Futilité dans l’essentiel ipso facto (Episode 2 : Puissance de la culture)

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Donc après avoir exposé de façon branloïde les openings/endings de
Sayonara Zetsubou sensei
, voilà de quoi disserter un peu sur la substantifique moelle du truc, vaste sujet, vaste foutoir, vaste foutoir génial.

Ca doit être l’un des autres secrets les moins bien cachés du monde : généralement, j’aime tout ce qui est barjo, ça s’applique pour à peu prêt tout. En l’occurrence, dommage, mon premier contact
avec l’univers du Professeur Désespéré a été un peu chaotique. Remettons nous dans le contexte : nous sommes vers Mai, je suis encore plus néophyte que maintenant dans l’univers de l’anime et je
finis par jeter mon dévolu sur ce produit universellement aimé, certains allant jusqu’à dire que c’est le meilleur anime de 2007, vous savez l’année de Mario Galaxy ce qui n’a aucun rapport. Déjà
relativement aigri par les deux premiers épisodes de K-On (gnéééé j’ai la bouche ouverte j’ai mes règles et je m’achête une Gibson Les Paul parce que j’ai du pognon infini, je suis un héros de Dino
Buzzati) je n’ai trouvé que des mauvais cotés au premier épisode de Sayonara Zetsubou Sensei, que je vais appeler SZS à partir de ce point, c’est vrai quoi c’est un peu relou.
Donc hop lancement de ce qui devait être une grand love story entre Shaft et moi (SHAFT quoi! Le studio sous crack qui a pondu le très rigolo Maria Holic! Toutes ces promesses!) et non, la sauce n’a pas pris du tout. Je n’ai vu qu’un épisode incompréhensible,
avec 35 trucs à lire à la fois sur l’écran, dans un contexte scolaire déjà vu mille fois, sans réel scénario. ERREUR FATALE!

Mon moi de Mai (je me félicite pour ce jeu de mot qui mériterais sa présence sur un CV) étant quelqu’un d’assez peu ouvert d’esprit à ce niveau là, avait donc abandonné pour passer à autre chose.
Avec beaucoup de recul je me rends compte le gâchis que cela à failli être – après tout si tout le monde appréciait autant cet univers, il devait y avoir une raison. Pas comme avec Haruhi
ou je suis déjà à la moitié et j’y trouve toujours pas grand chose de bon à en tirer. Rebelote donc en
Aout, dans la bonne vieille ville de Perpignang, près de ma bonne vieille maisong familiale à Collioure gavé cong. Entre temps, le manga sort aux éditions Pika et le troisième tome vient à peine
d’apparaître dans les crémeries – manga unanimement aimé par les mêmes gens qui ont surkiffé l’anime, ça me semble cohérent. Du coup, moi qui était là pour chercher des cadeaux d’anniversaire (oui
car 90% de mon entourage, moi compris sont des lions) je feuillette histoire de me faire une deuxième idée. REVELATION – ce qui m’a un peu fait chier en vingt minutes n’en ont pris que 5 à
lire sur deux pauvres chapitres, et la lecture de la suite a bien fracassé mes idées reçues de la série. RETOURNEMENT DE VESTE !
 
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Remettons les choses à leur place : c’est une claque. Pas une claque graphique, pas une claque d’inventivité, mais bien une bonne grosse tarte d’humour. Seulement voilà c’est pas quelque chose
d’évident à décrire, le manga (du moins ce que j’ai lu, les 60 premiers chapitres) se fractionne de la façon suivante : Les deux premiers chapitres // Le reste du premier tome // Le reste de la
série.

Reprenons donc la lecture du manga sous les yeux du béotien ébahi qui ne pige pas trop ce qu’il a sous les mirettes. (Si. Mirettes. Comme le perso aveugle dans le film de Mel Brooks. Qui lit du
porno en braille.
Comment ça se post est trop foutraque? ‘Tain on voit bien que vous avez pas vu la série!)
PHASE 1 : Kafuka Fuura est une joyeuse élève qui va au joyeux lycée, dans un joyeux décor de la nature en fête. C’est avec un éternel sourire scotché sur la face qu’elle assiste à la pendaison de
Nozomu Itoshiki, qu’elle sauve de justesse. S’ensuit un dialogue complètement surréaliste, ou chacun à sa vision hyperpositive/hypernégative des choses – exemples loufoques à l’appui. Bref
opposition des deux personnages et là surprise : l’un est le professeur de l’autre. Super!
Deuxième chapitre : Le prof Itoshiki fait passer un test de non-projets d’avenirs à ses élèves, exemples loufoques à l’appui. Hilarité générale.

PHASE 2 : Chaque chapitre fait un petit focus sur une élève (ou un élève, parce que tout est fait pour te faire penser que c’est un lycée exclusivement féminin genre Danielou mais non il a quand
même deux-trois mââââles) et autant dire que la classe est sévèrement barrée. Rien que le prof prends n’importe quelle occasion pour « être au désespoir » ou se pendre mais les élèves représentent la
classe la plus désespérante qui soie. Chaque élève à un trait de caractère particulièrement visible et dominant, et chacun(e) aura son petit chapitre introductif et hilarant. Par exemple et entre
autres : la fille qui reste cloîtrée chez elle puis au lycée, la fille qui ne parle jamais mais qui envoie des SMS d’insultes, la fille qui ne raisonne qu’en couples yaoï, la fille qui
veut que TOUT soit EQUITABLE qui a tuer à grands coups de pelle ce qui dépasse, la fille éperduement amoureuse qui colle le professeur, la réfugiée un peu conne mais que tout le monde adore, la
fille qui montreras sa culotte de façon gratuite une fois par épisode et qui colle des procès à tout le monde, la fille fétichiste des queues (oui, parfaitement, des queues) etc. Chacun
dans cette classe semble avoir sa part assumée de dinguerie, ne raisonne que par cet aspect, même la seule fille normale de la classe qui n’aime pas qu’on la traite de normale. En
même temps, c’est tellement… normal. Pour le coté « fun fact », oui j’en ai une préférée, et petit indice sur vos écrans : elle est blonde.
Du coup, le premier tome est exclusivement réservé à ces introductions, et l’auteur n’hésiteras pas à compléter la classe au fur et à mesure, soit en s’occupant des quelques inconnus qui
squattaient déjà quelques cases, soient en les insérant en plein milieu de façon plus ou moins subtile.

PHASE 3 : Chaque manga comporte 10 chapitres, inexorablement, de façon très carrée. Le professeur Itoshiki expose, à chaque chapitre, un petit comportement de société qui le met au désespoir,
exemples loufoques à l’appui. Zum Beispiel: on ne vit pas selon son statut! Les rebuts ne sont pas bons pour la société! Evacuer les toxines n’apporte rien de bon! Etc etc, va citer des tonnes
d’exemples de culture japonaise actuelle, tout les élèves vont y mettre leur grain de sel et y apposer un petit grain de folie sur ce grand gâteau maboule. Concrètemt, voilà l’extrait d’un chapitre
sur le fait d’hiberner…

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Donc rien qu’à partir de ce scan chopé sur MangaFox on peut déduire pas mal de trucs qui sont des constantes dans la manga. Ici, la joyeuse classe barge disserte sur l’hibernation. Du coup, ils
hibernent.
Ils trouvent sous terre des tas de conneries glissées via des blagues geek-otaques, creusent un tunnel surréaliste façon planque secrète de Gaston Lagaffe et en ressortent sur un
pôle lambda, après avoir listé une autre tonne d’exemples loufoques (à l’appui)

Deuxième chose : le style graphique est extrêmement particulier et reconnaissable à vue d’oeil. C’est pas « rond » ni « carré », c’est plutôt… triangulaire. C’est assez impossible à définir car les
dessins sont assez minimalistes et le manga-ka privilégie le texte sur les dessins. D’ailleurs, globalement Itoshiki n’est dessiné qu’avec trois tronches différentes : le « neutre, normal », le
« zetsuboushitaaaa » et le « tête penchée trois-quarts en avant avec les cheveux qui restent droits » les habitués comprendront ce que je veux dire. De même, comme dans South Park, la plupart du
casting serait indéfinissable sans les coupes de cheveux et les différents signes distinctifs que le mangaka daigne nous accorder. Faut dire que tout le monde a la même expression, très neutre,
très vague comme si l’univers n’était composé que de petites poupées sans âmes. C’est assez effrayant, et cette impression et plus particulièrement rendue dans l’opening de Zan, brr.

Enfin, vous remarquerez que les repères temporels sont violés, aucune unité de lieu ou de temps, Koji Kuhmeta – l’auteur – se serait pris une razzia directe en plein 17è. La classe, la
« ville d’action », tout part de là mais les limites et le bon sens on s’en fout un peu, si le prof Itoshiki décide, d’une page sur l’autre d’aller mener la belle vie à New-York, de se noyer dans du
Dom Perignon et de ressusciter en se téléportant dans la salle de classe, ben tout le monde s’en fout. Un humour assez ravageur et franchement cinglé qui ne peut que plaire à tout le monde. C’est
assez paradoxal puisque le postulat de base fait très cliché, mais non, là c’est de la bonne tranche de vie – voire une bonne petite critique de la société japonaise. Avouons le – l’auteur de ce
manga n’a pas l’air très bien dans sa peau et pas mal de réflexions ont l’air franchement cathartiques, que ce soit sur sa propre vie ou tout simplement les délais imposés par son éditeur. Mais les
chapitres et les divagations de la classe désespérées sont l’occasion d’apprendre une tripotée d’us et coutumes japonais – de comportement typiquement japonais – et SURTOUT de névroses typiquement
japonaises. On apprends direct dans les dix premières pajes que la forêt du mont Fuji est un lieu de suicide tout fait, youpi. Je le disais, le manga est TRES textuel, pétri de références
orientales en tout genre, tant et si bien qu’un index expique chaque vanne ou référence à la fin des tomes, merci Pika.
Un vrai truc à lire donc, surtout pour cette forme tout particulière d’humour et pour suivre ces personnages loufoques qui ne raisonne que par tel ou tel trait de caractère. Franchement, une classe
entière de toqués c’est pas irrésistible? Nan hein. Je le savais.

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Du coup me voilà bien obligé de repasser à l’anime et de surmonter cette vision un peu bancale de ce premier épisode. En se
renseignant un poil plus, on apprends que c’est Shaft, je le disais tout à l’heure, qui s’occuppe de l’adaptation. Prenons un exemple concret : un jeu pourri sur une console pourrie, genre Super
Man sur la CD-I de Phillips. Ce serait comme vomir sur pile de caca, n’est ce pas? Bah, SZS adapté par Shaft, c’est
comme un mec sous LSD qui fumerait des algues dans son trip.

C’était bien con de s’y arrêter, car le premier épisode de la première saison n’a pas grand chose à voir avec le reste… juste la présentation entre les deux prota/antagonistes et ce fameux test de non-ambition qui plombe un peu le rythme. Les deux trois épisodes suivants ne font qu’introduire les élèves, puis les autres reprennent de façon archi
fidèles les chapitres du manga, sans ordre précis, l’ordre du manga n’a aucune importance. Deux arcs dans la première saison, trois dans la seconde.
A partir de là c’est un peu compliqué : le première saison s’appelle SZS, classique. Une deuxième, motivée par le succès de la première, sort et se nomme Zoku SZS – eux mêmes complétés par trois
épisodes bonus, offerts avec certains mangas, qui répondent au doux noms de Goku SZS. Ensuite c’est la troisième saison, Zan SZS, qui comporte aussi trois épisodes bonus fourni avec le support
papier, eux même nommés Zan SZS Bangaichi. C’est tout… pour le moment. Chaque saison fait 13 épisodes, ça se mate assez vite.

Shaft donc, les gars qui n’ont aucune limite dans le changement constant de style graphique et l’expérimentation. Les chapitres du manga sont reproduit dans un style très fidèle mais la dinguerie
du studio est incorporée ça et là : des petits panneaux façon cinéma muet sont incorporés toutes les trois secondes, des tonnes de conneries sont marquées partout, les références volent et il faut
être bien concentré pour les attraper, il n’y a aucune convention de style, de cadrage, de cohérence, même pas de sens commun non. Des séquences de fanservice et de nichons sans aucun rapport en
pleine séquence cruciale? Pourquoi pas, tout est possible! Généralement, il n’y a aucun plan de plus de trois secondes, tout est très rythmé, quand quelqu’un prends la parole limite on ne voit pas
sa tête mais sa raie ou bien ses jambes. Bref quand on regarde SZS sensei, on se demande bien si on est à l’ouest ou si les gens derrière tout ça sont sévèrement timbrés – sans compter cette espèce
de valorisation d’un Japon Traditionnel bien lointain, mais rien n’empêche le choc des cultures hein, cette série est assez chaude à interpréter.

Ce descriptif convient bien à la première saison – mais alors avec la deuxième… le mec qui plane, mais qui en planant s’imagine fumer des pétards, bah là il a encore un trip dans le trip où il
sniffe une bouteille de Poopers. Autrement dit : le bazar atteint un degré en plus. Non seulement l’adaptation est toujours aussi fidèle dans les histoires déjà loufoques (exemples loufoques à
l’appui, running gag) mais en plus maintenant on se permet de foutre des figures de style PAR DESSUS. Prenons le deuxième épisode de Zoku, où l’amiral Perry veut TOUT ouvrir. Hilarité générale
quand Kaere l’exhibitionniste se balade innocemment dans les couloirs et qu’elle tombe sur un mec voulant… l’ouvrir. (sic)
Donc ça c’est la version manga. Sur Goku, c’est retranscrit à l’écran mais sans AUCUNE raison valable, les personnages parlent en yaourt ET deux histoires alternatives, donc deux lignes de
traduction sont proposées simlutanément. C’est une torture à mater, soit vous faites des arrêts sur images constant soit vous faites ça en multitâche ou vous rematez une fois l’épisode. Autre
exemple : tout un chapitre n’est qu’entendu à la radio, sans qu’il ne se passe rien à l’écran, on voit juste Harumi dessiner. Fun! D’autres épisodes évoque la même histoire sous différents points
de vue, un autre n’hésite pas à changer incessament de forme graphique (psyché, pate à modeler, ombre chinoises) bref c’est
comme la première saison mais avec le concept SUR le concept. L’apogée du truc : l’épisode 7 et la « chaîne desespérée », avec ses clips, ses émissions de cuisines, sa leçon de dessin… c’est
indescriptible, ça se vit. Surtout quand un panneau apparaît sorti de nulle part pour nous dire « Les belle-mères, c’est bien ».
Le tout entrecoupés d’openings juste géniaux mais dérengeants.

Mais arrêtons nous un peu pour prendre une pause culturelle.

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La marque des bons animes? Les runnings gags bien sûr! 
C’est fondamental car tout l’univers de SZS ne se base que sur les gimmicks. Les élèves eux même le sont, ils ont tous leur catchphrase, et ils peuvent même prendre une forme matérielle (cette
fameuse tête de pingouin qu’on voit partout, les cigognes et leur bébés, la tête de l’auteur qu’on voit partout) ou cette irrésistible habitude de Kaere de montrer son zlip. Toujours sans aucune
raison apparente.
Au fil des saisons, la trame reste la même : petite pensée métaphysique vue de façon ultra négative – suite illibles de – tous en coeur, d’exemples loufoques à l’appui puis les élèves réagissent de
façon prévisible… mais pas toujours. Surtout Chirii qui n’hésite pas à sortir des pelles pour massacrer ce qui n’est PAS EQUITABLE! L’effet Death The Kid, j’aime bien. C’est sympathique, sans
aucun doute. Le running gag ultime? Quand Itoshiki VA ETRE AU DESESPOIR, il le fait de façon théâtrale et grandiloquente. Rapidement, il se fait parodier et il n’aime pas ça, comme je le
comprends.

C’est l’une des lignes directrices de l’anime : massacrer le quatrième mur. Beaucoup de similitudes avec Maria Holic à ce niveau là – les persos savent quand il y a du fanservice, s’étonnent de la
non cohérence du scénario, évoque les ventes trop faibles des DVD… on est pas à ça prêt quoi, ça déconstruit juste tout ce qu’on peut trouver dans une série comique américaine, où on préfère
généralement faire des petits comédies musicales ponctuelles…

Coté plumage, ben c’est pas mal. Fidèle à l’original donc assez épuré mais les changement artistiques constants permettent aux réals de se défouler un peu et de nous foutre des plans colorés, sur
papier de riz, limite ils pourraient nous faire un épisode en ASCII ART  ils pourraient faire quelque chose de bien. Coté musical, c’est de l’easy-listening très sympa avec quelques thêmes qui
restent en tête sans pour autant être immémoriaux – toute la substantifique moëlle se trouve dans les très déjantés openings, composés par Kenji Otsukhi et sa bande de doubleuses charismatiques.
L’animation est sympatique et se permet pas mal de réflexes inexplicables : des parapluies qui volent tout seuls! Et quand une personne porte un vêtement à motifs, les motifs ne bougent pas
avec.
Vous avez déjà vu les oreilles de Mickey de profil, même si il tourne la tête? Nan. Même chose içi et c’est assez rigolo pour y consacrer deux lignes.

What else? Très différent, casting mémorable, construction irrésistible, franchement hilarant. Foncez, c’est de la bonne… exemples loufoques à l’appui. Du grand n’importe quoi, du minfuck, mais
sensé.

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4 Responses to Futilité dans l’essentiel ipso facto (Episode 2 : Puissance de la culture)

  1. Hop je m’auto commente car là un article à blanc, SURTOUT sur Sayonara Zetsubou Sensei, ce serait trop la te-hon.

  2. Zoneur says:

    Sa race, publié lundi ? Je suis pas passé de la semaine ? 😮 Je m’étonne.
    Alors bah que dire à part que je suis d’accord ? 😀 Et que le 1er épisode de Zan SZs m’a fait sur-kiffé devant la qualité de l’animation lors de l’évasion, c’était juste wow. Et toujours aussi bon
    :3

    Sinon, il n’y a pas que les ops qui sont bien, tu peux dl l’OSt où Otsukhi Kenji a fait d’autres chansons !
    http://www.ost-center.fr/recherche.php?mots_cles=sayonara+zetsubou+sensei

  3. Exu says:

    Très bon artcile. Tu m’a donné envie de regarder la deuxième saison.

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