Monthly Archives: février 2009

…et je remercie Marcel Chombier

Cet article est nommé dans la catégorie
« sans conviction »

Ah… les Césars. Mon petit rendez vous annuel. Je suis tout à fait au courant de l’inutilité de cette passion. Je ne me
l’explique pas : peut être encore ce fameux processus d’élimination. Un gagnant, quatre perdants à chaque tour. Peut être aussi pour son côté solennel de l’extrême qui peut parfois provoquer
des situations absurdes. Certaines soirées étaient assez mémorable aussi, ça dépends pas mal
de l’animateur.

On se souffle dans l’oreillette que cette cérémonie est surtout la concrétisation d’une masturbati*n intellectuelle
générale. Moui, une autocongratulation toute simple aurait pu faire l’affaire également. Des stars de la profession défilent sur scène en tenue excen-tantriques et se touchent devant le public.
Hmm… tellement décadent… ça mérite bien un petit post live.

 

Nous sommes donc chez Denisot pour l’avant cérémonie. C’est un peu chiant quand même.

Le journaliste Cinéma de Canal s’est pris le vent du siècle par. Sean Penn. Ca se fait des amabilités de partout, Ariane Massenet pose des
questions idiotes, ça sodomise des mouches à tout-va.

Comme chaque année, toute l’heure précédent la cérémonie se caractérise pas son vide et sa lenteur.

 

Le cinéma est éternellement sponsorisé par les Carte Noire…je ne sais pas trop quoi en déduire

Ca commence. Si je me souviens bien, c’est le moment où on rends hommage aux morts de l’année. Ah non, juste Cravenne apparament. Ah, et la
voix du mec, qui ne travaille qu’une fois l’an, celui qui fait la voix off « Mesdames Messieurs, la présidente Charlotte Gainsbourg !» Mmh… Elle remet ses cheveux d’un mouvement de
tête qui égale la classe du dauphin.

 

Wow. De Caunes arrive et parle sous hélium. Comédie musicale, comme pour les Oscars. Le public est coi. Rien à faire, la profession est
frigide, c’est pareil tous les ans.

Rah c’est malin, il  va présenter la cérémonie en smoking et pantalon mouillé, je souffre pour lui.
Christine Albanel est là elle aussi, prêt à se prendre des piques toute la soirée, et c’est tout à son honneur.

Petit sketch sur la crise et c’est un peu une bedaine (comprenez : un gros bide)

Tomer Sisley arrive sur « Hey Ya » d’Outkast. De la musique aux Césars? Bendidon. Sur scène ils ont l’air tout excités (et ils sont deux) et ils doivent se confronter à la froideur bien glaciale de
l’assistance.

Le petit bonheur de la soirée, le petit jingle qui
suit et précède la vidéo des nommés
, avec ce bruit de pellicule, ce soupir féminin et cette montée chromatique.

Meilleure second rôle féminin : Elza Zylberstein monte sur scène et à un orgasme en direct. Elle égrène des noms de remerciement en reprenant
sa respiration bruyamment comme le copain de Malcom.

De Caunes blague sur la prononciation de « Mesrine » en sautant les s dans ses phrases, comme si personne n’avait fait a vanne avant
lui. L’inspiration est à son paroxysme. Cécile Cassel démonte les joueurs de jembé en colocation, aurait-elle des références BDesques cachées ? Ca ne vole pas haut et ça n’égale pas quelque
moments cultes de cérémonies passés, comme ce fabuleux césar du meilleur figurant.

 

Quand quelqu’un remet un césar, on voit les petites vignettes des nommés qui regardent devant eux l’air hagard. Ce processus permet surtout de
constater que les gens nommés et absents gagnent presque toujours une statuette (contredisant ainsi le fameux proverbe)

« On ne dit plus film étranger, mais film de l’immigration » « Rassurez vous, le césar du meilleur film étranger ne sera pas
reconduit à la frontière » sourire gêné d’Albanel

On appelle Julie Depardieu  à la barre. Elle
à l’air plus lucide que d’habitude et c’est triste, c’était mieux avant quand elle faisait des longues diatribes sous excta. Cette femme fait partie de la petite caste des gens qui ont l’air
sublimes quand il ne sont pas lucides. C’est injuste.

Reportage sur l’alternative bio de l’exploitation des césars. LOL de circonstance.

Ces petites saynètes sensée apporter un peu d’humour ne sont pas très convaincantes et les petits sketchs de l’animateur manquent de
rythme.

Hommage à Claude Berri. Standing ovation générale, sa famille ne sait plus trop où se mettre. Personne n’ose s’arrêter d’applaudir, c’est assez
gênant, ça doit faire une bonne grosse minute d’applaudissements, c’est complètement surréaliste. On se croirait dans le régime Stalinien, où le premier qui osait arrêter d’applaudir un discours
du dictateur était certain d’aller au goulag.

En parlant du meilleur film étranger, De Caunes case les mots clés « Berlusconeries » et « Réintégration papale » bien
joué. Into The Wild et There Will Be Blood sont nommés mais il FAUT que Gomorra gagne. … et non, c’est Valse avec Bashir. Au moins, le réal ne risque pas de se faire sniper sur scène, le
spectacle aurait été quelque peu gâché.

Quelle horreur… micro-trottoir avec des cht’is au langage incompréhensible. Pitié… ça fait un an, cessez ce supplice…

Ah mais tient… Dany Boon déboule sur scène en pantalon de survète orange. Sécurité!! Faites sortir cet homme, il nous a gonflé trop
longtemps…

 

Guillame Galienne vient chanter « The Sounds of Silence » avec une parfaite inconnue pour remettre le prix du meilleur son.
Euh…?  Un groupe de six personnes vient recevoir la statuette, espérons qu’ils ne parlent pas tous cinq minutes. Aaah le dernier de parole à une
grosse mouche sur le visage. Je suis terrifié. Mouuuuuucheeeeee

On continue dans l’angoisse avec le prix des costumes, avec une femme d’un certain âge qui est sapée comme un camion.

Florence Foresti arrive comme une diva et met enfin un peu d’ambiance dans ce monde de brutes avec un VRAI sketch DROLE, des concepts encore
abandonnés jusque là. Elle remet le meilleur scénario, et c’est là que les Ch’tis sont nommés. Et il ne gagnent pas, merci Dieux du ciel.

Le César d’Honneur remis à Dustin Hoffman à le mérite d’être précédé d’extraits de « Hook » et de « Rain Man » pour notre
plus grand plaisir. Et ce dernier ne veut même pas monter sur scène, il est pas jouasse, le bougre. Il revient et lâche la phrase du siècle « Il y a un cadavre en chacun de
nous »

LOL. Une page de « pubs » et ENFIN un caméo de Valérie Lemercier qui vante les mérites du jambon « Matrange. » Le maître de
cérémonie reprends la parole « Il paraît que le meilleur scénario est contesté, Ségolène Royal veut recompter les voix » ça tombe un peu à plat.

C’est pas mal, maintenant il fait allusion au concert d’ACDC qui se déroule en même temps, et se paye le luxe de vanner la ministre sur sa
non-culture musicale. Quand même! Quelle débauche! Il va se retrouver avec du polonium dans son coca si il continue d’être aussi impertinent.

Zomg Sinclair est nommé pour la meilleure musique. Il va peut être dire « votre prestation était un peu caca » au public. Mais il ne
gagne pas, je suis déçu.

 

Je commence à m’embêter sérieusement, et après avoir fait mumuse pendant 10 minutes avec le photo booth l’hommage annuel aux défunts commence.
Cette séquence confirme qu’on est en plein rite, dans sa forme la plus aboutie, avec son culte des morts.

 

Apothéose de la soirée : une blonde nymphomane (incarnée par Julie Ferrier) fait un sketche-performance de dix minutes dont le principal axe
est la mise en valeur de ses attributs. On a pu voir une bonne partie de ses boobs et ça a duré cinq bonnes minutes.

Là ça devient très intéressant. Le meilleur espoir féminin. La terre entière prie pour que Louise Bourgoing gagne, monte sur scène et parle. Ce
serait l’illumination générale.

Et NON. La vie est mal faite, je me sens mal tout d’un coup d’un seul. Consolons nous, on va bientôt voir Sean Penn, qui, il faut bien
l’admettre, est un homme superbe.

Mesrine pour le meilleur réalisateur. Parfait, je ne trouverais pas juste que Cassel ait le meilleur acteur et ce césar très prisé des réals
confirme à moitié cette pulsion. 

 

Les différents plans sur l’assistance me font avoir une réflexion perturbante : chaque année, les acteurs ne semblent pas vieillir. Ils sont
comme figés d’une année sur l’autre, le temps ne semble pas passer, c’est flippant et rassurant à la fois.

 

Meilleur acteur : curieusement, Guillaume Depardieu est nommé mais absent. Il va même peut être le gagner, le sagouin. Je ne sais pas pourquoi,
un don de prescience… et même pas, je me plante doublement, c’est Cassel qui est primé. Comme quoi les récompenses ne sont pas aussi prévisibles qu’aux States et c’est déjà pas mal.

Pour la meilleure actrice, l’appelé est Lambert Wilson. On a pas eu de discours engagé jusque là, et le monologue sur le statut des
intermittents pointe le bout de son nez. Ou pas, je me gourre une fois de plus. Pronostic immédiat : Sylvie Testud que j’adore, ou Yolande Moreau qui 
est adorablement barrée. Et c’est cette dernière qui remporte un deuxième trophée dans la même catégorie.

Je viens de me rendre compte qu’on n’a toujours pas vu Sabine Azéma cette année et c’est scandaleux.

 

Pour le meilleur film, c’est Penn et Gainsbourg qui remettent et c’est impossible de savoir lequels des deux est le/la plus désirable.

Et c’est Séraphine qui remporte le über trophée. Je n’ai jamais entendu parler de ce film avant la cérémonie.

 

Tous au Fouquet’s maintenant pour un peu plus de bling-bling. C’était vraiment très intéressant. Mais un peu chiant.

Courage, un dernier post real-tv et c’est Mario Maso again.

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Beaux, riches mais souffrants, LOL!

ANDRE MANOUKIAN, VERBEUX PHILOSOPHE : « Vous ne chantez pas assez avec votre
anus »

Commençons par les choses fascinantes, comme ça vous serez concentrés pour la suite.

 – Le prochain opus de Mario Maso est nettement le plus fun en termes de contenu/commentaires, et j’ai bien bien envie de le poster un peu plus en avance que d’habitude. Après, si vous êtes
dans le même état d’esprit, ça peut aider.
– Un nouveau membre est arrivé dans la superbe famille des objets-onéreux-de-ma-chambre : un superbe Macbook tout blanc. Notez au passage que le MacBook, ça fait une demi décennie que ça
existe, et qu’une nouvelle version sort le lendemain de ma commande. Ah mais la loose, c’est un métier… et là où le nombrilisme s’arrête c’est dans le fait que ça permet des posts en live un peu
partout! Et c’est la fête.
– C’est les vacances et c’est un peu l’ennui, j’en profite pour faire des gravure sur pépitos, peut être que je vais lancer une mouvance qu’on appellera le « pepito-art »
– Après un débat houleux avec Mr. N.L. qui se reconnaîtras, le meilleur sidekick Disney est indéniablement Timon, suivi d’assez loin par Mushu, voilà, y’a pas à tortiller, c’était vraiment très important, merci. Prout. 

Mercredi dernier, je me réveille de bon matin pour aller m’instruire, au cas où mon plan B consistant à composer un tube et gagner des milliards ne marcherait pas. Maiiiis grève oblige, nous
décidons de sauter le cours du pourtant très charismatique Guy Carcassone et décidâmes d’aller au cinéma (que voulez-vous, la vie d’étudiant, c’est chargé, il y a des priorités à établir)

Naon? Un billet ciné? L’un des moins qui soit rentables qui soit? Hé mais oui, je suis un BN, j’suis un fou.
DONC. Le billet du jour est porté sur LOL. Le film. Avec Sophie Marceau. Celle-là même qui, il faut bien le dire, à des seins pointus.
L’actrice ayant joué dans « La Boum » avec « Dreeeeeams are my realityyyy » en fond sonore.
Les préjugés avant d’entrer dans la salle : j’avais beaucoup entendu parler de ce film comme étant « générationnel », ha oui quand même! En gros, dans trente piges, on regardera LOL comme on regarde
« La Boum » aujourd’hui. La moindre des choses, si un film doit être emblématique d’une génération, autant qu’il corresponde à la réalité. Et là je ne sais pas si c’est votre serviteur ou le film qui
est à la ramasse.
Le pitch!
Lola (ça commence mal et ça ne fait qu’un mot) adolescente et lycéenne de son
état, traverse les affres et les doutes du passage à la vie d’adulte (ou pas.) TOUT SIMPLEMENT. Si on développe, on peut dire que le jour de la rentrée, son copain lui annonce de but en
blanc qu’il l’a trompée pendant l’été. Pas évident d’autant que la communication avec sa mère est quasi inexistante, et que la dite mère se tape en secret son mari divorcé.
On a donc deux sphères bien séparées : les « parents », avec Sophie Marceau en mère bobo, Alexandre Astier (Kaamelott…) en père divorcé, et Jocelyn Quivrin,
le mec de 99Francs, en policier-gueule-d’amour qui cachetonne.
De l’autre coté, on à l’héroïne, la meilleure copine A, la meilleure copine B, la pouffe A, la pouffe B, et les quelques personnages secondaires X Y et Z. L’objectif du film étant bien sûr de
réunir ces deux sphères, que ce soit devant ou derrière l’écran…



(Cet extrait de Juno offert en fac-similé est totalement hors-sujet avec le reste du post, mais voilà, comme ça il contient quelque chose de réjouissant. Aaaaah, Ellen Page. Et la musique derrière,
All I Want Is Youuuuuuu <3 )

Voilà voilà. Problème : le premier quart d’heure, qui sert en fait d’exposition au truc, est un gros gros ramassis de clichés. C’est le tableau d’une espèce de jeunesse hyper-friquée parisienne qui
doit vraiment être underground car je suis bien bien passé à coté. Quand Lola arrive au lycée, tout y passe. Tout le monde à la clope au bec, tous les mecs ont des vestes et des moumoutes plus
grosses qu’eux (sauf un, cheveux lisses = seul puceau = pas hype), Converses partout, filles minipouffes même qu’y en a une déguisée en Duffy (Manoukian dirait « Péripatéticienne seventies ») et ils
ne parlent pas et n’agissent pas… comme dans la vraie vie. T’ain, tous les jeunes parisiens ne s’intéressent pas qu’aux potins de qui-est-avec-qui, n’essayent pas de draguer les profs et
n’organisent pas des fêtes hype-pétard-hystérie dans l’appartement huit pièces de leurs parents? Si?? Vous avez déjà vu une fille de 17 ans en manteau de fourrure et string jaguar?
Les petits lycéens se tournent autour (grosse intrigue triangulaire amoureuse si ce n’est plus, de toute façon ça tombe sous le sens qu’en seconde on a déjà tout expérimenté) et les parents
font la même chose de leur coté, entre deux soirée pétard-discussions-fesses. Les adultes fricotent et les jeunes motocultent : mais damnation reste-t-il une once de sentiment quelque part? Après
avoir vu ce film où les rapports humains sont archi-simplistes, je me demande si je ne suis pas à coté de la réalité !!

En fait je pinaille mais il me semble avoir entendu parler de collège dans les dialogues, donc ça fait très très précoce tout ça. A priori, le film est sensé apposer pas mal de vérités non dites
sur les enfants-parents et vice versa. Chacun reconnaîtra ses petits secrets dans le lot… ou pas. Tout le monde ne peux pas se permettre de dialoguer dans une baignoire plus grande que
la pièce où je me trouve actuellement. Il faut dire que les « adultes » ont aussi leur petit jardin secret, on trouve une illustration de ce concept avec Sophie Marceau qui hésite entre son ex
rentre-dedans et un flic brigade des stups qui fume des joints (c’est très cohérent) … cette intrigue ne servant qu’à prouver à la-dite Sophie Marceau qu’elle n’aide pas vraiment à préserver
l’innocence de sa fille. D’toute façons, s’trop kewl, c’est veugra, comment elle me gonfle la tepu, relou. Les autres adultes sont aussi stéréotypés que leur progéniture (le père Ministre
qui installe des lasers de sécurité pour que son fils ne fasse pas le mur, WTF, le père du gratteux qui ne connaît pas la double vie musicale de son rejeton et qui après avoir explosé une
acoustique contre un mur débarque furibard à un des concerts du-dit fils, pour ensuite le découvrir sous un nouveau jour et lui adresser un sourire niais et radieux)  

Morale de l’histoire : le bahut c’est caca, les copains c’est cool, l’amour c’est youpi, et vive les surboums dans les grands apparts. NON. Les choses sont plus compliquées.
Cet euphémisme général, cette chimère de la jeunesse 16-17è arrondissement, ne sert à RIEN. Et elle dessert pas mal de gens aux passage.

Évidemment des dialogues parfois savoureux. Évidemment pas mal de scènes vraiment drôles (très SKINS pour le coup… dans le genre webcam dans un poulet…) et des situation parfois réalistes. Et
il faut dire que le cinéma français progresse, mine de rien. La mise en scène est bien fraîche (je dirais même plus fraîche du matin pêchée) jeune, actuelle, moderne, tout comme le rythme. Ce
dernier est un peu particulier : l’histoire s’arrête brutalement, pas mal d’intrigues secondaires sont laissées en suspend, mais c’est pas grave puisque Lola a pu tirer son coup et accomplir son
but sur terre. But qui s’est avéré accompli lors d’un voyage en Angleterre tout aussi caricatural mais volontairement, pour changer. Champomy d’abord!

Bizarrement, j’étais sorti de la salle avec cette impression de bonne surprise. Mais, visiblement, j’suis assez remonté. Ça se laisse voir, j’ai même passé un bon moment. Malgré tout, le film est
globalement et réellement drôle. Il n’empêche que plus que jamais, on est dans la fiction.

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Mario Maso #9

PANDAREX LE POETE : « Si elles sont borgnes ? Ou alors faut avoir vachement
faim »

Notez qu’après ce post vous saurez comment propulser des melons sur une grande distance.

Ce vendredi c’était Mario Maso. Une séance fort rentable : exit Ilpalazzo et ses mauvaises ondes qui font bugger le micro, cette fois je reçois deux invités, Pimii le lurker mécréant
et Rodin Pandarex, venu tout droit de Dijon, par amour du goût (masochiste, donc) bloggeur super sympa et très fan d’Evangelion.
Séance rentable car extrêmement productive : ce post est le premier d’une trilogie de trois gros épisodes. 3 personnes, 3 épisodes en 3 parties, 3×3 = 9, le compte est bon.
Ce premier opus est un peu poussif, ça met du temps à démarrer et c’est, comme toujours, assez épileptique et répétitif. Mais sur la globalité de cette trilogie, je peux d’ores et déjà vous
promettre des exploits techniques, pas mal de fierté, des kick ban en live, des retours gagnants sur certains niveaux et même pas mal de révêlations. Beaucoup de conneries sorties en live,
aussi.

Au fait! La vidéo du Patator en
question.

Et le sublime schéma explicatif de
Rodin
.

 

 

 

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Shadenfreude

NINITA LA VINDICATIVE : « Quand on est jeune,
beau, intelligent, spirituel et qu’on a la classe c’est interdit de se plaindre »


What else? [:clooney3] 

En suivant la tonalité de ce post, j’aurais pu mettre un petit pop-up Deezer en préambule qui aurait joué « Vicarious » de TOOL ou un quelconque morceau de Mercury Rev. Mais ce n’est pas possible.
Deezer, je te hais.

C’est fantastique, parce que ce post va traiter à la fois de la real tv et du web. Apparemment, des petits rigolos ont lancé le concept de « web-réalité » ou « réalite-web », c’est selon. Demain, le
monde! En plus, ce qui va suivre va coller à l’actualité : les évades de prison, tout ça… les médias français adorent ce genre d’histoire, sans chercher à comprendre les aboutissants de ces
évènements…faut quand même être quasi-suicidaire pour tirer sur les flics en pleine cavale, ça en dit long. Bref. 

Ca se passe sur ce
lien.


Quand on mate la dite adresse, on voit clairement « Zaoza » en plein milieu des autres signes cabalistiques de l’URL. Donc avant d’aborder des t’as d’autres problématiques qui vont suivre, il faut
bien savoir que tout ça n’est, au final, qu’un gros coup de pub.

En cliquant sur le lien, on voit nettement un mec devant une caméra, dans ce qui semble être une chambre/cellule de prison grise et glauque. Sur la droite, l’écran de son portable, câblé
pour l’occasion – où des SMS défilent, en bas de l’écran un script comptabilise les entrées du site, en dessous de ce compteur, une liste de « gages » qui s’étoffe au fur et à mesure.

En gros, cet homme, Vladimir, la trentaine, habit orange façon Guantanamo,  s’est fait enfermer pour cinq jours (depuis vendredi donc) et s’il ne « craque » pas, il recevra 5000 Euros. Un
petit compte à rebours montre le temps restant à passer. Quand vous lirez ceci, il n’auras plus que quelques heures à attendre dans sa petite pièce vécés-rideaux-inclus. Le nombre de
visites augmentant, il subit des gages crétins (on fait entrer une chèvre dans sa cellule, on le déguise en sumo, des trucs du genre)
Comment sait-on que tout ça est en direct me direz vous? Et bien là au moins il n’y a pas tromperie sur la marchandise, puisque le dit Vlad reçoit les quotidiens qu’il montre à la caméra, et ce
système de SMS publics 24/24h nous permet de vérifier nous même (et donc de dépenser des pépètes, c’est fin) à quoi le-dit Vlad réponds de temps ou temps, ou peux même aller jusqu’à appeler
un quidam si il s’emmerde vraiment. Votre serviteur, très intéressé par le concept malsain, a tenté l’expérience …



 

Je l’ai entendu dire un truc du genre
« Oh t’ain, l’est fou lui. » Heureusement, j’étais en fin de forfait et j’ai pu le dépenser un peu inutilement avec des « Concombre über alles » « Zia kiffe le yaoi » « Tiens ta femme » etc. Bien sûr, son
numéro étant clairement exposé sur le site, Vladimir reçoit 50 messages vocaux par demi heure, qu’il écoute au mieux de temps en temps. HFR ayant récupéré le truc, j’ai vu passer pas mal de SMS du
genre « Pedobear va venir te manger » et pu entendre une trentaine d’enrengsitrement de Moundir en train d’hurler « FERME TA RACE §§ » et autres joyeusetés du genre (vous voyez! tout est lié!)

Ayant suivi l’affaire pendant trois jours, j’ai pu mobiliser mes neurones et tirer la conclusion suivante : il s’emmerde pas mal. Il prends énormément de temps à lire les SMS reçu (dont 90% de
spams/conneries/flood), mange, lit un peu, écoute la musique de son portable, surfe un peu avec son portable, bref il nous vante indirectement les mérite du-dit portable. Mmhh…
Comme dans tout concept « réalité », il a essayé de pimenter un peu son quotidien en répondant aux exigences parfois loufoques des SMS reçus, dessiner un coeur géant derrière lui, des trucs du genre.
Son emploi du temps est très calibré : pour éteindre les lumières, il doit appeller le « Cell Master » qui lui donnera son consentement.

Penchons nous sur cette fameuse « échelle de gages »

« ON LUI COUPE UN BRAS ». Bendidon.
Il faut signaler que les chiffres ont été traficotés au fur et à mesure car le buzz prenait trop vite et les chiffres étaient trop bas… actuellement, les 10K de visites sont largement dépassées.
Alors plusieurs remarques : notez que plusieurs gages impliquent des « filles sexys » n’oubliez pas qu’on est dans la pub virale. Ensuite, rassurons nous, tout n’est pas à prendre au premier degré :
il s’est effectivement fait attaquer par un ours, sachant que c’était un costume avec une fille sexy dedans. Il a l’air de toujours avoir ses deux bras, je ne sais pas quelle pirouette ils ont pu
trouver. Actuellement, des filles (toujours sexy, ça doit être un credo) sont en train de lui faire passer un « contrôle médical ». Bien bien bien.

Le problème c’est de savoir où est la frontière entre sadisme, réalité et marketing. Même si le mec aura bien passé 5 jours enfermé, rien ni personne n’a réfuté le fait que ce soit un acteur :
c’est le flou total. Un peu louche également : un journaliste du post l’a interwiewé, le résultat étant sur Dailymotion. Dans la vid’, il est limite maquillé + gel dans les cheveux… qui peut nous
dire qu’il n’a aucun lien avec les boîtes dont il fait (consciemment ou pas) la promotion?

 En cherchant un peu, l’initiative, venant de la plate-forme Zaoza, vient d’une mini série, nommée « Cell », diffusée sur la-dite plateforme. Pub encore, sans compter le portable Nokia qu’on
aura vu et revu pendant 5 jours, bref ça pue le coup marketing bien évident. En espérant que le gars touche son argent, parce qu’il a du trouver le temps long, mine de rien.

Les opérateurs téléphoniques commencent à être gonflants avec leurs pubs « innovantes ». Il n’y a pas si longtemps, la mode c’était de pasticher une série d’action dans une pub et de dire « pour voir
la suite, allez sur www.pigeon.com » pour que le téléspectateur incrédule se retrouve dans un site pour écrans plats. Aujourd’hui, on enferme un gars… volontaire, bien sûr, mais… tout ça est un
peu vain. Sauf pour Zaoza, évidemment, et pour ma pomme, qui se passionne toujours autant pour ce genre de marathon/performance inutile.

Mais le vrai truc effrayant, c’est que beaucoup croyaient qu’il allait effectivement se prendre un coup de machette!

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Cyanide & Happiness




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