Daily Archives: 1 juin 2008

Trabendo-débauche

ALTERNATIVE (subst.
fém.) « Succession de deux choses, de deux états, de deux propositions le plus souvent opposés et qui reviennent tour à tour. »

 

La musique c’est bon, mangez-en.

Avec du steak de cheval.

Tel Picasso dans sa période bleue, je suis dans une sensibilité musicale plus poussée que d’habitude. Voilà c’est bon, tout le
kikoolol de cet article est épuisé, vous pouvez continuer sans crainte.

Donc après invitation de mon collège-damné-hypokhâgneux-rockeur-dans-l’âme qui sera l’un des acteus de cette soirée, c’est parti
pour une petite soirée au Trabendo, petite salle de la Villette, très boîte de Jazz, avec des dessins de lutins sympa sur les murs. A noter que cette salle a compté les débuts des plus dingues, à
la Philippe Katherine.

Et alors me direz-vous ? La soirée compte 9 groupes rock-folk-trash totalement inconnus de jeunes talents, dans le cadre
d’un festival à la Rock-en-Seine version « plongée dans l’inconnu »

Voilà donc les quelques découvertes de cette soirée. Neuf groupes, tous très
polyvalents. 

Ce qui suit résume ce qu’ils m’ont évoqué, bien sûr je n’ai aucune
vocation critique musicale, n’est pas Philippe Manœuvre qui soit mais si ce que cela peut vous faire découvrir de nouveaux horizons, tant mieux pour tout le monde.
 

 

Quand on n’fait qu’un


LE Rock progressif. On est arrivés que pour les 5 dernières minutes, qui valaient largement le trajet. En entrant dans cette salle, à l’ambiance feutrée (comme dans les restaurants récents au
finitions pas finies) se dégage un son plus qu’agréable, un morceau instrumental entre rock et ska. Ma première impression a été de penser à Jethro Tull, sans la flûte traversière.
Malheureusement, impossible d’en dire plus, ne trouvant pas le dit morceau. Les morceaux du myspace témoignent d’une recherche de style, tout le monde y trouvera son compte. En tout cas moment
bref mais intense, merci les gars!

 


Les Quenelles de
Requin

 

Difficile d’être objectif évidemment, ce groupe étant l’objectif de la soirée. Ils peuvent se targuer d’être une nouvelle
mouvance de rock « le rockanimalier » Donc les quenelles, nom issus d’une chanson éponyme : composé d’un chanteur à la voix haUUUt perchée, d’un pro des basses fréquences au
T-Shirt Volage et d’une Miss Batterie discrète, ce trio là assure. Une chanson : un nom d’animal, et une histoire bien débile au possible : riffs efficaces et basses fréquences assurées avec
brio – et le jeu de scène qui va bien : les seules poitrines qu’on a vu étaient à ce moment précis, amateurs de boys band, fuyez ! L’esprit du groupe, c’est le décalage et je m’y plaît bien.
Ils peuvent même se targuer d’alterner rock-pur et ballades…bien joué les mecs !

 

 

Victory Notebook

 

En entendant ça on pense immédiatement à Matchbook Romance, c’est magnifique c’est plein de promesses mais non pas du tout. A
moins que ce ne soit pas le même public. Dés la composition du groupe, on à la nette impression de tomber sur Disney Channel. (Un membre que je ne nommerais pas par charité agnostique à une vraie
« smeg head » comme on dit chez Red Dwarf)

Et les chansons commencent. L’anglais n’aide pas pourtant, l’impression se vérifie, on est bien dans une série-teen où le héros
devient une star de la chanson. Les arrangements, les sonorités, nous plongent dans un panel 12-15 ans. Dommage !

Il n’empêche que ce n’était que l’impression d’un soir, je vous conseille vivement d’aller voir leur MySpace, chansons
sympas incluses. 

 

 

French
Avenue
 


Quelle classe, quelle élégance… quel nom velouté et
sensuel…avec un nom pareil, difficile de ne pas penser à l’élégance, à la sophistication –  à l’identité parisienne. Trois gars montent sur scène, avec un peu l’air de s’en foutre mine
de rien. Un petit air de Louise Attaque mixé avec Tryo, tant au niveau des sonorités que des paroles. Mmmh quelle sensoouuualité. Des petits synthès décoratifs à la
Gainsbourg, un rythme volontairement très lent, de quoi se laisser bercer un instant en oubliant le hard-rock…et pénétrer le monde de la bonne chanson française, en l’occurrence très
masculine, avec tous les avantages qui vont avec.

 


Zemia

On laisse tomber les beaux gosses torturés pour des sonorités plus orientales…et bonheur absolu : apparition, enfin, de percussions. Un didjeridoo aussi, rien que ça! Rien d’électrique dans
tout ça, tout se fait dans l’acoustique, dans la découverte de nouveaux horizons – bien sûr pour apprécier tout cela il faut se sortir de l’optique branleur-joueur-de-djembé (il y a peut être une
private joke) et profiter de cette polyphonie ethnique qui dépayse, qui plus est en bien. L’influence de la musique Tzigane-ambiance se fait entendre, tout l’énergie de groupe se focalise dans
l’envoûtement. Bien sûr tout cela ne veut pas dire grand chose alors écoutez, découvrez, bande de canaillous. A notez que ce petit concert ne comporte pas le coté métal progressif de groupe, ce
dernier se comparant à TOOL.

 

 

Me VS You

Changement radical dans la programmation de la soirée. Cette fois, ça va bel et bien bouger. Il y a bien plus de monde sur scène, installation d’un écran pour projection de vidéos psychédéliques
(interdites aux épileptiques) pendant les morceaux…cette fois on tombe sur un truc, et pas n’importe quel truc rock électro, mélange des samples de Portishead, de The Cure, Sonic Youth j’en
passe et des meilleures…ce groupe représente le rock gothique-éléctro-hip-hop qui sait « sculpter » et travailler le son, entre brut de décoffrage et atmosphère douceâtre, pour mieux replonger
dans le son pur qui arrache les baffles. Une bonne expérience qui ne laisse pas
indifferent.


 

Dalton&Cie

 

Faites pêter les banjos long-neck et les violons! Comme le nom l’indique, ambiance un peu « far west » pour ce groupe totalement
déjanté. Je parlais de Louise Attaque tout à l’heure, c’est une comparaison archi-pertinente au niveau de l’instrumentalisation : beaucoup, beaucoup de cordes, sous toutes les formes possibles et
imaginables. Retour au français avec des paroles pas bien compliquées, mais le chanteur ne domine pas la scène et parle très peu pour chaque morceau. « Mais mon amour (x2) Bien sûr je t’aime (x2)
La coupe est pleine (x2) » ayé, une chanson. Mais on s’en fout, tout le reste donne sacrément envie de se lever, de bouger et de sautiller dans tous les sens, car ce groupe dégage une énergie
folle. 

 

 

LM
Paris

Le groupe international! Débuts en Australie, puis en Europe, ces mecs là en ont chié, c’est pas rien de le dire. En un mot? FUNK! Ambiance plus minimaliste en concentrée, orientée électro et
fusion, le tout emporté par une belle voix très Depeche Mode. Cette musique a pour vocation de mélanger pop et groove funky, histoire de montrer ce que la musique moderne veut dire. Qui plus est
ils dégagent quelque chose d’extrêment ambigü, entre énergie et triste apathie (dans le sens positif du terme, quitte à en inventer un)

les traumas du groupe se sentent dans les compos, a juste titre. I Want A RES-URR-ECTION…sympa. C’est ça la confluence
des sons.

 

 

Sharkbilly

Le principal atout de ce dernier groupe! Le charisme!! Victory Notebook en plus adulte, avec les attentes qui font avec. Tout la scène se focalise sur la même personne, personne que tout le
public scrute de haut en bas, hé hé! Et oui, il y a délit de chanteuse charismatique. Ce grain de voix très grave et velouté, mmh… une présence, et derrière du bon hard rock comme on les aime,
qui cherche pas la sophistication à outrance, on est pas nécessairement là pour ça! Mélodies et riffs endiablés – rythme rapide et entraînant, c’est le groupe qui a su le plus mobiliser son
public. Mais sans cette jolie fille en rouge sur scène, l’attention disparaît. Attention au facteur Yoko…

Sinon, j’ai un fanart de…moi. La classe.
Je vous invite à aller voir ça de plus près. Mais attention, vous risquez fortement de vous faire attaquer par
un jeu de mots… 😉

Posted in Non classé | 2 Comments