Daily Archives: 25 octobre 2009

Joyeuseries musicales ♫ Rentrée 09

C’est le 222è post et le troisième de cette semaine, autant de raisons de nous toucher et de faits qui ne se reproduiront pas avant la
prochaine ère glacière… de quoi faire un petit post de transition, sans trop d’efforts derrière, le gros moment de bravoure ayant été de trouver un moyen de mettre de la musique directement sur
ces pages sans passer par Deezer, et il FALLAIT finasser.

Voilà le deal. Je ne sais pas si vous fonctionnez de la même manière, mais niveau musical, j’aime bien triturer un peu les morceaux sur lesquels je tombe plus ou moins au hasard. Y’a des choses
comme ça qu’on écoute de temps en temps, pour essayer d’ouvrir un peu sa culture musicale, et d’autres machins qu’on écoute en boucle jusqu’à plus soif. En l’occurrence, pas de critères de goûts,
pas de critères d’éclectisme, juste des morceaux qui plaisent et qui restent terriblement en tête. Idéalement cela pourrait être le genre de post à faire tout les deux ou trois mois, quand y’a pas
grand chose d’autre à faire.
Donc schéma tout simple : une quizaine de morceaux, un extrait d’une petite trentaine de secondes à écouter, puis deux trois impressions en essayant d’expliquer ce qui plaît dans tel ou tel piste.
D’une part, ça sortira peut-être de MA tête, puis peut être que vous aurez votre propre petit coup de coeur, puis vous chercherez des trucs similaires pour en avoir d’autres, puis vous déborderez
sur d’autres styles… bref le petit paradis musical! C’est la fête!

Et c’est l’instant des bons conseils…

Ce qui a sévèrement traîné dans mes oreilles pour cette rentrée 2009…

Winterpills – A Ransome


On commence dans la joie avec de la musique JOYEUSE fait par des gens TRISTES. Sur last.fm, Winterpills est classé « emorock » et chacun y est libre d’interpréter ce qu’il veut, mais ouais, ça évite
pas mal de faire un myspace, d’acheter des converses à carreaux et de se teindre les cheveux en noir. Si on est prêt à ignorer ce petit préjugé de la musique délibérément « émotive » (et c’est
évidemment une qualité, l’essentiel étant de RESSENTIR quelque chose en écoutant un morceau, on ne peut qu’apprécier ce petit combo entre la gratte acoustique aigue et ces petites piques
électriques, devant un chant franc et tristoune. Cette appellation folk, je l’adore et elle est amplement méritée, du moment que y’a de la guitare acoustique très rapide, très « aller-retour » et
aiguë comme ça, ça donne toujours quelque chose de très souvent entendu mais toujours aussi agréable. C’est top. Cette harmonie de voix mixte c’est devenu quelque chose d’assez rare puisque devenue
mystérieusement réservée au genre, justement. Ce groupe américain est tout jeune et a partagé la scène avec quelques noms indé de qualité, comme Vampire Weekend, ça peut être intéressant. Vive le
folk, même le triste!


The Dead Weather – Treat Me Like Your Mother 


Alison Mosshart était, cette semaine, en couverture d’un magazine musical que vous connaissez bien. Elle vous dit peut être quelque chose, c’est la moitié du duo des
Kills, qui officient depuis 2003 (et qui ont eu la malchance de sortir un premier album le même jour… qu’Elephant, des Whites Stripes) et là voilà qui, au chant, est à la tête d’un
nouveau projet avec Jack White (tiens tiens) et Dean Fertita, qui officie dans les Queens Of The Stone Age. Un groupe all-star très récent qui vient de sortir son premier album, dont « Treat Me Like Your Mother » est le deuxième single. Cinq grosses minutes après avoir
lu tout ça, j’allume Canal et je vois que le single est utilisé dans l’habillage sonore de l’émission. Je sais pas si c’est un bon signe mais cette vitrine TUE. Et pourquoi me direz vous, c’est
parce que j’aime ce riff bien bien saturé qui tourne en boucle. C’est un peu ça l’essence du bonheur musical, de la « bonne simplicité » : un bon son, trois bonnes notes, les sortir dans le bon ordre
et dans le bon moment. Tout ça derrière la voix très SM de miss M, ça bute. En fait ce morceau c’est un peu ce qu’on essayé de faire les Black Eyes Peas dans leur dernier album, mais en se cassant
un peu la gueule…

 
Simple Minds – Don’t You


Cet été sur Arte, on ira où tu voudras, et on s’aimera encore lorsque l’amour sera mort. Ca ne veut rien dire mais ils ont thématisé la chaîne sur les années 80, ce
qui a pu nous donner une flopée de reportages très intéressants sur la mythologie de certains groupes, dont un franchement fascinant sur Depeche Mode. Les années 80 est une période musicale que je
m’amuse à conchier gratuitement parce que je n’y vois que les mauvais cotés (l’abus d’effets, les guitares « trompettes », les délais dégoulinant, le clavier qui devient plus important que la
batterie parfois, les moumoutes, les looks, c’est la salsa du démon les gens) bref quelque chose que j’essaie d’ignorer un peu (être né en 90 est la marque ultime de mauvaise foi) mais un concert
des Simple Minds m’a rappelé ce tube qu’on a tous entendu nombre de fois sans jamais pouvoir lui coller un nom ou un groupe.
Ce morceau contient mon refrain préféré situé dans cette décennie. Il utilise pas mal de poncifs que je viens de citer mais… d’une façon intelligente et émouvante. Là c’est du poncif musical.
DON’T YOU! *clavier qui tue* FORGET ABOUT ME! *accord discret de guitare qui tue* *TSIN TSIN qui tue* et bis pour les deux derniers. Ca me fout une petite larme à l’oeil. L’intégralité du morceau
se base sur le delay et il le fait très bien, surtout avec cette petite tournerie discrète qui passe pendant les couplets. Mais ce refrain de fou me donne des palpitations. Résumons nous : je dis
pas aimer les années 80, mais je surkiffe le single ultra connu d’un groupe un peu cliché de l’époque. Mmmh. Pas grave.
Pis il est impossible d’entendre
cette chanson de la même façon après un certain épisode de Futurama.

Oasis – Falling Down


OMONDIEU Batterie mise en valeur c’est la fête à la maison! Ils m’ont fait caguer, ce sont deux
petits crétins friqués
mais le fait est là : Dig Out Your Soul est un bon album, tout simplement. En plus ce morceau est l’opening d’un anime au concept de base sympa mais pas franchement intéressant pour être traité tout de suite BREF Falling
Down reste en tête. C’est un ambiance un peu à part, je suppose que ça passe mieux avec la vidéo dont je parlais mais là c’est le coté méga percussif de la chose qui fait son charme je suppose. Les
paroles ne veulent rien dire (c’est Oasis hein) mais c’est suave et grave, on sent la rupture fatale qui approche et qui va faire chier votre serviteur. A noter que ce morceau vraiment sympa et
accrocheur a donné ce qui est probablement la partition la plus chiante de Guitar Hero World Tour. Si elle serait là, Ingrid Chauvin prendrait un air pensif et dirait « Hmmm… il y a une
explication derrière tout ça. » 

Snow Patrol – Chasing Cars


Officiellement casée comme étant « Crowning Music Of Awesome ». Snow Patrol, c’est de la « cold wave » (ahah) et ça fait partie de tas de groupes injustement sous estimés
parce que voilà, ce sont des morceaux toujours geignards et mineurs, des morceaux souvent piochés pour les séries médicales US, mais voilà, Chasing Cars ça bute, et encore plus sans la saturation
moche que le lecteur nous fait. Comme A Ransom tout à l’heure, on est dans la catégorie volontairement émotive sensée nous faire ressentir une bonne grosse nostalgie des familles. Après la question
se pose : ce morceau serait-il aussi marquant si on ne pensait pas automatiquement à une Izzie Stevens faisant un câlin à un Denis Duquette tout froid? Et-ce juste l’association avec cette fin bien
triste de cette saison de Grey’s Anatomy qui rends ce morceau aussi mémorable? Sans les images, il n’en devient pas juste un tube tire-larme à la mécanique bien huilée? Honnêtement, je ne pense
pas. C’est simple, triste et émouvant, et facile à jouer à la guitare les mecs, si vous voulez épater la moitié de vos rêves… c’est parfait et adapté. J’aime bien le processus émotif de cette
chanson : tournerie en boucle, puis chorus qui va se compléter petit à petit, pour un effet toujours plus tristoune. C’est classique cette approche « progressive » au premier degré mais ça marche
parfaitement. Next!


Queen – Fat Bottomed Girls


Alors là on change complètement de registre, rock VIRIL, JEANS EN CUIRS, très grosse guitare sur deux accords très simples, refrain surefficace, tout est simple et
rentre directement dans le crâne. Je dis pas pour autant que c’est « simpliste » sinon on le retiendrais pas mais là aussi il y a cette apologie du classique-mais-recherché qui fait du bien dans les
lobes. Cette gratte qui donne envie de se mettre à poil et de faire tourner son jean en l’air, cette harmonie de voix sur les refrains et ces « HAAAAAAAAAN » c’est assez top, il faut le dire.
Fille-au-gros-cul, tu est l’essence du rock and roll. N’oublions pas que l’étymologie de ce même terme à une connotation assez ambiguë, mais les filles aux grosses fesses, je pense pas que ce soit
une chanson pour Freddy. Bref.


Queens Of The Stone Age – I Think I Lost My Headache


Aaaaah les Queens. La transition est parfaite pour une époque et une mentalité aux antipodes du groupe de la diva. Ce morceau… est extrêmement particulier. Comme la
plupart des morceaux intéressants, il est moyennement long, et se base intégralement sur une tournerie de six notes glissantes à la gratte dont l’unique objectif va être de progresser en tempo tout
le long du morceau. Cette chanson est sensé incarner le mal-être dans sa forme la plus primaire : effectivement, ça sonne très atonal, un peu mord moi le noeud, le début est très lent, ça se
repête… un certain nombre de fois… longues divagations à la guitare et le chant vient se poser. Refrain, le pont que vous venez d’entendre
, et c’est
reparti pour trois minutes avec le gimmick principal. Pendant ces trois minutes, ce gimmick va être fait de plus en plus rapidement, l’ambiance va être de plus en plus stressante, la batterie à
même du mal à se caler (c’est du live), on atteint le paroxysme du mal-être et PAF! Votre tête explose, objectif atteint. Et c’est génial. Ce concept de la « lente accellération » est génial et je le
trouve carrément sous exploité dans le morceau, je trouve qu’ils auraient pu pousser le concept un peu plus loin, j’aime bien l’écouter accelleré de 20% (effet garanti sur la fin) et c’est pourquoi
j’ai fait la même chose avec l’extrait en question, ce qui n’altère en rien le superbe chant de Josh Homme. Progressif et bourrin, j’adhère dans le concept.

rock youpi

C’est pas génial mais encore un peu trop culturel

The Go! Team – The Wrath Of Marcie


The Go! Team est un groupe que j’adule, et pourtant… toute petite discographie de deux galettes, ces six anglais multicolores ont la particuralité d’enrengistrer
avec leurs pieds mais aussi et surtout d’avoir deux batteurs. L’essence de ce groupe est à l’image des gens qui le composent : un joyeux et génial melting pot. Dans ce morceau, ils pourraient y en
avoir déjà quatre ou cinq
! J’écoute The Wrath Of Marcie en boucle depuis un certain temps, le troisième album est proche et je pense que la meilleure façon de
le faire arriver plus tôt c’est d’écouter ENCORE PLUS leurs albums en boucle. Des morceaux comme celui là il y en a des tas (je pense à Bottle Rocket) mais celui là est très représentatif de ce que
je préfère dans ce deuxième album qui regroupe, à l’instar du premier, plusieurs catégories de chansons/instrumentaux qu’on distingue facilement. Là, c’est méga bruitiste mais TOUT regorge de
bonnes idées, que ce soit ce petit arpège de guitare accompagné de flûte (ça fait menu de restaurant un peu) mais aussi ce viol musical des cordes, le coté gentiment rap plus trompettes, il ne
manque que du xylophone sur le refrain mais personne n’est parfait. C’est foutraque, complêtement barré, pas toujours très audible mais j’adore. C’est incomparable, ça pose les bases de quelque
chose.
Les gars, vraiment merci, merci Ian, merci Ninja, merci tout le monde, sans oublier ma maman et Jésus, sans qui rien n’aura été possible.

Boston – Foreplay/Longtime


Peut être que ce sera considéré comme étant de la musique classique dans un siècle ou deux… pour moi, Boston c’était que More Than A Feeling, mais ce morceau a tout
pour lui : 8 Minutes, structure compliquée, plusieures parties distinctes, paroles sympa où tout le monde peut s’identifier… chacun y trouvera son compte : les amateurs d’hard-rock aimeront la
première partie très bourrine, les progressistes kifferont l’utilisation intelligente du clavier en support, et les amateurs de guitare aimeront ce fabuleux pont pourtant très simple (trois powers
chords hop c’est fait) qui accrochent avec cette utilisation des deads notes, vous savez, les « tacatacatac » entre les notes. J’espère que vous tapez dans vos mains aussi. J’ai failli oublier
l’orgue hammond, ce qui serait une faute de goût en temps normal mais là, utilisé juste pour deux notes pour enrichir un peu le truc, je dit oui. Typiquement le genre de morceau qui a du prendre 15
ou 16 pistes, il faut dire qu’il était un poil trop tôt pour les Macs… je ne connais pratiquement rien de ce groupe, mais ce morceau, pas très réfléchi ou novateur mais excellent dans ce qu’il
vise, j’adhère. Et il est dans Rock Band!

Coldplay – Clocks (Live)


Oui bon là vous dites « Pff han Coldplay, plèbe » mais OUI, le succès de ce groupe est amplement mérité. Depuis quand être une
machine à tubes est négatif? Si un morceau est accrocheur, cela veut-il dire qu’il est nécessairement travaillé pour l’être? C’est juste pas une preuve de travail voire d’inspiration et de génie
harmonique? Comme vous voulez, mais cette version live de ce méga tube de 2002 à quelque chose de… solaire, aérien, spatial, élémentaire bref il s’approche de l’un des objectifs d’un morceau
parfait : oublier qu’il y a des gens et des instruments derrières. En l’occurence, j’ai accellerré le pont de 20% et je l’aime bien en tant que tel car ça rajoute du crédit au coté « cascade de
notes » assez sublime. On s’approche de cette mouvance très nébuleuse et indéfinie qu’on appelle « Space Rock » et c’est tout à leur honneur. Le chant de Chris Martin, aigufié pour le coup, et la
foule derrière, le tout à un charme que VOUS NE POUVEZ PAS NIER. Un tube est ce qu’il est, y’a bien une raison derrière. S’il n’était pas autant matraqué, tout le monde serait un poil plus tolérant
et prendrait enfin le temps d’écouter ce qu’on leur fait avaler de force, point.

Gossip – Heavy Cross


Beth Ditto à beau être une femme incroyablement moche, peser 300 kilos et avoir une coupe de cheveux improbable, sa voix fait oublier tout le reste. En fait, il vaut
mieux ne pas l’avoir vue ou avoir zappé ma description mais TROP TARD, vous êtes au courant. Dans son premier album, le « Potin » avait la particularité de ne pas avoir de basse… c’est désormais
chose faite et instrumentalement ça change pas mal de choses : là on a une vraie ligne de guitare qui n’est plus là que pour supporter rythmiquement la batterie, il y a un vrai thême musical, et en
plus il est funky que demander de plus?
Ce morceau ne serait pas grand chose sans cette ligne de guitare qui rebondit partout, qui frappe dans le vie, qui fait
des petites « Clasheries » avant un thême « Hendryxien » bref c’est inspiré, c’est rythmique, et ça à l’avantage d’être foutrement bien chanté. Fatalement, ça reste en tête, et il me semble que c’est
le premier single de l’album « Music For Mens ». Et nan, le rock lesbien, c’est pas que T.A.T.U. les mecs.

Flaming Lips – Convinced of The Hex


Les Lips! Je les adore comme The Go! Team mais eux ont une disco bien plus étoffée : c’est leur douzième album qui vient de
sortir et Convinced of The Hex est le premier morceau de ce dernier. Ces trois mecs, allant du rock psyché au space rock qu’on évoquait tout à l’heure, ont tout fait, tout essayé : même un
quadruple album dont il fallait mettre les quatre CDS sur quatres supports différents en même temps pour entendre les morceaux globaux, une relecture de la « musique absolue » d’opéra en quelque
sortes. Je venère avec puissance ces américains, et ce nouveau morceau introductif n’est ni bon, ni mauvais, juste… étrange. Toujours ces réflexes jouissif mais étranges : cet art du vide, du
contretemps, du rythme un peu inédit… ce son de moustique serait insupportable pris à part mais là il participe à un ensemble cohérent… et ces petits hurlements de Wayne sur la fin, c’est tout
un état d’esprit. C’est plus un gimmick géant qu’un véritable morceau mais c’est un gimmick entendu nulle part. Ca reste dans l’esprit du groupe : un peu sous LSD mais toujours à la recherche de
nouvelles sonorités, de nouvelles tourneries, voire de nouveaux concepts. Ces mecs savent « sculpter » leur son, et le batteur a toujours des plans très « entendus nulle part ailleurs », bref
typiquement les mecs qui déconstuisent la musique pour en faire ce qu’il veulent. Beaucoup diront que l’extrait là, c’est pas de la musique. Ignorons les et jetons leur des cailloux.

Travis – Sing


Revenons en arrière – en 2002, Sing est un méga tube matraqué sur RTL2, mais Travis arrive au pire moment possible : juste après A Rush Of Blood To The Head de
Coldplay. La comparaison est inévitable, fatale, paf le temps de sortir un album et on entends plus parler d’eux. Résultats des courses : pour tout le monde, Travis égal Sing, Travis égal ce clip
un peu chiant ou un mec se jette cinq fois au ralenti sous la même voiture. A l’époque, c’était le tube parfait, pas trop prise de tête, le genre de chose qu’on entends dans sa voiture à la radio
en rentrant du boulot sans trop essayer d’analyser ce qu’on entends et ressens, mais quelques années plus tard… je trouve ce morceau bien plus fouillé et accrocheur qu’avant. En 2002, j’en avais
marre de l’entendre, maintenant je suis en train de faire les louages de cette ligne de banjo. Ouais. Parfaitement. Le son du banjo dans la pop rock, c’est bon pour la santé.
Puis tout ces petits détails qu’on découvre au fur et à mesure, ce son de cloche persistant en bourdon, les petites notes discrètes de clavier, c’est un morceau indéniablement
léché. C’est ça les grands trucs, découvrir de nouvelles choses à chaque écoute.
Peut être qu’aujourd’hui le groupe existe encore et fournis la BO de Scrubs
mais voilà, il est limité à ce très sympathique single pour toujours. Dommage!

Guns & Roses – There Was A Time


La musique héroïque. Tout, dans ce truc, veut ou semble être épique. A écouter le matin, dans la rue, dans le métro, pour être un héros et dominer le monde. J’ai
enfin acheté Chinese Democracy, album pondu en une grosse décennie et ce morceau pête exactement au niveau de ces fesses, un niveau déjà très respectable où l’air se fait rare (n’importe quoi mes
métaphores, je vais me coucher)
C’est les Gun’s. Esprit très guitaristique, ce qui veut dire morceau de six minutes, gros solos immémoriaux, chorus qui traversent la tête! THERE WAS A TIME! DIDNT
WANNA KNOW IT ALL! Et caetera, hymne aux amours perdus, c’est la déprime en chanson épique. C’est un remède fantastique contre le coup de blues, puisque tout dans ce morceau vous fait sentir grand,
beau et puissant. Ne vous laissez pas berner par le pseudo rap du début, non seulement cette partie aussi et très bien mais là aussi on est dans l’archétype du morceau dont la sauce monte
progressivement, comme une jauge d’épicité qui exploserait avec les chorus. Que du bonheur.

Voilà, en espérant que tout ça vous donne envie d’aller trifouiller un peu les diverses pistes, voires albums, et que vous trouviez à votre tour d’autres tourneries qui vous feront éructer de
joie. Je referais probablement un post du genre vers Noël ou peu après. Mais dites moi ce que vous en pensez un
peu, le but principal étant l’échange hein. (Et ce post est GROS. Trop peu de commentaires feraient mal à l’égo 🙁 )

Edit : J’oubliais le meilleur! Si, comme moi, vous êtes un lecteur déçu de Guitar Part et que vous en avez marre des exercices de branleurs de Beurks, il faut signaler que le fabuleux guitariste de
No One et Destruction Inc, François Maigret a.k.a Shanka a.k.a Prof Relou, à sorti une méthode sous la houlette du grand manitou Rébillard. Une méthode de gratte tout niveaux, tout styles, selon des mouvances bien précises par époque. Des petits plans bien
sympas à bosser avec les playbacks fournis. Ce mec est hilarant (késsadire) doublé d’un fieffé pédagogue, et si vous êtes un gratteux, c’est incontournable, c’est tout. Et il y aura bientôt un
volume deux, ce qui veut dire qu’on va avoir du math rock DU MATH ROCK!

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