Monthly Archives: mai 2008

J’aurais du prendre la pilule bleue

CLAUSTROPHOBIE : (subst.fem.) « Angoisse morbide,
éprouvée par certains névrosés en endroit clos »

 

 
On ne le dira jamais assez, mais l’art contemporain, c’est bonnard.
Ca roxxe du poney, du bulbe, ça envoie de la choucroute sur Mars, rayez les mentions inutiles. Pourtant, difficile de ne pas se sentir le pigeon d’un arnaque à grande
échelle avec un concept trop facile.

Gregor Schneider est un doux dingue qui réaménage sans cesse sa maison familiale, y ajoute des portes, des cloisons, des fenêtres là il n’en faudrait pas en temps
normal. Des murs en plus, en biais, des portes trop petites poussent chez lui à Düsseldorf. L’ensemble de son oeuvre repose sur le même principe : provoquer un « malaise architectural » – il fait
visiter deux maisons identiques ou les mêmes personnages s’affairent aux mêmes tâches – il nous fait traverser un espace inspiré de Guantanamo – il nous inviter dans un batiment cloisonné jusqu’à
suffocation, bref, un homme aux idées claires. Mais comment ne pas trouver ça génial?

En manque de sensations fortes, je me décide à aller à la fondation Maison Rouge à Paris, histoire de ressentir quelque chose, voir si l’art en est à la
déconstruction malsaiiiiine. Bien entendu le tout dans un pur esprit de soumission à l’artiste (punit-moi Gregor, j’ai été vilain!), et bien sûr avec deux copilotes pour que le sentiment soit
global et partagé.

A partir de là, pour les internautes hagards et intéressés qui ne sont pas tombés ici en tapant « concombre dans les fesses » sur Google, si vous ne voulez pas être
« spoilés » ou spoliés (qui est un vrai mot qui marche dans ce contexte, miracle) passez votre chemin et allez voir un blog intéressant. Suggestion du chef : Héhé

Donc. Entrée en grandes pompes dans la très discrète fondation d’art contemporain. Posage de séant sur un banc noir avec d’autres camarades en quête de nouveautés. En
face de vous, des gens sortent régulièrement d’une porte, de quoi se demander si c’est la sortie de cette nouvelle forme d’art viscéral… Le plus curieux reste la forme de la salle en elle même.
On ne peut voir que l’entrée ou la sortie, pas les deux. Au mieux on peut voir la tronche tirée par nos prédécesseurs, ladite tronche faite en voyant l’entrée de l’expo à leur appel.

-Au suivant! C’est pour notre pomme. La pression monte, fermeture des chakras, petite goutte sur la tempe comme dans les baydays. Implosion intérieure d’un malaise
bien inhabituel pour une expérience artistique. En avançant d’un cran, on nous demande de signer un papier jusque là bien mystérieux – qui s’avère être une décharge de responsabilités.
*rires*

En entrant dans cette alcôve, on ne voit plus les gens sortir si vous avez bien suivi. Un gardien sorti de nulle part, sourire en coin, nous prévient de la
claustrophobie et de la peur de noir. Réponse détachée, histoire de faire face. Pour casser un peu cet Actor’s Studio général, je démystifie tout le truc en indiquant que de toute
façon, mon portable peut éclairer. Petite crispation du rigolo qui sort un peu de sa jouissance intérieure, tout fier de participer à cette ambiance oppressante voulue par l’artiste.

La pauvre victime que nous sommes se retourne, s’ensuit une consternation à la hauteur des espérances : la porte d’entrée est minuscule, en biais, en travers…bref
dans une configuration inhabituelle, comme si il fallait se cacher d’un serial killer pour franchir cette porte. Signal Talkie-walkie du Gardien derrière, go!  Bienvenue dans la Twilght
Zone… tournage de porte bien lourde, porte sans poignée de l’autre coté *re-rires*

Bien. La suite se fait dans un couloir très souterrain, très « cave », sombre avec des tuyaux partout aux murs. Bien sur, le couloir en question fait un mètre
d’envergure…on marche donc, à la fois interrogateur et contemplatif ; pour déboucher dans un espace tout aussi sombre, une pièce du même style à l’architecture inhabituelle, bref c’est un peu
le bazar mais on reste dans le domaine du commun. Deuxième porte, salle e

ncore
p
lus sombre avec pour seul repère une loupiote orangée. Une odeur douce-amère nous parvient aussitôt (Süsser Dusst, « Douce Odeur », le titre de l’expo) De quoi
rester zen une minute, de profiter de cette solitude, de ce silence, de ce manque de lumière qui peut parfois faire du bien, à défaut de paniquer.

Encore une porte un peu cachée, puis nouveau couloir « cave ». Cloisons à gauche, mur à droite, perspectives de lumière peu exhaustives… et au bout du couloire, rien,
dead-end. *re-re-rires* Fausse alerte, il y a bien une sortie à mi chemin. Puis explosion des rétines.

Une salle, immense, vide et lumineuse, d’un blanc immaculé signé Skip Machine. Bref le contraire absolu de ce qui précède. De quoi faire des galipettes dans ce petit
paradis cubique!

Malheureusement, le réflexe de foncer reprend vite le dessus, à défaut de s’extasier dans un espace où vous êtes maître…du vide.
Rapide recherche de la prochaine porte un peu en trompe l’oeil, ton sur ton, avec petit regret de quitter cet espace étrangement attirant.
Prochaine pièce bien plus « froide », plus glaçante, où les murs sont recouverts d’un alliage mystérieux. Qu’importe, la suite réserve une salle encore plus petite,
mais belle et bien froide au sens littéral. Inutile de se presser, et ô miracle, il va falloir prendre son temps pour terminer tout cela. La dernier porte débouche à un espace absolu inconnu,
sans repère aucun, dans le noir le plus total.

Tâtonnements, palpage des murs, on remarque amusée que la structure de la salle ressemble davantage à un peigne qu’à un rectangle, c’est pourquoi du papier bulle est
scotché pour éviter toute mort de Régis. (Mais c’est bien connu, les Régis ne vont pas aux galeries d’art, je le sais moi non plus)

Au final, la sortie est peu être à trois mètre de l’entrée vers la gauche, mais il faut bien un moment pour poser ses marques, avancer lentement en priant qu’il n’y
aie pas de marches au milieu. Puis enfin, la poignée salvatrice, déjà bien orientée par la lumière passant dans les interstices de la porte finale, sortie de l’expo devant les regards
interrogateurs des gentils gens qui attendent. Bien sûr, il y a de quoi être un peu halluciné, ne serait-ce que de passer de l’état « Gilbert Montagné » à l’éblouissement, comme en sortant du
cinéma. Le guide nous demande si tout c’est bien passé, comme si on venait de subir un toucher rectal – la boucle est bouclée.

Est-ce vraiment nécessaire de trouver un sens à tout le tremblement? Serait-ce facile d’invoquer la peur de l’inconnu, le face à face avec soi même, l’interrogation
métaphysique et toutes ces salades? Inutile de se prendre la tête, c’est une expérience conceptuelle intéressante, et allez hop enrichissante pour fayoter un peu.

Bref mais intense, un peu anecdotique. Un peu comme une bonne pub
finalement.

Edit : Regardez donc ça. Son nouveau projet prends des dimensions…morbides. « Rien de pervers à mourir dans une galerie d’art? » Difficile de le prendre au pied de la lettre…provocation?

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Worst ever

ÉCLECTISME (subst. masc.) « Méthode
intellectuelle consistant à emprunter à différents systèmes pour retenir ce qui paraît le plus vraisemblable et le plus positif dans chacun, et à fondre en un nouveau système cohérent les
éléments ainsi empruntés. »

 Bon, y’a plus de monde qui vient me voir quand je ne poste pas. Je
pense que c’est bon signe.

En fait maintenant que l’Eurovision est passé, vous pouvez recommencer à copuler, fumer du jute et boire du Malibu.  Bref, à vivre votre vie, à noter que la BBC avait raison, la France à finie 19è sur 25, qu’elle est toujours le dernier pays à prendre le concours au premier
degré, et la Russie a gagné avec un mââgnifique numéro à base de patinage artistique. La musique, ça troue’l’cul comme dirait l’autre.
 

Quoiqu’il en soit, un futur jeu affiche une playlist encore plus kitsch que l’Euro-concours-waapdoowap-qui-va-bien.

 Vous connaissez sans doute Singstar, jeu de Karaoké (avec une majuscule, oui
m’ssieurs-dames !) sur PS. Bien. Si, si, pas grave.

En fait Sony décline le concept à l’extrême et sort régulièrement des nouveaux opus, où rien ne change, sauf les chansons.

Le prochain volet, Singstar Pop Hits 3 (Si on traduisait ce nom de jeu en pseudo, ça ferait quelque chose comme « jacky_tuning63 »)
est annoncé, et sa playlist va envoyer du cassoulet sur saturne. Voyez plutôt.

 


 

– Alexandra Lucci – Le Destin de Lisa

– Cali – Comme J’étais En Vie

– Christophe Maé – On S’attache

– Christophe Maé – Parce Qu’on Ne Sait Jamais

– Clara Morgane – Sexy Girl

– Gaëtane Abrial – 68 2008

– Kayliah – Caractère

– Kenza Farah – Je Me Bats

– Lorie – Je Vais Vite

– Melissa M – Cette Fois

– Mokobé feat Patson – C’est Dans La Joie

– Neïman – Viens

– Pauline – Allo Le Monde

– Plasticines – Loser

– Priscilla – Chante

– Sinsemilia – Tout le Bonheur Du Monde

– Tony Parker – Balance Toi

– Vegastar- 5h Dans Ta Peau

– Victoria – Le Héros D’un Autre

– Yelle – A Cause Des Garçons

 

Dans l’ordre. Le générique de la fabuleuse série « Le destin de Lisa ». Cali. (Bon, ok.)

Christophe Maé, comprenne que pourra.

A partir de là on a un magnifique combo recyclage film X – Nouvelle Star – Loft Story

De la tekto-Lorie. Du Zouk des années 2000 (oxymore)

Du français archi-gnagnan. Des baby rockeuses (Les Plasticines sont des BB Brunes de bien meilleur gabarit.)

Priscilla ! Tchouk, tchouk, music,
maAAchine à sous !

Tony P! Extrait :

 

 “Oh baby go…
Check mon Hip-Hop toujours au top
Mon floor ricoche
Rap est mon job, stop
Jump et jumpé jump hop
Tony.P au star r’n’b hop”

 

Victoria c’est le générique français de Heroes. (Faites des recherches par vous-même, en cas de flemme vous pouvez vous référer à la première
chanson)

Et pour finir, la fille qui veut nous voir dans un film pornographique.

 

Bientôt Singstar Pub Télé ?

Làlàlàlàlàààààà Foncia Foncia Làlàlàlàààààààààààààààà


 

 

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