Monthly Archives: octobre 2006

Le genre humain

FÉTICHISME (subst. masc.) : "Système religieux consistant à faire de divers objets naturels ou façonnés les signes efficaces de puissances supra-humaines et à les utiliser dans des pratiques de magie."

Vacances. Intense soulagement. Les vacances tant attendues, dix jours de pseudo-repos qu’on voit passer trop vite. En attendant, carpe diem.

 

Ce week-end, je me suis arrangé pour éviter toutes les petites polémiques télévisuelles en effectuant un exercice de style vivement déconseillé aux sains d’esprit (je suis à moitié exclu, pas de culpabilité donc) c’est à dire regarder les trucs les plus cons possibles.

 

Après une tartine de Star Ac’ (prévisible) mon attention se porta sur M6, la petite chaîne qui vient, qui vient. (Qui monte! Désolé pour le lapsus.) Episodes de Sex and the City. Zut alors, c’est une série de qualité et de toutes façons je les ais déjà vu. Alors que faire? Zapper sur TF1, regarder Julien Courbet.

 

Mais oui, Courbet, le Zorro du PAF. Le défenseur de la veuve et de l’orphelin (notez que les deux ne sont pas incompatibles) le sieur Courbet, fidèle au poste, dans son émission phare Sans Aucun Doute. Vous n’être pas sans savoir que cette émission truculente consiste à régler, à la sauce "Talk-show", des conflits juridiquement inextricables. Laissant souvent la télé à cette heure là sans pour autant la regarder, je m’attendais  à trois types de reportages. Comme ça, pour le fun, je les entends souvent en bruit de fond.

 

1) La mère éplorée qui cherche à récupérer sa progéniture à l’issue d’un litige foireux. 2) Un problème de voisinage 3) Un marabout qui arnaque à tout va.

 

Hé ben. Ca n’a même pas loupé, et dans l’ordre en plus. On devrait remplacer le tiercé par les sujets de l’émission. 

 

Je plante le décor : Mr. C, l’air très affecté, est entouré par une confrérie d’avocats sur le coup. La victime entre, expose son problème. Et là, un inévitable rituel s’engage. La discussion va se tourner vers un fautif. Et attention, signal à la régie, sons pré-enrengistrès, séquence à valeur d’illustration pour montrer qu’à la régie, ils ne dorment pas. Et par le biais du téléphone, le prévenu s’exprime, avec une voix brouillée s’il vous plaît. Comme dans les cartoons, ou au contraire comme dans les pubs préventives contre la cigarette. Donc le débat reprends, puis quand le méchant de l’histoire dit qu’il peut concéder à telle ou telle situation, le public applaudit et on passe au cas suivant. Ils pourraient tous mettre des cagoules assorties et ce serait plus crédible.

 

Mais le plus drôle dans l’histoire, c’est quand arrive le moment du cas numéro 2. La c’est la poilade garantie. Car le reportage sur les faits vaut tous les films de Gabin, d’Audiard, de Murnau, réunis.

 

3 règles d’or sur les conflits de voisinages sur TF1. Primo : Les belligérants habitent à Floche-en-Zloup, ou à Trifouillis-les-Oies, c’est selon. Secundo : les concernés sont…euh comment dire…âgès et; Tertio : l’origine du conflit est une touffe d’herbe en travers dans le terrain du voisin. Et là c’est le pied intégral. Mr X et Mme Y s’engueulent sans vergogne devant la caméra. Elle est passive. La mise en scène est semblable à un western, plan de celui qui parle, de face, fixe. Et on fait un ping-pong, des joutes de réjouissances en tout genre, sans que personne de prête attention à l’objectif sous leur nez. On y croit. On peut écouter aussi, c’est moins jouissif mais assez caustique, surtout quand l’accent chti fait des siennes…

 

Mais attention! Il y a de la résistance passive, et de haut niveau je vous le dis. Vols de paillassons, vous voyez le genre. Mais se marrer en regarder nos amis campagnards s’étriper n’est pas l’objectif décris à notre temps de cerveau disponible, que nenni. Alors on organise la réconciliation, très spontanée et naturelle. Tout le monde est autour d’une table, le médiateur « hautement qualifié » au milieu. Le tout dans une salle bien sombre. Mais le dialogue ne passe pas, non. Et Ginette, elle se casse en plein milieu. Le médiateur tente de rattraper le coup (on s’attendrait à voir en bas de l’écran un synthé du type « Ginette est évaluée sur sa performance ») mais non, rien n’y fait. Et après ? On s’en fiche. C’était bien la peine de développer.

 

Après, rien de spécial. Un shaman « guérissologue » qui ne guérit pas. Et le client s’en est rendu compte un peu tard. Zut.

 

Après, la neige.

 

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Le web pour les béotiens

AUTOMATISME (subst. masc.) "Caractère machinal d’un acte exécuté sans la participation directe de la volonté ou de l’intelligence."

 Dans trois jours, c’est les vacances. Dans 65 heures. C’est long…mais le temps de m’endormir, de me réveiller et de partir au bahut, il n’en restera que 58. Donc tout va bien. (…) Il n’empêche que mon rythme de parution baisse sévèrement, il faudra attendre la coupure nécro pour reprendre un rythme journalier. D’ici là…

 

Comment surfer intelligemment? Je pense pouvoir en faire une généralité : quand on se connecte sur la toile, on a le réflexe d’aller sur les 3-4 même sites. Toujours les mêmes, voir si il y a une nouveautés à se mettre sous les zygomatiques (enfin, pas toujours…) j’ai lu un article (dans un magazine dont le nom commence par Télé et se finit par Rama) qui établissait les sites indispensables. Voici la mienne, contextualisée.

 

Bien sûr, il faut une page de démarrage. Eviter le "about blank" est un clic en moins (attention les yeux, je relance le taylorisme là) et Google s’impose. Pourquoi? Parce qu’à défaut de passer par vos favoris, votre prochain objectif sera obligatoirement une recherche…je vous épargnerais les chiffres comme quoi c’est une entreprise multimilliardaire, consultée des millions de fois par jour…on ne change pas une équipe qui gagne. 😉

 

Après? Un peu de musique peut-être? Alors voilà la passerelle ultime. J’ai nommé  Radio Blog ! Là-bas, aucun téléchargement, on ne paie pas. On fait une recherche, et on écoute ce que l’on veut…tout simplement. On lit en streaming, ce qui fait que vous pouvez vous inscrire, faire votre propre playlist, et même faire votre propre radio pour faire profiter vos goûts à vos amis. Génial. Et la base de données est assez fournie, à moins de chercher des morceaux venant d’une autre planète vous devriez être satisfaits. 😉

 

Réflexe suivant : voir le site quotidien que certains "trouveurs" du Web auront dégotté pour vous : j’appelle à la barre le Site du Jour. Je pense que le titre est assez explicite : chaque jour a sa pépite, et ce depuis près de 5 ans. Bien sûr, si vous remonterez trop loin dans le passé, certains liens seront morts. Mais ce qui compte, ce sont le fabuleux "Top 100" qui vous fera passer un certain temps devant votre écran, et le forum ou vous pouvez reluquer toutes les propositions. Mais ne négligez pas les autres…

 

Ensuite, viens le phénomène culturel du moment, et si vous allez sûrement reconnaître le lien suivant. A la base, c’est un site ou chacun poste ses vidéos personnelles : performances artistiques, performances coca light + mentos, etc…Mais petit à petit, l’offre s’est agrandie et les petites vidéos sans copyright ont affluées, pour notre plus grand bonheur. On trouvera facilement un extrait de film, une bande-annonce, des extraits de série ou d’épisodes…ceux-là fonctionnent par paire : Youtube et Dailymotion, son équivalent français, hourra.

 

Vient ensuite l’émergence des sites fourre-tout du web. Un peu comme les deux précédents, c’est un blog où s’enchaînent les posts de vidéos, jeux, animations marrantes, choquantes, d’actualité…l’exemple le plus marquant à mes yeux est Koreus. (Attention, les paragraphes s’amenuisent, on approche de la fin là)

 

Là, attention les yeux. Conceptuel et associatif. C’est bon, normalement vous avez trouvé, car ce site est unique en son genre, je parle de Wikipédia. C’est une encyclopédie, la plus complète qui soit, car tout le monde est invité à l’enrichir, et, curieusement, tout le monde joue le jeu. Des chiffres pour faire pro : 366 535 articles en français (5 millions dans 229 langues). C’est une source fiable : car les "régulateurs" de bourdes sont biens là, et corrigent minutieusement toutes les petites incohérences détectées. Le plus drôle, c’est que ça ne rapporte rien à personne…les créateurs et utilisateurs seraient-ils de bonne foi? Il faut croire que oui.

 

Enfin, voilà un site bien fourni, pour cinéphiles et sériesphiles avertis…voilà Allociné (c’est pas facile de trouver une expression différente à chaque fois) on s’inscrit (ou pas) et nous avons à disposition horaires de films pour n’importe quelle salle de cinéma. En annexe, des fiches pas toujours actualisées mais complètes de vos séries préférées. Et c’est tout.

 

Voilà, c’était ma propre version. Maintenant, vous savez sur quoi je me redirige en priorité. Bien sûr, je vais ailleurs, mais selon des goûts plus personnels. La toile ne s’arrête pas à ces huit liens, mais c’est ma propre vision. Alors bien sûr, ces tendances varient avec le temps, tel ou tel ami vous montreras un jour votre prochain site préféré. Mais vous remarquerez un point commun sur cette liste…ce sont tous des recueils! Ainsi, libre à vous d’en partir pour vagabonder selon vos envies. Que demande le peuple?

 

Sur ce, il est l’heure de se pieuter.

 

H – 64.

 

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Chronique des génériques (4)

CENSURER (verbe. trans.) : Blâmer, critiquer sévèrement une personne, ses actions, ses ouvrages.

Ouhlà. Le FBI est à mes trousses. Postons vite avant que le copyright fasse défaut.  

Une série est souvent structurée ainsi : le prégénérique, …ce qui s’ensuit pour ne pas le nommer, et enfin l’épisode. La première partie est-elle aussi propre à chacun. Pour Malcolm, c’est un gag, pour Six Feet Under, c’est une mort et un épitaphe…Desperate Housewives focalisent leurs ouverture sur un perso particulier, etc. On pourrait tomber dans la facilité et dire que les bonnes séries sont indépendantes et inventives. Ah, on me souffle dans l’oreillette que si. 

 

MASTERS OF HORROR : Hémoglobine pour tous 

 

13 Episodes d’une heure, tous réalisés par des « maîtres de l’horreur » tels Joe Dante (Gizmo, ça vous dit kek’ chose ?) ou Joe Carpenter, composent la première saison d’une « série associative ». Alors, pour le seul point commun des épisodes, le rouge est la couleur dominante. Quelques clichés horrifiques par-ci par-là, musique au piano envoûtante, et le compte est bon. Attention à l’incontinence.

  

 


Masters of horror
Vidéo envoyée par xframe

 

 

 PRISON BREAK : Le retour

  Certains producteurs attentifs pensent à changer le générique de leur création à chaque saison. Seulement les images, bien sûr…et c’est un bon exemple, car largement meilleur que le premier. Même principe, mais plus rythmé, plus régulier, bref mieux fait. L’intro de la Saison 2 donc. (Oh ! A vos risques si vous suivez la diffusion Française.

 

 


Générique saison 2 prison break
Vidéo envoyée par unpasoadelante

 24 : Y’en a pas !

 

 

Générique « Lostien », il ne fait qu’afficher le logo avec la police qu’on a tous sur le radio-réveil de la table de chevet. Mais pourquoi s’attarder à élaborer une intro sur une série basée sur le temps réel ? Pas le temps, tout simplement. Et cette absence contribue à renforcer ce concept. Au final, l’idée est bonne. Jack Bauer peut sauver les States l’esprit tranquille.

 

 


Générique 24
Vidéo envoyée par Benji3ieme

 

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J’ai la guitare qui démange


GRATTER : (verbe) Frotter (avec quelque chose de dur, un instrument anguleux, aigu ou râpeux) en entamant légèrement (un objet, une surface) pour nettoyer, polir, etc.


Deux innovations inutiles aujourd’hui : un verbe en définition et un magnifique logo doublé d’un effet de transparence des plus involontaires!

 

C’est un fait qui m’a sauté aux yeux depuis un certain temps : le vendredi soir, depuis la rentrée, il fait toujours le même temps là ou je suis. Temps couvert et pluvieux. C’est intéressant. Mais non.

 

Ok, l’état d’allégresse du Vendredi soir me permet un petit écart de conduite : parler d’un jeu vidéo. Argh. Ce n’est pas toujours facile. D’autant que celui-là celui est un spécial : il se joue avec un accessoire bien spécial.

 

Vous aurez d’ores et déjà remarqué que j’ai la sale manie d’intégrer comme illustration un truc qui va jamais chercher bien loin : un logo. C’est même plus la peine de dire le titre de ce que décrit…

 

Sans transition, vous n’êtes pas sans savoir qu’au Japon, la "révolution vidéoludique" a déjà eu lieu. Il ne suffit plus de jouer à proprement parler, il faut que l’immersion se fasse de plus en plus sentir. Alors…par hasard…une simulation de guitare? Avec une guitare en plastique? Pouf, le concept est là, emballez c’est pesé.

 

Et là, vous me direz "Mais-pourquoi-donc-une-telle-idée-qu’elle-est-loufoque?" De deux choses l’une : soit pour évacuer stress et frustrations, soit pour se dire "rebelle" ou alors les deux. Logique. A moins que ce ne soit la diffusion de "Podium" il y a dix jours de cela. Peut-être pas. Peut-être encore était-ce le magnifique clip de la star ac "Y’a qu’un cheveu sur la tête à Matthieu?" (clip, par ailleurs, débordant d’inventivité, d’implication, de qualité, bref)

 

Donc? Le-dit jeu est livré avec une reproduction de Gibson en plastique, une espèce de levier pour simuler les cordes, et 5 petits boutons sur le manche. Et alors? Choisissez une musique parmi une bonne quarantaine, classés par difficultés. Parlons-en d’ailleurs. La playlist est particulièrement bien léchée, réel effort de ce coté là. Un bon nombre de standards sont présent : Jimi Hendrix, Boston,Ozzy Osbourne, Queen et toute leur clique de guitaristes survoltés.

 

Devant un public factice mais chaud bouillant, il faudra suivre la partition en rythme. Une note non jouée est un malus, et à trop mal se débrouiller on aura vite fait de s’être épuisé pour rien. Rajoutez la dimension évolutive de la chose (simulation de carrière, avec vrai faux pognon à la clé : d’ou achat de pistes, guitares, et mêmes guitaristes ou vidéos.)

 

Je pourrais rabâcher encore longtemps le fait que c’est un jeu excellent, extrêmement distrayant et novateur, en plus il peut se targuer d’avoir fait un carton.

 

L’inutilité latente d’un jeu vidéo peut être compensé par son originalité. (Je ne pense absolument pas ce que j’écris, c’est dire.) Avec celui-là, plus que jamais, "le tigre est en vous". Mais la vie ne s’arrête pas à l’aboutissement du mode Expert dans la chanson la plus difficile. Ce jeu additif risque de vous donner envie de vraiment vous-y mettre. J’entends par là acheter une vraie guitare.

 

Les canaillous! C’est un complot! Tout un complexe commercial se trame derrière! Nous sommes manipulés! Mais de toute façon, vu l’actualité bien pourrie il faut bien se défouler sur quelque  chose. Alors j’adopte une attitude asociale mais assumée sur ce bout de plastique. Moui. Peut-être pas.

 

(C’est fou, je me rends compte que cet article ne sert à rien. Quelle constatation fantastique. Et pan, je n’ai pas posé de problématique. Et ou pose-je les termes du sujet ? C’est un vrai freestyle, ça.

 

 

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Coups de griffe et coups de boule

SCEPTICISME (subst. masc.) : "Doctrine des pyrrhoniens selon lesquels l’homme ne pouvant atteindre la connaissance de la vérité, il est nécessaire de pratiquer en toute chose la « suspension du jugement » et d’ériger le doute en système."

Horreur et putréfaction!

 

Rappel des faits : Jeudi soir, M6, Prison Break. La vie carcérale n’est pas rose, et un personnage fait une cravate colombienne à un autre. Bouh. Ma mère me reproche de regarder des programmes trop violents. OK, admettons, disons que c’est générationnel. On a grandi avec les séries violentes, gores, ou réalistes (au choix) donc un échange de visage archi-réaliste dans Nip/Tuck nous tirera à peine un rictus de dégoût, tandis que nos parents seront sérieusement marqués.

 

Mais tout est relatif. Car la soirée de Dimanche soir sur M6 était un tantinet cocasse…

 

La thématique du « zone interdite » bimestriel est consacrée aux jeunes, mais les cas spéciaux. Japanophiles, Anorexique, Satanistes ou Masochistes, tout le gratin quoi. Hé bien, honnêtement, et c’est rare, j’ai eu des sueurs froides.

 

Premier sujet : soft, il ne faut pas faire fuir les gens quand même. 20 minutes sur les d’jeuns qui aiment les japon, sans y être allés. 20 minutes de tenus frou-frou rococos teinture comprise. Le temps de se payer une bonne poilade devant les extrêmes. Effectivement, défilaient devant nos yeux amusés une pléiades d’ados se déguisant selon leurs personnages de manga préférés…au choix : mignon et voyant, ou gothique et voyant. Bon…tel mister Clooney dans une boutique de café bien connue, quoi d’autre ?

 

Deuxième sujet : anorexies. Je suis maigre, mais ce reportage fut dans un sens thérapeutique. Car on descendit d’un cran dans le « gore ». Ce mal à l’aise ambiant venait surtout de ces images trafiquées avec Photoshop qui fleurissent sur les blogs pro-ANA (entendez anorexiques, tiens donc) images de mortes vivantes ambulantes (mais fictives). Je ne suis pas spécialement sensible, mais difficile de ne pas détourner les yeux. Beuargh. Sinon, petite explication de texte sur le pourquoi de tels comportements. Mais ces clichés horrifiques me restaient en travers de la gorge.

 

Troisième sujet : modifications corporelles. Ribambelle d’images de piercings, de tatouages. Suivi d’un jeune se faisant tatouer. Tout va bien. Hé la, sans que personne ne demande rien, virée sur les scarifications. Et là, chers enfants, bon appétit. L’image « zappingiesque » du jour : un ado homonyme se mettant des crochets sous la peau pour…se suspendre par le dos, pas glop. Tant qu’à faire, hein…j’ai même appris un truc : il existe des métiers de scarificatrices. Allez, on se fait bien plaisir, on s’écrit « Nothing » au scalpel sur la jambe. Tout va bien…mais cette dimension caricaturale persistait. Et je restait hypnotisé devant. Mais le sensationnalisme persistait : et le montage privilégiait le comment du pourquoi. Quand l’appétit va, tout va…

 

Quatrième sujet : satanisme. Ah, celle là, curieusement, on l’attendait poindre. C’est un sujet récurent. Vrai, sans doute, mais récurrent. J’en ai tiré les éléments suivants : les satanistes font des messes noires, sacrifient des animaux pour boire leur sang, écoutent Marilyn Manson et se baladent dans des cimetières en groupe par ce que « c’est calme ». Ici encore, on pourrait me reprocher un manque de subjectivité mais ce vieux tic de l’image forte subsistait. Encore. Car j’ai du mal à en faire une généralité, on peut facilement penser que seuls les meilleurs « cas » sont exposés. Tant pis.

 

Mais, chers amis, rassurez-vous. Juste après, vient la rentrée de « Secrets d’Actualité » l’émission qui ose tout et qui vous dit tout. Oui, c’est le FBI qui a tué Lady Di. Certes, le FBI à commandité l’assassinat de Kennedy. Encore mieux, devinez sur qui reposer la responsabilité du 11 septembre ?

 

Mais (qu’est-ce que j’aime commencer un paragraphe par ce mot, c’est fou) ce soir, il fallait faire un sujet, subversif, choc quoi. Il fallait prendre des risques. S’impliquer. Attention, des têtes vont tomber. Et le résultat fut surprenant. Car, -asseyez vous- « Les plus hautes instances de l’Etat ont tout fait pour dédouaner le coup de boule de Zidane » Oui, mais non en fait.

 

Et là…la totale. Tous les procédés habituels. Ralentis dramatiques à répétition sur le geste fatal, envoyés spéciaux, super-agents-sur-le-coup envoyés à Berlin, et même des experts qui savent lire sur les lèvres. La totale, on aurait dit une scène de meurtre. Ca sentait comme le pétard mouillé. J’aimerais approfondir dans le cynisme mais il faut que je me couche…

 

Portez-vous bien. 😉

 

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