Monthly Archives: mars 2008

Le Concombre maître du X


INTIMITE (subs. Fem.) « 
Vie intérieure
profonde, nature essentielle (de quelqu’un); ce qui reste généralement caché sous les apparences, impénétrable à l’analyse. »
 

 

C’est samedi soir et on déballe tout. Vous connaissez peut être « Lycos Voyeur » qui appartenait au moteur de recherche éponyme récemment décédé. Cette fonction permettant à n’importe
quelle quidam un peu informé de savoir instantanément ce que les internautes tapent dans la petite boîte dudit moteur. Inutile de préciser que plus de la moitié étaient sévèrement impliqués dans
des histoires de fesses, et bien c’est pareil pour ce blog, ça va balancer !

Je me demande bien par quels chemins tordus et turgescents mes visiteurs viennent pour lire mes divagations. Force
est de constater que l’intention n’est pas toujours celle escomptée …

Voici donc – en exclusivité mondiale et en insolit-o-rama les recherches google qui ont fait débouler certaines
personnes ici, et entre parenthèses la pertinence de la recherche. Tu en fait partie, petit canaillou, je le sais…

 

femme-dominatrice(Résultat à la 2è page)

Variante : dominatrice
autoritaire

 

Mhh ! Je vois que Super Nanny à fait des ravages. Désolé cher lecteur, le plus érotique que je puisse proposer
est une petite photo de super Nanny qui pointe du doigt et qui vous vrille du regard avec ses yeux revolvers. On pourrait en faire des choses avec ce doigt hein ! Bande de coquinous.

 

videos inavouables de couples(8è lien proposé)

 

« Inavouables ? » Genre insolite ? Inavouables comment ? Ah ouais ,je vois le genre. Toutes
mes confuses pour ce contenu non-inavouable.

 

non madame on ne
menace pas son enfant d’une ratatouille
(3è
lien proposé)

 

Encore Super Nanny ! Elle est partout… il faut dire que cette citation est superbe. Du 15è degré, de la
haaaargne et l’œil du tigre et du respect pour cette phrase qui restera dans les archives de l’INA pour toujours.

 


tube de glace dans le cul japonaise scato
(4è lien proposé)

 

Euh je respecte les petits fantasmes de chacun bien évidemment, mais faites gaffe vous allez choper des engelures
quand même hein. D’autant que certaines de ces mots clés sont potentiellement contradictoires… enfin bref, je fais passer à mon insu des messages à forte teneur appétissante.

…et puis pourquoi une japonaise finalement ?

 

concombre et pousse poils visage(9è lien proposé)

 

Heing ? Aucun rapport entre tout ça dites. Ne vous mettez pas des tranches de concombre sur la figure les
enfants, ça n’empêchera pas la puberté d’arriver. N’écoutez pas vos mamans et leurs fantasmes de thalasso.

 

masque super
horrible
(2è lien proposé)

 

R.A.S. mais j’espère que tu as trouvé ce que tu cherchais, parce qu moi, ce que tu cherchais justement, j’en sais
foutrement rien.

 

Et ma plus belle fierté…

 

beau concombre dans deux belles fesses(6è lien proposé)

Variante : gay concombre dans le
cul

Aah…inutile de vous dire que des comme ça, il y en a des tonnes, de toutes les variantes et combinaisons possible.
Ca doit faire mal. Et le plus beau c’est que je suis très bien représenté si vous essayez de rechercher ça. Désolé de vous décevoir les gars (et ils seront plutôt nombreux) le titre de ce blog
n’est qu’une allusion à mon amouuuur pour la BD de Mandryka et pas à celui des insertions légumo-anales.

Sur ce je vais manger. Mais en ce qui concerne l’usage standard des cucurbitacées, j’y réfléchirais à deux fois si
j’étais vous.

 

 

 

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Polichinelle dans le tiroir avec supplément indépendant

CHEVILLE « subst. fèm. » : Partie du membre inférieur de l’être humain, située e
juno-poster2-big.jpg
ntre l’extrémité inférieure de la jambe et le pied et comprenant l’articulation tibio-tarsienne et les
malléoles.

Ces dernières vacances, je me suis lancé dans une démarche
sado-maso-introspective et dans un fol élan de lucidité bling bling me suis-je dis tout de go : « Allez hop! Regardons les oscars »

Noooon ne zappez pas! Je n’évoquerais même pas Marion Cotillard. (Notez au passage la souplesse de cette non-évocation) J’aimerais profiter de l’occasion qui m’est donnée pour dénoncer
certaines conspirations gouvernementales méconnues. Non, mesdames messieurs, la grève des scénaristes ne s’est pas arrêtée, elle continue au profit du capitalisme tentaculaire. La révolution
continue! Tous à la Bastille! Mais non je le pense pas…

Les oscars donc ou ça discute ça discute dans une bonne humeur de bon vivant où tout va bien. On remet des prix et tout le monde est content, y compris les perdants dont on voit les têtes
fantastiques en l’espace d’une demi-seconde. L’occasion m’a été donnée de découvrir un film nommé et renommé dont l’affiche se trouve à votre droite si vous pouvez vous donner la
peine. 

Regardez-moi cette affiche glacée et sophistiquée. Tout le scénario est là, y compris quelques private jokes, dont cette bandes de coureurs qui reviendra plusieurs fois dans le film, sans aucun
but ni raison apparente.
L’héroïne de cette folle épopée à budget riquiqui est donc Juno (il paraît que son nom d’actrice c’est Ellen Page mais gardons ça pour nous) qui doit déjà subir cette dénomination mythologique et
ouïouïouïe, la voilà qui tombe en cloque. (Consternation dans le public)
De qui? Du grand dadais là, avec ses jambes trop maigres pour faire un père crédible. Le problème est qu’ils ont 32 piges à eux deux et mine de rien c’est pas grand chose – il sera d’abord
question de le garder, mais après que Juno aie rencontré un couple BCBG incarné par Monsieur X ( avec qui elle développeras une amitié ambiguë ) et Jennifer Gardner ( à contre emploi dans une
jeune cadre peu dynamique et ronchonne ) le processus merveilleux de l’accouchement pourra suivre son cours, youpi. De la y voir un fort message pro-life (comprenez anti avortement,
mouvement très influent aux states) il n’y a qu’un pas.
Q’en est-il du contenu en lui-même? Une jolie histoire, oui… mais très typées. Qui déborde de tics de construction et de comique de mots. Le film commence sans aucune annonce, pas d’habituel
« Colombia Pictures » ou de « 20th Century Fox », directement après le message d’avertissement ( Supplique : Filmer c’est mal! Surtout pour donner des faux espoirs aux mecs qui téléchargent et qui se
retrouveront avec une vidéo médiocre) nous sommes plongés sur une vision bucolique, avec un fauteuil perdu dans un grand jardin. Puis sur ce fauteuil, un mec à poil qui tire des têtes
formidable en jouissant. C’est parti, c’est hystérique, l’histoire est lancée, tous aux abris. Générique dessin-animé-crayonné très vintage et sympa, surprise du test de grossesse positif et
tirage de tête en conséquence.

Ce qui est génial ce n’est pas cette volonté d’indépendance par rapport aux autres mastodontes du 7è art, ce serait plutôt ces petits détails ici et là qui rendent ce truc si particulier.
Certaines fascinations débouchent ci et là, des petits fétiches insolites : les meubles, les coureurs, le Sunny Delight et les ongles, ou l’appellation nonsensique et hilarante de « sexuellement
actif « ! 
Le casting est épatant, surtout des « mecs de… » transfuges de séries de qualités. Petits apparition de Rain Wilson, le thanato coincé de Six Feet Under, de J.K. Simmons – le plus
bel enfoiré de l’histoire des séries, cf. un futur article sur Oz, et d’autres. Bien sûr les personnages principaux sont des ados tous inconnus au bataillon ( qu’on supposera recrutés de diverses
pubs ricaines insignifiantes) dans un univers particulièrement « anglicisé » avec la bande de potes de l’héroïne qu’on croirait sortie d’un sketch de Mister Bean – on remarquera aussi ces
quelques plans de transition sur les vertes landes d’on-ne-sais-où. La famille de Juno est introduite de façon hilarante, comme d’habitude on pourrait l’intepréter comme étant une satyre de la
middle-class américaine mais c’est surtout le comique de personnage qui prime. ( Sa petite soeur s’appelle Liberty Bell, on ne saura jamais si c’était un surnom ou pas…)

Une bonne partie du comique du film se base sur la prestation d’E.P. , habile à sortir la pique qu’il faut au bon moment – son
regard ultra détaché et nonchalant sur ce qui l’entoure est désopilant ! Le film baigne dans une sorte d’ambiance surréaliste où se succèdent plusieurs tableaux improbables, comme cette
gamine d’une quinzaine d’année qui milite toute seule dans une rue archi-vide contre l’IVG au moment précis où Juno sort d’une boîte féministe pour faire la sienne – ou le
bruit peu appétissant que fait le gel qu’on vous met sur le bide au moment d’une échographie.. des petits réflexes, ci et là, auxquels on s’identifie facilement, des réflexes scéniques
simples mais tellement vrais. 

Pour finir, la B.O. n’a rien de désagréable, très country-folk, la film baigne également de références rock très teenager, le tout
dans des dialogues incompréhensibles d’artistes, un peu corne les conférences de phytothérapie
C’est frais. Juste frais, drôle et plutôt émouvant malgré une fin un peu plan-plan. Un bon moment à passer, en somme.
 Les comparaisons à Little Miss Sunshine sont tout à fait fondées. 

 

 

 

 

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