Monthly Archives: septembre 2006

Nippons ni mauvais

SYNCRÉTISME (subst. masc.) : Fusion de différents cultes ou de doctrines religieuses; tentative de conciliation des différentes croyances en une nouvelle qui en ferait la synthèse.

"Je croyais savoir ce qu’était une engueulade. Les jours qui suivirent me firent comprendre mon ignorance. "

 Jeudi soir. Dilemme. Pourtant, mon esprit était sain, ma clairvoyance à 100%, mon bon sens à temps plein.

 L’énoncé était simple et concis. Etait-il plus important  mes yeux d’approfondir mon DM de philo (matière  fort coeff au demeurant) ou regarder l’adaptation en film d’un roman que j’ai bien aimé?  

 

Naturellement je choisis la lâcheté. Ben voyons.

 Amélie est japanophile. Entendez qu’elle y a passé ses 5 premières années…elle y retourne travailler en CDD d’un an, chez Yumimoto, pour vérifier si les clichés du système carcé…euh actif japonais sont vérifiés. Mais c’est la dégringolade…et elle se retrouve rapidement aux chiottes.

 "Quand j’était petit, je voulais faire Dieu. Puis Christ. Vu mon excès d’ambition, je me rabaissais à martyre."  L’avantage de ce film, c’est d’être la retranscription parfaite du livre, tout simplement. Le seul et gros défaut, ce de ne pas être transcendant, ce qui en fait un film correct pour les béotiens.

  L’avantage de ce film, c’est d’être la retranscription parfaite du livre, tout simplement. Le seul et gros défaut, ce de ne pas être transcendant, ce qui en fait un film correct pour les béotiens.

 Ce qui frappe ici, c’est la malice du phrasé d’Amélie Nothomb (la narratrice, donc) reprise dans le film par Sylvie Testud, qui fait excellemment la gourdasse belge. C’est vrai , elle est parfaite en occidentale lunaire. Mais à vrai dire, tout le contenu vient du livre…alors que reste-t-il? Une bande-son "Bach"-de-plafond (jeu de mots du mois), des acteurs un peu approximatifs aux doublages encore plus approximatifs, mais une sobriété coupable dans la narration.

 Mais dans les deux versions, l’atout reste le cynisme absolu de la retranscription du travail nippon…ou l’occident est malmené. (Bah oui, le cerveau oriental est plus développé…etc.) Il paraîtrait que ce ne sont pas des clichés. J’en sais rien. Mais ça ne donne pas envie d’y aller voir. Mais le film est imprégné d’un humour décalé et irrésistiblement cruel. Est-ce un constat ? Une supposition ? Allez, on se fait plaisir, en plus on joue sur la relation maître/esclave d’Amélie et de sa supérieure (au faciès fascinant, couplé d’une folle relation quasi sadomaso…dommage, rien de concret, elles auraient pu en venir aux mains)

 Enfin, prix spécial pour le japonais parfait de quelques séquences. Il y a du boulot derrière, et avec un si bon jeu d’acteur, un césar aurait été justifié. Tant pis! En conclusion, un film sympatoche mais surtout porté par deux geishas : l’auteur et l’actrice. Mais on continuera de préférer le livre. Plus subtil, plus mordant.

 Et après? Contre toute attente, je me suis mis à bosser. Dingue. Mais j’immergeais rapidement. Alors on fait qu’on dans ces cas-là? On regarde le nanard du jeudi soir sur M6 bien sûr! Là ou des vilains terroristes veulent conquérir les masses tandis que les ptérodactyles envahissent le monde. Quoi, vous ne le saviez pas, vous? Bande de philistins.

 Wow, ça c’est de la figure de style. Je n’ai pas cité une seule fois le titre du film. Heureusement qu’il y a l’image…

 

Sinon, une ovation pour l’ami Alexandre qui vient d’ouvrir son blog sur un projet artistique un peu spécial! On le salut bien bas! 😉 (J’espère que je n’ai pas lancé une mode…:P)

 

 

http://ilpalazzo.blogourt.fr/

 

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Encore un qui s’envoie en l’air

BIOGRAPHIE (subst. fém.) : "Relation écrite ou orale des événements particuliers de la vie d’une

personne, d’un personnage."

 

Ca c’est de la jaquette qui claque! Je me demande si l’ami Di Caprio l’utilise comme carte d’identité…

 

Aujourd’hui, après cette journée pourrie…(pas même 15 en deux notes..) je pense qu’il faut se permettre de parler d’un bon blockbuster, et pour beaucoup de monde cette phrase est d’ores et déjà contradictoire…mais non malheureux!

 

Howard Hughes est passionné d’aviation. C’est normal, on est dans les années 20…mais il en a aussi pour le cinéma, les jolies filles, le luxe…il devient giga fortuné mais il développe des TOCs qui le minent sérieusement. Voilà, ça c’était pour le résumé super condensé.

 

Tout d’abord, il faut savoir que c’est un film de Martin Scorcese. (Gangs of New York) et avec lui, inévitablement, viennent trois éléments récurrent.

 

– Le film est très long (presque 3H)

 

-Un acteur principal bien connu, bien talentueux.

 

-Une brio pas possible dans la réalisation.

 

Contexte oblige, on assiste à une véritable reconstitution des années 30…ce n’est pas un documentaire ni une biographie, mais un film ultra léché sur la dinguerie et la mégalomanie d’un seul homme…car entre deux tournages (merveilleusement bien tournés, pléonasme-toplà-boum) notre (anti)-héros tombe sous le charme de belles créatures, notamment Kate Blanchett. Y’en a qui ont de la chance!

 

Réalisation sobre donc, mais luxueuse, frénétique. On sent une véritable passion de l’auteur sur son sujet. Qui est le plus dingue? Je ne sais pas…jubilatoire! Un véritable retour à l’ancienne qui laisse parfois place à des scènes spectaculaires (deux crashs ultras violents, réalistes mais surtout bruyant au cinéma :P) qui nous ramènent un peu à notre époque. Mais quelle époque…

 

Plus que la réalisation, on voit défiler des images les plus dantesques et démesurées les unes que les autres…on pourrait comparer cet aspect à Miyazaki…la profondeur des protagonistes est un autre point commun. H.H, le grand génie, souffrant, mais toujours plus…(fou-grand-excentrique-rayer les mentions inutiles..)

 

Sinon la B.O. est excellente, mais là ce n’est plus une surprise.

 

Vous pourrez dire que je ne traite que des bons films pour l’instant, mais croyez-moi, celui-là il est XXL. Une petite perle. Ou une grosse pépite, c’est selon. Mais le hors normes est à la hauteur du personnage.

 

 

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Une promo désespérée

PERFECTION (subst. fém.) : "Qualité, état de ce qui a atteint sa plénitude, de ce qui a été poursuivi jusqu’à son terme, de ce qui est parvenu à son achèvement."

Aux States, ont ne peux pas dire que les promoteurs des séries récentes n’aient pas un certains sens de l’esthétisme.

 En France, on ferait quoi? Un joli montage avec les épisodes précédent, ou alors du simple texte sur fond alambiqué. Bof. Les ricains, eux, font des pubs conceptuelles, choisissent une excellent bande son, (sans Faf la rage) et calculent chaque plans.

 La preuve par deux avec les superbes promos des saison 2 et 3 de Desperates Housewives. Petite préférence pour la dernière…mais depuis je me passe les deux en boucle. Raah que c’est bon!

 

 

 

 


desperate housewives Promo saison 2
Vidéo envoyée par mWouA


Desperate Housewives – Promo Saison 3
Vidéo envoyée par hakim93200

Sinon, je pourrais parler de ma re-découverte de l’homme de néandertal chez Courbet, mais non, je préfère en rester sur ces jolis minois. 😉

Time to come clean.  

 

Et pour ceux qui savent lire, demain, je lance la mule. Rhooo c’est pas bien.

 

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Vroum! Vroum!

BAGNOLE (subst. fém.) : "Vieille, mauvaise voiture; mauvaise automobile"



 Bizarre. Je ne sais pas ce qui se passe, ça ne me ressemble pas. Dans le jeu vidéo, je suis plus habitué aux Mario et consors, c’est à dire de la bagnole toute gentille. Qu’est-ce qui se passe? Peut-être à cause de mon initiation à la conduite. Peut-être pas. Mais une chose est sûre : je me met à jouer aux jeux de bagnoles.

 Mais pas n’importe lesquels, non. Ceux, ou la vitesse compte, ceux ou on doit tout casser, semer les flics, faire le plus de dégâts possibles et progresser dans une "liste noire" des conducteurs les plus recherchés, etc. Je parle de Need for Speed Most Wanted et de la série Burnout.

 Alors pourquoi une telle révélation? D’abord, peut-être par le coté progressif. Tout est gradué, évalué, compté, sans faute. On gagne des items, on s’achète des pièces, etc. Mais on peut également se balader pour rejoindre une nouvelle course de rue, griller un radar pour remporter du cash. Et si on croise une voiture de police – flash, arrêt sur image, zoom avant théâtral sur le poulet, et à vous de jouer – c’est parti pour une course poursuite dont la difficulté croît avec la durée! On s’en sort avec une prime, du pognon, de nouveaux défis etc. Yabon!

 On peut se permettre pas mal de trucs relativement interdits dans la vraie vie. D’ailleurs. Faut pas déconner, hein…dés l’intro de NFSMW, une jolie jeune femme nous prévient de ne pas reproduite ça dans la vraie vie et surtout, ô surtout, d’attacher sa ceinture. Oui madame!

 Mais ces jeux défient aussi les lois de la physique : dans l’un, on peut activer une sorte de boost monstrueux (qui croit avec la dinguerie de notre conduite) et l’autre nous permet de ralentir le temps quelques secondes pour reprendre le contrôle (mais on a droit à de la nitro)

 Pour couronner le tout, ils comptent des modes de jeux innombrables tous jouables à plusieurs. Des concepts…étranges mais jouissifs. Imaginez…une course à 10 ou le dernier explose toutes les 30 secondes…un jeu ou l’objectif est de cumuler de la vitesse à chaque flash…un autre, ou, avec un unique crash, il faut créer le plus de dégâts possibles et se faire des voitures prédéfinies…

 Le pire, c’est que il y a un scénario derrière! On le dirait écrit par Tarantino…vous débarquer dans la ville reine des courses illégales. Après un défi foireux, on vous vole votre bécane…à vous de la reconquérir en éliminant un par un les 15 larrons de la liste noire…

 C’est bon. C’est subversif. C’est jouissif. Mais c’est dingue.

 

 

 

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Chronique des génériques (3)

SIMPLICITÉ (subst. fém.) "Façon d’être naturelle et spontanée, sans affectation ni prétention; caractère de celui qui a des goûts simples, sans excès de luxe, de raffinement."

Chaque série, qu’elle qu’elle soit, cherche systématiquement à se donner un concept, une griffe. (Un peu comme moi avec l’encadré…) on peut en trouver un peu partout, jusque dans les titres des épisodes!…Comme Friends avec les Celui qui… ou Celle qui…Grey’s Anatomy avec ses noms de chansons…Nip/Tuck, lui, nomme les épisodes avec le nom d’un personnage. Prison break : un unique mot, etc etc. Aujourd’hui, encore trois génériques sobres, simples, épurés mais efficaces.  

 

NIP / TUCK : Perfection morbide

 Pas facile de jouer du bistouri. On a fâcheuse tendance à perdre sa santé mentale et à faire n’importe quoi sur ses patients qui vous plongent dans les situations les plus invraisemblables! Ici, le thème est la superficialité. Tout doit être PARFAIT! De l’orgueil? Peut-être…mais c’est cette quête de l’absolu qui réside dans cette intro dérangeante à la bande-son psychédélique… 

 

 


Générique Nip Tuck
Vidéo envoyée par lutinromain

 PRISON BREAK : En VO SVP  

La, toutes les conventions sont respectées. Pas d’écart ni de figures de style, c’est tout simple et accrocheur. On égrène le casting on montrant le visage des concernès. On prend des images de la série et on les monte pour faire le plus de plans possibles. Ca va crescendo, et ça redescend tout doucement. Mais c’est un peu court. Mais pas le rap de la VF…pitié …  


Générique prison break
Vidéo envoyée par Benji3ieme

GREY’S ANATOMY : Que choisir?

 Un peu plus difficile : faire le parallèle, de façon originale, entre la vie de médecin et sa vie sociale, voire amoureuse. Pari tenu, là c’est une question d’image et d’effets visuel. Ca va pas chercher très loin, mais c’est concis et bien trouvé. Et cette musique entêtante…:P

 


générique grey’s anatomy
Vidéo envoyée par Benji3ieme

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