Monthly Archives: septembre 2009

Top familial et joyeux

Hé oui, encore un top 10, le dernier date de Février alors on peut d’ores et déjà clamer que
ça devient une mauvaise habitude. Après mes dix décès introductifs préférés de SFU, voilà mes 10 Pixar favoris, pour deux
bonnes raisons toutes simples : d’une part j’ai pu mater le dernier (donc le dixième) il y a deux semaines, de quoi se forger une opinion avec un peu de recul et c’est surtout la dernière occasion
qu’on a de faire un top de ce genre. J’entends par là que Up termine une « ère Pixar » ponctuée d’univers inédits, et qu’à partir de ce point l’influence Disneyenne va être trop pénible (le synopsis
de The Bear And The Bow ne donne pas envie)

Valà donc mon ordre de préférence. Bien sûr, c’est Pixar, c’est l’excellence, mais en les mettant au même niveau on arrive à les comparer…

#10 * TOY STORY

Je sais, c’est une honte, une preuve ultime de mauvais goût mais j’y arrive juste pas. Premier Pixar sorti et vu (avec des étoiles dans les yeux
bien sûr) mais 15 ans plus tard ça ne passe plus vraiment. Avec toute la spontanéité technique que ça avait à l’époque, je trouve cet univers relativement laid. Quand je dis « univers », je pense
surtout aux deux jouets principaux et aux quelques humains assez hideux. Alors bien sûr, c’était l’étalonnage donc le meilleur film d’animation d’époque, logique. Je trouve qu’il a affreusement
vieilli, dans ses mécaniques, dans son humour, dans sa morale très complémentarité/amitié qu’on retrouve pratiquement dans les 9 autres… je ne suis juste pas fan du tout. Bon, quelques catchrases
et idées sympas, comme le fameux « Grappiiiiiin » – et ça a donné pas mal de private jokes sur les suivants (amusez vous à retrouver les références de Toy Story dans les pixar Suivants…)

#9 * CARS

http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/Frank__s_gonna_get_you_by_Splapp_me_do.png

Il serait un poil mieux classé si je n’avais pas autant d’espérances sur celui-là. Dire qu’au début, les personnages étaient exclusivement des motos… ben encore une fois, j’ai beaucoup de mal
avec les protagonistes. On a comme l’impression qu’ils ont suivi le schéma qui tournait un peu en rond (Le perso principal – son équivalent et opposé féminin, une bande de persos de soutient haut
en couleurs comme les autres jouets, les poissons du bocal, les insectes du cirque etc etc) et qu’ils avaient admis que c’était la fois de trop, sans mettre trop de fond. Cars ça démarre sur les
chapeaux de roues, avec cette première séquence sur-rythmée et efficace, puis dès que Flash MacQueen reste dans son bled paumé on tombe dans les travers évités jusque là : nostalgie et puritanisme
trop gratuits, apologie de la « victoire noble » – j’ai pas vraiment apprécié. C’était super plaisant, comme d’habitude, mais là tout manquait de saveur, tout semblait repris, forcé, le sidekick
énervant au possible bof. Dommage. Et non, une merco, même féminisée, même avec des lêvres, ça n’a pas de charisme. On va se taper une suite bientôt, re-bof.

#8 * TOY STORY II

Meh



Toy Story avec tout en mieux : beaucoup plus d’intrigues de fond plaquée sur les deux persos principaux, des tas de petites séquences drolatiques, meilleur techniquement, de nouveaux personnages
(dont le fameux gentil pas si gentil que ça) mais rien à faire, l’univers ne m’atteint pas. Rien d’autre à
dire.



#7 * UP

Alors !! D’une part c’était certainement le Pixar qui me faisait le plus peur, peur de ne pas aimer l’univers proposé. A la base, je préfère le postulat de base de la franchise : PAS D’HUMAINS. Là
c’est un peu différent, on rends un vieux et un petit gros aux yeux bridés le plus charismatiques possibles. Enfin, on « essaie » parce qu’à mes yeux seul le vieux Carl est attachant, l’autre est
surtout là pour faire le petit ressort comique et pour illustrer le coté cyclique de l’intrigue. Pour évoquer ce qui ne m’a pas plu : trop. De. Guimauve. Des bizarreries de traitement sur des
choses très gênantes, exécution méga simpliste du « méchant » (qui n’était qu’un vieil homme frustré par la quête d’une vie), fin neuneu au possible, toujours ce môme loin d’être attachant, le
« squirrel ! » qui fait tout sauf gimmick « humour novateur Pixar ». A part ça y’a cette fameuse séquence introductive qui a cloué tout le monde sur place (silence de mort dans la salle) et ça reste
assez enchanteur comme film. J’ai bien aimé les petites traces zélées de réalisme, comme le fameux bouquet de ballons qui se dégonfle au fur et à mesure de manière franchement convaincante.

#6 * THE INCREDIBLES



J’ai beau passer pour un geekounet je n’ai jamais aimé les Marvel et les histoires de super-héros. Du coup, quand en 2003 on se tapait le premier teaser du film, j’étais à la fois craintif et
convaincu : craintif parce que c’était du Pixar 100% humain, convaincu parce que ça avait l’air franchement drôle et bien foutu. Le film en lui même était à l’image de cette petite séquence inédite
: d’une part, je trouve que le cadre familial n’a rien à faire dans un Pixar (tout fantastique soit-il) et les personnages sont globalement assez moches et stéréotypés. D’autre part, ce film
véhicule une ambiance rétro assez géniale et bien exploitée, à tout les niveaux – musique au top, décors tropicaux et urbains qui font rêver – batailles de gros méchas – bref en dehors de cette
apologie de la solidarité familiale un peu chiante c’est surtout dans la forme que le film est marquant. Parce que la gamine émo et le gosse blondinet aux taches de rousseurs, nan. Vraiment.

#5 * A BUG’S LIFE

Lalalalala, le printemps est là.
Cool des insectes ! Cool un film drôle ! Cool un univers sympa et des personnages attachants! Le seul gros défaut de 1001 Pattes c’est bien son âge, il vient de choper sa première décennie (c’était
le deuxième opus de la firme) et techniquement c’est pas toujours très simple à reregarder tant le niveau actuel est élevé. C’est aussi le film qui a lancé la concurrence avec Fourmiz de
Dreamworks, et c’est à partir de là qu’on a eu une ribambelle de films d’animations de-studios-concurrents-avec-un-jeu-de-mot-pourri-toujours-avec-la-même-police-sur-l’affiche. Si c’est pas une
marque de qualité ça! Des tas de détails qui font plaisir : PAS de chansons, le petit bêtisier final qui humanise à fond des personnages de synthèse, un humour efficace et pas trop gnan gnan, top.
Une plâtrée de personnages secondaires excellents : phasme cynique, la coccinelle (« Ladybug » en VO) et ses problèmes d’identité, la chenille et son accent allemand… que de bons souvenirs.
L’univers du cirque transposé aux insectes : FUN.

#4 * RATATOUILLE

Une très très bonne surprise. Comme à chaque fois depuis Cars, je me suis dit « nan, c’est le Pixar de trop, ça va pas être top, en plus comment rendre un rat attachant, bof » et ben si,
complètement, c’est une réussite quasi-totale qui a tout pour plaire. Bon évidemment le Paris un poil embelli (et ses parisiens – on se tire dessus au flingue et on se fait des câlins) joue un peu
en sa faveur, mais c’est l’étonnante complexité des persos qui prime, que ce soit dans l’univers des rats ou des humains. Car OUI, c’est étonnant, Ratatouille comporte pas mal de persos humain
charismatiques et profonds. C’est le seul à mon sens, et tout ça est servi par une mise en scène et un rythme bien marqué, un mélange subtil d’humour et d’émotion (je pense immédiatement au
Critique qui replonge dans son enfance, passage aussi court que culte de moe. Une fois de plus, une fin assez bof et convenue (avec du recul ça fait effectivement beaucoup à avaler et ce
mélange de fantaisie et de « conséquences réalistes » est un poil perturbant) mais vite oubliée tant la globalité du truc fait plaisir. Si vous n’êtes pas rebutés par les clichés parisiens (qu’on
dirait revenu X temps en arrière) ça devrait très bien passer. 

#3 * WALL-E

http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/Wall-e1.jpg

Le paradoxe ultime. Le personnage le plus adorable du studio est une espèce de cube crasseux. Un cube irrésistible avec ses « Eveuuuuh! » incessants, Wall-e est incontestablement un fantastique
woobie, perso qui appelle au câlin tant sa tête et son attitude le suggèrent. On passe tout le film a faire « Awwwwww <3 »
La bande se décompose en deux parties bien distinctes, une démentielle, une autre un peu moyenne rattrapée par la première, bref le film aurait gagné à être monté à l’envers ah ah. La première
demi-heure, quasi-muette, est magistrale. Un fond glaçant mais techniquement superbe, pleins de petites pastilles qui renforcent le coté mignonkawaii du perso, qui le devient encore plus quand
débarque sa dulcinée Ipod. Séquence spatiale sublime, on a plein d’étoiles dans les yeux et le film change subitement… des tas d’humains obèses, moches, paresseux, intrigue écolo au possible,
mangez-bougez.com, plantez un arbre, fumez les algues. C’est difficile à surmonter et on a l’impression d’avoir subi une morale un peu évidente, un méchant tout pourri, des scènes un poil ridicules
et comme toujours un happy end très discutable mais impossible de résister à ces grand yeux qui appellent aux achats de DVD. Un très bon film et un plaisir indiscutable, malgré des trucs embêtants
l’univers futuriste roule tout seul car tout est léché, travaillé, refait et ça se ressent. L’un des moins drôles mais probablement celui qui laisse le plus rêveur, et c’est là tout l’objectif,
n’est-ce pas?

#2 * FINDING NEMO

Le seul vrai problème dans Nemo c’est une mécanique utilisée quatre ou cinq fois dans le même film : Marin et Dory s’arrêtent quelque part, se tapent un dialogue de remplissage et quelque chose
apparaît dans le fond, un élément qui va servir de prochaine péripétie. C’est un peu obvious à la longue mais c’est pas particulièrement gênant. On est fin 2003 et c’est techniquement le meilleur
rapport qualité/année de production. Le réalisateur aime bien commencer ses films par un gros drame qui sera l’excuse freudienne du héros principal, c’est assez audacieux j’aime bien. Tout est
grand, spacieux, le film cultive ce gigantisme pas dégueu du tout. Ce film illustre tout ce qui se fait de bon dans un Pixar : l’émerveillement. Le grand bleu, les égouts, l’Australie, le cabinet
du dentiste : des tas de décors rempli de petits détails, les personnages sont délicieux, y’en a pas un en dessous de l’autre – tous assez drôles ou mystérieux, y’en a pas qui ont le trait trop
forcé et c’est presque miraculeux! L’intrigue paternelle est classique mais bien menée, petits enseignements habituels discrets, gros moments de bravoure (l’explication du plan d’évasion, génial),
des tas de références et une BO bien planante. Comme un road-movie, en plus intelligent et en beau. Tout simplement.
Doublure de Julia Roberts For The Win.

Et donc, vous l’aurez compris… the winner is :

disney-newt.jpg image by MisterZE3


Blaaaague! Mais pourquoi pas. C’est
prometteur, mais c’est dans trois ans, snif.

#1 * MONSTERS INC

Classique. Mon petit préféré, et probablement la meilleure idée de départ pour un scénario du genre. Foutrement bien animé pour une sortie en 2002, extrêmement intelligent et drôle, peut être pas
toujours très subtil mais tout est là : action, aventure, suspence, petits passages comiques, petit microcosme et univers bien à part… c’est LE film où le chara design est on ne peut plus
important et il est heureusement assez travaillé. Message final assez nécessaire (inutile de vous rappeller que c’était assez tendu à l’époque) happy end qui fait sourire, plein de bonnes choses.
Petite B.O. jazzy qui ne coule pas du tout le reste.
Un méchant vraiment méchant, à savoir sournois, qui ne véhicule pas cette image un peu pourrie du mec juste diabolique naturellement, nan là on a quelqu’un qui finasse. (Sans oublier le
retournement d’allégeance surprise pour quelqu’un) à mater en VO, de préférence.
Bref l’excellence, dans le panier de l’excellence. Rien que ça!

Posted in Non classé | 8 Comments

Les bons conseils de tonton Andy

Kewa? J’ai même pas encore pondu un truc sur Weeds? Scandâââle! C’est vrai que je vous assomme un peu de critiques ces temps ci mais voilà hein.

C’est après cet argument d’autorité de fous que je vais vous introduire non pas ma résine spéciale (1) mais cette fabuleuse série qu’est Weeds. Les anglophones auront pigé de quoi il s’agit, les
autres ont le droit de lire la suite. Partons d’un raisonnement en aval : c’est Showtime qui la commande et la diffuse. Cette chaîne c’est aussi d’autres trucs formidables comme Dexter ou
Califonication mais c’est avant tout une chaîne payante, comme Canal dans nos vertes contrées. Et contrairement aux animes où on regardera davantage le studio de production, une série américaine
est bien plus caractéristique selon la chaîne qui la commande… et je le répète, on est dans le payant. Selon le raisonnement simpliste que je viens tout juste de trouver, une chaîne payante
produit des séries de meilleures qualités car elles sont coutumières de tout ce qui peut choquer les puritains bien-pendants de la Fox (bon évidemment ce n’est pas vrai mais chaîne payante :
meilleures séries, point) voyez plutôt, on parle de Showtime et d’Home Box Office, qui a diffusé tout ce qu’on peut catégoriser dans les « oeuvres majeures », dont la sainte trinité des séries
ricaines (Six Feet Under, Oz, Les Sopranos et The Wire ce qui fait quatre mais ça vous apprendras à tout prendre de façon dogmatique) mais aussi Rome et pleins d’autres trucs très sympas.

Voilà la restranscription de la réaction des différentes chaînes du PAF après visionnage de quelques épisodes de l’objet du crime :
– TF1 : « Wow c’est pas très banal. Si on le diffuse, ce sera à deux heures du mat’, ce serait trop dur pour nous de bouleverser les méméres qui matent les Expert »
– France Télé : « On l’a pas achetée, et on le fera pas. On avoue quand même que c’est une série de qualité, alors on est bien cons »
– M6 : « On pense l’acheter sans la diffuser, parce que c’est trop violent même si on a réussi à foutre Prison Break en prime, on aimerais avoir les droits des DVD »
– Canal + : « OK PROFIT !!! »

C’est donc la chaîne cryptée qui diffuse cette petite pépite en France. Chaîne cryptée et payante donc, la seule à produire des séries françaises un minimum potable (en même temps à coté y’a R.I.S.
police scientifique à coté ahah) la boucle et bouclée, vous aurez pigé mon raisonnement, en France le « mieux télévisuel » à un prix. Bon, pourquoi tout le monde pinaille à mettre Weeds sur les
écrans? Si vous n’avez pas encore saisi le sujet de la chose, c’est que vous avez un très mauvais niveau en anglais et c’est pas top avec les temps qui courent. Car oui, Weeds veut dire « Herbes » en
anglais, et on ne parle pas de la bonne odeur de l’herbe coupée mais bien d’herbe dans un bong ou de beuh dans un pétard. HOMONDIEU SUBVERSION, car le scénario du truc tourne autour de ce qu’on
peut respirer passivement pendant un concert de Moby.
Je développe…

Nancy Botwin est une femme sublime, incarnée par une actrice sublime (Mary Louise Parker, ce qui fait nom de vieille mais c’est trompeur) je veux que ce soit bien ancré dans vos esprits, c’est un
canon. Bref Nancy est une mère au foyer assez banale, habitant dans un petit bled de la banlieue de Los Angeles, Agrestic (j’ai récemment pigé que c’était un anagramme de « Cigarets » débauche
débauche) où tout le monde se ressemble, fait les mêmes trucs, a les mêmes réflexes, les mêmes habitudes, les mêmes espérances… une bourgade à la Desperate Housewives quoi. Maintenant, twist de
départ : Nancy vit son train train quotidien dans sa grande maison où cogitent ses deux mômes, et voilà que le père (Jeffrey Dean Morgan, l’homme qui meurt-toujours-de-la-même-façon) fait un arrêt
cardiaque. Stupeur dans la famille, stupeur pour cette mère qui, pour tenir le coup financièrement, va commencer à dealer avec le voisinage et à s’immiscer petit à petit dans le monde et la logique
de l’herbe qui fait rire – sans pour autant jamais en consommer.

C’est là que le pilote commence. On est dans un format comique, mais « comique de chaîne cryptée » à savoir des saisons d’une quinzaine d’épisodes d’une petite demi heure, à décors variables et sans
rires pré-enregistrés (au cas où vous auriez accidentellement le mot « sitcom » dans la tête) où les personnages ont leurs petites « storylines », les grands arcs narratifs agrémentés de petites
histoires ponctuelles. Je parlais de Desperate tout à l’heure, on pourrait penser à mélanger les deux spontanément mais les deux fictions ne se rapprochent que par deux points précis :
– La notion de « banlieue » y est très importante, dans les deux cas le conseil municipal et ses enjeux comiques veille, d’autre part la banlieue est quelque chose qui pousse rapidement, comme…
vous m’aurez compris
– Les deux sont à prendre au « premier degré et demi » mais quand Desperate fait parfois sourire, Weeds réussit réellement à vous dérider. Pourquoi donc?

Tout, strictement tout dans cette série est hyper léché, soigné, travaillé au poil. C’est la vaillante Jenji Kohan qui est à l’écriture et on sent bien la volonté de faire un truc à la fois
hilarant, parfois triste et novateur – ça ne ressemble à pas grand chose et c’est le but réel de toute bonne série télé. Et, bonheur, Weeds est une série à personnages.

Comment ne pas parler de la fabuleuse Nancy, trentenaire dépassée par les évènements et par ce qui l’entoure… un sublime petit minois, tout le temps en train de siroter un milk-shake mystérieux,
maîtrise au mieux l’expression « je suis paniquée ET mignonne ». De toute façons, les scénaristes l’ont bien compris, et l’un des produits de Nancy sera baptisée « MILF Weed », et si vous avez compris
ça, vous n’avez pas d’âme. Autour d’elle la maisonnée a quelque chose d’assez particulier – le fils aîné, Silas, est relativement normal dans un univers de dingues. Ado de seize ans, il débute la
série avec l’habituelle intrigue amoureuse (avec un sourde, ce qui impliquera MSN pour des séquences assez particulières) mais aussi Shane, le fils cadet d’une dizaine d’année, étonnamment précoce
avec ses yeux globuleux. Le genre de môme a faire des tirades sur la liberté d’expression ou la sexualité de sa mère… dans la maisonnée on trouve aussi Lupita (la femme de ménage latino, parce
que dans Weeds toutes les mères de famille ont des femmes de ménage latino) qui fait tous sauf la vaisselle, normal !
Pas très loin après le début de la série apparaît Andy, le beauf-branleur de base, élément comique par excellence, incarnation totale d’une catégorie de personnage très branleurs/glandeurs. Car
oui, Weeds c’est un peu l’apologie de la simplicité et de la paresse, apologie illustrée avec du fap fap par MSN interposé ou posage devant « Incroyaputes », le porno que tout le monde semble
connaître. Cette catégorie se complète pas mal avec Doug, le fonctionnaire qui, au boulot, lance son boomerang, se fait des sucreries spéciales ou mate des conneries sur Koreus, bref tout sauf
bosser. Il est perpétuellement en conflit avec Celia, la meilleure copine un poil psychopathe, qui n’hésite pas à faire manger en douce (beaucoup) de laxatifs à sa fille un peu enveloppée. A coté
de ça, il y a les « dealers », la mama négrita qui fait très vétéran dans le métier, le gentil Conrad qui dragouille gentiement l’héroïne…

Tout ce beau monde a perpétuellement un bong, ou un pétard dans la bouche, car Flash Infos, le thême de la série c’est un peu la démocratisation des drogues douces. Sous toutes les formes
possibles, que ce soit de façon classique, en space cakes ou même dans une sucette! Et le jeu et démentiel. Tout le monde paraît timbré, frappé, allonge les voyelles à outrance, fait des regards
dingues avant de balancer des phrases sentencieuses, certaines fins d’épisodes font leur petit effet.




Le matin est làààà, le matin est làààà, il faut se lever, le matin est làààà

Au delà de leur dinguerie, les personnages sont très attachants car assez réalistes : tous névrosés, toujours dans cette espèce de quête de sauver, voire cacher les apparences, il y a comme un
bonheur inaccessible pour tout le monde, et je ne préciserais pas le palliatif trouvé.

Car oui, effectivement, certes, il va sans dire, en effet, Weeds est remplie de bonne volonté et d’atouts majeurs, elle fait RIRE. Et ça, dans une décennie qui popularise le drama sous toutes ses
coutures, c’est difficile à appliquer, de manière audacieuse qui plus est. Trois ressorts : les personnages, okay classique. Tous très variés, mais aussi particulièrement intelligents à leur
manière. J’entends par là qu’ils ont la science infuse du langage et j’en viens au méga atout majeur de la série : les dialogues. Un vrai caviar comique, toujours le bon mot, la bonne vanne,
l’excellente comparaison qui va vous dilater la rate. Weeds, c’est un pelletées de gimmicks absurdes, comme Pittsburgh ou les Segways, voire les gens qui se baladent à poil sur les Segways… des
petits choses du genre, et des petites scènes complètement surréalistes au angles de caméra barrés. Les scénaristes sont complètement schtarbés et si ils lancent une petite idée de scénario dans le
vide dans X épisode, il n’hésitent pas à l’exploiter une saison plus tard.
« Si c’est cette folle de l’Alaska, je suis pas là. »
Zum beispiel : Nancy se rends chez un « fournisseur » spécialisé dans les gâteaux. Dialogue irréaliste de cinq minutes sur l’importance demesurée de faire du sport.
Autre scène démentielle : la leçon intégrale sur la
masturbation
, nombreuses métaphores et comparaisons à l’appui.

Dernier exemple que j’aime bien, scène rigolote où Andy se fait choper par les flics en présence de beuh, consultation chez l’avocate maboule…

– Alors?
– Probablement dix années de réclusion…
– …
– BLAGUE !

Maintenant, je suis définitivement calé sur l’apellation de la partie du corps entre le phallus et les saintes boules. Merci Lupita!

Puis il y a ce petit coté immoral, pas méga conformiste qui plaît bien. N’oubliez pas qu’on est dans les chaînes payantes, sur la globalité du truc y’a pas mal de choses assez osées : pas mal de
sexe d’une part, sous toutes ses coutures (si il y a des fétichistes des pieds dans le coin…) et pas toujours souhaité, que ce soit par « droit de cuissage » avec les obligations de boulot de Nancy
ou les aventures sexuelles du débridé Andy, qui va devoir affronter un gode noir assez effrayant de prestance (j’ai pouffé de rire en tapant cette phrase) après tout, avec la drogue douce aussi
omniprésente, pas trop de quoi faire beaucoup de chichis. Alors bien sûr les conséquences logiques vont de pair : parfois un discours très anti-Bush est tenu. Détester ses enfants ou être lesbienne
à 12 ans semble tout à fait normale. Est ce que c’est gênant? Pas du tout. D’autre part, la série étant très majoritairement composée de LOL, il n’empêche que certains passages sont assez méchants,
certains personnages sont exécutés très froidement et sans prévention aucune (hé, c’est le milieu, après tout) et le ressort de beaucoup de fins d’épisode consiste à « T’est dans la merde ». Le
season finale le fait toujours très bien, surtout le premier.

L’habillage sonore est assez particulier. Vous connaissez peut être la musique du générique, « Little Boxes »… à partir de la deuxième saison, la musique est interprétée par un groupe différent. On
se tape donc du « Ticky-tacky » par Death Cab for Cutie, Randy Newman, les Submarines ou même Linkin Park… les épisodes en eux même sont remplies de petites tourneries méconnus, pas toujours très
appropriées mais souvent efficaces, surtout en fin d’épisode. On retrouve ce schéma que j’adore, « Situation finale et retournement de situation/lancement d’une musique très sympa/début du générique
calé sur la zique » c’est très primaire mais ça marche chez moi. Et n’oubliez pas, si c’est bon pour moi, c’est bon pour vous.

J’avais acheté les deux premières saison pour 20 Euros sur CDiscount, c’était l’affaire du siècle, maintenant que la troisième est sortie en DVD c’est le prix unitaire appliqué, dommage, mais
recommandation quand même. Trois premiers épisodes un poil longuets et introductif mais les sur-hilarants quatrième et cinquième sauront apaiser vos doutes. Vraiment drôle, par son sujet, son
traitement, son soin, mes surtout ses situation et son coté verbeux, ces petites impros lexicales irrésistibles.


Approval tout court, à deux pixels du Golden mais ce dernier doit garder un certain prestige, han han n’est-ce pas. C’est ma meilleure série tragi-comique actuelle.
(1) On me signale dans l’oreillette que je viens de recevoir une plainte de Familles de France 🙁

Posted in Non classé | 5 Comments

Cargo culte

J’ai toujours été une grosse victime du mot « Collector » dans la plupart de mes achats. Enfin,
victime consentante, telle une héroïne de manga fallacieux, je plonge dans les couillonades à pieds joints – et j’aime ça. Si on zappe le coté dépensier compulsif, on peut dire que je suis
toujours attiré par les beaux packagings, les belles boîtes et les petits trucs inutiles qu’on peut trouver dedans. Exemple concret : découvrir Gurren Lagann et dépenser 30 Euros pour 9 Episodes?
Que nenni, autant dépenser 20 Euros de plus et se taper le luxe d’avoir une boîte à ouverture aimantée, un écusson et une foreuse en plastique. Avec du recul, ça paraît
un peu con et ça l’est probablement mais voyez-vous, difficile de résister à l’appel du sacro-saint « collector ».


Ben ouais, le mot impliquerait que posséder l’édition collector, c’est faire partie d’une minorité glacée et sophistiquée, c’est
l’élite et les filles de joie. Tu te dit « Tiens, je vais acheter Mon Padre chez les Nonnes V mais en EDITION COLLECTOR parce que je suis prêt à dépenser cinq euros de plus pour quelques bonus pas
nécessairement sympa et une boîte différente. » Le problème c’est que la notion même de Collector est (attention scoop) un peu désuète puisque l’édition limitée n’est jamais à court de tirage,
même des lustres après la sortie initiale, le prestige est inépuisable et n’acquiert pas cette petite légitimité de la rareté. Jusque là rien d’étonnant.


Là je reste dans le cadre des DVD de films ricains ou français, je me suis rendu compte que toute ma DVDThèque était prétendue
collector et que le DVD qui méritait le plus ce titre était… les 11 Commandements. Bah ouais, que voulez vous, le film m’a bien fait rire, la galette optionnelle propose carrément un autre film
sur le même principe – double le contenu de conneries Younesque – double le LOL – double l’intérêt et divise le rapport qualité/prix. Dans le reste de mes quelques films, le deuxième disque ne
contient que des Makings Off que personne n’a envie de regarder, de quoi regretter de dépenser plus sans se l’admettre réellement. Hé ben je découvre que dans le monde de l’animation les
proportions sont encore plus délirantes : ici pas de bonus de la sorte possible, on met donc des petits goodies dans les boîtes destinées aux chanceux/bourgeois.

 

 null

OUT ! Boom !

Deuxième problématique générale : en suivant une série par DVD interposés, faut-il faire preuve d’une patience à tout rompre pour
attendre une intégrale où acheter les saisons/box au fur et à mesure de leur sortie? Tout est fait pour que l’acheteur potentiel se fasse couillonner à la fin – impossible de savoir si l’éditeur
va sortir une intégrale à prix avantageux (courage, bientôt un coffret FMA intégral, attendu depuis une demi-décennie) ou si la parution va s’arrêter en chemin/vous faites faillite en route/vous
vous passionnez pour les dramas Japonais. Autant de questions matérialistes qui ne trouveront de réponses que par la prochaine vacuité de (mon) votre compte en banque…
 


Mais rassurez vous, il existe une manière encore plus aléatoire de dépenser son argent pour des objets de collection, et vous la
connaissez bien, puisqu’elle est sauvagement matraquée sur les écrans cathodiques – plus précisément à chaque été. Entre Olivier de Carglass et les très inquiétantes pubs LCL trône toujours une
réclame pour « redécouvrir » une série morte et enterrée à la Zorro et Mac Gyver, bref vous aurez compris que je veux parler de ces fameuses collections en librairie qui font le malheur de nos…
libraires. Malheur, je suis faible et j’aime beaucoup le concept quand l’objet de la-dite collection est un minimum sympa. Problème encore : l’objectif ultime de la chose étant d’avoir
l’intégralité de X parution est à la fois démentiellement long et coûteux. Vous connaissez le deal : sur la globalité, les produits achetés sont trois fois plus chers, passés le N°1 au dixième du
prix et le N°2 qui passe sensiblement à la moitié du prix suivant.


Et pourtant… ce concept m’a touché très tôt et j’ai pu terminer intégralement mes deux premières collections, faut dire que ce n’est
pas moi qui les payait (rire sardonique) je dois donc rendre hommage aux VHS Disney Magic English qui m’ont appris bien plus de trucs que le programme de primaire qui suivait juste après. C’était
complètement fou, toutes les deux semaines il suffisait d’aller chercher la VHS + Fascicule à thème, et chaque cassette contenait quatre cartoons commentés en anglais, quelques exos oraux, une
chanson et un « melting-pot » final de bon aloi, le tout étant basé sur un thème précis « Les nombres, le moment de la journée, les gentils/méchants » etc. Bref quand on avait l’âge visé c’était
parfait, nostalgie.

Deuxième collection complète à traînasser sous le lit – le château fort de Robin des Bois, magie… n’était pas méga fan de la
mythologie, le coté « modélisme » était intéressant parce qu’avec le numéro 1, on avait trois les trois quarts d’une première tour !! Démentiel ! Au fur et à mesure, j’ai donc collectionné les
pièces (que j’ai rarement mis ensemble) les figurines (que j’ai du mordiller un peu) et les fascicules (que je ne matais jamais). Ces deux truc correspondent bien à ce qu’on trouve aujourd’hui :
soit une série, soit des petits objets à collectionner, à rythme hebdomadaire ou bimensuel, toujours avec l’ineffable fascicule qu’on pouvait diviser dans le classeur qui va bien…

Entre temps, j’ai amorcé l’achat de pas mal de trucs plus ou moins utiles, comme par exemple… la fabuleuse collection Hachette des inventions de Gaston. 

null

Aisément la meilleure BD franco-belge ayant bercée notre tendre enfance, l’apologie de la sagacité et de la paresse ce qui a donc tout
pour plaire et encore plus vis à vis de ma pomme. C’est donc avec joie que je procure le premier numéro publié par Hachette l’avant dernière semaine de 2004. Ca démarre à 3, puis 7… puis le
numéro coûte 13,50 ce qui fait très très mal deux fois par semaine. Pourtant je me suis toujours dit que ça les valait : les figurines étaient bien faites, franchement grandes, bien finies,
toujours très sympathiques et mettaient en scène ce qui faisait le meilleur de la BD, à savoir les petits traits de génie absurde de ce personnage assez génial. Enthousiasme qui a duré assez
longtemps puisque je n’ai abandonné le truc qu’au douzième numéro. A un moment, je me suis vraiment dit « Je VAIS essayer d’avoir cinquante figurines différents de Gaston, rien que pour le bonheur
de les disposer et de les admiré avec gloire » … ce qui parait toujours assez cohérent avec le recul. Les fascicules fournis étaient loin d’être moches, en respect avec l’univers de la fiction,
parsemé de quelques petites anecdotes et précisions sur la BD, sur fond un peu encyclopédique. C’est tout ce qu’on demande, et c’était parfait. Le gros désavantage étant donc le prix, surtout
quand on est un petit collégien dépendant de son argent de poche…

 

Rebelote en Aout 2005 avec Les Aventures de Lara Croft. Bon, problème, cette fois ce sont les diaboliques éditions Atlas qui régalent.
N’étant fan que de la trilogie de base, je me suis bien fait séduire par l’habituel appel d’air « premiers numéros au prix réduits » et je me suis quand même payé une bonne demi douzaine de
figurines. Les statuettes étant elles même de très bonne qualité, rien à redire (Lara Croft dans un costume tiré de X jeu de la saga) c’est plutôt le packaging qui pêche un peu, comme toujours
chez Atlas, des fascicules de feignasses qui ne changent que par la couleur des pages (Rouge/Bleu/Vert et ça repart) Aujourd’hui, il m’est arrivé de retrouver ces figurines individuellement dans
des fnacs, pour 4 Euros (au lieu de 7 ah ah)Et on dirait que des gens ont essayé de s’abonner, ils ont eu des
problèmes
.


Ce sont aussi les Editions Atlas qui ont publié l’intégrale de Buffy en DVD. C’était l’idéal pour acheter la première saison, mais
après inutile de dire que l’affaire n’était pas méga rentable au vu des coffrets complets vendus par les fournisseurs un peu plus honnêtes – il n’empêche que se payer les quatre premier épisodes
de 40 minutes pour deux Euros avait quelque chose de puissant – ça l’est toujours pour une tonne de séries plus ou moins récentes qui subissent le même traitement – mais ça m’aura permis de me
replonger dans cette série qui sentait bon la « Trilogie du Samedi », et là si vous avez la musique du jingle en tête, c’est que vous avez bon goût. Packaging des DVDS et fascicules un peu
paresseux et potables, mais pour 9,9E ça passait relativement bien.


A l’inverse de mon meilleur acte de crétinisme aigü envers les Editions Atlas, qui publie en 2004 une collection intitulée « Les
Meilleurs Comédies du Cinéma Français », passés les premières affaires je me serait tapé une dizaine de films très très nuls, emballés dans des boîtes blanches et moches. Bon, super, j’ai
découvert « La Chèvre » et « Gazon Maudit » mais c’est avec la Septième Compagnie que j’ai commencé à avoir une opinion assez dégueulasse du cinéma français en général. Vous vous souvenez peut-être,
le numéro 1 devait être les Visiteurs, qui lui valait le coup avec son prix ridicule et le bon lot de répliques cultes qu’il contenait… mais acheter à l’aveuglette « La Cage aux Folles » et
« Pédale Douce » pour 15 Euros, c’était quand même une belle preuve de connerie de ma part. (Et je ne dit pas ça pour le thème des films, mais bien parce qu’ils sont chiants et sans
intérêt) 


Heureusement, on revient avec du lourd avec l’un des deals les plus honnêtes qu’on a pu mater
chez
nos libraires, et ouf : on revien
null
t aux éditions Hachettes. Une collection sur Magic les gars, difficile de pas y succomber. Surtout que les numéros étaient basés sur un deck à thême à
construire, chaque sortie offrant le fascicule encyclopédique habituel, un morceau du « deck du moment », un paquet de cartes comme on en acheterais en grande surface (aléatoires, donc) et des
pages en plastique pour ranger les cartes superflues et faire comme les collectionneurs dans les films. L’idée, excellente, était loin de nous prendre pour des cons : moins de 5 Euros toutes les
deux semaines, cartes utilisables pour les tournois, contenu écrit de qualité et bien illustré, classeur offert rapidement… un excellent souvenir que j’ai abandonné, faute de joueurs adverse.
Faut dire que faire des parties avec quelqu’un qui suivait la même chose et qui avait donc le même dec
k, ça avait quelque chose de cosmique. Ce qui ne m’empêchait pas de gagner ha ha.


Enfin, tout récemment, la collection « Cours de dessin Manga » m’a fait un peu de l’oeil, ce qui n’avait pas d’intérêt puisque je suis
et je resterais une grosse bouse en dessin mais histoire de voir un peu ce qu’était le concept de « Cours » pour eux. Apparemment c’est pas si mal, assez pris aux sérieux, des petits exemples
scénaristiques pratiques qui n’ont rien de superficiel et des indications de dessins relativement représentatives et concrètes. Bien sûr personne n’utilisera ça pour apprendre à dessiner mais on
retrouve le coté « Collector » au fur et à mesure puisqu’une boîte à dessin est fournie avec le numéro 2, boîte dont l’unique plaisir et de voir son remplissage progressif… même si pour des
petits prix il ne faut pas s’attendre à ce que les crayons et l’encre fournies avec les premiers numéros soient d’une qualité infaillible, c’est un petit truc qui m’aura fait redécouvrir le
plaisir d’acheter un beau « Numéro 1 » avec son beau carton qui embête le caissier et qui finit à la poubelle.    

 

En somme, un concept pas méga honnête mais qui m’a toujours séduit, pour peu que le thème traité soit un minimum attractif. Que voulez
vous hein, réminiscences de Pokémon, Attrapez les tous. La chasse aux goodies est ouverte, et c’était en quelques sorte les prémices  des achats qu’on peut faire aux conventions
d’aujourd’hui…                  

Pour finir et ça n’a aucun rapport avec le reste, c’est avec une petite tristesse sincère que je vous annonce le décès officiel de
Concombre Radio… qui aura tenu une quizaine de mois avant de tomber sous les quotas officiels imposés par Radionomy. Hé ouais, tu fais pas X temps d’audience, tu te fait jeter comme un malpropre
sans prévention aucune. Là c’était encore plus joyeux puisque la
radio a été désactivée AVANT que je reçoive le mail fatal. Bref voilà, j’ai un peu
l’impression d’avoir fait des ajouts et des tonnes de jingles pour pas grand chose, si vous voulez déposer une gerbe, merci d’insérer la phrase « J’ai les dents du fond qui baignent » dans les
commentaires.

L’avantage c’est qu’à la place je vais pouvoir faire des liens vers des pages fixes – et donc un descriptif général du blog par
extension. C’est à la fois cool et chiant.

 

Posted in Non classé | 11 Comments

A la bourre

Oh! Hystérique! Je ne vous ai pas entendu venir. Salutations et bienvenue dans le post
« Réponds aux chaînes des bloggeurs et à diverses conneries pour emballer le tout »

C’est une excellente question! En fait, non, Jack Bauer ne va pas aux toilettes. Tout simplement parce que Jack n’a pas de pénis! Si Jack était un homme, un vrai, il arrêterait de torturer de
façon surréaliste les pauvres innocents qui n’ont rien demandé (preuve d’une grande préciosité) et arrêterait également d’agir comme la dernière des chochotte quand il s’agit d’exécuter le
méchant de la saison (ce qui l’allonge, curieusement). En revanche, quand bien même Jack n’a pas de pénis, ça ne l’empêche pas d’avoir des couilles. Pour preuve, il enfanté Kim Bauer, une
fille… sans cerveau. Il manque toujours quelque chose chez les Bauer, d’ailleurs sa femme n’a plus de vie.

Probablement pour la même raison qui fait que les gens n’aimeraient pas que je dise que Spike ne survit pas à Buffy, ou que Nate ne survit pas à Six Feet Under, où que Patrick MacGoohan est le
véritable cerveau dans le Prisonnier…

Pas d’inquiétudes, dès que le Quartier Libre sera terminé
😉


J’aime pas les maladies. J’aime pas les maladies.
J’aime pas les
maladies. J’aime pas les maladies.
J’aime pas les maladies. J’aime
pas les maladies.
J’aime pas les maladies. J’aime pas les maladies.

MICROOOOOOOOOOOBES !


Ah, ça c’est plutôt facile. En fait, dans deux réalités alternatives, il y a deux finales possibles : celle qui est méga-prévisible et la finale que la production voudrait à tout prix. Bien sûr, sans compter que Secret Story est la concrétisation de tout ce que la télé peut faire de plus crétin,
et que tout téléspectateur de se truc ne mérite pas de vivre.

*part se pendre*


Bah, si tu penses que ton impact est trop petit et que ça n’en vaut pas la peine de s’en occuper… il faut dire que quand il fait chaud (comme aujourd’hui) on met la clim! Mais voilà, l’impact
n’a pas supporté le changement brutal de température. Bien sûr, si demain ça vous arrive, on remplacera votre pare-brise. Vous risquez de payer une franchise. Mais si vous nous appelez dès que
vous avez un impact (si il est plus petit qu’une pièce de deux Euros et hors du champs de vision) on répare votre pare-brise sans le remplacer ! On injecte notre résine spéciale en trente
minutes, le résultat est presque invisible et le pare-brise retrouve sa solidité. En plus, avec votre assurance bris-de-glace, le plus souvent, la réparation ne vous coûte rien. Non, vraiment, ça
ne vous coûte rien. Alors n’attendez plus!

Sinon vous pouvez arrêter de prendre votre bagnole pour rouler sur les gens. Je SAIS ce que vous avez fait !

Ahlàlàlàlà. Si j’étais de plus en plus aigri à chaque fois qu’on m’aurait fait cette vanne toute pérave, j’aurais pu m’en coller une sans le faire exprès. Mais laisse moi te dire un truc.
Tu est chauve §§§§§

Et bien ça donne « Tire-fesses pour les limbes », un morceau ni trop gentil, ni trop méchant. Pas vraiment rythmé sans être lent, pas trop progressif sans pour autant être bourrin. Ni marquant ni
chiant. Ni intéressant sans vraiment être savoureux.

Un morceau centriste.

Des posts gratuits dont personne n’a rien à foutre ! \o/

Ah, je suis sûr que vous ne voulez pas le savoir.

PERSONNE ne le veut.

Posted in Non classé | 9 Comments

999 110127 4242564

Amis terriens.

Me revoilà en rapport de mission d’une petite virée parisienne pour faire quelques achats compulsifs. Outre une rencontre complètement inattendue mais néanmoins bien marrante, j’ai le plaisir de vous annoncer que je détiens le Graal, le trophée ultime qui donne des palpitations de la culotte.

LE PREMIER BOX DE L’ANIME SOUL EATER.
Courage, c’est l’une des dernière fois que j’en parle frontalement. J’en avais déjà rapidement parlé et , sans vraiment me focaliser sur le truc – cette fois, c’est la bonne, après les trois précédents pavés, voici un pur laïus un peu
plus court de fanboy.
La puissance de Soul Eater est telle que des gens détournent des avions avec. T’est un passager, tu sors ton DVD et les gens disent « OH ! Il a des DVD Soul Eater ! Laissons le prendre le contrôle
de l’appareil, on ne peut rien faire ! » Cet anime est tout simplement mon coup de coeur de l’année. (Re) voilà pourquoi.

Mon premier contact avec la série se fait en fin du Volume 19 de Fullmetal Alchemist, quelque part en janvier dernier. Le-dit tome proposait quelques pages d’une future licence toute fraîchement
acquise, au dessin pas méga glop mais au scénario aguicheur. Ma première réaction « Mais c’est une redite de Shaman King ! » évidemment c’est un peu foireux comme raisonnement, ce n’est qu’à moitié
vrai. D’une part le scénario et l’aspect sur-animiste de la chose, d’autre part la cible des ces séries : ce sont tout les deux des shonens. Je ne me permettrais pas de jugement de valeur au vu de
ma piètre connaissance de SK. Non, le vrai shonen comparable c’est bien sûr Fullmetal Alchemist ; Publiés tout deux par Square Enix, tous deux adaptés en animes par Bones. Quand vous entendez ce
nom, je veux entendre vos poils de cou s’hérisser – vous DEVEZ craindre ce nom – ces mecs font de l’or. 51 épisodes chacun, un bon petit nombre d’openings/endings, et surtout un scénario librement
adapté pour un manga inachevé. J’aimerais que vous vous souveniez du plaisir, de l’émotion, bref du bonheur procuré par FMA – Soul Eater l’égale parfaitement. En outre vous pourrez vous vanter de
faire preuve d’un poil d’éclectisme, la preuve, j’ai les DVD sous la main, une diffusion télé semble de moins en moins probable, et c’est franchement dommage. FMA, on l’a tous découvert en Anime
puis en manga, les deux étaient juste différents. Là, on a d’abord découvert un manga au débuts pas génialement dessiné, puis une adaptation qui envoie du bois/du cassoulet sur Saturne/du pâté, le
Shonen de l’année, THE anime 08-09. On en parle pas assez et c’est un scandale.

Piqûre de rappel pour le scénario : Ecole Shibusen des manieurs d’âmes, où des ados au look improbables s’allient avec d’autres ados aux looks improbables pour défendre l’idéologie du
Dieu-de-la-mort-à-la-voix-de-débile contre les méchants démons. (J’ai failli écrire les « méchants débiles » mais c’est ça taper devant Secret Story hein) Ok, vu comme ça le scénario à l’air un peu
neuneu mais n’oubliez pas le mot-clé « Shonen. » Maintenant oubliez l’idée reçue « Shonen = Naruto » et remplacez le par « Soul Eater = Le regarder guérit du cancer » Ca ne voulait rien dire mais
comprenez bien mon enthousiasme cosmique autour de cette franchise, moi qui ai des goûts archi carrés et restrictifs, un peu difficiles pour ainsi dire.

Le mot magique « shônen » parmi à l’anime de ne pas avoir de limites et de s’autoriser toutes les joyeusetés scénaristiques envisageables, c’est surtout la porte ouverte à LA chose inhérente aux
produits de qualité : un univers. Encore. Celui ci est bien plus poussé que dans Hinamizawa : délires graphiques, savants mélanges entre lieux réels et fantasmagories de mangaka, tableaux
délirants, décors de dingue entre ambiance gothique et avant-guardiste : on nous prends vraiment pas pour des cons. En plus il y a comme un souci du symbolisme dans la série, que ce soit dans le
chara-design ou l’habillage : des âmes « customisables », des petits signes distinctifs, un très louable souci du détail qui fait plaisir.

Et maintenant, la bombe atomique de l’anime : le casting. Une bonne série, c’est de bons persos, c’est capital. Ici l’intégralité des personnage est incroyablement léchée, à tous les niveaux. Ne
serait ce que dans les personnages principaux – Soul/Maka/Death The Kid/Soeurs Thompson et les autres, là. Soul à les cheveux blancs, les dents pointues, à un poster de Portishead dans sa chambre,
fait de la moto, du piano, porte bien le costard et respire la coolitude. Maka est une héroïne de shonen non insupportable (rarissime) tout en nuances et en finesse. Death the Kid… voilà. C’est
un dieu, fantastique design, toqué, manie des flingues. Black Star paraît juste insupportable de prime abord mais les quelques épisodes qui lui sont dédié montrent un mec un peu plus intelligente
et posé, malgré une morale « Koh Lanta » un peu chiante. Mais la palette des personnages est fantastiquement vaste : Shinigami Sama le gros bourrin, Stein = charisme, Medusa la méchante qui alterne
démentiellement bien la méchanceté pure avec cette aura saikse assez improbable, Spirit qui incarne un peu « l’humour manga » à son meilleur, et Excalibur, Excalibuuuuuuuur. Le personnage qui avait
tout d’un mème, qui a eu ses moments de bravoure avec deux épisodes hilarants. Je tiens pour preuve le passage le plus LOL de l’épisode le plus LOL de la série (je vous aide, c’est entre le 31 et
le 33)  :

 » – Good Morning, Hiro! *Bruitage débile 1*
 – Good Morning, Excalibur! *Bruitage débile 2* »

 Aaaah quel bonheur. Cet épisode et le 14 m’ont bien déridé, et pourtant l’anime possède ses quelques passages un peu glauque (cet aspect animiste n’empêche de triturer un peu la chair et le
corps humain, le temps d’une séquence assez dérangeante)
Et nous y voilà. LE perso GAR qui fait palpiter tout mon émoi quand il apparaît à l’écran…



CRONA. C’est d’abord un plumage : robe, épée, look méga déguigandé, tout en courbures, pupilles gigantesques, cheveux roses et boutons de manchettes. L’intérieur est
encore mieux : perso complètement autiste et torturé à la voix irrésistible, tout en souffrance, en folie et en attitude un poil émo, sang noir et Ragnarok qui n’a de cesse de la maltraiter, ce qui
donne des séquences très « Awwwwww <3 <3 » Typiquement le personnage qu’on VEUT voir évoluer, qui donne envie de participer quand d’autre lui font des câlins encourageants. Une psychologie
développée dans ce milieu, c’est rare, je prends, je suis pas amoureux mais hmm. PAS LOIN.
La petite cerise c’est qu’on ne sait jamais vraiment si c’est un mec ou une fille.
Et l’ambiguïté les gens, ça stimule. Sisisi. Bref premier syndrome évident de moe sur un perso qui n’obéit absolument pas aux poncifs du genre, bien au contraire! 

L’intégralité du casting Soul Eater : si ils sont dans mon lit, je ne suis pas sous la douche. On pourrait faire un tournoi sur le « perso le mieux habillé » ! Après Soul Eater, j’ai plus honte de me
balader en cravate blanche.

Okay, deux mots sur la différence manga/anime. Comme je le disais un poil plus haut, le début du manga est pas génialement dessiné et il faut faire preuve d’une certaine tolérance – d’autre part,
les deux supports ne démarrent qu’après un certains temps : quelques chapitres/épisodes ne servant qu’à introduire le « trio principal » et lancer des pistes, et les choses sérieuses ne commencent
qu’après une quinzaine d’épisodes. C’est comme ça! Et n’allez pas dire que le début est mauvais, ce serait preuve d’une mauvaise foi gênante. Pour le dernier quart de l’anime, Bones à du improviser
un peu et ça ne se voit absolument pas si vous ne lisez pas les scantrads (et vous aurez raison) mais voilà : la fin pue. Les cinq dernières minutes sont à jeter, plus expéditif, nébuleux et rapide
tu meurs, dommage. Heureusement, bien vite la sensation d’avoir autant pris son pied pendant cinquante autre épisodes revient.

Le deuxième méga point fort en faveur de Soul Eater c’est sa bande son. Vous le savez, l’habillage musical d’un anime tient en deux catégories : les petites musiques d’ambiance récurrentes (les
BGM) et les Openings/Endings qui habillent le truc.
Les premiers sont parfait : d’habitude, la musique d’ambiance obéissent à la logique de la basse dans un
groupe. On ne l’entends pas, mais son absence fait sentir un manque. C’est même pas vérifié ici : les musiques d’ambiance sont expérimentales, accrocheuses, inventives, je suis vraiment tout joie
de le dire et l’épisode hilarant de Scrubs que j’écoute vaguement ne m’aide pas à trouver du mal à la BO de Soul Eater.

Qu’en est-il des openings et endings? Vous le savez, je prête une attention tout particulière au mot « générique ». L’habillage introductif est tout un art, que ce soit au niveau esthétique ou
musical. En l’occurrence, il tourne, et 6 séquences différentes se succèdent le long du truc. Trois endings sur quatre sont surkiffants. Comme dans FMA : un « introductif », un « mignon », un « rythmé
urbain » et un « émouvant ». Synchronisme image/musique, les deux étant toujours léchées et excellentes, je kiffe, je kiffe. Mais non de dieu je m’étonnes moi même d’être aussi jouasse. Phrasès
hurlès, petits riffs de piano, le japonais chanté n’a jamais été aussi jouissif et parlant.
 


Mais bordel de Dieu du rap japonais. Du RAP. JAPONAIS. L’improbabilité du truc est à la hauteur du génie derrière. Ces petits coups de violons, ce souci de
l’harmonie, ces paroles poétiques (la magie du fansub) qui collent aux persos, c’est du travail bien fait. Je suis conquis, conquis.

Parlons un peu du DVD pour finir. Je trouve le prix ahurissant, exemple simple ; Si un coffret Intégral SFU coûte 200 brouzoufs à sa sortie, et regroupe 65 épisodes de 55 Minutes. D’autre part, si
trois DVD de 11 épisodes x 25 minutes coûtent 40 brouzoufs, sachant que l’un des deux coute mille fois plus à produire, ou est l’arnaque? HEING? C’est dur d’être un fanboy. Je suis u fanboy comblé.
Fanservicement parlant. J’me comprends. Le packaging est sympa, de beaux artworks, même si les sérigraphies sont entièrement consacrées à Maka. Des tonnes de pubs, des menus surmoches, pas top.
Heureusement, toutes les pépites de transitions, les « Late Show » sont présents en surnombre, et on peut visionner indépendamment les génériques, c’est un beau geste. La VF? Dans le panier « moyen ».
Soul et DTK devraient être inversés, Black Star est un peu insupportable et Maka à une voix bizarre. Excalibur est carrément insupportable (je ne sais pas si la fidélité à la
relou-ti-tude du perso s’adapte à ce niveau là) et ils ont collé à Crona là VF de… Excel? J’ai l’impression d’entendre Pascale Duchemin, et je trouve ça bien trouvé, couplé à un Ragnarok parfait.
Je le redis, la VO est excellente aussi, elle m’a carrément réconcilié avec la langue japonaise, tout est méga réfléchi et approprié au niveau des phrasés, puis vous aurez le plaisir d’entendre
l’idiome « DEI-JA-VOH » (à savoir « tout va bien) au moins trente fois par épisode, ce qui est rigolo est chaloupé. J’ai mal au crâne, ouille.
Allez, VLAN!

Merci Damien! Nan pas toi, l’autre. Le frère d’emmerdement-devant-Faith No More.
Bon, vous me
dites « Un argument final pour suivre tes conseils et dépenser ton pognon? »

 

BECAUSE I’M BATMAN.

Posted in Non classé | 9 Comments