Petit stylet gros attributs

Up… down… CHU! CHU! CHU!

Double post aujourd’hui, si vous êtes des vrais fanboys je vous invite à mater ma contribution sur l’éditotaku dans le
cadre du
quartier libre.
Sur un air connu : « Voici venu le temps du post annuel sur les rythms games… » j’ai en effet pu terminer un énième jeu de
rythme sur DS, jeu intéressant mais pas assez pour qu’on s’y attelle de suite. Je Je Je Je. Je sens tellement en avance que ce post va être bâclé que je tourne mégalo, gosh

Sans transitions, une vérité générale purement gratuite : un jeu accompagné d’un accessoire est nécessairement plus fun que la moyenne, et ce plaisir de jeu est plus ou moins proportionnel à la
taille du-dit engin (et souvent du prix, inévitablement)
Si je fais un petit historique représentatif en prenant des exemples au hasard…

 – Samba de Amigo sort en 2001 sur Dreamcast. Le simple fait que ce jeu soit très « japonais » dans l’âme fait de sa sortie française une véritable surprise, cette dernière étant vite ramollie
par le nombre extrêmement faible de copies pressées (vendues exclusivement dans les Fnacs!) Les gamers alertes ont pu se procurer un jeu accompagné de deux belles maracas en plastique, à
mouvoir selon six points précis autour de vous – en rythme avec la partition donnée. Il passe un peu inaperçu mais obtient quand même son test dans Picsou Magce qui est un signe de puissance
évident. Inapercu mais FUN.

– La fameuse saga Dance Dance Révolution : jeu d’arcade ultra connu, des tas de variantes et suites sont vendues sur PS2 tout le long de la durée de vie de cette dernière. Avoir un tapis de danse
DDR est un prestige évident, comme avoir un poste de télévision dans les années 60 : tout le monde vient chez vous pour en profiter… et ce n’est qu’un tapis pliable en plastique façon Twister.
FUN. Un peu moins pour les pauvres qui y jouent sur clavier.

– Toujours sur PS2, la saga Eye-Toy aura fait son petit bout de chemin entre 2002 et 2005. Une caméra connecté à la console, un fond blanc de préférence et en avant, votre corps d’éphèbe apparaît
dans la lucarne et vous devez gigoter pour progresser dans divers mini jeux plus ou moins réfléchis. A noter qu’une version nommée « Kitenic » sort en 2004 et vous propose un entraînement intensif,
dans un programme évoluant avec vos résultats. Ca doit vous évoquer un blockbuster récent d’une firme japonaise mais chut, c’est un secret. En l’occurrence, l’accessoire c’est vous même, ce qui ne
manque pas d’interêt, de fun et d’ironie.

– C’est toujours en 2004 que la Gamecube sort son premier jeu de rythme en la « personne » de Donkey Konga. Deux moutures, livrées avec un paire de congas en plastique et des playlist composées de
reprises pas franchement éclectiques et de morceaux connus de musique classique. (Das ist sehr originäl.) Le Gameplay est tout bête, conga de gauche, conga de droite, on tape dans ses mains.
C’est pas fouillé pour un sou, la difficulté y est ridiculement faible (comme dans tout bon jeu de rythme Nintendo qui se respecte) mais ON Y CROIT. Le plaisir de jeu est bien là, on cogne
sauvagement sur ces simili-peaux en rythme pendant deux bonnes semaines avant de passer définitivement à autre chose.

– Le panel des vrais faux instrument s’élargit en 2006 avec le début de la firme Guitar Hero. La bête est immense, CINQ je dis bien CINQ frettes simulées, un système de « médiator » bien pensé, bonne
playlist, bref l’apogée en terme de « fun » – une guitare, toute plastique soit-elle permet de réaliser nos fantasmes de rock-star et de crâner auprès de nos relations. Je ne vous apprends rien,
de nombreuses suites ont été imprimées, pas toujours approuvée, la saga tombant toujours plus dans le mercantilisme à outrance. Avant que Rock Band avec sa batterie, bien sûr. FUN en
perspective.

– Enfin, le récent Wii Music, bide absolu, que ce soit dans sa pauvreté générale, son gameplay aléatoire ou son – tout simplement – manque d’intérêt. La bête ne se joue qu’avec la wiimote
classique. Donc pas d’exotisme. Donc pas de fun. L’un des premiers gros faux pas de Nintendo, période « je tourne une pub familiale dans un immense appartement new-design »

La conclusion de tout ça est déjà faite, un jeu utilisant un périphérique inhabituel est toujours plus drôle, d’autant plus si ce dernier prends de la place et fait mal au portefeuille. Dans une
assimilation toute basique : gros produit = gros investissement physique du joueur = addiction toute faite.

MAIS MAIS MAIS. Les petits génies derrière Wario Ware se sont amusés à démonter ma théorie avec deux ans d’avance, en sortant Rythm Tengoku. (Rythm Heaven pour la version américaine)
Rythm Tengoku est un opus GBA, longtemps prévu dans l’hexagone mais jamais sorti au final. Il fallait donc faire preuve de piraterie pour se procurer la Rom et voir de quoi il en retournait. Et là
problème! Aucun périphérique GBA sur les jeux de rythme n’ayant existé, vous en déduisez rapidement que le jeu se fera nécessairement avec les simples boutons de la portable mauve. Les Rythms Games
de ce genre sont assez rares, les bons du moins, le seul exemple me venant en tête étant les Parrapa the Rapper sur les consoles Sony. Un curseur défile, il faut appuyer sur les boutons indiquès au
bon moment, le succès du jeu s’étant appuyé sur la qualité des chansons et des animations.

Sans plus attendre, le vif du sujet. Voilà un extrait représentatif du truc. Le remix, comprenez le « boss » de la première phase du jeu.
Reprenons le concept Wario Ware : des micros-jeux de deux ou trois secondes, sans aucune indications sur les boutons à utiliser, ou plus simplement sur l’objectif à remplir, tout fonctionne sur
votre sens de la déduction et votre improvisation.
Cette fois, on rallonge considérablement la durée des mini jeux qui ne dépassent pas les deux-trois minutes, et tout le gameplay se base sur le RYTHME. Nécessairement, manipulations épurées :
tapoter A au bon moment sera le mouvement de base.

null
Voilà un bon exemple de mini-jeu. L’objectif du truc est complètement débile (vous êtes le troisième singe, vous devez taper dans les mains en rythme après vos deux compagnons de scène,
fascinant) dans un environnement souvent très kitsh et gimauve (notez bien les perruques, elles sont relativement discrètes mais on les aperçoit un peu quand même) le tout derrière une musique
pas super recherchée, une bonne grosse ambiance à la japonaise en somme.

Le gameplay n’est pas extrêmement varié, rythme oblige il sera toujours question de faire « quelque chose au bon moment » pendant un laps de temps donné, en évitant les divers pièges et contretemps
imposés. Aucun des mini-jeux n’ayant foncièrement un intérêt quelconque, on distingue les bons des mauvais par leur capacité à nous faire rire (un mini jeu consiste à épiler en rythme des
oignons, je vous vends du rêve) et surtout, surtout, par la qualité des musiques.
C’est la colonne vertébrale d’un jeu un peu gondolé, façon Chrona dans Soul Eater. Parfois très académiques, façon exercice de solfège, en majorité très agréables à l’oeil (si si.) et à
l’oreille. Reste une partie, minoritaire mais non négligeable, de pop japonaise dé-gou-li-nante assez niaise. Assez est un bel euphémisme d’ailleurs.

Il y a, dans certains minis-jeux, un aspect culturel-cliché japonais très gênant pour les occidentaux qui doivent se farcir des séquences « karaoké » à base de clappements de mains. D’une autre
façon, les remixs sont thématisés d’une façon un peu aléatoire (« chansons d’amour » entre autres, c’était pas obligatoire) mais ce n’est qu’une impression, la majorité des thèmes étant tout à fait
supportables, voire très sympas.
Autre problèmes, il y a beaucoup de remplissage, dans le sens où on refait beaucoup de jeux déjà découverts. D’une part, il y a les remixs, faisant offices de passages obligés, d’autre part la
deuxième moitié du jeu vous refait explorer les mêmes jeux, avec pour seul changement la difficulté et quelques détails graphiques.
Rythm Tengoku est donc une petite arnaque, mais une arnaque qui passe assez agréablement! Les bonus de manquent pas : une pelletée de petits modules ne servant à rien, si ce n’est pour faire de
la musique très éphémère – d’autres jeux de rythmes reposants sur les hi-score et surtout, SURTOUT, un cours de batterie extrêmement agréable à suivre. Ça n’apprends pas le véritable instrument
mais ça gratifie, d’autant plus qu’il faut retenir les boutons et jouer sur un clavier, Rom Oblige.

Début 2009 sort l’opus DS, intitulé Rythm Paradise (le précédent s’appelant Rythm Heaven, c’est audacieux) – vous ne l’avez pas manqué, on a eu la chance d’être bombardé de réclames montrant des
petits vieux habillés en blanc jouant à la DS dans un appartement new-design BLANC.

DS oblige, le bouzin se joue en format portrait, il faut tourner sa console et massacrer son écran tactile avec la main de votre choix. Cette fois, votre instrument sera le stylet.

null

La thématique des singes revient souvent. Sans doute une métaphore subtile!

Changement de support, changement de gameplay. En utilisant le stylet, il va falloir tapoter, retirer le stylet, ou effectuer un espèce de glissé ingénieux sur l’écran non utilisé (qui sera le
tactile, bien joué) ce qui permet une plus grande variété dans les objectifs des mini-jeux. En revanche, les boutons sont définitivement bannis…
 L’habillage ne bouge pas d’un pouce, les graphismes sont un peu améliorés, les jeux souffrent de la même inégalité. Alors où sont les changements?
Le premier opus n’étant pas traduit dans nos contrées, le fait que l’opus DS soit intégralement en Français est un petit choc à encaisser. Sur le papier, ça sonne comme une vertue mais vous
n’imaginez pas les chansons surniaises du format japonais qu’on se tape traduits en français…
Prenons le mini-jeu de « l’idole » qui intervient rapidement dans le début du gameplay. Vous devez taper des mains en rythme à la fois de certaines phrases… mais il faut se taper la chanson débile
au passage. Et si vous vous foirez, il faut se la retaper, encore. Plus tard dans le jeu, une reprise plus ardue du même concept fait son apparition, avec la même chanson, encore plus niaise.
DAMNED. La voilà, en version originale. Soyez
courageux !

Mêmes petits bonus pas très signifiants, mêmes remixes avec les mêmes thématiques, seuls les jeux différent et le tout se
boucle en deux bons après midi.
L’intérêt restant va être de tout faire en « perfect », dans faute aucune, pour débloquer encore plus de petits bonus insignifiants.

Conclusion? Rythm Paradise et AUSSI une petite arnaque. Malgré pas mal de musiques entraînantes et quelques morceaux de bravoure, il ne vaut pas sa trentaine d’euros. Vite joué, vite explorer, le
temps de s’extasier sur quelques bonnes idées, le « bon jeu éphémère » dans toute sa splendeur. Un peu comme un autre jeu DS… vous savez… avec des planctons… électriques?

La morale de cette histoire? Rien ne vaut les bons gros accessoires encombrants.

This entry was posted in Non classé. Bookmark the permalink.

5 Responses to Petit stylet gros attributs

  1. Melow says:

    J’ai un ami qui a des tapis de Stepmania (DDR), mais pas les trucs en mousse repliable, les trucs bien mastoc (par contre ça te nique bien les pieds quand on saute à côté). C’est sympa à jouer mais vite crevant, au bout de 15mins à sauter partout j’en peu plus ^^

    Sinon les mini jeux de rythme dans Rayman contre les Lapins crétins, ça casse pas trois pâtes à un canard mais j’ai trouvé ça marrant le fait de secouer la wimote et le nuchuck à chaque passage de lapin xD. Ce qui est domage c’est que la difficulté n’est pas énorme.

  2. Petrif' says:

    Je t’avoue qu’en Rythm Games à part les Rock Band et Guitar Hero (d’ailleurs ils en abusent ces derniers temps, ça devient vraiment l’usine à fric), le seul autre auquel j’ai joué c’est Elite Beat Agent sur DS, et c’est assez sympathique, bien prise de tête quand on monte en difficulté.

    Quant à DDR pour avoir vu plusieurs reportages de championnats sur NoLife, c’est Über impressionnant ! Quand tu vois la tête de la borne d’arcade on est loin du pauv’ tapis de base…. y a même une usine française qui se spécialise dans les barres auxquelles se tenir pour joueurs pro. -_-‘

    Bref. (HS à tout hasard vas-tu à Rock en Seine ?)

  3. Zoneur says:

    Ah le DDR, c’est über crevant ce machin, fun 5min mais bon, pas super fan 😮
    Rock Band/Guitar Hero, jamais touché à ces trucs là, j’ai juste vu la guitare chez un pote et je me demande comment on joue avec ça, c’est loooourd !
    Sinon, tu nous proposes des arnaques comme jeux… Cet article est un peu une… arnaque 😀

  4. Kitsune-san says:

    J’ai lu ton article sur l’editotak’ et j’me suis choquée en voyant dans quelle catégorie j’étais. J’pensais pas être aussi… atteinte. Mais article ultra sympa à lire =)
    Et le DDR du pauvre, il est très bien d’abord : o. Même si on a l’impression qu’on est pris d’une crise de tétanie quand on essaye d’écrire après, mais bon.

  5. Melow says:

    Mais bien sûr qu’il est jouable, j’ai chopper le truc direct, c’est toi qui n’est pas précis u_u