellement sombre. Les couleurs ne sont pas naturelles, le ton est morne, les mots sont assez rares et l’ensemble est très très silencieux. Les plans
peuvent être longs, gratuits, bref ça mise sur l’onirique et ça m’a un peu moins touché. En fait, parfois je regardais un épisode comme un épisode de milieu de saison de 24 : dans une fenêtre à
part, en faisant d’autres trucs. Ce sentiment un peu pénible de ne pas vouloir mater la suite immédiatement n’apparaîtras peut être pas chez vous mais il m’a personnellement freiné… en revanche,
le concept de Wired vire l’intégralité des limites rationnelles qu’on peut trouver dans Les Ailes Grises : ici on ne COMPRENDS PAS. On interprète, on se prends des mindfucks, on interprète
mais on ne comprends pas totalement. En fait, l’anime dit tout presque dès le début, donne les pistes mais il va falloir un peu tenter sa chance et avaler pas mal de non-sens apparent. Au final il
y a des taaaas de morales et de comparaisons à chopper, en 98 on peut dire que Serial Experiement Lain est un très bel exemple d’anime d’anticipation… immédiate. Sur Internet, sur les
conséquences que cela implique. La situation finale peut laisser un peu pantoise mais c’est aussi le cas pour Haibane Renmei : Bittersweet Ending. Il va falloir se taper une fin tristoune
en morale très très GRISE!

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Car enfin, la visée et la tension dramatique sont deux gros point communs. Dans les deux cas, on SAIT que quelque chose va mal se passer si ce n’est pas le cas
dès le début. Pas à la manière d’Hinamizawa où la violence et les tripes deviennent un gimmick, non là des éléments de scénario nous indiquent que les perso ne meurent pas mais… il disparaissent.
A leur façon, sans prévenir, ce qui va en foutre un coup sur les deux personnages principaux, le temps de faire deux trois beaux épisodes de drama. Cet aspect est renforcé par l’univers qui s’auto
alimente de façon fort remarquable : le lieu d’action d’Haibane Renmei est habité par une mythologie dont le dogmatisme vous rappellera The Wind Waker, pour rester dans les comparaisons de
Zelda. (Et tant qu’à le placer, Haibane Renmei est issu d’un… doujin)
Les problématiques vont surtout venir de la tête des personnages et de cette fameuse notion de « pureté ». Vous en manquez? Vos ailes se noircissent, synonyme de mise au ban, problème donc et risque
de devenir un être entre-deux, un être apatride. Certains persos ont leur petit passé ténébreux (et c’est pas franchement difficile de deviner lesquels vu leurs têtes MAIS attention aux faux-amis)
et il va falloir gober pas mal de séquences bien triste et tire-larme. En revanche, Haibane Renmei est un anime INCROYABLEMENT CHALEUREUX. Ca réchauffe le coeur à un point assez impensable tant
l’ensemble respire la bonté, la gentillesse, la chaleur humaine, les sentiments, bref on rêve tous d’être un haibane pour faire des câlins à tout le monde, si on met de coté l’aspect un peu
sectaire apporté par le coté communauté-recluse-qui-a-sa-propre-histoire-ses-propres-cultes.
Dans l’immeuble d’en face tout le problème va se dérouler dans les yeux de Lain. Yeux marrons, bizarroïdes avec ces petites rainures noires, yeux qu’on va voir en gros plan comme les pieds d’Uma
Thurman dans Kill Bill! Pourquoi cette distortion? Comment interpréter le fait que des câbles poussent dans la chambre de Lain, quels sont ces Men In Black qui la surveillent? Et surtout,
surtout pourquoi tout le monde semble être aussi à la ramasse? Le pire dans tout ça c’est que Lain semble tout piger avant nous. Enfin, piger, peut être pas mais accepter est déjà plus juste… et
ça me gave car c’est un peu indescriptible à raconter mais aussi indescriptible à accepter. Le machin alterne des scènes de vie quotidienne avec du PUR abstrait qui déstabilise si on s’accroche pas
à une interprétation qui nous viendrais éventuellement. Si vous regardez ça  d’un oeil, c’est fini, le machin n’aura plus d’intérêt tant la chose va paraître insipide. L’anime agit plus comme
une progression : la jauge de mindfuck monte, monte et explose d’un coup et votre cerveau avec.

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Les deux animes ne sont plus très récents et celà se voit sur l’emballage… et là aussi on trouve des similitudes. Deux animes, deux endings, seul l’opening de Serial Experiment Lain est
chanté en … anglais, par Boâ. Surprise! Autour de ça on reste dans l’ambiance très néo-techno-punk de la chose. Dans les deux endings on peut voir simplement l’héroïne dans le plus simple
appareil sous une très douce musique uniquement composée de cordes, électriques chez Lain, vocales et acoustiques dans Haibane Renmei. L’opening de ce dernier, « Freebird » – n’y voyez pas un lien
avec du rock sudiste d’impro – est une très jolie introduction instrumentale de l’anime qu’il introduit. C’est doux, c’est gentil, c’est TRES chaleureux. De l’autre coté c’est l’énigmatique et le
métaphorique qui prime, chaque épisode de Lain à ses propres gimmicks. PRESENT DAY, PRESENT TIME, MUHAHAHAHA! Bruits de télé sur le point d’exploser, tête de Lain en mode « omniprésence » et annonce
du nom d’épisode en murmuré, façon voix de Mac. Sinon c’est que dalle, juste éventuellement de la musique transe de boîte de nuit (pour les scènes de boîte de nuit non trop fort) niveau animation,
Lain a bien moins veilli et le format 4:3 commence à peser (surtout pour des animes plus récents comme FullMetal Alchemist, ça fout un vrai coup de vieux)
Important : j’ai maté Lain en japonais et Haibane Renmei en Français et j’ai beaucoup aimé la dernière version, mais je suppose humblement que les quatre sont toutes très acceptable puisque dans
tous les cas les mêmes gens sont derrières.

Donc donc donc…

Pour Haibane Renmei. Lain est à mater mais je l’ai vu de façon trop passive, sans trop comprendre ce qu’il se passait et donc du coup avec beaucoup d’émotion. De
l’émotion, Les Ailes Grises en procure beaucoup, tant ses personnages, son univers mystérieux et son coté planant transpirent la sympathie. Deux animes à voir et surtout à découvrir car il est
franchement difficile d’en parler sans dévoiler grand chose… mais Haibane Renmei et le personnage de Rakka FOR THE WIN. Cet anime est BEAU. Et ce mot est tellement difficile à
sortir!

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