Tu joues mal et en plus tu joues fort

Quoi? Vous me dites qu’il manque quelque chose? J’pense pas, vous vous trompez, c’est une
illuuuuusion. Si éventuellement il manque quelque chose à ce post, ça doit être un concept devenu trop chiant à tenir doublé d’une inutilité un peu gênante. Mais il manque rien.
Saison 2009-2010, GO. La grosse priorité va être le design du site, même si j’ai à coeur cette petite colonne mal oxygénée, il va falloir élargir le bouzin un peu et trouver un fond un peu plus
convainquant que ces rideaux, là.  

J’ai toujours été étonné de la pertinence des Fatals Picards dans le milieu otaque francophone, entre autres, vu que la sphère bédéiste à fait un album très moche à leur gloire. C’est à peu près le
seul groupe français cité dans les pages du milieu. Comme à peu près tout le monde, j’ai découvert cette bande de joyeux drilles en matant les préparatifs de l’Eurovision 2007 où ils ont obtenu la
très sympathique 22è place, ex-aequo avec le Royaume Uni. Sur 24 participants vous admettrez que c’est un peu la loose, d’autant plus que la chanson choisie, « L’amour à la Française »,
n’était pas spécialement marquante, ils ont demandé à Jean-Paul Gaultier de les habiller et ils ont cru bon de penser que le quota de kitsh était rempli pour l’année.





Oubli massif du groupe qui aura connu son petit hype avec le concours de la chanson bariolée. L’année dernière, je mate un fabuleux épisode de « Mange Mon Geek » avec le membre fondateur
et unique Picard légitime, Yvan. En 2009 sort le dernier album du groupe, « Le sens de la gravité », chroniqué par Soviet Voice, Gron! Ou Néant Vert. Consensus : mauvais, en rupture avec les précédents, trop premier degré. Il
faut dire que le line-up du groupe est stable comme Kobé dans les années 90, aucun album ne rassemble la même configuration de musicien. L’opinion générale fait que le talent des Fatals s’en est
allé avec Ivan.
Jusque là je n’ai jamais tenté de découvrir le groupe, pour deux raisons un poil honteuses : la pure paresse d’une part, et l’étiquette « groupe FRANCAIS ». Je ne vous la fais pas, ce qui
marche dans l’Hexagone se résume en format chanson, guitare saturée sur le refrain, rime entre « Possible » et « Impossible ». J’ai tendance à associer « Groupe
Français » avec des textes très cérébraux sur des riffs simples à cordes, à la manière des Innocents ou Louise Attaque. L’éventualité d’un réel « groupe » au format classique me
paraît inexistante, sur les « grandes sphères » du moins. Pour trouver du rock français, il faut écumer les myspaces et les concours de jeunes talents, c’est chiiiiant. Au pire, on a en
parallèle une sorte de sphère assez unique, des artistes barrés qui ne misent que sur l’humour dans leur travail – les bandes à la Wriggles ou Phillippe Katherine… donc comment situer les Fatals
Picards? Y’a un minimum d’instrumentalisation derrière?

Me suis donc procuré l’album phare, Pamplemousse Mécanique accompagné de son prédécesseur, Picardia Indepenza. Plongée dans l’inconnu total…mais je suis rassuré avant même de l’écouter :
Pamplemousse Mécanique n’est pas le nom d’une piste. C’est un réflexe que je ne comprends pas… un album étant sensé représenter un univers, une cohérence, pourquoi 95% des titres d’albums
comportent un titre éponyme? C’est comme si le-dit titre se lançait, on devrait se dire « Oh putain, c’est le nom de l’album, il faut mieux l’écouter que les autres ils doit être plus
travaillé ou plus efficace! »

Pamplemousse Mécanique donc. Ce que je vous propose de faire, tant qu’à lire mes conneries, autant
cliquer içi et lancer la musique en même temps
.

Bernard Lavillier : Ok euh pas de doutes, l’album ne sera pas franchement premier degré. Hymne barrée au chanteur sur fond de guitare Polka, elle me fait penser à la chanson de South Park
« Que ferait Brian Boitano? » Bernard a tout fait, tout dit, tout vu, essayé tout les métiers. Une chanson très « Renaut des débuts » sans jeux de mots, pas super compliquée et
qui glisse tout seul, refrain ultra simple et efficace. Ca reste pas trop en tête et on passe à la suite. « Ah la la une avalanche en Haute Savoie et un barrage qui vient de craquer, faut
appeler Bernard Lavilliers »

La Sécurité de l’Emploi : petit riff de gratte qui hurle « Attention, ça va grincer un peu » suivi de trois notes de basse qui tournent joyeusement en boucle. Texte bien énervé sur
la dure vie d’un prof de banlieue, c’est caustique, c’est désabusé, c’est marrant sans trop vouloir l’être. Le refrain donne envie de sautiller, elle doit bien marcher en live. Dommage que la
structure de la chanson suive un peu trop les merdouilles du genre! « Il sait écrire son nom sans fautes il sait compter, wow… ben c’est pas mal pas un troisième il faut savoir s’en
contenter »

Mon Père Etait Tellement De Gauche
: Esprit très « Jean Pierre Jeunet » combo acoustique plus glockenspiel. D’emblée on se dit « Merde, du bouzin politique, ça va être
lourd ». Très surprenante dans son ensemble : la première partie est une gentille collection de jeux de mots sur le thème « Les femmes portaient des faux cils » c’est assez
entraînant malgré des répétitions et des petites lourdeurs de langage. Au troisième refrain tout devient tristoune, on sent bien que l’affaire est un peu plus sérieuse qu’on ne pourrait penser de
prime abord. Je m’attendais pas à une si grosse marque de nostalgie, ça marche plutôt bien sans trop en faire, bon. On va dire que c’était le Joker d’un album léger.

L’Amour A La Française
: La fameuse chanson de l’Eurovision, chantée en frenglish, fatalement. Ca casse pas des briques, pas d’innovation particulière que ce soit en texte ou en son. Trois
powerchords hop c’est fait. ET CE FONDU en fin de piste? Quand bien même ça contribuerais à l’ambiance de la piste d’après, on est de retour dans les années 90 ou quoi? Bref une chanson
sympathique. Juste sympathique.

Djembé Man
: OMG Tube. Le Single Parfait. Enthousiasme garanti. Musicalement parlant c’est déjà impec’ : vous prenez une guitare, capo 9è case, un slide, quatre minutes d’arpèges majeurs et
vous obtenez une ambiance hawaïenne plus qu’agréable. D’autre part la chanson représente ce qu’on peut faire de mieux à mon goût : ne rien dénoncer. Ou dénoncer le néant. Enfin, démonter les petits
riens, donc les joueurs de djembés, BANCO. Intro complétement débile et lancement d’un monologue ultra jouissif, truffé de moments de bravoure, il faut réécouter la chanson plusieurs fois pour tout
saisir et c’est tant mieux. Le refrain fait CINQ mots et c’est un bonheur à scander. En plus on sent le travail derrière, même si encore une fois certains mots sont un peu trop rapprochés dans leur
emploi. Cette chanson rends jo-yeux, c’est communicatif, ça DONNE envie de remonter le temps et de les voir sur scène. « Après une journée de boulot où t’aura pas encore bossé… »



Seul et Célibataire
: Ayé, c’est fait, gloire de la chanson post-rupture. Deuxième degré qu’on prendra tous un peu trop à coeur. Tu t’est fait jeter ou ratalisé, t’est une loque, tu te
reconnaît donc c’est drôle. La recette commencer à être un peu visible là, le refrain fait un peu Henri Dès avec son « Comme un X dans un Y-pas-adapté », on pourrait faire une chanson de
dix minutes comme ça, bon c’est un peu lourd, dommage. Le phrasé fait un peu Kyo aussi, je saurais pas dire si c’est volontaire. C’est marrant sans que ça aille chercher très loin, bon c’est pas
très ambitieux et autain pour autain pour autant.
« Sinon je vais très bien t’inquiètes je vois des gens, les derniers y’a trois mois c’était mes parents »


Au mariage de Kévin et de ma soeur
: C’est pas ma soeur qui marie Kévin, c’est Kévin qui me prends ma soeur. Ouais y’a comme du Renaud dans cette chanson. Que de la gratte, de la mélancolie, de
la beauferie qui tâche, une fin mélancolique et un final qui fait son petit effet. Elle reste en tête, encore plus avec une bouteille à la main. Du texte donc, qui ne gêne pas les oreilles – c’est
presque un miracle de pas entendre de la chanson française sans une fois le mot « amour » et ses dérivés. Au contraire, je trouve ça assez touchant. « Je te laisse avec des gens qui
sont tout moisis dedans » Paf.

Les Dictateurs : TUBE BIS. ENTHOUSIASME BIS. Je l’ai écoutée un nombre incalculable de fois après la première impression. Un rythme reggae/ska pour le retour de la chanson qui tire sur des
ambulances, expression d’un humour noir légèrement couille molle qui fait jouir les oreilles. Refrain au xylophone qui tranche bien avec le fond. Alors gros problème : des lourdeurs toujours et
surtout du vide de temps en temps, des petits secondes gênantes ou il se passe de rien. C’est pas trop grave, le reste est TOP. Du pur calembour à la Pérusse.
(Le « on prendrais Sadam Hussein parce qu’il est bassiste » il m’a fallut un coup de wiki pour la piger, j’ai honte)  du « wap pa la la », du « glou glou glou
glou » et surtout du « Ou sont les profs de sport, ou sont les GO, et les filles en maillot? Wooow ils sont sous la douche… » avec de la GUITARE RYTHMIQUE derrière les gars!
En plus on sent le bénéfice d’avoir deux voix dans un groupe, c’est la chanson qui exploite le plus la stéréo, c’est toujours sympa.
Si je faisait une équipe de foot avec des dictateurs? Staline carton rouge, Mao carton jaune, va t’mettre au poteau hop exécution !
Hahaha j’ai ri. Bonne humeur encore.

Moi je vis chez Amélie
: Le riff garage est un gros mensonge ! Alors dans cette chanson le truc qui marque c’est la voix. Ca parle pas, ça chante pas toujours, mais c’est toujours très
agréable. « Ca sent juste une odeur gentille » par exemple est une phrase parlée mais… mélodique. C’est inexplicable.
« J’en ai marre de discuter trois heures par jour avec la gardienne, je veux lui dire que son mari s’est cassé parce qu’elle EST CONNE ET MOCHE !!!
D’ailleurs la chanson se fout du coté outrageusement gentil de l’univers du film, mais l’instru derrière ne fait pas preuve d’originalité et fait très franchouillarde, justement ah ah. Ca hurle ce
qu’on a tous pensé, de façon sympa, c’est pas funky non plus, next.

Commandante : Le grand kiff pour tout le monde, la méga chianlie pour ma pomme. J’adhère pas, ça me fait penser à cette chanson sur-chiante de Saëz. Ou du Noir Désir bis. ‘Fin hors sujet
quoi, je vais réécouter les Dictateurs.  

Monter le pantalon : Atomisation en règle du quatrième mur, le groupe se fout, puis se compare, puis se refout encore plus de Zebda. A raison. Avec l’accentg du sudg. Impossible de piger à
quel degré se fait la critique : jusque là, faut bien avouer qu’il y a une « rythmique Fatals Picards » toute faite sur une grosse partie des chansons. Bon après c’est de la polka avec
des clap clap donc ça passe bien, on oublie presque le postulat de base qui est un bon gros foutage de gueule. Mais c’est ça les Fatals aussi, ils s’ENGAGENT. « Merci d’être venu à mon
anniversaire »

Cure Toujours
:  Vous allez me trouver chiant avec mes comparaisons mais cette fois j’ai l’impression d’entendre une chanson des Inconnus. Et pour une chanson qui épingle les gothiques
(donc la new wave…) y’a des relents d’Indochine. Sont fort les Fatals. Drôle encore, toujours pas révolutionnaire. Ca marque pas mais ça passe bien. Je veux du FUNKY!

Exaucé avec Je viens d’içi! La chanson qui vends du rêve et qui tape sur les Corses, d’une façon assez impériale. Court mais top. Travaillée, un peu plus approfondie musicalement, retour du
xylophone, ligne de chant mélodique, pont gratteux, texte astucieux et ravageur. Une belle réussite, je suis re-content après ce petit passage à vide. « Tu as ton nom marqué sur cette fleur?
Alors tu files galinette oh. » Du pur texte comique bien accompagné, on demande que ça.

Je passe mon tour sur Partenaire Particulier (circulez y’a rien à voir) et on saute sur Française des Jeux, la petite protégée de Nashi. Comme d’habitude, intro sur un style nouveau
qu’on ne retrouvera qu’en pont après le refrain, cette fois c’est de la fanfare – mais là on est le 16 Aout, je suis en pleine Feria, le « PaaaaaPaaaaaPaaaaPaaaaala » passe bien. La suite
est méchante, très méchante. Donc croustillante. C’est lent, désabusé, moqueur, bien trouvé car réaliste, on passe au refrain joyeux et on double le tempo, le contraste est sympa, humour noir à
toute berzingue. « La seule glace qu’elle peut regarder, c’est une vanille de chez ED» Cruel mais dansant, pardoxal : C’EST SUPER EFFICACE. Enthousiasme!

Et puis merde je vote
à droite est guidée par un riff très « Clashien » donc sur-efficace. Le retour de la chanson pessimiste (à raison, O RLY) et rapide vérification Wikipédienne :
l’album  est sorti début 2007, pendant une campagne présidentielle un poil prévisible. Ceci expliquant cela, après tout est dit, ça tape là ou ça fait mal, c’est rythmé, mélodique, cruel, pas
super varié mais ça agit un peu comme un mini best of de ce qui précède. « Au Puy du fou, j’me sentais chez moi ! »

On se demandait
: Le bordel-bonus de l’album : 25 minutes !! Une chanson quatrième mur sur le public, le pourtant très tubesque Punkachien qui fait très chanson d’Henry Des… cette chanson
partage le même playback que la chanson du skate rigolote. Entre temps, des mini sketchs ni vraiment drôles ni chiants qui collent un sourire sur le visage, on termine le tout sur une chanson
redneck interminable (qui fait très Mickaël Youn pour le coup là)

Que dire de Pamplemousse Mécanique? Les rares points négatifs viennent de cet espèce de carcan « Chanson Française » avec de la gratte acoustique grattée avec trois accords majeurs en
rythme reggae sur le 2 et le 4 (l’afterbeat diront les connaisseurs) mais ce serait un poil abuser, les chansons s’appuyant sur une logique de groupe, ouf. Les Fatals sont clairement un groupe de
scène, et je trouve qu’ils font encore plus mouche dans leur textes un poil mous sur les maux de quotidien que quand ils tentent de réellement s’engager : auxquels cas ils retombent dans les
sombres poncifs.
Sinon faut avouer que c’est album assez dense et complet, pratiquement un style par piste. Des moments de bravoure mélodiques mais surtout du texte, du vrai texte. Pas prise de tête, simple,
efficace, cru, terriblement cru. Je pense encore à Française des Jeux qui fait mal. Simple mais pas toujours, souvent accrocheur et toujours drôle, une bonne quantité de tubes potentiels, un achat
de qualité. Et le 5 Aout, j’allume la petite radio catalane du coin, et c’est Djembé Man qui passe. Mon slip s’en souvient encore.
http://www.capcampus.com/img/u/1/fatal_picards1.jpg
Après j’ai pas fait les choses à moitié, j’ai pris un DEUXIEME album comme cahier de vacances. Ils aurait été logique de
prendre le suivant, donc Le Sens de la Gravité, que tout le monde conchie sevère. Si PM est équilibré en pistes délire du quotidien/politique, le Sens… privilégie ce deuxième aspect. J’ai donc
chopé le prequel Picardia Independenza, qui en toute logique privilégie… le délire pur. Et la guitare électrique. Comme si le groupe avait totalement changé et l’espace de deux albums… à
l’image du groupe humainement parlant.

Je lance donc Picardia Independenza, avec la ferme intention d’avoir d’autres méga tubes joyeux en tête. Et comme dirait Vincent marronnier « Et là, c’est le drame »
Parce qu’il y a un énorme problème. En écoutant A l’enterrement de Derrick, J’aimerais pas être déjà mort, Non rien ne pourra ou même La Balade mentale, on a
immédiatement envie de passer à la piste suivante, et c’est un sentiment qui vient poindre quasiment sur l’intégralité de l’album! La voix d’Ivan est insupportable. Criarde, fausse, bref une grosse
punition pour les oreilles et les paroles paraissent moins drôles et recherchées du coup. Les ficelles de ces titres sont les mêmes de ce que j’écoute en boucle dans PM, là je les trouve juste
incoutables. Derrière c’est que de la gratte electrique, un atout majeur me direz vous. Ben comme la voix. La plupart des riffs jouent sur la dissonance, pas avec le talent d’un Fugazi, la c’est
juste pénible. Argh.

La popularité de Dors mon fils n’empêche pas le titre de souffrir des mêmes défauts qui passent un peu mieux, le tempo étant assez bas. Thême sympa, paroles un peu simples, disto sur le
refrain… mff mouais. « P’têtre que c’est juste du sable qu’ils mettront sous tes paupières » Ouais on y torture des bébés, j’approuve.

Est ce que tu veux avec moi
est un peu plus conceptuelle. Une tournerie un peu disco en boucle sur laquelle va se poser le monologue d’un Pascal Negre en herbe en quête d’inspiration pour le
prochain tube vite fait. La serveuse débarque et banco! Est ce que tu veux avec moi, dancedothedancetothedanceonthedancefloor. J’aime bien cette piste parce qu’en imitant une catégorie musicale de
branleurs, elle en fait quelque chose d’assez rigolo et sympa à écouter. Puis le concept de construction de chanson en live est rigolo, même si on est dans le parodique là. Refrain mineur et
dissonant encore, mais réussi! C’est dommage que le mec s’arrête jamais de parler, parfois on a envie de lui « TG J’ECOUTE §§ »
On a tous des Prejugès est pas incroyablement différente. Riff dissonant, texte un peu rigolo, riff, texte, refrain, et on repête le tout. J’ai beau trouver ça relativement drôle, ça fait
pas super recherché que ce soit dans la construction ou dans les textes, avec des effets à l’hélium un peu chiants.

L’enthousiasme revient avec On Est des Oufs qui, à mon sens, était un bon single. Un riff tout simple mais qui reste en tête, trois accords de Si transposés hop magique. A mon sens le plus
drôle de la galette avec ses punks en cartons qui resquillent dans le métro les jours de grêve. Un bon carton destiné au live aussi. « On traîne tellement dans la rue qu’on a dix minutes de
retard à la messe »

Picardia Independenza, titre éponyme de l’album, est assez perturbant. Déjà parce que son rythme reggae semble un peu copié collé avec les Dictateurs (enfin vice versa, vous me comprenez) et
la visée du titre fait un peu « on va coller le plus de jeux de mots possibles en trois minutes ! » c’est assez drôle encore une fois, c’est assez musical, c’est rythmique. Mais c’est une
grosse bouillie sonore. Je crois que l’ingé son a fait grêve pendant les refrains et il s’est dit « pff on va mettre un delay sur la voix ça va masquer les défauts du reste olol! » c’est
con.

Le bilan est pas glop mais heureusement arrivent Les Bourgeois, une excellente transition avec l’album suivant, on dirait une piste mise à la dernière minute – je dit pas ça techniquement
parlant, elle correspond pas à l’intégrité de l’album. Elle est presque trop… humour noir. Mais rien qu’un peu. Je la trouve assez excellente du coup, avec sa petite guitare classique à la
Brassens. Un petit bonheur caustique avant les pistes cachées. Cette année encore il pleuvra à la fête de l’huma, ce sera la faute des bourgeois DES BOURGEOIS !!

Le reste est un peu neutre, puis hmmmf flemme là. Pamplemousse Mécanique est l’achat parfait car il incarne l’apogée du groupe dans un réel équilibre musical et textuel, avant c’est trop délire et
foutoir, après c’est ridiculement lisse et engagé, selon les autres hein. Parce qu’après une écoute-teste, j’aurais un avis un peu plus nuancé : Le Sens de la Gravité est un peu court et flemmard.
Un peu plus sérieux, dont fatalement beaucoup moins « jeux-de-mots » mais il contient de belles pépites, dont l’excellent…



C’est l’histoire d’une meuf
, qui incarne pour moi la chanson-fantasme qui tape un peu trop gentiment sur les Enfoirès, mais ça fait quand même un peu de bien. Et des cloches les gars. DES
CLOCHES. ET DU XYLOPHONE SUR P
AMPLEMOUSSE MECANIQUE.
J’ai toujours envie de les voir sur scène. Prochaine date parisienne : Janvier 2010, on en parle peut être en temps voulu.
Et vlan c’est le post le plus long du blog. Pour toi Ivan. Pour ce rail de nourriture pour poisson rouge.

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2 Responses to Tu joues mal et en plus tu joues fort

  1. Youe says:

    Ok je viens de découvrir Orange Mécanique. Ok, c’est pas des tubes de l’été, ok, c’est pas de la grande musique loin de là, mais c’est parfait, parfait pour bien triper.

    « Où sont les musiciens ? Ils sont dans la fosse ! »

    Pt’ite préférence pour le Djembé et le Sécurité de l’Emploi. Mais j’ai pas encore écouté les Dictateurs en entier.

    Pas encore écouté l’autre album mais ce que tu en dis ne donne pas très envie.

  2. Nashi says:

    C’est la fierté de ma région que tu découvre là =D
    Bref, tente de les voir en concert maintenant, si tu zappe les chansons du dernier album (du moins une bonne partie) tu va bien rigolay.