Daily Archives: 7 juillet 2009

Japan Expo 2009 ~ The Sounds of Failure

All heat and no play makes Concombre a dull boy

Dans l’édition précédente : Je fais ma première convention du genre, et donc ma première Japan Expo en 2008, uniquement le Vendredi, sans but précis. Effectivement, la journée est
assez sympa mais plutôt déambulatoire, les seuls truc que je reconnaît étant les cosplays Narutos et les références aux quelques mangas Kana. Le temps de jouer un peu, de tâter des 1-Up en peluche
chinois et d’acheter des T-Shirts et l’intégrale de Cowbow Bebop, je suis déjà reparti.

Cette fois, en ayant un peu plus de bagage dans les domaines de la Japanime, et ayant découvert  des animes et mangas un peu plus planqués grâce à divers blogchanneries, je me
 sentais un peu plus concerné, comme ayant un plus gros bagage dans le domaine. Déjà l’intérêt global de la convention était personnellement grandissant (surtout après une première Epitanime
réussie
) plus de personnages à vénérer, de mangas à découvrir, de séries à acheter, de gens à
rencontrer, et surtout, surtout, la première fois je ne pouvais pas coller un anime derrière  mot « Haruhi ».
Ah, c’était le bon temps.
Pour le coup, je pouvais fièrement brandir mon forfait trois jours acheté à prix d’or. La motivation était de mon coté, je comptais tout faire, tout découvrir, tout essayer, bref j’avais cet
enthousiasme un peu naïf comme si j’allais partir pour la première fois dans un pays un peu fantasmé. Le 2 Juillet était presque un 24 Décembre alternatif… mais. MAIS.

Pas mal de gens font des « guides de survie » avant les grandes convention. Si je devais faire un « guide de « non-survie » il ressemblerait à peu près à ça :
– Les deux semaines précédant la convention, décalez-vous que ce soit dans votre sommeil ou dans vos repas. Mangez peu, mangez mal, mangez à des horaires délirants, soyez inventifs!
– Dormez peu. Matez des animes ou des séries jusqu’à pas d’heure et levez – vous vers 13H
– Pendant la convention, ne buvez pas. Ou très peu. Arrangez vous pour boire le moins possible, limitez vous aux passages habituels ou vous avez soif.
– Et surtout, soyez d’un naturel flippé. Stressez au possible sur des choses inutiles, ou mieux : soyez agoraphobes.
– Bien joué, votre décès est imminent!

J’ai bien suivi ça dans les grandes lignes… et Dimanche matin, d’une minute à l’autre, c’était fini. Kaputt. C’était comme entrer dans un délire à la Castaneda, les hallucinations étant
remplacées par des maux de ventre qui n’en finissent jamais. C’était comme être sur le point de vomir, sans que la situation ne daigne se concrétiser pendant plusieurs heures. En plus la
douleur rends asocial : la peur d’ouvrir la bouche étant déjà bien là, il serait dommage d’honorer les chemises blanches de vos contacts qui vous ont supporté… bref c’était pas la joie, et le
dernier retour en transport en commun fut une épreuve de tout les instants. Tenir, tenir… changer de train… ne penser à rien… sourire un minimum pour ne pas tenter une imitation de Hugh
Laurie…  c’était pas la joie. Arrivé au bercail, glou glou et faint. Ne faites pas comme moi, ne ruinez pas vos conventions par une mauvaise hydratation/rythme de sommeil et repas,
c’est évident mais ça l’était pour moi aussi, et je l’ai FAIT. Gros remords.
Et le Samedi? Découragé par le joli bazar matinal du RER B et déjà un peu nauséeux, je me dit « bof, j’ai tout mon temps pour demain!’ Grossière erreur…

C’est donc un beau ratage. Ou plutot un évenement incomplet, inachevé. Un forfait trois jours, un jour de présence pas totalement rentabilisé, c’est 20 Euros de fail, et l’aspect matérialiste
du truc est bien faible comparé à l’aspect social d’une telle convention.
Gardons le moral : ce vendredi fut quand même sympa, pas mal de choses à dire, et il fut surtout entouré d’évènements IRL organisés en collaboration avec l’ami Amo et sa brigade de thalistes.

L’association d’idée standard
avec les JapEx c’est « supermarché » et c’est bien légitime, l’immense hall du parc des Expositions de Villepinte étant rempli de stands proposant des achats sous toutes les coutures imaginables
(achats licenciés, de contrefaçons, indépendants, détournés, annoncés) à l’exceptions des quelques activités mises en valeur, j’y reviens de suite. Ce qui frappe dans la JapEx, c’est d’abord son
monde, mais aussi et surtout sa gestion. Vous entrez dans le hall, vous entrez dans l’arène. C’est un bruit assourdissant, continu, et entre certains stands il faut avancer avec sa carte
bien en évidence devant soi pour avoir un minimum d’espace vital. Mais la gestion de la foule est intéressante dans deux points vitaux qui sont – ô surprise – l’entrée et la sortie de la
convention. En arrivant, on s’attend à trouver la séparation habituelle des queues forfait un/trois/quatre jours, les gens ayant déboursé un peu plus attendant un peu moins et peuvent se
sentir PUISSANTS. Cette fois, il fallait faire la queue… pour faire la queue habituelle, c’est assez cosmique, d’autant plus que la queue préliminaire se fait dans un énorme hall entièrement
jonché de barrières qui délimite une queue potentiellement interminable, bref… tout ça était assez… gigantesque et fascinant. Pas de mauvais épithètes à déballer puisqu’en arrivant vers midi,
la queue aura surtout duré le temps de la parcourir (et c’est déjà long) mais pas mal de gens ont souffert sous le soleil pendant plusieurs heures, on pense très fort à eux.
La fin de la journée était encore plus particulière, puisque qu’en me redirigeant vers la gare, je me rends compte que celle ci est REMPLIE. Au sens le plus littéral qui soit, comme si les Stones
faisaient un concert au centre. N’osant pas imaginer le quai, je contourne habilement une première vague d’agents RATP et me retrouve sur le quai. Accident à la gare du nord, tout les trains sont
retardés, on est sur le bord du truc quand un train arrive, des centaines d’otaques en furie derrière, on sent que le moment va être épique. Le train arrive, ouvre ses portes, tout le monde veut
rentrer et le train redémarre pour plusieurs mètres avant de s’arrêter en bonne et du forme. Morts selon les otaques : 50. Morts selon la police : 2. 
Évidemment j’exagère mais l’organisation toujours très peu spontanée de la RATP n’aide pas, le trajet étant déjà très loooooooong à la base. Et j’ai mis « SOS Société » dans la tête à

Nemo sans même qu’il me connaisse, OLOL comme on dit!

Le point de chute de la Japex c’est un amas central de stands ou se regroupent les éditeurs de mangas à gauche, les
éditeurs de Goodies à droite. J’espérais voir des goodies « d’actualités », force et de constater qu’il n’y a pratiquement que les mêmes éternelles peluches 1UP/Yoshi/Kirby… il y a évidemment des
originalités mais il faut vraiment se renseigner et préparer le truc à l’avance. Et, grande nouveauté du truc, le fameux stand « Sextasie », protégé des mineurs avec un videur habile et des rideaux
soyeux, contenait divers doujins et accessoires dont les noms donnaient plus envie de rigoler que d’acheter. Je retiens notamment le fabuleux « Pervers du train » 




La présence de ce paquet de Kleenex sur cette photo est assez irrésistible
Divers choses à acheter donc, des coffrets DVD bradés, des mangas à découvrir, des goodies qui ne cassent pas trois pattes à un canard atomique. Niveau achat, la vraie nouveauté étant la présence
de stands de glaces à prix que j’imagine scandaleux répartis un peu partout dans le hall. Et si l’année dernière, l’objet qu’on pouvait voir partout était les boîtes Bandaï gratuites, cette année
c’était les éventails distribuées par Sega qu’on pouvait voir jusqu’à Châtelet. Car oui, il faisait chaud. Vraiment TROP chaud.
Niveaux jeux, on pourrait comparer les deux dernières Japex aux deux derniers E3. « Bof. Pas grand chose de différent »
Ubi misait encore sur les lapins crétins, Nintendo présentait Wii Sports plus, petit coin arcade où on peut se brosser pour jouer à Puzzle Bobble bref. C’est surtout la présence de Virtual Boys qui
fut assez surprenant, pas pu essayer et c’est bien dommage.

En accompagnant le sieur A. devant le stand d’SOS Brigade, ce fut l’occasion de claquer des bises à quelques membres du fier clan de l’Editotaku. Claquage de main à Raton, petite séquence
avec
Arez (qui m’a reconnu grâce à ma voix et qui n’aime pas K-ON ce qui, même
sans avoir maté le truc, se comprends) et bonjour à QCTX et quelques autres. Ces vils haruhistes ont même fait un kumikotruc, bref une chanson de 10 minutes suivie avec un clip un peu
bordélique. Bref je confirme que tout ça faisait un peu secte, ça confirme que je n’ai pas assez regardé l’anime en question parce que brr. Si je trouve la vidéo du mec qui filmait tout ça, je
balancerais le lien et vous pourrez me voir en train de faire un « WTF » facial. Bref on a un peu l’impression de voir l’élite en action, mais une élite…hors de tout.
Bref!



Les activités annexes conciliaient le classique et l’agréable : concerts ça et là de J-Pop, artistes japonaises
frétillantes, diffusion de la Classe Américaine, karaoké TROP discret – pour le coup le stand SOS Brigade proposait un réel service, en plus d’un fanzine et d’une tombola très alléchante)
conférence des auteurs (un mangaka a pu lire « Aimez vous chier dans la pampa? Signé Concombre ») et surtout, surtout, présence de Clamp. La convention aurait très bien pu s’appeler « Japan Expo
Clamp » tant sa présence était suggérée un peu partout. Mais cette déification prenait des proportions matérielles … donc intouchables. Il fallait faire la queue pour
ESPERER choper une dédicace, la notion de happy few prenait alors tout son sens. 
Les gens Tengumi étant de retour, dont la fameuse « Guerre des mondes ». Seulement voilà : fails techniques de partout, et ces sagouins n’ont même pas été foutus de changer la majorité des
questions… dommage! C’était quand même bien amusant d’adopter une stratégie de sioux (prendre une catégorie HS pour choper plus de point sur les autres) et de cumuler les coup de pute que
les règles offraient. Malheureusement, l’enthousiasme était miné par ceux qu’on pouvait d’ores et déjà appeler les « Geeks de merde » qui prenaient ça trop au premier degré, et qui étaient
encore plus félons puisqu’ils avaient infiltré notre fière équipe.  

Les deux catégories de population qui font trembler les mamies devant le JT de Pernault étaient bien présente. Les Cosplayers étaient complétement insignifiants, n’ayant vu que les éternels Naruto,
les éternelles épées phalliques… et un mec déguisé en renard, comme dans la pub de fesses anthropomorphes d’Orangina. Quand aux free huggers, ils sont toujours de la partie, et ils ont même tenté
une émeute façon Oz. Pas vu ce qu’il s’est passé mais c’était déjà bien marrant à entendre.


En voilà une idée astucieuse qui dit « non » aux MST
Heureusement cette journée aura été entrecoupée d’évènements IRL, ce qui fait que je suis passé d’une japan « normal » en 2008 à une japan « bloggeur » en 2009, ce qui est assez … propice à la
réflexion. La veille donc, c’est restaurant japonais et MacThalie avec plein de gentils gens, le lendemain c’est une nuit blanche consacrée aux jeux vidéos, et j’ai bien imposé les miens (Mario
Party 2/6, Smash Bros et le fabuleux Wario Ware GC) pour le bien de l’humanité. J’ai pu enregistrer un futur Joue La Comme Néant Vert sur TinTin au Tibet, un enregistrement qui sent la fatigue
progressive de ses auteurs pour se terminer en sieste générale… je fais péter le lien Vendredi. Il n’empêche et on ne le répétera jamais assez : devenez potes avec vos contacts internet. Ne vous
enfermez pas dans une logique purement bloggesque, vous manquerez des gens vraiment, vraiment sympa.

J’vous présente fièrement mon loot, que j’aurais aimé fournir un peu plus avec le début de Mirai Nikki, un manga Casterman au scénario intéressant. Deux T-Shirts Neko Wear, deux intégrales
précipitées par les bons conseils de tonton A. : une veille série Dybex comme l’année dernière mais aussi l’intégrale d’Hinamizawa (je vous en parle bientôt) … mais et aussi un duo de
mangas bien sympa. Et ce tapis de souris Excalibur, je l’avais fantasmé tout du long, il m’est apparu comme en rêve au stand Kurokawa. C’est la fêêêêêête.
 
Voilà. Pour la prochaine, le plan d’action est différent. J’adopte une attitude normale avant, je pense à des médicaments à emporter éventuels, et surtout je ne néglige pas la journée
du jeudi, deux ou trois après midi étant la meilleure formule possible au plan pratique.

Pour cloturer les festivités donc, et le blog à enfin un nom! J’hésitait avec « La Vérité Toute Nue » mais je ne voulais pas avoir des emmerdes avec Famille de France…

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