Monthly Archives: juillet 2009

Salades estivales

Noblesse oblige.

Et ben chers amis et amis lurkers, voilà qui clôt une saison entière de posts. Le blog s’est un peu éloigné de sa thématique télévisuelle pour se plonger dans le formidable monde otaque, ce qui m’a
permit de découvrir plein de belles choses. En attendant, je retourne dans mon petit patelin familial au chaud et au soleil pour un repos immérité, mais que je prendrais quand même. Screw the
rules. L’intégrale du mois d’Aout sera donc écrite à l’avance, et à l’arrache. Notez bien qu’il va falloir se passer d’Internet pendant trois semaines : un bon test d’addiction. Généralement, le
manque se fait rapidement sentir, mais la jouissance n’en est que plus grosse quand on retrouve ses flux RSS bourrés de nouveautés et sa boîte mail pleine à craquer de messages Over Blog.

Petite pause « culte du personnage » : je suis en guest-starring chez Melow pour son compte-rendu parisien!
Le E-Peen devient turgescent, d’autant plus pour le beau mégalo que je suis, c’est toujours une petite fierté d’être représenté par un blogueur BD. (Un quoi?)

Alors en attendant, qu’allez vous retrouver à la rentrée?

– Gros risque de rapports de matages d’animes et de mangas. Conventions oblige, j’ai eu la joie d’enchaîner les bonnes découvertes. Je viens de terminer Soul Eater et je tenterais de trouver
quelque chose de déplaisant dans cet animes, même si ça risque d’être difficile. J’évoquerais Hinamizawa, le village maudit – toujours plus passionnant qu’une saga estivale avec Ingrid Chauvin.
J’essaierais d’établir un rapport entre le manga Mirai Nikki et l’anime Eden of The East, deux produits extrêmement prometteurs qui impliquent tout deux des téléphones portables et le processus
d’élimination que nous aimons tous. Des critiques « mauvaise foi » suivront, avec les impressions sur tel ou tels pilotes d’animes. En ligne de mire : Baccano et Maria Holic. Enfin, question de
taille : qu’est ce qui nous fait aimer tel ou tel opening/ending?

– Coté TV, la saison de télé réalité va reprendre aux States, notamment avec Survivor Samoa en septembre et Heroes VS Villains en février. Je continuerais de vous abreuver d’anecdotes qui
n’intéressent personne… d’ailleurs saviez-vous que le premier gagnant du show termine son séjour en taulle pour avoir fraudé sur son gain d’un million? Sa sortie, un mois trop tard, nous as
probablement empêché d’avoir une 20 saison regroupant les 19 gagnants précédents… et c’est TRISTE. Sérieusement. Pour une fois, Koh Lanta a été repoussé à la rentrée (c’est à dire en même temps)
et je sens la saison EPIQUE. Je compte bien sûr sur TF1 et M6 pour nous pondre des concepts toujours plus débiles, mais il ne faudras pas délaisser pour autant les chaînes culturelles : ARTE va
diffuser Breaking Bad, une série assez incroyable avec Bryan Cranston (le père dans Malcolm) et croyez moi quand je dis qu’il aime prendre ses rôles à contre-pied. Enfin, nous tenterons de
comprendre un phénomène incompréhensible pour un (futur-ex?) béotien comme moi : LE CATCH.

– Sur la toile? Probablement des petites effluves de nostalgie. J’essairais de me lancer dans une éloge de
l’apprentissage en chanson avec les Animaniacs, dont j’ai pu m’abreuver de délicieuses rediffusions. Je suis sûr que de son coté, le net va nous fournir nombre de sujet croustillants. Et sur
l’autre toile, si la motivation suit, il y aura une petite rewiew des blockbusters de l’été : Brüno, Harry Potter et l’habituel Pixar.

– En vrac, ce sera la découverte du groupe français préféré (le plus cité du moins)  de la sphère otaque : les Fatal Picards. Bien après suivront des petits essais conceptuels vite avortés, et
grosse ligne éditoriale de la nouvelle saison : MOINS. DE DRAMA. Moins de vie privée, moins d’allusions foireuses qui pourissent les posts, il m’est arrivé de foutre quelques piques cathartiques ça
et là, elle seront désormais mieux cachées ah ah.

– Et, bien sûr… le retour des vidéos commentées. Plusieurs solutions : une autre ROM HACK de Mario ou autre, la suite de Mario’s Masochistic Mission supposée qu’elle soit miraculeusement produite
et mise en ligne, ou des jeux Megadrive ou autre comme le fait un bloggeur pour qui j’ai beaucoup d’estime. (Comme ça, des gens se demanderont si le compliment leur est destiné, quelle débauche !)
et on essaiera de lancer un concept pour une fois inédit : la vidéo commentée… sous forme de chaîne.



Un peu de fanservice totalement gratuit. De qui faut-il être jaloux? Je me pose toujours la question. La classe incarnée ou l’autisme-moe? Hein? HEING?

Maintenant je vous laisse en compagnie de la Sagadaÿtaÿ 2.0 – comme l’année dernière, même concept même format : une chronique pondue à l’arrache la dernière semaine de Juillet, regroupant une
quinzaine de mini-posts publiés tout les deux jours. Pour la deuxième fois, la thématique sera les memes, ces gimmicks, images, vidéos incompréhensible pour l’oeil vierge, n’attendant que de se
faire violer. De quoi comprendre ce qui aura été dit cette année… et d’apprendre un peu de vocabulaire anglophone et inutile pour briller en société. Et… le 200è post tombe en plein milieu,
impossible donc de faire un peu de masturbation intellectuelle, je suis triste.
Pour faire un peu de teasing, on dévellopera un peu des smileys FABULEUX, on décortiquera ces expressions qui gonflent tout le monde, on comprendra le lien entre internet, Imogen Heap et Newport
Beach, pour ensuite parler de cette émotion dont je suis l’ambassadeur officiel, au sens propre comme au figuré : la RAAAAAAGE. Vous serez invité à prendre un siège, nous éviterons d’approcher les
caves autrichiennes et plein d’autres petits trucs qui vous feront peut-être rire.

Portez vous bien et à bientôt, j’essairais de me connecter à mi chemin pour répondre à vos commentaires!

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Qui a les plus grosses maracas?

*PAN* Mmmh what you say

Réjouissez-vous, c’est l’heure le retour du post
Secret Story! Pas à la gloire de l’émission en elle même mais plutôt à un
mec, un personnage pour être précis. Souvenez-vous, en janvier,
le culte du
Moundirisme
 se construisait joyeusement à base de phrases cultes, de coups de sang et de déchirures de chemises. Les femmes non tenues, les sorcières et les montagnards ont bien pris
cher comme disent les dj’eunes et ceux qui voulaient donner le tiercé dans l’ordre ont été bien feintés. Le-dit Moundir était tellement culte qu’il n’a pas tenu longtemps dans son propre
jeu, sa pureté absolue lui a valu une sortie prématurée.
Il en est de même pour le cas …

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Même la boîte qui a réalisé le générique a pigé qu’il était sévèrement bipolaire.

Hommage et itinéraire d’un enfant du siècle, qui a su nous dvertir un minimum…
Le 17 Juin, la nouvelle mouture de cette émission , fantastiquement racoleuse démarre avec son lot de portraits de candidats. Le quatrième, présentant le sieur Léo
Elbaz, est assez surprenant. Le gus de 20 ans se présente d’ores et déjà comme étant « Méchant, vicieux, sadique, pervers et machiavélique » avec un ton de
petit branleur absolument délicieux. Il se dit déçu de la vie et des filles, d’où une certaine propension à la méchanceté. C’est assez surprenant de la part de la production car dans une
émission ou les « rôles de gentil/méchants » sont capitaux, quelqu’un se présentant comme étant à la base un bel enfoiré est une première. André Malraux dirait « Le rôle du bad guy ne s’aquiert pas,
il se conquiert! » Bref.

Le rôle du méchant est pourtant assez casse-gueule, puisque dans la finalité de l’émission, on verra probablementun mec à bonne image gagner de justesse contre quelqu’un qui aura fait son
bonhomme de chemin jusque là, mais qui inspire la paire de baffes au final. Endosser le costume de bad guy, c’est presque la garantie de repartir avec de l’argent mais sans titre et les 150 000
Euros qui vont avec. Si cette quasi garantie était l’ambition du bonhomme, chapeau l’artiste.
Léo rentre donc avec les trois autres premiers habitants de la maison. Romain, l’équivalent français du mactor (model/actor, le mec qui participe pour étoffer son book) – Angie, qui n’est là que
pour imiter l’ex femme Américaine de Romain, et Kévin, promis au poste de sosie de Michael Vendetta mais qui ne fera qu’endosser le rôle de boulet de base. Les quatre compères apprennent qu’ils
sont les « intrus » de la Maison, une sorte de contre-pouvoir secret qui a l’oeil et l’oreille sur le reste des habitants classiques – il partagent la même cagnotte et le même secret.
Rapidement, les quatre doivent élire une « taupe » qui pourra faire des allers-retours à loisir entre les « deux camps ». C’est bien sûr Monsieur N. qui est élu à l’unanimité, les trois autres flairant
le mec un poil vicelard.

Ainsi commence la Semaine I. Les téléspectateurs peuvent se délecter du double jeu du mec, indubitablement la star du show. Pour l’instant, le hold up fonctionne à merveille. « Putain Elisabeth
c’est une veille peau[…] Peggy la cochonne faudra lui dire que son téton dépasse […] lui c’est un vrai teubé, il à rien compris à la vie » autant de phrases cultes qui font jouir les
oreilles.
Son raisonnement est imparable « Moi, je divise pour mieux régner. Si on rentre dans une logique d’osmose et de bonheur
absolu, il va arriver le moment fatidique où ça va se retourner contre nous parce qu’on aura pas contrôlé le jeu » et lui et les Intrus arrivent à faire dégager une fille qui n’avait rien
fait, et rien demandé – preuve de la mainmise de la société Franc-Maconnique-Endemolienne. Cette sortie fracassante ne sait fait pas sans heurts – rapidement, Léo se met à peu près tout
le monde à dos et nous fait une petite dépression.

Semaine II : deux intrus, Angie et Romain, rentrent en jeu et Léo et exclu de la maison principale (version officielle, qui peut gober ça) pour retourner à temps plein dans la MDI avec Kévin,
jusque là invisible aux yeux des caméras. Ce duo est tellement improbable et le père Kéké tellement lourdingue que Léo commence à avoir des crises d’urticaires – tant et si bien qu’à son
retour il jure de se rallier à la cause du « clan des jeunes » – on y revient tout à l’heure.
C’est cette semaine que tournent sur HFR des smileys à son effigie, preuve évidente de khälitäÿ et de bon potentiel du personnage.
[:altheran] What the Fuck? [:leo_le_sdf_de_ss3]
Ce dernier est complètement exaspéré par la promiscuité avec son camarade de jeu, les deux intrus repentis copinent aisément avec le clan des « Vieux ». Car oui, dans Secret Story, pour être
considéré comme « Vieux » il faut avoir plus de 21 ans, LOGIQUE. Et la « clanification » est un passage quasi-obligé de ce type d’émission, aussi exaspérant soit-il. Cette fois, la production n’a pas
eu à magouiller, deux camps se sont établis d’eux même, avec une configuration peu confortable de 6 contre 10. Une fois de plus, le « jeune » clan est minoritaire, et une fois de plus il regroupe les
plus belles têtes à claque. C’est le moment ou la production surabuse des coups de pute et de règles aléatoires pour faire survivre le clan minoritaire.

A son retour et pour commencer la semaine III, Léo intégre les « jeunes » tandis que ses trois comparses intrus rallient les « vieux ». Le coté « intrus » n’a plus rien de crédible, ils se font la gueule
et manquent de se taper au premier regard. Les nominations approchent et deux jeunes devraient normalement être côte à côte mais la Voix nous sort une bande sortie de nulle part où Romain (intrus)
semble discuter avec son meilleur pote, Jonathan, comme si le secret des Intrus était connu des deux. Apparemment, il a trouvé un moyen de le divulguer discrètement, mais la dite vidéo les mets un
peu au pied du mur. Romain, Leader naturel des vieux avec Jonathan, est nommé d’office, seul soumis au vote du public. Ce dernier reste, et ce même prime permet l’explication aux autres habitants
du concept des intrus, ainsi que le Best Of des meilleurs monologues diaboliques de Léo sur grand écran. Malaise. A ce stade, les luttes de clans et de pouvoir se résume à celui qui dégage le plus
de testostérone… ce qui ne l’empêchera pas de continuer ses grands monologues straté-luci-caustiques au confessional.

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C’est un redite mais on s’en lasse pas. « Tiens. Le Sujet N. 3 me fait une grande déclaration. »

Semaine IV : L’ami Léo a pu rallier autant de monde que possible, dont FX (très naïf et pas franchement futé) mais son clan reste nettement minoritaire mais intact. Léo le sent et commence à
un peu péter les plombs et à accentuer son arrogance habituelle, ce qui lui vaudra un jet de verre d’eau dans la face. 
 Viennent les nominations, les vieux sont infoutus de faire un vote groupés, et son minés par les choix indécis de l’un des leurs, Nicolas. Deux sont sur la sellette (une jeune/une
vieille), et la taupe improvisée s’enfonce tant et si bien dans le mensonge vis à vis de ses potes qu’il va jusqu’à accuser la prod. LA VOIX N’EST PAS CONTENTE et nomine d’office le bougre, qui
aura passé la semaine à apparaître sous un mauvais jour. Eviction par le public, les statistiques montrant que seules face à face, la « veille » recueillait bien plus de suffrages que la
« jeune », en attendant c’est un vieux qui sort. WOW.

La semaine V commence avec l’installation du plus bel exemple de l’aspect « arbitraire » du jeu. Le téléphone rouge sonne, celui qui réponds doit subir une règle totalement sortie de nulle part. Sa
première sonnerie fait décrocher une « vieille » qui entends « Angie, tu donnes un nom de garçon et il sera nommé la semaine prochaine » cette dernière n’attends pas une prochaine occasion et Léo est
nommé d’office. Les vieux agitent leurs neurones et font compagne pour mettre le charismatique Jonathanà coté, ce qui es assez audacieux. Seulement voilà, coup de pute de la prod qui veut DEUX
autres mecs à coté de Léo. Personne ne réfléchis vraiment et c’est Léo, Jonathan et Romain qui sont nominés. Les trois grandes figures du show, le « choc des titans » est
annoncé. C’est aussi la quasi-garantie pour Léo de rester vue qu’il a en face de lui les deux leaders vieux, on s’attend donc à un partage des votes façon présidentielles de 2002. Le
cours de la semaine était tout tracé quand Léo se met à péter une durite et tabasse son pote FX. L’origine du bouzin? Se dernier fait des choses pas catholiques avec une fille ayant déjà un
copain à l’extérieur, et les deux ont énormément de mal à cacher cet état de fait.
Exclusion d’office, les habitants vont choisir s’il doit revenir ou pas. Et malgré les petites tentatives de lavage de cerveau de la production, du genre « Si il revient, il sera mis à
l’épreuve » ou via des petites vidéos d’excuses destinées à amadouer les personnes les plus dilettantes, Léo se fait dégager en bon prince par 10 Voix contre 3. Un mal pour un bien, le personnage
commencait à devenir agaçant avec son attitude « Wesh Wesh tu crois qu’il va se passer quoi à l’extérieur, j’connais des gens qui vont te casser laggle »

Et c’est un sublime gâchis. Tout étais mis en place pour sa survie (notamment le message caché « Une place en finale » près de la piscine) le déroulement du jeu était en sa faveur, la production
a tenté mille trucs pour le sauvé, mais c’est un candidat très prometteur qui se fait sortir du jeu. L’émission n’est pas morte, beaucoup de candidats à potentiel étant encore en course, mais
il manquera désormais une saveur toute particulière au show.

Mais rassurons nous, TF1 nous a concocté deux émissions bien débiles :
– Love&Bluff, une émission ou un/une gus doit reconnaître parmi trois personne dont un/une célibataire, le/la maqué homo et le/la maqué hétéro
– Et mon incroyable fiancé II, où un mec doit faire croire à sa famille qu’il est tombé amoureux d’un autre homme pour gagner X somme d’argent. Et quand bien même TF1 nous promet « des leçons de vie
et de tolérance » j’ai bien peur que tout ça ne pue les idées reçues et les petites traces d’homophobie planquée.
Alerte khalitaÿ donc.

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Petit stylet gros attributs

Up… down… CHU! CHU! CHU!

Double post aujourd’hui, si vous êtes des vrais fanboys je vous invite à mater ma contribution sur l’éditotaku dans le
cadre du
quartier libre.
Sur un air connu : « Voici venu le temps du post annuel sur les rythms games… » j’ai en effet pu terminer un énième jeu de
rythme sur DS, jeu intéressant mais pas assez pour qu’on s’y attelle de suite. Je Je Je Je. Je sens tellement en avance que ce post va être bâclé que je tourne mégalo, gosh

Sans transitions, une vérité générale purement gratuite : un jeu accompagné d’un accessoire est nécessairement plus fun que la moyenne, et ce plaisir de jeu est plus ou moins proportionnel à la
taille du-dit engin (et souvent du prix, inévitablement)
Si je fais un petit historique représentatif en prenant des exemples au hasard…

 – Samba de Amigo sort en 2001 sur Dreamcast. Le simple fait que ce jeu soit très « japonais » dans l’âme fait de sa sortie française une véritable surprise, cette dernière étant vite ramollie
par le nombre extrêmement faible de copies pressées (vendues exclusivement dans les Fnacs!) Les gamers alertes ont pu se procurer un jeu accompagné de deux belles maracas en plastique, à
mouvoir selon six points précis autour de vous – en rythme avec la partition donnée. Il passe un peu inaperçu mais obtient quand même son test dans Picsou Magce qui est un signe de puissance
évident. Inapercu mais FUN.

– La fameuse saga Dance Dance Révolution : jeu d’arcade ultra connu, des tas de variantes et suites sont vendues sur PS2 tout le long de la durée de vie de cette dernière. Avoir un tapis de danse
DDR est un prestige évident, comme avoir un poste de télévision dans les années 60 : tout le monde vient chez vous pour en profiter… et ce n’est qu’un tapis pliable en plastique façon Twister.
FUN. Un peu moins pour les pauvres qui y jouent sur clavier.

– Toujours sur PS2, la saga Eye-Toy aura fait son petit bout de chemin entre 2002 et 2005. Une caméra connecté à la console, un fond blanc de préférence et en avant, votre corps d’éphèbe apparaît
dans la lucarne et vous devez gigoter pour progresser dans divers mini jeux plus ou moins réfléchis. A noter qu’une version nommée « Kitenic » sort en 2004 et vous propose un entraînement intensif,
dans un programme évoluant avec vos résultats. Ca doit vous évoquer un blockbuster récent d’une firme japonaise mais chut, c’est un secret. En l’occurrence, l’accessoire c’est vous même, ce qui ne
manque pas d’interêt, de fun et d’ironie.

– C’est toujours en 2004 que la Gamecube sort son premier jeu de rythme en la « personne » de Donkey Konga. Deux moutures, livrées avec un paire de congas en plastique et des playlist composées de
reprises pas franchement éclectiques et de morceaux connus de musique classique. (Das ist sehr originäl.) Le Gameplay est tout bête, conga de gauche, conga de droite, on tape dans ses mains.
C’est pas fouillé pour un sou, la difficulté y est ridiculement faible (comme dans tout bon jeu de rythme Nintendo qui se respecte) mais ON Y CROIT. Le plaisir de jeu est bien là, on cogne
sauvagement sur ces simili-peaux en rythme pendant deux bonnes semaines avant de passer définitivement à autre chose.

– Le panel des vrais faux instrument s’élargit en 2006 avec le début de la firme Guitar Hero. La bête est immense, CINQ je dis bien CINQ frettes simulées, un système de « médiator » bien pensé, bonne
playlist, bref l’apogée en terme de « fun » – une guitare, toute plastique soit-elle permet de réaliser nos fantasmes de rock-star et de crâner auprès de nos relations. Je ne vous apprends rien,
de nombreuses suites ont été imprimées, pas toujours approuvée, la saga tombant toujours plus dans le mercantilisme à outrance. Avant que Rock Band avec sa batterie, bien sûr. FUN en
perspective.

– Enfin, le récent Wii Music, bide absolu, que ce soit dans sa pauvreté générale, son gameplay aléatoire ou son – tout simplement – manque d’intérêt. La bête ne se joue qu’avec la wiimote
classique. Donc pas d’exotisme. Donc pas de fun. L’un des premiers gros faux pas de Nintendo, période « je tourne une pub familiale dans un immense appartement new-design »

La conclusion de tout ça est déjà faite, un jeu utilisant un périphérique inhabituel est toujours plus drôle, d’autant plus si ce dernier prends de la place et fait mal au portefeuille. Dans une
assimilation toute basique : gros produit = gros investissement physique du joueur = addiction toute faite.

MAIS MAIS MAIS. Les petits génies derrière Wario Ware se sont amusés à démonter ma théorie avec deux ans d’avance, en sortant Rythm Tengoku. (Rythm Heaven pour la version américaine)
Rythm Tengoku est un opus GBA, longtemps prévu dans l’hexagone mais jamais sorti au final. Il fallait donc faire preuve de piraterie pour se procurer la Rom et voir de quoi il en retournait. Et là
problème! Aucun périphérique GBA sur les jeux de rythme n’ayant existé, vous en déduisez rapidement que le jeu se fera nécessairement avec les simples boutons de la portable mauve. Les Rythms Games
de ce genre sont assez rares, les bons du moins, le seul exemple me venant en tête étant les Parrapa the Rapper sur les consoles Sony. Un curseur défile, il faut appuyer sur les boutons indiquès au
bon moment, le succès du jeu s’étant appuyé sur la qualité des chansons et des animations.

Sans plus attendre, le vif du sujet. Voilà un extrait représentatif du truc. Le remix, comprenez le « boss » de la première phase du jeu.
Reprenons le concept Wario Ware : des micros-jeux de deux ou trois secondes, sans aucune indications sur les boutons à utiliser, ou plus simplement sur l’objectif à remplir, tout fonctionne sur
votre sens de la déduction et votre improvisation.
Cette fois, on rallonge considérablement la durée des mini jeux qui ne dépassent pas les deux-trois minutes, et tout le gameplay se base sur le RYTHME. Nécessairement, manipulations épurées :
tapoter A au bon moment sera le mouvement de base.

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Voilà un bon exemple de mini-jeu. L’objectif du truc est complètement débile (vous êtes le troisième singe, vous devez taper dans les mains en rythme après vos deux compagnons de scène,
fascinant) dans un environnement souvent très kitsh et gimauve (notez bien les perruques, elles sont relativement discrètes mais on les aperçoit un peu quand même) le tout derrière une musique
pas super recherchée, une bonne grosse ambiance à la japonaise en somme.

Le gameplay n’est pas extrêmement varié, rythme oblige il sera toujours question de faire « quelque chose au bon moment » pendant un laps de temps donné, en évitant les divers pièges et contretemps
imposés. Aucun des mini-jeux n’ayant foncièrement un intérêt quelconque, on distingue les bons des mauvais par leur capacité à nous faire rire (un mini jeu consiste à épiler en rythme des
oignons, je vous vends du rêve) et surtout, surtout, par la qualité des musiques.
C’est la colonne vertébrale d’un jeu un peu gondolé, façon Chrona dans Soul Eater. Parfois très académiques, façon exercice de solfège, en majorité très agréables à l’oeil (si si.) et à
l’oreille. Reste une partie, minoritaire mais non négligeable, de pop japonaise dé-gou-li-nante assez niaise. Assez est un bel euphémisme d’ailleurs.

Il y a, dans certains minis-jeux, un aspect culturel-cliché japonais très gênant pour les occidentaux qui doivent se farcir des séquences « karaoké » à base de clappements de mains. D’une autre
façon, les remixs sont thématisés d’une façon un peu aléatoire (« chansons d’amour » entre autres, c’était pas obligatoire) mais ce n’est qu’une impression, la majorité des thèmes étant tout à fait
supportables, voire très sympas.
Autre problèmes, il y a beaucoup de remplissage, dans le sens où on refait beaucoup de jeux déjà découverts. D’une part, il y a les remixs, faisant offices de passages obligés, d’autre part la
deuxième moitié du jeu vous refait explorer les mêmes jeux, avec pour seul changement la difficulté et quelques détails graphiques.
Rythm Tengoku est donc une petite arnaque, mais une arnaque qui passe assez agréablement! Les bonus de manquent pas : une pelletée de petits modules ne servant à rien, si ce n’est pour faire de
la musique très éphémère – d’autres jeux de rythmes reposants sur les hi-score et surtout, SURTOUT, un cours de batterie extrêmement agréable à suivre. Ça n’apprends pas le véritable instrument
mais ça gratifie, d’autant plus qu’il faut retenir les boutons et jouer sur un clavier, Rom Oblige.

Début 2009 sort l’opus DS, intitulé Rythm Paradise (le précédent s’appelant Rythm Heaven, c’est audacieux) – vous ne l’avez pas manqué, on a eu la chance d’être bombardé de réclames montrant des
petits vieux habillés en blanc jouant à la DS dans un appartement new-design BLANC.

DS oblige, le bouzin se joue en format portrait, il faut tourner sa console et massacrer son écran tactile avec la main de votre choix. Cette fois, votre instrument sera le stylet.

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La thématique des singes revient souvent. Sans doute une métaphore subtile!

Changement de support, changement de gameplay. En utilisant le stylet, il va falloir tapoter, retirer le stylet, ou effectuer un espèce de glissé ingénieux sur l’écran non utilisé (qui sera le
tactile, bien joué) ce qui permet une plus grande variété dans les objectifs des mini-jeux. En revanche, les boutons sont définitivement bannis…
 L’habillage ne bouge pas d’un pouce, les graphismes sont un peu améliorés, les jeux souffrent de la même inégalité. Alors où sont les changements?
Le premier opus n’étant pas traduit dans nos contrées, le fait que l’opus DS soit intégralement en Français est un petit choc à encaisser. Sur le papier, ça sonne comme une vertue mais vous
n’imaginez pas les chansons surniaises du format japonais qu’on se tape traduits en français…
Prenons le mini-jeu de « l’idole » qui intervient rapidement dans le début du gameplay. Vous devez taper des mains en rythme à la fois de certaines phrases… mais il faut se taper la chanson débile
au passage. Et si vous vous foirez, il faut se la retaper, encore. Plus tard dans le jeu, une reprise plus ardue du même concept fait son apparition, avec la même chanson, encore plus niaise.
DAMNED. La voilà, en version originale. Soyez
courageux !

Mêmes petits bonus pas très signifiants, mêmes remixes avec les mêmes thématiques, seuls les jeux différent et le tout se
boucle en deux bons après midi.
L’intérêt restant va être de tout faire en « perfect », dans faute aucune, pour débloquer encore plus de petits bonus insignifiants.

Conclusion? Rythm Paradise et AUSSI une petite arnaque. Malgré pas mal de musiques entraînantes et quelques morceaux de bravoure, il ne vaut pas sa trentaine d’euros. Vite joué, vite explorer, le
temps de s’extasier sur quelques bonnes idées, le « bon jeu éphémère » dans toute sa splendeur. Un peu comme un autre jeu DS… vous savez… avec des planctons… électriques?

La morale de cette histoire? Rien ne vaut les bons gros accessoires encombrants.

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Party game du pauvre

VDM : Aujourd’hui, je rentre dans un RER qui … prends feu

Bonheur, joie, mâtin, le blog fête ses trois ans d’existence physique.
Maintenant que M6 a fourgué son Pékin Express historiquement chiant (une équipe avait la possibilité de gagner le truc avec la somme de… zéro euros. C’est vachement intéressant) la petite chaîne
qui ose nous fourguer plus de pub que les télés américaines nous a mis un autre programme fraîché du matin pêché… chez les japonais. L’occasion de parler un peu du format initial, après tout ça
faisait longtemps que je n’avait pas évoqué une japoniaiserie télévisuelle.

Parce qu’il en faut de la bonne pour contrer une chaîne qui va faire entrer un chien candidat à la mairie de Marseille dans son jeu de real-tv.

Les waponais ont, avec les améwicains, la formidable capacité à allier le jeu télévisuel et le jeu tout court. Oui, bon, certes, le début de la télévision Française, Intervilles, Fort Boyard tout
ça, mais c’est quand même bien autre chose qu’un bras de fer filmé avec Guy Lux. Non, eux ont inventé le « jeu vidéo télévisé » – parce qu’ils ont réussi à démocratiser le jeu de plate-formes… en
vrai.
Pour définir le jeu de plate forme et le transposer à la TV, on va prendre le format vieillot, en 2D, avec un point A et un point B à rallier, plus des obstacles et des trous à éviter, la
quintessence de la plate forme jusqu’à la deuxième moitié des années 90. D’où le fantasme : comment prendre un type qui traverserait une zone infestée de pièges, avec des boules à éviter, des
tourniquets qui vous font tomber dans la boue, des ennemis qui vous sautent dessus, und so weiter? Impossible n’est pas japonais !!
Le délire se concrétise avec Takeshi’s Castle (du nom du réalisateur japonais, Takeshi Kitano, en guest-star dans le film Battle Royale) l’objectif tiens sur un ticket Mobilis : une vague de japonais déjantés veulent prendre d’assaut le château. Dans cet
esprit noble et conquérant, il devront traverser moult épreuves un peu débiles et jouissives, l’échec étant synonyme d’élimination. Les participants étant une centaine au départ, il y en a toujours
pour l’épreuve finale impossible à gagner (le gain en cas de victoire étant totalement inconnu) ce qui sonne un peu « Fort Boyard » comme ça. Mais les épreuves sont tellement sorties de nulle part
(faire la boule dans un panchiko géant, se lancer dans une série d’obstacles à la Donkey Kong) et l’ambiance étant tellement décalée, avec ses personnages récurrent débiles (dont le fabuleux
Colonel, maître du jeu, qui motive ses troupes pour mieux les défoncer sur la bataille finale) que cela en devient passionnant à suivre. Les candidats sont toujours sur-motivés dans leur
participation, leur VIE est en jeu, c’est toujours un bonheur de les voie pousser un petit cri de guerre incompréhensible.

Pourtant, dans l’éventualité que l’émission serait compréhensible et non doublée, on ne verrait que des gens qui se vautrent dans la boue en rigolant. L’intérêt ne serait réduit qu’aux chutes des
protagonistes, le tout atteignant une dimension « Vidéo-Gag » vite fatiguante. Quel est donc le petit ingrédient mystérieux qui fait que je vous parle d’un truc découvert il y a une trentaine de
mois?
… la version française de W9. Dans le cadre de l’émission « Menu W9 », Benjamin Morgaine et Vincent Desagnat sont égaux à eux mêmes (donc joyeusement régressifs) et commentent les images. Ces
commentaires, du moins au début de la « reprise », étaient particulièrement… cons dans le bon sens du terme. Il n’y a rien à commenter, donc rien à dire, c’est du remplissage au meilleur de sa
forme, surtout quand vous êtes shooté au sirop contre la toux. Vous regardez les japonais se rétamer, vous pensez à un truc débile, et vous l’entendez immédiatement par notre joyeux duo issu de la
bande à Mikaël Youn (qu’on entends plus beaucoup?) Cela ajouté avec un sens de la dérision sur un format original qui le cultive bien, ça donne des noms d’épreuves du genre « L’épreuve finale ou on
comprends rien » où on « Sort d’un anus géant pour aller défoncer des rondelles en papier » … c’est plein de promesses.
… et tout ça à donné la fabuleuse épreuve de la pierre molle! Et voici un extrait, parce que je suis super gentil, je vous épargne deux clics sur daily. D’ailleurs, le premier qui n’a pas fait acte de paresse me jette la première pierre
molle.
Cependant, « Takeshi Castle » reste un jeu à l’ambiance très familiale, où on regarde les gens se prendre des gadins dans la bonne humeur, avec des obstacles « rigolos » et une animation
« rigolote ».

Le succès de la succession d’obstacle étant prouvé, ils sont passés à la vitesse supérieure. Un show d’HOMMES. De force pure. On enlève les sourires, cette fois le format est hardcore. On prends
une succession d’obstacle à franchir, en compliquant le tout, dans le sens où les parcours sont infiniment plus longs, les obstacles plus « vidéoludiques » mais donc plus compliqués. Et dans le même
esprit, une chute = une élimination. Pour gagner le pactole, il faut traverser plusieurs niveaux… toujours plus surréalistes. Tant et si bien que les gagnants du truc se comptent sur les doigts
de la main. Une main sévèrement amputée… regardez plutot cette vidéo proprement hallucinante.

 


Ce mec est un GUERRIER.

Ces deux émissions de courses d’obstacles pures sont « Viking » et « Ninja Warrior », vous dégagerez facilement les thématiques « scénaristiques » des jeux respectifs. Les principes sont les mêmes, seuls
les obstacles changent. Sur la vidéo, on voit un homme faire la totalité du parcours de Ninja Master. Et le sens « parcours vidéoludique » prends tout son sens, le pécheur ci dessus surpassant
largement la force et l’habileté du Prince de Perse ! On remarque plusieurs choses : le premier stage, de jour, est déjà sévèrement sélectif, nombre de gens se plantent sur la toute première
séquence avec leurs pieds bots.
Mais regardez le troisième stage. Une dizaine d’obstacles dont la difficulté ne s’évalue plus que dans le domaine de l’abstrait, et je ne dit pas ça parce que je suis nul en grimpé de corde. La
prestation demandée est hallucinante, olympienne oserais dire avec tout le premier degré dont je suis capable. La difficulté est telle qu’on regarde surtout le show pour espérer y voir un jour un
niveau supérieur, et voir jusqu’où l’imagination des « architectes  » du truc à bien pu aller. Il n’empêche qu’il est toujours amusant de voir des gens faire et refaire les tout premiers passages, la
chose s’enchaînant assez bien avec un rythme bien maîtrisé. L’autre émission, « Viking », a été diffusée un temps sur JET, vous savez, cette chaîne très éphémère qui ne diffusait que de la
call-tv.

Seulement voilà. Le network anglais à flairé le truc, à mixé un peu les deux. Ils ont produit une « course d’obstacle » « familiale et rigolote à la vidéo gag ». Ils ont nommé le truc Total Wipeout et
ont laissé mariner quelques instants.
Ca na pas manqué, M6 à chopé le concept et à produit sa propre version, sans changer le nom par ce que M6 n’aime pas trop PRENDRE DES RISQUES. (C’est comme ça qu’on se retrouve dans un « Pékin
Express » … à Bali) et c’est en matant les bandes annonces que je me dit « chic chic, on va rire un peu ».
Et quelle débauche mes amis. J’aurais dû faire confiance à mes instincts primaires. Adaptation française = moyens divisés – humour aléatoire – interêt du même acabit.


Un extrait de la version originale. Rassurez vous, on a gardé les gilets de sauvetage. Pour plus de sé-cu-ri-té.

Première diffusion il y a cinq heures sur M6. C’est encore Stéphane Rottenberg qui occupe cette case du Vendredi soir, bien installé dans le poste avec son charisme et son sourire saillant. Nous
nous retrouvons en Argentine… WAT? Pourquoi en Argentine? On est encore dans Pékin Express? D’ailleurs, l’ami Stéphane adopte tout les tics vocaux des realts-tv de la chaîne, que ce soit des
repompages de la Nouvelle Star « Ils-sont-cinq-candidats-il-n’en-restera-plus-que-quatre » ou de Pékin Express « les candidats accéderont à la GRAAAAANDE finale. » Serious business.
C’est donc un superbe ratage qui commence. Rottenberg et un mister Météo de la chaîne (on sait à l’avance qu’il va être très lourd) sont devant le fond vert le plus évident du PAF, à enchaîner les
vannes les plus inexistants qui soient (c’est un bel enchaînement de non-humour en fait) et interviennent toutes les cinq secondes pour commenter n’importe quoi sur tel ou tel candidat. Car oui,
une fois de plus, en France on se SENT OBLIGE de « portraiser » le candidat, même si c’est pour lui coller en deux seconde la dernière des anecdotes (« bonjoureuh, je m’appelle Rogerg Carbangbois, je
suis paysagiste et j’aime porterg la moustacheug. »)
Bref problème de rythme immense. Ce qui n’est encore rien face à la vacuité du contenu.

Le principe : 24 candidats font un parcours d’obstacle, un round les divise en deux, encore deux autres jeux et il-n’en-reste-qu’un qui gagne la somme de dix mille brouzoufs. Mais le parcours en
lui même est … français. C’est à dire sans aucun moyen. C’est comme à Koh Lanta, trois bouts de bambous. Tour d’horizon : une glissade, trois pneus, un mur « qui cogne », des trucs rebondissants
commentées comme étant « Les fameuses grosses boules que le monde entier va nous envier » (sic.) et un saut de corde. Le tout dans un décor surpauvre et dans une ambiance de mort. Dans la version
jap, vous avez la foule qui HURLE, qui acclame, les personnages du jeu qui foutent le bordel, ici on n’a que les commentaires idiots de la potiche du coin qui arrive à prononcer des mots encore
moins pertinent que ceux d’Ariane Massenet. Si si.
Tout les candidats font le parcours, si ils se plantent il traversent un peu de boue à coté (ce qui est encore plus rapide directement) et les meilleurs temps passent à l’étape suivante.
Le montage est soporifique comme jamais, dommage dans un jeu « d’action » ! Un candidat se présente, reportage sans intérêt, sketches sans intérêt des commentateurs, et lancement dans un parcours
sans intérêt dont le budget est déjà majoritairement passé dans l’avion argentin.
Les candidats sont des quiches, ne réussissent rien, pataugent des heures dans la boue, ce qui donne des séquences de vide, donc des commentaires de remplissage, bref tout ça est assez pénible à
regarder. Les fameuses « grosses boules » sont les stars de la soirée et l’attention des principaux jeux de mots, il y a mêmes des séquences dédiées, des replays de replays, et même des bonus sur
Internet.
Vient la deuxième étape, ressemblant furieusement à un mini-jeu de Mario Party. Les candidats sont surèlevés sur une plate forme et doivent éviter de se faire éjecter par un tourniquet qui fait
penser à une machine à baffe géante. Ca pourrait être intéressant à regarder mais le monteur pratique l’auto-digestion : il fout, refout et rerefout les mêmes images. EN BOUCLE. Quelqu’un tombe, on
va automatiquement se taper 15 replays pour se remémorer cette chute rigolote dans la joie et l’allégresse !

L’ambiance y est tellement amorphe que le Mister Météo fait des référence à la discographie de Jeanne Mas. Les candidats, eux, continuent leur bouzin et exposent leurs motivations « C’est pour mes
enfants que je fais ça. Hugo, Théo, Léa, soyez fiers. » Et ben. On sent l’ambition derrière tout ça. J’imagine les CV « Je me suis planté à Total Wipeout, je suis trop puissant. »
Troisième étape de sélection, avec des noms d’obstacle à faire frémir Alan Ball « Les traversins glin-glin » et les « Parpaings crétins ». Je suis sûr qu’ils ont hésité avec les « Traversins zinzins »
mais que c’était trop dangereux voire engagé.
Tout ça s’enchaîne de façon très pénible jusqu’à l’épreuve finale, de nuit, aussi épique qu’un jeu d’intervilles actuelles. Comme pour ses consorts étrangers, la dernière étape se fait de nuit,
avec des jets de flamme et de l’eau omniprésente.
Quand on voit que le programme est sponsorisé par le Park Astérix, on comprendre tout de suite que le show est imaginatif comme une reproduction d’attraction lambda… là où les équivalents
étrangers rendaient la chose épique est passionnante. Mais là, impossible à regarder, sans intérêt, problèmes évidents de rythme, aucun budget, tics français énervants. Je suis très très déçu.
Impossible de savoir comment il espèrent meubler tout l’été avec autant de vide… sauf en espérant récupérer les gens qui se jettent sur le premier truc venu pour attendre Secret
Story.
Pour la peine, je vous jette des pierres molles et des lapins parpaings crétins.

Sinon, mon post pour l’imminent quartier libre de l’éditotaku est prêt.
Vais-je me faire flamer par l’élite de la nation? Probablement. C’est bien plus drôle.

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L’histoire sans fin (avec des grandes oreilles)

Hopital Charité Toussa : « Tu peux aussi faire leveler ton humour et améliorer ton second
degré


En attendant des sujets un peu plus sadiques, je reste dans une perspective très « otaque de
bac à sable… »
Je suis au désespoir ! Je viens de terminer le 59è tome de Detective Conan (ou Meitantei Conan pour les inconditionnels.) Seulement voilà. Cette phrase sonne comme si je venait de boucler la série,
que je tapais à chaud mes réactions sur l’ultime tome et la saga en général… après tout, des mangas, je n’en ai pas beaucoup terminé, la petite émotion qui vient avec est encore intacte.
Le symbolisme et les chiffres liés à la série avec ne vont pas se chercher très loin : le manga vient de fêter son quinzième anniversaire et sa soixantaine de Tomes – ce qui n’est pas si épatant
que ça pour un Shonen publié en France par Kana (Naruto et Death Note, entre autres. Attention, les trois ne sont pas pour autant prépubliés par la même magazine au japon)
… mais que nenni, ce 59è tome n’est qu’un chapitre parmi les autres.
La publication Japonaise en compte
64 et aucune
fin n’est annoncée pour le moment. En tout cas, elle n’est même pas suggérée par la tournure des évènements.

Donc question. Que fait-on avec 60 mangas? Reportage d’investigation. « Nous entrons dans la chambre de Concombre, là où aucune caméra n’est encore jamais allée… nous illustrerons nos propos
avec des fabuleux montages Paint… »

Empilés, cela approche le mètre et ça dépasse la taille standard des personnages de Fort Boyard. Alignés, ils font une tapisserie chamarrée et originale pour votre tapis de sol.
« Tout les matins, je marche sur mes Detective Conan, mes ampoules se guérissent d’elles même! »
Pesés, cela donne le chiffre fort amusant de 6,9 Kilogrammes, et il faudra trois boîtes à chaussures minimum pour les transporter. En les ouvrants, on peut parcourir environ 650 chapitres de 11000
pages, soit près de 160 affaires et autant de coupables, dominés dans l’ensemble par les femmes fatales et les hommes qui portent le prénom « Akira »
(Sachant que Death Note est publié par Kana aussi, ah ah. Hum.) 

Maintenant l’instant « Juste Prix! » Prenez un set guitariste de base, avec une guitare bas de gamme, un ampli Marshall 15 Watts et une pédale d’Effet Zoom G2. De l’autre, prenez l’intégrale
Conan, qui fait le plus gros trou dans votre compte épargne?
Avec 330 brouzoufs contre 325, c’est Detective Conan qui revient le plus cher à suivre. Bien sûr, c’est de l’argent étalé en une demi-décennie, j’ai comme beaucoup de monde suivi cette série comme
étant l’une des premières qu’on achète. Ce qui prends beaucoup de temps et d’argent, mais la série ne se termine jamais, on est bien obligé d’acheter la suite pour justifier tout les achats
précédents… en espérant qu’elle se finalise un jour.

L’histoire au cas où vous ne connaisseriez pas le truc : Shinichi Kudo est un détective lycéen qui se trouve toujours au bon endroit, au bon moment dans un Japon où tout le monde semble vouloir
trucider son prochain. Il se ballade joyeusement avec sa copine Ran quand il résout une énième affaire qui va l’impliquer dans les « Hommes en Noir », organisation secrète et malfaisante (en quel
sens, j’en sais plus grand chose) qui va lui administrer une drogue, résultat : 10 ans en moins et une apparence de gnome. Il doit donc retourner à l’école primaire, se faire des petits amis têtes
blondes et va continuer, malgré tout, son hobby de justicier en résolvant des crimes, avec pour couverture le père de sa copine, Kogoro le détective raté. Shinichi adopte « Conan Edogawa » comme
pseudonyme et c’est parti pour une interminable succession d’enquêtes (parfois réellement passionnantes) où le coupable utilise toujours un stratagème démentiellement recherché et « Mr Bricolage »
pour se couvrir les arrières.
Comme souvent il y a la trame de fond (la recherche et l’enquête sur ces fameux hommes en noir qui adoptent des noms d’alcool comme pseudonymes) très rarement mise en parallèle avec les meurtres
élucidés. Le schéma ressemble à « 20 meurtres sans importance scénaristique, une affaire qui fait progresser le scénario, et retour en début de cycle »

Le problème c’est que la série de progresse pas, elle s’étoffe sans avancer. De nouveaux personnages débarquent, principalement des « commissaires » qui seront là en fonction de la région du meurtre
et qui occuperont surtout la noble fonction de tapisserie. Conan, lui, se fait une bandes de potes (ce qui donnera des petites aventures collégiales rarement intéressantes) qui se complétera avec
une blondinette qui s’avèrera être une ancienne scientifique de la fameuse organisation – elle aussi rajeunie par le même poison.
En 60 tomes et 15 ans de scénario estampillé Gosho Aoyama, les principaux arcs n’ont pas évolué d’un pouce, et ont à peine débuté pour ainsi dire. Ran ne sait pas que ce gosse détective sorti de
nulle part n’est autre que son amoureux, et l’enquête sur cette associations de malfaiteurs-lobby-Evian ne donne rien, vu que chaque nouveau protagoniste appartenant à ce gang se fait
automatiquement exécuter.
Dans pas mal de mangas (que ce soit dans les shonens ou chez Kana uniquement) les auteurs prennent le parti du temps passé dans le scénario et font grandir ses personnages. Ici, dans un scénario où
l’âge des persos prends une pertinence inhabituelle, ils sont tous enfermés dans une bulle temporelle et ne grandissent pas d’un pouce. On dirait que l’auteur avait d’ores et déjà en tête la
longévité de sa série naissante : quand bien même Conan a 7 ans au début du manga, il en aurait aujourd’hui 22, donc concrètement 32 ans de vécu. On s’éloigne du héros de shonen type qui ne dépasse
pas la vingtaine…
Ironiquement, la série étant très étendue dans notre temps bien à nous, le style de dessin et le design des personnage évolue significativement. Les personnages ne grandissent pas mais s’affinent,
ce qui est assez perturbant… et le genre policier, rare dans le manga, mélange le style délibérement cartoon des début avec des scènes cadévériques bien glauques : sang, pendaisons, noyades,
plein de bonnes choses.

La série n’est est pas vraiment une, on parlerais presque d’un feuilleton, d’une saga, le manga s’apparente plutot à une succession d’affaires sur-compliquées où l’imagination du mangaka est mise à
rude épreuve, avec des mécanismes, des mobiles, des « messages cachés » toujours plus inventifs. L’interêt c’est surtout les scènes de crimes, et le lecteur peut se tenter le défi impossible de
trouver le coupable et l’explication technique et scénaristique adéquate. « Impossible » car malgré les indices distillès le raisonnement à avoir est souvent TRES tiré par les oreilles, mais jamais
surréaliste pour autant. Les « explications » étant à base de simple physique/réaction en chaîne à la « Incredibles Machines »
Problème donc : coté policier sympathique sans prise de tête, mais sans trame de fond – et il faut bien
sûr accepter les raccourcis, le fait que les persos mettent les pieds dans un meurtre toutes les cinq minutes (pas trop de souci de cohérence donc) et autres marques de fabriques du shonen bourrin.
Le souci du dévellopement des persos étant relatif : jeune gosse facétieux, adulte débile en comparaison, et la fille qui est là pour les quotas. N’oublions pas que nous sommes dans une fiction qui
vise les jeunes ados, les « plus vieux » étant libres de lire des trucs plus poussés.

Le coté « enfantin » de Detective Conan est bien sublimé dans sa version anime, diffusé en 2005 sur la case jeunesse de France 3 (pour ceux qui goutaient en attendant Fullmetal Alchemist sur Canal !)
… et c’est le drame.
Le format « épisode » fragmente encore plus le non scénario, un zode = une enquête, fidèle au manga ou pas, les épisodes originaux étant largement plus pauvres que les autres.

Les persos sont encore plus moches, on ne remarque que leurs oreilles cyclopéennes, c’est
très mal animé, un peu feignant, les arcs narratifs sont complétement occultés… et la censure veille. Plus une goutte de sang, les impacts et jets étant remplacés par des effets de lumière. Les
doubleurs parlent une demi seconde à la bourre et l’opening est à prendre au
quinzième degré tant il est what the fuck et nous rapelle les plus beaux génériques des années 90

(Notez le sublime massacre de l’anglais dans les fansubs de la vidéo)

« Qui est le plus sidérant? CONAN
Le plus beau et séduisant? CONAN »

WOW, calmez vous les gars, il a peut être des lunettes aux formes chalereuses mais il n’a que sept ans dans les faits…
Anime pas génial du tout mais qui passe bien quand on est dans le public visé, manga sympathique mais interminable… ce qui nous ramène à la question « Quelle est la durée idéale d’un shonen, et
d’un manga par extension? »
J’en sais rien. Je suis juste fatigué de ce truc. Par définition, personne n’aime terminer une série appréciée. Le rythme de parution français est anarchique – parfois un tome traduit huit mois
après, de quoi oublier les enjeux immédiats du tome précédent… donc d’avoir du mal à commencer le nouveau… donc trouver que la série globale manque d’interêt. Pas de bol, l’équivalent d’une
XBOX 360 Elite a été englouti avant, et allez trouver quelqu’u pour refourguer votre pelletée de mangas, quand bien même au tiers du prix original…

Allez Gosho, bouge toi, ça commence à bien faire cette histoire.

Et allez chez tonton Amo, il s’est lancé dans une saga informative sur les
éditeurs/producteurs/mangakas, bref toutes les figures connues derrière ce qu’on aime lire et regarder.

Et ça s’y engueule allégrement. Comme dans Secret Story : illustration des pouvoirs en présence… ça donne envie de faire des petits schémas pour illustrer les
affinités et les liens/manoeuvres quasi-politiques entre les blogs otaques. Un comparatif serait marrant à faire. A voir !


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