Monthly Archives: octobre 2009

Layton l’a déjà fait

Vous savez peut être ce qu’est un VN, a.k.a les Visual Novel, ce qui semble être un passage obligatoire dans le parcours de l’otaque
moyen. Ce sont des sortes de livres dont vous êtes le héros, des images fixes, des petites musiques d’ascenseur, des choix à faire et vous progressez dans l’histoire dont le principal objectif sera
de choper le PROFIT et de vous taper telle ou telle gonzesse. Un principe amusant et rigolo que nous n’aborderont pas aujourd’hui car on s’en fout un peu.



Nan en fait le vrai sujet du jour c’est l’une des trilogies les plus exaltantes qui puisse exister sur DS, et si vous n’avez pas reconnu l’image ci dessus il est temps de vous apprendre la vie un
peu. Je viens de finir Justice For All, le troisième opus de la Saga Phoenix Wright, Ace Attorney, qui est, un peu à sa façon, un visual novel. On suit une histoire, qui a son déroulement
prédéfini, sa fin prédéfinie, l’unique façon de progresser est de lire les textes et de présenter les bons objets au bon moment. Pourquoi des objets? Phoenix Wright est une simulation d’avocat de
la défense, vous incarnez un jeune loup de 24 ans, tout juste équipé de son badge (que vous allez montrer à tout le monde, pour le fun) qui va subir son premier procès et défendre son premier
client.
Ceci étant fait, un PLOT TWIST fatal fait office de ligne directrice pour la deuxième affaire, puis vous naviguez d’affaires en affaires, accompagné de votre sidekick Maya Fey, la petit médium dont
la grande soeur vient d’être assassinée (oui ça fait vraiment scénario de jeu de fesses mais bon)

Le gameplay alterne entre deux phases bien distinctes. D’une part, l’exposition de l’affaire et du meurtre par textes, vous croisez des persos fixes sur des lieux fixes, vous leur présentez des
objets pour faire progresser les choses, vous récoltez des informations et des preuves en fouillant les environs. Ces séquences s’alternent avec les phases de procès ou vous devez éplucher des
témoignages pour y trouver des contradictions et faire progresser le bouzin. En face, vous avez Benjamin Hunter, un procureur monolithique qui semble avoir comme un petit fétiche pour descendre
gratuitement le gamin sans expérience que vous êtes. Vous allez rencontrer d’autres procureurs, un tas d’autre personnages, vous allez au fil des scénarios tisser des liens d’amitié avec certains
d’entre eux. Un bon nombre réapparaissent dans une affaire différente, que ce soit en tant que témoin, présumé coupable… ou policier, comme le commissaire Dick Tecktiv que vous croiserez
inlassablement. Un vrai sens du scénario qui fera appel à vos neurones pour suivre l’action, analyser et essayer d’avoir un peu de raisonnement d’avance sur le dérouelement.

Bref décrire le contenu du jeu n’est pas intéressant en soi, c’est une saga très rafraîchissante et sympa à suivre car doté d’un réel sens du scénario, du rebondissement et du développement des
personnages. Tout l’intérêt va être d’être le spectateur d’une histoire progressive, au fil des trois jeux s’installe un véritable univers qui prends son apothéose avec la dernière affaire du
troisième volet, sorte de menu maxi best of plus qui ravira les fans de rebondissement semi-prévisibles. Ouais, parfois on peu penser deviner la suite de l’action mais le plus souvent c’est le
scénario qui pense encore plus en avance que vous, rien de plus jouissif d’être pris à contre pied dans Phoenix Wright. Pour ma pomme, c’est une grande saga débutée en Avril 2007 qui vient de
conclure, terminée à 6 heures du matin après un gros marathon de cinq heures de textes, de choix cornéliens et d’amusant retournement de cerveaux. Tout à l’heure, je parlais de musique d’ascenseur,
il n’en est rien sur ces jeux. Chaque personnage a son propre thême, et il n’y a rien de plus plaisant que d’être en phase de procès et de s’approcher de la vérité – en parallèle, la sauce monte,
la musique s’accélère, tout le monde devient plus tendu, c’est toute une ambiance, une expérience à vivre, une expérience qui sait se renouveller en déroulement et en situations. Un vrai conseil,
vraiment.

En fait je pense que le plus rigolo serait de prendre la critique à l’envers et essayer de faire preuve d’un maximum de mauvaise foi et de trouver tout ce qui est chiant dans la saga Phoenix
Wright. Contre-critique : qu’est-ce qui est relou dans ces trois excellentes cartes DS?


– Trials and Tribulations. Tout Trials and Tribulations, la dernière mouture de la trilogie de base. Je ne parle bien entendu pas du jeu et du contenu en lui même
mais de la jaquette, de la boîte. Plus le temps passe et plus elle est difficile à trouver. D’une part, le marché des jeux DS est saturé par les « Léa Passion Coprophage » et j’étais infoutu de
trouver GTA Chinatown Wars à sa sortie c’est dire! D’autre part un nombre fort peu de copies ont été lâchées sur le territoire, les marketeux de Capcom ont du se dire, à raison « mouais bon on vise
déjà un petit public à la base, alors le troisième volet d’une suite logique mouais bof bon on le traduit pour leur faire plaisir hein c’est déjà ça » … du coup, il faut faire appel à la
camaraderie, la chance ou les pièces sonnantes et trébuchantes. L’emprunter à un pote, le trouver en occase, en easy cash… ou se tourner vers les sites de vente spécialisés et là double problème.
La première fois, une andouille finie m’a envoyée Justice For All en mettant l’image de TT sur son annonce (ainsi que le nom, bref la totale) d’autre part mon deuxième essaie s’est tournée vers les
« objets de collections », et 50 Brouzoufs plus les frais de ports amusants, ça fait mal. Partout. Aïe.

– La traduction de Justice For All. C’est un fait reconnu et décrié dans la sphère de fans, un très gros nombre de lignes de textes vous violent le Bescherelle dans le deuxième jeu. Fautes
d’accords, participes passés foireux, traductions trop littérales ou mindfucks pur et simples (Un hero? HERO? WHAT? HERO? WHAT? Je ne sais pas ce qu’ils ont fumé à la truduction mais sans
être perpétuellement gênant, il y a bien une quinzaine de fautes par phase de jeu ce qui est assez énorme quand on en a repéré genre 3 ou 4 dans toute sa ludothèque auparavant.

– Maya Fey. Pas de bol, c’est le sidekick principal : deux gros reproches. D’une part, le personnage est assez lourd, surtout dans les deux premiers jeux. On a plus l’impression de la traîner
qu’autre chose, elle est infoutue de dire quelque chose de drôle ou d’un peu sensé, non elle est juste un peu neuneu et fatiguante, elle fait un peu boulet sur la première moitié de la saga.
D’autre part, Maya est l’outil scénaristique par excellence. On s’approche du paroxysme? Maya se fait enlever, sa vie est en danger, tout ça. Après tout, c’est le deuxième personnage principal on
est sensé se dire « OMYGOD§ » mais ça ne prends pas tant que ça, puisqu’on sait qu’au final il ne lui arrivera rien. Enfin, à priori quoi. Il n’empêche que cette propension à tout lui arriver (dont
être accusée de meutre. Plusieurs fois) est un peu prévisible et fatiguante.

– Le premier jeu comporte la particularité édifiante d’avoir exclusivement des personnages aux noms-jeux-de-mots-crétins. Sachez en tout et pour toi que votre premier client dans la saga s’apelle
Paul Defès.

PAUL DEFES. WHAT WERE THEY THINKING.

– En parlant de ça, évoquons le personnage le plus incroyablement lourdingue de l’univers.
Eva Cozesouci. Dans toutes les versions traduites, les personnages sont sensés appartenir à telle ou telle
région loin de la métropole. La brave Eva, reporter pour presse à scandale de son métier, est donc une fille du sud dans la version francaise. Ce qui donne des « boudu cong gavé, hé bonne mère
bouillabaisse fada » et ce qui désolé tout les gengs du sudg. Pardong. Eng plus, le personnage est reloug et ong le voit dans trois affaires différentegs, de quoi baiser Fanny.

– La procédure pénale est massacrée. Ca ne peut pas être un reproche valable car la procédure est différente dans chaque pays où le jeu est traduit, et le jeu ne serait passionante que si tout ça
était simplifié à l’extrême. Deux bonnes raisons pour rendre le jeu fascinant et relativement simple, mais voilà, deux trois détails/affirmations restent perturbantes.
Le jeu clame à qui veut l’entendre qu’il se passe en France (enfin c’est comme quand un groupe dit sur scène qu’il est dans sa ville préférée hein vous voyez ce que je veux dire) mais la peine de
mort y est très concrètement évoquée. Elle a de très hautes implications dramatiques dans le jeu mais… en France ça fait tâche. D’autre part, on peut y lire la phrase suivante : « Une personne ne
peut pas être inculpée pour un fait où a été déclaré son innocence. »
Poutrelle.

– Physique douteuse : la cape est allée se mettre tout seule sur le buste… oui? De temps en temps, le sens commun est un peu violé au profit du des mécaniques un peu « Colombo » du truc. Tout à une
explication, tout est rationnel, sauf le channeling et les forces occultes. Le jeu jongle entre une dimension cartésienne et une autre un peu fantasque et nous, pauvre joueurs, ne savons pas trop
sur quel pied danser. C’est un peu dommage.

– Dans le deuxième jeu particulièrement, les personnages semblent tous être issus des « reportages » de 13 Heures sur TF1 qui traitent du cosplay, caricaturaux et non représentatifs quoi. Non
seulement ils abusent d’excentricité, mais leurs costumes sont… des costumes. Personne ne veut s’habiller normalement, on a l’impression d’être le seul homme saint d’esprit dans son costume
cravate. L’ambiance japonisante ok, la saturation inutile des couleurs et des détails rokoko, bof.

– Regardes là bas, un rebondissement! Les phases de procès consistent à pinailler sur tel ou tel fait dans un lieu précis, puis vous retournez en phase d’enquête, puis encore en procès. Seulement
voilà, vous apprenez des tas de trucs sur le tas, soudainement le meutre a y lieu à un endroit totalement différent, et seul le joueur ne semble pas le savoir. Donc non seulement on semble
totalement abandonner des pistes non élucidées, mais les éllipses involontaires ruinent un peu à la cohérence de l’ensemble.

– Les jeux sont inégaux… temporellement parlant. Le premier jeu comporte 5 affaires, souvent avec trois phases d’enquête et trois phase de procès. Les deux autres ne comportent que 4 (ou 4 et
demi, c’est selon) affaires ne comportant que deux phases d’enquêtes et autant de procès. Je ne me peux pas m’empêcher de penser que le premier jeu est foncièrement deux fois plus long que ses deux
successeurs.

– Les procureurs sont des génies, n’ont jamais perdu une affaire, Franziska Von Karma a commencé le méter à 13 ans (ok oui c’est celà) bref on est sensés gober une sorte d’aura de surpuissance
autour d’eux mais… devinez qui gagne à la fin? Et le métier de procureur ne semble pas de faire condamner le témoin, juste de vous démonter. Ce n’est qu’une impression, tout gagneras en subtilité
au fil du temps mais bon.

– SEXISME. Sur quatorze affaires, le trois quart des inculpés innocents sont des femmes. Encore mieux : les quatre cinquième des vrais coupables sont des hommes. Globalement, les tueuses dans toute
la trilogie sont au nombre de … deux?

– FANSERVICE. Quand Mia est « invoquée » avec son bonnet H dans les vêtements de Pearls, qui a 8 ans, je me sens pas super à l’aise. Je sais pas si c’est sensé émoustiller mais au moins les
scénaristes sont les premiers à s’en amuser (il va falloir séduire un vioque obsédé par les uniformes… mais Maya est trop jeune ahah) mais voir Mia débouler dans ses habits de loli quand le gros
climax est sur le point d’aboutir, nan je dis nan.

– Le jeu est super austère (aucun menu rien hop direct dans le jeu) et le gameplay écran par écran n’est pas toujours très pratique. Il faut sélectionner l’écran « Se Déplacer », attendre un peu,
faire la manipulation quatre ou cinq fois et faire des allers-retours le temps que la situation se débloque. Cette manipulation, très lourdingue dans le premier jeu, est assez fluidifiée par la
suite. Les petites transitions sont moins longues. De la même façon on peut dire que le jeu est beaucoup trop linéaire mais hé, c’est son gameplay qui fait ça.  Aussi, l’astuce qui consiste à
laisser son stylet sur l’écran pour faire défiler les dialogues plus vite est une astuce que j’ai découvert par hasard… une demi heure avant de finir le dernier opus, dommage. (Bien sûr, il faut
déjà les avoir lus pour pouvoir faire ça)

Bientôt, je me mettrais à Appolo Justice, la suite logique de la trilogie qui met en scène un tout nouveau perso principal, et je sens que cette liste va méchamment s’allonger.

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Joyeuseries musicales ♫ Rentrée 09

C’est le 222è post et le troisième de cette semaine, autant de raisons de nous toucher et de faits qui ne se reproduiront pas avant la
prochaine ère glacière… de quoi faire un petit post de transition, sans trop d’efforts derrière, le gros moment de bravoure ayant été de trouver un moyen de mettre de la musique directement sur
ces pages sans passer par Deezer, et il FALLAIT finasser.

Voilà le deal. Je ne sais pas si vous fonctionnez de la même manière, mais niveau musical, j’aime bien triturer un peu les morceaux sur lesquels je tombe plus ou moins au hasard. Y’a des choses
comme ça qu’on écoute de temps en temps, pour essayer d’ouvrir un peu sa culture musicale, et d’autres machins qu’on écoute en boucle jusqu’à plus soif. En l’occurrence, pas de critères de goûts,
pas de critères d’éclectisme, juste des morceaux qui plaisent et qui restent terriblement en tête. Idéalement cela pourrait être le genre de post à faire tout les deux ou trois mois, quand y’a pas
grand chose d’autre à faire.
Donc schéma tout simple : une quizaine de morceaux, un extrait d’une petite trentaine de secondes à écouter, puis deux trois impressions en essayant d’expliquer ce qui plaît dans tel ou tel piste.
D’une part, ça sortira peut-être de MA tête, puis peut être que vous aurez votre propre petit coup de coeur, puis vous chercherez des trucs similaires pour en avoir d’autres, puis vous déborderez
sur d’autres styles… bref le petit paradis musical! C’est la fête!

Et c’est l’instant des bons conseils…

Ce qui a sévèrement traîné dans mes oreilles pour cette rentrée 2009…

Winterpills – A Ransome


On commence dans la joie avec de la musique JOYEUSE fait par des gens TRISTES. Sur last.fm, Winterpills est classé « emorock » et chacun y est libre d’interpréter ce qu’il veut, mais ouais, ça évite
pas mal de faire un myspace, d’acheter des converses à carreaux et de se teindre les cheveux en noir. Si on est prêt à ignorer ce petit préjugé de la musique délibérément « émotive » (et c’est
évidemment une qualité, l’essentiel étant de RESSENTIR quelque chose en écoutant un morceau, on ne peut qu’apprécier ce petit combo entre la gratte acoustique aigue et ces petites piques
électriques, devant un chant franc et tristoune. Cette appellation folk, je l’adore et elle est amplement méritée, du moment que y’a de la guitare acoustique très rapide, très « aller-retour » et
aiguë comme ça, ça donne toujours quelque chose de très souvent entendu mais toujours aussi agréable. C’est top. Cette harmonie de voix mixte c’est devenu quelque chose d’assez rare puisque devenue
mystérieusement réservée au genre, justement. Ce groupe américain est tout jeune et a partagé la scène avec quelques noms indé de qualité, comme Vampire Weekend, ça peut être intéressant. Vive le
folk, même le triste!


The Dead Weather – Treat Me Like Your Mother 


Alison Mosshart était, cette semaine, en couverture d’un magazine musical que vous connaissez bien. Elle vous dit peut être quelque chose, c’est la moitié du duo des
Kills, qui officient depuis 2003 (et qui ont eu la malchance de sortir un premier album le même jour… qu’Elephant, des Whites Stripes) et là voilà qui, au chant, est à la tête d’un
nouveau projet avec Jack White (tiens tiens) et Dean Fertita, qui officie dans les Queens Of The Stone Age. Un groupe all-star très récent qui vient de sortir son premier album, dont « Treat Me Like Your Mother » est le deuxième single. Cinq grosses minutes après avoir
lu tout ça, j’allume Canal et je vois que le single est utilisé dans l’habillage sonore de l’émission. Je sais pas si c’est un bon signe mais cette vitrine TUE. Et pourquoi me direz vous, c’est
parce que j’aime ce riff bien bien saturé qui tourne en boucle. C’est un peu ça l’essence du bonheur musical, de la « bonne simplicité » : un bon son, trois bonnes notes, les sortir dans le bon ordre
et dans le bon moment. Tout ça derrière la voix très SM de miss M, ça bute. En fait ce morceau c’est un peu ce qu’on essayé de faire les Black Eyes Peas dans leur dernier album, mais en se cassant
un peu la gueule…

 
Simple Minds – Don’t You


Cet été sur Arte, on ira où tu voudras, et on s’aimera encore lorsque l’amour sera mort. Ca ne veut rien dire mais ils ont thématisé la chaîne sur les années 80, ce
qui a pu nous donner une flopée de reportages très intéressants sur la mythologie de certains groupes, dont un franchement fascinant sur Depeche Mode. Les années 80 est une période musicale que je
m’amuse à conchier gratuitement parce que je n’y vois que les mauvais cotés (l’abus d’effets, les guitares « trompettes », les délais dégoulinant, le clavier qui devient plus important que la
batterie parfois, les moumoutes, les looks, c’est la salsa du démon les gens) bref quelque chose que j’essaie d’ignorer un peu (être né en 90 est la marque ultime de mauvaise foi) mais un concert
des Simple Minds m’a rappelé ce tube qu’on a tous entendu nombre de fois sans jamais pouvoir lui coller un nom ou un groupe.
Ce morceau contient mon refrain préféré situé dans cette décennie. Il utilise pas mal de poncifs que je viens de citer mais… d’une façon intelligente et émouvante. Là c’est du poncif musical.
DON’T YOU! *clavier qui tue* FORGET ABOUT ME! *accord discret de guitare qui tue* *TSIN TSIN qui tue* et bis pour les deux derniers. Ca me fout une petite larme à l’oeil. L’intégralité du morceau
se base sur le delay et il le fait très bien, surtout avec cette petite tournerie discrète qui passe pendant les couplets. Mais ce refrain de fou me donne des palpitations. Résumons nous : je dis
pas aimer les années 80, mais je surkiffe le single ultra connu d’un groupe un peu cliché de l’époque. Mmmh. Pas grave.
Pis il est impossible d’entendre
cette chanson de la même façon après un certain épisode de Futurama.

Oasis – Falling Down


OMONDIEU Batterie mise en valeur c’est la fête à la maison! Ils m’ont fait caguer, ce sont deux
petits crétins friqués
mais le fait est là : Dig Out Your Soul est un bon album, tout simplement. En plus ce morceau est l’opening d’un anime au concept de base sympa mais pas franchement intéressant pour être traité tout de suite BREF Falling
Down reste en tête. C’est un ambiance un peu à part, je suppose que ça passe mieux avec la vidéo dont je parlais mais là c’est le coté méga percussif de la chose qui fait son charme je suppose. Les
paroles ne veulent rien dire (c’est Oasis hein) mais c’est suave et grave, on sent la rupture fatale qui approche et qui va faire chier votre serviteur. A noter que ce morceau vraiment sympa et
accrocheur a donné ce qui est probablement la partition la plus chiante de Guitar Hero World Tour. Si elle serait là, Ingrid Chauvin prendrait un air pensif et dirait « Hmmm… il y a une
explication derrière tout ça. » 

Snow Patrol – Chasing Cars


Officiellement casée comme étant « Crowning Music Of Awesome ». Snow Patrol, c’est de la « cold wave » (ahah) et ça fait partie de tas de groupes injustement sous estimés
parce que voilà, ce sont des morceaux toujours geignards et mineurs, des morceaux souvent piochés pour les séries médicales US, mais voilà, Chasing Cars ça bute, et encore plus sans la saturation
moche que le lecteur nous fait. Comme A Ransom tout à l’heure, on est dans la catégorie volontairement émotive sensée nous faire ressentir une bonne grosse nostalgie des familles. Après la question
se pose : ce morceau serait-il aussi marquant si on ne pensait pas automatiquement à une Izzie Stevens faisant un câlin à un Denis Duquette tout froid? Et-ce juste l’association avec cette fin bien
triste de cette saison de Grey’s Anatomy qui rends ce morceau aussi mémorable? Sans les images, il n’en devient pas juste un tube tire-larme à la mécanique bien huilée? Honnêtement, je ne pense
pas. C’est simple, triste et émouvant, et facile à jouer à la guitare les mecs, si vous voulez épater la moitié de vos rêves… c’est parfait et adapté. J’aime bien le processus émotif de cette
chanson : tournerie en boucle, puis chorus qui va se compléter petit à petit, pour un effet toujours plus tristoune. C’est classique cette approche « progressive » au premier degré mais ça marche
parfaitement. Next!


Queen – Fat Bottomed Girls


Alors là on change complètement de registre, rock VIRIL, JEANS EN CUIRS, très grosse guitare sur deux accords très simples, refrain surefficace, tout est simple et
rentre directement dans le crâne. Je dis pas pour autant que c’est « simpliste » sinon on le retiendrais pas mais là aussi il y a cette apologie du classique-mais-recherché qui fait du bien dans les
lobes. Cette gratte qui donne envie de se mettre à poil et de faire tourner son jean en l’air, cette harmonie de voix sur les refrains et ces « HAAAAAAAAAN » c’est assez top, il faut le dire.
Fille-au-gros-cul, tu est l’essence du rock and roll. N’oublions pas que l’étymologie de ce même terme à une connotation assez ambiguë, mais les filles aux grosses fesses, je pense pas que ce soit
une chanson pour Freddy. Bref.


Queens Of The Stone Age – I Think I Lost My Headache


Aaaaah les Queens. La transition est parfaite pour une époque et une mentalité aux antipodes du groupe de la diva. Ce morceau… est extrêmement particulier. Comme la
plupart des morceaux intéressants, il est moyennement long, et se base intégralement sur une tournerie de six notes glissantes à la gratte dont l’unique objectif va être de progresser en tempo tout
le long du morceau. Cette chanson est sensé incarner le mal-être dans sa forme la plus primaire : effectivement, ça sonne très atonal, un peu mord moi le noeud, le début est très lent, ça se
repête… un certain nombre de fois… longues divagations à la guitare et le chant vient se poser. Refrain, le pont que vous venez d’entendre
, et c’est
reparti pour trois minutes avec le gimmick principal. Pendant ces trois minutes, ce gimmick va être fait de plus en plus rapidement, l’ambiance va être de plus en plus stressante, la batterie à
même du mal à se caler (c’est du live), on atteint le paroxysme du mal-être et PAF! Votre tête explose, objectif atteint. Et c’est génial. Ce concept de la « lente accellération » est génial et je le
trouve carrément sous exploité dans le morceau, je trouve qu’ils auraient pu pousser le concept un peu plus loin, j’aime bien l’écouter accelleré de 20% (effet garanti sur la fin) et c’est pourquoi
j’ai fait la même chose avec l’extrait en question, ce qui n’altère en rien le superbe chant de Josh Homme. Progressif et bourrin, j’adhère dans le concept.

rock youpi

C’est pas génial mais encore un peu trop culturel

The Go! Team – The Wrath Of Marcie


The Go! Team est un groupe que j’adule, et pourtant… toute petite discographie de deux galettes, ces six anglais multicolores ont la particuralité d’enrengistrer
avec leurs pieds mais aussi et surtout d’avoir deux batteurs. L’essence de ce groupe est à l’image des gens qui le composent : un joyeux et génial melting pot. Dans ce morceau, ils pourraient y en
avoir déjà quatre ou cinq
! J’écoute The Wrath Of Marcie en boucle depuis un certain temps, le troisième album est proche et je pense que la meilleure façon de
le faire arriver plus tôt c’est d’écouter ENCORE PLUS leurs albums en boucle. Des morceaux comme celui là il y en a des tas (je pense à Bottle Rocket) mais celui là est très représentatif de ce que
je préfère dans ce deuxième album qui regroupe, à l’instar du premier, plusieurs catégories de chansons/instrumentaux qu’on distingue facilement. Là, c’est méga bruitiste mais TOUT regorge de
bonnes idées, que ce soit ce petit arpège de guitare accompagné de flûte (ça fait menu de restaurant un peu) mais aussi ce viol musical des cordes, le coté gentiment rap plus trompettes, il ne
manque que du xylophone sur le refrain mais personne n’est parfait. C’est foutraque, complêtement barré, pas toujours très audible mais j’adore. C’est incomparable, ça pose les bases de quelque
chose.
Les gars, vraiment merci, merci Ian, merci Ninja, merci tout le monde, sans oublier ma maman et Jésus, sans qui rien n’aura été possible.

Boston – Foreplay/Longtime


Peut être que ce sera considéré comme étant de la musique classique dans un siècle ou deux… pour moi, Boston c’était que More Than A Feeling, mais ce morceau a tout
pour lui : 8 Minutes, structure compliquée, plusieures parties distinctes, paroles sympa où tout le monde peut s’identifier… chacun y trouvera son compte : les amateurs d’hard-rock aimeront la
première partie très bourrine, les progressistes kifferont l’utilisation intelligente du clavier en support, et les amateurs de guitare aimeront ce fabuleux pont pourtant très simple (trois powers
chords hop c’est fait) qui accrochent avec cette utilisation des deads notes, vous savez, les « tacatacatac » entre les notes. J’espère que vous tapez dans vos mains aussi. J’ai failli oublier
l’orgue hammond, ce qui serait une faute de goût en temps normal mais là, utilisé juste pour deux notes pour enrichir un peu le truc, je dit oui. Typiquement le genre de morceau qui a du prendre 15
ou 16 pistes, il faut dire qu’il était un poil trop tôt pour les Macs… je ne connais pratiquement rien de ce groupe, mais ce morceau, pas très réfléchi ou novateur mais excellent dans ce qu’il
vise, j’adhère. Et il est dans Rock Band!

Coldplay – Clocks (Live)


Oui bon là vous dites « Pff han Coldplay, plèbe » mais OUI, le succès de ce groupe est amplement mérité. Depuis quand être une
machine à tubes est négatif? Si un morceau est accrocheur, cela veut-il dire qu’il est nécessairement travaillé pour l’être? C’est juste pas une preuve de travail voire d’inspiration et de génie
harmonique? Comme vous voulez, mais cette version live de ce méga tube de 2002 à quelque chose de… solaire, aérien, spatial, élémentaire bref il s’approche de l’un des objectifs d’un morceau
parfait : oublier qu’il y a des gens et des instruments derrières. En l’occurence, j’ai accellerré le pont de 20% et je l’aime bien en tant que tel car ça rajoute du crédit au coté « cascade de
notes » assez sublime. On s’approche de cette mouvance très nébuleuse et indéfinie qu’on appelle « Space Rock » et c’est tout à leur honneur. Le chant de Chris Martin, aigufié pour le coup, et la
foule derrière, le tout à un charme que VOUS NE POUVEZ PAS NIER. Un tube est ce qu’il est, y’a bien une raison derrière. S’il n’était pas autant matraqué, tout le monde serait un poil plus tolérant
et prendrait enfin le temps d’écouter ce qu’on leur fait avaler de force, point.

Gossip – Heavy Cross


Beth Ditto à beau être une femme incroyablement moche, peser 300 kilos et avoir une coupe de cheveux improbable, sa voix fait oublier tout le reste. En fait, il vaut
mieux ne pas l’avoir vue ou avoir zappé ma description mais TROP TARD, vous êtes au courant. Dans son premier album, le « Potin » avait la particularité de ne pas avoir de basse… c’est désormais
chose faite et instrumentalement ça change pas mal de choses : là on a une vraie ligne de guitare qui n’est plus là que pour supporter rythmiquement la batterie, il y a un vrai thême musical, et en
plus il est funky que demander de plus?
Ce morceau ne serait pas grand chose sans cette ligne de guitare qui rebondit partout, qui frappe dans le vie, qui fait
des petites « Clasheries » avant un thême « Hendryxien » bref c’est inspiré, c’est rythmique, et ça à l’avantage d’être foutrement bien chanté. Fatalement, ça reste en tête, et il me semble que c’est
le premier single de l’album « Music For Mens ». Et nan, le rock lesbien, c’est pas que T.A.T.U. les mecs.

Flaming Lips – Convinced of The Hex


Les Lips! Je les adore comme The Go! Team mais eux ont une disco bien plus étoffée : c’est leur douzième album qui vient de
sortir et Convinced of The Hex est le premier morceau de ce dernier. Ces trois mecs, allant du rock psyché au space rock qu’on évoquait tout à l’heure, ont tout fait, tout essayé : même un
quadruple album dont il fallait mettre les quatre CDS sur quatres supports différents en même temps pour entendre les morceaux globaux, une relecture de la « musique absolue » d’opéra en quelque
sortes. Je venère avec puissance ces américains, et ce nouveau morceau introductif n’est ni bon, ni mauvais, juste… étrange. Toujours ces réflexes jouissif mais étranges : cet art du vide, du
contretemps, du rythme un peu inédit… ce son de moustique serait insupportable pris à part mais là il participe à un ensemble cohérent… et ces petits hurlements de Wayne sur la fin, c’est tout
un état d’esprit. C’est plus un gimmick géant qu’un véritable morceau mais c’est un gimmick entendu nulle part. Ca reste dans l’esprit du groupe : un peu sous LSD mais toujours à la recherche de
nouvelles sonorités, de nouvelles tourneries, voire de nouveaux concepts. Ces mecs savent « sculpter » leur son, et le batteur a toujours des plans très « entendus nulle part ailleurs », bref
typiquement les mecs qui déconstuisent la musique pour en faire ce qu’il veulent. Beaucoup diront que l’extrait là, c’est pas de la musique. Ignorons les et jetons leur des cailloux.

Travis – Sing


Revenons en arrière – en 2002, Sing est un méga tube matraqué sur RTL2, mais Travis arrive au pire moment possible : juste après A Rush Of Blood To The Head de
Coldplay. La comparaison est inévitable, fatale, paf le temps de sortir un album et on entends plus parler d’eux. Résultats des courses : pour tout le monde, Travis égal Sing, Travis égal ce clip
un peu chiant ou un mec se jette cinq fois au ralenti sous la même voiture. A l’époque, c’était le tube parfait, pas trop prise de tête, le genre de chose qu’on entends dans sa voiture à la radio
en rentrant du boulot sans trop essayer d’analyser ce qu’on entends et ressens, mais quelques années plus tard… je trouve ce morceau bien plus fouillé et accrocheur qu’avant. En 2002, j’en avais
marre de l’entendre, maintenant je suis en train de faire les louages de cette ligne de banjo. Ouais. Parfaitement. Le son du banjo dans la pop rock, c’est bon pour la santé.
Puis tout ces petits détails qu’on découvre au fur et à mesure, ce son de cloche persistant en bourdon, les petites notes discrètes de clavier, c’est un morceau indéniablement
léché. C’est ça les grands trucs, découvrir de nouvelles choses à chaque écoute.
Peut être qu’aujourd’hui le groupe existe encore et fournis la BO de Scrubs
mais voilà, il est limité à ce très sympathique single pour toujours. Dommage!

Guns & Roses – There Was A Time


La musique héroïque. Tout, dans ce truc, veut ou semble être épique. A écouter le matin, dans la rue, dans le métro, pour être un héros et dominer le monde. J’ai
enfin acheté Chinese Democracy, album pondu en une grosse décennie et ce morceau pête exactement au niveau de ces fesses, un niveau déjà très respectable où l’air se fait rare (n’importe quoi mes
métaphores, je vais me coucher)
C’est les Gun’s. Esprit très guitaristique, ce qui veut dire morceau de six minutes, gros solos immémoriaux, chorus qui traversent la tête! THERE WAS A TIME! DIDNT
WANNA KNOW IT ALL! Et caetera, hymne aux amours perdus, c’est la déprime en chanson épique. C’est un remède fantastique contre le coup de blues, puisque tout dans ce morceau vous fait sentir grand,
beau et puissant. Ne vous laissez pas berner par le pseudo rap du début, non seulement cette partie aussi et très bien mais là aussi on est dans l’archétype du morceau dont la sauce monte
progressivement, comme une jauge d’épicité qui exploserait avec les chorus. Que du bonheur.

Voilà, en espérant que tout ça vous donne envie d’aller trifouiller un peu les diverses pistes, voires albums, et que vous trouviez à votre tour d’autres tourneries qui vous feront éructer de
joie. Je referais probablement un post du genre vers Noël ou peu après. Mais dites moi ce que vous en pensez un
peu, le but principal étant l’échange hein. (Et ce post est GROS. Trop peu de commentaires feraient mal à l’égo 🙁 )

Edit : J’oubliais le meilleur! Si, comme moi, vous êtes un lecteur déçu de Guitar Part et que vous en avez marre des exercices de branleurs de Beurks, il faut signaler que le fabuleux guitariste de
No One et Destruction Inc, François Maigret a.k.a Shanka a.k.a Prof Relou, à sorti une méthode sous la houlette du grand manitou Rébillard. Une méthode de gratte tout niveaux, tout styles, selon des mouvances bien précises par époque. Des petits plans bien
sympas à bosser avec les playbacks fournis. Ce mec est hilarant (késsadire) doublé d’un fieffé pédagogue, et si vous êtes un gratteux, c’est incontournable, c’est tout. Et il y aura bientôt un
volume deux, ce qui veut dire qu’on va avoir du math rock DU MATH ROCK!

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Pour un maximum de charisme!

Encore une critique d’anime – un poil tardive car ça fait deux bons mois que je l’ai maté mais le timing est parfait pour en parler
maintenant. En fait, c’est un peu un hommage à un article de Nashi, écrit il y a un an, qui en disait
du bien, comme à peu près tout le monde. Ca m’avais donné envie d’en faire mon « premier anime » mais je me suis dit que j’allais attendre un peu, histoire d’attraper un éventuelle histoire plus
attractive – il faut dire que sous la plume de l’intéressé, ces 13 épisodes témoignaient d’un univers novateur… car rétro.

En fait, Baccano!, que ce soit dans la critique spécialisée ou dans la blogosphère, est entouré d’une sorte d’aura. Cet anime est strictement immunisé contre la mauvaise critique et la mauvaise
foi, je n’ai jamais vu quelqu’un en dire du mal et c’est pourquoi je vais … en dire du bien et faire comme tout le monde. On m’en a toujours parlé comme étant l’apologie du « très bien » et
effectivement, Baccano! est assez irréprochable, à tous les niveaux et les pires aigris n’y ont rien trouvé à redire. En tout cas, on ne les a pas entendus (et ne me demandez pas qui est « on »,
c’est juste une formule un poil gratuite)

C’est pour ça que si vous ne vous sentez pas la fibre otaque, si le « critique d’anime » en début de post vous a découragé, je vous recommande vivement de donner une chance à la suite, car l’anime
ci dessus est exsangue de tout les poncifs que vous ne pouvez probablement blairer : bref vous trouverez ici non pas des « lycées », pas trop « d’amitié » mais bien l’innovation scénaristique. En
fait la meilleure façon de s’y plonger c’est de mater l’unique opening de la série, on ne peut plus représentatif de ce qu’il précède…

(L’écran réduit c’est une feinte, c’est bien en format HD)


Méga-classieux. Vous le savez, j’adore les génériques de ce genre, même ceux de la real-tv quand ils sont bien faits, travaillés, qu’il y a une bonne
synchronisation entre la zique et les images. S’il y a un vrai travail d’esthète derrière je suis capable de mater en boucle les 5 même secondes de tel ou tel générique. Là vous comprendrez
aisément pourquoi je parlais de real-tv tout à l’heure : cet opening, dans l’absolu, ne fait qu’égrener les noms et visages des nombreux protagonistes. Et là si vous avez pas maté la vidéo vous
vous dites « MAY C’EST PARESSEUX ! » mais non que nenni. Là on présente les protagonistes, non seulement en utilisant habilement les décors de la série (l’intérieur du Flying Pussifoot, les ruelles
pavées, des magasins)
mais aussi en présentant les personnages avec ce qu’ils font le mieux : Miria et Isaac dévalisent des barres de
chocolat
, Ladd était à deux micromêtres de suriner (et je dirais même plus de flêcheter) sa copine qui,
pour le coup, ne sert à rien.
Shane est charismatique, Jacuzzi je vais même pas expliquer bref tout est lié, cohérent, surléché derrière la très coulante
musique jazzy de Paradise Lunch. Si le « Tsa tsa tsaaaaa » et la ligne de cuivre à 23 secondes ne vous donne pas des érections/moiteurs je ne peux plus rien pour vous. Il est dommage de constater
qu’à l’inverse, l’ending est complètement chiant et sans intérêt comme s’il y avait un équilibre à rétablir, mais tant pis hein.

Des chapeaux, des cigares, une ambiance mafieuse et sophistiquée, on est clairement hors de l’ambiance temporelle « actuelle » de la méga majorité des animes, en clair c’est juste une façon
compliquée de dire que le fil de l’anime ne se déroule pas dans le présent : une bonne excuse pour déballer le SYNOPSIS.

Youpi

Et là je détourne subtilement votre attention avec cette image et ce commentaire rigolo pour vous faire oublier la phrase précédente car la façon la plus efficace d’exposer le scénario est de relater un peu l’ambiance du premier épisode.
On est quelque part au milieu des années 30
. Un journaliste et sa fille commentent, petites leçons de vie à l’appui,
des « évènements » qui se seraient déroulés à la fin de l’année 1930. Une histoire de train qui aurait très mal tournée, avec du sang partout, des luttes de pouvoir cachées et la sortie de taulle
d’un mec visiblement très charismatique, tout ça aux Etats-Unis. Un cadre franchement original qui donne ENVIE. Il n’empêche qu’avec ce premier épisode on ne comprends pas grand chose : des
grandes discussions cinglantes, une fusillade… il est clair que tout ça se déroule après l’action de la série en globalité. Le premier épisode, c’est un peu l’épilogue, et ça n’enlève en rien
les enjeux scénaristiques de la série car certains personnages ont l’air d’être… indestructibles.

Car oui, pause mise au point : l’ambiance rétro n’exclut pas une touche discrète mais néanmoins très présente de fantastique. Mmh, le début XXè, ambiance rétro, alchimie… ça ne vous rapelle pas
une excellente série Bones dont l’intégrale sort dans 5 jours? Ouais moi aussi, mais n’oublions pas que Baccano! est une oeuvre éclair de 13 épisodes, à mater en deux ou trois fois, ou en
marathon pour les plus hardcores d’entre vous.

Schbum

Ceci étant dit, revenons à ce fameux épisode 1 qui pose les bases du truc, en y revenant : ça s’est passé. Pourquoi, comment,
dans quelles conditions, avec quelles motivations et surtout QUOI vont être les questions dont les réponses débuteront avec l’introduction de la phase géante du « retour en arrière », on pourrait
surtout considérer l’action comme étant un gros flash back. En fait, c’est assez difficile à expliquer et à raconter de surcroît : disons que la narration est un gros puzzle. A la manière
Lostienne : on va jongler entre trois années : le passé, le « avant passé » et le « encore avant » et ça peut aller plus loin que vous ne le pensez (je le répète, il y a comme une impression
d’immortalité chez certains persos) et le tout va lentement s’emboîter, les nombreux personnages y vont de leurs moves
dans le grand jeu de la
série. Le but du jeu? Difficile à savoir. Les fanboys diront « Quel est le perso le plus charismatique? » ou tout simplement « Comment expliquer? » … l’anime lui même semble se poser la
question!

Une lutte de gangsters, les mafieux qui se disputent leurs territoires, une fille désespérément à la recherche de son frère… le jonglage entre les personnages et les arcs temporels fait un peu
Pulp Fiction, pour le coup. Pour revenir au scénario, la base de la chose va être le voyage inaugural de Flying Pussyfoot, train luxueux et chamarré (God himself cannot sink this ship) qui va un
peu tourner au désastre car il s’avère que plusieurs bandes de truands, aux motivations bien différentes vont un peu foutre le bazar, dans le sang et les larmes. Tout le monde monte dans le
train, tout le monde mange, rigole joyeusement et … malaise.
Cliffhanger et « What’s Next On Baccano? »

Une histoire qui peu sembler un poil classique mais racontée de façon ingénieuse et construite, aux nombreuses ramifications. Je reste volontairement assez vague dessus, car raconter le
« difficilement racontable » c’est un peu la base du truc, et quand bien même les surprises sont rares certaines fins d’épisodes font leur petit effet.

Huhu tâcle


Baccano! est indéniablement une série à personnages, faut pas aller bien loin pour comprendre pourquoi. L’essence de
la série, c’est l’interaction entre tout ce beau monde, dont l’identité nous est rappelée chaque fois avec l’opening. Le casting est fixe, dans le sens où on nous présente une quinzaine de persos
dès le début, sans réelles entrées ni pertes tout le long. C’est un groupe de personnages, peu se connaissent à la base et le deus ex toutélié va gentiment agir le long des épisodes. Ces
personnages sont un peu spéciaux : physiquement d’une part car il faut bien avouer que le chara-design est mémorable et bien foutu, cependant ils ont tous la particularité d’être un peu…
bourrins. A première vue, ils manquent tous un peu de subtilité, ils sont tous dominés par un unique trait de caractère. Bien sûr, il y a des variantes, des subtilités, des évolutions, mais le
postulat de base nous offre une plâtrée de protagonistes aux caractères très fantasque. L’épithète parfait pour décrire Miria et Isaac, le couple le plus adorable de la Japanime, ils sont le
ressort comique de la série avec leur comportement déjanté et excentrique. Comment ne pas aimer ce coté « Robin des bois Bisounours? » Je sais pas. Vous non plus.

What else? Une fratrie de mafieux façon Daltons. En face, il y a Jacuzzi Splot, tout mignon tout plein avec son caractère caricaturalement peureux – qui heureusement, va avoir la chance de se
laisser pousser des couilles. Après c’est du soit du perso pas clair et contrasté : Firo a tout du gentil perso principal mais l’une de ses premières scènes est son passage initiatique dans une
famille mafieuse – ce qui dans l’absolu est un poil troublant quand à ses motivations – soit du PUR MECHANT, et c’est là le gros du paquet Baccanesque.
Cette série semble prendre une incroyable satisfaction à faire un concours de méchants. Entre le bad guy « grand manitou mais classiquement mauvais et néfaste » et les purs psychopathes, il y a de
quoi faire. Parce que Ladd les gars. Sans aucunes finesse, pur psychopathe, tout ce qu’il veut c’est tuer, ça aquiert même une dimension fétichiste avec sa copine (invisible. On se demande ce
qu’elle fout dans l’opening) et il s’habille en blanc. Etre tordu, mais avec le sourire et la classe, c’est un peu ça le devise de cet anime.

Et quand le rail tracer entre en scène, moi ça m’évoque un certain Johann L. Un beau gosse qui veut se faire passer pour un humain, avec une attitude de serial killer qui exprime des sentiments
entre deux tueries. Là on repousse un peu les limites des conventions du genre : dans Baccano, un « méchant » peut-il torturer un gosse? (Question bonus : de quelle façon?)



Cet ensemble, le cadre temporel, les personnages, tout ça contribue à une ambiance mémorable. D’une part, tout est léché, haut en couleur, réfléchi,
classieux. Tout le monde a toujours la petite réplique verbeuse, que ce soit dans la méchanceté, la naïveté… tout le monde a du charme, tout le monde à la classe, on baigne dans un monde
d’opulence et de champagne, avec beaucoup de sang autour, avouez que ça fait envie.
D’autre part, le morceau entendu plus haut c’est Gun’s & Roses
(aucun rapport fils unique) ce qui est assez cohérent avec le reste : pas mal de
contrastes. Pas des contrastes extrêmes comme dans Hinamizawa, mais des contrastes quand même. On alterne les scènes de
pure guimauve avec le couple terrible et les passages GLAUQUES avec les personnages adéquats, et pas nécessairement ceux qu’on pourraient penser. On pulvérise un peu les convenances, les gosses
ne sont pas intouchables, ça saigne beaucoup et ça massacre avec des motivations douteuses. Tout à l’heure, je parlais d’une ambiance, souvenez vous que le principal arc temporel du truc
se passe intégralement dans un train, en pleine nuit de sucroit. Je vous laisse imaginer les possibilités : sous les tables de restaurants, à l’arrière, dans les couloirs et surtout sur le toit,
tout le Flying Pussyfoot est parcouru pour des moments faits pour être épiques. Et ça passe, sans aucun problème.

Dans la forme, c’est impeccable, certains persos sont un peu moches mais on ne les voit que très peu, l’essentiel étant ce véritable concours de GAR dégagé par ce casting assez flamboyant. Alors
voilà, quelques passages un poil longuets, des dialogues pas toujours fascinants à suivre, et tout un pan de l’histoire (les Genoards… bof) franchement en dessous du reste, mais c’est une
excellente façon de sortir des sentiers battus. En fait, cet anime cultive une complexité très modeste, comme si ils avaient un peu honte de mettre autant de points de vue et de recul à avoir sur
l’ensemble du truc à coté de certaines scènes un peu cliché, à première vue toujours. N’oublions pas que l’important, une fois de plus, est la vision d’ensemble, surtout dans un anime aussi
méchant avec les amateurs de scénarios linéaires.
Baccano! Un casting sympa et travaillé, une façon retorse de relater les évènements, un cadre novateur, tout le monde aime et moi aussi, on est clairement dans le haut du panier. C’est court,
c’est sans fautes, c’est impeccable.



Au fait, au cas où vous vous seriez posé la question comme moi, ça veut dire « Boucan » en italien. Maintenant, je vais mater les trois épisodes bonus qui, parait-il, étoffent un peu l’univers et
se permet carrément le luxe d’introduire de nouveaux persos… quoi qu’il en soit, et avec un an de retard : MERCI NASHI
!!

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Big Lipped Denisot Moment

C’est enfin la rentrée pour ma pomme (et oui, il est probable que les vacances soient proches
pour vous, on va dire qu’on est quittes hein) et c’est l’occasion de faire un mini-bilan de la rentrée télévisuelle.
Une saison 2009-2010 qui, ET LA ATTENTION, JE NE MACHE PAS MES MOTS, est placée sous le signe de l’innovation. Pure et dure, avec que des concepts inventifs, des nouveautés plaisantes, des nouveaux
concepts aguichants et novateurs. Jugez plutot : après une Famille en Or, La Roue de la Fortune et le Juste Prix, TF1 nous ressort Tournez manège. Du pur génie immédiatement contré par France 2 qui
a eu le courage de produire, ni plus ni moins, une version télévisuelle du Petit Bac !! Et pendant ce temps, on peut se gaver de pubs MatMut avec Chevallier et Laspalès, LCL avec des guests-stars
toujours plus désespérées et Carglass tourne sa quinzième pub dont la seule variante est le personnage central. Un élan d’innovation global, je vous dis.
J’aurai tellement aimé parler de cette fabuleuse émission sur M6 diffusée le mercredi soir mais il y a toujours du foot, Grey’s Anatomy ou un truc a écouter sur Tsumugi et je n’ai toujours pas pu mater ce qui s’annonce être l’émission juridique la plus impartiale et fine du mongde! De l’autre coté, TF1
fait fort, dénonce la « France qui triche » et fait des interviews de veuves-devant-la-tombe-du-mari. Et, fait épatant, dans un interview sur TF1, on montre la tête de celui qui pose les questions,
au détriment des autres chaînes qui ont la drôle d’idée de montrer la tête des gens qui y répondent. Le monde est corrompu §§§§

Tout ça manque (et c’est un euphémisme) de finesse et de nouveautés, pour ma part j’ai pu découvrir le « Diner Presque Parfait », qui jusque là ne m’évoquait la cible préférée des bonnes Youtubes Poop françaises. Une émission spéciale qui aait pour noble tâche de déterminer quel était le meilleur hôte
français, où Cyril Lignac à tout aimé, tout apprécié, foutu des 9 de partout en appréciant la « saisonnalité des aliments » , un coté un peu écho-écho qui a donné un running gag bien hilarant sur HFR. Meme + smiley, c’est un gage de qualité, je
ne vous l’apprends pas.

Bref à l’est rien de nouveau, à l’ouest ça se touche un peu, et au milieu? Bah c’est Canal. C’est l’alternative, avec tout ce que le terme peut contenir. C’est toujours là bas que le meilleur du
PAF peut se trouver, mais le meilleur à une vilaine tendance à se reposer sur ses lauriers et à acquérir des réflexes énervants… les bonnes émissions sont toujours à l’affiche, notamment le très
sympa « Effet Papillon », qui continue à chroniquer tout ce que les autres journaux persistent à ignorer, quitte à nous matraquer les éternels marroniers qu’on rabâche par cycle de deux ou trois
semaines. Mais le présentateur de l’Effet Papillon, oukilé? … Parti tenter sa propre émission,
nommée Pop Com, qui, comme le non-jeu de mots l’indique, s’intéresse à la communication politique, vaste sujet.

Cette émission, qui remplace Plus Clair le Samedi Midi, est assez intéressante et prometteuse. Sujets fascinants, habillages graphiques et sonores efficaces, il manque juste un peu de rythme et des
invités un peu moins prolixes. Et … je ne sais pas pourquoi Canal centralise tous ses sujets américains avec la joyeuse
Laurence Haïm
, mais faire une rubrique hebdomadaire sur Obama ce n’est peut être paaaaaaas franchement nécessaire. A suivre, à essayer, une fois, si vous êtes debout. Sans oublier le fabuleux
Chris Esquerre, qui intervient à chaque fin d’émission! Tentons de sauvez cette émission que personne ne regarde!

Mais avant d’aborder les sujets qui fâchent, consolons-nous par anticipation avec ce commentaire sans aucun rapport posté sur Soviet Voice.

Chez Canal, la rentrée Télé se résume en deux émissions : Edition Spéciale à midi, Grand Journal le Soir. La première est globalement assez sympa, quand bien même je préférais de très loin la
version Samuel Etienne (un animateur qu’on aimerais tous avoir comme pote ou comme patron, c’est difficile de trouver plus gentil et compétent comme mec) qui était proche de la perfection, minée
par quelques interventions humoristiques parfois lourdes. La version Bruce Toussaint n’est pas mal non plus, plus « à l’américaine » avec ces petits visuels crétins qui ponctuent les chroniques,
dommage qu’Ariel Wizman, un homme si intelligent, persiste à n’ouvrir la bouche que pour sortir des trucs toujours un peu inutiles pendant la chronique des autres, et dommage que l’adorable Daphné
Burki limite un peu trop le mot « tendance » à l’acception « mode », la mode on s’en fout un peu, et l’année dernière elle avait sorti le mot « mème » et avait expliqué le Rick Rolling à la nation,
j’étais tout joie. Allez Daphné, revient au picture bombing et continuer d’appeler le fond vert!
Edition Spéciale donc, ce qu’il y a de meilleur en prenant un bon repas. Une émission qui a été créée pour être l’équivalent de midi du…

… GRAND JOURNAL. Et là, AIE mes amis, AIE. Il y a 5 ans, j’aimais beaucoup les départs de l’émission, il faut dire que c’était le premier talk show du soir qui se respecte sur nos ondes – et
aujourd’hui cela semble être l’endroit où tout les politiques et acteurs viennent se justifier et faire un peu de communication.
Et là PAUSE COMMUNICATION. Ouais, Denisot semble être devenu le QG de com’ de l’Etat. Etat qui nous a asséné sa propagande sur la grippe A (ouais, le mot est pesé, il se vaut, je suis désolé) « Vous
avez des maux de tête? Vous avez une scoliose? Vous ressentez des picotements? Votre tête explose? » et qui concentre une majorité à la communication rigolote (auvergnats, doigts à la caméra, Nadine
Morano qui « explique a ses gosses pourquoi GTA c’est pas bien » sans oublier les histoires de fausses mères de familles) tout ça n’aide pas à améliorer un gouvernement à l’image désastreuse (surtout
le casting féminin, c’est comme si elles le faisait exprès c’est fou) et une opposition qui cultive l’epic fail.
Quand les politiques qu’aucun Internaute un tant soit peu sensé ne puisse saquer passent chez Canal, c’est comme si le pire d’eux même ressortaient automatiquement. Au secours, les chiens de
gardes, le suceboulisme, la langue de bois, c’est assez effrayant. En plus tout est fait pour les cultiver : cette manie de mettre deux invités radicalement opposés, qui vont se jouter dedans sans
jamais rien avancer c’est d’un fatiguant… et c’est là qu’intervient la fabuleuse Ariane Massenet. Son seul boulot semble être de mettre au pied du mur les invités politiques en leur posant des
questions auxquelles ils ne répondront jamais. Idem pour la « Petite Question » de B. Donnet, pertinente, construite et franchement incisive, elle est posée et c’est comme si tout le monde l’ignorait
par convenance. C’est MOU. Apathie et ses « finish him » relèvent un peu le truc mais ça reste une première partie toujours très fatiguante à regarder. Pas une recommandation donc.

C’est avec la deuxième partie de l’émission que les choses empirent : tout est plus frivole, plus léger, encore plus superficiel… Denisot reçoit un invité qu’il va gratifier de superlatifs
surréalistes (Kiefer Sutherland est le plus grand acteur du monde! Et quand il m’arrive de sortir cette formule en running gag, Denisot, lui, LE DIT A L’ANTENNE) Prince est Dieu, et là il va
recevoir les PZK, je vais pas attendre de voir ce que ça va donner. L’artiste reçu va être bombardé de questions sans aucun interêt (toujours Ariane hein, qui, je le rappelle – pose UNE question
rhétorique à un politique – glousse pendant la chronique de Yann Barthès – pose UNE question débile à l’invité) puis va se barrer dans le paluchement général. Fatiguant hein, d’autant plus que le
meilleur dans l’émission c’est l’habillage sonore et graphique du truc, c’est un syndrôme qu’on retrouve dans Secret Story, vous savez, dont le générique constitue le meilleur de l’émission…
j’évoque pas Ali Baddou, trop absent, et Pauline, la Miss Météo qui fait, tout les jours, en souffrance, des vannes qui tombent perpétuellement à plat, la pauvre…

Quand je tape ces lignes, Moulloud explique comment jouer à Guitar Hero donc tout le paragraphe précédent n’a plus de valeur, prenez note hein.

Immunity is back up for grabs!

Heureusement qu’il y a la real-tv! Là il ne s’agit plus de communication foireuse mais bien d’un étalage luxueux de divertissement. N’oubliez pas, les versions américaines sont toujours trois fois
meilleures car la  bonne volonté et l’argent investi derrière sont proportionnels. Depuis cinq semaines, les gent de bons goûts peuvent suivre sur torrent les tribulations de Survivor Samoa,
19è édition du jeu éponyme, en attendant l’ultime mouture Heroes Vs Villains en février ( ou peut être Amanda Kimmel pourra aller jusqu’au bout du jeu, pour la troisième fois, toujours
sans gagner
)
Que dire? De l’épique. Toutes les bonnes combines du show sont concentrés dans cette édition : un gros casting mêlant 20 types très différents parmi bon nombre de clichés sur pattes (mais il se font jeter rapidement), des jeux toujours plus inventifs et virils (de la PETANQUE §§§) et un temps
ignoble pour bien saper le moral de nos valeureux montagnards. Parfaitement, montagnards, ça cause que stratégie la-bas, exit les « valeurs » moundiriennes.

Justement tiens. Parmi cette platrée de participants, il y en a un qui semble défier toute la façon de jouer établie jusque là, de façon MONDIALE. Je ne dénoncerais pas, mais un certain Russel H.
est venu dans le jeu pour JOUER. Et ouais, c’est le premier, du coup son seul objectif est de foutre le bordel dans son équipe : vider les gourdes, brûler des chaussettes, s’allier avec tout le
monde pour mieux backstabber ensuite, c’est un type rigolo à regarder. Il va se faire jeter au milieu du processus, il le sait, il s’en fout. C’est le roi du pétrole dans la vie, au sens strict du
terme, et n’oublions pas que le dernier millionnaire à participer à Survivor est sorti avec une Hidden Immunity Idol en poche. L’histoire vas-t-elle se repêter? PROBABLEMENT! En attendant, le quart
du casting est élagué, une team est nettement minoritaire et il est désormais prouvé que si tu t’engeules avec quelqu’un, pour le faire sortir, il suffit de … sortir avant lui. Ce qui fait une
longue chaîne d’amour et de torches éteintes. Bref… si vous participez un jour, attendez la moitié du jeu pour prononcer un mot. 

Argument ultime : les premiers épisodes explosaient le compteur en échange racistes-préjugès sur les mecs du sud. Priceless, je vous dit.

Si quelqu’un porte mon nom, est mon pick masculin, est mon favori, bref possède toute mon attention, il va être le quatrième à sortir. Toujours.

En parallèle on a notre version franchouillarde qu’on ne présente plus, le bien nommé Koh Lanta. Comme d’habitude depuis quatre ou cinq ans, la sauce ne prends plus du tout. Par ou commencer….
TF1 etAdventures Lines se foutent de nous, et ils ne le cachent même plus. Je vous épargne au maximum les paresses que je rabâche toujours : épreuves pourries, gens moches, déroulement prévisible,
aucune innovations, personnages interchangeables et paresse d’ensemble assez stratosphérique. Cette neuvième édition peut se targuer de contenir un nombre incroyable de vices de formes, vices
matraqués dans l’intro qu’on peut voir à chaque épisode. On y voit clairement une candidate parler APRES son élimination, d’autres faire des épreuves individuelles tardives, d’autres ont des barbes
de 30 jours… sans compter sur Denis Brogniard, plus inssupportable que jamais avec sa voix off partial et laconique – le grand maître Denis à carrément ANNULE un conseil, sans raison aucune, pour
préserver la candidate qui commencait à se faire détester. (Et parce que le processus allait trop vite, ils n’avaient plus assez de candidats tants les habituels allers retours avec l’infirmerie
sont nombreux. C’est fatiguant…) et comble du luxe, la probable future gagnante est une fille qui s’est faite sortir du jeu, pour le réintégrer. Bref, TF1, AL Prod, si vous me lisez, arrêtez de
vous foutre de nous. Si c’est pour pomper des concepts étrangers, copiez LES BONS. Estimez vous heureux que les audiences suivent car outre atlantique, il a fallu la 21è saison des Simpsons pour
que les audiences commencent à être catastrophiques.

On revient sur les bons vieux show à l’Américaine avec la quinzième mouture de The Amazing Race, cette version méga-speedée et internationale de Pékin Express. 12 équipes s’arrêtent au Japon, Viet
Nahm, Cambodge, Dubaï, aux Pays Baltes… pour finir en beauté à Las Vegas. 12 paires qui, comme souvent avec ce show, manquent un peu… de finesse : des couples de mannequins, la gay team (une
adorable fratrie, la dernière fois c’était un père et son fils) un handicapé (après le sourd, l’aspeirger) mais pas de blonde team! Les producteurs sont tellement faitguès de n’avoir jamais vu une
équipe féminine gagner qu’ils en ont recruté qu’une pour cette fois – l’équipe la plus chanceuse du monde d’ailleurs, il faut bien le dire. Pour des joueuses de Poker, ça paraît cohérent. OH j’ai
failli oublier de parler de ce couple crétin qui se fait virer sur la ligne de départ, et de Lance et Keri, couple qui ne semble vivre que pour prouver au monde à quel point ils sont cons, moches
et nuls/aggressifs avec les locaux.

http://i33.tinypic.com/2vjaptx.jpg

Vazi Arez colle moi un procès, je suis un fou j’ai peur de rien!

Sinon? Le gros de la rentrée série est en Janvier, donc R.A.S. pour le moment, sauf si vous suivez comme moi les trucs guillerets comme South Park (qui démarre avec deux bons épisodes attendus) Les
Simpsons (qui ne sont plus si drôles que ça, depuis un certain temps) Grey’s A (une gestion très très étrange et paresseuse du dueil) ou Dexter (prometteur.)

Tout va bien, dans la continuité, tout est prévu, tout se passe sans heurts et tout suit son cours. Les zappeurs de Canal appellent ça le « Présent Perpétuel » …

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Le collectif Ténia

TATSIN! Nouveau concept. Oui, retour des vidéos commentées. Non, pas de Mario Maso. Pas encore. En attendant, petite
expérience qui va mixer une nouvelle grande tendance geek-otaque, et un réflexe millénaire, useless et bédéiste. Si tout se passe bien, ça devrait être grand.
GRAND! 

                

 
                


Et voici le kit de la chaîne, le fil rouge du truc, essentiel car chacun devra le remettre à jour sur MU ou autre en précisant le lien, ça va de soit.

Comme je le disais, pour l’instant c’est une expérience, on va faire ça en petit comité.
Mais si tout se passe bien, on va refaire la chose et là on peut être entendre de nouvelles voix… et ce sera à VOUS d’intervenir!
Donc, pour le deuxième intervenant, j’invoque le Vengeur Slippé! Si tu est
d’accord et que tu t’y colles, manifestes toi içi, s’il te plaît… après tout, la deuxième partie c’est la meilleure et celle qui va demander le plus de boulot ! Le seul quart du jeu sans des
Puppy Love, mais aussi trois niveaux difficiles ou il va falloir répondre à des quizz, comprendre le fonctionnement d’un niveau à scrolling vertical (si on pige pas le début, on peut y passer du
temps) et empêcher des vaches de se faire enlever par des aliens! Tout un programme! 
 

Et sans rapport aucun…

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Du 23 au 29 Décembre, c’est un Concombre-Man in New York! \o/

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