Monthly Archives: novembre 2009

Terror starts at home


… est la meilleure série jamais faite. C’est un jugement tout à fait objectif, je l’annonce cash, et ce serait vraiment sympa de me prendre au sérieux sur ce coup là. Les passions, ça va, ça vient pour tout le monde, on pense toujours que le truc qu’on vient de finir est révolutionnaire et surclasse sans souci tout ce qui a pu être visionné avant (j’ai pensé ça pour Nip Tuck un temps, tout est possible) mais comprenez moi bien : je suis dans cet état d’esprit et je soutiens cette affirmation depuis 3 ans. Une trentaine de mois où je suis toujours sur le choc, un peu endeuillé de n’avoir plus de petites tranches de vie de la si attachante famille Fisher. Du coup, me suis dit qu’il serait temps que je fasse un vrai post là dessus, la dernière évocation du bouzin datant d’un top 10 un peu trop nébuleux… alors essayons de clarifier quelque chose : pourquoi Six Feet Under est, et restera pour longtemps ma série préférée?

On va faire un rewind à la DJ Hero et revenir en 2001, année de la création du plus beau show jamais abouti. Allan Ball, scénariste du déjà très voilà American Beauty perds sa soeur dans un accident de voiture. Il va écrire un pilote assez cathartique sur une famille de croque-morts qui, au lieu de côtoyer la faucheuse comme elle le fait tout les jours, va y être confrontée frontalement. Il plaît, est diffusé sur Home Box Office (payante, donc alerte qualitaÿ) et cinq saisons sont signées jusqu’en 2005, Ball préférant arrêter la série avant une éventuelle baisse de qualité, grand bien lui fasse. Diffusion timide sur Canal vers 2003, puis c’est France 2 qui prends le relai à deux heures du matin, suivie de près par Jimmy. En gros, pour mater SFU il fallait soit être riche voire très courageux, soit avoir un magnétoscope et des VHS vierges, ce qui nous montre déjà à quel point cette série est faite pour l’élite! Du coup le synopsis me plaisait déjà pas mal, puis il y a eu cette fameuse grosse mode des séries ricaines vers 2005-2006 qui accéllerait cette volonté de s’émanciper un peu des production bourrines. Du coup, quand l’intégrale DVD se pointe avec sa grosse pierre tombale (la version ricaine est mieux, c’est carrément une motte de terre avec du faux gazon dessus) je me dis que je vais travailler un peu au black pour allonger les 200 brouzoufs pour l’achat culturel du siècle. J’aime mon instinct, il me trompe rarement : je n’ai pas été déçu, quand bien même je m’étais déjà tapé pas mal de gros spoilers. Globalement, je savais pourquoi et comment quelque chose de grave allait arriver, et je regrette vraiment de ne pas avoir eu la chance de parcourir la série « normalement » comme vous allez, je l’espère de toutes mes entrailles puantes, le faire. Il restait la forme, et la découvrir était déjà une satisfaction en soi, et mon année de Terminale – période de crise d’ado un poil tardive – à surtout été ponctuée par le long matage de cette série assez magistrale. Le regard après coup varie selon les personnes : j’étais pas très à l’aise à cette période, ça m’a aidé à relativiser un peu les choses – par contre ma soeur me dit que ça la déprime mais elle en redemande. C’est toute une expérience…

Et là et là et là c’est le synopsis mais vous le connaissez probablement déjà : la famille Fisher trône dans une belle et grande maison à Los Angeles. Une famille relativement normale qui se distingue par la singularité de l’entreprise familiale : ce sont des thanatopracteurs. Les Fishers semblent très froids, très protocolaires et distants – ils sont juste un peu blasés avec ces cadavres qui s’enchaînent partout. Le pilote commence au Noël de l’an 2000, Nathaniel Senior va chercher à l’aéroport Nathaniel fils, l’aîné délocalisé à Seattle. Pas de bol, l’envie de fumer une clope va lui valoir le fait de se prendre un bus dans la face, et la mort par extension qui est offerte pour les membres du club de la vie. Du coup, le pilote raconte la façon de gérer la mort du patriarche (un gimmick chez Alan Ball) selon les autres membres de la familles, je reviens plus tard sur la description des persos. Après, de manière générale, les storylines s’installent chez les Fishers :

L’aîné va surmonter sa phobie de la mort en essayant de reprendre le commerce, en partenariat avec son frère qui a déjà assez d’emmerdes pour cacher son homosexualité à sa très carrée et catholique mère. Cette dernière, devenue veuve, va culpabiliser car elle venait juste de rompre une fidélité de très longue durée. De son coté, la petite dernière vaque à sa petite vie lycéenne… et le show est mis en parallèle avec la vie mortuaire des Fishers.

Normalement, vous connaissez le gimmick : chaque épisode commence sur la mort d’un quidam. Mort ridicule, dramatique, comique, aléatoire voire cruelle ou soudaine, toutes les combinaisons sont envisagées et les scénaristes se lâchent. Ce mort sera toujours mis en rapport avec l’épisode qu’il introduit (le plus souvent en étant le client de la Fisher Family) et apportera quelque substance aux thématiques qu’il aborde. C’est un running gag assez sympa, chaque épisode commence sur un fatalité parfois flippante : il VA y avoir un drame, quelqu’un va y passer, puis affichage de la date de naissance/mort et le nom du quidam. Si vous vous demandez pourquoi les liens du blog sont ce qu’ils sont, vous avez la réponse, c’est un hommage. Bien sûr les scénaristes jouent avec ce principe : un épisode peut s’ouvrir avec pour premier plan le visage d’un perso connu voire TRES connu. Du coup, on flippe. A tort? A raison? Ca dépends… mais croire qu’une tête est immortelle car bien plantée dans notre esprit serait un peu neuneu. Ca ne marche pas dans la vraie vie, non?

Du coup, cette teinte de blanc et les fondus qui vont avec seront vos pires ennemis! Que ce soit en guise d’introduction ou en milieu/fin d’épisode, ces petits fondus font partie intégrante du show. Et parfois, l’apparition d’un épitaphe fatal et définitif peut être une réelle crainte… et le show joue un peu avec ça. Souvent pour rire noir, parfois pour faire pleurer ou émouvoir. Mais attention : j’insiste sur ce gimmick « un épisode, un mort » uniquement pour teaser un peu, car il faut bien comprendre que ce n’est qu’un infime partie du show. C’est un peu ce qui m’a donné envie de regarder la série, parfois je me spoilait même juste l’intro de l’épisode d’après, gratuitement. C’est que la partie immergée de l’iceberg… mais c’est souvent ce qui donne envie.

La construction du show et son format sont à l’image de ses personnages : très carrés. Chaque épisode comment par son petit sacrifice rituel, long plans séquences, fondus aux blancs, générique. C’est presque routinier, seul le pilote se cherche un peu vainement en insérant des très cyniques fausses pubs pour produits mortuaires le long de cette longue et intense introduction.

On ne sait trop jamais sur quelle pied danser. C’est une série dramatique à la base, ce qui n’empêche pas quelques pointes d’humour noir, de petites envolées de dialogues voire des séquences carrément hilarantes mais le show est globalement pesant. Y’a qu’à voir son générique, assez épatant faut dire, qui suit la progression d’un corps, de la séparation symbolique à l’embaumement, en parfait synchronisme avec la très dissonante composition de Thomas Newman. Toujours ce fameux corbeau (les oiseaux en général sont souvent chargés de symboles dans la série) qu’on retrouve dans les sublimes teasers, un pour chaque saison, tournés à part. Et ça c’est foutrement fantastique : non seulement le show en lui même est élégant mais il cultive cet art du bonus, cette construction volontaire autour de la série, et tout ça dans le plus parfait des sens esthétiques et musicaux, c’est juste parfait, parfait.

Okay, maintenant on s’attarde un peu sur les acteurs de ce petit drame qu’est la vie de tout les jours. Nate Sr a beau avoir une durée de vie de 5 minutes dans le show, ce petit homme d’affaires cynique à un rôle primordial dans le show, limite en tant que conseiller spirituel. Il réapparaîtrait ponctuellement pour faire un peu le commentateur blasé, le coryphée de la divine comédie. Son fils aîné, Nate, est un peu le seul homme sain dans la maison. Charmant, beau gosse, plutôt intelligent, il s’est barré jeune de la maison familiale pour aller se réfugier loin de ce commerce morbide qu’il va reprendre malgré lui. Il va chercher à se construire autour de la peur de la mort et va se trouver une catharsis en la personne de… (attention Crowning personnage of awesome) Brenda Chenowitz. Il se sont rencontrés dans l’avion, ont sympathisé et ont fait des choses peu conventionnelles dans le placard à balais de l’aéroport, où Nate va recevoir le fameux coup de fil qui va ruiner l’ambiance. A partir de là s’installe une relation incroyablement complexe qui raviront les fans de personnages féminins compliqués (c’est la femme de ma vie <3) Brenda, au delà de cette apparence de chaudasse, est une femme incroyablement tordue, torturée et intelligente. Ses parents sont psys et libertins, son frère est détraqué mentalement, bref sa vie n’est pas simple et sa manie de tout conceptualiser lui plombe pas mal de choses. Femme compliquée mais femme incroyablement fascinante! De retour chez les Fishers, on trouve David, le cadet, total opposé de Nate car David est très froid, très introverti, limite monolithique et tente tant bien que mal de cacher sa relation avec Keith, le policier avec qui il ne fait pas que jouer au squash. L’objet des craintes de David : Ruth, la mère control freak. Mariée très jeune, elle n’est pas non plus très à l’aise avec les choses de la vie, et la problématique du couple ne va pas être effacée avec la mort de son mari, bien au contraire. La petite dernière, Claire, a toujours ce sentiment un poil artistique de ne jamais être à sa place, d’être en décalage avec tous, bref elle ne se sent pas à sa place et à du mal à mener une vie tranquille, surtout après s’être entichée d’un bad boy pas toujours très stable (vous savez, le mec de 24 saison 6 qui fait le malin dans la CTU et se prends une bastos) bref le passage à la vie adulte n’est pas évident. En parralèle à tout ça, on ajoute Federico, le jeune apprenti de la famille, un poil débordé avec sa femme, ses gosses, et son opportunisme latent qui prendras le dessus au fur et à mesure de la série.

Tout ça, bien sûr, c’est le casting et les storylines de bases, pour la première saison. Le casting évolue, s’affine, s’étoffe (Lisa. Mais Lisa quoi) et les personnages ont le temps de se construire sur ces cinq ans. Ruth fait preuve de progressisme, David se lâche, Nate raisonne, Claire grandit, tout simplement, le show est
totalement différent à son commencement et à sa fin, on peut même démarquer deux périodes : les deux premières saisons qui forment un premier arc global, puis une grosse élipse temporel et un passage au 16/9 plus tard les repères sont un peu bouleversés, le téléspectateur est un peu perdu… c’est une nouvelle période du show qui commence.

Les personnages évoluent, au sens propre du terme, ils se cherchent, se trouvent, font des expériences, ils subissent. C’est un peu carré aussi, chacun à sa storyline un peu définie à chaque saison. Ces gens là cohabitent malgré tout, et leur problèmes ont souvent un rapport avec le mort du jour (un crime homophobe pousse David à rester dans le placard, pour prendre l’un des exemples les plus obvious) les Fishers papotent dans leur cuisine, regardent des conneries à la télé comme nous et luttent contre leurs névroses. Ces gens là sont tellement attachants qu’ils en deviennent une sorte de famille alternative…

Les différentes situations, hormis le fait qu’elles sont assez glauques de réalisme et résolument glauques sont un peu fournies par l’aspect globalement très libertaire et « prise-de-risques » du truc. Au final, les thèmes abordés ne sont pas si saugrenus : la mort bien sûr, mais aussi et surtout la famille, la communication, la vie, l’amour. Ca fait ligne facile de Beigbeider mais c’est ça. Le show se permet une figure de style récurrente : d’une part, les morts sont l’un des principaux acteurs de la séries, et n’hésitent pas à réapparaître pour communiquer avec les vivants. Ces derniers sont-ils en plein trip, en plein rêve, en plein fantasme? C’est toujours très ambigu et laissé libre à interprétation. En tout cas, la mort signifie faire partie du coeur de la tragédie antique, être omniscient, omnipotent et surtout c’est adopter un ton très cynique. Dans Six Feet Under, les morts peuvent être très méchants, mais ils veulent toujours notre bien. Je pense au patriarche qui reviendras très souvent pour communiquer avec ses enfants, dans des passages toujours très
intenses de tristesse/réchauffement-de-coeur/humour… mais les vivants eux-mêmes sont assez chtarbés et ont tendance à prendre leurs fantasmes un peu trop au sérieux. De temps en temps, un perso rêve un peu et s’imagine leader de groupe de rock, monte sur le bureau et commence à chanter n’importe quoi, bref des tas de petites rêveries sont retranscrites à l’écran pour le plus pur effet comique. Parfois, ces fantasmes sont justes déchirants aussi, bref ils nous aident un peu à lire les personnages… ah si on pouvait faire ça en vrai aussi. Ce serait terrible et formidable.

D’autre part, les persos partent souvent en bad trip. La consommation de stupéfiants divers est monnaie courante dans SFU, et les voyages cosmiques que subissent les personnages sont souvent… criants de sens. Voir la mort incarnée par un vieux grincheux s’accoupler avec la vie, representée par une grosse mama negrita autour d’un jeu de dames chinoise et quelque chose de relativement génial. Les persos sont souvent stones, encore plus quand il s’agit de faire des dîners de familles, moments toujours extrêmement hilarants chez les Fisher… et vous savez ô combien ce postulat de base est aléatoire dans nos vies. Je résume l’idée : le show se permet quelques libertés de rêveries/trips/fantasmes, pour le meilleur, toujours. On va pas hésiter à lâcher le mot bien cliché : c’est une série ONIRIQUE.
Après la série est globalement très lourde. L’ambiance est morne, lente, on est loin des séries d’action, ici chaque mot est réfléchi, pesé, subi par tout le monde. Tout est si réel, si authentique, une sorte de réalisme romancé qu’on ne trouve pas ailleurs : les personnages sont criants de vérité, ils en débordent tellement que ça en devient scandaleux, c’est un drama réaliste. Se lever tout les jours est quelque chose de terrifiant, l’avenir est un concept pas toujours valable, les gens sont intelligents, parfois cons, souvent instables, bref ce show est surtout réussi grâce à sa justesse extrême, c’est une retranscription qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Ce qui ne le rends pas chiant pour autant! Au début, le format HBO de 50 minutes peut rebuter, surtout que les 2-3 premiers épisodes peuvent paraître un peu lents. Mais ce serait se priver de quelque choses, de temps de moments épiques… et atroces aussi. La série est TRES TRES pesante. Parfois
lourde, parfois incroyablement difficile à regarder. Pourquoi? Les personnages prennent cher. Tous. C’est la vie, on en chie tous, eux aussi, et cette douleur latente chez les Fishers est parfois insupportables, surtout quand les coups durs s’accumulent. Ainsi, certains épisodes sont démentiellement difficiles à regarder. Je pense au 3×13, au 4×01, et aux 5 derniers épisodes de la série qui sont une torture mentale tant tout paraît triste et insupportable à vivre. Mais, hé, c’est le jeu, et parfois des petites enfilades surprises peuvent mettre mal à l’aise. Je vous jure qu’après SFU vous ne prendrez plus jamais un auto-stoppeur.

 Et surtout, surtout, attention. Le show dispose de la meilleure fin de série JAMAIS FAITE. On ne fera jamais, JAMAIS mieux que les 9 dernières minutes de Six Feet Under. J’ai été très con encore, je me la suis spoilé et je regrette à fond. Même si le show ne vous intéresse pas, n’allez pas faire une recherche youtube, vous le regretterez, mais s’il vous plaît, n’appuyez pas sur le gros bouton rouge que je viens juste de vous offrir, vous comprendrez immédiatement l’ampleur du gachis. Je n’ai pas eu la chance de le découvrir normalement et bordel je regrette. Dommage que la télé foute « Breathe Me » de Sia partout à tort et à travers depuis.

Ce « réalisme romancé » apporte quelques longueurs inhérentes mais c’est un tout petit prix à payer car tout, strictement tout est luxueux. Les acteurs sont bons. Très bons. Prenez Michael C. Hall, c’est un homme complètement différent dans Dexter, et on ne fait presque pas le rapport entre les deux rôles. Lauren Ambrose et surtout Rachel Griffith sont très GAR, et le pauvre Peter Krause restera probablement bloqué à vie sur le rôle le plus tragique de sa filmo. Le plumage est tout aussi sympathique : bande son assez discrète, le tout est assez discret silencieux mais on hésite pas à foutre une bonne plâtrée de groupes calmes et britanniques, comme Death Cab For Cutie, Radiohead ou Coldplay, des trucs toujours très calmes pour coller à l’ambiance posée et intellectuelle de la série. D’autre part, la photographie, les dialogues, les décors (LA, mais aussi Las Vegas le temps d’une virée épique, Seattle) sont parfaits, tout est parfait dans ce show et c’est tellement difficile de partager cet enthousiasme, car trop louer quelque chose le rends suspect… mais oui, c’est un show immaculé. Et SOLIDE.

Cinq saisons, 13 épisodes d’une heure, c’est gros. La série est dense, c’est pas un anime de treize fois ving minutes. C’est toute une histoire, une grande mythologie, cinq ans de bribes et des névroses. Les persos grandissent, évoluent, apprennent et nous aussi : mater tout ça prends une dimension cathartique. C’est dur, c’est douloureux, c’est pesant, mais ça fait un bien fou.

Le meilleur produit culturel que j’aie jamais eu la chance de mater. Du coup… oh mais non que vois-je… mais oui! Il arrive, probablement pour la seule et unique fois, sauf révélation supplémentaire!

Au final, j’en ai très peu dit, maintenant c’est à vous de voir si, éventuellement, j’ai un peu attisé votre curiosité. Difficile de résumer autant quelque chose d’aussi dense, dont la vision est si aléatoire et dépends de votre humeur du moment. A 16 ans, je l’ai matée sans exprimer grand choses mais les rematages, en ayant la cohérence globale de la série en tête se fait toujours au bord des larmes, c’est quelque chose à vivre, indispensable pour réfléchir un peu et se sentir bien. Et si ça ne le fait pas, ça y contribue.

Franchement les gars. Vous avez des sites de streaming, tentez un peu, lancez un torrent, goutez-y posément et l’intégrale est accessible pour une centaine de deniers sur CDiscount. Et ça les vaut, ooooh que oui.  Je sais, on a pas toujours envie de se lancer éperduement dans un show dont les mérites sont vantées par un inconnu mais là c’est quelque chose de très complexe, de profond, d’incroyablement intelligent et surtout, un mot tellement difficile à employer, fondamentalement beau et poétique.

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Mario Maso 2#1

Ce qui est assez amusant avec l’enregistrement des Mario Maso, c’est le fait que l’étape masochiste ne soit pas l’enregistrement en tant
que tel mais bien tout ce qu’il y a après… quand on veut faire un montage et publier une vidéo, strictement TOUT est contre vous. On télécharge des spywares parce qu’on veut trouver un bon keygen
pour HyperCam, donc l’ordinateur déconnes toute la journée, alors on utilise l’autre avec Vista mais aucun programme n’est foutu de rester 5 secondes actif sans afficher la mention « ne réponds
pas ». Sans compter sur Windows Movie Maker qui plante tout seul, quelque soit les versions et toujours sans prévenir… du coup, on télécharge Windows Live Movie Maker mais c’est tellement pompé de
IMovie que ça en est aussi incompréhensible. Pendant ce temps, les codecs plantent, les formats ne sont pas les bons, les logiciels de conversion ne marchent pas et font planter le PC qui refuse de
rédemarrer le système d’exploitation, donc on fait confiance à un site qui n’a toujours pas bougé après deux heures, et pendant ce temps l’upload tourne à 15kb par secondes…
Du coup, on refait certains passages avec d’autres appareils qui sont pas chargés. Après moult investigation, on trouve les bons câbles dans la cuvette, pour enfin finaliser le tout. En parallèle,
il faut faire 50 allers retours, avec une clé USB qui semble avoir la mémoire d’une calculette, c’est très long, c’est très chiant, c’est fort fatiguant, voyez.

On lance une nouvelle série… avec des vidéos bien plus courtes et digestes. Cette fois, on s’attaque à « Super Kaizo World » et on prie pour que le jeu soie un minimum valable sur la durée. Et il y
a même un cliffhanger qui raviront les fans et les nostalgiques!





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C’est dur la culture

Pas d’idée de post? Facile! Regarde TF1 un vendredi soir, met ce que tu as vu en relation avec le pharaonesque 500è post de Néant Vert et
paf! Ca fait une idée oh exploitable.

J’ai souvent rabâché ce que je pensais de la notion du mérite mis en corrélation avec le gain d’argent dans un jeu télé lambda. Si on veut gagner quelques
années de salaire, il faut choisir la bonne émission VOIRE le bon pays – parce que trimer dans la pampa Fijienne pendant 40 jours vous rapportera, au mieux 100 000 Euros si vous êtes Français (ne
faites pas de procès à la boîte de production pour leur demander un statut et un salaire, sinon votre gain n’est plus valable et comme vous l’avez dépensé vous avez l’air infiniment con) et 1
Million de Dollars (soit 5 651 000 couronnes et deux centimes de couronnes!)
bref comptez plus sur la célébrité octroyée par l’image aléatoire de
votre personne que la boîte de production aura décidé de diffuser. Nan,
à la TV, le meilleur moyen de gagner de l’argent, beaucoup d’argent c’est de répondre à
des questions. Des simples questions à choix multiple.
Depuis 2000, on peut se farcir le père Foucault, maître es QCM qui
distribue des millions dans une émission au générique très douteux. Avoir une grosse culture générale et répondre à 15 questions pour gagner trente réincarnations de SMIC, ça me semble bien plus
accessible que de crever la dalle et se faufiler dans le processus éliminatoire de Koh Lanta, pour choper un triste dixième de la récompense. Nan, vraiment, ça ne vaut pas le coup.

Les américains, eux, font la même chose mais en dix fois plus grand. Du coup, on peut choper une plus grosse somme… juste en répondant « oui » ou « non » à des questions personnelles. Tout
simplement! 

The Moment Of Truth est un concept très… méchant, et je m’étonnes vraiment de pas avoir entendu parler d’une éventuelle adaptation française. Remarquez
elle existe peut être mais sur la TNT, ce qui ne nous regarde pas, nous hommes et femmes de goûts… le principe est simplissime et assez dégueulasse. C’est un peu la quintessence du show à
l’américaine : un présentateur qui veut à tout prix s’immiscer dans votre vie privée, un fauteuil bien confortable, un écran gargantuesque qui va faire office de décor et surtout, surtout un public
qui va faire des « HAAAAAAN » et des poses faciales improbables dès que le candidat va dire quelque chose de gros. Et c’est bien le but du jeu : BALANCER A TOUT LE MONDE.

Pour faire simple : pour gagner de l’argent dans The Moment Of Truth, il faut répondre à des questions par « yes » ou « no ». Avant de passer au billard, le candidat
réponds secrètement à une série de questions, les réponses sont analysées par une machine mystérieuse et inconnue qui sort des tréfonds du KGB, le candidat entre en scène, s’installe
confortablement sur un fauteuil rouge et fait face au regard inquisiteur du présentateur. En contrebas, se trouvent trois grosses connaissances du candidats, connaissances qui à part faire un peu
de drama sont là pour un ressort que j’évoquerais plus tard. L’objectif est tout bête : dire la vérité sur une question personnelle. 21 questions personnelles, et aller loin est synonyme de faire
apprendre des trucs devant l’Amérique et les internautes comme moi qui se délectent devant ce genre de concept retort. Il y a six paliers, de 6,5,4,3,2 puis d’une unique question, et les franchir
rapporte respectivement 10K, 25K,100K,200K, 350K et 500 000 Dollars. C’est énorme me direz vous, mais la plupart des candidats s’arrêtent vers les cent mille et la plus grosse majorité repart les
mains vides… Grosse condition sine qua non : se faire choper en flagrant délit de mensonge et c’est la sortie sans rien avec les huées et la satisfaction d’avoir avoué des trucs coquins pour que
dalle.
Vous l’aurez probablement compris, si chaque pallier supérieur est plus court pour une somme d’argent toujours plus grosse, c’est que les questions deviennent rapidement extrêmement gênantes à
répondre. On peut s’arrêter n’importe quand avant une question mais s’engager dans un pallier est synonyme de TENSION. Du coup, on peut se faire avoir en étant trop gourmand, ou trop honteux.
N’oubliez pas que les producteurs font un petit travail de recherche sur vous pour que les réponses soient majoritairement positives. En revanche, une de vos connaissances peut vous faire squizzer
une question à l’avance, en appuyant d’un geste assuré sur un gros bouton rouge. Je vous le disais, tout ça est volontairement traité en finesse.

Du coup, l’émission à un coté involontairement trop arbitraire. Après votre réponse à telle question, une voix robotique va dire « Cette réponse est… vraie/fausse » avec pour seule base les
réponses données secrètement, de la même manière, avant l’émission. En plus certains passages sont assez… perturbant, comme si la mécanique du show se voulait volontairement moralisatrice.
Par exemple, quand une fille arrive à peine au palier à 100K et commence à sévèrement torpiller son
couple
, pour mieux se planter trois questions plus tard pour le double à la question « Pensez vous être une bonne personne » dont la réponse positive n’est PAS validée par le détecteur de
mensonge, ça fait un peu trop « Tiens, Amérique, prends ça dans les dents pour tromper ton mec, tu DEVRAIS avoir honte » et on a cette impression latente que certains candidats sont  destinés à
aller plus loin que d’autres – faut préciser que c’est la très conservatrice Fox qui diffuse. Bref, le show à l’américaine, avec toutes les incertitudes incluses dans la boîte rutilante.
C’est ça le truc. Un épisode dure une heure, ils pourraient être résumés en cinq minutes : question, réponse, question, réponse, drama, question, réponse et fail. Tout ça est entrecoupé d’une
demi-douzaine de publicités, de blabla, d’interventions d’invités venus pour mettre un peu de bazar, mais si on regarde le show c’est bien pour espérer enfin être devant l’écran quand quelqu’un
aura les couilles d’aller explorer les deux dernière paliers et ses trois questions encore vierges. La seule candidate à choper la question à 200K a du répondre à « Si votre mère est malade et
demande à mourir, est-ce que vous l’aiderez » ce qui est assez soft je trouve mais là encore, c’est une question de public visé et de culture locale. Ouais, je traite un peu les Américains comme des
indigènes habillés avec des feuilles de bananier mais c’est vraiment l’impression qu’il veulent diffuser, c’est leur choix, ils sont grands.

Du coup, on peut trouver des vidéos très synthétiques de certains candidats, pour le fun et pour voir à
quoi peut ressembler la progression des questions intrusives. D’ailleurs celle là est assez marrante car représentative des deux premières étapes : des questions limites rigolotes sur le boulot,
puis rapidement on embraye sur la famille et la petite copine, sans oublier les dernières questions de palliers qui, étonnamment, sont un peu plus douloureuses. « Avez vous honte de ce qu’il a pu se
passer pendant votre passage dans la marine? » … un peu comme dans les douches à l’armée.
Un show complètement arbitraire et voyeur donc, sans grand intérêt, mais au concept ravageur qui devrait pas tarder à débouler sous nos petits yeux excités.

Qui prendrait la relève d’une émission au concept si racoleur? Le temps de se poser cette énième question indispensable, la réponse déployé par la chaîne qui
nous a déjà tant habitués par son raffinement
apparaissait d’elle même. Une réponse « TF1 », subtile, originale, inédite, bien présentée, sympathique.

Toute cette subtilité! TROP de subtilité! On pourrait nager le crawl dans toute cette subtilité!

Le plus grand quiz de France est un fantastique déchet industriel. Vraiment, je ne sais toujours pas pourqui j’ai pensé que le truc aurait pu être sympa, autant les deux première
émissions étaient assez ridicules, la soirée de vendredi était toujours aussi minable en plus d’être sacrément chiante. Heureusement, il ne reste qu’un prime que je ne regarderais pas mais ces
trois premières soirées étaient une torture, un acte de bravoure, une belle preuve de masochisme, je me suis dit « mais pourquoi je suis encore en train de regarder » toutes les cinq minutes et se
lamenter était encore plus divertissant, au final. Pourquoi? Au delà du traitement habituel de la chaîne sur ses divertissements et la cible visée, cette émission n’est qu’une vaste copie… une
sous-sous-sous copie.
Cette émission est un gros pastiche assez minable de la nouvelle Star et du coup je sais pas vraiment comment en parler, le comparatif s’impose de toute façon. L’un après l’autre? En parallèle? Ou
une bonne grosse descente en flammes des plus classiques? On va faire comme pour les oraux, on va traiter ça de façon linéaire.

Dans ses bandes annonces diffusées cet été, l’émission vantait sa recherche de la personne qui sait tout, en organisant ce qui ne s’assume pas être un casting, organisé dans 5 grandes
villes de France. Pour s’engager et avoir une chance de participer au truc il fallait d’ores et déjà répondre par SMS à « Comment s’appelle le chien de Tintin », preuve de l’éclatant éclectisme
déployé par la chaîne du bonheur. Avant même le tournage de l’émission, le concept de « grande tournée » rappelait déjà la
version télé-crochet de M6.

Trois mois plus tard… c’est le facepalm : les ressemblances sont totales, en fait la seule chose a peu près inédite c’est la « prestation » que doit fournir les candidats : répondre à dix
questions, prises aux hasard dans un gros paquet fourni à l’avance. La visée est la même : trouver l’ultime personne, survivant/chanteur/mec cultivé qui empochera un chèque géant de 250K d’euros,
remis probablement par une ex-miss france. Là encore, niveau récompense ça reste une belle arnaque pour faire quatre soirées regardées en masse par un bon nombre de péquins à l’oeil torve.
Cette première phase de casting est … tellement similaire à … la Nouvelle Star … dans des proportions épiques et scandaleuses, tout, strictement tout est déjà pompé, en infiniment moins bien.
Des tonnes de candidats font la queue pour passer devant le Jury (images de gens faisant la queue) et attendent leur tour dans l’angoisse ou la joie générale (images de gens révisant les questions
au lieu de chanter en coeur autour d’un gratteux) pour enfin passer devant le Jury.

Et là mais quelle horreur les enfants. Autant dans la NS Lio et Sinclair sont sympathiques, Manoukian et Manoeuvre sont carrément hilarants à regarder, puis ces quatre jurés sont un peu éloignés de
la chaîne, il s’amusent, il fracassent le quatrième mur, c’est plutot franc et sincère. Là, on a un trio composé par Jean Pierre Foucault, Christophe Dechavanne et Alexia Laroche Joubert, trois
GROS piliers, d’une manière ou d’une autre, de la chaîne et ça en devient ridicule…  Les trois sont installés derrière une grande table lovée dans un décor très mauve, ils posent 10
questions à un quidam qui peut aller à « l’étape suivante » (mystère) si il a réponse à tout. Ces trois gens là sont tellement opportunistes qu’il n’y a aucune spontanéité, aucun interêt à
porter au « Jury », qui est pourtant l’étape la plus sympa de l’émission pompée. Ils ont néanmoins tout essayé et ont tout copié, jusqu’à reproduire les séquences
« tranche de vie » entre les jurés qui rigolent grassement entre eux en faisant des non-blagues. Enfin, seulement
 
Dechavanne car JPF ne fait que rire automatiquement et ALJ ne semble juste pas être là, comme si elle animait le truc depuis la pièce d’à coté.

Et c’est d’un lourd… assez difficile à supporter. Ni sympa, ni fascinant, ni drôle, ni que dalle. Juste un putain d’esprit lourdingue qui TF1 semble vouloir conserver à tout prix, c’est
risible, et encore c’est que la description du jury, jamais crédible, jamais amusant, jamais intéressant.
Après y’a la présentatrice dont le nom m’échappe qui accueille et interwieve les candidats avant et après leur passage. A la manière… de Virginie E. et G. mais en insipide. Le traitement réservé
aux candidats est un peu le même, sauf qu’en l’occurrence les limites d’âge sont explosées : toute la plèbe de plus de 16 ans pouvait y participer. Du coup, les gens sont volontairement moins
charismatiques, voire tout simplement très cons. Le premier épisode présentait les castings Lillois, les animateurs sont allés jusque dans la ville de Maroilles pour recruter des candidats
(Lille=Chtis’=Fromage Puant! SUBTIL) et c’est ça TF1, c’est nous montrer les petites gens qui sont pas foutus de sortir le continent de prédilection de l’Espagne. J’exagère, mais à la manière de M6
on nous présentait des petits reportages pour tel ou tel gus, en étant sûr que s’ils nous était présentés comme des intello-connards, ils allaient se planter dès la deuxième question. D’autres, à
l’inverse, sont présentés comme de vrais crétins, répondent à dix questions crétines et y arrivent. C’est la leçon de vie, ne pas juger selon les apparences, tout ça, subtilité. Comme dans la NS,
l’objectif n’est parfois que de créer de petites victimes qui sont ridiculisées par la tronche qu’il tirent. Il faut bien l’avouer : le montage de montrait pas un panel très élogieux des français
férus de quiz. En regardant ça, on a l’impression que l’intégralité de la population est soit moche, soit conne, ce qui est tellement faux…. mais là c’est juste un étalage de beauferie
et c’est douloureux.

Je vous parle de ces fameuses « dix questions » prises au hasard dans une gigantissime base de données de 15 000 questions, une vraie débauche de chiffres dans ce post! Le montage des séquences de
castings de témoignaient pas d’une grande… justice. Dans les grandes lignes, si un candidat à une tête de con, il doit répondre à dix questions ridiculement faciles, mais si le candidat est âgé,
à du bagage, de l’expérience, il doit répondre à des domaines pointus, précis, c’est un peu cheaté comme on dit. Bien sûr je suppose que tout ça n’est qu’une question de hasard mais non seulement
on a entendu beaucoup de répétitions (comme si les listes étaient faites à l’avance…) mais ce sentiment de « la tête du client » était difficile à chasser. Tellement difficile qu’il est toujours là
: j’ai toujours l’impression d’une véritable inégalité de traitement dans les castings, bref.
Après c’est juste une batterie de chose à tolérer et à supporter : des candidats qui ne sont la que pour se faire voir, d’autres qui sont de vraies têtes à claque… les pompages absolus de
séquences (les fameux bêtisiers, qui ne font que montrer une phase de casting préliminaire dont personne ne parle) ou, tout simplement, un gigantesque problème de rythme. ON S’EMMERDE, c’est long,
on doit supporter les non-vannes qui jaillissent de la télé pour venir vous violer les zygomatiques. Une torture qui ne se regardait plus que d’un demi-oeil au bout d’une demi heure. Du coup, deux
semaines plus tard, c’est les demi-finales, où on suit les trois mêmes têtes de fesses qui ne gagneront pas répondre à une question toutes les demi heures, toujours dans une ambiance aussi
convenue, non, stop, il faut que cela cesse, c’est plus supportable. « La nouvelle star du cerveau » ne mérite même pas cette comparaison (le show original étant tout juste sympathique) – et
l’intelligence n’a rien à voir avec le fait de connaître les derniers titre des artistes labellisés Universal. Cette propension a désigner le « plus gros cerveau de France » en étant tellement à coté
de la plaque (PLAQUE CHINOISE QUI PLUS EST) est désespérante, elle me conduit au désespoir. En plus, le générique ressemble beaucoup à celui d’une émission de quiz QCM que j’évoquais plus tôt, donc
à rien. Une foule de gens limites décérébrés qui regardent gaiement le logo de l’émission. Gloire au plus grand quiz de France. Rama, rama.

C’est de la paresse. Paresse absolue et totale : aucune originalité de format, et la chaîne nous traite comme si on était incapables de digérer le moindre concept original, la moindre nouvelle
tête, la moindre nouveauté de traitement.
Un incroyable et vaste foutage de gueule, vraiment. TF1, j’ai honte de te regarder. Je devrais lire mes bouquins plutot. Et essayer de gagner de l’argent honnêtement, avec Google Ad par
exemple.

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Ababa odoru akatchan ningen

Attention, la cohérence et les transitions de ce post sont dignes d’un épisode récent des Simpsons

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Hé bien chers amis, quelle folle soirée on vient de vivre. De votre coté, vous avez peut être, je sais pas, dîné au restaurant avec votre moitié,
êtes allés
voir Cinéman ou le dernier Jeunet (…j’ai du mal à savoir lequel j’ai le moins aimé) à moins que vous n’ayez bossé, comme tout les gens ayant un tant soit peu les pieds sur terre. Moi j’étais
fidèle au poste sur TF1, la chaîne du bonheur, qui en l’espace d’une demi heure fantastiquement douloureuse a du craindre pour sa vie.

Pas de coupe du monde, c’est une diffusion moins intéressante pour les annonceurs, donc pour la chaîne, et c’est synonyme d’épisode des Experts pendant quinze jours
non-stop en ratant des matchs qui peuvent être fascinants. Il n’empêche que c’est fait, on est qualifiés, les chances d’aller loin en cas de poule de départ un minimum difficile sont très
minces
mais on va y avoir droit à notre petite frénésie sportive. Ouais, quand je lis ici et là « ouin ouin on va devoir supporter la coupe du monde » je suis un poil blasé car oui bon… on va
se taper quelques beaufs et des klaxons dans le cas peu probable où on gagne des matchs mais les mecs, c’est dommage de ne pas s’investir émotionnellement dans une compétition
mondiale
.
Quand on voit le sérieux avec lequel certains internautes otaques s’investissent pour faire gagner telle ou telle tenue de personnage
d’anime
, je vois pas comment on peut cracher sur une compétition plus que passionnante qui non seulement nous permettras de nous sentir impliqués et de
faire notre petit bout de chemin en tant qu’équipe (en plus jamais le moral des français n’est aussi haut que pendant ce type de configuration gagnante – ça permet entre autre de relativiser ses
emmerdes) mais la monopolisation des médias pendant ces deux semaines va nous éviter les ineffables conneries pseudo informatives (départs en vacances, sujets sur le bac et le brevet, l’affaire du
petit Théo cancereux et tout ces faits divers qui éclipsent les véritables informations) pour une véritable actualité internationale. Je ne comprends vraiment, vraiment pas ceux qui
chouinent pour le coup.

Bon je passe mon tour sur le fait qu’on a complètement volé ce match, que les Irlandais étaient nettement plus méritants, tout ça. C’est vrai. Mais suivre cette configuration sur son pc, en mattant
les réactions nationales des internautes avec HFR (voires mondiales avec Twitter) et entendre un flamage général sur RMC après, ça n’as pas de prix. Avec une bande de potes, c’est encore mieux. Je
suppose.
Enfin voilà, c’était l’outing du jour. Les compétitions plus « mineures » ou nationales de Foot, je m’en cogne un peu mais pour le mondial je suis prêt à chanter l’hymne national tout les matins, si
ça peut nous donner un groupe pourri.

Bien sûr tout ça nous rappelle 2006 et la sortie de ce fantastique titre de Jacno :
« Le sport nuit gravement à votre entourage-ageuh, le sport nuit gravement aux spermatozoïdes-ideuh, le sport provoque des maladies mentales-aleuh, le sport c’est d’la merde. »
Un titre glacé et sophistiqué qui avait fait l’objet d’un des mes tout premiers posts, vous pouvez voir le très
minimaliste et rigolo clip à cette adresse.
Seulement voilà, Jacno est décédé y’a deux bonnes semaines, et je l’apprends brut de pomme en ouvrant les Inrocks, comme ça, sans prévenir. J’aurais
pu l’entendre sur TF1 mais peut être que le bonhomme n’était pas « assez hype » pour supplanter les marroniers qu’on nous sert enrobé de sucre (qui. se. fout. d’une. polémique sur le droit à la
fessée.)

En revanche, quand, Lundi Matin je me réveille comateux et j’entends un truc du genre « il avait tourné dès 13 ans dans « Louis Enfant Roi » » je me dis « Ho cool, on va parler de Jocelyn Quivrin, je
l’avais tellement surkiffé dans 99 Francs et il a une putain de belle gueule faut avouer, en plus je lui ai marché sur le pied à Rock En Seine devant Offsprings haha prestige » et j’entends
« perdu le contrôle blah blah kaputt ». Aïe. Effectivement, non loin de là, ce que je suppose être devant la boutique Harley Davidson, il s’est pris un poteau dans la face, comme deux ou trois
personnes exactement au même endroit avant. Gros pincement au coeur quand même parce qu’il avait tout devant lui, il a pas encore tourné de film à sa gloire (même si la bobine de Jan Kounen l’a
définitivement révélé) et son meilleur rôle restera probablement Lycidas dans Les Amours d’Astrée et Céladon et c’est tout. C’est un peu dommage, je sais pas qui, le temps d’une petite
envolée lyrique a sorti que c’était « le Heath Ledger français » ce qui est un poil surabusif mais sur ce coup, la vie n’est pas très juste. Comme pour tout le monde, mais là bof.

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Ce screen est donc un Big Lipped Funny Alligator Aneuyrism Moment! Si vous ne pigez pas cette expression, vous ne lisez pas assez TV Tropes!
Honte!

Ce qui est d’autant plus dommage car la dernière fois que je l’ai vu sur un grand écran, c’était pour LOL, et là j’arrive
enfin à la thématique de base que j’avais en tête pour ce post. Souvenez-vous, LOL, le premier film générationnel
de fiction, où tout le monde est beau, riche, campe des baignoires cinq places et fait des surboums après avoir pleuré de façon nostalgique avec Somewhere Only We Know de Keane (original)
devant le métro parce que ouais, c’est trop pas juste, la vie elle est pas cool, ma copine pouffe elle a piqué mon petit copain fumeur à la moumoute protubérante, c’est trop nul quoi, je vais le
noter dans mon journal intime avant de dépenser 5K en fringues quoi. BREF. C’est avec cette grosse bouse plus kafkaïenne que prévu que l’éternelle question du « comment on représente la
jeunesse » (adolescent étant un terme relativement récent… notez l’allitération) s’est posée. Bon, là c’était plus un grand coup marketing pour Sophie Marceau qu’un réel questionnement intrinsèque
parce que le but visé, pour un film sensé représenter les ados, c’est d’en être un et de reconnaître quelque chose. A ce stade soit je suis à coté de la plaque soit c’est une vision complètement
fausse et suintante de pognon mais je ne vais pas y revenir, je vous l’épargne.

Nan en fait cette question m’est venue avec deux autres éléments. D’une part, la sortie des Beaux gosses en Dévéday. Sortie pas franchement discrète, grand coups de pub et multiplicité un
peu suspecte des éditions collector méga plus plus deluxe à l’appui mais comme « anti-LOL » c’était pas mal. Non pas que la qualité du film en lui même était excellente, faut pas charrier mais la
figure du djeun’s était aux antipodes. Là on est plus dans les tréfonds de la banlieue, la classe est un petit melting polt, les deux héros sont un peu cons, mal habillés, boutonneux, pour
l’instant ça fait juste l’opposé gratuit de l’autre film très huppé, là, mais les Beaux Gosses c’était autrement plus drôle, et volontairement de surcroît, c’est déjà pas mal comme progrès. Là on a
une situation où le héros qui n’a pas grand chose pour lui se voit, pour une raison cosmique et inconnue, tomber sous le regard langoureux d’une belle petite poupée (j’aime écrire comme un mec de
70 ans c’est presque gratifiant) et, contre toute attente, ils se roulent joyeusement des pelles entre deux scènes sympa de tranche de vie. Par exemple, y’a une décor identique aux deux films : un
cours de sport. Dans « LOL », on rit devant le ridicule de la scène « beuh j’te fais la gueule t’es plus ma copine » et devant les Beaux Gosses, on rit parce que la scène est drôle (le mec un peu
limité mentalement qui fait sa galipette de façon un peu aléatoire) le prof de Physique se jette du cinquième étage et la scène est quand même drôle (je vous raconte pas le contexte hin hin) bref
un film bien plus dynamique, bien plus drôle et sympa à regarder mais de là à dire que je me suis identifié aux persos, bah non toujours pas. C’était un peu plus bas dans « l’échelle sociale des
lycées » vu que j’ai eu la chance de faire une scolarité pré-bac dans des bahuts privés cathos. Résumons nous : je pourrais me reconnaître dans un film se passant dans un établissement « UMP ». LOL
est « Phillipe de Villiers » et Les Beaux Gosses sont « PS ». Bon, prenez pas trop au sérieux cette phrase qui allonge les raccourcis outranciers mais c’est un peu la jeunesse telle que le voit ces
différentes crémeries… Après y’a la version carrément anarchiste avec « Entre les Murs » de Laurent Cantet, on retourne dans le lycée parisien mais exit le 17è arrondissement, bonjour Fallujah…
la classe ne « se sent pas française », c’est un beau bordel, personne ne sait ce qu’il fout là et le prof principal en premier, interprété par un François Bégaudeau au top. Ce film brille par un
fantastique dynamisme, une grosse énergie qui émane de ces scènes quotidiennes de tentatives de cours de français. Certains élèves apportent quelques petites intrigues supplémentaires mais la visée
du film c’est surtout d’apporter une vision, complètement inconnue, d’une jeunesse à la ramasse et qui n’a pas les ressources ni les motivations spontanées pour s’en sortir. Je vais pas parler
d’identification, ce serait complètement hors sujet mais niveau prise de conscience « ho! il existe une réalité parallèle et des gens sont assez motivés pour la traiter avec intelligence! Fou! »
C’est pas mal non plus.

Le vrai problème de ce type de fiction (ou semi-fiction voulant avec plus ou moins de réussite coller à la réalité) c’est que la représentation adolescente est faite par des gens qui ne le sont
plus depuis longtemps (d’ailleurs, les très progressistes ados du baby boom sont maintenant les acteurs d’une société un poil liberticide… quel pessimisme!) ce qui fausse un peu le truc. C’est là
qu’interviennent les tout puissants anglais, avec leur sens habituel du trash en finesse. Vous voyez probablement où je veux en venir…

Skins est une série britannique, diffusée en 2007 sur E4 et toujours en production, dont le postulat de base est une série « pour les ados et faites par les ados », la phrase typique hein. Il
n’empêche qu’effectivement, à coté de Jamie Brittain qui a produit les premiers épisodes, pas mal d’ados acteurs ont contribué à l’écriture des scénarios. Le produit fini est un peu… perturbant.
Dès les premières campagnes promo de la diffusion sur Canal, les photos promotionnelles me laissaient un peu sceptique : des ados à poil en train de faire la fête dans l’alcool et le vomi…
représentatif de la jeunesse locale, à Bristol? Peut être, mais en ce qui me concerne c’était une énième plongée dans l’inconnu. En fait, ce show a divisé deux grandes écoles…

– « Wow, c’est trop représentatif, voilà de vraies situations, de vrais problèmes, de vrais personnages, c’est cool, MOAR. »
– « Putain, quand je mate Skins je déprime, ma vie est tellement morne et vide à coté, je suis à coté de la plaque, je pars me pendre avec mon Mi Grave »

… et quand j’ai maté un épisode pour la première fois, je me suis vraiment, mais vraiment senti placardé dans cette deuxième catégorie. Le pilote paraît tellement excessif… l’intrigue
du mec qui envoie chercher de la drogue à son meilleur pote, la quête du dépucelage, les teufs alcoolisées et gigantesques, la bagnole qui finit dans le canal à la fin, et surtout les gamines de 8
ans qui se prennent déjà pour des pétasses, ça faisait beaucoup. Excessif ET pas d’identification, j’ai pas nettement apprécié. En plus tout ça était franchement paradoxal : une série aussi
couillue qui abordait comme ça, cash, des thèmes qu’on ose à peine figurer ici comme les familles monoparentales, la drôôôgue, l’autisme, l’homosexualité, l’avortement et la mort de l’ado (hé oui)
le potentiel était là. Le 1×05, « Sid » m’a définitivement achevé dans la déprime, trop de similitudes tue la motivation, je me reconnaissais plus dans les petites facettes d’un perso que dans
l’intégralité du casting.
Si on prends les persos à part, on a Tony, fieffé connard et manipulateur mais charismatique héros principal, son meilleure pote Sid, un peu « Butters » qu’on hésite pas à envoyer au casse-pipe,
Michelle, l’hypoténuse amoureuse entre les deux persos précédents, Cassie la foldingue anorexique, Maxxie le jeune gay danseur, Chris le fêtard neuneu et Anwar, le musulman qui a du mal à concilier
religion et « vie de jeune des temps moderne ». Sur le papier, ça fait pas mal de poncifs et effectivement, ils sont appuyés. D’une manière un chouilla fatiguante. Ces ados là fument, baisent, font
la fête, ne se soucient de rien, cotoient plein de monde et sortent en boîte, bref je débarquerais dans ce show je serais un alien total et c’est énervant quand on mate une série que tout le monde
juge criante de vérité. J’avais lâché l’affaire pour cette fois.

Deux ans plus tard, je mate un épisode de la saison deux sur Canal. Focalisé sur le même perso, Sid. (Ouaip, un peu à la manière Lostienne chaque épisode suit le parcours d’un perso en particulier,
sans pour autant oublier d’enrichir la cohérence d’ensemble du scénario) et… c’est comme si je matais un show différent. J’ai vu un épisode incroyablement sombre (cette série est très très
méchante avec ses personnages) et construit, basé avec intelligence sur les ressorts de l’amitié, de la filiation, de l’amour compliqué, bref un tas de trucs subtils – le tout enrobé par une BO de
qualité (scène de pêtage de cable cathartique devant les Cristal Castles en concert, pas mal)
—- Pause BO. Pour des raisons qui m’échappent, probablement des problèmes de droits musicaux, les mêmes qui nous empêchent depuis dix ans d’avoir des DVD de Malcolm, certains morceaux ne sont pas
les mêmes en VF/Version DVD. Ben vous savez quoi, je préfère largement la notre. C’est fou, comme le chocolat Lanvin) —-
Je disais, une BO qui tue, des finesses de scénario, des personnages sombres, des situations qui ressemblent à quelque chose et une ambiance nettement moins superficielle. Je ne sais pas si ce
clivage est du au … changement de saison mais en remattant la première donc, j’ai outrepassé au maximum ce qui avait pu me fatiguer pour me concentrer sur les bons cotés du show, qui mûrit avec
le temps, en tout cas cette seconde lecture a été totalement différente et pleine de subtilité, on retrouve bien les marques de l’ado strigmatisé de Virgin Suicides ou Elephant – version anglaise,
version débauchée, version introspective. Et ça change formidablement bien des trucs amusants mais lourdingues à la Supergrave et autres teens-movies, même si je peux toujours pas saquer cet aspect
« On est des jeunes anglais! On fait la fête et on se vomit à la gueule youhou! » je pige pas.
A partir de la troisième mouture, le casting change radicalement, on a qu’un personnage secondaire en commun comme repère c’est assez perturbant, il faudrait que je mate tout ça.

… mais au final, toujours pas d’identification. C’est inextricable. Je vais collecter des fonds et on va tourner notre propre série criante de vérité. J’ai dit!

Je pourrais teaser un peu et lancer que niveau « image de la jeunesse dans une salle de classe » les japonais nous ont pondu un anime formidable mais ce sera pour une prochaine fois… et en deux
parties.

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Petits malins à surveiller

Retour de folie : je fais de posts « trop longs ». OKAY. Je vois pas du tout quoi répondre à ça. Zut, peut être, oui, zut. Mais réjouissez
vous! Voilà un billet fourre-tout et complètement plagié, compilé et remanié des autres blogs sympas (mais qui font des billets encore plus longs
avec des petites polices d’écritures donc ça va, ça fait moins à lire c’est logique) tout simplement
parce que ce billet est purement publicitaire, il regroupe mes petites lubies du moment et se targue même d’être de service public : je vais vous demander une grosse faveur. Il va falloir sauver
quelque chose de gros les gens, c’est le moment d’être motivé et de se sentir impliqué.

… mais avant cela, n’oublions pas les quelques nouvelles adresses à consulter. Dans la famille « Commentaire Vidéo », deux petits liens à rajouter à vos flux ReuSeuhSeuh. Youe d’une part, qui, comme je disais en vidéo mais sans rajouter de lien par pur jalousie (zyva il va être une star en deux
semaine alors que j’ai fait 150 posts dans le vide) s’est lancé dans une entreprise noble et inutile donc indispensable : finir Tintin et le Temple du Soleil. Tintin qui revient en grandes pompes
sur la blogosphère c’est assez marrant, mais avec un gameplay aussi foireux et un gout du montage TRES luxueux bah ça reste inédit à voir. Vraiment, ce montage et ces incrustations, je suis jaloux.
Jaloux.

D’autre part, petite pub pour le joueur du grenier
, dérivé total et assumé du bien connu Angry Video Game Nerd mais en
bien français. Chemise aléatoire, accent à couper au couteau, et c’est parti pour un jeu pourri qui se flamer, dans la joie, les bonne humeur, les insultes et le montage luxueux aussi. Quatre
vidéos bien sympa disponibles, à suivre donc, si vous n’êtes pas rebutés par le coté « hommage un peu trop intégral » des débuts. Mais si on veut que les débuts restent les débuts, faut cliquer sur
le lien et faire vivre son auteur.

Je suis tombé par hasard sur le Canalblog (beuark) du project A.W.E.S.O.M.E., et là c’est le moment du CONCEPT RIGOLO. Le très
charismatique et bondissant Zali Falcam se balade dans des conventions otaques, interpelle une personne plus ou moins liée au monde de la japoniaiserie, lui pose trois questions (incisives,
barrées, drôles ou tout simplement personnelles) au hasard et on filme la réponse. Glacé et sophistiqué. L’épique habillage sonore change à chaque épisode, qui commence obligatoirement par la tête
du présentateur doublé par un extrait bien connu des Simpsons. On sait pas pourquoi mais c’est pas la peine de chercher – concept très fédérateur et super bien foutu en application. Si vous le
croisez en convention, faites lui des bisoux.

Enfin, comment ne pas évoquer TV Tropes, le site qui va automatiquement vous faire perdre le peu de vie qu’il vous
restait. Ce simili-wiki regroupe, pas thèmes et par produits, des listes de tous les petits schémas et poncifs de scénario qu’on peut trouver dans n’importe quel produit culturel moderne. C’est pas
bien clair mais on comprends vite sur le tas, pour peu que vous maîtrisiez un minimum la langue félonne : tapez un film, un anime ou une série que vous aimez, vous allez vous retrouver devant une
liste plus ou moins longue, vous allez reconnaître des « tropes » sans comprendre l’origine de leurs noms, puis vous allez cliquer dessus, puis reconnaître d’autre chose et allez sur les pages
d’autres séries, etc etc, pour vous rendre compte que vous avez déjà lu des références pendant trois heures. Ce site est un bouffeur monstre de temps, et regroupe un tas de petits néologismes qui
circulent un peu partout et qui tendent à rentrer dans le vocabulaire anglophone, à la manière des entrées de l’Urban Dictionnary.
Saviez vous ce qu’était un « Crowning Moment Of Awesome », un « Woobie », un « Nightmare Fuel » ou un « Earworm »? Et bien vous pouvez le découvrir dans cette page dont le choix n’était pas du tout orienté.

Sans oublier le vrai but du post, hé ouais le blog s’engage violemment! Je profite de mon super privilège de communication pour
faire comme deux des liens mis à droite là, et d’y aller de mon petit appel aux abonnement pour NoLife.
Cette fabuleuse chaîne lancée il y a un peu plus de deux ans, dont la ligne éditoriale
était comme un rêve pour les geeks et otaques que nous sommes. D’ici là, je n’ai pu voir la chaîne de temps en temps que par des moyens détournés mais depuis quelques temps, la chaîne propose un
service ultime pour les non bourgeois qui n’ont n’y box, ni commutateur à moins de 10 kilomètres, bref la non-chance de mater cette chaîne faite spécialement pour nous disparaissant enfin – NoLife
Onlive permet de visionner une partie ou l’intégralité des émissions diffusées sur la chaîne. Une forme ultime de vidéo à la demande, sans l’habillage de la chaîne, les inserts ou les pubs.
Polémique dans un verre d’eau : ce service est payant mais et rien de plus légitime! Deux raisons très simples…
– Le service proposé est nettement supérieur, dans le sens ou 3 ou 5 euros dépensés valent largement le coup (n’oublions pas que les heureux possesseurs de box, mis à part le coût de l’abonnement
Internet, reçoivent la chaîne gratuitement)
– Le big boss de la chaîne vient de délibérément nous avouer que la chaîne commence à marcher sur des coquilles d’oeufs! La durée de vie de la chaîne est incroyablement limitée, les rentrées
d’argent publicitaires de renflouent plus du tout les besoins de la chaîne… c’est pourquoi ils nous ont pondu une idée qui joint l’utile à l’agréable. Sur Nolife Online sont proposés deux types d’abonnements. Une offre découverte à trois euros, qui permet de matter de l’année écoulée, et un
abonnement deluxe un 5 pour pouvoir mater l’intégralité des émissions diffusées, et autant dire que l’offre est assez cyclopéenne avec son millier-et-demi de vidéos.

Personne ne vous met le couteau sous la gorge, cet acte de promotion n’est là que pour vous inciter à éventuellement découvrir un média et un contenu qui pourrait vous intéresser. Pour ma part,
j’ai souscrit à un abonnement d’une semaine, puis deux mois d’affilée pour approfondir la chose et mater les premières émissions. Satisfaction totale, je me suis bien marré, j’ai appris pas mal de
choses… dommage que le renouvellement automatique soit un peu planqué et mis automatiquement avec l’abonnement complet mais il suffit d’être curieux ou d’être au courant.

J’ai pu véritablement découvrir une chaîne que j’avais seulement effleuré avec pas mal de frustration. Du coup, pour vous appâter un peu, petit tour d’horizon des émissions qui m’ont le plus
marqué.

L’idéal et de commencer par les Soirées spéciales, et par extension la soirée de lancement de Nolife. Revivre le lancement d’une chaîne c’est quelque chose, on partage la motivation et
l’enthousiasme général, sans oubliez que concrètement c’est 90 minutes de présentation de chaîne avec les pilotes de quelques programmes, entrecoupées d’interventions solo sur les objectifs, les
tenants et les aboutissants de la chaîne. L’autre soirée spéciale est une vidéo maousse de trois heures sur l’univers Megaman, que je n’apprécie toujours pas mais c’est un lapse de temps que j’ai
pas vu filer.

Vous le savez : je suis un grand fan de Marcus et de la période Game One, synonyme pour moi d’un indicatif beaucoup plus concret pour acheter des jeux qui pourraient nous plaire. Je vais
pas vous refaire le pourquoi du départ (connivencesemmerdesInfogrammesTintin) mais c’est avec une certaine tristesse qu’on l’a abandonné à son triste sort, à faire des vidéos de présentation chez
Micromania. Mais là, quelle folie, le revoilà dans Chez Marcus. Le concept reste a peu près le même mais en un poil plus convivial : on entre chez lui, il parle à la caméra façon
Malcolm « mes petits amis de Nolife! » il joue, il faile, il galère techniquement, pendant ving minutes. Ce gars à une bouille adorable, un enthousiasme communicatif et ses vidéos sont toujours
fascinantes, en plus de montrer des jeux qu’on aurait pensé ne pas aimer. Concept simple et efficace, le programme est fréquent dans sa parution. Cool!

Il y a … 15 bons mois, Ilpa me parle tout excité d’une émission nommée Mange Mon Geek, présentée par un dénommé « Mr Poulpe », prometteur déjà. Tout ça était visible sur un myspace
que je ne linkerais pas (charte éthique…) mais une émission de cuisine sur une chaîne au postulat pareil, ça ne pouvait donner qu’un résultat de fous. Des plats nommés « Velvet Bondage Burger » ou
« Hamac Hamac Baudet » témoignent d’une certaine classe, et les émissions font oublier un peu le préjugé « petite chaîne au montage et budjet cheap ». L’ami Poulpe a des invités de luxe qui jouent
vraiment le jeu (Ivan des Fatals Picards §§) et niveau vannes et rigoleries de montage, la barre est haut perchée. Le genre
de truc qui cultive le souci du détail, qui te fait rire parce que le montage repête la même phrase en boucle ou parce que les vannes sont crades, tout simplement. Poulpe est super à l’aise devant
la caméra, à une diction irréprochable « On peut voir que je ne suis pas à mon avantâââge! » et a des petits tics de gestes irrésistibles. Concept bonus : la KASKADE, petit moment de bravoure qui,
généralement, implique de la souffrance. Une douzaine d’émissions, dont une dizaine qui envoient sévèrement le bois.

Pour le coté hardcore gamer je recommande les Superplay, émissions dédiée à nos amis fanatiques qui passent leurs vies à scorer sur tel jeu et à faire des prouesses infaisables.
Bon, le présentateur fait un peu timide et peu expansif mais les intervenants sont parfois réellement communicatifs dans leur passion, je pense notamment à Banana Master avec qui je partage un
surkiffage de Super Monkey Ball 2, ce jeu qui nous a tous rendus dingues.

Roadstrip est une série de documentaire présentée par Davy Mourier, pilier de la chaîne (et accessoirement Régis Robert dans Nerdz mais la série m’a jamais arrachée un sourire, je suis
faible et aigri) axée sur le thême de la bande dessinée. Davy se rends sur tel lieu et interviewe des gens du métier. J’ai eu droit à une surprise un peu perturbante en matant le dernier,
parfaitement au pif. Pas grand chose à dire, ce qui n’est pas une façon détournée de dire « ne le regardez pas », bien au contraire.

La minute du geek, Retro&Magic, Hidden Palace et Double Face sont des émissions courtes, des petites pastilles à grignoter jusqu’à plus soif. D’une part elles
comportent un charactère relativement encyclopédique (pour booster sa culture, démonter ses préjugès et être nostalgique y’a pas mieux) et sont toutes présentées par Julien Pirou OU Doc Lakav OU
les deux, un peu les frères Bogdanov de Nolife et je suis sûr que cette métaphore est tout à fait inédite. Double face est fait dans un environnement monochrome et présente les jeux de rôles/jeux
de cartes, Hidden Palace référence tout ce qui est possible sur tel thème ou tel personnage, Retro & Magic est un concentré de nostalgie dans la face et La Minute du geek est l’instant éducatif
de tout geek qui se respecte.





Une grande place est donnée à la musique sous toutes ses coutures : Oscillations d’une façon un poil vague les mélodies de tels ou tels jeux, OTO EX et le J-TOP classent et
diffusent les ouveautés japonaises. Je pensais pas dire ça un jour mais c’est comme ça que j’ai découvert un style assez barré, la chip music, et je me souviens avoir surkiffé un morceau de
Consumers dont je retrouverais jamais le nom mais bref. Présenté par Josaudio, le présentateur qui n’aime pas les maladies, qui n’aime pas les maladies, microooobe. OTO Play est plus
intéressante je trouve, toujours plus longue, animée en pied et plus axées sur les jeux vidéos et les OST. Idéal pour découvrir et apprendre dans le déhanché le plus débauché qui soit.

Les Documentaires sont une petite masse impressionnate de … vous voyez le truc. Tous basés sur des conventions, idéal pour revivre ou découvrir tel ou tel évènement. A ne pas confondre
avec les reportages en format court et localisés sur la péninsule. Un peu comme Tokyo Café dont l’objecitf est de démonter la superbe phrase bateau « Japon, terre de contrastes » pour
aller filmer de vrais japonais, dans de vrais situations, dans de vrais endroits pas trop archétypés. Temps perdu est une émission qui agit probablement mieux entre deux programme puiqu’elle
chronique les gens flash du moment, un Koreus commenté par une voix qui s’apparente à celle du Vengeur Slippé.

N’oublions pas le coin des abonnés, sorte de valise RTL ou tout le monde peut tenter de faire passer SA connerie, SA vidéo ou son émission à repasser, sympathique. Je passe mon tour sur le
jeu du *** qui est un petit jeu a la con comme on les aime, témoignant d’une certaine sympathie de Nolife qui fait toujours des lots sympas. Bon, y’a des sketchs un peu navrants genre ceux
de Geek’s Life ou Exp mais c’est façile à ignorer, et le reste est tellement plus rutilant et intéressant…

En vrac, les Debug Mode montrent l’envers du décor et le backstage de la chaîne (il leur arrive plein d’emmerdes les pauvres), les critiques épinglent les jeux vidéos récents,
Format Court tape dans le petit cinéma de quartier local, le Hall Of Shame recense les pires du doublages… et pas mal d’autre trucs à découvrir que j’ai eu la flemme de mater.
Bref une base de donnée franchement précieuse que je vous recomande chaudement. Honnêtement, 3 euros c’est que dalle, prenez le temps de découvrir le truc si la chaîne vous a fait envie ne
serait-ce qu’une fois. C’est un support qui mérite d’être sauvé, un enthousiasme à partager (on sent vraiment le coté bande-de-potes à la base du truc) et ça ne tiens qu’à nous pour les faire
continuer. Au moins, faites passer le message, sil vous lisez ce blog, c’est une VRAIE cause pour laquelle s’impliquer.

Bon c’est pas tout ça, je vais me remettre à Pokemon Stadium. Toutes ces coupes à finir.

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