Monthly Archives: septembre 2008

J’ai survécu à TF1

Jacques Chirac à propos de Koh-Lanta : « Ca
m’en touche une sans bouger l’autre »

Bon la justice c’est osef général. Dommage 😛

Pour préparer le post après celui-ci, j’ai réussi à faire en sorte que la colonne du milieu soie franchement plus élargies. Les images et les vidéos youtube auront enfin des dimensions normales.
YAY.

Et pour fêter ça, je fais mes galons d’essais avec The Gimp (excellente gratuite alternative à Photoshop) et donc on fait péter une première bannière d’essai! Si c’est pas fantastique ça!
C’est un peu vide à gauche mais j’ai pas osé mettre un pedobear finalement. Gloire à The Gimp, gloire à Mandryka sans qui rien de cela ne serait possible.

Aujourd’hui j’aimerais aborder un exemple simple entre la TV française et la ricaine. Car oui, le ciné ricain et au ciné français ce que la télé américaine est à la télé française (nota bene : cela
ne marche pas avec les hommes politiques hin hin) pour les mêmes raisons. Le public – les moyens – et ce qui est déjà établi.

Prenons un concept simple mais génial, inventé par les Danois ou je ne sais qui. Prenons une pelletée de mecs, disons 16, séparons les en deux équipes. Ils se mettent chacun sur une île et se
démerdent pour manger.
Tous les rounds de trois jours, ils participent à un jeu à la fort boyard pour avoir un confort supplémentaire, et un autre qui déterminera quelle équipe doit se délester d’un de ses membres (pour
respecter ce qui reste le plus fascinant : le processus d’élimination, avoir un 16è, un 15è etc) exactement comme dans la nouvelle « Les enfants du maïs » de Stephen King. T’a pas le totem
d’immunité, tu sautes.
A mi parcours, les deux équipes fusionnent, et les principes précédents deviennents individuels. A partir de là, tout les éliminés votent pour le gagnant entre les deux derniers.

Version Française :

Quand TF1 lance Koh Lanta en 2001, on sent bien qu’ils ont pas trop confiance. Les épisodes sont placés le samedi après midi, en même temps que Turbo et autres émissions fantastiques. Pourtant tout
le monde regarde et c’est KKTD pour les éxécutifs de la chaîne. Du coup ils mettent la finale en prime time, et ils en profitent pour tourner une seconde saison. Et encore une. Et encore une.
Mais problème. GROS problème. La cible, la fameuse ménagère, n’aime pas le changement. Et du changement, en huit ans, elle en a pas vu un seul, ouf la voilà rassurée. Malgré le succès croissant du
show, les mécaniques du jeu restent définitivement inchangées, et même tout ce qu’il y a autour… je m’explique.

Rien qu’en évoquant les candidats, on a un gros sentiment de déjà vu pour chacun d’entre eux. En gros, dans les 16, il y a 16 rôles prédéfinis, le plus dur est de trouver un postulant pour chacune
de ces cases. Entre autres : le beau gosse qui fait corps avec la nature, le rambo de base, la jeune noiraude (qui sera toujours paraphrasée « la gazelle ») , le rigolo de service, le « vieux », le
dynamique chef d’entreprise, une grosse chieuse, une autre totalement inadaptée pour que tout le monde puisse parier sur sa durée de vie, un mec qui va jouer des coudes mais qui chouine sur la
plage la deuxième nuit, un autre mec complètement dingue qui va saoûler tout le monde…

Les candidats se ressemblent physiquement aussi, et le plus drôle c’est que d’une année sur l’autre, ils ont le même « rôle » et la même tête à la fois.
Donc, même mécaniques de candidats…même mécanique d’éliminations. Cette année, tout les internautes ont réussi à sortir sans faute le classement des 8 derniers à sortir.
Recette universelle du koh-lanta : une équipe foire un peu plus qu’une autre. A la réunification, les minoritaires se font sortir les uns derrière les autres. L’autre équipe, obligée de voter
contre des compatriotes, élimine la femme la plus agée. La place de 3è est immanquablement reservée au super-héros qui a eu un temps d’apparition triple – double effet kisscool
Cause : la dernière épreuve à 3 est éliminatoire, le gagnant choisit son finaliste, et le super héros n’est jamais une femme… en revanche la dernière épreuve est toujours un jeu d’équilibre,
logique. Le super-héros n’est pas pris car impossible de gagner face à lui.
Effet : le téléspectateur de se dire « OMG!!!1!! Quel retournement de situation! »
Ben non, aucun suspense.

Bon, si y’avait que les candidats qui ne changeait pas d’une année sur l’autre…que nenni. Des trucs aussi insignifiants que… la couleur des tribus ne change pas. Jaune-Rouge. Les jeux sont,
d’une part, fabriqués avec trois bouts de bâtons quand il ne sont pas à base de flaque de boue. L’épreuve consistant à bouffer des vers à toujours été là, et d’ailleurs ce sont toujours les même
vers. (Ce qui fait beaucoup de répétitions, que ce soit dans mes phrases ou dans le jeu)

Et puis il y a le maître, the master. Plus fort que Chuck et Longcat réunis. The essence of pure awesomness.
DENIS BROGNIART (Tatsiiiin) qui, en plus d’animer l’émission, la commente en voix off. C’est un peu une torture de l’écouter déblatérer ses conneries alors que les images parlent d’elle même. Denis
c’est le plus fort du monde – il invente des règles qu’il fait passer pour « la loi immuable de Koh Lanta »
Ce n’est pas le seul acteur du staff à passer souvent à la télé, faut dire qu’il y en a une autre qui est bien sollicité : le médecin est appelé tous les deux jours, et autant d’évacuations qui
vont faire rentrer le précédent éliminé, et ce deux ou trois fois par année, ce qui fausse complètement le truc

Bref difficile de ne pas être déçu après ces quatres dernières saisons bien péraves (oui je suis quelqu’un de lent)
Il fallait que je trouve une alternative car malgré tout j’adore le concept. Finalement c’est la version Française qui est devenue l’alternative.
La TV américaine CBS m’a sauvé de cet infini désarroi

Version Américaine : Survivor

YAY. Nous sommes aux USA, donc tout est un peu « américanisé » (ce qui est assez surprenant finalement :P) et pour le bien de tous en l’occurrence. Le nom est un peu plus pompeux, car ils se
nourissent nettement mieux que nos équivalents francophones. Le show ne dure que 40 minutes, donc exit les « scènes de camps » alakon!

Je prends les choses à l’envers. Je passe directement au présentateur : le monsieur de la photo, Jeff Probst, est officiellement le mec le plus sympa de
l’univers. Même l’hippie qui fait le rôle le plus puritain dans la série la plus puritaine qui soit (voyons voir… disons le père de famille dans « 7 à la maison ») à l’air neuneu à coté.
L’ami Jeff est indéniablement un excellent animateur, et cool de surcroît. Décontracté, il tutoie les candidats, les encourage, se fout d’eux parfois aussi… bref Denis Brogniard sans les
bouclettes et le balai coincé dans les fesses.

Y’a pas que le présentateur de glamour, et c’est un peu le gros défaut de la version. Les candidats sont globalement tous beaux et californien. Les photos de groupes font penser à certaines
séries… mais il y a moins de stéréotypes et plus de surprises.

Autre facteur favorable : il y a beaucoup plus de fonds. Ça aide, faut croire. De meilleurs images, une meilleure équipe de productions, certaines épreuves sont assez démentielles (j’ai en mémoire
un labyrinthe géant vertical)
et tout ce qui est logistique est plus travaillé.
Deux saisons par année, la 17è (!!) commence tout juste. Heureusement aucune ne ressemblent à une autre, et une seule sur les 16 diffusées était vraiment mauvaise.
Les lieux de tournage sont infiniment plus diversifiés : eux au moins ont compris qu’une plage n’était pas un lieu nécessaire pour faire une bonne émission. Australie, Brésil, Palaos, Gabon,
Thaïlande, Fiji, la Chine même, chaque saison est hautement thématisée selon le lieu de déroulement. Le décor du fameux conseil, les objets qui représentent l’immunité tribale ou individuelle, la
musique d’intro toujours refaite avec le même sample de base, ou des trucs une fois de plus totalement insignifiants comme les torches des candidats ou le truc qui les éteint quand ils sortent sont
uniques.

Les mécaniques de jeu ne sont pas restées inchangées : l’émission à su garder les grands lignes tout en apportant des petits plus à chaque fois. Exemple – depuis un moment, il y a une « île d’exil »
ou quelqu’un est envoyé à chaque round. A chaque passage, le candidat trouve un indice de plus en plus précis pour trouver un petit objet qui lui garantis un round en plus (indépendant de
l’immunité classique commune aux deux versions), pour peu qu’il le joue avant les bons votes. D’où situations cocasses.
Autre trouvaille récente : sur ce même concept d’exil, le candidat doit choisir entre un indice et un confort qui sera de plus en plus gros. (Un abris avec une pomme dedans, puis des cookies + un
matelas, etc avec avancement du jeu)
Donc là il y a des vrais stratégies. Donc de vrais stratèges et certains bonhommes sacréments intelligents.
En france, raisonnement anglo-saxon (Tanatloc si tu me lit fais le savoir :P) par pertinence : on déteste ceux qu’on voit trop. Là on a une vraie raison d’aimer ou pas les candidats.

On se retrouve après ce Lividmanda Ownage.

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Truc amusant. Dans la saison en cours, il y a un super-geek joueur professional de Smash Bros Melee (champion américain) je vous tiens au courant de son actu, pour l’instant les deux premiers
conseils étaient pour son équipe, il a survécu les deux fois, ce qui est assez surprenant.

Bien sûr je n’ai pas la télé américaine donc pour regarder cette émission mirifique j’utilise mininov les cassettes que ma
tante-américaine-sortie-de-nulle-part m’envoie. D’ailleurs la poste fait des progrès dans les délais de livraisons parce que je reçois les épisodes le lendemain hé hé. Mais si vous aimez la version
Française et que vous comprenez un minimum d’anglais (pas besoin d’avoir un vocabulaire très chiadé) je vous le recommande chaudement.

A suivre : Hmm… j’avais pas une chaîne à faire?

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Crimes et châtiments

ANTI-MANUEL DE DROIT : « La faculté de droit aime la mise en scène […] mais le discours y est
unilatéral, et surtout appris par coeur »

J’arrête la mauvaise foi un peu. J’vais
encenser un docu, ça nous changera à tous.

Formidable documentaire, donc, lundi soir sur la télévision (encore) publique. J’ai toujours aimé ce grand rituel du barreau. En espérant m’y retrouver du bon coté…
Bien mieux que Phoenix Wright et sa coiffure atomique, plus claquant que ses « OBJECTION!! » élevées au grand air et nourries au grain, mesdames-messieurs : In Real Life! Débauuuuuche…

Le film a paisiblement suivi la session d’automne du tribunal des assise kekpart-en-Oise. Ce sont donc trois affaires criminelles qu’on nous propose de suivre, les unes après les autres,
sans comparatif implicite. Trois histoires plus ou moins banales, à base de sentiments tout ce qu’il de plus humain. Humain trop humain. Comme dirait l’autre moustachu.
Pour l’instant ça fait un peu épisode de Perry Mason.
Certes.
Mais non.
Trois histoires, trois profils bien différents. 
En premier lieu, un pauvre bougre franchement âgé, ayant déjà fait 4 ans de détention provisoire en attente de procès – ayant plombé la cuisse gauche de sa femme avant de menacer la
gendarmerie avec la même carabine. Il baragouine dans un accent alsacien à peine compréhensible. Il part avec une petite blinde de 12 ans.
Le deuxième cas est un homme dans la petite trentaine, qui attend son jugement après deux ans de détention et une année de liberté conditionnelle – il a pu donc reconstruire sa vie avant son
procès. Pourtant, il a tiré sur son père qui est mort à l’hôpital…. deux ans après. Bigre. Celui-là c’est carrément la grosse blinde, il risque  3 décennies de trou. 
La troisième affaire se base sur un couple dont l’homme aurait haché et décapité un copain de la fille pour le dépouiller (façon Bonnie and Clyde) inutile de dire que le mec est archi mal barré,
puisqu’on le déclare mentalement stable, juste très inadapté socialement. Pour lui le procès est presque un simulacre, il va prendre perpète – et il le sait.

Et c’est là tout le problème – ainsi qu’une des conclusions du docu. Des années de détention vont se jouer en deux jours – inutile de dire que n’importe quel détail compte. Une humeur, un
sourire, une belle veste, le taux d’hystérie des jurés, leur personnalité, la température de la pièce ou un simple sentiment d’empathie pourrait tourner à l’avantage des accusés.

Le grand rituel commence, implacable (comme dirait Denis Brognard). Les acteurs de cette grande tragédie s’installe, parfois s’adressent à la caméra dans des mini-interwiews typiques. Ainsi on
apprends à connaître la présidente, femme toute frêle toute mignonne, faisant son possible pour ne pas trop faire dire de conneries aux accusés. On récolte aussi les impressions d’un des jurés,
un peu désabusé dans ce monde et cette logique qu’il ne maîtrise pas – on sentirais presque que tout le monde est plus mal à l’aise que l’accusé lui même.

Pour les trois arcs successifs du docu, la même mécanique est respectée. On inspecte la salle vide car « tout est possible », on tire au sort 9 jurés. Ceux là sont déterminés par hasard, mais
l’avocate de la défense peut en récuser 5, et celle de notre trentenaire parricide ne se gêne pas et élimine les jeunes « pour leur intolérance ». Faut dire qu’elle devait mettre toutes les chances
de son côté.
Les jurés prêtent serment, grosse scène cliché au possible et pourtant réelle – et une petite communauté se forme. Ces derniers ont même la possibilité, sur initiative du juge, de visiter une
prison pour savoir où ils risquent d’envoyer les accusés. Visite joyeuse au possible avec constat alarmant de l’état de locaux…

Et le procés de commencer.
Notre papy-dézingueur, il tremblote, personne ne le comprends réellement, il est inaudible. On passe dans l’exercice compassionnel, on l’interroge sur son enfance malheureuse, père-mère
alcooliques et violents qui ont bien transmis leur way of life.
Interlude. On interroge les poivrots du coin dans le bar du village du papy, et là formidables réactions des autochtones type reportage Groland « Ah bah non, j’savais pas »
On remarque Florence Aubenas, en guest-star, qui est là pour sa chronique judiciaire.
On retourne à notre histoire, l’expert en balistique ramène sa science, notre papy s’écrase un peu plus, il s’enfonce dans des explications de plus en plus foireuses, et la cour commence à
froncer les sourcils en attendant les aveux du mec. L’avocat de la défense commis d’office est tout stressé, son domaine c’est le droit commercial, il est catapulté ici et n’a jamais plaidé au
pénal. Il se marre et lance des private jokes pendant que son client élucubre – il n’y a pas grand chose à sauver.
La fille de l’accusé débarque, explique la personnalité de bonhomme, son caractère et apporte quelques éclairements sur le geste. Le vioque a arrêté l’école de 12 ans, a enchaîné les mariages,
etc.
Le psychanalyste parachêve le tout. Interwiew des jurés : gros dilemme moral. Qui faut-il punir finalement? Interwiew, pendant la pause, de l’avocate générale, glaçante. « Moi je veux 15 ans de
réclusion » – tout sourire. Brr.

Le deuxième bonhomme à l’air nettement plus sympathique et généreux. En plus il fait un peu pirate avec son bandeau sur l’oeil gauche. Il parle calmement, posément, rassure sa famille avec toute
la lucidié du monde. C’est pourtant son père qu’il a plus ou moins zigouillé directement!
Le témoignage se succèdent. L’accusé explique on ne peut plus calmement les raisons qui lui ont poussé à presser la détente, avec un fusil de chasse encore. Il mise tout sur le coté impulsif de
la chose. Sa soeur vient témoigner et expliquer à quel point son père était un cas social – usages de violences et d’alcools récurrents, encore. A croire que le background difficile des accusés
les pousse à péter les plombs, c’est pas difficile à comprendre. Le regard posé sur l’accusé est presque bienveillant, on comprends que c’est un bon gars qui a pêté les plombs en l’espace d’une
seconde sur un père qui le méritait à moitié (bien que cette dernière notion n’aie, bien sûr, aucune occurrence en droit)
Pourtant, la mère de l’accusé vient pourrir le truc. On sent la femme battue depuis l’espace, elle réhabilite un peu le défunt. A priori, elle a encore peur du mort.
Son avocate est épatante. Petite quinqua toute en choucroute et santiags, elle parle posément et rassure le mec avant le début du procès. “Bon, là David, on est entre nous. Tu ne vas pas
expliquer ça comme ça aux juges”. « Tu te calmes, t’en fait un peu trop »


(Le mec en question et son avocate, visiblement sur le branle-bas de combat. Hé. Hé.)

Les Bonnie and Clyde sont d’office présentés au niveau psychiatrique. Le mec est d’ores et déjà décrié comme étant mégalomaniaque, centré sur lui même, à la limite de l’autisme. La fille, complice,
passe pour la fausse naïve assassine. Un troisième larron, complice malgré lui (il a récolté la carte bancaire du découpé) ne sais pas quoi faire et n’est pas loin de s’oublier. Contrairement aux
deux autres, l’accusé principal n’est pas invité à prendre la parole. Les jurés et proches de la victime se contenteront d’une longue énumération de détails sordides, dont en retiendras l’imitation
du film « L’appât » dans la méthode d’exécution. Sordide.

Le papy grolandais prends 10 ans, il en a déjà fait quatre. Le jeune Atride, accusé de meurtre au premier degré, écope de 28 mois en sursis. Il est libre, il risquait nettement d’être au trou
le soir même. Pour le Dexter en herbe, c’est perpète sans surprise. Sa copine prendra elle aussi dix ans, et le gueux mal infirmé un peu de sursis.

La séance est levée. Pas de coup de marteau comme dans tout bon cliché. Inutile de dire que sous un
rythme relativement lent,  il y a eu quelques rebondissements et pas mal de surprises.
Déjà cet avocat paniqué – qui, au fur et à mesure de sa plaidoirie, prends du galon instantanément. Le papy, en sortant menottes aux poings, lui adresse un sourire. « Vous avez bien plaidé » « -Vous
croyez? » Petite scène assez adorable de l’alsacien résigné.
Le parricide, pardonné aux yeux de la justice, embrasse sa famille, tout va bien pour lui. Le découpeur repart direct d’où il vient, le visage toujours aussi flouté.

Trois histoires plus ou moins représentatives des assises, où tout le monde parle, écoute, comprends, ou au contraire s’offusque. Dans la troisième, on ne s’en presque pas l’engouement de la
justice populaire (du type « Lynchez-le!! ») et c’est surprenant. En tout cas, vis à vis des à priori que j’avais sur le monde de la justice. Les jurès n’ont pas brandi leurs fourches en menaçant de
noyer les accusés. La présidente n’est pas une femme froide et insensible. Les accusés ne le sont pas toujours, la notion de meurtre reste très relative. L’âge, la personnalité et la vie des
accusés influent sur le raisonnement des jurès, dans le bon ou mauvais sens.

Bon, on pardonneras les reconstitutions à la Julien Courbet et les musiques dans les grands moments de pathos. C’était juste une vision épatante, humanisante. Evidemment, quid des « bugs » actuels de
la justice – les lenteurs, les erreurs judiciaires, la surmédiatisation, les incohérences et contradictions… mais on est un peu rassuré sur le système de partialité dans la cour. Dans ces
exemples, chacun avait ses chances, pour peu que personne ne se saborde.
C’est un peu rassurant dans un système pénal où les avocats préposés au commerces n’ont plus rien à faire dans une cour d’assises – si ce n’est le fameux « bon sens ».

Et pour ma pomme, les cours magistraux à partir du 6.

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Tournée générale de /kickbansodogravier

Un commentaire chez Ilpalazzo : « A+++++++++++++++++++++++++
ZoOoOOoOOoubiii »

[:zoreil974]

…suite et fin. (Posté bien à la bourre, merci Over-Blog)

Horrible. Déplorons ensemble les neurones que Skyblog fait exploser dans la tête de jeunes innocents.
Donc – c’est l’hôpital qui se fout de la charité diront certains puisque en l’occurrence je ne fais que raconter ma vie sans aucun souci de contenu, c’est vrai. Mais après tout, est-ce que c’est
important? Mwahaha

L’écriture sur fond coloré, c’est moche et ça tue les yeux (d’autant plus une couleur différente par ligne)
L’accumulation du même signe façon copypasta à l’échelle d’un unique mot
Le FaIt d’EcRiRe En MajUsCulE UnE LeTtRe SuR DeUx C’EsT IdIoT j’Ai JusTe L’AiR CoN En TaPaNt çA
Et pour en finir définitvement avec mes tendances de psychopathe syntaxique, je ne comprends pas cette tendance d’allonger les mots?? En rajoutant des « u » partout par exemple.

Les romans SAS, c’est toujours épatant d’en voir dans une librairie… autant s’acheter une revue spécialisée plutôt que de fantasmer sur une couverture (je n’ai pas eu la chance d’en ouvrir
un)
 
Les romans de Danielle Steel aussi… les succès de livres que ne le méritent pas nécessairement, je pense à Dan Brown par exemple…

Les éditions XO qui prennent un malin plaisir à ne publier que des pseudos-romans historiques pleins d’incohérences et de raccourcis – et bien entendu, Marc Levy. (Normal – je ne représente pas
vraiment son cahier des charges)

André Rieu, l’arnaque du siècle – cet homme est un businessman, pas un musicien. Je ne comprends pas ce qui poussent les gens à voir un businessman sur scène, il n’a rien de divertissant à
proposer. A la limite si il composait au lieu d’exploiter le domaine public?
Petite pensée pour Laurent Voulzy, qui deux ans après un album de reprises… sort un album d’auto-reprises? Nous prendrait-il pour des cons?

La RATP, les tarifs de la RATP, les usages et pratiques satanistes de la RATP.

Les Hotliners, et tout ce qui s’assimile à un service-après-vente. Inutile de paraphraser (je ne parle bien sûr pas d’Omar et Fred, que j’adule comme toute personne majeure et vaccinée)

La personne ci dessous qu’on ne citeras pas pour avoir nos élus à dos (sait-on jamais)

« Vous avez vu ma femme hein?
-Oui chef
-Elle est belle hein?
-Oui chef »

Les gens qui HUUUUURLENT en permanence, surtout en soirée.
Et dans la catégorie « les gens qui » : ceux qui font du vélo avec leur combinaison flamboyante – type
« Marche athlé-héroïque » comme si ils préparaient le prochain Tour de France. Nous n’appartenons pas au même monde.
Les mecs qui ne respectent/comprennent pas le concept de « queue ». J’étais là avant toi, smeghead!
Les flibustiers qui vont chercher des trésors dans… leurs pifs. Tout le monde le fait certes mais pas DEVANT tout le monde. Surtout si le gars fait sa boulette devant la rame du métro. MIAM.

TOUTES les pubs radios. En particulier les pubs Carglass, qui durent des heures et où le même éternel mec nous ressort le même éternel discours.

Les « alicaments » du type Actimel, Bio de Danone et tout le bazar, qui nous vendent des yaourt et des éléments aux noms incompréhensibles qui servent surtout à brouiller les pistes. (Et franchement,
l’Actimel c’est dégueulasse)

Les journalistes qui font d’un enfant qui crame dans une bagnole une information nationale, et les autres de s’empresser de faire la même chose avec les mêmes types d’exemples. Ainsi dans les JT
les infos fonctionnent par tendances : profs baffés par les élèves, l’inverse, puis un autre type de fait divers que l’opinion publique aura vite fait de s’approprier.

Google Images. La roulette russe de l’internaute. Un mot anodin sur deux vous conduit à des résultats ou se trouvent nécessairement un méchant goatse qui vous reste en tête pour les dix jours à
suivre. (Exemple pour les crétins masos : je m’emmerdais, j’ai tapé « lolilol » et… le drame. En même temps, vous êtes cons si vous avez essayé hein. En prime vous avez plus faim)

Et enfin, la plate-forme Over Blog, bien instable au possible, et son infernal module de traitement de texte!

A tout ceux là, je leurs souhaite le même sort que… que…

*SBUM!* Lolpownt

C’était un « blue ice », un déchet d’avion. A noter que dans ce zode, notre ami Nate Fisher va méchamment péter un câble sur l’homme de la défunte.

Courage! Coming next : les joyeuses scléroses de la justice française. Préparez vos chips.

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Ceux-là méritent le /kick /ban

NSFC : Attention, ce post est fortement intolérant

[:haha ascenseur]

Aïe!

Richard Wright n’est plus. Une reformation des Pink Floyds se rapproche encore et toujours plus du fantasme… faut vraiment que Keith Richards me refile sa recette pour garder
sa longévité et sa farine dans les nasaux.

Bref. C’est bien triste. C’est d’ailleurs tellement triste que le post d’aujourd’hui sera un post à charge, haineux, irrationnel. On va lister ces gens qui ne méritent pas la chance de l’ami
Keith.
Comme ça, pour le fun – c’est donc à prendre avec le plus gros détachement dont vous ètes capables…voici, en toute mauvaise foi, un début d’éléments qui me mettent en rogne.

Nous sommes sur le net : wouah quelle surprise. Mais le net est un endroit dangereux – on risque en permanence de se faire attaquer par un skyblog, ou, pire, par une phrase type « Mdr tro vré lol
XD » ou n’importe quel commentaire de blog n’apportant strictement rien si ce n’est un vague résumé du post concerné. Un « ^^ » ou un « :p » sera toléré mais attention à ne pas franchir la ligne jaune
avec un « lol » ou un « mdr » discriminatoire.

La lie du web : les chaînes. C’est atroce ce truc. Qui peut croire des trucs pareil? « OMG Facebook va fermer/ Le petit Théo va mourir d’une pucléose vaginale/ Ton ordi explose si tu envoies pas ce
message à 500 personnes » J’en ai reçu une par SMS l’autre jour, une chaîne sensée faire peur écrite dans un language kikoolol assez hilarant.

Travian, Prizee, LaBrute et tous les sites du genre qui nous pourrissent la vie – ce à plusieurs degrés. D’une part on est floodés de liens « parrainages » et autres qui n’ont d’autre but que
d’apporter un clic au malotru qui a masqué son URL (« Wow! Un pixel en plus sur ma cyber-ville! Kewl!!!!!!! XDlolilol ») et d’autre part ils n’ont aucune finalité, on s’en rend compte juste qu’on a
engrangé plein d’argent virtuel sans rien pouvoir en faire (après 1 an de jeu quotidien)

Impossible d’aller dans un Body Shop et équivalent sans en voir une : les mini-pouffes. Elles ont 5 ou 6 ans, des vêtements de pouffe, du maquillage de pouffe, et elles parlent déjà comme des
pouffes. Pedobear, faites votre office.

Pas difficile par contre de trouver des vraies pouffes d’âge « mûr » grimées en « Gothic-Lolita » ou dérivès. Je ne comprends pas ces filles, qui curieusement, sont toujours des boudins. Le taux
de cellulite semble inversement proportionnel à la surface de vêtements? A la Japan Expo c’était assez flagrant et désolant à la fois. Je passe le paragraphe sur les vêtements vulgos en
dentelle, des goûts et des couleurs on de discute point.

Je passe directement aux « personnalités » : les Emos. Bravo, bien joué, vous représentez tous les éléments négatifs et énervants des tendances à la con récentes. Les gars, vous êtes ridicules,
STOP! Et pitié, pitié, arrêtez de mettre des photos de vous en noir et blanc sur MSN. C’est maaaal, voyez.

Du coup, impossible de ne pas penser aux groupes Tokio Hotel, AFI, Kyo, My Chemichal Romance et… attention les yeux, Indochine! ÔÔÔh mon dieu.

Les Emos ont leur manga national. Celui avec un Ninja prépubère à 9 queues (heing?) on en veut plus, personne n’en a jamais voulu d’ailleurs. On arrête gentiment ce manga et on passe à
autre chose que le shonen.

Les mecs qui viennent vous demander une clope alors que vous ne fumez pas (???)
Dans le même registre, tous les emmerdeurs qui vont à coup sûr vous retirer de l’argent « Tiens prends ce livre Gratuit » « Donne 5 Euros pour l’asso imaginaire » « Ose toucher ce nougat et tu le paies
10 Euros »

Bien sûr, je pense aussi à la « Nouvelle scène parisienne ». Notamment NAAST. Ranafoutre de Rock & Folks, c’est juste pas possible. C’est caca – et encore on ne parle que du coté musical du
groupe.

Tant qu’à causer musique, autant évoquer citer Guitar Hero et Rock Band, et perpétuelle gué-guerre pour savoir qui aura la plus grosse b…atterie, en nous faisant dépenser des millions au
passage.

Je salue également nos élus, qui font des soirées Facebook IRL et qui portent ces chaussures moches et roses à l’Elysée. (Bah oui Roselyne, ton pari c’était pas nécessaire de le respecter. Le
boulot quoi) Mais nos représentants ne sont rien à coté de nos amis élus russes ou italiens (le dernier cultive sagement une politique basée sur la peur de l’autre) qui ont eu la chance d’être
élus de façon tout ce qu’il y a de plus légitime. Bien joué les gens, vous avez du caca dans les yeux.

Je pense aussi aux phénomènes de société incompréhensibles : mais j’aimerais faire savoir aux ch’tis qu’ils me gonflent. Grave. Et sans aucune raison, il n’ont rien demandé. Juste une connerie de
film surmédiatisé qui à réussi à devenir un jeu Wii, et, encore mieux, un tour-opérator (c’est sûr qu’on est tous fascinés par l’authentique baraque à frites du film)

Maintenant big up à nos amis les médias. La télé ne fait et ne fera jamais preuve d’innovation. Faut pas aller chercher bien loin, sur M6 il y a « La petite maison dans la prairie » le midi et « Une
nounou d’enfer le soir ». Autrement dit, et c’est pareil pour tout les programmes, trouvez la diffusion mirifique, usez-là jusqu’à la corde et ressortez-là tous les deux ans. Ca marche à tout les
coup et ça fait mal aux fesse pour le mec qui doit se limiter aux concerts de Jethro Tull sur Arte le samedi à pas d’heure (bravo les gars, cet été c’était génial)

Je crache dans la soupe : les expressions qui reviennent en permanence « Au jour d’aujourd’hui » « Pour ma part »

A suivre…

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Une grosse claque dans la face

OSCAR POSTHUME : « WHY SO SERIOUS ? »


Bonzour les z’enfants! On poursuit dans la thématique « Grands-psychopathes-de-ce-monde-de-fiction »

Au programme sur vos écrans : Batman et lui même (« The Dark Knight étant apparament sa propre métaphore ») et aïe-donc la critique facile qui pue l’émerveillement.  
C’est vrai que commenter des blockbusters c’est relativement casse gueule.
Mais cette fois, la hauteur des préjugès que j’avais sur ce film correspond bien à la surprise en sortant de la salle – d’autant que je n’avais pas vu le fadasse premier et que j’avais encore en
tête le « Manpower » cradingue des versions années 90.
Faut dire que je ne suis pas franchement attiré par l’ambiance Marvel et toussa. N’empêche que ça été une initiation assez démentielle, merci pour la bonne surprise donc.
Donc le film…

Heing?


Ah merde!
Tout à déjà été dit en fait!
Oserais-je faire une figure de style pour éviter la paraphrase?

Et ben…non.

CARAMBA!
Je vous ai bien eu.

(Prochainement dans la journée : un vrai post!)
Puis tant que vous êtes dans les messages cachés, j’aimerais passer un message personnel à un certain A.M. : Miss M. est foldingue. Je repête, Miss M est foldingue.

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